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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 7 octobre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Chômage des jeunes : une génération sacrifiée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:33OuverteRéponse directe

    On est à presque trois fois plus. Et puis si on regarde aussi la moyenne européenne, on voit que la France est quand même bien en retard. Quels mots vous mettez sur ce constat ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un échec, d'un fléau quand on parle du chômage des jeunes ?

  • 4:37RelanceRéponse partielle

    On est assez loin de la promesse du plein emploi que faisaient Macron et Philippe en 2017. Comment l'expliquez-vous ?

  • 5:13RelanceRéponse partielle

    On ne peut pas dire que nous avions oublié les jeunes dans l'équation. Quels éléments concrets pouvez-vous citer ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous faites le lien entre ce chômage et la mobilisation des jeunes dans la rue ?

  • 7:12RelanceRéponse directe

    Les chiffres ne prennent pas tout à fait en compte les jeunes actifs. Comment analysez-vous cette nuance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Fait
    « Premier qui vont être impactés, ça va être les jeunes diplômés. »
  • 2:10Chiffre
    « La durée de l'accès au premier emploi va augmenter. On va passer d'une moyenne de 6 mois à plutôt 8 à 9 mois. »
  • 2:33Suzanne NijdamFait
    « On a une vraie question structurelle qui se pose derrière sur comment est-ce qu'on a abandonné l'éducation au sens large et les conditions, les moyens nécessaires pour que que les jeunes puissent réussir. »
  • 3:15Franck MorelChiffre
    « Il doit finir avec le Premier ministre qui a permis le doublement du nombre d'apprentis. »
  • 5:13Franck MorelFait
    « La jeunesse en général et l'éducation en particulier, avec un certain nombre de propositions sur la table, de mieux rémunérer les profs parce qu'on a un problème de rémunération des profs dans notre pays par rapport au niveau qui est pratiqué en Libyanne dans les pays européens. »
  • 5:51Franck MorelFait
    « Donner plus d'autonomie aux établissements pour s'organiser, de faire de l'éducation d'une manière générale, avec la formation continue des professeurs. »
  • 7:12Florence YadadenChiffre
    « Les chiffres qu'on vient de voir ne prennent pas tout à fait en compte le fait qu'on parle de jeunes actifs. En fait, c'est 21 % des jeunes actifs et on néglige souvent… Il y a ceux qui sont ni en emploi ni en formation. »
  • 7:12Florence YadadenChiffre
    « Quand on ramène au nombre de jeunes actifs on est à 9 % ce qui est quasiment la même chose que le reste de la population. »
  • 12:15Chiffre
    « Près d'un jeune actif sur deux considère le travail comme très important, voire plus important que tout le reste. »
  • 12:15Chiffre
    « 80 % des 16-30 ans disent vouloir continuer à travailler, même sans nécessité financière. »
  • 12:55Chiffre
    « 96 % des jeunes veulent de l'autonomie et le pouvoir de prendre des initiatives, 95 % veulent un travail intéressant, 93 % de bonnes relations avec leurs collègues. »
  • 12:55Chiffre
    « 66 % des jeunes ayant déjà travaillé disent qu'il existe un écart entre leurs attentes et la réalité de leur travail. »
  • 30:43Chiffre
    « En 2023, leur salaire médian est de 1 400 euros, c'est-à-dire juste au-dessus de ce salaire minimum. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

Pour comprendre ce malaise des jeunes, il faut se tourner vers le marché de l'emploi. Le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse les 21%. C'est presque trois fois plus que l'ensemble de la population. Comment expliquer ce fléau français avant d en débattre reportage signé Céline Schmitt. Elle a suivi Erwan qui galère malgré ses nombreux diplômes.

0:24

Erwan a 26 ans et une angoisse, celle de ne pas trouver un emploi. Après son bac, il a pourtant enchaîné les diplômes, CAP Cuisine, BTS en gestion des entreprises ou encore formation en marketing digital. Rarement recontacté par les entreprises auxquelles il postule, il raconte ses difficultés sur les réseaux sociaux. Je n'arrive pas à trouver de travail, c'est une véritable galère. J'ai postulé à plus de 40 annonces sur Indeed, j'ai appelé plus de 60 entreprises au téléphone et ça n'a rien donné. J'ai même des amis pour postuler au McDo alors qu'ils ont un bac plus 5, ils n'ont pas été pris. Les seules réponses que j'ai obtenues quand j'ai postulé pour des annonces, c'était pour le recruteur de donateur et pour être recruteur de donateur, j'ai passé un entretien et on ne m'a pas pris.

1:08

Comme de nombreux jeunes, Erwan cherche du soutien auprès de ses abonnés. Dans un monde qui évolue à 100 à l'heure, il se sent souvent incompris au sein de sa propre famille. Mon père me le rabâche sans arrêt. Il me disait « ouais, à ton âge... À 23 ans, j'avais un travail, j'avais un enfant, j'avais aussi une maison. Et moi, j'ai mes diplômes, j'ai pas de travail, j'ai pas de maison. » Le Bac plus 5, c'est devenu banal. En fait, le Bac plus 5, c'est devenu le nouveau brevet des collèges. Maintenant, de toute façon, il n'y a rien qui est comme avant. Déjà avec les avancées technologiques, c'est très pratique d'utiliser par exemple le ggbt pour certains trucs, ou l'intelligence artificielle ou je ne sais quoi. Mais d'un autre côté, on n'a plus vraiment de travail.

1:50

J'ai une amie qui est graphiste et son travail s'est fait remplacé par l'IA. En France, le taux de chômage des jeunes âgés de moins de 25 ans s'élève à 21 1 ,5 % selon l'INSEE. C 'est l'un des pires chiffres de l'Union européenne, loin devant l'Allemagne 7 ,1 % ou encore des Pays-Bas 9 ,3%. A l'agence pour l'emploi des cadres, cette experte a vu doubler en 7 ans le nombre de jeunes en demande d'aide pour trouver un travail. Une situation qui ne devrait pas s'arranger. On a une intention de recrutement des cadres au 3ème trimestre 2026 qui véritablement était à la baisse. Premier qui vont être impactés, ça va être les jeunes diplômés. La durée de l'accès au premier emploi va augmenter.

2:33

On va passer d'une moyenne de 6 mois à plutôt 8 à 9 mois. est en incertitude, elle ne va pas forcément recruter un jeune. Elle veut de plus en plus des jeunes opérationnels immédiatement. Et c'est un peu compliqué quand on sort d'une expérience, même avec une alternance, etc. Selon une enquête Ipsos publiée cet été, 78 % des jeunes estiment que les politiques préparent mal leur avenir. Sur ce thème du chômage des jeunes, doit-on parler d'une génération sacrifiée. J'accueille Suzanne Nijdam, bonjour, bienvenue. Vous êtes présidente de la Fédération des associations générales étudiantes. Franck Morel, bonsoir, bienvenue.

3:15

Vous êtes secrétaire nationale d'Horizon sur le travail et l'emploi, aussi un conseiller social d'Edouard Philippe à Matignon, expert à l'Institut Montaigne et auteur avec Bertrand Martineau de ce livre « Le travail est la solution ». On est au cœur de notre débat. C'est aux éditions Herman. Florence Yadaden, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes sociologue et vous publiez « Promesses d'embauche comme en l'État met l'espoir des jeunes au travail. » C'est aux éditions La Dispute. Steve Jourdin est resté à mes côtés. Éditorialiste, pour sens public, des jeunes qui galèrent comme Erwan, il y en a beaucoup. En France, on va revoir ce chiffre. Selon l'INSEE, au deuxième trimestre de cette année, 2026, chômage des moins de 25 ans, 21 ,6%. L'ensemble de la population active, c'est 8 ,3%.

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Donc on est à presque trois fois plus. Et puis si on regarde aussi la moyenne européenne, on voit que la France est quand même bien en retard puisqu'elle est à 15 ,5%. Quels mots vous mettez sur ce constat, Suzanne Nijdam ? Vous parlez d'un échec, d un fléau quand on parle du chômage des jeunes ? On a une vraie question structurelle qui se pose derrière sur comment est-ce qu'on a abandonné l'éducation au sens large et les conditions, les moyens nécessaires pour que que les jeunes puissent réussir, puissent porter sur leurs épaules tout ce que la société leur demande de faire. Et pour nous, c'est une question structurelle qui doit se poser en face et pas juste des réponses court-termistes ou simplistes sur le sujet.

4:37

On parle vraiment d'un un abandon dans les politiques publiques de financement, de l'enseignement supérieur, de l'éducation nationale. C'est d'ailleurs pour ça que les jeunesses sont mobilisées dans la rue en ce moment et depuis un petit temps aussi parce qu'on a un vrai manque là Et des jeunes qui n'attendent que ça, de pouvoir construire l'avenir tel qu'on leur demande, mais qui n'en ont plus les moyens matériels et humains tout simplement. Alors on est assez loin, Franck Morel, de la promesse du plein emploi que faisaient Emmanuel Macron et Édouard Philippe lors de leur arriver au pouvoir en 2017, vous aviez oublié un peu les jeunes dans l'équation ? Comment vous expliquez quand même qu'on soit à ce point à la traîne au niveau européen ?

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C'est vrai qu'on est à la traîne mais on ne peut pas dire que nous avions oublié les jeunes dans l l'équation. Je voudrais rappeler quand même qu'il doit finir avec le Premier ministre qui a permis le doublement du nombre d'apprentis. Ce n'est pas rien. Ça ne résume pas la situation, je vous le concède bien volontiers mais c'est quand même quelque chose d'important et l l'apprentissage est une des réponses essentielles au besoin d'offrir des débouchés à la jeunesse en matière professionnelle. Après il y a plein d'autres choses à faire effectivement et dans la campagne présidentielle qui a débuté, Edouard Philippe a mis la jeunesse au cœur de ses préoccupations, au cœur de ses priorités. La jeunesse en général et l'éducation en particulier,

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avec un certain nombre de propositions sur la table, de mieux rémunérer les profs parce qu'on a un problème de rémunération des profs dans notre pays par rapport au niveau qui est pratiqué en Libyanne dans les pays européens, de donner plus d'autonomie aux établissements pour s'organiser, de faire de l'éducation d'une manière générale, avec la formation continue des professeurs, etc. En s'inspirant de ce qui marche à l'étranger, on donne l'exemple de Singapour par exemple ou d'autres pays effectivement qui ont développé un certain nombre d'indicateurs de succès de l'éducation. Donc il y a deux volets, et vous avez raison, il y a le volet éducation, je vous rejoins complètement, qui est un volet extrêmement important. Le volet emploi avec l'apprentissage.

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Je pense qu'il y a aussi un sujet d'orientation et de matching entre l'offre et la demande. On y reviendra sans doute, mais il y a un vrai sujet sur le fait de faire en sorte que l'on prépare à des métiers qui recrutent entre l'université et le marché du travail. Je reste sur le constat pour commencer. Vous aurez d'ailleurs évidemment la possibilité de débattre sur les propositions d'Edouard Philippe, évidemment. Est-ce que vous faites le lien, Florence Yadaden, entre ce chômage, cette espèce d'horizon bouché et la mobilisation à laquelle on assiste d'abord des ICA1, puis des étudiants depuis plusieurs semaines ? Alors évidemment, je fais ce lien.

7:12

Je commence d'ailleurs pour faire remarquer que les chiffres qu'on vient de voir ne prennent pas tout à fait en compte le fait qu'on parle de jeunes actifs. En fait, c'est 21 % des jeunes actifs et on néglige souvent… Il y a ceux qui sont ni en emploi ni en formation, etc. – Mais il y en a surtout beaucoup qui sont en étude il y en a surtout beaucoup qui sont en études et donc en fait bon je ne dédramatise pas du tout ce problème du chômage des jeunes mais finalement quand on ramène au nombre de jeunes actifs on est à 9 % ce qui est quasiment la même chose que le reste de la population mais voilà il y a quand même une part non négligeable de cette jeunesse qui est en études. Et de fait, la jeunesse, c'est un âge où l'on prépare l'avenir

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et donc mesurer uniquement leur emploi à un instant T, je vais dire, c'est un peu c'est un peu limité cette question puisque normalement on est supposé essayer de la mesurer à la sortie de leurs études, pas pendant leurs études. Et donc là, c'est bien ce que nous disent aussi les jeunes. Alors les lycéens ne parlent pas forcément de leur emploi, mais ils parlent de Parcoursup, ils parlent d'un avenir bouché. Alors évidemment ça rencontre crise climatique, guerre, toutes les autres angoisses qui composent leur avenir. Mais c'est aussi de ça qu'ils parlent, c'est des moyens qu'on leur donne pour construire leur avenir. On va consacrer dans les prochains jours un débat spécifique sur la question du logement, donc on ne va pas y passer trop de temps, mais quand même ça me semble essentiel

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ou indispensable de de dire un mot de logement quand on parle de l'accès des jeunes à l'emploi ? Parce que j'ai trouvé une étude du réseau social LinkedIn qui dit qu'un tiers des jeunes renoncent à un emploi faute d'avoir trouvé un logement à proximité. Suzanne Nijdam, est-ce que, quand disent les étudiants que vous représentez ? Sur le côté étudiant, le logement, c'est évidemment un sujet majeur parce qu'il représente une des seules parts de leur budget qui n'arrive pas à être rognée. Et c'est la seule frange de la population pour laquelle ça représente justement plus de 50 % du budget donc une part très importante au sein de leur budget et on a notamment un étudiant sur 5 qui vit avec moins de 100 euros par mois après avoir payé son loyer

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qui montre bien que sur tout le reste à part le logement, il y a des sacrifices qui sont faits déjà que sur le logement il y en a au vu de toutes les conditions de mal logement et que le minimum est pris mais pour le coup sur l'alimentation, la santé et finalement aussi sur les études parce que c'est des étudiants qui se retrouvent obligés de sursalarié à côté de leurs études ça leur donne peut-être pas le meilleur rapport non plus à l'emploi que d'avoir cette obligation d'aller vers du travail alimentaire en parallèle de leurs études alors que leurs études leur demande déjà énormément. Oui c'est leur premier contact avec le marché de l'emploi. Il y a une vraie question sur le premier contact justement et quand on a des jeunes qui

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qui sont dans leurs études supérieures notamment et là je parle même pas des jeunes qui ne vont pas dans les études supérieures en tant qu'organisation étudiante également mais du coup on a un vrai sujet sur ce premier contact et quand on a des jeunes qui sont poussés à aller vers une obligation de ce salarié alors qu'ils n'en ont pas le temps pas les moyens parce que tout simplement il faut étudier il faut réussir il faut plein de choses il faut travailler à côté de ses cours il faut continuer continuer continuer et faire plus toujours plus des stages etc et donc c'est des jeunes à qui on ne donne pas les conditions matérielles non plus de pouvoir s'émanciper à l'université et derrière d'aller justement s'insérer correctement comme ce qu'on leur demande de faire.

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Et donc remettons aussi le débat justement sur la question de ce qu'ont besoin ces jeunes pour faire tout ce qu'on leur demande de faire, si on veut répondre aux besoins de la nation comme on l'entend au quotidien, dans ce cas-là il va peut-être falloir d'abord répondre aux besoins de ces jeunes-là. Il y a beaucoup de salariés trentenaires encore en colocation dans ce péri, Florence-Yadadène ? Je ne suis pas spécialiste de la question du logement, mais c'est sûr que cette question du salariat pauvre, c'est une question récente qui va marquer ma génération déjà. La génération qui suit est celle qui arrivent il ne suffit plus de travailler pour vivre c'est le premier point même avec deux salaires on ne fait plus forcément famille dans des bonnes conditions mais par ailleurs l'emploi ne

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garantit plus une ascension sociale. Et ça, je pense que dans la mobilisation qu'on voit actuellement, les mobilisations, c'est très important. La confiance dans le rôle de l'école comme ascenseur social et la confiance dans l'emploi comme ascenseur social aussi, mais comme outil pour de meilleures conditions de vie, notamment que ses parents. Celle-ci est assez effondrée. Les jeunes, on dit tout le temps la génération Z ne veut pas travailler. Bref, j'imagine qu'on en On en reparlera, mais surtout, ils n'ont plus confiance dans l'emploi pour leur donner cette ascension sociale par rapport à leurs parents. Alors effectivement, merci de m'offrir la transition. Les jeunes ne veulent plus travailler. Je ne sais pas combien de fois j'ai entendu cette phrase parfois dans la bouche

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mais de mes amis qui ont 60 ans et plus comme comme moi on l'entend beaucoup depuis la crise covide si le jour d'un vous avez voulu vérifier ouais ils sont flémmards ils sont désabusés ils sont un docile voire carrément ingérable Thomas c'est le procès qu'on fait régulièrement à la génération Z effectivement après le Covid on avait même évoqué vous en souvenez peut-être la grande démission des jeunes qui ne veulent plus travailler mais les dernières études disent plutôt plutôt C'est plutôt l'inverse. Thomas, très loin d'une génération paresseuse, c'est une génération plutôt ambitieuse qui se dessine. Alors ambitieuse en quoi ? Qu'est-ce qui ressort de ces dernières études ? Le travail reste un élément central de la vie chez les 16-30 ans.

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C'est l'un des grands enseignements d'une enquête de l'Institut Montaigne. Le travail reste un facteur d'intégration, d'indépendance et même d'accomplissement personnel. Près d'un jeune actif sur deux considère le travail comme très important, voire plus important que tout le reste, seulement 7 % de cette catégorie d'âge lui accorde une place secondaire. Autre donnée intéressante, Thomas, 80 % des 16-30 ans disent vouloir continuer à travailler, même sans nécessité financière, pour une génération canapé, on repassera. Effectivement, une génération canapé, on entend beaucoup de choses contradictoires, on l'a dit, ils veulent bosser autrement, différemment, c'est ça ?

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96 % des jeunes veulent de l'autonomie et le pouvoir de prendre des initiatives, 95 % veulent un travail intéressant, 93 % de bonnes relations avec leurs collègues. Ce sont les chiffres d'une étude de l'INJEP qui corroborent le constat fait par l'Institut Montaigne. Les jeunes demandent plus d'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. C'est peut-être là que se situe la vraie rupture générationnelle, Thomas. La stabilité d'un emploi, oui, mais pas à n'importe quel prix. Forcément ou pas encore, ce n'est pas entendu par les entreprises. Trop de stress, manque de temps libre, horaire à rallonge, manque d'autonomie. 66 % des jeunes ayant déjà travaillé disent qu'il existe un écart entre leurs attentes et la réalité de leur travail.

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Pour résumer, Thomas, les jeunes ne sont pas moins travailleurs, ils sont peut-être tout simplement moins résignés qu'avant, moins résignés à vivre la vie que leurs parents avaient tracée pour – Franck Morel, est-ce que les entreprises, peut-être aussi les services publics d'ailleurs, je pense à l'hôpital par exemple, n'ont pas tardé à prendre en compte cette nouvelle perception du travail du général Je trouve plutôt sain de mettre en avant tout ce que vous avez mis en avant par rapport aux idées reçues qui peuvent être véhiculées, et qui mettent en avant le fait qu'on a une génération qui considère que le travail est quelque chose d'important qui veut placer le travail comme un élément constructeur dans sa vie mais effectivement

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il faut que la promesse du travail elle soit là aussi et vous l'avez dit effectivement il faut que le travail soit perçu véritablement comme un vecteur d amélioration de sa situation à court et à moyen terme. Alors il y a tout un tas de questions que ça pose, les questions de trappe à bas salaire qui peut aboutir à ce qu'on reste scotché, si vous me permettez l'expression, à un niveau de salaire bas et qu'on ait du mal à avoir des perspectives professionnelles à long terme, il y a l'accès à la formation tout au long de la vie et donc au fait de se projeter et puis d'une manière plus générale il y a le fait, il faut bien le reconnaître que nous vivons dans un monde extrêmement anxiogène à tous les étages et ça, ça pèse forcément sur la représentation

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du monde que l'on peut avoir et donc il faut être en capacité et c'est la mission des décideurs politiques aussi, c'est de redonner de l'espoir et de redonner de la de votre place de conseiller social d'Edouard Philippe, on est en campagne électorale, des chefs d'entreprise vous en croisez pas mal. Il y en a, pas tous, mais il y en a quand même un certain nombre qui qui disent qu'on a une génération qui ne veut plus bosser, qui part à 17h00, etc. On entend ça, mais... Est-ce que les patrons ne veulent pas s'adapter ou est-ce que c'est trop long pour adapter Je ne crois pas qu'il faut généraliser ni du côté des patrons, ni du côté des jeunes. Effectivement, on entend ce genre de propos que vous venez de mentionner. Mais en même temps, il y a une volonté de la part

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d'un certain nombre d'organisations, de la part d'un certain nombre d'entreprises, de jouer le jeu, de l l'emploi des jeunes. Moi, je vais prendre un exemple concret. Il y a eu un débat il n'y a pas très longtemps sur la question des emplois jeunes ou des au rabais, etc. En tout cas, ce qui avait été mis sur la Le MEDEF a été proposé sur la table dans le cadre de discussions interprofessionnelles. Sur le nouveau CPE contre la première en roche. Par-delà du regard qu'on peut porter là-dessus, je pense que ce qui est intéressant, c'est de considérer qu'il y a une vraie appétence de de la part des organisations patronales et de la part des syndicats, pour mener des discussions sur la question de l'emploi des jeunes. Et je pense que ça, il faut l'encourager.

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Parce qu'effectivement, on peut trouver des solutions. On parlait tout à l'heure des NITS, excusez-moi du néologisme, ceux qui ne sont ni en emploi ni en travail, c'est anglo-saxon qui sont 13 % je crois à peu près en France c'est trop important et il y a un vrai chantier d'intérêt général dont il faut saisir sur ces fameux needs comment on apporte des réponses un peu sur mesure est ce que c'est les écoles de la deuxième chance est ce que c'est des systèmes qui ont pu exister de formation un peu sur mesure de garantie garantie jeunes garanti etc il faut mettre le paquet là dessus mais ça c'est des réponses extrêmement concrètes sur lesquelles il convient de travailler je parlais des organisations vous connaissez bien le secteur de la santé si je ne me trompe

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vous êtes sage femme c'est ça à Dijon est-ce que l'hôpital il n'est pas encore structuré sur la façon dont la génération précédente bossait les médecins qui faisait 80 heures etc etc alors je suis étudiante âge femme pour bien le repréciser mais du coup effectivement je pense que sur la santé ça nous apprend pas mal de leçons notamment sur des politiques qui sont en train d'être menées ou en tout cas qu'on entend énormément émaner dans le débat public de ce qu'on appellerait l'adéquationnisme donc qui serait une volonté de faire de rendre en adéquation le nombre de places à l'université ou le contenu de qu'on pourrait avoir dans nos différents enseignements avec les besoins du monde socioprofessionnel et beaucoup plus l'enseignement à la demande

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des entreprises sauf que je trouve que le secteur de la santé le montre assez bien. On a justement, au-delà du débat philosophique qui se pose sur le rôle émancipateur que doit avoir l'université ou le rôle utilitariste pour les jeunes et quelle vision on porte sur les jeunes, au-delà de ce débat philosophique Là, nous, on parle aussi tout simplement d'une impossibilité de mise en œuvre parce qu'on le voit dans le secteur de la santé. Je suis étudiant de sèche-femme. Donc je vous disais, on a une filière d'études qui donne un métier. Ça devrait être très simple en théorie de calculer la démonstration de l'adéquationnisme. Quel besoin il y a, et pourtant le nombre de places est régulé, le contenu de la formation est régulé. Pour autant, il n'y a pas encore du tout une vraie

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adaptation aux différentes compétences des sages-femmes qui ont évolué sur ces dernières années dans les études. Il n'y a pas d'évolution qui s'est faite à la hauteur. Pour autant, on manque cruellement tant de sages-femmes que de plein de professionnels de santé partout sur le territoire et ça c'est montré à plusieurs reprises ce manque de professionnels de santé notamment dans les territoires ruraux mais pas qu'eux également dans la ville. Alors même qu'on est dans une situation d'une filière d'études égale à un métier. Et pourtant, dans ce cas-là, on a envie de poser la question comment est-ce qu'on ferait pour une licence de droit ou pour une licence de sociologie ou tout ce que vous voulez pour adapter aux réels besoins des entreprises

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si on ne sait même pas le calculer pour des filières qui sont capables. – J'avoue que je ne connaissais pas ce mot « adéquationnisme ». Peut-être que je vais l'oublier assez vite, mais en tout cas, il est intéressant et je vous donne la parole aux unes et aux autres juste après, mais c'est – Et effectivement, l'une des… je ne sais pas si c'est le mot « revendication » est le bon, mais en tout cas, quand on parle chômage des jeunes, quand on parle mobilisation des lycéens à Patrick Martin, le président du MEDEF, il évoque cette question. Écoutez-le, c'était sur RCI ce matin le vrai problème c'est qu'on ne dit on ne dit pas suffisamment nos jeunes quels sont les métiers d'avenir quels sont à contrario les métiers qui sont menacés quelles sont en conséquence

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et formation vers lesquelles ils ont intérêt à s'orienter et qu'on leur redonne, au-delà d'une perspective, un espoir. Les entreprises sont très soucieuses d'y contribuer. Le sujet de fond est celui-là. C'est de dire qu'il y a dans ce pays des perspectives, des opportunités formidables, que les entreprises sont une voie d'avenir et que l'éducation nationale, qui a beaucoup progressé, a eu quand même beaucoup plus loin pour qu'on se parle plus et qu'on mette les jeunes dans le réel. Florence Yadaden, c'est un gros mot ? Adéquationnisme ou alors c'est une nécessité ? Comment vous l'interpréter ? C'est-à-dire mettre en adéquation les diplômes avec le marché du travail. C'est très ambitieux. Alors c'est pas récent, l'adéquationnisme en France.

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Ça date au moins de... Vous dire que j'ai un métro de retard ? Non, c'est le terme qui vous manque. Mais l'idée, vous l'aviez. Ça date au moins de la sortie de la Seconde Guerre mondiale. En fait, c'est juste qu'on n'y arrive pas. On n'arrive pas à prévoir les besoins. Alors en sage-femme, je n'ose poser la question de démographique qu'on n'arrive pas à anticiper du tout. Par exemple, si on veut amener nos étudiants jusqu'à un bac plus 5, il faut anticiper les besoins d'information au moins 5 ans avant. On est incapable de prévoir le marché de l'emploi dans 5 ans, on arrive déjà difficilement à prévoir ce qui nous attend dans les quelques années qui viennent. Et par ailleurs, les individus ont une forme de libre arbitre,

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peut-être aussi un débat philosophique qui me dépasse, mais néanmoins, et en fait, on le voit quand on prévoit, les jeunes ne s'y tiennent pas. Les jeunes ne s'y tiennent pas, ils veulent de la mobilité, ils changent d'avis, ils se reconvertissent, leur vie change et ils basculent. Et juste pour revenir sur ce... Bon, déjà, je serais curieuse de savoir sur les générations précédentes, combien de pourcents auraient dit qu'ils ne voulaient pas un travail intéressant ? Parce que là on dit 95%, je pense que c'est partagé quand même par d'autres générations. Et de fait, je pense que c'est important de garder en tête aussi que cette histoire de la génération Z qui ne veut pas travailler, c'est aussi un conflit intergénérationnel sur le marché de l'emploi qui n'est pas du tout nouvel.

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Les générations précédentes ont toujours trouvé que les jeunes n'en faisaient pas assez et n'était pas assez docile, pas assez adapté, etc. Rien de nouveau. Le discours n'est pas nouveau. Alors l'adéquation... Moi je voudrais rebondir sur l'adéquationisme parce que j'assume complètement un choix vraiment adéquationniste on se doit pour l'avenir des jeunes d'être adéquationnistes ça veut dire quoi très concrètement je vais vous donner deux exemples parce que je pense que la question se pose au niveau de la demande de formation et au niveau de l'offre de formation sur la demande de formation sur la demande de formation ça veut dire qu'il faut être capable d'être transparent sur les débouchés qui sont offerts par les différentes filières de formation ce que edouard philippe a mis en

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place entre 2017 et 2020 par exemple pour l'apprentissage c'est un système qui s'appelle inserjeune qui permet à tous les jeunes sur internet de connaître les débouchés en termes de taux d'insertion en emploi de tel cfa pour tel type de diplôme et donc le pari derrière c'est d'agir sur la demande et de de faire en sorte de donner tous les outils, tous les éléments d'information pour que les jeunes au niveau de la demande puissent s'orienter, munis de cette information, vers les formations qui offrent des perspectives en termes d'emploi. Ça c'est pour la demande. Pour l'offre, ça veut dire qu'il faut être en capacité d'être extrêmement réactif sur le fait de faire bouger, de faire évoluer la carte des formations proposées cette fois,

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en volume et en par rapport à ce que l'on identifie comme étant des besoins. Il faut être très récactif, parce que ça va très vite. Mais il faut le faire. C'est ce que j'appelle la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences de la nation. On demande aux entreprises de le faire, mais la nation doit le faire aussi doit être capable en formation initiale et en formation continue d'adapter le nombre d'offres de formation, de places en formation au débouché que l'on identifie. Il n'est pas normal, qu'il y ait un hiatus énorme entre la liste des métiers en tension quand vous regardez la liste des métiers en tension et sans rien enlever à ce que vous avez dit et l'exemple que vous avez donné qui est sans doute réel évidemment, vous avez cette Mais d'une manière générale,

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il n'est pas normal qu'il y ait un hiatus entre la liste des métiers en tension d'un côté et les débouchés qui sont organisés en formation initiale. On crée de la désespérance parce qu'on va créer des personnes qui vont penser pouvoir s'insérer durablement sur le marché du travail et qui vont se heurter à une réalité malheureusement qui est assez compliquée. Donc il faut prendre ça en amont et en faisant évoluer la demande et l'offre avec les outils que j'évoquais. Désespérance et incompréhension, regardez ce témoignage qui vient de Brignol, Françoise, une maman, elle dit ma fille a un master prof des écoles, elle a été licenciée dans le Var alors qu'il manque d'épreuve du premier degré, aujourd'hui elle est chômeuse. Voilà des témoignages comme ça, n'hésitez pas, le QR code,

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vous le scannez, vous participez, vous vouliez réagir. Mais c'est bien, ça va rebondir aussi sur ce témoignage. Moi je trouve que la proposition est très intéressante, mais on n'a pas réussi à anticiper le Covid, c'était quasiment impossible. On n'a pas vraiment réussi à anticiper l'intelligence artificielle dont on imagine qu'elle va avoir beaucoup d'effets. – On va en parler dans un instant. – Alors voilà, mais en tout cas, sur le marché de l'emploi, on imagine qu'elle va avoir des effets. Et par ailleurs, anticiper le marché de l'emploi dans 5 ans, disons, pour des master J'entends que vous parliez plutôt de CFA, mais ça veut aussi dire former les profs nécessaires et les recruter en amont. Pour l'instant, on n'arrive pas à assurer un prof devant chaque élève en collège et lycée.

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Comment est-ce qu'on va faire pour prévoir le marché de l'emploi dans 5 ans, du coup dans 7 ou 8 ans, puisqu'il faut former les profs pour ça, les recruter en amont, potentiellement sur concours ? Moi, ça me paraît... Encore une fois, c'est louable, mais je ne vois pas comment ça peut fonctionner en plus du fait que le marché de l'emple les métiers en tension selon comme on les appelle en tout cas les métiers qui recrutent la propose des conditions d'emploi qui ne conviennent pas aux jeunes qui par exemple les saisonniers on sait qu On a une difficulté. Pardon, j'ai beaucoup de choses à dire sur cet élément, mais on sait par exemple que la réduction, l'augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour accéder aux droits au chômage a chamboulé les habitudes des saisonniers.

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Et donc dans des emplois comme l'hôtellerie, on manque beaucoup de monde. Si on ne leur ouvre pas un statut spécifique qui leur donne ensuite droit au chômage, on sait qu'on a du mal avec les saisonniers, les des contrats courts en tout cas. Si vous voulez intervenir... On parle de chômage des jeunes en général, j'ai toujours appris qu'il ne fallait jamais dire des jeunes, il y a plusieurs jeunesses, est-ce que le vrai clivage n'est pas plutôt entre ceux qui ont des diplômes et ceux qui n'en ont pas, les très diplômés, moins diplômés ? Je ne sais pas qui veut répondre. Suzanne Nijdam, vous pouvez répondre. Ça rejoint une question de Régis qui nous écrit de Toulouse. Vous pouvez l'afficher. Est-ce que les jeunes sont trop qualifiés ? Ça se rejoint.

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Il y a des questions sur la qualification et d'ailleurs, en fonction du degré de qualification, les chiffres le montrent assez facilement qu'il n'y a pas du tout les mêmes taux de chômage qui sont derrière. Mais ces questions, elles sont très associées à des questions plus larges d'égalité des chances aussi entre les différents jeunes. Parce que des jeunes qui sont justement enfants de cadres ont beaucoup plus largement de chances de devenir cadres que des enfants de ouvriers. Et on n'a pas de système aujourd'hui qui permet justement cet ascenseur social qui nous est promis. Notamment l'université est vue comme ça y est, on ouvre l'égalité des chances, etc. Les conditions de précarité actuelles ne permettent pas du tout ça

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et on a aujourd'hui beaucoup trop de jeunes qui arrêtent leurs études faute de moyens financiers de pouvoir les continuer. Et pour rebondir aussi sur cette question plus large, c'est aussi une question de quelle confiance on peut faire à qui sur ce sujet parce que je ne suis pas en train de dire que toutes les entreprises ont une volonté de maltraiter les jeunes. Loin de moi cette idée-là. Par contre, il y a un vrai sujet aussi de à quel point est -ce qu'on est en capacité aujourd'hui de faire comprendre et de faire confiance à des entreprises dont l'intérêt est du profit, du profit financier et de leur faire confiance sur ces sujets de quels seraient les besoins des jeunes. Parce qu'on a aujourd'hui là nous à la fage des milliers de cas de défense

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des droits qui nous arrivent au quotidien, de la part de jeunes notamment qui viennent d'écoles privé. Là, on a eu une grosse vague de la part d'étudiants qui venaient de sub de pub, une grosse école de communication, etc., à qui on a vendu un taux d'insertion après l'école qui était superbe. On a vendu de superbes conditions d'études, etc. Ces jeunes-là, derrière, ils ne trouvent pas de travail. Dans leur formation, ils avaient à peine des cours en visio, des cours qui étaient annulés. Aucun respect du cadrage qui en était derrière. Et en fait, ça a créé avec une offre... Enfin, une offre énorme qui s'est créée sur ces écoles de com qui ont une énorme communication qu'on voit partout dans le métro. Ça a créé aussi énormément de jeunes qui se sont orientés vers ces formations

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qui les intéressaient. Et derrière, aucune insertion possible. Et donc, c'est aussi comment est-ce que le privé, et notamment le privé dans l'enseignement supérieur et la manière dont il peut parfois être très peu qualitatif dans certains cas, ne vient pas totalement déréguler le marché du travail et totalement mettre à l'abandon finalement des milliers de jeunes avec des fausses promesses en l'air et donc on a un projet de loi qu'on espère voir aboutir sur ce sujet justement pour permettre aussi notamment de réguler ces questions-là parce que c'est plus possible aujourd'hui de voir l'enseignement supérieur privé déréguler ces questions-là. Il nous reste deux thèmes importants, on va parler d'intégration. Merci à Marie qui nous remercie d'avoir parlé des stages et des apprentissages.

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C'est vrai que c'est difficile de trouver une entreprise, c'est vraiment un casse-tête, mais on le voit avec les propositions et les demandes qu'on peut avoir ici. On va parler de l'intelligence artificielle, évidemment, ce sera un vrai chapitre dans un instant. Mais d'abord, je vous propose un gros plan sur les salaires touchés par les jeunes dans leur premier emploi. C'est le thème de la chronique d'Alexandre Poussard tout de

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avec cette question combien gagnent les jeunes en sortie de diplôme aujourd'hui alexandre et quelle est l'évolution de leur salaire sur ces dernières décennies ? D'abord Thomas, de qui parle-t-on ? On parle des jeunes salariés en sortie de diplôme, c'est-à-dire sur une période entre 1 et 4 ans après l'obtention de leur diplôme. Et on va parler de leur salaire médian. Le salaire médian, c'est-à-dire le salaire qui divise cette catégorie de population en deux. 50 % de ces jeunes salariés gagnent plus que le salaire médian et 50 % gagnent moins. Et on va regarder l'évolution de ce salaire médian depuis 1990 en le comparant à l'évolution du SMIC, alors en euros constants, c'est-à-dire corrigé de l'inflation pour pouvoir comparer les pouvoirs

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d'achat entre les époques. Est-ce qu'on voit avec ces données de l'INSEE ? Eh bien, c'est que le salaire médian de ces jeunes salariés en 2023 est de 1 600 euros et qu'il a augmenté globalement depuis 1990 et notamment ces dix dernières années après avoir stagné entre 2009 et 2016 et il est globalement resté au-dessus du SMIC. Et puis alors, il faut rentrer dans le détail. Si on regarde plus précisément les salariés qui ont un diplôme de l'enseignement supérieur, là, l'évolution du salaire, elle est à la baisse. Oui, ce qui est intéressant à observer, c'est que pour les jeunes salariés qui ont fait des études longues dans l'enseignement supérieur, c'est-à-dire au-delà de Bac plus 5, eh bien en 2023, leur salaire médian est de 2 000 euros et c'est moins

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qu'en 1990 où ce salaire médian était de 2280 euros en euros constants. Cela veut dire qu'ils ont perdu en pouvoir d'achat, une perte assez constante sur la période, même s'il y a un regain de salaire pour cette catégorie de jeunes salariés ces dernières années. Et puis pour les salariés qui ont obtenu un diplôme dans le supérieur mais avec des études plus courtes, donc à Bac plus 2 par exemple, leur salaire stagne depuis 1990 avec un salaire médian aux alentours de 1550 euros et qui se rapproche de plus en plus de la courbe du SMIC qui elle a été en croissance sur cette période. Et puis alors si on regarde cette fois si les jeunes travailleurs moins qualifiés, titulaires par exemple d'un BEP ou d'un CAP, ils voient leur salaire augmenter

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cette fois-ci sur la même période. Et oui pour ces jeunes travailleurs qui viennent d'obtenir leur Leur CAP ou leur BEP, leur salaire médian s'est souvent situé aux alentours du SMIC et a suivi l'augmentation du SMIC depuis 1990. En 2023, leur salaire médian est de 1 400 euros, c'est-à-dire juste au-dessus de ce salaire minimum. Pour résumer, les jeunes travailleurs qualifiés ont perdu ou stagné en pouvoir d'achat, contrairement aux jeunes moins qualifiés qui ont vu leurs ressources augmenter. Eh bien en suivant la courbe du SMIC. – Merci beaucoup Alexandre. C'était très clair, ce qui n'est pas forcément évident avec une thématique comme celle-là. Est-ce que vous le ressentez, Suzanne Nijdams, cet appauvrissement relatif,

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on l'a bien compris, mais des salariés, des jeunes salariés les plus diplômés c'est de cela dont on peut parler maintenant. – Oui, c'est un vrai sujet pour beaucoup de jeunes, de se sentir perçus comme une main-d'œuvre de bon marché parce que jeunes. Et c'est ce qu'on voit aussi sur énormément d'impact que ça a donné. Des fois il y a des jeunes, on ne leur propose pas de possibilité d'être embauché à des salaires décents et à Bac. Même quand on a fait 5 ans d'études après le bac ou plus ? Exactement. Et donc il y a des entreprises qui profitent aussi de ces choses-là pour proposer uniquement et mettre en compétitivité des jeunes entre eux en proposant uniquement pour des postes qui habituellement n'avaient pas ces salaires-là, proposer uniquement des offres de contrat vues

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comme de bon marché aux jeunes. Et c'est bon, tu vas souffrir un petit peu pendant quelques années et t t'inquiète, après tu vas évoluer. Et c'est un vrai sujet d'impossibilité pour énormément de jeunes aujourd'hui et notamment on l'a vu, l'inflation ne fait qu'augmenter également et donc énormément de dépenses supplémentaires pour beaucoup de jeunes qui ne sont tout simplement plus en possibilité de tenir le fil à la fois pendant leurs études et même le post-étude ne donne pas de perspective et d'espoir sur ça va aller mieux, je vais pouvoir faire comme mes parents quelques années après mes études, m'acheter une maison ou ce qu'on veut, là on parle même pas uniquement des classes les plus populaires mais même des classes moyennes se retrouvent vraiment extrêmement en

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difficulté et notamment dans ses premiers rapports à l'emploi. Ce premier rapport à l'emploi il passe souvent par un stage, on a vu la réaction d'une téléspectatrice tout à l'heure, si on regarde dans vous, on s'est posé la question de la rémunération des stagiaires quand c'est un stage de moins de deux mois c'est non obligatoire on peut ne pas y avoir du tout de gratification stage de plus de deux mois c'est entre 630 et 700 euros par mois à temps plein Franck Morel est -ce qu'il faut réguler ça parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de secteurs si on balaye devant notre porte le secteur de l'audiovisuel c'est un secteur qui consomme énormément de de stage et c'est souvent la première porte pour entrer dans une réaction je ne suis pas sûr qu'il faille rajouter de la régulation à

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celle qui existe déjà qui est déjà conséquente puisque vous avez déjà vous avez rappelé qu'il ya un minimum de niveau de qui doit être reversé pour les stagiaires et puis il ya un certain nombre de principes de plafonnement du nombre de stages d'obligation d'une convention de contenu de cette convention il faut veiller en revanche effectivement aux dispositions qui existent et qui organisent le recours au stage, qu'elle soit respectée et qu'elle soit appliquée. Et s'il y a des abus, il faut les sanctionner. Mais je voudrais rebondir d'une manière plus générale. Je crois qu'il y a un mot qui est très important par rapport à tout ce qu'on a pu dire jusqu'alors. C'est le mot espoir. C'est donner de la visibilité, donner de la capacité à se projeter.

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On le voit bien dans ce que vous mettiez en avant, il y a le reproche de ne pas avoir la possibilité, lorsqu'on va rentrer dans un premier emploi, de pouvoir se projeter dans l'avenir et de se pouvoir projeter dans un parcours professionnel, dans une évolution professionnelle. Ça en dit long sur le chantier effectivement de revalorisation du travail et du fait de donner des outils pour permettre d'organiser ces parcours professionnels. On voit bien que le travail pèse par un financement du modèle social qui est organisé quasi uniquement sur le travail. Donc il faut desserrer les taux un petit peu là ça veut dire effectivement élargir l'assiette du financement du modèle social pour donner la capacité aux entreprises justement

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d'organiser des parcours d'évolution du salaire et puis un sujet autour de la formation continue je pense parce que pour avoir des parcours d On a mis en place le CPF en 2018, qui était un outil par rapport à ça, qui permettait, c'était le titre de la loi, construire son avenir professionnel. Il faut veiller effectivement à ce que le CPF soit en lien on en revient à l'adéquationnisme avec les besoins du marché du travail c'est-à-dire que les formations préparent à des tâches, à des métiers à des orientations qui sont en lien avec les besoins de l'économie mais il faut effectivement donner cette capacité. On parlait de l'IA tout à l'heure, je ne sais pas si on aura l'occasion. – On y vient tout de suite. – Je pense qu'il y a un sujet reconversion par rapport à l'IA,

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je vais en dire deux mots après. – Eh bien ça tombe bien, ce sera notre dernier chapitre, mais je vous écoutais parler avec attention et je revois la photo qui est juste derrière vous. En pleine manif, 2026, papa c'est quoi un CDI ? Ça devient de plus en plus compliqué à obtenir. Là on est sur les stages, combien de stages ou combien de certifications supplémentaires Florence, il y a la laine, il faut obtenir avant d'avoir cette espèce de grâle, j'adore, je ne sais pas si c'en est un de quel CDI ? Moi je rebondis sur le terme espoir parce que je pense que cet espoir c'est aussi ce qui justifie qu'aujourd'hui on fasse travailler les jeunes en dessous du du SMIC, parce qu'on a parlé du moment où la courbe se rejoint, mais pas du long moment où elle était en dessous.

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Dans des dispositifs de politique publique, alors il y a les stages, bien sûr, il y a le service civique qui est un peu mon d'ADA, on peut parler de l'apprentissage, tout un tas de dispositifs publics qui ont le goût de l'emploi, l'odeur de l'emploi mais n'en sont pas. Et ces dispositifs, je trouve qu'ils ont trois effets importants. Des effets d aubaine, on préfère prendre un apprenti parce qu'il y a une subvention pour aucun salarié. Alors il y en a moins maintenant. Oui, c'est un exemple. Mais par exemple sur le service civique qui est pris en charge par l'État, on le voit dans les associations, de la sélection, puisque l'apprentissage, vous aviez une téléspectatrice qui le disait, il est difficile de trouver un employeur, encore plus quand on baisse les budgets,

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et de la substitution, puisqu'on voit aussi des endroits où des salariés sont remplacés. En fait, derrière, là, moi, ce que j Ce que j'entends derrière cet espoir, c'est que les jeunes sont une espèce de variable d'ajustement sur le marché de l'emploi, qu'on met au travail quand on en a besoin, qu'on retire quand on n'a plus besoin. Et en fait, vous parliez de compétition, il y a quelque chose de l'ordre du « hunger game Là, il faut un maximum de stages, d'expériences internationales, avoir fait un volontariat, gagner les points sur Parcoursup pour accéder à cette norme qu'était le CDI et qui paraissait être la base. Allez, il nous reste 7-8 minutes, on va parler d'intelligence artificielle, la concurrence de l'IA pour les jeunes sur le marché de l'emploi.

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C'est vrai, notamment pour les métiers artistiques. C'est ce qu'explique l'auteur de BD Alice Baudin alias Kani Souris. Nous y écoutons. La menace de l'IA, on l'aperçoit tous les jours quand on envoie des CV, quand on envoie des portfolios, qu'on a de moins en moins de réponses,

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quand ils essayent de minimiser notre salaire, ou en tout cas de faire des devis qui sont de plus en plus faibles pour pouvoir justement rajouter de l'IA ou se dire de toute manière si l'IA peut faire ça, pourquoi toi tu ne peux pas faire ça aussi rapidement et erwan le jeune homme que céline schmidt a suivi dans notre reportage d'ouverture il dit aussi qu'on lui pose régulièrement cette question donc c'est un entretien d'embauche dites moi ce qui devrait me convaincre de vous embaucher plutôt plutôt que de prendre une intelligence artificielle. Voilà les questions auxquelles il est régulièrement confronté. Suzanne Nishdam, est-ce que ça fait partie des... Alors j'essaye de ne pas surdramatiser, j'ai entendu ce que vous disiez tout à l'heure,

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mais est-ce que c'est en route ou la pile des craintes exprimées par les étudiants aujourd'hui ? Directement par les étudiants, pour l'instant, pas tant. Ça ne touche pas non plus tous les secteurs, on ne sait pas non plus exactement de quelle manière ça va toucher les différents secteurs. Ça reste une crainte globale des retours qu'on peut en avoir. Pour autant, c'est plus une nécessité aussi éthique et dans leur valeur de pouvoir avoir une certaine régulation sur ces sujets et de ne pas partir dans tous les sens parce que ça... Ça m'étonne qu'ils se posent pas la question de l'IA qui va les remplacer. Alors il y a des questions de l'IA par exemple en fonction des secteurs déjà ça peut être très différent mais il y a même juste des questions aussi sur l'utilisation de l'IA

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à l'université, dans l'éducation nationale qui sont tout autre aussi et où en en fait on fait encore peser une fois les jeunes et en fait ces choses là elles retombent encore une fois sur les jeunes parce que comme ça a été très bien dit juste avant ils sont considérés comme une variable d'ajustement, quand on en a besoin on va financer, quand on n'en a pas besoin on finance plus c'est ce qui se passe avec certaines bourses qui veulent être versées uniquement pour des formations où on aurait besoin, qui posent vraiment question sur à quel point est-ce qu'on a oublié de placer ce que voulaient les jeunes parce que c'est un des premiers facteurs aussi pour qu'ils réussissent, qu'ils s'insèrent et qu'ils s émancipent finalement dans ce qu'ils aiment faire.

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Il y a les questions tout simplement de les laisser choisir ce qu'ils ont envie de faire et de ne pas les forcer à aller vers des filières qui ne leur permettent pas de se construire correctement et tout simplement de leur donner les En emploi, ça sert à quoi de les laisser choisir une filière où il n'y a pas d'emploi ? En fait c'est facile de dire si c'est des filières où il n'y a pas d'emploi. Exemple tout bête autre, on ferme énormément de place en psychologie. Pourtant on n'a jamais eu autant de besoins de psychologues et en fait c'est pas vu ou typiquement la question d l'enseignement c'est pas vu comme les grands besoins de la nation pour revitaliser le pays et du coup il ya une vraie différence à faire entre agir uniquement pour les besoins de la nation en termes économiques

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et technologiques etc de compétitivité internationale qui parle plus du tout aux jeunes et agir tout simplement aussi sur les besoins des jeunes qui sont là pour structurer l'avenir à qui on doit faire confiance on s'est un peu éloigné d'hier pardon de recentrer sur cette question là et je vais poser une question ultra directe puisque vous travaillez dans un cabinet d avocat. Est-ce que vous embauchez encore des juniors ? Ah oui, nous embauchons encore des juniors parce que nous ont le pari de l'investissement dans la jeunesse et parce que c'est important. Tous les cabinets de conseil ou d'avocats ne le font pas. Mais voilà, effectivement, il y a beaucoup de choses qui se disent sur l'impact de l'émergence de l'IA dans les métiers du conseil en particulier,

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sur ce qu'on appelle les juniors. Parce qu'on a le sentiment souvent que la substitution par l'IA sur les tâches de juniors, fait par des junior est plus forte. Alors ça veut dire quoi ? Ça ne veut pas dire qu'on n'a plus qu'à aller se coucher et que c'est fini. Ça veut dire qu'il faut le prendre en considération dans la manière dont on va organiser l'évolution des emplois et l'évolution de la formation. On parlait tout à l'heure de la prévision, justement, sur l'organisation de la formation. Ça veut dire qu'on ne va pas demander la même chose avec l'IA à un junior, pour reprendre cette terminologie, que ce que l'on demandait avant. On va mettre beaucoup plus l'accent par exemple sur la vérification des sources on va mettre beaucoup plus l'accent sur l'interprétation la mise en perspective

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et le en bon français pensé out of the box si vous permettez l'expression c'est à dire aller au delà du fait que l'IA va résonner à partir de données existantes donc il faut savoir aller au delà des données existantes justement et mettre en perspective ça c'est ça c'est un point véritablement important mais là aussi sur l'IA on a deux manières de voir les choses on peut voir les choses de manière craintive et peut-être parfois il faut être craintif et il faut préparer à venir mais on peut voir les choses de manière extrêmement constructive et positive l'IA peut nous aider sur l'orientation par exemple on parlait de l'orientation tout alors on peut utiliser beaucoup plus que ça n'est le cas aujourd'hui, l'IA pour avoir une mission d'orientation en direction

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des jeunes qui est beaucoup plus charpentée que ça n'est le cas aujourd'hui. L'IA peut nous permettre dans les services publics par exemple de faire des gains de productivité et de déployer beaucoup plus d'agents sur le terrain en économisant des tâches administratives. Donc on a un regard positif aussi qu'on peut porter sur l'IA. Et je vous laisse le dernier mot, moins de 30 secondes ça file trop vite. Je découvre en vous entendant que l'IA va donner des emplois aux sociologues puisque ce qu'il vous faut c'est des gens qui peuvent prendre du recul et ça me réjouit puisque encore dans la loge j'ai entendu que les sociologues n'avaient plus de travail. Moi je me demande pourquoi on ne pose pas ce débat aussi sur le registre du temps de travail.

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Pourquoi est-ce que plutôt que de dire qu'on va remplacer des emplois où on réduirait pas le temps de travail et du coup partager l'emploi ? Il faut plutôt l'augmenter à mon avis mais ça c'est une chose. Si on veut partager l'emploi il va falloir le réduire pour certains. Là on n'a pas le temps de lancer ses débats. C'est le mot de la fin, je le garde. Aussi rendre aux entreprises une responsabilité d'employer et pas seulement les remettre face à cette responsabilité sociale de l'emploi. – Merci beaucoup, à toutes d'avoir participé à ce débat. Votre livre Florence, il y a donné une promesse d'embauche, comment l'État met l'espoir des jeunes au travail, aux éditions La Dispute et Franck Morel votre livre co-écrit avec Bertrand. Martino, aux éditions Hermann, le travail et la solution.

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Je vous dis à bientôt sur Public Sénat. Voilà, c'est la fin de ce sens public. Rendez-vous demain 18h-22h. D'ici là, nos débats sur la plateforme publicsénat .fr ou en podcast. Notez que Daniel Ball, le président du Crédit Mutuel, sera l'invité de la matinale demain. Belle soirée.