Tech stocks : les pépites Tech de nos experts - 26/06
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BFM Bourse, Tech Stoxx, Guillaume Sommerer. Tout un stock d'actions pour investir dans la tech. Pendant 27 minutes, on vous apportera des idées de pépites et on tentera de faire de vous des insiders. Nos gouttes de la tech, cette semaine, ils sont là. Alice Labou, fondatrice d'Alice Labou Conseil. Bonjour Alice. Et Valentin François, gérant action thématique internationale Montpensier à Beuvel. Bonjour Valentin. Bonjour Guillaume. Ravie de vous retrouver chaque vendredi à ce soir-ci. BFM Bourse, oui, prendre l'avance sur la tech boursière grâce à votre expertise à l'un et à l'autre. Dans un instant, vous ne livrerez vos pépites méconnues, mais d'abord dans l'actu.
Dans l'actu, ça c'est pour ceux qui ont raté la semaine. Qu'est-ce qui vous a l'un et l'autre le plus bluffé dans l'actu cette semaine ? Alice ?
Eh bien moi, c'est OpenAI, donc celui qui fait chat GPT, qui déclare la guerre à Nvidia sans le dire véritablement. Puisque OpenAI a commencé à créer ses propres puces avec l'aide de Broadcom, dont on parlera probablement. Et je trouve que c'est très intéressant, parce que ça veut dire qu'OpenAI cherche maintenant à maîtriser toute la chaîne de valeur. C'est-à-dire pas seulement à créer des modèles les plus avancés, les plus puissants, mais aussi à se verticaliser dans le business. Et d'ailleurs, c'est un mouvement qui est intéressant à observer, puisque ce ne sont pas les seuls. On sait qu'Amazon s'y met, qu'Apple s'y met, à créer ses propres puces maison.
Alors pas tout seul avec de l'aide, mais c'est intéressant. Voilà.
Oui, OpenAI vient concurrencer à sa mesure un Nvidia.
On entame le deuxième set, on va dire.
Pour essayer de maîtriser toute la chaîne de valeur. Et c'est vrai que de plus en plus d'acteurs de la tech sont en train de tenter aussi cette stratégie OpenAI, dont on reparlera dans un instant. Parce que sur l'introduction en bourse, il y a une ou deux incertitudes qui commencent à poindre. Enfin, sur le calendrier, en tout cas, de l'introduction. On en parlera dans un instant. Vous, Valentin, cette semaine, qu'est-ce qui, dans la tech, vous a le plus ? Alors, je ne sais pas, ébloui, inquiet, en tout cas, bluffé.
Cette semaine, il y a eu deux news, en fait, qui, finalement, on peut les rapprocher. Donc, Micron et ses publications fantastiques. Évidemment, le marché a salué. Et puis, ce mot du PDG qui explique, finalement, le problème d'approvisionnement sur la mémoire. Ce n'est pas prêt de se résorber. Et donc, au moins, d'ici 2028, voire 2029. Donc, ça, c'est le premier point.
Ils pensent que la demande, pour les cartes mémoires, va rester quasiment aussi haute jusqu'en 2029, potentiellement ?
Oui, et en tout cas, l'offre ne suivra toujours pas la demande, surtout. Donc, c'est surtout ça.
Pour ceux qui se demandent quand ça va se retourner, comment ces valeurs-là vont évoluer, ça va peut-être se retourner, mais peut-être dans plus longtemps qu'on l'imaginait.
Effectivement. Et alors, du coup, le problème de la mémoire, quand même, aujourd'hui, c'était peut-être quelque chose de pas très concret pour les particuliers. C'est devenu un vrai problème hier avec Apple qui explique augmenter les prix. Alors, on comprend qu'ils ont tardé à monter les prix. Ils ont tout fait pour que le consommateur n'en souffre pas. Mais là, ça y est, première hausse de prix. Alors, ce n'est pas les premiers à le faire. On a vu Xbox aussi le faire. Mais on va dire que le AI inflation est bien réel pour les particuliers et le sera probablement aussi pour les entreprises.
C'est-à-dire qu'Apple relève les prix de quasiment tout ? Ses Macs, ses iPads, parfois des hausses de prix de 20 %, on dit. Exactement. C'est énorme. En expliquant, alors c'est le porte-parole qui le dit nois sur blanc, qu'Apple a jusqu'ici protégé ses clients de la hausse des prix des cartes mémoires. Mais désormais, on atteint un point critique qui ne permet plus de les protéger. La marge. Oui, tout simplement. Ces hausses sont inévitables, a dit Tim Cook dans le Wall Street Journal.
Est-ce que l'IA, Alice, effectivement, à travers les hausses de prix annoncées par Apple, la troisième hausse de prix de la Xbox aussi annoncée par Microsoft, quand même, du fait aussi des coûts des cartes mémoires, est-ce que tout ça montre que l'IA, qu'on espérait des inflationnistes, finalement, pourrait au contraire être inflationniste ?
En fait, ça dépend sur quoi. C'est-à-dire que oui, elle va être inflationniste pour ceux qui ont besoin de consommer des cartes mémoires et peut-être des puces ou des GPU. Mais la réalité pour moi, c'est qu'en fait, l'IA, elle va être aussi plus chère pour nous, les consommateurs, au fur et à mesure. On sait très bien que bientôt, on paiera l'IA à notre consommation énergétique en partie et à notre consommation de briques d'utilisation.
Et donc, oui, bientôt, il va y avoir probablement des changements, parce que je rappelle quand même que toutes ces sociétés, en fait, fournissent à des prix très raisonnables aujourd'hui, des solutions qui nous permettent à nous de gagner en gain de productivité, à la fois nous, personnes physiques, mais aussi aux entreprises, et probablement que ça va évoluer. Donc, à suivre.
Et c'est un débat qui monte, effectivement, parce que la productivité attendue de l'intelligence artificielle pourrait compenser la hausse des prix d'un certain nombre de produits liés, effectivement, à la rareté des ressources. L'IA est tellement gourmande en ressources que, voilà, les prix vont augmenter, mais la productivité pourrait compenser ça, éventuellement, Valentin, et l'IA restait l'ami de l'homme ?
C'est un vaste débat. Mais effectivement, comme le dit Alice, aujourd'hui, on vit une IA qui est accessible. On le voit quand on fonctionne directement avec l'API. Donc, quand on fait des requêtes directement sur les serveurs d'entropique sans passer par l'abonnement, ce n'est plus tout à fait le même prix. On a vu des entreprises dire qu'ils avaient consommé le budget informatique en un trimestre.
Vous avez vu, je crois que c'est une entreprise, 20 millions d'euros, ils ont eu la surprise en fin de mois, ou quelque chose comme ça, de découvrir que les collaborateurs ont utilisé tellement de crédits cloud sans particulièrement prévenir qu'en fait, ils se sont retrouvés, il faudrait, je vous retrouve le nom de l'entreprise, mais j'ai vu ça récemment. Ça fait des surprises, parfois, pour le directeur financier. Facture de 20 millions d'euros. Oui, ok, je ne sais plus, mais c'était énorme comme chiffre, énorme. Le PDG de Beurre l'a dit, en un trimestre, le budget annuel a été consommé juste avec l'utilisation de l'IA.
Est-ce que ce n'est pas la meilleure pub qui soit pour les modèles, pourquoi pas les modèles chinois, qui coûtent un peu moins cher ? Alors, un peu moins puissant, mais moins cher. Les entreprises, elles vont arbitrer. Est-ce qu'elles ont besoin de la toute puissance de l'IA, juste un peu de puissance, au prix le plus proportionné ? Est-ce que, de ce point de vue, on est certain que le modèle américain de l'IA, c'est-à-dire surpuissant, mais très coûteux, gagnera la bataille ? La bataille des parts de marché, notamment.
Je ne dirais pas forcément, effectivement. D'autant plus quand on voit Trump, en tout cas son gouvernement, dire à Anthropie, que finalement, le tout dernier modèle, si puissant, fable 5, vous n'y avez plus accès en tant qu'étranger. Il y a une histoire de souveraineté. Et on a vu des entreprises européennes partir de Claude, d'Anthropic, pour aller vers des IA chinoises, comme Dipsic ou Gwen. Oui, et même là, je lisais que Trump a l'air de demander à Tchad GPT de réserver sa prochaine, je ne sais pas si vous avez vu, sa prochaine version, beaucoup plus efficace, aux Américains et même à quelques membres agréés par le gouvernement, enfin, personne agréée par le gouvernement américain.
Donc là, on est parti dans les sujets de souveraineté majeure. Et c'est intéressant de se poser la question de l'Europe là-dedans. Moi, je voyais Arthur Mench, fondateur, comme on le sait, de Mistral, donc une très belle intelligence artificielle française. Il était auditionné à l'Assemblée nationale, vous avez vu ? Est-ce que vous savez combien il y avait de députés qui étaient présents ?
Sûrement très peu, alors que c'est un sujet stratégique.
Vous voulez un chiffre ?
Attendez, on va essayer de jouer quand même. Combien de députés il devait y avoir ?
Il a été auditionné par l'Assemblée nationale, donc c'est quand même important que les députés soient présents.
Sur 500 députés, après c'était en commission, mais je dirais une dizaine de députés.
Ok, c'est moins, c'est deux.
Bon, c'est deux.
Deux. C'est juste pour vous donner une idée, si vous voulez, de la prise en main politique dans laquelle on est, de ce sujet qui est quand même clairement stratégique.
C'est quand même terrible, effectivement. Bon, et au milieu de tout ça, qu'est-ce qu'on achète ? Qu'est-ce qu'on vend, Alice ? Quels sont vos arbitrages dans ce secteur de la tech en ce moment ?
Alors moi, j'avais envie de dire, je ne vends pas Nvidia, je le dis, parce que je vois maintenant plein de gens qui disent « Oula, Nvidia, j'y mets pas le doigt de pied, parce que soit j'ai loupé la hausse, soit j'ai déjà bien pris et tout ça. » Moi, je pense que malgré la concurrence et éventuellement, effectivement, le développement dont on va parler aussi, des puces maison faites par les grands hyperscalers, je pense qu'en fait, Nvidia va garder son leadership pendant très très longtemps. Donc je rappelle, Nvidia, c'est ceux qui fabriquent les puces les plus avancées dédiées à l'intelligence artificielle.
Ils sont absolument incontournables, ce qui fait évidemment le malheur des Chinois qui, eux, n'y ont pas accès. Donc c'est aussi pour ça qu'ils développent d'autres solutions moins technologiques, mais qui parfois fonctionnent aussi. Donc je reste acheteuse sur Nvidia. Voilà, même là, un peu moins de 200 dollars, je reste acheteuse. Je le dis officiellement devant la caméra. Et ensuite, je suis acheteuse fortement sur Broadcom. On en a déjà parlé plein de fois. Mais Broadcom, en fait, est en train d'aider aujourd'hui les hyperscalers à créer leur propre moteur, on va dire, donc leur propre puce. Et je pense que c'est que le début. Donc je mise fortement sur ce titre-là.
Et vous disiez OpenAI, il lance sa première puce d'IA avec Broadcom en l'occurrence. Exactement. Vous avez bien ce titre Broadcom. Antoine ?
Nvidia, c'est vrai qu'en plus, il y a une plus-value qui est rarement exploitée, rarement expliquée en tant que telle. C'est que c'est un architecte. C'est comme ARM Holdings, c'est-à-dire qu'ils conçoivent des systèmes entiers. Et il y a cette capacité à dégager des revenus récurrents. Alors certes, ils les fabriquent, mais via des sous-traitants à Taïwan, notamment leurs cartes graphiques, les RTX, tout ce qui est dernière génération pour alimenter l'IA. Mais c'est avant tout un architecte. On a un cerveau qui fabrique des semi-conducteurs et c'est peut-être une plus-value qu'il faut redécouvrir, même si évidemment la valorisation est très très chère.
En tout cas, sur repli, si jamais il y a un petit mouvement de baisse, d'inquiétude, comme on avait eu il y a deux ans, en août, je ne sais pas si vous vous souvenez, ça avait baissé assez fortement, il était passé sous les 100 dollars. Si jamais il y a une opportunité, moi j'invite les gens à ne pas hésiter à la saisir.
Et c'est intéressant. On va continuer, on va aller encore plus loin. Vous nous direz aussi quoi suivre la semaine prochaine dans la tech. Mais d'abord, ce dont on vient de parler, est presque encore un peu trop mainstream. Techstock, c'est aussi le moment où on échange dans le secret de la tech. Vous nous livrez vos indiscrets. Pouvez-vous, Alice, Valentin, pouvez-vous faire de nous des insiders, s'il vous plaît, livrez-nous des secrets. Sous les radars que tout le monde a une annonce dans la tech, passée peut-être inaperçue, ou une rencontre que vous avez eue, une discussion confidentielle, que vous n'avez pas le droit de partager, sauf auprès de nos auditeurs et téléspectateurs. Voilà.
Faites de nous des insiders. Alors, Valentin ?
Un chiffre intéressant qui vient d'une étude faite par Semi-Analysis. Donc, c'est aujourd'hui des anciens analystes qui ont créé une newsletter pour les semi-conducteurs, qui a ses suivis, du coup, dans le monde de la finance. Et ils expliquent qu'aux États-Unis, on arrive à installer à peu près 15 gigawatts d'électricité supplémentaire chaque année. Ça, c'est un premier point. Mais en face, on construit pour l'équivalent d'à peu près 21 gigawatts de datacenters. C'est-à-dire que ces datacenters consomment 21 gigawatts chaque année. Et donc, on comprend qu'à la fin, il y a cet écart qui est à combler et qui se creuse d'année après année.
Et donc, la question qui est posée dans cette newsletter, c'est de dire comment on fait pour combler le gap ? Comment on fait pour aller acheter des puces chez Nvidia ? Il faut les mettre dans des datacenters, mais surtout, il faut les brancher électriquement, on va dire. En tout cas, les raccorder au réseau. Et donc, il y a quelque chose d'assez intéressant qui est soulevé. C'est que d'ici 2028, la moitié du réseau électrique sera privée. C'est-à-dire qu'on parlera de Amazon, de Meta, de Microsoft, qui deviennent producteurs d'électricité, d'énergie.
Et pour un dernier chiffre qui est totalement fou, mais je ne l'avais pas du tout en tête, les turbines à gaz et les transformateurs électriques qui sont clés dans l'électrification des datacenters aujourd'hui. Avant, on était livré en 18 mois. Maintenant, c'est plutôt 3-4 ans. Donc, vous avez construit votre datacenter, vous avez votre contrat avec votre fournisseur d'énergie, et si vous n'avez pas le transformateur, vous n'avez pas d'électricité dans votre datacenter. C'est des sacs Hermès, en fait.
C'est-à-dire un produit de luxe. Oui, exactement. Et ça pose un problème d'obsolescence du datacenter, parce que les technologies vont tellement vite sur le datacenter qu'aujourd'hui, vous fabriquez votre datacenter, et puis il n'y a pas d'électricité suffisante pour vous permettre de le faire tourner à plein, ou elle est trop chère, etc., vous ne rentabilisez pas, donc vous n'y allez pas à fond sur l'usage de votre datacenter, et vous gaspillez pas mal d'argent, parce qu'il vous a coûté cher. Et en plus, le rythme d'obsolescence, le nombre d'années qu'il faut pour que très vite, ce datacenter soit dépassé par rapport au nouveau, est en train d'accélérer.
Donc, il faut être hyper performant dans l'usage, et ce que vous nous dites, c'est que la rareté de l'énergie risque de rendre cette hyper performance dans l'usage
beaucoup plus compliquée. Complètement, et d'ailleurs, on le voit dans les chiffres, si on regarde un peu dans les petites notes, des rapports annuels ou des rapports trimestriels des hyperscalers, vous avez une ligne où il y a écrit actif en cours de construction, et là, on met les datacenters et les puces commandées chez Nvidia, notamment, et là, il y en a pour 80 milliards, donc en fait, 80 milliards de dollars sur l'ensemble des hyperscalers. Donc en fait, les puces Nvidia, elles ne sont pas toutes installées directement quand elles sont livrées par manque de datacenters.
– Wow, là, on est des insiders, et c'est super intéressant pour mesurer les enjeux, les rapports de force, la faisabilité des projets aussi. Alice, faites de nous aussi des insiders. Quels chiffres, quelle data vous a le plus marqués là ?
– Alors moi, c'est une image, mais j'aurais dû vous la donner pour que vous puissiez la montrer à l'écran.
– Vous allez tellement bien la décrire que ça va être super.
– Ok, je vous décris l'image. Vous voyez la mer, juste à côté de la Chine, et vous voyez une plateforme offshore, mais gigantesque, à perte de vue. Ce ne sont que des panneaux solaires offshore, organisés, donc mis en place par la Chine.
– Ça donne envie d'y passer ses vacances.
– Ah oui, je pense que ça va plaire aux poissons, en dessous, ça doit être très sympa. Pas de lumière, rien, vraiment bien pour la biodiversité. Néanmoins, en fait, ça rejoint exactement ce que vous disiez, c'est-à-dire qu'en fait, ça montre la course à l'énergie. Le fait que maintenant, c'est plus seulement l'enjeu de l'IA, c'est plus seulement je vais créer cette super IA qui va être différente, qui va être plus performante, un nouveau modèle et tout ça. C'est surtout la course, en fait, et la guerre entre les différents pays pour le développement de l'énergie.
Donc on a vu les États-Unis, d'ailleurs on en avait parlé la dernière fois, l'investissement des Américains, notamment dans tout ce qui est nucléaire, mais on voit aussi le développement en Chine massif, massif sur les énergies renouvelables qui, en fait, ont bien compris l'enjeu et qui, ben, voilà, se préparent à la suite de l'histoire. Donc cette image, elle m'a frappée vraiment véritablement, d'abord d'un point de vue écologique, parce que je me suis dit que c'était peut-être pas idéal quand même, mais au-delà de ça, quand même, ça montre qu'ils sont prêts, en tout cas, ils se préparent.
Et voilà, deux indiscrets intéressants, effectivement. Et puis il y a aussi, on n'en a pas parlé, le possible report de l'IPO d'OpenAI, c'est un truc qui, c'est une info du New York Times. Voilà, d'après le New York Times, effectivement, les bons conseils d'OpenAI, ils lui recommandent de s'introduire en bourse plus tôt en 2027 que cette année. Pourquoi ? Ben à cause des conditions de marché, ils craignent un peu que les conditions de marché soient compliquées pour une intro cette année d'OpenAI, avec en plus la volatilité sur SpaceX, qui crée pas mal de perturbations sur l'ensemble de la tech. Il faut reporter l'intro d'OpenAI 2027, c'est urgent d'attendre ? Ou pas, Valentin ?
Non, mais on se dit, pourquoi les conditions de marché seraient-elles forcément beaucoup plus stables ou pérennes l'an prochain que cette année ?
On va dire qu'aujourd'hui, le tuyau des introductions en bourse aux États-Unis est un peu encombré. On a eu SpaceX, Anthropik, probablement. Puis si on rajoute OpenAI, ça fait plus de 200 milliards de dollars levés sur ces entreprises-là, il y a plein d'autres aussi.
Mais si on rajoute, et ça c'est très important, parce que là on parle de liquidités absorbées par le marché, si on rajoute toutes les conditions de ce qu'on appelle de lock-up, les actions qui sont lockées pendant un certain temps pour les insiders de ces entreprises-là, pendant au moins 180 jours ou la première date de publication, eh bien on rajoute 600 milliards de dollars d'actions qui seront à absorber sur ces différentes entreprises sur l'année.
Donc en fait, vous êtes OpenAI, vous vous dites, bon, j'ai quand même, j'ai créé quand même un excès de liquidités à absorber là, j'ai peut-être pas aussi non plus financièrement les mêmes choses à afficher d'un point de vue rentabilité qu'Anthropik, on voit qu'Anthropik est pas très loin de la rentabilité probablement, ils ont peut-être un peu perdu une certaine bataille aux Etats-Unis sur la programmation, le vibe coding, donc il y a peut-être un timing un peu plus intéressant à faire peut-être en 2026.
Oui, et puis peut-être pour OpenAI, il y a besoin de faire une percée technologique importante aussi, et à ce moment-là, pourquoi pas prévoir l'introduction en bourse. Tout très intéressant. Ah, mais très intéressant, vos indiscrets, Alice, Valentin, Antoine. Mais TechStocks, c'est pour passer à l'action là, dès lundi, dès la semaine prochaine, il faut agir quand on investit dans la tech en bourse. Ceux qui agissent aujourd'hui font les standards de demain. Alors, on passe à l'action, les amis.
Antoine. Alice, c'est une double thématique qui vous intéresse finalement, qui est en amont de l'IA et qui est à l'origine de tout, parce que sinon, il n'y a pas d'IA, c'est l'intelligence électrique et la clim. C'est ça. Alors là, c'est de circonstance, puisqu'on va parler climatisation, effectivement. Alors, climatisation des data centers, je suis mis avec deux... Ce n'est pas le tout, c'est que ça chauffe, ces machines-là. Il ne faut pas croire. C'est vrai qu'évidemment, ça chauffe, et plus vous en avez, plus ça chauffe, donc plus il faut des systèmes de refroidissement. Et là, ce n'est pas seulement des systèmes de refroidissement, donc deux pépites aujourd'hui à vos petits carnets.
Vertive, donc leader mondial des infrastructures critiques dans les data centers. Donc, juste pour bien vous expliquer, alimentation électrique, onduleur, refroidissement liquide, climatisation industrielle et logiciel de supervision. Donc, dans un contexte où vous avez évidemment de plus en plus de data centers, de plus en plus de besoins, évidemment, c'est un peu les pelles et les pioches, si vous voulez, de la création de data centers. Je me suis dit que ça valait le coup d'en parler.
Ça fait quand même 122 milliards de capitalisation boursière, donc ce n'est quand même pas une toute petite société, mais a priori, elle va continuer à croître et donc, je pense que c'est un point d'entrée, malgré la hausse quand même significative depuis le début de l'année,
qui reste attractif. Vertiv, V-E-R-T-I-V pour ceux qui s'intéressent à New York, plus en un, une deuxième.
Exactement. Confort System USA. Donc, c'est, en fait, eux, c'est pareil, ils construisent des infrastructures techniques pour les data centers, donc c'est aussi de la climatisation, des équipements électriques, des réseaux de refroidissement et là, en fait, sans elles, il n'y a pas de data center.
Donc, en fait, pour faire simple, c'est toujours la pelle et la pioche et comme on est dans la ruée vers les data centers, je peux vous dire qu'en private equity, par exemple, un des placements qui aujourd'hui semble les plus intéressants pour quelqu'un qui a de l'argent à placer, c'est de se dire j'achète un terrain, un terrain où il y a de l'eau, un terrain où il y a un nœud, un nœud internet fibre et un terrain où il y a l'électricité majeure et je construis un data center parce que ça me fait de la rente. Donc, a priori, il y a des chances pour qu'il y ait de plus en plus de data centers et donc, on achète les pêles et les pioches. Voilà.
Une pépite, voilà, deux pépites. Deux. Nous allons faire deux. Deux en a. C'est bien, oui, exactement. À vous, Valentin, une valeur dans laquelle vous croyez, mais alors, dur comme fer dans la tech ou que vous voudriez nous faire découvrir ?
Il y en a deux qui font la même chose. Donc, vous avez le choix, vous préférez, vous allez choisir laquelle vous préférez, mais elles font exactement la même chose.
On choisira selon laquelle a le plus joli nom. Allez-y.
Terra Wolf et Cypher Digital, enseignement Cypher Mining. C'est deux sociétés qui étaient célèbres pour leur activité dans ce qu'on appelait le minage de Bitcoin. Et le Bitcoin, on le sait, est toujours assez énergivore. Et donc, il y a déjà des data centers en place pour la sécurisation et la validation des transactions sur Bitcoin avec de l'électricité et donc ce data center en place. Donc, qu'est-ce qu'ils offrent aujourd'hui ? Eh bien, ils proposent ces data centers. On enlève les machines qui permettaient de faire du minage de Bitcoin et on remplace ça, je crois aussi le trait, on remplace ça par des puces Nvidia.
En réalité, il faut vraiment transformer entièrement le data center, mettre les bons refroidissements, c'est quand même très différent. Et puis après, on propose de louer la puissance de calcul à des hyperscalers. Et c'est ce qui s'est produit puisque ces deux sociétés ont contractualisé des deals assez importants avec Google, avec Amazon, chacune à peu près entre 9 et 13 milliards de dollars de revenus assurés sur les 10 à 15 prochaines années. Et donc, comment on les valorise ces sociétés ? Eh bien, aux watts disponibles, aux gigawatts disponibles.
Et donc, ces sociétés valent entre 3 et 5 dollars du watt, alors que normalement, quand on a une activité de data center, on est plutôt valorisé autour de 15 dollars du watt. Donc, il y a une espèce d'inefficience, quelque chose qui n'est pas perçu par le marché. Pourquoi ? Parce qu'elles sont encore perçues comme sociétés cryptos, donc extrêmement volatiles, cycliques.
Et c'est intéressant parce que vous étiez, vous êtes toujours un passionné de crypto aussi, Valentin, et là, vous connaissez super bien du coup cet univers, mais là, vous nous parlez justement de sociétés qui cherchent à muter, à changer un peu de statut. Ils viennent des cryptos, mais ils veulent qu'on créera une autre image. C'est un truc assez fréquent en ce moment ou pas ?
Oui, tout cet écosystème, en fait, surtout sur la partie mineur bitcoin, ont bien compris que c'était extrêmement rentable de louer de la puissance de calcul qui est une pénurie, en fait. Mais tout vient de notre problème qu'on a évoqué avec Alice, l'électricité. Cette pénurie d'énergie conduit à tout le monde à réfléchir autrement et y compris ces sociétés-là qui se disent pourquoi en profiter ? Exactement, il y a plein de mineurs
de bitcoin qui se disent mais attends, avec l'IA et que j'ai besoin d'électricité, j'y vais, je me lance dans l'IA et j'oublie le bitcoin. Antoine ? Surtout si le cours
du bitcoin continue à baisser et que le minage n'est plus rentable pour eux s'ils se sont fixés une certaine dynamique mais il faut toujours se rappeler de comment ont commencé les mineurs de bitcoin c'est avec des racks remplis de cartes graphiques Nvidia RTX celles qui servaient pour les jeux vidéo à l'origine mais on voit que la racine reste la même et qu'on va dans la même direction avec les mêmes intervenants et les mêmes matériels généralement.
Vous aviez tenté à une époque de miner du bitcoin Valentin ? Oui,
dans mon appartement il faisait un peu chaud du coup en plein hiver il faisait cette température-là. L'hiver c'est nickel. L'électricité quand on veut le faire en amateur c'est...
Aujourd'hui c'est quasi impossible on va regarder le potentiel technique de tout ça en bourse si on investit dans la bonne valeur au mauvais moment ça ne marche pas le timing et l'analyse graphique ça compte c'est donc le trade tech Valentin Nico nous rejoint à Bourse Direct bonjour Valentin Valentin êtes-vous là une fois deux fois et bien on ne l'a pas on a oublié d'appeler Valentin en tout cas lui il nous a oublié c'est pas grave alors on va essayer de gagner un peu de temps avant de retrouver Valentin dans un instant pour anticiper la semaine à venir ah bah non il est là Valentin bonjour
excusez-moi on a dû avoir un temps d'écart mais j'étais bien là
bah super content de vous retrouver on est bien également pas trop chaud Valentin
si si je crois que tout le monde tout le monde est dans le même dans le même cas mais ça va
on va voir dans la tech ce qui risque de chauffer ou pas là pour la suite on va déjà démarrer par le Nasdaq vous allez nous dire ce qui relève de la tech tonique la tech qui garde du potentiel et puis la tech en toque celle qui risque de s'essouffler désormais pour vous le Nasdaq qui souffre un peu cette fin de semaine le Nasdaq ça devient de la tech en toque ou ça reste de la tech tonique ?
Non c'est plutôt ça on avait évoqué le canal haussier depuis 2023 et on était surpris qu'on sorte par le haut avec la thématique IA on trouvait que c'était un peu euphorique comme mouvement et finalement on réintègre ce canal donc rien de catastrophique mais voir c'est même plutôt ça et donc nous on s'attend à quelques prises de bénéfices sur les dossiers qui ont été très portés par cet élan et à contrario certains qui ont été laissés de côté qui ont quand même un gros potentiel également Bon Valentin une valeur quel vent en poupe en ce moment du côté de la tech américaine ?
Alors vent en poupe je ne sais pas mais en tout cas on reste loin des semi-conducteurs et tout ce qui est pro-hugiciel aussi lié au semi et on va du côté de la robotique donc la chirurgie robotique avec Intuitive Surdical donc c'est une entreprise qui fait des tout simplement des fauteuils et des systèmes d'aide visuelle aux chirurgiens et donc c'est une boîte qui vaut 408 dollars et on estime que 15% de performance pourrait être assez rapide on est sur un niveau clé donc on jouera plutôt la santé sur la journée Bon et une tech en toque celle où les signaux techniques sont plutôt négatifs en ce moment bon on peut dire qu'on a le choix mais est-ce que vous voyez vraiment un titre sur lequel il faut se méfier peut-être éventuellement ?
Alors un titre c'était difficile à choisir mais on est plutôt méfiant sur les semis donc on va rester sur ça et on pense qu'il y aura des prises de bénéfices notamment sur Texas Instruments où on a une figure de double top en formation ça vaut 302 dollars et donc on ne serait pas surpris par un retour à 260
Valentin Nico depuis Bourse Direct avec nous dans Techstocks la tech prend le pouvoir et Alice Valentin la tech vous pose la texion Lya pose sa question elle en a marre c'est vrai qu'on parle d'elle tout le temps l'IA et parfois c'est elle qui prend le micro et qui vous interroge on inverse les rôles et on lui demande c'est à Gemini qu'on lui demande de vous poser une question importante est-ce que vous êtes prêt à lui répondre à Gemini ? Très prête Prêt Prêt Deux et prête Prête Voici la question que nous propose Gemini aujourd'hui à vous d'y répondre Pour vous quel secteur traditionnel la bourse finira-t-elle par valoriser comme tech du fait d'une adoption précoce de l'IA ?
Qui se jette à l'os ? Alice ?
Moi je veux bien parce que ça me rappelle une petite histoire en fait moi vous le savez sans doute mais j'avais créé une société de gestion qui s'appelait Trecento Asset Management que j'ai vendu l'année dernière le premier fonds que j'avais lancé c'était la santé dans le monde et dans la santé en fait grâce à la santé on a été les premiers en France à trouver justement le fait que l'intelligence artificielle et la robotique allaient bouleverser tous les secteurs de l'économie donc on a lancé un fonds sur l'intelligence artificielle et la robotique pourquoi ?
Parce qu'on a vu arriver dans un des secteurs des sous-secteurs de la santé le matériel médical on a vu arriver les débuts de la miniaturisation de l'utilisation du big data de l'automatisation slash robotisation donc vous savez les prothèses les implants vous parliez d'intuitif surgical qu'on connait évidemment très bien qui est donc un système de robot qui permet d'opérer les patients à distance donc ça apporte tout un tas d'avantages donc pour moi pour répondre à votre question pourquoi je vous raconte cette histoire c'est pas juste pour parler de moi c'est juste pour dire qu'à mon avis le matériel médical est clairement sous-estimé quant à sa transformation gigantesque actuelle c'est un secteur qui est en train d'être bouleversé incroyablement à la fois ça développe de nouvelles solutions évidemment pour faire des opérations mais aussi il y a vraiment c'est en train de gagner en productivité de manière incroyable grâce à l'intelligence artificielle et à la tech et donc pour moi ça peut devenir ce qu'on appelle un proxy tech dans le jargon des financiers c'est-à-dire que ça peut se comporter comme l'univers de la tech donc je dirais le matériel médical pour répondre à la fameuse question
de Gémini pour vous je répète la question que vous pose Gémini aujourd'hui quel secteur traditionnel la bourse finira-t-elle par valoriser comme un secteur tech d'une fête d'une adoption précoce et avancée de l'IA je partage totalement
ce que vient de dire la santé mais je vais dire un autre secteur en plus mais je suis totalement en ligne avec ce que dit Alice je dirais le secteur de la défense alors c'est peut-être je pense que c'est un peu les mêmes vocations puisqu'on parle de la défense mais cette nouvelle défense la défense du spatial la défense de la cybersécurité et l'intelligence artificielle on le voit dans le conflit en Iran on a mis moins de personnel au sol on a pu observer et définir des stratégies grâce à l'intelligence artificielle alors ça soulève des questions éthiques mais qu'on retrouvera aussi dans la santé et je pense que c'est un secteur qui va se digitaliser mais d'une façon très très accélérée et on n'est pas à l'abri de grandes surprises dans ce secteur-là
Oui, vous pensez à des acteurs en particulier des acteurs côtés vous savez qui sortira le premier le gros lot ou pas ?
C'est une bonne question je ne sais pas en tout cas il y a déjà des valeurs proches de la défense évidemment Palantir vous connaissez tous Palantir et on peut penser que même dans des sociétés où on fabrique quand même quelque chose de très concret comme des avions donc on peut parler de Dassault Aviation par exemple dans leurs avions de chasse ils seront probablement suivis et c'est déjà un peu une innovation en cours des seins de drones pilotés par l'intelligence artificielle donc il y a déjà aussi alors c'est de la défense plutôt dans le sens offensif mais voilà Et dans la défense
on parlera tout à l'heure d'Exel puisque Safran et Exel confient des discussions exclusives pour un rapprochement un rachat d'Exel par Safran à 128,50 euros par action ceci dit Safran précise que rien ne garantit que les discussions aboutiront mais voilà elles ont lieu et elles sont exclusives ces négociations entre les deux groupes Exel gagne 27% aujourd'hui à la Bourse de Paris à suivre on en reparlera dans un instant avec nos experts la semaine prochaine on prend un coup d'avance dans TechStocks qu'est-ce qu'il faudra suivre dans la tech Valentin ?
Alors je triche désolé c'est pas vraiment de la tech mais c'est pas très loin c'est dans la chaîne de valeur on tire le fil sur la chaîne de valeur on va profiter d'un temps plus calme sur la tech probablement je ne sais pas en tout cas pas trop d'activité en termes de nouvelles on va regarder dans le détail Prismian pourquoi ?
parce qu'ils sont en train de construire des capacités de production pour faire de la fibre optique et donc la fibre optique il faut de la fibre de verre et pour faire de la fibre de verre il faut du préforme de verre c'est-à-dire des tubes de verre ultra pur et c'est devenu une rareté et donc ils sont en train de construire des capacités de production pendant deux ans on sait que les prix vont être maintenus voire être augmentés au vu de la pénurie et après en 2029 ils ont les capacités de production qui arrivent là et on pense que du coup il y a une accélération des volumes à attendre du côté de Prismian Alice vous surveillerez quoi ?
Moi c'est pas spécifique à la semaine prochaine c'est plutôt dans les semaines à venir on va dire ou dans les mois à venir mais je pense qu'il faut inviter tout le monde quand même à observer tout ce qui va se passer dans les infrastructures énergétiques c'est-à-dire que pendant deux ans les investisseurs se sont concentrés sur les modèles c'est-à-dire investir dans des modèles IA et en fait là pendant les cinq années à venir tout le sujet c'est comment on va pouvoir produire de l'énergie suffisamment d'énergie et moi ce qui m'intéresse c'est aussi les flux c'est-à-dire de regarder en fait est-ce que les investisseurs vont s'intéresser massivement à toutes ces sociétés dans l'énergie dans le refroidissement dont on a parlé je pense que oui donc voilà c'est plutôt ça qui me plaît là
c'est nos deux goths de la tech cette semaine Alice Laboue pour Alice Laboue Conseil et Valentin François pour Montporsier Arbevel merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés au cœur de Techstocks