"Est-ce courageux d'avoir une politique qui vient fragiliser des gens qui sont déjà vulnérables ?"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Est-ce que le fait d'oser l'austérité ferait de forcément de François Baoume d'état ? Plutôt l'inverse. On dit que un homme politique qui prendrait des décisions jugé forte avec un terme qui en plus de ça emploie à l'action serait forcément une bonne chose et un homme d'état serait donc celui qui prend des décisions courageuses.
Mais est-ce véritablement courageux d'avoir une politique qui vient fragiliser des personnes déjà très vulnérables ? des personnes qui sortent de 3 ans d'inflation, qui ont vu du coup leur salaire réel baisser, qui ont du mal à faire le plein d'essence, qui sautent des repas, qui arrête de se soigner parce qu'ils n'ont plus, on parlera du constat de la pauvreté en France consacrera le dernier chapitre de débat que c'est être homme d'état que d'aller davantage dans ce J'entends cet argument mais il y a quand même cette dette qui filme à chaque fois qu'on fait un débat sur le budget, je regarde là le ça s'appelle l'horloge de la dette publique 3389 milliards. Bref, on peut pas laisser filer cette dette éternellement.
Il y a bien un moment où il faut qu'on stop le débat qu'on a, c'est un débat nuant. C'est pas un débat de pile ou face ou de noir ou blanc. Et je rappelle donc la trajectoire qui nous est parioné est quasiment deux fois moins que celle qui est jugé comme étant celle d'un homme qu'il faut faire 150 milliards.
Oui. Oui. Non mais j'entends mais sauf qu'il faut faire 150 milliards d'économies en bah d'ici 2 c'est la trajectoire on s'est engagé sur cette trajectoire.
Donc si on les fait pas maintenant va falloir les faire l'année prochaine l'année électorale présidentielle franchement je sais pas qui osera. Donc c'est une question de pente en fait. Plus la pente est forte, plus elle sera donc austéritaire, plus elle cassera la croissance et elle contribuera à réduire les recettes futures.
Si elle est moins pentue, elle permettra de réduire les déficits sans avoir trop d'impact sur les classes populaires et sans casser la croissance. Le risque là où on n pas la main dessus, le gouvernement peut pas avoir, c'est sur l'évolution des taux d'intérêts. Et l'évolution des taux d'intérêt, le problème c'est que ça fait que la charge de de la dette est en train d'augmenter d'année en année, hein.
Aujourd'hui, c'est à peu près plus de de 70 milliards et on craint que ça monte jusqu'à 100 milliards, même si on peut pas le savoir parce qu'on connaît pas l'évolution des taux d'intérêts. Mais si les marchés financiers, c'est toujours la même chose, considère que on n pas la politique qu'il faut, on a un risque de sanction. Donc ça veut dire qu'on empruntera de plus en plus cher pour rembourser cette dette qu'on voyait dire que tous nos impôts, une grande partie vont servir à payer la charge des intérêts.
Faut bien les payer hein le la charge des intérêts. On peut pas faire fi de ce de ce poids. Donc en fait ça fait que un budget va être le budget de la France va de plus en plus être contraint hein par ce ce poids de la charge de la dette au lieu en fait de financer et bien sûr l'éducation, les l'avenir, la protection sociale, tout ça.
En fait, il faut garder ça à l'esprit. Les marchés financiers, pour l'instant, ils ont la ils regardent pas trop, il y a d'autres problèmes géopolitiques qui les intéressent, mais ils attendent véritablement de pieds fermes, ce qui adviendra au mois d'octobre, au moment de la mise en place du budget 2026. Et c'est à partir de ce moment-là qui pourrait sanctionner.
François Bayrou