Rachida Dati : «La division nous affaiblit. Ce soir, une nouvelle élection commence»
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La participation à cette élection, qui est la plus forte depuis 2001, montre à quel point les Parisiennes et les Parisiens la considèrent comme une échéance fondamentale pour Paris. Tout au long de cette campagne, j'ai rencontré des milliers de Parisiens, des habitants de tous les quartiers. Partout, j'ai entendu la même chose, un désir profond de changement.
Partout, je les ai entendus dire, ne plus supporter le déclassement de leur ville, ne plus supporter de voir tant de priorités essentielles maltraitées par l'équipe sortante Hidalgo-Grégoire. Beaucoup ont le sentiment que leurs préoccupations les plus légitimes sont ignorées depuis des années. La sécurité, la qualité de vie, la propreté, le respect des familles, le civisme et plus largement la bonne gestion de la ville.
Ce désir de changement, il s'est d'abord porté sur mon nom et sur mon projet. Moi, je veux remercier chaleureusement toutes celles, tous ceux qui m'ont fait confiance dès le premier tour. Leur confiance m'honore et m'oblige.
Je veux adresser aussi des remerciements particuliers pour les électeurs du 7e arrondissement. Alors, ce désir de changement s'est également porté sur les candidatures de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo, qui ont fait campagne avec détermination, chacun sur son projet. Mais ces résultats, que montre-t-il ?
Ils montrent également que la division affaiblit le camp de l'alternance et du changement. La division nous affaiblit. Ce soir, c'est une nouvelle élection qui commence.
Le deuxième tour est celui du choix fondamental, du choix décisif, du choix définitif. D'un côté, le projet le plus idéologique, le plus caricatural, le plus rétrograde, celui d'une gauche extrême, prête à toutes les compromissions pour se maintenir au pouvoir. De l'autre, le projet de refaire de Paris une ville sûre, une ville apaisée, une ville redressée, une ville où les enfants et les femmes seront protégés, où les familles auront à nouveau envie d'habiter.
Une ville qui retrouvera son rang parmi les plus grandes métropoles du monde. Dimanche prochain, l'enjeu, c'est la vie des Parisiennes et des Parisiens. Elle ne sera pas la même avec M.
Grégoire et ses amis de la gauche radicale ou avec notre victoire. J'appelle toutes celles, tous ceux qui ne veulent pas que Paris s'enfonce dans la fuite en avant idéologique et la fuite en avant fiscale, qui ne veulent plus de cette gauche sectaire et à bout de souffle, à se rassembler effectivement le plus largement possible. La victoire est possible, elle a une exigence, c'est le rassemblement et la mobilisation.
Si tous les Parisiens qui veulent le changement se mobilisent, se rassemblent, nous changerons Paris. Je vous remercie.
Rachida Dati