JEAN-PHILIPPE TANGUY est face à ARNAUD MONTEBOURG sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Est-ce que le marinisme c'est le nouveau socialisme ?
- 1:25RelanceRéponse partielle
Votre programme en 2024 avait fondu comme neige au soleil parce que vous aviez un candidat, M. Bardella, qui à chaque fois qu'il rencontre un obstacle disait, finalement on va l'amender, on va le corriger.
- 4:36OuverteRéponse directe
Regardez la une du Point qui signe dette Économie Europe, comment mener un pays à sa perte, avec le visage de Marine Le Pen. Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que si Marine Le Pen est élue, elle va mener le pays à sa perte ?
- 11:58OuverteRéponse directe
Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que Marine Le Pen, c'est l'héritière de Charles de Gaulle ?
- 14:10RelanceRéponse directe
Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que c'est bien sérieux pour un parti qui se présente comme le parti de l'ordre, effectivement d'avoir une candidate qui dit ça et c'est à peu près la défense de tous les prisonniers ?
- 19:39RelanceRéponse directe
Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. Est-ce que c'est bien sérieux pour un parti qui se présente comme le parti de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Je pense que le marinisme, en tout cas dans notre analyse et dans l'analyse que fait Marine Le Pen, c'est une forme gaullienne de la politique, c'est-à-dire le dépassement de la gauche et de la droite, une vision sociale qui n'est pas forcément heureusement du socialisme. »
- 1:32Invité politiqueFait
« En 2026, vous avez proposé un contre-budget, d'ailleurs je crois que vous en étiez le porteur, qui mélange à la fois des mesures sociales redistributrices et des propositions libérales pro-entreprise. »
- 1:57PrésentateurChiffre
« Il y a un institut qui s'appelle le Cevipov, très sérieux, qui travaille depuis très longtemps à Sciences Po, qui a fait une analyse sur l'équilibre entre les mesures libérales pro-entreprise, c'est-à-dire ce en même temps que vous êtes en train de porter, d'ailleurs que vous venez d'énoncer. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Et il dit, ben voilà, tout ce qui était libéral pour l'entreprise en 2022, c'était 20% du programme, et en 2026, dernièrement, c'est 60% du programme. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« Des baisses d'impôts, moins 45 milliards. Des baisses de dépenses, moins 50 milliards. »
- 5:13Invité politiqueChiffre
« C'est l'Union européenne pour 10 milliards, bon courage. L'AFD, je vois à peu près ce que vous voulez faire, c'est-à-dire c'est fermé. L'immigration, c'est votre mantra, vous répétez ça, 11 milliards. Et la suppression d'agents, 7 milliards. »
- 5:50Invité politiqueFait
« Ce que je vois, et c'est d'ailleurs ce que disent à peu près tous les observateurs qui ont analysé votre projet, les recettes nouvelles, on ne les voit pas. »
- 5:59Invité politiqueChiffre
« Vous faites un impôt sur la fortune à 4 milliards, merci, c'est une restitution, un retour à l'équilibre. Mais franchement, on se retrouve avec un déficit à 6%, une dette publique à 132% »
- 6:55Invité politiqueFait
« Nous, on est dans un rapport de force avec l'Union Européenne. On ne paiera pas. »
- 7:50Invité politiqueFait
« Sur l'immigration, il n'y a aucune raison de ne pas réussir à faire ces économies puisque nous suspendons les aides non contributives des immigrés et des immigrés qui n'ont pas travaillé pendant au moins 5 ans. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Il n'en restera presque plus aucune. Il restera, en gros, le CNRS et l'agence de sûreté nucléaire parce qu'elles ont une légitimité à être, elles, indépendantes de l'État pour ne pas que ça devienne n'importe quoi. »
- 10:01Invité politiqueFait
« Donc nous, on veut repasser dans des investissements productifs, plutôt par des prêts à taux bonifiés ou des prêts à taux zéro, la subvention économiquement fausse les prix, est inflationniste et fait dériver les entreprises »
- 15:21Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a dit que c'est 60 ans pour... Ce qu'on démarrait avant 20 ans. Exactement. Après 21 ans, c'est 62 ans. »
- 17:22Invité politiqueFait
« La moitié du déficit public est absorbée par les retraites des fonctionnaires parce qu'il y a une subvention publique d'équilibre pour les retraités, aujourd'hui, anciennement, la fonction publique. »
- 22:25Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a explosé M. Mélenchon à toutes les élections depuis 2012 malgré sa misogynie épouvantable »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy55 %
- Invité politique36 %
- Présentateur9 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On va continuer à parler de politique avec vous, Arnaud Montebourg, puisque ce soir vous recevez Jean-Philippe Tanguy. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Arnaud Montebourg, tout à l'heure, parlait d'une jambe droite et d'une jambe gauche. Bonsoir Monsieur Tanguy.
Bonsoir Monsieur Montebourg.
D'une jambe droite et d'une jambe gauche. Bon ben là c'est tranché, c'est Marine Le Pen qui est présidente. Vous parliez d'un marinisme. Je vous demande, est-ce que le marinisme c'est le nouveau socialisme ?
Non, je ne pense pas. Je pense que le marinisme, en tout cas dans notre analyse et dans l'analyse que fait Marine Le Pen, c'est une forme gaullienne de la politique, c'est-à-dire le dépassement de la gauche et de la droite, une vision sociale qui n'est pas forcément heureusement du socialisme. Mais c'est vrai qu'on ne croit pas aux forces de l'argent. On ne croit pas que l'argent achète tout, que beaucoup de choses ont de la valeur mais n'ont pas de prix. Oui c'est vrai que c'est une vision assez française d'ailleurs, de l'âme française, qui peut d'ailleurs rejoindre des courants politiques différents, des combats qui ont pu exister à travers nos cinq républiques et nos autres régimes.
Oui, il y a un esprit français qui considère qu'il y a des valeurs supérieures à l'argent. Ça nous différencie effectivement d'une certaine droite qui pense que tout s'achète, tout se vaut, tout s'échange. Et que finalement dans ce petit monde, il n'y a de valeur que l'égoïsme. Bon, ce n'est pas la vision qu'on a effectivement au Rassemblement National. D'ailleurs on s'appelle National.
Alors, merci de ce préliminaire, on va dire, qui permet de vous situer. Votre programme en 2024 avait fondu comme neige au soleil parce que vous aviez un candidat, M. Bardella, qui à chaque fois qu'il rencontre un obstacle disait, finalement on va l'amender, on va le corriger. Alors je comprends, vous avez été pris par surprise par cette dissolution. Mais en 2026, vous avez proposé un contre-budget, d'ailleurs je crois que vous en étiez le porteur, qui mélange à la fois des mesures sociales redistributrices et des propositions libérales pro-entreprise.
Alors, il y a un institut qui s'appelle le Cevipov, très sérieux, qui travaille depuis très longtemps à Sciences Po, qui a fait une analyse sur l'équilibre entre les mesures libérales pro-entreprise, c'est-à-dire ce en même temps que vous êtes en train de porter, d'ailleurs que vous venez d'énoncer. Et il dit, ben voilà, tout ce qui était libéral pour l'entreprise en 2022, c'était 20% du programme, et en 2026, dernièrement, c'est 60% du programme. Donc il y a eu une espèce de glissement.
Et je sens, excusez-moi, comme tous les Français, d'abord une incertitude, une instabilité, une incompréhension sur ces deux pôles, qui n'arrivent pas forcément à se concilier facilement, pour des raisons historiques que vous avez énoncées, mais comment se fait-il qu'on n'a toujours pas un programme stable où vous pouvez dire à votre droite ceci, à votre gauche ceci, pour ne plus bouger ? Parce que le problème, c'est quand il n'y a pas de programme stable, il n'y a pas de contrat possible avec les électeurs.
Non mais c'est une question intéressante, parce que moi j'ai... Je pose une question de faux. Non mais bien sûr, à mon échelle, moi j'ai l'impression que nous sommes clairs, mais si nous ne sommes pas, on va falloir s'améliorer. Mais ce qui est certain, c'est que l'aggravation objective de la situation des finances publiques, la poursuite de la désindustrialisation, malheureusement, ou en tout cas l'absence de réindustrialisation, les grandes difficultés de l'agriculture, avec le fait que la France est devenue déficitaire sur sa balance agricole, ce qui devrait tous nous alerter, nous traumatiser.
Nous avons peut-être, et sans doute d'ailleurs, mis l'accent sur un certain nombre de mesures qui étaient moins visibles avant, mais qui étaient dans le programme. Là bon, vous avez fait de la politique avant, M. Montebourg, vous savez que parfois il y a un programme, et puis il y a des mesures qu'on met en valeur. Et il y a aussi une forme de contrat démocratique avec les médias, qui aussi n'ont pas forcément une vision exhaustive des programmes, et on parle d'un côté, et puis ils ne parlent pas de tout.
Il n'y a pas eu vraiment de changement depuis 2022, mais c'est vrai que les circonstances nous obligent à mettre en valeur un certain nombre de propositions favorables à la relance économique qui n'étaient pas forcément peut-être visibles avant ou couvertes de la même façon. Et ce qui est vrai, j'en finirai là, c'est aussi que le monde de l'entreprise s'intéresse plus davantage au programme du Rassemblement National qu'avant, et en fait découvre, ou font semblant de découvrir, des propositions que Marine Le Pen faisait, que Jordan Bardella faisait aussi en 2024.
Vous savez aussi, quand vous dites que le programme de Jordan Bardella, fondé comme neige au solaire, c'est surtout qu'on avait fait face à un mur d'attaques assez injustes, parce que comme on était les favoris, évidemment, on avait subi beaucoup d'attaques, mais Jordan Bardella avait quand même défendu fortement le programme, et d'ailleurs, il avait quand même gagné le premier tour au la main des législatives de 2024.
Alors, Jean-Philippe Tanguy, vous parlez du monde médiatique, justement, regardez la une du point qui signe dette Économie Europe, comment mener un pays à sa perte, avec le visage de Marine Le Pen. Arnaud Montebourg, est-ce que vous pensez que si Marine Le Pen est élue, elle va mener le pays à sa perte ?
Écoutez, j'ai fait un peu les comptes. Sur la base, je suis très honnête, Tanguy, parce qu'ici, on est honnête. Pourquoi ? Parce qu'on essaie de réfléchir collectivement. Et tout le monde a le droit à la parole et a le droit de se défendre. Donc, j'ai repris votre projet de contre-budget pour 2026. Des baisses d'impôts, moins 45 milliards. Des baisses de dépenses, moins 50 milliards. Alors, je vois à peu près ce qu'il y a dans les baisses de dépenses. C'est l'Union européenne pour 10 milliards, bon courage. L'AFD, je vois à peu près ce que vous voulez faire, c'est-à-dire c'est fermé. L'immigration, c'est votre mantra, vous répétez ça, 11 milliards. Et la suppression d'agents, 7 milliards.
Je prends le pari qu'il y en aura 20 milliards maximum, si vous êtes bon. Mais les baisses de TVA, elles, elles ont été immédiates. C'est des impôts très importants. Et les baisses d'impôts de production qui sauvent, c'est la mesure bardellienne, c'est-à-dire pro-business pour les entreprises. 16 milliards, donc en clair. Ce que je vois, et c'est d'ailleurs ce que disent à peu près tous les observateurs qui ont analysé votre projet, les recettes nouvelles, on ne les voit pas. Vous faites un impôt sur la fortune à 4 milliards, merci, c'est une restitution, un retour à l'équilibre.
Mais franchement, on se retrouve avec un déficit à 6%, une dette publique à 132% et finalement, les éléments financiers du pays qui s'aggravent très, très lourdement. Donc en gros, vous êtes presque au niveau de Mélenchon.
Ça m'étonne un peu venant de vous.
Mais non, mais ce n'est pas venant de moi. C'est-à-dire que ça vient d'Enthropie Claude. C'est-à-dire que je passe vos programmes. C'est très bien. À l'intelligence artificielle, que moi je suis stupide, je ne sais pas lire les programmes, mais j'ai fait Mélenchon et Le Pen. Et qu'est-ce que je vois ? Finalement, on arrive à peu près aux mêmes dérives. Et c'est pour ça que Le Point publie ça. Je vous pose cette question pour que vous répondiez, j'allais dire, sur le fond.
Oui, j'ai lu le dossier du Point qui est un monceau de lieux communs et d'énormités. Bon, ce serait trop long de revenir dessus. C'est de l'ordre du slogan et pas de l'analyse. Mais je ne suis pas d'accord sur ce que vous dites sur nos économies. Je veux dire, nous, on est dans un rapport de force avec l'Union Européenne. On ne paiera pas. Vous avez été ministre de l'économie et du budget. Chaque mois, vous autorisiez ou pas à verser l'obol de la France à l'Union Européenne. Nous ne sommes pas obligés de la verser. Et nous, nous assumons. Et depuis très longtemps... Non, mais ça, c'est exact. Ça, je vous en donne... Non, mais vous confirmez que c'est bien le ministre de l'économie qui...
Je vous confirme que ça vient du budget, oui, en effet. Non, mais ce n'est pas automatique. Il y a une action politique pour autoriser le versement ou non. Et je pense que... Je ne vais pas parler à votre place, mais en tout cas, je pense que M. Hollande, lui, n'avait pas envie de bloquer le paiement. Voilà, c'est le moins qu'on puisse dire. Et ce n'est pas la même politique.
En gros, c'est la politique de Margaret Thatcher, « I want my money back ». Mais elle, elle négociait avant de demander des retours de chèques.
Là, ce n'est même pas « money back » parce que ce n'est même pas « on give rien ». Voilà, on ne donne rien. Nous ne donnons rien à l'Union Européenne. C'est la politique du chèque qui est vide, comme le général de Gaulle faisait la politique de la chaise vide. Sur l'immigration, il n'y a aucune raison de ne pas réussir à faire ces économies puisque nous suspendons les aides non contributives des immigrés et des immigrés qui n'ont pas travaillé pendant au moins 5 ans. Donc, c'est automatique comme économie. Alors, ça ne plaît pas à tout le monde, peut-être, mais nous, on assume ces économies. Et sur la désagentification de l'État, c'est une politique très importante, M.
Montebourg, parce que vous étiez d'ailleurs, je crois, critique de ce qu'on appelait la politique du « new public management ». C'est-à-dire qu'un certain nombre de gens ont voulu affaiblir l'État, l'État démocratique, en créant un certain nombre d'agences qui doublonnent et qui, en fait, non seulement gênent l'action de l'État, mais coûtent très cher. Beaucoup de fonctionnaires préfèrent se faire nommer dans des agences parce que les salaires sont meilleurs, ne servent à rien. Et nous, on coupera à la hache, on assume, dans ces agences. Il n'en restera presque plus aucune.
Il restera, en gros, le CNRS et l'agence de sûreté nucléaire parce qu'elles ont une légitimité à être, elles, indépendantes de l'État pour ne pas que ça devienne n'importe quoi. Mais un nombre considérable d'agences, la commission de régulation de l'énergie, l'ADEME, la commission de régulation du ferroviaire, la commission de régulation des télécoms, tout ça, ça dégage. Et vous savez pourquoi, d'ailleurs, c'est cohérent ? Parce que nous, on considère que c'était aussi le cheval de Troie de la Commission européenne parce qu'en fait, la plupart de ces agences...
Alors, ce sont des autorités administratives indépendantes, donc ça, elles jouent un rôle régulateur. En revanche, prenons l'exemple de l'ADEME, si vous voulez bien. L'ADEME, ce sont des subventions. Oui. Il y a effectivement une structure qui gère ça, qui est assez légère d'ailleurs, mais ce sont d'abord des subventions à l'économie de transition verte. Donc ces subventions, on ne va pas les supprimer. Donc vous avez mis 7 milliards avec le budget de l'ADEME, mais le budget de l'ADEME, c'est un budget d'investissement dont on a cruellement besoin. Non, nous, on ne... Vous pouvez supprimer l'ADEME, et si vous le mettez au ministère,
il ne faut pas quand même bien continuer à subventionner. Non, nous, on fait un changement de politique, c'est-à-dire qu'on ne croit pas beaucoup aux subventions. On croit que les subventions sont inflationnistes. On croit que les subventions, d'ailleurs, sont beaucoup sur des projets... Je vais vous donner un exemple. Dans ma circonscription, j'ai l'entreprise Rocket qui a investi 400 millions d'euros dans une chaudière à biomasse pour satisfaire un certain nombre de réglementations. Les premières années, l'industrie Rocket m'a dit « Non, non, c'est très bien, cet investissement.
» Puis après, ils m'ont avoué, parce qu'ils ont des difficultés, puis ils vont licencier beaucoup de gens, qu'en fait, ça leur a fait perdre du temps et de l'argent, et ce n'est pas productif. Donc nous, on veut repasser dans des investissements productifs, plutôt par des prêts à taux bonifiés ou des prêts à taux zéro, la subvention économiquement fausse les prix, est inflationniste et fait dériver les entreprises d'investissements productifs à des investissements soit pour se conformer à des réglementations qui ne sont pas très intéressantes, voire toxiques, et ça perturbe tout.
Donc en fait, non, on ne supprime pas que les agences, mais je vous remercie de poser cette question, parce que beaucoup, notamment les LR, effectivement, eux, n'assument pas la suppression des subventions. Nous, on supprime les subventions et on passe à des prêts. Mais il y a aussi une logique derrière, j'en finirai par là, c'est aussi qu'on a aussi un programme de repasser au financement de l'économie réelle par les banques. Parce que si aussi cette économie où l'État doit passer partout parce que les banques ne font plus leur travail de financement, si les investissements, M.
Montebourg, et ça, je pense que ça peut vous intéresser, sont productifs, il n'y a pas besoin que l'État intervienne. Parce qu'en fait, les banques, elles ont intérêt à financer l'économie réelle.
Les investissements verts ne sont pas productifs, par définition. Et si on les fait, c'est pour adapter l'appareil productif, c'est une charge pour les entreprises. Si on ne les prend pas en charge, personne ne le fera. C'est le rapport Pizéniféri, que vous avez dû lire, qui est très intéressant. Il dit qu'il y a 4 points de PIB à mettre sur la transition verte. Si l'État ne le fait pas, personne ne le fera, ce ne sera pas le marché. Donc on n'y arrivera pas.
Oui, mais il y a aussi des investissements verts, M. Montebourg, qui sont en fait contre-productifs, dans le sens où les moyens de production, les systèmes de production, la façon dont on crée l'industrie, ne s'est pas adapté. Et il y a un mensonge là-dedans, où on fait croire que parce que c'est vert, ça fonctionne. Même avec une subvention, il y a des facteurs de production, des méthodes de production, qui aujourd'hui ne fonctionnent pas. Et la France a fait beaucoup d'efforts, et une économie très verte. Et aujourd'hui, on met en péril notre industrie, en faisant croire que tout va bien, et qu'il suffit d'appeler un investissement vert pour que ça fonctionne. Et ça ne fonctionne pas.
Et notamment dans la sidérurgie aujourd'hui, on n'est pas sûr que ça fonctionne. Dans l'avéré, on n'est pas sûr que ça fonctionne. Et vous avez beau le subventionner, à la fin, ça peut fermer.
On vous a entendu, Jean-Philippe Tanguy, deux fois faire la référence au général de Gaulle. Arnaud Mondebourg, est-ce que vous pensez que Marine Le Pen, c'est l'héritière de Charles de Gaulle ?
Historiquement, il y a un problème. Il y a un gros problème, quand même. Son père a combattu le général de Gaulle. Il a soutenu Tix-Sévignancourt, qui est un adversaire à l'extrême droite du général de Gaulle, puisqu'il venait historiquement de Vichy et de l'OS. Bon, ça, tout le monde le sait. Donc maintenant, il va falloir faire un grand, grand travail pour considérer que l'héritière de Gérald de Gaulle est là. Alors, en vérité, la question qui se pose, pour moi, comme citoyen redevenu citoyen comme tout le monde, ordinaire, si j'ose dire, et fier de l'être, c'est la question du courage.
C'est le courage d'affronter l'Union européenne, d'affronter les puissances économiques, d'affronter les corps de l'État qui, aujourd'hui, fabriquent à jet continu ce droit autonome, indépendamment du politique. Pour moi, un gouvernement inexpérimenté se jette dans les bras de la technocratie. C'est ce qui s'est passé avec Mitterrand à l'époque, et c'était un grand espoir. Moi, j'étais un jeune militant socialiste, je collais les affiches dans mon canton de la Côte d'Or, où j'habitais, je venais de passer le bac, et nous avons vu arriver la puissance technocratique qui a pris le contrôle de l'État et des cerveaux. Donc, je pense que c'est ce qui va vous arriver.
Et vous allez voir, ce que vous m'avez dit là, dans un an, si vous êtes amené à exercer les responsabilités, notamment quand vous serez amené à supprimer l'ADEME, par exemple, comme vous venez de le dire, je pense que vous n'allez pas la supprimer.
Ce que vous dites est vraiment très important, M. Mondour. C'est vraiment la question centrale, aujourd'hui, de la reprise du contrôle du politique, et donc de la démocratie. Est-ce que les gens votent pour une action politique qui est conforme à leur vote, et donc des hommes politiques et des femmes qui assument leur pouvoir, ou est-ce qu'effectivement, ils se jettent dans les bras de la technocratie ? Aujourd'hui, c'est la technocratie qui gouverne avec M. Macron. Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
On l'a vu sur la climatisation, où les propres ministres ont annoncé, par exemple, le fond vert, et les ministres appliquant le fond vert ne savaient pas qu'il y avait la climatisation.
Je ne vais pas reprendre ça, mais vous n'avez pas le personnel administratif de remplacement. Vous n'avez pas les remplaçants sur la touche.
Mais est-ce qu'ils ont aussi la bonne tête d'affiche, Arnaud Monteveau ? Parce qu'est-ce qu'on imagine le général de Gaulle ? Bien sûr, Jean-Pierre Tanguy, mais est-ce qu'on imagine le général de Gaulle ?
Soir, donc, que vous fassiez des conseils des ministres avec la guillotine à la sortie du conseil des ministres, vous allez être obligé, parce que vous avez 500 directeurs d'administration centrale, vous avez 120 préfets, autant de recteurs, vous avez les ambassadeurs,
vous allez les remplacer par qui ? Mais je pense qu'il y a un personnel politique patriote. Je pense que vous avez travaillé avec une partie de l'administration qui était patriote, et que malheureusement, vous n'avez pas été soutenu, M. Monteveau. Moi, j'ai été attentif à l'expérience de ce ministère, je ne dis pas ça pour vous flatter, parce que ce n'est pas le genre de la maison, et je me souviens, quand vous étiez muni, vous parliez du spoil-système, et je pense que vous aviez raison. Donc, vous êtes favorable au spoil-système ? Moi, à titre personnel, oui. Ça sera dans le programme ? C'est Marine Le Pen qui décidera si c'est dans le programme.
Alors, on va se revoir, on va attendre le programme. On va attendre le programme. Sur le programme, j'ai le sujet des retraites. Excusez-moi, je suis un peu obsessionnel sur ce sujet. Alors, en un mot, parce que quand même,
on veut revenir avec Jean-Philippe Tanguy sur la condamnation.
Oui, oui, oui, mais quand même, les retraites, c'est très important.
Allez-y, alors.
Parce que Marine Le Pen a dit que c'est 60 ans pour... Ce qu'on démarrait avant 20 ans. Exactement. Après 21 ans, c'est 62 ans. Donc oui. Il y a eu, excusez-moi, il y a eu des bagarres publiques entre Jordan Bardella, qui voulait défendre une autre vision, qui a dit l'âge légal, c'est terminé, on réfléchit, on fait autre chose. Il l'a dit quand même dans la presse étrangère, Frankfurter Allgemeine, et il y a eu des bagarres politiques, comme on les a identifiées. Nous, observateurs, on a bien vu qu'il y avait eu des riposes, des réponses. Donc maintenant, quelle est la philosophie qui va prévaloir ?
Sur ce sujet sensible. Moi, je pense qu'on a fait un mauvais procès à Jordan Bardella, notamment cet article dans l'Allemagne qui était des propos un peu reconstitués. Et en fait, la philosophie de Marine Le Pen, c'était déjà assez centrée sur la durée de cotisation, parce que vous avez raison, il y a l'âge légal, mais l'âge légal se déclenche selon une durée de cotisation. C'est pour ça que plus vous avez commencé à travailler tôt, plus vous partez tôt, et plus vous avez commencé à travailler tard, plus vous partez tard. Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est ce qui nous a semblé le plus juste pour approcher de l'injustice, de la pénibilité.
C'est-à-dire que tous les critères de pénibilité techniques, technocratiques, bureaucratiques, nous ont semblé trop lourds, inapplicables, et donc finalement, basque inapplicables, injustes, alors que la durée, l'âge d'entrée dans la vie professionnelle, souvent, est assez proche des conditions de travail et des conditions d'emploi. Et donc, on nous a semblé que c'était un système pas parfait, parce que nul système n'est parfait, évidemment, mais un système qui permet quand même de lutter contre l'injustice sociale. Et donc, plus on commence tôt, plus on commence à travailler tôt, plus on peut partir tôt, entre 60 et 62 ans.
Mais si vous avez commencé à travailler à 25 ans, par exemple, il faut cotiser 42 ans pour avoir une pension à taux plein, donc vous partez à 67 ans, par exemple.
Alors, il faudra juste clarifier ce point-là, mais la stratégie des finances publiques, notamment de l'État, repose essentiellement sur la stratégie de solution des retraites. Je rappelle que, selon la Cour des comptes et le rapport de M. Jean-Pascal Beauffray, vous devriez lire, la moitié du déficit public. Non, mais il faut lire beaucoup de rapports quand on veut prendre le gouvernement. Alors, on va bien les lire. La moitié, pardon, Paola, la moitié du déficit public.
Ce n'est pas très gentil de présumer que je ne l'ai pas lu, quoi. Non, non, je ne l'ai pas présumé.
Je l'ai constaté avec intérêt. Donc, la moitié du déficit public est absorbée par les retraites des fonctionnaires parce qu'il y a une subvention publique d'équilibre pour les retraités, aujourd'hui, anciennement, la fonction publique. Donc, comment, dans votre stratégie de finance publique, de rétablissement des finances publiques, parce que vous ne m'avez pas tout à fait répondu sur votre stratégie, comment vous allez rétablir l'équilibre à travers les retraites ?
Il est évident qu'en plus de gérer de manière très ferme les dépenses publiques, il faut absolument relancer la croissance de manière raisonnable, au moins porter la croissance potentielle à autour de 2 %, car aucune réforme des retraites, et c'est aussi ce que dit Baufret, ne permet de solutionner, c'est la conclusion qu'il ne dit pas, mais qui arrive naturellement, ne permet aucune réforme paramétrique, aujourd'hui, sans relance de la croissance, de la valeur ajoutée, de la productivité, ne permet de solutionner le déficit de la retraite par répartition, vous pouvez faire travailler les gens jusqu'à 75 ans, si vous ne relancez pas la productivité, si les 6 millions de chômeurs ne trouvent pas un emploi, si la part de l'industrie ne repasse pas au moins à 12 à 13%, il n'y a aucune solution.
Donc ça ne sert à rien de vouloir gérer la pénurie, la pénurie par définition ne se gère pas, il faut relancer la productivité, et c'était quand même le sens, c'est triste, parce que un certain nombre de personnes avaient bien senti qu'il fallait relancer l'industrie il y a maintenant 15 ans, et c'est dommage que ça n'a pas été fait par ceux qui prétendaient avoir compris cela, et même que certains de politiques ont été sabordées, de grands programmes industriels ont été sabordés, et c'est vrai qu'il y a beaucoup de travail, et c'est un peu, oui il faut être honnête, il faut dire la vérité aux Français, et j'espère que cette campagne se fera sur le fond et qu'on abordera enfin les vrais débats, parce que ça fait trois campagnes présidentielles que le sujet était sur le barrage ou par le rassemblement national de Marine Le Pen.
J'ai fini, faire barrage au rassemblement national n'est pas un programme politique, voilà, donc il faudrait que nos adversaires qui sont très intelligents arrêtent de faire campagne sur le fait de faire barrage au rassemblement national, mais fassent un programme politique, nous en tout cas, on est prêts, mais moi je prends toutes les critiques de manière constructive pour l'améliorer le programme, parce que je ne suis pas On va revoir cette déclaration que vous avez faite cette semaine, comme monsieur Macron.
On va revoir cette déclaration cette semaine qui a fait beaucoup de bruit, effectivement vous aviez affirmé que seule Marine Le Pen était la mieux placée pour savoir si elle était innocente. Arnaud Montebourg, est-ce que c'est bien sérieux pour un... C'est un peu coupé ça. Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. Est-ce que vous pensez que c'est bien sérieux pour un parti qui se présente comme le parti de l'ordre, effectivement, d'avoir une candidate qui dit ça et c'est à peu près la défense de tous les prisonniers ?
C'est sa responsabilité de s'expliquer devant les Français des raisons de sa candidature et de ce qu'elle estime être justifiée dans cette candidature au regard 1. de ses déclarations passées 2. de son comportement constaté par les justices. Mais on parlait
du général de Gaulle justement. Est-ce que vous voyez le général de Gaulle arriver avec une condamnation ferme peut-être si jamais...
Ça va être difficile. Ça va être difficile de soutenir la comparaison.
Non, mais bien sûr. Mais c'est effectivement tout ce que les accusés disent. Qui croire finalement ? Est-ce que vous disiez tout à l'heure elle est présumée innocente ? Qu'est-ce que ça renvoie pour la politique française ?
Il y a deux décisions. Ce sont des décisions qui concernent soyons honnêtes jusqu'au bout qui concernent son parti politique qui a concerné d'autres partis politiques. Il n'y a pas dit la Cour d'enrichissement personnel donc elle pense être suffisamment forte pour pouvoir dire écoutez oui on a fait des erreurs mais il n'a pas péché. Donc elle a eu raison
de se présenter ?
Je ne sais pas. C'est sa responsabilité. Elle a décidé de le faire alors elle n'a pu ne pas le faire. C'est sa décision finalement. C'est ce qu'a dit M. Tanguy. Mais vous n'avez pas d'avis
Arnaud Montebourg. Vous ne dites pas effectivement moi je trouve qu'elle a été...
Je n'ai pas d'avis. C'est une candidature déjà je ne sais même pas pour qui voter. Si vous me demandez qui doit se présenter alors ça va être compliqué quand même.
Alors Philippe Tanguy. Ce que j'ai voulu dire c'est que Marine Le Pen et s'estiment innocente sachant à titre personnel innocente va se battre pour son innocence. C'est ça que j'ai voulu dire par cette phrase c'est qu'elle est bien placée pour savoir ou non s'elle doit accepter sa peine. Quand vous savez que vous êtes coupable vous pouvez avoir intérêt à accepter une peine et pas comment dire et pas aller être plus royaliste que le roi. Ce que j'ai voulu dire Marine Le Pen et s'estiment innocente se sachant innocente elle va se pouvoir en cassation pour prouver son innocence. Parce que moi ce qui m'a beaucoup choqué aussi c'est qu'on a l'impression venant notamment de M.
Attal ou d'autres que c'est scandaleux de se battre pour son innocence qu'on estime qu'on est innocent. Mais je ne parle pas de vous madame je parle de nos adversaires politiques. Ça veut dire que la question que je vous pose ce soir... Excusez-moi ils ont employé le terme de guérir. C'est-à-dire que des gens qui soi-disant sont très sérieux qui ont été à la tête de l'État disent qu'utiliser ses recours et l'État de droit c'est faire de la guérilla avec ses Trumpiens comparant le fait d'aller devant la cour de cassation avec le fait de prendre le capitole avec des manifestants qui ont tué des gens. Donc il y a un moment il faut arrêter de raconter n'importe quoi. M.
Attal était en panique parce qu'il n'avait pas prévu la candidature de Marine Le Pen. M. Mélenchon est en panique parce qu'il n'avait pas prévu la candidature de Marine Le Pen pour une raison simple c'est que Marine Le Pen a explosé M. Mélenchon à toutes les élections depuis 2012 malgré sa misogynie épouvantable considérant que M. Mélenchon par nature était un meilleur candidat que Mme Le Pen sur le point notamment que c'était Mme et pas M. et M. Mélenchon va devoir accepter de perdre une nouvelle fois je le crains enfin je le crains je l'espère.
Donc vous avez une confiance totale en Marine Le Pen plus qu'en la justice ? Non mais ce n'est pas deux choses différentes vous pouvez vous estimer innocent C'est un peu la question quand même si la justice dit elle est coupable vous considérez qu'elle est coupable ?
Si la justice était infaillible madame il n'y aurait pas une première instance une voie d'appel et la cassation c'est tout ce n'est pas grave ce n'est pas remettre en cause la justice de considérer que ça existe je ne comprends pas je ne comprends pas je ne comprends votre question mais j'ai l'impression qu'en fait Marine Le Pen aurait dû accepter parce que c'est Marine Le Pen d'être condamnée de ne rien dire et d'excuser d'exister écoutez Marine Le Pen
c'est pas son genre comment ? si jamais la justice la déclare finalement coupable vous allez dire la justice s'est trompée ou vous allez
on prendra acte on prendra acte de la condamnation et comme l'a dit M.
Montebourg avec ses mots il n'a pas défendu Marine Le Pen mais moi je vais le faire elle s'expliquera devant les français mais vous pouvez estimer qu'une décision de justice est injuste sans remettre en cause la justice c'est quand même pas la même chose il ne s'agit pas de critiquer les juges il ne s'agit pas d'appeler à je ne sais quelle vengeance ou je ne sais quoi on n'a eu aucun mot contre heureusement d'ailleurs contre la cour d'appel en fait j'ai l'impression qu'un certain nombre de gens regrettent que le Rassemblement National soit un parti républicain et ne soit pas comme d'autres partis dans le monde effectivement qui s'agit qui crient beaucoup et qui remettent en cause des institutions en fait ça les dérange qu'on ne soit pas la caricature qu'on ne soit pas leur ennemi rêvé on n'est pas leur adversaire rêvé on est un parti qui aspire à diriger la république et à être souverain et à être souverain
Jean-Philippe Tanguy puisque dans cette émission on parle de souveraineté on ne soit pas leur ennemi rêvé
et à être souverain on ne soit pas leur ennemi rêvé
Jean-Philippe Tanguy