Love Coaching : faut-il payer pour être aimé ?
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France Inter Bonjour, bienvenue dans le débat de midi sur France Inter. Ce matin, nous sommes dans la tête de Astrid, célibataire, depuis que Thomas l'a quittée par texto. Ce soir, elle est seule sur son canapé, elle scrolle sur son téléphone, et là, entre deux réels de chat et une pub pour du mascara, elle tombe sur cette vidéo. Récupère ton ex en 21 jours. Deviens une femme fatale, souveraine et désirée. Le silence radio, c'est l'arme absolue. Il reviendra. Mais si, et seulement si, tu suis le plan. C'est un love coach et il a des millions d'abonnés. Il a une promesse qui fait rêver, l'amour, ça se calcule, ça se manage.
Astrid hésite deux secondes, elle clique, et là, bim, 240 euros la séance. Cyrano lui faisait ça gratuitement sous un balcon. En France, 18 millions de personnes sont célibataires, 49% se disent en burn-out amoureux. Et pendant que les cœurs se serrent, le business, lui, se porte à merveille. 750 millions d'euros pour le seul marché du coaching en France. Alors, peut-on vraiment apprendre à aimer ou à se trahir l'amour ? Le love coaching est-il une réponse à la solitude de masse ? Un commerce de la détresse ? Et surtout, quand Roméo récite un texte écrit par son coach, « Qui, Juliette, embrasse-t-elle vraiment ? » On en débat jusqu'à midi 45. France Inter, le débat de midi, Paola Puérari.
Et ce débat vous anime déjà, passion auditeur. Vous êtes nombreux et nombreuses à nous écrire sur le WhatsApp de l'émission au 01 45 24 7000. Clara nous confie « J'ai payé 800 euros de coaching amoureux et il n'est jamais revenu. » Mais bon, j'ai compris des choses sur moi et Marc s'interroge. On prend bien des cours de méditation. Pourquoi l'amour serait la seule discipline où on s'obstine à rester autodidacte ? Et si vous aussi, vous avez consulté un love coach, ou si vous trouvez ça complètement absurde de payer des Machiaveles du sentiment, vous nous appelez 01 45 24 7000. Et pour en débattre, on a dans ce studio une femme qui observe depuis 20 ans nos vies amoureuses.
Bonjour Thérèse Argaud. Bonjour. Vous êtes sexologue, thérapeute de couple, et vous venez de lancer votre propre application d'intelligence relationnelle. Quand tu ne sais plus quoi faire, tu demandes à Thérèse « L'amour coaché par une IA », c'est vous, on va le dire tout de suite. 25 euros par mois, c'est le prix pour apprendre à se faire désirer ?
Oui, parce que c'est une valeur tout ça. Et je pense qu'effectivement, aimer, ça s'apprend. Et là, c'est un peu une petite séance de rattrapage pour tous les adultes qui n'ont pas eu ces fameuses séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, et qui arrivent à l'âge adulte avec peu de connaissances pour savoir comment aimer et se laisser aimer.
L'amour, ça s'apprend, ça se finance aussi. Constance Villanova, bonjour. Bonjour Paola. Vous êtes journaliste, scrolleuse, invétérée à la pointe des nouvelles tendances pour France Info, auteure de Vivre pour les Caméras, qui vient de sortir d'ailleurs en livre de poche. Votre verdict sur le love coaching ? C'est un business du désespoir pour moi. Ces coachs, on les trouve quand on est à terre, et c'est aussi souvent dans leur intérêt qu'on y reste. Tout ça pour un certain prix. En fait, je trouve qu'on recycle un folklor assez patriarcal. Fuis-moi, je te suis, etc. Et on le transforme en prestation de service. Donc, je ne suis pas hyper pour, comme vous pouvez l'entendre.
Alexandre Lacroix, bonjour. On va voir si vous arrivez à départager ces deux femmes. Bonjour, vous êtes directeur de Philo Magazine. Vous avez écrit un livre qui s'appelle « Apprendre à faire l'amour ». En fait, finalement, vous êtes un peu un love coach, Alexandre Lacroix ?
Exactement, mais je pense que aimer, ça s'apprend, mais que ça s'apprend très bien dans les livres. Par exemple, sur le cas d'Astrid, qui ouvrait l'émission. Donc, il est parti. Elle peut, effectivement, dépenser 240 euros pour un love coach sur Instagram. Mais il y a un petit bouquin qui ne lui coûtera même pas 10 euros, « De l'amour » de Stendhal, qui donne un conseil extrêmement efficace. Il dit que quand l'être aimé est parti, il y a une erreur à ne pas faire, c'est lui courir après. Lui courir après, c'est complètement contre-productif. Par contre, ce qu'il faut faire, dit-il, c'est boire du champagne en bonne compagnie.
Boire du champagne en bonne compagnie. On a envie d'ouvrir un peu de champagne, finalement. En tout cas, il va y avoir des coups de foudre dans ce plateau, c'est sûr, dans ce studio. Dans un instant, on sera en ligne depuis Miami, avec la star des love coachs, Alexandre Cormont, dont les vidéos cumulent 500 millions de vues. Alors lui, sa méthode, c'est le silence radio, la psychologie inversée. Il vous aide même à écrire des SMS type arnaque ou pas. Donnez-nous votre avis au 01-45-24-7000. Est-ce qu'on peut optimiser sa relation comme on optimise sa carrière ? Vous avez deux minutes pour nous appeler, seul ou en couple. Nous, on écoute Lonely The Fuckers.
France Inter, il est midi 11, c'est le débat de midi. On parle d'amour avec vous aujourd'hui. Faut-il se faire coacher pour être aimé ? Quand l'amour tombe en panne, y a-t-il des dépanneurs ? Et merci, parce que vous êtes vraiment nombreux à nous écrire. Alors, vous êtes plutôt pour les love coachs. Jérôme nous dit, j'ai pris un coach en séduction. Résultat, je suis tombée amoureux de ma coach. Est-ce que ça compte comme une réussite ? T'il dit après mon divorce. Un coach m'a aidé à reprendre confiance en moi. Ce n'était pas fait pour être aimé des autres, mais pour m'aimer moi-même. Aucun regret. Martin, lui, est plutôt dubitatif.
Il dit 80 euros la séance pour apprendre à envoyer un premier message. À ce prix-là, est-ce qu'il écrit aussi les demandes en mariage ? Et Paul finit en disant, moi, je n'ai pas besoin de coach, j'ai ma mère. Et elle me rappelle à chaque repas de famille que je suis toujours célibataire. On en débat avec vous, Thérèse Argaud, sexologue et thérapeute, la journaliste Constance Villanova et le philosophe Alexandre Lacroix. Alors, pour ceux qui ne sont jamais tombés sur un love coach, il y en a plein les réseaux sociaux, on va vous donner quand même un petit échantillon pour voir à quoi ressemblent leurs conseils.
Vous vous accrochez comme ça à quelqu'un qui ne veut pas de vous, vous espérez que ça fonctionnera un jour, mais moi, je vous le dis, ce n'est pas possible.
Une femme dark énergie ne court jamais après un homme. Elle arrive à créer du désir. S'il est froid avec toi, c'est qu'il est chaud avec une autre. Dis-toi qu'il y a une autre femme pour qui il répond dans la minute. Et toi, il ne calcule pas. Respecte-toi. Tu te demandes pourquoi le silence radio que tu as installé fait aussi mal. Si c'est toujours la bonne chose à faire, écoute-moi bien, tu ne dois pas craquer. Dans mon accompagnement, on ne bosse pas juste sur récupérer son ex. On bosse sur toi. On déconstruit cet attachement anxieux. Et surtout, cette fois-ci, on crée une vraie relation stable, saine et qui tient dans le temps.
Ça a l'air d'être la formule magique quand même, Thérèse Argot. C'est quoi ? Comment est-ce qu'on devient une femme souveraine, fatale, qui fait accourir les hommes ? Dark énergie, dit le coach Alexandre Cormon qui sera avec nous au téléphone dans un instant.
On va distinguer quand même deux façons d'accompagner. C'est love coach, c'est des gens qui s'improvisent professionnels de la relation amoureuse. Et ces gens-là, en général, n'ont aucun diplôme, aucune formation, mais ils ont leur propre expérience. Et puis, ils ont bien compris ce qui fonctionnait pour faire du business. Ceux-là, moi, je suis assez opposée à cette pratique qui, évidemment, surfe sur le malheur des gens. Il y a d'autres personnes, dont j'espère en faire partie, des gens qui se sont formés à l'université, dans des écoles reconnues, pour apprendre les relations, comment est-ce qu'elles fonctionnent.
Moi, je suis diplômée d'État, j'ai un diplôme de philosophie, je suis diplômée en thérapeute de couple, je suis sexologue reconnue dans les universités. Et comment est-ce que j'en suis venue à faire ce métier-là toute la journée depuis 20 ans ? J'avais 15 ans. J'étais au collège, j'apprenais les maths, l'histoire, la géographie, mais rien concernant les relations. Et je ne sais pas vous, mais moi, à 15 ans, on ne parlait que de ça, des relations amoureuses. Et je me suis dit, quand je serai grande, j'irai parler des choses de l'amour partout. Et c'est ce que je fais depuis 20 ans. Donc, j'interviens dans les collèges, dans les lycées, pour leur apprendre des choses sur l'amour.
J'accompagne des hommes et des femmes, des adultes, des gens qui sont en couple, des célibataires, la CTT. La semaine prochaine, j'accompagne 18 couples qui viennent dans un espèce d'écolodge, dans des cabanes dans la forêt. On va apprendre à justement se reconnecter, là où il y a une déconnexion. J'amène 16 célibataires au Kyrgyzstan, au mois d'août, pour justement apprendre à comprendre qu'est-ce qui nous empêche d'aimer ou de nous laisser aimer. Et on fait un travail en profondeur, un travail parfois même thérapeutique, avec le groupe, pour pouvoir vivre ce grand désir d'amour. Mais il faut bien distinguer qui parle.
Constance Villanova, c'est vrai qu'on apprend à écrire, on apprend à compter, on apprend à nager. Alors pourquoi est-ce qu'on n'apprend pas à aimer, finalement ? L'éducation affective, c'est hyper important, et ça devrait être au programme. En revanche, on a entendu dans le zapping que vous avez diffusé, c'est toujours à la femme de s'adapter à l'homme dans ses séances de coaching amoureux. C'est toujours à elle de jouer un rôle. Et en fait, dans ses rapports de stratégie, moi ça me pose un problème, parce qu'on ne crée pas une relation intime, on se met face à un adversaire, en fait.
Et je trouve que ça ressemble à de la manipulation, et qu'il n'y a rien qui est fait dans les discours qu'on a entendus pour bâtir une relation saine. Et à nouveau, la majorité du public visé est un public essentiellement féminin. Et à un moment, les hommes allaient chez le psy, quoi. Enfin, je veux dire, on porte toute la charge mentale. Ce n'est pas à nous d'aller vous, de retourner vous chercher. Alors, donc, vous voulez déconstruire, effectivement, ce modèle amoureux. Vous parlez d'un bras de fer, finalement, entre l'homme et la femme.
Mais est-ce que ce n'est pas la réalité, Alexandre Lacroix, directeur de Philo Magazine, dans le sens où, effectivement, on aimerait bien que ça soit l'union parfaite. Mais est-ce que l'amour, ce n'est pas quand même un petit challenge entre un homme et une femme ? Le désir, même le simple fait du désir, est-ce que ça doit forcément être comme deux aimants qui n'arrivent pas ?
Il y a un sociologue britannique, Anthony Giddens, qui avait fait un travail sur la base de très nombreux entretiens sur les métamorphoses de l'intimité aujourd'hui. Et ce qu'il a vu, et qui me paraît très juste, c'est que les gens, aujourd'hui, sont tiraillés entre deux aspirations qui sont contradictoires. C'est-à-dire que, d'un côté, il y a une aspiration à l'amour romantique qui est encore très forte. Et ça, je l'entends fortement. J'ai l'impression que c'est précisément ce que ciblent les coachs.
C'est-à-dire, en gros, ce qu'ils ciblent, c'est l'aspiration à trouver un être avec lequel je vais faire couple, je vais m'entendre, qui va, en quelque sorte, fonder ce que je suis dans son regard. Puisque c'est ça qu'on cherche dans la relation de couple. C'est quelque chose qui vient aussi consolider ou étayer sa propre identité. Et puis, en dehors de cet amour romantique, de cette aspiration à l'amour romantique qui donnerait vraiment un sens à notre vie, on a une aspiration à ce qu'il appelle une sexualité plastique. Alors, ça veut dire, ça vient du libertinage. Ça veut dire qu'on a une aspiration à vivre une grande liberté sexuelle. C'est-à-dire que...
Et d'ailleurs, l'époque, là aussi, il y a un business. C'est-à-dire qu'il y a des sites de rencontres, il y a toutes sortes d'occasions qui nous sont proposées pour avoir des dettes, des matchs, etc. Et, en fait, j'ai l'impression que les contemporains sont tous en train de négocier entre ces deux aspirations contradictoires. C'est-à-dire que c'est comme s'il fallait, en soi-même, concilier ou réconcilier un libertin et un romantique. Et, en fait, on a l'impression que... Si on n'a pas une sexualité variée, riche, avec de nombreux partenaires, on a quand même l'impression de s'ennuyer un peu et de rater sa vie.
Mais si on n'a pas un couple qui donne sens affectivement à ce qu'on est, on a l'impression de rater un peu sa vie. Donc, ce qui est bien, c'est que... Et ce serait mon conseil en tant que love coach. D'ailleurs, je vais me mettre à mon compte. Ce sera que 500 euros la séance.
Ça rapporte, Alex.
C'est seulement 500 euros pour l'heure, dans mon cas. Et Kergésistan, c'est bien, mais peut-être que je pourrais les emmener aussi, je ne sais pas, en Indonésie, tiens, sur les plages. En tout cas, quand je me mettrai à mon coach, à mon compte, ce que je dirais, c'est que, dans tous les cas, ce sera raté. C'est-à-dire que, dans tous les cas, ça ne va pas marcher, cette alliance du libertinage et du romantisme. Dans tous les cas, il va y avoir du jeu, il va y avoir du tangage, il va y avoir de la douleur et de la frustration. Et c'est aussi ça, la condition humaine et la difficulté des relations.
Moi, ce que je trouve intéressant dans ce que vous dites, Alexandre Lacroix, c'est que, que ce soit les appuis de rencontres ou, de l'autre côté, les love coachs, ce business, il se base sur le fait que le célibat serait une salle d'attente très mal vécue, que la solitude est une phase qu'il ne faut absolument pas approfondir. Et ce business, il reste stable que si être seul reste une honte. Et je trouve que c'est aussi un pas intéressant dans l'éducation affective
de raconter que le célibat, ce n'est pas une plaie, qu'on peut s'aimer soi-même, c'est très cul cul ce que je dis,
mais qu'il faut aussi arrêter de voir ça comme un sas et une honte aussi. Et pourtant, les gens ont quand même envie de sortir de cette salle d'attente. Effectivement, on a l'impression qu'ils ont envie d'être choisis. Alors, comment est-ce qu'on fait pour être choisis, voire même courtisés, voire même que votre ex revienne ? On est en ligne avec Alexandre Cormont depuis Miami. Bonjour, Alexandre Cormont.
Bonjour Paola, bonjour tout le monde.
Bonjour, alors vous êtes Love Coach, le pionnier, on peut le dire, le fondateur de la méthode Reconquête Amoureuse, un million d'abonnés sur Facebook, 700 000 sur TikTok, vos vidéos cumulent vraiment des 500 millions de vues. Et alors, qu'est-ce que vous proposez ? Par exemple, moi, si je vous dis, je veux absolument que mon ex revienne, est-ce que vous avez des techniques ?
Alors, déjà, je voudrais rebondir un petit peu sur tout ce qui a été dit auparavant parce que je pense que c'est assez réducteur sur le love coaching et sur la pratique qu'on va réaliser au quotidien. Il n'y a pas de méthode magique, il n'y a pas de méthode miracle. Si on prend la reconquête amoureuse, je pars du principe qu'il y a toujours une raison pour laquelle un couple va s'arrêter, il y a toujours une raison pour laquelle deux personnes peuvent, entre guillemets, arrêter de s'aimer. Et quand on comprend, on accepte la raison, on peut travailler dessus. Donc, ce ne sera pas une méthode qui va être, encore une fois, un miracle sur laquelle on peut sauver tous les couples.
Mais par contre, il y a des choses qu'on n'a pas apprises à l'université, qu'on n'a pas apprises à l'école, qu'on n'a pas apprises parfois par le modèle familial et c'est important d'avoir quelqu'un qui nous a porté Alors,
on a compris, il n'y a pas 100% de réussite mais néanmoins, est-ce que vous avez des petites ficelles, Alexandre ?
Après, les petites ficelles, vous en avez parlé. La première méthode qui a été appuyée par M. Lacroix, c'est la méthode du silence radio. C'est-à-dire qu'une fois qu'il y a une rupture, la première chose à faire c'est de se recentrer sur soi. Qu'est-ce qu'on fait instinctivement ? On veut harceler, on veut poser des questions, on veut tout comprendre, on veut courir après l'autre et on sait que ça, c'est une méthodologie qui va apporter peu de résultats. Pourquoi ? Parce que l'autre n'a pas envie de ça. Donc le love coaching, c'est aussi comprendre l'autre, être capable de rentrer dans son esprit, être capable de faire preuve d'empathie dans une situation qui n'est pas évidente.
Après la période de silence radio, généralement, on veut revenir et là, on revient avec un peu plus de force, soit par une lettre manuscrite, soit par une communication plus agréable. Mais le but, c'est de se dire avant d'essayer de récupérer l'autre, je me récupère moi et je vais lui montrer que je comprends comment on en est arrivé là et quelles sont les solutions pour le futur. Donc on amène juste du rationnel sur une situation qui est extrêmement émotionnelle.
Mais si Alexandre, moi je vous dis Alexandre, j'en peux plus, je craque, là j'ai vraiment envie d'envoyer un message, qu'est-ce que vous me répondez ?
Je vais répondre que c'est possible. Si vous craquez, vous souffrez dans la période de silence radio, on ne va pas l'appuyer de manière, comment dire, ad vitam aeternam.
Parce que quand j'entends vos vidéos, moi j'entends que vous coachez les gens, vraiment un peu comme si le cœur était un muscle. Vous dites, respecte-toi, tiens bon. C'est ça aussi le coaching ?
Je pense que vous déformez mes propos déjà d'une certaine façon et deuxièmement, ce que je dis justement dans mes vidéos qui sont adressées à des millions de personnes, ce n'est pas ce que je vais dire dans l'intimité de mon coach. Le silence radio, c'est une méthode prouvée, c'est une méthode qui fonctionne, c'est une méthode qui permet encore une fois de se recentrer sur soi, qui permet de se dire ok, je vais laisser passer l'orage pour pouvoir faire le point sur comment on en est arrivé là et surtout, quelle est ma part de responsabilité sans, et je le cite là-dessus parce que c'est important, sans prendre tous les torts sur le dos.
Si on était dans une relation toxique et qu'il faut récupérer son ex, bien sûr que non. Mais le silence radio, quand on me dit Alex, j'en peux plus, je dis, on va tenter un premier pas. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ils ont besoin de se soulager. Une fois qu'ils l'ont fait, ils reviennent en silence radio et ils sont mis. J'ai pu dire ce que j'avais à dire, maintenant je peux faire le travail d'aller au sport, de méditer, de faire appel à un psychologue. Je peux faire le travail sur moi parce que je me suis soulagé et je comprends.
On s'est recentré donc sur soi. J'ai bien entendu. Alors Claude, l'auditeur qui nous écrit au 01 45 24 7000 dit, moi quand j'entends le mot coach, je pense directement arnaque. Roger dit aussi, drôle d'époque, on paye des inconnus pour apprendre à ne plus être seul. Et Constance Villanova qui est avec nous en plateau journaliste, voulait vous poser une question Alexandre Cormon ? Moi, je voulais savoir si votre clientèle était essentiellement féminine parce que je suis allée sur votre site web et j'ai vu que vous vous adressez particulièrement aux femmes.
Alors, c'est une très bonne question. Ma clientèle est à 60-65% féminine, 35% d'hommes. Les hommes ne commentent pas, les hommes ne vont pas réagir sur Internet. Et viennent nous contacter dans l'infinité. Et pour revenir sur ce que vous avez dit juste avant, en fait, le but, ce n'est pas de demander à la femme de faire des efforts. Mais la femme, on lui a toujours dit sacrifie-toi pour un homme. Donne tout pour lui et va t'aimer quand il s'est même en retour. Et la majorité des femmes que je coach ou qui commentent mes vidéos me disent mais Alex, c'est faux. J'ai besoin d'exister moi en tant que femme. J'ai besoin d'être forte.
J'ai besoin de représenter une nouvelle femme pour pouvoir réattirer mon homme. Et donc, c'est pas que je leur apprends, mais je leur transmets une nouvelle vision pour leur permettre d'exister. Parce que vous, Constance, vous êtes forte, vous êtes dynamique, vous avez vos projets, vous avez votre vision professionnelle, vous avez tout. Il y a beaucoup de... Constance, vous avez tout.
Non, non, je me suis fait larguer comme une chaussette moisi et je n'ai pas tout non plus. Mais si Constance voulait justement demander vos conseils, Alexandre, c'est combien la séance ?
Comment ?
Si Constance voulait prendre vos conseils de coaching, c'est combien la séance avec vous directement ?
Je m'en doutais que la question, elle allait arriver. Moi, je suis low-cost depuis 20 ans, vous l'avez dit, je vis à Miami, j'ai un cabinet de coaching aux Etats-Unis, au Brésil, en Italie, en Allemagne. J'ai une équipe de plus de 40 personnes dans le monde entier. Si vous voulez qu'on prenne une séance de coaching, alors quand je vais vous parler de tarif, ça va vous faire lisser les poils, mais une séance de tarif d'une heure de coaching avec moi, avec un suivi, parce qu'il y a un suivi d'un mois derrière, ça va être 500 euros. Alors vous allez dire 500 euros, mais c'est une somme incroyable.
C'est vrai, il y a une séance et un suivi, parce que le coaching, ça ne peut pas être juste un moment donné, ça ne marche pas comme ça. Il faut que les gens, quand ils ont un besoin, ils peuvent m'envoyer.
Et là vous me garantissez que l'homme ou la femme revient à 500 euros quand même Alexandre ?
Jamais de la vie, je ne peux pas garantir quelque chose, je n'ai pas de contrôle dessus. Ce que je garantis, c'est un soutien. Ce que je garantis, c'est une présence.
Alexandre, vous restez avec nous parce que Pauline est avec nous au Standard depuis Limoges. Bonjour Pauline, merci d'avoir appelé la Love Radio de France Inter, 01 45 24 7000. Je crois que vous avez un témoignage à nous fournir. Oui, bonjour.
Alors effectivement, il y a 8 ans, mon mari est parti et j'ai contacté Alexandre Cormont. Donc par mail, c'est ce qu'il dit, j'ai eu un suivi par mail, etc. Et en fait,
donc en parallèle, j'ai vu une psychologue et j'ai dit à mon mari qu'on se sépare ou qu'on ne se sépare pas. Je voudrais qu'on y ait un thérapeute de couple pour mieux revenir ou mieux se séparer. Et je trouve que le Love Coach, comme vous l'appelez, c'est un peu comme un pansement gastrique. C'est-à-dire que ça va permettre d'éteindre le côté émotionnel, et un peu rationalisé, mais ça ne soigne pas les symptômes, en fait, et les causes. C'est pour ça que je trouve qu'en parallèle,
c'est intéressant d'avoir une thérapie de fond.
Merci Pauline
pour votre réaction. Thérèse Argot, thérapeute, vous répond. Oui, merci pour votre témoignage parce qu'effectivement, ce n'est pas du tout la même chose. On entend dans le coaching qu'on va donner des solutions à une problématique, un peu, on va donner des méthodes de choses qu'il faut faire ou qu'il ne faut pas faire. Et finalement, on peut agir comme des enfants en essayant de suivre un peu, voilà, un chemin tout fait. Moi, je suis personnellement très opposée à ces méthodes-là. J'encourage beaucoup plus à développer ce qu'on appelle l'intelligence relationnelle, c'est-à-dire apprendre à développer sa propre intelligence. On sait en nous-mêmes ce qui est bon de faire.
Et donc, si vous allez chez quelqu'un qui va vous dire quoi faire, moi je dis, fuyez, partez tout de suite. Si au contraire, vous allez chez quelqu'un, un thérapeute, un psychologue, quelqu'un qui est formé pour vous apprendre à écouter ce qu'il y a au fond de votre cœur, de sentir vraiment ce qui est bon pour vous. C'est-à-dire que dans l'accompagnement, moi je ne vais jamais dire aux gens ce qu'il faut faire. On a parlé effectivement de tous ces outils d'accompagnement, c'est qu'on va développer cette intelligence relationnelle et ça, ça mérite d'avoir des cours dans l'établissement scolaire et ça mérite aussi d'avoir des formations à l'âge adulte.
On continue à parler d'amour avec vous chers auditeurs 01 45 24 7000. Kader nous dit, vous parlez de l'amour comme d'une marchandise avec un service à pré-vente. Il y a de la misère dans ses justifications. Marie nous dit, pourquoi ce serait honteux de se faire aider pour ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Et Serge, je me fais une petite déclaration pour toi chère Paola, j'oublierai toutes mes ex. Moi aussi Serge, je pensais pour toi. Dans un instant, on va se demander si on envoyait tout valser, si on décidait d'être spontané au diable les techniques, un vent de folie, si vous avez une déclaration à faire.
Là maintenant, tout de suite chers auditeurs, vous nous appelez, c'est maintenant 01 45 24 7000. Vous avez deux minutes pour nous dire à qui vous pensez qui est votre roi ? Toi, toi, mon toit. Toi, toi, mon tout, mon roi. Toi, toi, mon toit. Toi, toi, mon tout, mon... Toi, mon toit. C'était Elie Mederos. Le débat de midi sur la puérary sur France Inter. Vous écoutez France Inter, il est midi 30, il vous reste 15 minutes pour nous envoyer une déclaration 01 45 24 7000. On continue à parler d'amour, à s'interroger sur ce nouveau business des love coachs. Est-ce une réponse à la solitude ? Un commerce sur nos peines de cœur ?
On en débat avec la thérapeute sexologue Thérèse Argaud, la journaliste Constance Villanova, le philosophe Alexandre Lacroix. Je vous donne un chiffre. Selon une étude de la Fondation de France, environ 12% des Français de plus de 15 ans se trouvent en situation d'isolement relationnel. Un Français sur quatre déclat se sentir régulièrement seul. Merci d'avoir écrit sur le WhatsApp de l'émission Rachel qui nous écrit de Marseille, 85 ans, qui ne comprend pas la société. Rachel qui nous dit cette société monnaie, l'amour, je trouve cela ridicule, le capitalisme tue l'amour. J'ai beaucoup de copines toutes atteintes par l'amour, toutes divorcées ou veuves.
Et il y a aussi des réactions comme Sophie qui nous dit l'amour par définition, ça ne se prépare pas. Êtes-vous bien sûr, Sophie ? On va en débattre mais on est en ligne avec Camille qui nous appelle depuis Savigny-sur-Orge. Bonjour Camille, je crois que là aussi vous êtes dubitative de cette capitalisation, commercialisation du sentiment amoureux ? Oui, c'est exactement ça.
En fait, pour moi, il y a déjà une profession qui existe avec une formation et des diplômes qui sont reconnus qui s'appellent la profession de psy. Et je pense que quand, dans sa vie, on rencontre des nœuds, des problèmes que ce soit en amour ou au travail ou dans ses relations de manière générale, en fait, quand on veut mieux se comprendre soit ses besoins, réagir à une situation qui s'est produite, à comprendre nos réactions, comment faire les choses différemment, comment se remettre en question et s'affirmer.
Soit, en fait, la première personne à aller voir, c'est un psy, un thérapeute qui a été formé pour nous aider à trouver nous-mêmes les réponses à ces questions et à nous tenir droit dans nos boxes. Et à partir de ce moment-là, on est apte à trouver l'amour.
Merci, Camille.
Thérèse Argaud, je vois, veut vous répondre. Oui, donc je suis entièrement d'accord avec ce que vous partagez, mais je pense aussi que si ça fonctionne aussi bien ces love coach, c'est qu'il y a un manque cruel d'éducation à l'amour. Et il y a quand même des choses qui s'apprennent. Je vois cette petite vidéo que j'ai faite dans une interview sur le Média Légende où Guillaume Plet me pose la question « Mais Thérèse, comment est-ce qu'on sait qu'on aime quelqu'un ? » et je lui propose la règle des 3A et des 5R.
Alors, c'est tout simple mais ça a fait des millions de vues, plus de 20 millions de vues pour savoir comment est-ce qu'on sait qu'on aime quelqu'un avec juste des petits critères tout simples. Est-ce que j'ai de l'attirance ? Est-ce que j'ai de l'affection ? Est-ce que j'ai de l'admiration ? Est-ce que j'aime avec mon corps, mon cœur et mon cerveau ? Et cette petite règle toute simple, c'est une petite clé qui nous aide à aimer se laisser aimer. Et quand je vois le succès de ce genre de vidéos, ça montre que les gens ont besoin d'être formés sur les relations. Et là, vraiment, c'est important. Autre chose est le coaching dont on parle.
C'est-à-dire que là, on va vous donner des solutions prêtes à l'emploi. Tu as ce problème, voilà la solution. Ce n'est pas tout à fait la même chose et c'est vrai que je pense que ce business-là surfe sur ce manque cruel d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Et néanmoins, je vais reprendre l'affirmation de Sophie, auditrice de France Inter. L'amour, par définition, ça ne se prépare pas. Mais est-ce que c'est vraiment vrai, Sophie ? Je vous le demande. Franchement, est-ce que là, si demain, j'appelle mon crush et je lui fais une déclaration d'amour, est-ce qu'il ne va pas avoir peur ? Est-ce que vraiment, il faut être spontané en amour ou est-ce qu'il ne faut pas être un peu stratège, Constance ? Je pense qu'on a baigné dans une société où la pop culture a fait de l'amour, quelque chose de... Oui, a créé l'amour dans quelque chose qui est de l'adversité, en fait. Les femmes veulent être l'élu du mec ténébreux toutes les séries. C'est ça.
C'est un coureur. Il n'exprime pas ses sentiments. Je vais être l'élu. Il faut déconstruire tous ces schémas-là pour avoir des relations saines. On peut ne pas préparer l'amour si on sort aussi de ce carcan-là. Et je suis vraiment d'accord avec ce que l'auditrice a dit. On peut aller voir des spécialistes et ça serait bien que les hommes s'y mettent aussi parce que c'est souvent à la charge de la femme d'aller faire une thérapie, de prendre soin de son couple. En fait, on a pathologisé quand même des comportements qui sont assez toxiques. Cet homme n'est pas évitant, c'est juste un trou du cul. Peut-être on peut aussi se dire ça et arrêter de mettre en place des techniques de manipuler.
C'est important de dire effectivement qu'aujourd'hui les relations amoureuses se cartographient avec des relations types. Il y a l'anxieux, souvent c'est l'anxieuse, on peut le dire, et il y a l'évitant, l'homme évitant, ténébreux, effectivement, qui fuit la femme. Est-ce que ça c'est vrai, Thérèse Argaud, qu'il y a des profils comme ça, des cartographies amoureuses ?
Alors, ce que vous venez de décrire, c'est assez vrai statistiquement parlant, mais moi je ne pense pas du tout que ce soit naturel, c'est quelque chose de culturel, c'est-à-dire que dans l'éducation qu'on donne aux jeunes filles et aux garçons, elle est encore très différente et donc on approche, on aborde les relations d'amour de façon différente. Moi je tiens quand même à dire une chose, c'est que dans mon cabinet ou dans les stages, les retraites que j'organise, il y a autant d'hommes que de femmes.
J'ai de plus en plus d'hommes qui suivent mon travail, qui me remercient pour l'apport que je leur propose et je trouve ça assez positif et enthousiasmant de voir que des hommes aussi viennent se former sur les sujets qui touchent aux relations. Donc en tout cas, les choses changent et je vous soutiens totalement aussi dans ce que vous dites par rapport à l'éducation à la pop culture, c'est très important de déconstruire. Alors là, je reviens, écoutez, moi je reviens en permanence sur l'importance de l'éducation en milieu scolaire, de revenir sur effectivement l'éducation à la pop culture pour prendre de la distance par rapport au modèle qu'on nous donne. Alexandre Lacroix,
on parle effectivement de cette déconstruction du masculin. Alexandre a une question pour vous, Alexandre, il dit le vrai sujet c'est que nous vivons dans une société de la performance où même l'intime doit être rentable, on ne tombe plus amoureux, on réussit sa vie sentimentale. C'est ça qui devrait nous inquiéter, c'est un homme qui vous pose la question, Alexandre Lacroix.
Oui, alors d'abord, oui c'est vrai, moi j'avais travaillé surtout sur la sexualité, alors c'est un sujet qui est lié, qui n'est pas lié, mais donc pour cet essai, apprendre à faire l'amour il me semble qu'il y a une injonction à la performance qui nous vient notamment d'un imaginaire formaté par la pornographie où on voit des acteurs absolument inépuisables résister à tout par la magie du montage vidéo et en fait ça crée un imaginaire de la performance face auquel les individus, je pense aussi aux adolescents qui avant même le premier rapport consomment pas mal de pornographie face auquel ils se sentent toujours pris en défaut ou inférieur et ça continue cette quête de performance à travers une sorte de quête de l'orgasme ou du rapport sexuel réussi mais de manière plus large pour élargir la discussion moi il me semble que ce qu'on voit apparaître à travers ces love coach ces thérapies de couple ces psys c'est qu'au fond chacun pour sa vie affective et sexuelle construit un narratif c'est à dire que on est tous en train de se raconter une histoire qu'on soit en couple marié avec des enfants ou qu'on soit un célibataire qu'on ait de nombreux partenaires ou qu'on décide volontairement d'être no sex on se raconte une histoire qui va donner un sens à ce qu'on vit au quotidien qui va nous et donc on a des espèces de chaînes de la narrativité et ce qui se passe quand on reçoit un choc par exemple une rupture amoureuse c'est que notre narratif est brisé et donc il s'ouvre là pourquoi on se met à beaucoup bavarder quand on vit une rupture amoureuse quand on se fait larguer comme une vieille chaussette comme vous avez dit quand on vit une rupture amoureuse difficile on en parle à ses proches on en parle à ses amis on en parle à ses collègues on en parle tout le temps on cherche peut-être un love coach on cherche un psy mais en fait ce qu'on fait c'est que en déversant comme ça beaucoup beaucoup de récits sur ce qu'on vient de vivre et sur la rupture on essaye de reconstruire les chaînes de la narrativité qui ont été brisées en fait pour se retrouver soi-même on a besoin de reconstruire un narratif qui a été mis en pièce par le réel et c'est pour ça qu'il me semble que c'est love coach et c'est psy je vois qu'il y a un débat sur les parts de marché qui va les rappeler mais au fond la question c'est pas ça la question c'est il faut se donner un laps de temps pour reconstruire le narratif endommagé
reconstruire le narratif c'est la question qu'on va poser à Alexandre Cormon depuis Miami qui est avec nous toujours love coach Alexandre Cormon votre avis on lit souvent effectivement ces différents profils il y a les anxieux il y a les évitants tout le monde cherche à devenir sécure est-ce que les anxieux et les évitants ça sera forcément une relation toxique c'est ça qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux
elle ne sera pas forcément toxique si on a envie de bien faire si on a envie de mettre en place de l'empathie l'un pour l'autre et des actions qui vont être effectivement un peu à l'inverse de notre naturel et c'est là où tout débat se pose est-ce qu'il faut toujours agir selon notre naturel même si ça fait souffrir l'autre moi je pars du principe que non il faut aussi travailler sur son naturel pour que la relation puisse exister anxieux, évitant ça peut fonctionner bien évidemment mais c'est pas facile et c'est pas forcément quelque chose qu'on va toujours recommander parce que ça demande un gros effort
beaucoup de questions des auditeurs Pauline vous dit moi j'ai suivi une formation devenir irrésistible en 30 jours on est au jour 847 j'attends que ça se déclenche Joël dit s'il y avait une recette pour réussir sa vie amoureuse ça se saurait depuis longtemps et enfin Etienne finit avec l'apparition de ses love coachs pour moi c'est la victoire du capitalisme qui achève de monétiser tous les rapports humains est-ce que vous comprenez ces réactions spontanées qui disent non l'amour ça ne se capitalise pas est-ce que vous comprenez ?
bien sûr bien sûr et c'est pour ça qu'aujourd'hui en fait on parle du love coaching d'aujourd'hui moi ça fait 20 ans que je fais ce métier j'ai vu l'évolution du love coaching aujourd'hui c'est pas de love coach dont on parle c'est des influenceurs des personnes qui ont pris TikTok qui ont fait une vidéo et qui discutent il faut bien différencier les deux c'est aussi le débat j'entends plusieurs fois sur le plateau aujourd'hui et je suis totalement d'accord avec cet aspect-là je ne pense pas qu'on puisse monnayer les relations amoureuses mais par contre ce que je vois c'est le souci du manque d'éducation on n'a jamais appris à s'aimer soi-même on n'a jamais appris à communiquer c'est des cours qu'on devrait avoir à l'école comme on ne les a pas à l'école moi je me suis développé en faisant des vidéos sur les réseaux sociaux des vidéos qui ont des millions de vues parce que le discours est intéressant pour des personnes mais je ne dis pas qu'il faut monnayer les relations amoureuses
et pourtant et pourtant je rappelle effectivement Alexandre Cormont une séance de coaching c'est 500 euros de l'heure vous avez été très nombreux à vouloir faire des déclarations sur le WhatsApp de France Inter 01 45 24 01 45 24 7000 bonjour Lucie merci d'appeler du Finistère bonjour vous aussi vous avez pris un love coach pour tomber amoureuse Lucie alors non absolument pas c'est vraiment ce que je voulais dire d'abord je n'ai pas d'argent pour ça non je n'ai payé personne j'étais même au pire de ma forme et pourtant vous voyez ça ne m'a pas empêché de tomber amoureuse et qu'on tombe amoureux de moi donc je suis trop contente que France Inter m'ouvre sa porte et que je puisse le clamer haut et fort sur ma radio préférée en plus merci merci Lucie du Finistère la place au standard à Chloé 27 ans de Montpellier bonjour Chloé je crois que vous aussi vous avez rencontré on dirait the one and only en anglais bref l'amour de votre vie exactement en fait je pense que l'amour
évidemment que ça s'apprend puisque pour pouvoir en tout cas aimer correctement quelqu'un il faut d'abord s'aimer soi-même mais je pense ce que je souhaite à tous les auditeurs d'internet c'est patience et mère de vertu un jour au milieu d'un grand festival j'ai rencontré quelqu'un on habitait chacun à 500 km de l'autre et c'est juste deux regards qui se sont croisés et aujourd'hui on partage notre vie et c'est juste beau voilà c'est tout ce que je souhaite à tous les Français
merci Chloé profitez bien depuis Montpellier parce que tous les Français n'ont pas votre chance on a aussi le témoignage de Louison qui nous dit fantastic timing un peu comme Constance d'ailleurs je viens de me faire quitter pas plus tard qu'avant c'était il y a deux ans
vous c'était il y a deux ans Constance
il y en a marre qu'on soit tout le temps collé que je lui demande de faire des efforts ça a amené un ras-le-bol et apparemment une perte de sentiments lui même dit être perdu ne pas savoir en tout cas il est parti et il est parti rajoute Louison avec tous ses slips Thérèse Argot un petit conseil justement pour coacher Louison qui a l'air d'être un peu comme Constance il y a deux ans c'est-à-dire chaussettes moisies c'était votre expression
en fait ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'à l'âge adulte on va rejouer des relations d'amour qui vont faire écho à des schémas qu'on a connus quand on était enfant et c'est là tout l'intérêt d'aller chez un thérapeute plutôt que chez un coach c'est pour comprendre qu'est-ce qui s'est passé quand j'étais enfant qu'est-ce que j'ai enregistré comme message qu'est-ce que j'ai vécu comme expérience qui fait que je vais rejouer ces mêmes expériences à l'âge adulte il y a en fait un écho entre l'enfance et l'âge adulte et si on ne comprend pas ça on va tomber toujours sur les mêmes profils on va revivre sans celles les mêmes schémas j'accompagne énormément de célibataires et c'est là-dessus qu'on va travailler c'est dénouer ce qui nous empêche les mieux de se laisser aimer et on est obligé de revenir un petit peu dans l'histoire et dans l'enfance retour sur l'enfance qu'est-ce que ça vient me rappeler de quand j'étais enfant qu'est-ce que ça vient vraiment me faire revivre peut-être parfois comme trauma comme difficulté et on a une opportunité à l'âge adulte de réparer ces relations qui ont été abîmées
Merci Thérèse Argot dernière réaction spontanée d'un auditeur qui vous dit Alexandre Lacroix cette question ne date pas d'hier Ovid écrivait déjà l'art d'aimer il y a 2000 ans le coach amoureux est peut-être le plus vieux métier intellectuel du monde c'est vrai c'est vieux câble amour finalement toutes ces petites ficelles
C'est vieux mais ça évolue très vite aussi c'est-à-dire qu'on ne peut pas transposer bon Ovid c'est le tout début de notre ère mais la manière dont les grecs ou les latins envisageaient l'amour et la nôtre déjà ils étaient tous ouvertement bisexuels il y avait une codification qui n'avait rien à voir le rapport entre les jeunes et les aînés n'était pas le même le détournement de mineurs était quasiment institué donc en fait à la fois on a l'impression que c'est très vieux universel etc et c'est incroyablement inscrit dans les formes que prennent nos sociétés c'est-à-dire que même si vous regardez un film des années 50 et vous regardez la manière dont les couples se parlent dont les hommes et les femmes se parlent ça apparaît des milliers d'années-lumière en arrière en fait c'est incroyable de penser que dans l'amour il y a une sorte de flamme qui boule depuis toujours et en même temps des modalités qui n'ont de cesse d'évoluer
Et on va finir avec ce conseil d'un auditeur conseil gratuit précise Christophe il ou elle vous a quitté il ou elle vous a effacé et bien c'est tant mieux c'est le destin qui vous guide vers autre chose et une personne qui vous correspond mieux Merci Christophe Merci à Thérèse Argot Constance Villanova Alexandre Lacroix d'avoir été avec nous Le débat de midi c'est terminé pour aujourd'hui mais on revient dès lundi avec une autre question vertigineuse va-t-on vraiment vivre jusqu'à 150 ans ? La recherche de l'éternelle longévité prend des formes extrêmes comme si la vieillesse était une maladie Sommes-nous sûrs de vouloir être immortel ?
On en débat avec le spécialiste de l'IA Laurent Alexandre et le psychiatre Raphaël Gaillard Rendez-vous lundi Merci à mon équipe Manon Rutin Caroline Prota nos stagiaires Lisa Vanersel et Emma Bézem à la réalisation c'était Cécile Hila à la programmation musicale Valentine Chedebois à la technique aujourd'hui Achille Hacnine et Guillaume Ficheux Sous-titrage Société Radio-Canada
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