Compte-rendu du Conseil des ministres et du séminaire gouvernemental du 13 janvier 2021.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est la plus grande réussite du gouvernement selon vous sur ces trois premières années du quinquennat ? Et quel est le plus grand échec ?
- 17:00RelanceRéponse directe
Ces inégalités territoriales que vous relevez, est-ce que le temps qu'il vous reste vous permettra de les résorber ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Comment est-ce que le gouvernement accueille-t-il l'offre d'acquisition de Carrefour par Couche-Tard ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez listé les réformes que le gouvernement compte faire dans les 18 derniers mois du quinquennat, notamment sur les retraites et le grand âge ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Si on arrive à un million de vaccinés fin janvier, au rythme d'un million par mois, ça fera 3 ans pour vacciner 30 à 40 millions de Français. Est-ce qu'il y a une accélération prévue ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez fait une évaluation de la mesure du couvre-feu à 18h ? Et en clair, est-ce que c'est l'apéro entre amis qui est visé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Gabriel AttalChiffre
« Hier, près de 200 000 Français avaient été vaccinés. Leur nombre croît chaque jour et notre campagne s'accélère avec la vaccination des plus de 75 ans qui débutera dès lundi. »
- 4:00Gabriel AttalFait
« Nous avons choisi de combattre les inégalités, de donner à chacun les moyens de maîtriser son destin par le travail, de mieux se soigner. »
- 6:00Gabriel AttalChiffre
« Nous avons investi près de 20 milliards d'euros pour nos hôpitaux, nos Ehpad, nos soignants dans le Ségur de la santé. »
- 7:00Gabriel AttalChiffre
« Une personne seule rémunérée au Smic a vu son revenu croître de plus de 170E net par mois, notamment grâce à l'extension de la prime d'activités. »
- 23:00Gabriel AttalFait
« La crise sanitaire n'a pas balayé la nécessité de réformer, de transformer notre système de retraite. »
- 42:00Gabriel AttalFait
« Les frontières extérieures à l'Union Européenne sont fermées dans leur quasi-totalité. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... -G.
Attal : Bien. Mesdames, messieurs, bonjour. Se tenait aujourd'hui un Conseil des ministres suivi d'un séminaire gouvernemental.
Et avant de revenir brièvement sur le Conseil des ministres, je voulais partager avec vous les principaux éléments de ce séminaire gouvernemental, et vous aurez noté que ma collègue Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, m'accompagne aujourd'hui pour vous présenter le baromètre des résultats. Présentation qu'elle vous fera dans quelques instants. Ce séminaire a été l'occasion d'échanges importants sur les défis de cette nouvelle année.
Je pense évidemment à la crise sanitaire bien sûr et plus largement aux réformes qui se poursuivent pour transformer notre pays pour réaliser la promesse faite aux Français en 2017 de libérer les énergies, le travail, de les protéger, et de leur permettre de choisir leur destin. 2021 sera en cela une année charnière, une année d'exigence, une année de volontarisme. 2021 sera évidemment l'année d'une lutte absolue contre l'épidémie, contre le virus et pour la protection des Français.
Une année où nous disposons enfin d'une arme nouvelle essentielle : le vaccin. Hier, près de 200 000 Français avaient été vaccinés. Leur nombre croît chaque jour et notre campagne s'accélère avec la vaccination des plus de 75 ans qui débutera dès lundi.
Evidemment le vaccin ne fera pas disparaître le virus comme par magie. L'exemple de certains pays qui ont débuté leur campagne vaccinale plus tôt ou plus largement, mais qui doivent prendre des restrictions très sévères en ce moment, nous le démontre malheureusement. La situation épidémique en France reste évidemment sous surveillance quotidienne permanente, qu'il s'agisse du nombre de cas ou de la circulation des différents variants.
Le mot d'ordre du président de la République et du 1er ministre a été clair. La transformation du pays se poursuit. Le chemin des réformes, c'est évidemment la voie du redressement de notre pays et de l'émancipation de nos concitoyens.
Le mot d'ordre est clair. Il est le même depuis 2017. Depuis 2017, cette ambition réformatrice ne nous a jamais quittés.
Cette ambition s'est traduite en actes. En 3 ans et demi, nous avons déjà beaucoup agi. Nous avons choisi de combattre les inégalités, de donner à chacun les moyens de maîtriser son destin par le travail, de mieux se soigner.
Nous avons choisi d'attaquer les inégalités à la racine en dédoublant les classes de CP et de CE1 dans le réseau d'éducation prioritaire. 320 000 enfants voient ainsi leurs chances accrues chaque année. Nous avons affirmé que la santé ne pouvait être un luxe avec la prise en charge à 100% des lunettes, des prothèses auditives et dentaires.
Nous avons investi près de 20 milliards d'euros pour nos hôpitaux, nos Ehpad, nos soignants dans le Ségur de la santé. Et ce sont aujourd'hui des dizaines de milliers de soignants qui ont vu leurs revenus augmenter, des millions même, de près de 200E net par mois. Nous avons porté une attention particulière à la petite enfance et à l'égalité dans le couple en doublant le congé paternité et en le portant à un mois, et en permettant aux caisses d'allocations familiales de prélever directement la pension due sur le compte du conjoint séparé qui ne s'en acquitte pas.
Attentifs aux plus fragiles, nous avons augmenté de 100E par mois l'allocation adulte handicapé, comme le minimum vieillesse pour les personnes seules. Dans le même temps, nous avons oeuvré pour que le travail paye toujours plus. Ainsi une personne seule rémunérée au Smic a vu son revenu croître de plus de 170E net par mois, notamment grâce à l'extension de la prime d'activités.
Nous en parlions il y a quelques semaines ici même. Puisqu'aucun gouvernement ne l'avait fait depuis de nombreuses années, nous avons baissé les impôts des Français, notamment en supprimant la taxe d'habitation pour 8/10 foyers. Nous avons également réduit les impôts de production et les impôts des sociétés pour lever les freins qui pesaient sur notre économie et sur notre compétitivité.
Nous avons levé les freins à l'emploi en réformant le Code du travail et en incitant fortement à l'embauche en cette rentrée, notamment des jeunes. Vous le savez, une aide de 4 000E pour les entreprises qui recrutent un jeune de moins de 26 ans, et une prime jusqu'à 8 000E pour un apprenti. Nous avons, nous en parlions là aussi la semaine dernière, des résultats tout à fait historiques en la matière, Nous avons agi pour protéger la planète en fermant les centrales à charbon, en interdisant les plastiques à usage unique, en lançant un plan de rénovation énergétique sans précédant de nos bâtiments.
Et le plan de relance, vous le savez, consacrera 30 milliards d'euros à la transition écologique. Nous avons défendu la République. Nous recrutons 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires là où dans des précédents quinquennats, l'objectif était plutôt d'en supprimer.
Nous avons réorganisé nos services de renseignement, et nous avons mené de front le combat contre la radicalisation et le séparatisme islamiste. Permettre à chacun de choisir son avenir en mettant fin aux inégalités de destin. Libérer les énergies pour briser les carcans qui freinaient l'économie et l'emploi.
Protéger les Français en renforçant leur sécurité et en défendant les principes républicains. Répondre à l'urgence climatique par des moyens et des actions concrets plus que par des slogans. Ce sont certains des fondements de notre action, et ils le resteront plus que jamais pour les mois à venir.
C'était bien évidemment l'objet de ce séminaire. Je le répète encore, le mot d'ordre est clair. la transformation du pays continue.
La crise sanitaire, loin d'avoir freiné cet élan, a permis d'accélérer considérablement plusieurs chantiers majeurs. Elle a, par exemple, permis d'engager plus vite et plus fort la numérisation de notre économie, de nos commerces. Elle a engagé des réflexions sur nos modes de travail, elle a été le déclencheur de France Relance. 100 milliards d'euros pour l'environnement pour l'égalité des chances pour nos territoires. 100 milliards d'euros pour investir dans toutes les transitions et préparer la France à être en pointe des défis de demain.
Dans les prochains moins, nous poursuivrons évidemment ce travail. Nous continuerons à répondre présents. Plusieurs réformes majeures nous attendent.
Et au fond, ce matin, lors du séminaire, nous avons résumé pour ce qui est des prochains mois en 4 grandes priorités : la première, c'est évidemment le travail et notre productivité avec le plan de relance, avec les mesures d'accompagnement vers l'emploi qui se déploient. C'est évidemment la question du régalien avec le Beauvau de la sécurité que le ministre de l'Intérieur engagera pour continuer à soutenir davantage nos forces de la sécurité avec le projet de loi confortant les principes républicains pour lutter contre l'islamisme politique dans notre pays. La question, la priorité de l'écologie avec le projet de loi sur la Convention Citoyenne pour le Climat qui sera présentée dans les prochaines semaines et avec la question de l'égalité des chances, puisque des mesures importantes seront présentées là aussi dans les prochaines semaines à la demande du président de la République sur ce sujet.
Ce sont des actes forts qui doivent permettre à la République de se défendre, à la planète d'être défendue. Dans les prochains mois, nous continuerons à soutenir sans relâche les secteurs touchés par la crise. Et le plan de Relance va se déployer toujours plus fortement.
Il permettra non seulement à notre économie de repartir plus vite et plus fort, mais aussi de se transformer, de devenir plus verte de se porter vers les secteurs les plus stratégiques pour notre avenir et pour l'avenir de notre pays. Notre ambition réformatrice continuera, elle aussi. Nous ne renoncerons jamais à protéger les Français et leur permettre de prendre leur destin en main.
Le président de la République et le Premier ministre ont également tenu à rappeler ce que doit être la méthode ce notre action. Toutes nos réformes sont faites pour les Français, pour changer leur quotidien. Ils doivent donc en voir très concrètement les bénéfices dans leur quotidien.
Nous devons aux Français d'être un gouvernement du concret, du tangible, des résultats. La période l'exige. Et nous serons au rendez-vous sur ce point.
Ensuite le président et le Premier ministre ont rappelé que notre action n'est forte et cohérente que lorsqu'elle est enracinée dans les territoires. Tous les Français doivent en sentir les effets d'où qu'ils viennent, et où qu'ils vivent. Et toutes nos décisions doivent être pensées et mises en place dans cet objectif de territoires avec les élus locaux dans le dialogue et la concertation.
C'est enfin l'importance du dialogue que le président et le Premier ministre ont voulu souligner. Ils ont rappelé leur volonté de placer la discussion et les échanges avec les élus, avec les partenaires sociaux, les organisations professionnelles au coeur des chantiers à venir. Nous avons besoin d'avancer de concert face à l'ensemble de ces défis.
Besoin d'avancer avec tous les acteurs impliqués. Je vais maintenant laisser la parole à ma collègue Amélie de Montchalin, qui a présenté le baromètre des résultats, qui était un des éléments très importants de ce séminaire. Et puis je reviendrai devant vous pour vous parler du Conseil des ministres et répondre à vos questions.
Et évidemment, si vous avez des questions sur le baromètre des résultats, vous pourrez les poser à Amélie de Montchalin juste après son intervention. -A. de Montchalin : Bonjour, mesdames et messieurs.
Merci pour le temps d'échange qui va suivre sur un élément très important, qui a été rappelé à l'instant par Gabriel Attal, sur ce moment politique que nous vivons, qui est un moment où nous devons aux Français à la fois de la cohérence, de la persévérance, et de la transparence. Nous le voyons, le président de la République a beaucoup insisté, et le Premier ministre à ses côtés, dans leur présentation. Nous n'avons pas cédé pendant cette crise sanitaire à de fausses excuses, des faux prétextés, et 2020 n'a pas été une année blanche, n'a pas été une année perdue.
Les transformations, les résultats ont continué d'être à l'oeuvre, et Gabriel Attal en a rappelé un certain nombre qui ont été mis en oeuvre en 2020. Nous sommes aujourd'hui, et au moment où je vous parle, le site du gouvernement est donc mis à jour avec ce baromètre des résultats. Nous sommes à un moment où démocratiquement, nous devons la transparence aux Français pour qu'ils puissent trouver près de chez eux des résultats, la suite concrète de l'action que nous menons aux côtés du président de la République depuis 2017 sur des grands chantiers que sont l'écologie, l'emploi, les enjeux familiaux, sociaux, de transition écologique, de logement.
Et nous leur devons cette transparence, parce que si nous ne sommes pas aujourd'hui volontaristes dans notre capacité à les mettre en avant, eh bien la défiance, lé déclinisme, cette maladie française du "on a tout essayé", au fond, "la France serait foutue", peut gagner les esprits. Or le bilan, les résultats que vous allez voir sont dans l'ensemble très positifs. Les cours sont à la hausse, les efforts ont été faits.
Et à l'échelle nationale, sur l'ensemble des grands chantiers que nous avons menés depuis 2017, nous pouvons très honnêtement présenter aux Français des progrès. Mais il est vrai également, et nous ne nierons jamais la réalité, et ce baromètre le montre, que quand vous regardez les résultats département par département, il y a de réelles inégalités territoriales. Les gilets jaunes l'avaient légitimement montré, avaient appelé aussi au fond à une forme d'aide pour que l'Etat se reconcentre avec beaucoup de précision sur la réalité de certains territoires où certaines réformes manifestement ne progressent pas.
Ce n'est pas la faute de tel ou tel, c'est le manque d'une action collective que nous allons donc piloter. Cet outil, je l'ai dit, c'est donc un outil transparence de confiance, mais c'est aussi, le président a beaucoup insisté sur le sujet, un outil de pilotage et d'accélération Nous avons 18 mois d'action utile devant nous. Ce sont 18 mois pendant lesquels nous allons pouvoir, avec les administrations, avec les élus locaux, avec l'ensemble des acteurs, territoire par territoire, débloquer ce qui doit être débloqué.
Faire travailler les administrations avec efficacité, tourner vers les territoires tourner vers les résultats. nous assurer que nous ne nous conformons pas à ce qu'est la photo que nous livrons aujourd'hui, mais que nous accélérons pour que tous les Français, dans tous les territoires, sur tous les enjeux politiques, voient les choses changer. Le président l'a toujours dit. "Nous allons transformer le pays. "nous vous en rendrons compte et nous n'oublierons personne." C'est pourquoi nous présenterons les choses.
En termes de méthode, je commencerai vendredi dans les Ardennes un tour de France des résultats pour mettre dans chaque département autour de la table tous les acteurs de l'action publique : les élus locaux, les parlementaires les acteurs de la société civile, les entreprises, les associations pour que nous fassions le diagnostic très précis de ce qui ne marche pas assez bien. Bien sûr valoriser également ce qui a bien progressé, mais nous assurer que nous ne laissons personne au bout du chemin et aucun territoire oublié, aucun Français oublié. J'insiste sur des réactions collectives, nous pouvons agir.
Nous devons agir avec tous. Et le message du président était que les ministres, les administrations, les acteurs territoriaux, bref, l'ensemble du système de l'Etat devait se focaliser, dans les prochains mois, sur l'exécution, comme on dit, du dernier kilomètre de toutes nos réformes. C'est en soi une réforme que de porter tous ces chantiers à leur terme.
Je suis ravie donc de répondre à vos questions sur ces données qui sont bien sûr toutes en Open Data, consultables par tous les Français, par vous-mêmes, sur donc le site du gouvernement, et sur Data.gouv.fr.
Bonjour. Simon Le Baron de France Inter. Quelle est la plus grande réussite du gouvernement selon vous sur ces trois premières années du quinquennat ?
Et quel est le plus grand échec ? -Alors je dirais qu'il y a des réformes qui ont plus avancé que les autres. Vous avez vu d'ailleurs quand nous avons dédoublé les classes en zones prioritaires, elles sont toutes dédoublées aujourd'hui.
Sur l'apprentissage, vous avez également une accélération très forte, y compris dans les derniers mois. Parfois les chiffres ne sont pas encore enregistrés, mais vous le savez, la dynamique est très forte. Ensuite il y a des réformes.
Le sujet n'est pas tant la moyenne nationale, mais que les inégalités territoriales...
Certaines réformes, je pense par exemple au déploiement de la fibre. En moyenne, 50% des Français sont raccordés. Mais vous avez des écarts très forts entre certains départements qui sont à 9 ou 10% des Français de ce département qui sont raccordés, et les départements qui sont à plus de 90%.
Donc le sujet est moins de savoir si certaines réformes sont des succès ou des échecs, mais bien de s'interroger sur le fait de savoir pourquoi et comment nous devons non seulement diagnostiquer, mais surtout résorber ces écarts pour qu'aucun Français ne se voie répondre qu'il a tort de révéler une vérité de son quotidien là où il vit, que telle ou telle réforme n'est pas aujourd'hui complètement appliquée. -Je poursuis. Ces inégalités territoriales que vous relevez, est-ce que le temps qu'il vous reste vous permettra de les résorber ? -Moi, je suis absolument confiante sur le fait qu'à partir du moment où on est capables de prioriser nos moyens, notre attention, notre soutien politique sur les 10 ou 15 départements par réforme où les choses ont moins avancé, je suis tout à fait confiante que nous avons le temps, largement le temps, de faire démarrer parfois des réformes qui n'ont pas vraiment commencé à être déployées dans certains territoires, et à mettre autour de la table tous les acteurs.
Ce qui est intéressant dans ces 25 chantiers, c'est qu'ils sont tous d'intérêt général. Aucun de ces chantiers n'est contesté aujourd'hui par aucun acteur local, aucun acteur de l'opposition. C'est dans l'intérêt de tout le pays, de tous les Français, et de tous les décideurs qu'ils avancent.
Et donc notre engagement, c'est que toute l'administration des ministères jusqu'à tous les services déconcentrés de l'Etat a, par le fait de cette publication de résultats, aujourd'hui les outils de prioriser son action non pas seulement dans la valorisation de ce qui progresse, et bien sûr, nous allons le faire, mais aussi dans le soutien de tous ceux qui manifestement n'ont pas trouvé aujourd'hui la bonne dynamique, la bonne coopération, la bonne mécanique pour que les Français de tous les territoires voient les bénéfices de toutes nos politiques. Donc on a tout à fait le temps et vous regarderez et vous pourrez voir aussi que beaucoup de ces réformes, la progression, parce qu'on met des graphiques aussi dans le temps, s'est faite parfois dans les 6, 9 ou 12 derniers mois. Donc dans une année qui a été vue par certains comme une année blanche, et ce n'est pas le cas, donc si vous voyez la progression qu'on a pu avoir en 12 mois, tout à fait confiante de la progression qu'on peut encore avoir dans les 18 prochains mois sur l'ensemble des réformes. -Merci. -Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Si tel est pas le cas, je vous invite à consulter cette page et je laisse donc Gabriel poursuivre avec le travail qui a également été le nôtre pendant le Conseil des ministres. Merci beaucoup. -G.
Attal : Merci beaucoup, Amélie de Montchalin pour cette présentation. Je vais maintenant vous présenter brièvement les textes examinés lors du Conseil des ministres ce matin. Nous avons examiné 8 textes.
La plupart des projets de loi ratifient des ordonnances que j'avais déjà eu l'occasion de vous présenter dans des précédents comptes rendus, et donc je vais passer très brièvement dessus. Ce sont des projets de loi qui ratifient ces ordonnances. Un premier texte relatif aux régulateurs des redevances aéroportuaires pour adapter notre droit à la baisse du trafic aérien lié à la crise sanitaire.
Un autre texte qui définit les modalités de la création de la collectivité européenne d'Alsace. En matière de travail, nous avons examiné un projet de loi ratifiant les ordonnances qui permettent le maintien de l'activité partielle ainsi que les ajustements de notre droit du travail en matière de prêt de main-d'oeuvre et de congés payés face à l'épidémie. Nous nous sommes également penchés sur le projet de loi ratifiant l'ordonnance relative à l'organisation des concours et examens pendant la crise sanitaire.
Et enfin, le dernier projet de loi ratifiant une ordonnance, un texte qui permet aux organismes de gestion des droits d'auteurs d'aider directement les artistes, auteurs et interprètes privés de revenus. Ce texte permet également aux salles de spectacle et de sport de proposer des remboursements sous forme d'avoirs à leurs clients. En plus de ces textes, le Premier ministre a présenté ce matin un projet de loi particulièrement important, puisqu'il s'agit du projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire.
Comme vous le savez, l'épidémie nous contraint à prendre des décisions exceptionnelles, des décisions difficiles, pour limiter la circulation du virus, protéger nos hôpitaux et sauver des vies. Cet état d'urgence sanitaire qui autorise le gouvernement à agir est assorti d'un retour régulier devant le Parlement. Cela est conforme à notre conviction d'une nécessaire association des parlementaires à la gestion de cette crise.
C'est notre devoir démocratique aussi. Et c'est ce que nous faisons depuis le début de cette crise. Ces derniers mois, nous avons, vous le savez, débattu et discuté de nombreuses heures devant le Parlement, qu'il s'agisse de la stratégie de vaccination ou de textes liés à cet état d'urgence sanitaire.
Lors du dernier examen, l'état d'urgence sanitaire avait été prolongé jusqu'au 16 février. Nous devons donc être prêts et disposer de moyens adaptés face à la crise. C'est ce que permet ce projet de loi qui prolonge donc l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin.
Il permet de prendre des mesures qui s'imposent pour freiner l'épidémie. Ensuite, nous nous sommes également penchés sur le projet de loi autorisant la ratification de l'accord portant extinction des traités bilatéraux d'investissement entre Etats membres de l'Union européenne. Un traité bilatéral d'investissement est un traité conclu entre deux Etats qui encadrent les investissements entre eux et qui permettent souvent le recours à l'arbitrage en cas de difficulté.
Et l'arrêt Achmea de la Cour de Justice de l'Union européenne a mis fin à ce type de traité entre Etats membres de l'Union. Et cette décision permet d'assurer que le droit de l'Union européenne s'applique uniformément et partout. Et puis le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a présenté un texte relatif au système des ressources propres de l'Union européenne C'est un texte extrêmement important, historique.
Et je veux vraiment le dire. Il permet à l'Union Européenne d'emprunter en son nom 750 milliards d'euros et ainsi de mettre en place un plan de relance exceptionnel dont bénéficient tous les Etats membres. C'est une étape décisive dans la construction européenne.
C'est la preuve d'une Europe qui agit face aux crises, qui prend son destin en main, qui est capable collectivement de se mettre autour d'une table pour relever des défis historiques, comme celui que nous sommes en train de vivre. C'est le symbole d'une Europe au service des nations, car grâce à cet emprunt, vous le savez, 40% du plan de relance français sera financé par l'Europe. Voilà, mesdames, messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres et du séminaire gouvernemental auparavant.
Et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions. -Bonjour. Ania Nussbaum de Bloomberg News.
Une question économie. Le groupe canadien Couche-Tard est en pourparlers avec Carrefour pour une offre d'acquisition. J'imagine que cette actualité n'a pas échappé à l'oeil attentif du gouvernement dans la mesure où Carrefour est l'un des plus gros employeurs privés de France avec environ 100 000 CDI dans le pays.
Comment est-ce que le gouvernement accueille-t-il cette offre de la part de Couche-Tard ? -Alors c'est une actualité qui n'a évidemment pas échappé à l'oeil attentif du ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire. Mais pour ce qui est du porte-parole du gouvernement, je n'ai pas de commentaires à faire ou de réponse à vous apporter.
En revanche, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance répondra à vos questions sur le sujet par l'intermédiaire de son équipe. -Bonjour. Laurence Benhamou de l'AFP.
Alors j'ai deux questions. D'abord sur le séminaire. Est-ce que vous avez un peu listé les réformes que le gouvernement et le président comptent effectivement faire dans les derniers 18 mois du quinquennat ?
Notamment sur les retraites et le grand âge, qui étaient quand même les deux réformes en suspens ? Et deuxième question sur la vaccination. Si on arrive à un million fin janvier, au rythme d'un million par mois, ça ferait 3 ans pour vacciner 30 à 40 millions de Français.
Donc j'imagine qu'il y a une accélération prévue. Et si oui, est-ce que vous avez une idée du calendrier ? Puisque maintenant certains pays commencent à fixer des échéances beaucoup plus précises sur quand ils pensent avoir vacciné la plupart ou l'essentiel des gens.
Merci. -G. Attal : Alors, sur votre première question, je rappelle l'objectif de ce séminaire : partager ensemble les grandes priorités du gouvernement dans les mois qui viennent.
Nous avons d'abord abordé la question de la gestion des crises : crise économique, crise sanitaire, et évidemment les difficultés sociales. C'était la première partie de ce séminaire. Ensuite, nous avons abordé les réformes et le projet de transformation qui seront portés dans les prochains mois, qui sont déjà à l'agenda, avec une discussion politique sur d'autres projets qui pourraient être reportés.
Nous avons ensuite abordé la question de l'évaluation et des résultats avec la présentation du baromètre que ma collègue vous a présenté et puis un point su la présidence française de l'Union européenne. D'ailleurs je l'ai pas mentionné dans mon compte rendu tout à l'heure, mais ça a été un point important de ce séminaire qui nous a permis de partager sur nos grandes priorités dans le cadre de cette présidence française. Evidemment la question de l'agroécologie, la question du contrôle de nos frontières et la question migratoire, la question économique et financière seront nos grandes priorités dans le cadre de cette présidence française.
Mais là aussi, à l'occasion d'une communication, il y a quelques semaines, j'avais eu l'occasion d'en parler devant vous. Vous citez deux réformes : la réforme des retraites et la retraite du grand âge et de l'autonomie. Evidemment qu'elles ont été abordées à l'occasion de ce séminaire.
Je le disais à l'instant, la grande priorité des prochaines semaines, c'est la gestion de la crise sanitaire et de la crise économique. Il y a un certain nombre de réformes évidemment qui sont inscrites, notamment au Parlement, qui vont se poursuivre. Des réformes qui ne dépendent pas du Parlement et du législatif mais qui vont être menées, notamment le Beauvau de la sécurité.
Pour le reste, il y a des réformes qui avaient été engagées et qui évidemment restent à l'agenda de ce quinquennat dès lors que nous serons parvenus à maîtriser l'épidémie dans notre pays et la situation sanitaire. La crise sanitaire n'a pas balayé la nécessité de réformer, de transformer notre système de retraite, bien au contraire. Bien au contraire, dans les inégalités qu'elle a révélées face à la retraite, dans des questions financières et économiques évidemment aussi.
Et donc je vous dis que sur ces deux réformes que vous avez évoquées, elles restent évidemment à l'agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre, mais je pense que les Français comprennent bien qu'aujourd'hui, notre boussole, c'est évidemment la gestion de cette crise sanitaire et leur protection face à ce risque. Sur la question de la vaccination que vous avez abordée, je rappelle que la stratégie vaccinale a été présentée par le 1er ministre devant le Parlement le 16 décembre dernier, qu'il y a eu ensuite un certain nombre de conférences de presse qui ont été faites, et qui ont exprimé clairement notre objectif. Evidemment, on a toujours été très clairs sur le fait que la première phase, la première étape du mois de janvier était une première étape avec un nombre de doses que nous recevons qui est le même que nos voisins européens mais qu'ensuite, parce que nous allons recevoir davantage de doses et parce que nous l'espérons, un certain nombre de vaccins qui promettent d'autres modes de conservation et de transport que le vaccin Pfizer, BioNTech.
C'est-à-dire la possibilité de le dispenser plus largement en ville. Nous pourrons évidemment aller sur un autre rythme, puisque comme vous le dites, effectivement, si on plaquait ce rythme-là sur l'intégralité de la campagne vaccinale, nous n'atteindrions pas nos objectifs qui sont, je le rappelle, de vacciner 15 millions de personnes vulnérables dans les prochains mois. Ce sont les deux premières phases.
Et évidemment, si nous pouvons aller plus rapidement, plus vite, parce que nous recevons les doses pour cela et parce que nous avons vacciné nos publics prioritaires, nous le ferons bien évidemment. Mais sur ces questions-là, comme sur l'épidémie de Covid-19 et la gestion de l'épidémie, le 1er ministre et le ministre de la Santé auront l'occasion de revenir sur ce point lors de la conférence de presse de demain. J'imagine qu'il y a quand même d'autres questions sur le sujet.
Donc je vais essayer d'y répondre. -Justement pour poursuivre, pas sur la crise sanitaire, mais sur la réforme des retraites, celle de la dépendance aussi, vous dites elles restent à l'agenda et nous les remettrons sur la table dès lors que nous serons sortis de la crise sanitaire. Si l'on croit le président, ça sera pas avant au moins, au mieux la fin de l'été.
Ca laissera très peu de temps pour mener des réformes aussi importantes et complexes. Pour parler clairement, est-ce que vous voulez réserver pour un éventuel second quinquennat ? -G.
Attal : Franchement, je crois avoir été assez transparent sur notre état d'esprit vis-à-vis de ces réformes. Ca reste une priorité pour nous de ce quinquennat, l'agenda de ce quinquennat, parce que nous l'avons porté dans le cadre de la campagne électorale, parce que ce sont des réformes qui sont nécessaires et parce qu'encore une fois, la crise sanitaire n'a pas balayé leur nécessité, bien au contraire. Maintenant, encore une fois, je pense que les Français peuvent comprendre qu'aujourd'hui, c'est la gestion de l'épidémie et la relance de notre économie qui sont notre grande priorité.
Je ne peux pas vous dire quand l'épidémie sera derrière nous. Evidemment, je souhaite, comme nous tous que ce soit le plus rapidement possible, et nous faisons tout pour. Et l'arrivée du vaccin est un immense espoir pour nous permettre d'y parvenir dans les prochains mois.
Et dès lors que nous y serons parvenus, nous pourrons reprendre un certain nombre de réformes. -Sylvie Corbet. AP.
Ca fait maintenant une dizaine de jours que le couvre-feu a été étendu à 18h dans certains départements. Est-ce que vous avez fait une évaluation de la mesure ? Et en clair, est-ce que c'est l'apéro entre amis qui est visé ? -G.
Attal : Alors d'abord, oui. Je rappelle que le couvre-feu, en tant que tel, a été examiné, a été évalué par des scientifiques. Il y a eu une étude de Santé Publique France sur le couvre-feu qui avait été mis en place avant le deuxième confinement, donc à la fin octobre, et qui a montré que le couvre-feu était un instrument efficace pour lutter contre la circulation du virus, précisément, parce qu'il permet de limiter les interactions sociales que l'on peut avoir en fin de journée dans les domiciles privés par exemple.
Et donc le choix d'avancer ce couvre-feu à 18h dans un certain nombre de départements vise évidemment à limiter encore davantage ces interactions. C'est une décision difficile, qui est difficile pour les Français concernés, difficile pour les commerçants. Evidemment, nous l'avons en tête et quand nous prenons ce type de décisions, nous les prenons, parce que c'est nécessaire pour des raisons sanitaires et pour freiner la circulation du virus dans notre pays.
Je rappelle qu'il y avait eu un précédant, même si je fais toujours très attention en comparant les territoires de la République, qui ont chacun leur spécificité, mais en Guyane, nous avions annoncé le couvre-feu dans l'après-midi à l'époque où il avait été mis en place, et on avait vu des effets très forts. Pour répondre à votre question très concrètement, disons le plus concrètement possible, tout en sachant que demain, c'est des sujets sur lesquels Olivier Véran, notamment, pourra revenir, nous avons abordé cette question de l'évaluation et de l'impact du couvre-feu à 18h dans les départements où il a été mis en place il y a maintenant un certain temps. Je crois que c'était le 2 janvier.
Et ce qui nous été rapporté par le ministre de la Santé, c'est que manifestement, il y a un effet sur la circulation du virus de l'avancement du couvre-feu à 18h, et ce qui nous a été démontré ce matin à l'appui de données et de statistiques, c'est que dans les départements où le couvre-feu a été avancé à 18h, au tout début du mois de janvier, la circulation du virus est moins importante que dans d'autres départements français. C'est-à-dire qu'il croît moins vite. La dynamique de croissance du virus est moins rapide que dans d'autres territoires mais évidemment, c'est trop tôt pour mesurer pleinement et absolument les effets.
Il y a un certain nombre de départements qui ont rejoint cette liste cette semaine. Et ensuite, évidemment, ça n'est pas suffisant aujourd'hui pour observer une décrue de l'épidémie dans notre pays puisque, vous le savez, nous sommes encore à un plateau qui a tendance à augmenter avec aujourd'hui en moyenne, 17 ou 18 000 cas par jour. -Bonjour.
Adrien Beck. Europe 1. Ce matin, le professeur Delfraissy a évoqué la possibilité d'un retour à la normale après l'épidémie à partir du mois de septembre.
Vous nous annoncez que l'état d'urgence sanitaire sera prorogé jusqu'au 1er juin. Dans ces conditions, est-ce qu'il est possible que le calendrier pour les élections locales du mois de juin soit modifié ? Et autrement dit, est-ce qu'il est possible de faire campagne pour des élections régionales alors qu'on sera encore en état d'urgence sanitaire ? -G.
Attal : Alors sur ce point-là, vous savez que nous avions confié une mission à M. Debré, qui a consulté l'ensemble des formations politiques à la fin de l'année dernière et qui a remis un rapport avec une proposition qui a fait consensus chez les forces politiques pour reporter les échéances et les élections départementales et régionales au mois de juin prochain. Il me semble que dans ce rapport et dans les annonces qui ont été faites par le Premier ministre au moment où il a annoncé reprendre cette proposition, il ait dit qu'il y aurait un point d'étape sur le sujet, et puis la date exacte en question, le mois en question, mais qui interviendra.
Aujourd'hui, il est prévu que ces élections aient lieu au mois de juin, comme ç'a été proposé par Jean-Louis Debré et décidé par le gouvernement. J'ai pas d'autres informations que celle-là. Et d'ailleurs le projet de loi va être présenté je crois très prochainement au Parlement pour adopter ce report. -Quel est le degré d'inquiétude de l'exécutif vis-à-vis des variants du virus britannique et sud-africain ?
Est-ce que cela pourrait nous donner à terme des mesures de limitation transfrontalière ? De quelles informations est-ce qu'on dispose sur ces fameux variants ? Circulation aussi sur le territoire. -G.
Attal : Sur ce point, Olivier Véran a eu l'occasion d'aborder ce sujet, notamment hier devant le parlement, puisqu'il était auditionné par les commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il y a une préoccupation et une vigilance absolue de notre part vis-à-vis de ces variants. C'est-à-dire le variant VoC 2020 dit "variant britannique", et le variant 501 dit "variant sud-africain".
Une vigilance qui nous a conduits, vous vous en souvenez, à être l'un des premiers pays en Europe à fermer les frontières avec le Royaume-Uni, avec une suspension totale de toutes les traversées pendant 48 heures, le temps de mettre en place un nouveau protocole sanitaire. Il faut être extrêmement clair aujourd'hui sur la situation vis-à-vis des frontières de notre pays. Les frontières extérieures à l'Union Européenne sont fermées dans leur quasi-totalité, à l'exception de quelques pays dits "verts", qui le sont pour des raisons objectives.
Mais dans la quasi-totalité des autres pays, ne peuvent venir et rejoindre notre pays que ceux qui ont la nationalité française ou qui ont un titre de séjour valable ou un motif valable. Evidemment, c'est extrêmement limité. Et dans ces cas-là, il y a un test obligatoire, au départ ou à l'arrivée, pour garantir que ces personnes ne soient pas porteuses du virus, et évidemment des mesures d'isolement qui sont recommandées le cas échéant.
Ensuite, la question... ce que je comprends de votre question, c'est que vous abordez aussi la question des frontières internes à l'Union européenne.
Sur ce point-là, on a toujours été extrêmement clairs sur le fait que c'est une réflexion que nous avons en coordination avec la Commission européenne et avec nos voisins. Par principe, et précisément lorsqu'on est dans une situation comme la situation que nous connaissons avec le variant VoC 2020 qui s'est largement diffusé en Grande-Bretagne, et qui fait apparaître un certain nombre de cas en Europe, les choses peuvent toujours être amenées à évoluer et des discussions ont toujours lieu en ce sens. -Comment est-ce que ça peut faire évoluer la situation sanitaire en France ?
Parce qu'Olivier Véran, je crois que c'est lui, a parlé d'une pandémie dans la pandémie. -Je ne crois pas que ce soit Olivier Véran. -Quel est le degré d'inquiétude en tout cas ? -Olivier Véran s'est exprimé sur le sujet hier.
Il a donné un chiffre que nous avons à date qui est que 1% des tests PCR qui ont été réalisés détectent ce variant dans le diagnostic. Nous avons une vigilance absolue et avec évidemment une attention particulière lorsque des cas sont détectés. Au respect de l'isolement et à la remontée des chaines de contamination et des cas contacts pour pouvoir aussi les informer et les isoler. -Est-ce qu'on a déjà des prévisions sur la propagation de ce variant ? -Sur ce point, je préfère laisser mon collègue de la Santé s'exprimer demain lors de la conférence de presse. -Merci. -Bonjour.
Anne Bourse. France Télévisions. Qu'en est-il de la réforme de l'assurance chômage qui, on a dit, devait faire son retour aussi au printemps ?
Et concernant... le rapport qui a été remis du Conseil d'analyse économique qui préconise notamment de moduler les allocations chômage en fonction du contexte économique, est-ce que ça retient votre attention ?
Est-ce que le gouvernement est prêt à aller dans cette voie ? -Sur le premier point, les choses sont, je crois, assez claires. La ministre du Travail a eu l'occasion d'en parler récemment.
La réforme de l'assurance chômage a été différée dans son application, et on peut bien le comprendre, face à la crise économique qui découle de la crise sanitaire. Elle est aujourd'hui prévue pour entrer en application au mois d'avril je crois. Vous avez dit au printemps.
Je crois que c'est avril. Et dans l'intervalle, il y a une discussion, une concertation avec les partenaires sociaux pour son application. Evidemment nous poursuivons les grands objectifs et les grands principes de cette réforme.
Mais peut-être qu'elle peut être adaptée au regard des circonstances. Et c'est exactement le travail qu'est en train de mener Elisabeth Borne sur ce point. Sur la proposition que vous évoquez, je n'en ai pas moi-même connaissance, mais par principe, évidemment d'une manière générale et particulièrement en ce moment, nous regardons avec beaucoup d'intérêt et d'attention toutes les propositions qui peuvent être faites pour répondre à cette crise... -Moduler les allocations chômage en fonction du contexte économique, ça, ça fait partie... -Je fais une réponse de principe sur le fait qu'on regarde toutes les propositions qui nous sont faites.
C'est à la ministre du Travail de s'exprimer sur cette proposition en tant que telle que je n'ai pas entendu aborder dans une réunion que j'ai pu avoir avec elle ou avec mes collègues. Et donc je... je ne donnerai pas mon avis personnel sur ce point. -Bonjour.
William Galibert. RTL. Sans lever le voile sur les annonces qui seront faites demain, est-ce qu'il a été discuté ce matin de l'opportunité de prendre des mesures à l'échelle des territoires, des départements, comme il a été fait jusqu'à présent ou est-ce qu'il faut passer à peut-être des choses annoncées nationalement ? -Les deux sont évidement tout à fait possibles.
Vous avez vu qu'il y a aujourd'hui, dans notre pays, à la fois des mesures de portée nationale et des mesures de portée locale. Il y a des mesures de portée nationale. Je pense au couvre-feu à 20h, je pense au télétravail très fortement recommandé, obligatoire lorsqu'il est possible dans nos entreprises, et puis il y a des applications locales, des mesures locales.
Je pensé évidemment aux départements qui sont passés à 18h en couvre-feu. Et c'est tout à fait une logique qui peut se poursuivre. Je ne parle pas des mesures en tant que telles, je parle du fait d'avoir à la fois un socle de mesures nationales et des renforcements au niveau local si c'est nécessaire. -Bonjour.
Loïc Signor. Cnews. Gérald Darmanin, Olivier Dussopt, Alain Griset, Eric Dupond-Moretti, Sébastien Lecornu, 5 ministres visés par une enquête judiciaire.
Plus de 10 ministres depuis le début du quinquennat ont été visés par la justice. Ca ne veut pas bien sûr dire qu'ils sont condamnés ou qu'ils ont été condamnés. Mais est-ce qu'à l'heure où on dresse le bilan des réformes, celle de la transparence voulue par le président de la République et du changement des usages en politique pour rétablir le lien de confiance entre les Français et la politique, est-ce un échec aujourd'hui selon vous ? -G.
Attal : Ecoutez. Moi, j'ai été élu député en 2017. J'étais pas au gouvernement à l'époque.
Une des premières lois que j'ai eu à voter, en tant que parlementaire, c'était la loi sur la transparence de la vie publique avec un certain nombre de mesures extrêmement importantes qui ont été adoptées sur la séparation des activités que l'on peut avoir : professionnelles et des activités politiques avec l'interdiction de recruter un membre de sa famille comme collaborateur parlementaire, avec un certain nombre d'autres mesures qui étaient attendues je crois depuis longtemps par notre démocratie, par les Français, pour la confiance précisément dans la vie publique. Je vous remercie d'avoir rappelé que faire l'objet d'une enquête ne veut pas dire être coupable. Il y a la présomption d'innocence qui s'applique évidemment dans notre pays.
Et vous comprendrez évidemment que je n'ai pas de commentaires à faire sur l'ouverture d'enquête sur qui que ce soit dans notre pays. La justice est indépendante. Elle fait son travail.
Et je crois précisément que si je faisais l'inverse, là, peut-être que vous pourriez faire des commentaires sur la confiance que l'on apporte à nos institutions et à la démocratie dans notre pays. -Bonjour. Anthony Lattier.
Une question sur un tout autre sujet. Sur la politique des visas. Il y a deux députés de la majorité qui ont déposé un rapport aujourd'hui sur le sujet.
Ils disent en gros que la révolution de la mobilité promise par Emmanuel Macron à Ouagadougou n'a pas eu lieu. Et ils s'inquiètent notamment du fait qu'il y a un point de déséquilibre du ministère de l'Intérieur dans la délivrance des visas. Est-ce que vous seriez prêts, à ce que, comme ils le demandent, le ministère des Affaire étrangères soit plus impliqué sur ce sujet.
Et est-ce que le gouvernement est prêt à délivrer des laisser-passer pour les bénéficiaires du regroupement familial pendant la crise sanitaire ? Il y a par exemple 800 Sénégalais qui attendent en ce moment. -G.
Attal : Alors vous abordez un rapport qui a été remis aujourd'hui ? -Ce matin. -Ce matin.
Dont je n'ai évidemment pas pu prendre connaissance, puisque je suis depuis ce matin en réunion en Conseil de défense, Conseil des ministres, et séminaire gouvernemental. Donc je ne peux pas vous faire de commentaires sur le rapport, si ce n'est qu'évidemment, la crise sanitaire et son impact depuis maintenant un an a évidemment un impact sur les mobilités dans le monde, et y compris donc sur la délivrance de visas par notre pays, même s'il y a eu des objectifs extrêmement forts assumés et affirmés du président de la République dans son discours d'Ouagadougou, notamment avec le dispositif passeport talent précisément pour accompagner aussi le développement des pays africains, ce qui est en parfaite résonnance avec le projet de loi que je vous ai présenté il y a quelques semaines sur l'aide publique au développement pour aider et soutenir nos partenaires africains pour leur développement. Pour ce qui est des propositions plus précises, je n'ai pas aujourd'hui de réponse à vous apporter. -Merci. -Simon Le Baron.
France Inter. Encore une question sur la situation sanitaire. Vous avez, j'imagine, eu sous les yeux ce matin en Conseil de défense les chiffres qui vous donnent une idée plus précise des conséquences des fêtes de fin d'année, en particulier le 31 décembre qui préoccupait beaucoup le gouvernement.
Est-ce que ces chiffres confirment ou semblent confirmer que les effets ne sont pas aussi catastrophiques que redoutés ? Et en conséquence, est-ce que demain, les mesures qui seront annoncées, même si je sais bien que vous ne pouvez pas les dévoiler aujourd'hui, voilà, est-ce ces chiffres peuvent laisser penser que les mesures ne seront pas aussi drastiques là encore que redouté ? -Vous savez bien qu'il y a une conférence de presse demain, et je vous remercie de chercher à m'emmener le plus loin possible dans le teasing de ce qui pourra être annoncé demain.
Par ailleurs, je conçois parfaitement que vous souhaitiez avoir les réponses à ces questions aujourd'hui et que plus largement, les Français souhaitent avoir ces réponses. Ils entendent énormément de choses qui circulent dans les médias. Des pistes qui circulent, des pistes qui seraient explorées, parfois des décisions qui seraient prises sans qu'on sache, nous vraiment, le gouvernement, qui a pu communiquer sur le fait que cette décision aurait été prise, mais je comprends que ça peut être très difficile pour les Français d'y voir clairement dans ce contexte-là.
Pour ces raisons, je ne vais pas, moi, commencer à donner des informations partielles ou à déflorer une communication qui sera faite le plus clairement possible par le président et le 1er ministre demain. Ce que je peux vous dire, en revanche, parce que là, c'est très clair, et Olivier Véran s'est exprimé sur le sujet à l'Assemblée nationale. On en a reparlé ce matin, que ce soit en Conseil de défense ou en Conseil des ministres, l'épidémie circule dans notre pays.
Elle circule moins fort et moins vite que chez la plupart de nos voisins aujourd'hui. La France a un des taux d'incidence aujourd'hui les plus faibles en Europe, en tout cas, chez nos principaux voisins, parce que les Français ont fait des efforts, parce qu'on a pris les mesures nécessaires au moment où c'était nécessaire, notamment un confinement où à l'époque, un certain nombre nous avait dit qu'on en faisait trop. La preuve, c'est qu'on a pris la bonne décision au bon moment, puisque l'épidémie a fortement diminué ensuite.
Ce qu'on constate néanmoins, c'est qu'entre je crois début décembre et aujourd'hui, le taux d'incidence dans notre pays a doublé. Il n'y a pas eu d'augmentation exponentielle, y compris ces derniers jours à l'occasion des post-fêtes de fin d'année. Nous sommes sur, ça, Olivier Véran l'a très bien expliqué, un plateau qui a tendance à monter sans qu'on ait aujourd'hui une hausse exponentielle, un décrochage dans l'épidémie.
Mais évidemment, nous sommes extrêmement vigilants. Vigilants face aux conditions hivernales, face à la situation que nous voyons chez nos voisins, face aux variants qui circulent partout dans le monde, et pour lesquels des cas ont été détectés en France, évidemment quand nous considérons qu'il faut prendre des mesures pour continuer à freiner le virus, continuer à protéger les Français, nous les prenons. Et c'est dans cet esprit que le 1er ministre et le ministre de la Santé interviendront demain.
Merci beaucoup. -A la semaine prochaine.