Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 — Le grand rendez-vous· 29 mars 2026 46 min

Le grand Rendez-Vous avec Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Europe 1. 10h-11h. Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Pierre Devineau. Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Vincent Jambras.

0:17
Vincent Jeanbrun

Bonjour. C'est votre Grand Rendez-Vous ce dimanche, vous êtes ministre de la Ville et du Logement. Comment réagit le ministre que vous êtes à ce qui s'est passé vendredi soir à la mairie de Fresnes, tir de mortier sur la façade d'une vingtaine d'individus encagoulés, saccageant les lieux dans cette mairie, remporté par un candidat LR ? Comment réagit le ministre que vous êtes quand des maires LFI fraîchement élus, comme Bali Bagayoko à Saint-Denis, demandent aux agents municipaux de prêter allégeance ou annoncent le désarmement progressif de la police et veulent supprimer les caméras de vidéosurveillance ?

Comment réagit le maire de La Hélérose que vous avez été pendant de longues années avec le traumatisme que vous avez vous-même subi, votre famille aussi, en 2023, lorsque des maires ont dû être escortés de leur défaite, après leur défaite au second tour, des municipales, des maires injuriés, invectivés, menacés, parfois chahutés, le maire de Montcontour, comme on vient de le voir dans les Côtes d'Or-Amore, lui préfère jeter l'éponge, il a peur pour sa famille. Nous parlerons aussi de votre famille politique, les LR, quelle stratégie pour le parti et pour la présidentielle ?

Vous co-signez avec Maude Brejon et 90 responsables du Bloc Central, une tribune ce matin pour un candidat unique de la droite et du centre. Et puis votre mission également, Vincent Jambrun, protégeant les propriétaires de logements contre les impayés et les squatteurs. Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Beaucoté, bonjour Mathieu. Bonjour. Commençons cette émission d'abord par cette tentative d'attentat à la Bank of America à Paris la nuit dernière, attentat déjoué, alors qu'un homme qui s'avère être un petit trafiquant, payait quelques centaines d'euros, s'apprêtait à enclencher le dispositif de mise à feu. Il était 3h30 du matin.

On imagine bien sûr que cet homme était engagé par d'autres personnes, peut-être en relation avec le conflit au Moyen-Orient. Je remarque que Laurent Nunez salue les équipes de police. Je remarque qu'il fait aussi le lien avec ce conflit en Iran.

2:10
Invité

Écoutez, moi j'attends que tous les éléments soient mis à jour. Mais effectivement, d'abord, je peux féliciter toutes les forces de l'ordre qui ont permis de déjouer cet attentat qui aurait pu être extrêmement grave. Il fallait s'y attendre. Le conflit en Iran pose beaucoup de questions et amène effectivement une volonté de vengeance de certains groupes et de certains pays. Et cet attentat peut-être est lié. On le saura dans l'église.

2:33
Vincent Jeanbrun

Donc peut-être que nous ne sommes pas en sécurité. Peut-être que ce genre d'attentat va se reproduire parce que c'est l'exemple d'une importation du conflit.

2:40
Invité

Peut-être, Pierre de Villeneau, que nous sommes sous la menace. Mais preuve en est que nous avons été en sécurité puisque les forces de l'ordre, et je veux encore une fois les saluer et les remercier, nous ont protégés de cet attentat. Et Stéphane ? Oui. Ce conflit là au prochain rire, il y a déjà aussi des répercussions. Il nous impacte parce qu'il y a des répercussions économiques. On a vu les prix des carburants qui sont en train de flamber, les engrais. On se dit qu'il y aura peut-être des pénuries de plastique, tout ce qui dérive du pétrole.

Votre gouvernement a annoncé vendredi soir 70 millions d'aides pour quelques personnes, quelques professions, très ciblées pour une période d'un an. On a l'impression... D'un mois. D'un mois, pardon. On a l'impression que votre gouvernement est démuni. Il n'y a plus d'argent, on ne peut plus rien faire. On va laisser les Français se débrouiller tout seuls face à la hausse des... Il y a deux réalités. La première réalité, c'est qu'effectivement, notre pays a beaucoup trop dépensé pendant des dizaines d'années et qu'aujourd'hui, nos moyens se sont limités de manière générale pour tous les sujets. Et c'est pour ça qu'il faut absolument redescendre sous le taux du déficit. Ça, c'est une chose.

Et ensuite, vous avez cette crise qui, effectivement, a une répercussion extrêmement forte sur un certain nombre de professions. Et là, le gouvernement prend ses responsabilités avec cette première mesure. La première chose, c'est que mes collègues ministres et en particulier le ministre de l'Économie, Roland Lescure, réunis quasiment de manière quotidienne différents groupes de travail pour suivre l'évolution de la crise et ses impacts sur l'économie de notre pays. et propose cet amortisseur, c'est ce premier 70 millions, à l'échelle d'un mois. Donc, vous en conviendrez. Si c'est sur un an, effectivement, c'est limité.

Là, c'est 70 millions sur un mois pour permettre aux entreprises les plus fragiles d'être accompagnées. Et encore une fois, comme on ne connaît pas l'évolution de ce conflit et l'évolution de ses répercussions, on suit au jour le jour pour pouvoir apporter les meilleures solutions au jour le jour. Les professionnels sont en contact permanent avec le ministère de l'Économie, du Budget et la ministre de l'Énergie. Et évidemment qu'on est dans un dialogue permanent pour faire en sorte que personne ne fasse faillite à cause de ce... Mais est-ce qu'on a cramé la caisse, comme le disait Valérie Pécresse, qui est de votre parti lors de la dernière campagne présidentielle ? Il n'y a plus d'argent.

On a fait le quoi qu'il en coûte. C'est un fait. Ça a été dit, ça a été annoncé. Vous le regrettez ? Effectivement, aujourd'hui... Vous le regrettez, Vincent Germain ? Il faut qu'on puisse revenir. Les circonstances étaient un peu particulières, vous vous en souvenez. Donc vous le regrettez ? Mais aujourd'hui, nous n'avons plus, c'est ce qu'a dit très clairement Maude Bréjon, parieur ministre de l'Énergie, porte-parole du gouvernement, nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte. Donc on ajuste et on fait au plus précis, de toute façon, j'allais presque dire chirurgicale.

Alors l'autre grand élément de l'actualité, c'est ce qu'on pourrait appeler la séquence post-municipale, avec des violences qui accompagnent quelquefois, presque des séances d'humiliation qui accompagnent le départ de certains maires qui sont traités comme des pariards dans leur propre ville. Il y a aussi le saccage de la mairie de Frennes qui est dans votre circonscription. Que comprenez-vous de la présente séquence qui, soit sur le mode de l'humiliation, de la violence, nous fait passer un cap dans la brutalisation de la vie politique ? Je ne peux être que d'accord avec l'expression que vous avez.

Il y a une brutalisation de la vie politique qui est sidérante, qui est effrayante et qui va nécessiter une réponse extrêmement forte de la part, non pas juste de l'État, mais de 100% de notre société. On ne peut plus tolérer cette violence qui devient une violence naturelle. C'est-à-dire qu'on a l'impression que c'est concomitant à la vie politique. Vous savez, ça me rappelle ce qui s'est passé à l'époque dans le foot avec un sport qui réunissait et qui rassemblait et puis petit à petit qui est devenu parfois un lieu de conflit avec des hooligans et on ne pouvait plus avoir un match de foot de grands clubs sans que derrière, il y ait des violences inouïes.

On a l'impression que c'est en train de toucher la vie politique. Vous imaginez que quand moi, je vois ces images-là, parce qu'il y a quelque chose d'animal dans cette façon de saccager, de brutaliser. On parlait d'ensauvagement, mais là, il y a quelque chose de sauvage dans cette façon d'exprimer une haine, une violence. On ne peut pas le tolérer. La mairie de Fresnes, elle est à moins de 2000 mètres à vol d'oiseau de chez moi. Vous imaginez ce que ça peut représenter pour un territoire comme le nôtre qui avait été tant meurtri par les émeutes de 2023. On se dit qu'au fond, on n'a pas encore apporté le remède. Il va falloir le faire de manière urgente.

Est-ce que la référence à la violence n'est pas une référence incomplète, relevant presque de l'euphémisme ? Est-ce qu'on ne pas devant des violences qu'il faut caractériser ? Par exemple, des violences politiques, des violences qu'on pourrait associer à certains courants, des violences d'intimidation. Autrement dit, est-ce qu'il n'y a pas une étape nécessaire de plus à mener dans l'analyse ? Écoutez, moi je suis prêt évidemment à en débattre parce qu'il va falloir qu'on creuse les causes de tout ça pour justement apporter les réponses. Peut-être qu'il y a quand même deux sujets.

Ce que vous évoquez sur ces espèces de scènes d'humiliation publique, on se croirait dans un mauvais épisode de Game of Thrones. Vous savez, honte, honte, honte. C'est terriblement humiliant et là on est clairement sur du militant qui vient essayer d'humilier son adversaire. Mais on ne connaissait pas ça auparavant. On ne connaissait pas ça. Alors qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on voit ça désormais ?

Et probablement que l'hystérisation du débat politique et avec notamment une force politique qui est la LFI qui vient traiter tout ce qui n'est pas elle d'extrémiste, de fasciste, de raciste, ça vient presque légitimer le fait qu'il faut humilier l'adversaire puisque de toute façon, il est démoniaque.

7:32
Vincent Jeanbrun

Vous avez les images là au Blanc-Ménil par exemple. C'est terrible. Pour les téléspectateurs de Séni.

7:35
Invité

Mon soutien...

7:36
Vincent Jeanbrun

Avec ce maire Thierry Meignan qui se fait invectiver et pourchasser pratiquement par... C'est absolument un peu

7:42
Invité

et je veux lui adresser évidemment toute mon amitié et tout mon soutien. On voit bien qu'il y a cette volonté d'aller au-delà du débat démocratique pour humilier et meurtrir en réalité. Vous avez l'air de dire qu'à Frenz il y a une autre histoire. À Frenz il y aura une enquête.

Mais simplement, on a l'impression que c'est moins des militants que des petits délinquants ou des criminels liés au narcotrafic qui, eux là, ont plutôt un message à envoyer de on est sur un territoire qui est le nôtre et vous, monsieur le maire et votre équipe qui est arrivée en promettant des caméras d'idéoprotection en promettant d'armer la police en promettant plus de sécurité bref, venir lutter sur notre territoire et bien on essaye de vous intimider. C'est peut-être... Ils essaient où ils réussissent. Tout ça crée... Moi je pense que pour connaître le maire de Frennes, le nouveau maire qui est un ami et son équipe est extrêmement courageuse. Il ne va pas se laisser intimider.

C'est un vrai serviteur de l'État. Parce qu'hier devant les caméras,

8:37
Vincent Jeanbrun

il avait l'air quand même assez prudent. Est-ce que... Pardonnez-moi, vous avez parlé de la référence de 2023. Vous-même, vous avez été attaqué. Votre famille a été attaquée. Je rappelle les faits. Voiture bélier contre votre domicile. Vous, vous étiez justement en cellule de crise à la mairie pour essayer de voir comment est-ce qu'on allait contraindre les émeutes. Votre femme et vos enfants ont dû faire le mur par-dessus la rambarde du voisin pour fuir. Et aujourd'hui, quand on voit ce qui se passe à Frennes, c'est à deux kilomètres de chez vous. J'imagine le traumatisme encore pour vous, pour votre famille, pour vos enfants.

Quand le maire de Frennes, Christophe Carlier, apparaît devant les caméras en disant « Oui, vous savez, il était très très prudent. Il n'a pas condamné ces violences. » Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il a peur lui-même ? Il a peur des représailles ? Il a peur pour sa famille ? Ce qu'on peut comprendre, Vincent Jambrin ? On peut distinguer deux choses.

9:32
Invité

Quand il a ouvert son conseil municipal, il a condamné avec la plus grande fermeté ses actes de violence. Et il a été extrêmement clair dans son propos en tant que maire. Ensuite, aux caméras, il a été mesuré dans la mesure où il a essayé de montrer que Frennes, ce n'était pas ça. Que la jeunesse de Frennes ne se résumait pas à ces voyous qui viennent saccager. Maintenant, vous posez une autre question.

C'est est-ce qu'en tant qu'élu qui nous mettons au service de l'intérêt général, chacun avec nos convictions, nos partis pris, est-ce qu'on le fait aujourd'hui avec un peu d'inquiétude avec le fait de se dire parce qu'il y a un précédent et notamment avec ce qui nous est arrivé pendant les émeutes, mais c'est arrivé à des centaines de maires partout sur le territoire qui se sont fait caillasser, leurs maisons incendiées, ce maire courageux dans les côtes d'Amor et qui gère des ponches. C'est terrifiant comme message pour notre République. Effectivement, il y a une angoisse.

J'ai discuté avec des élus hier qui me disaient, justement parce qu'il y a en plus cette proximité territoriale entre la île est Rose et Frennes, qui disaient, mais est-ce qu'il faut qu'on s'inquiète ? Est-ce que vous pensez que ma famille est en danger ? Donc bien sûr que ça génère de la peur, mais figurez-vous que c'est fait pour ça. Mais vous répondez quoi à cette question ? Mais moi, je leur dis qu'il faut continuer à se battre. Non, non, non. Est-ce que la famille est en danger ? Votre famille était en danger ? Ma famille était en danger. Est-ce que la sienne l'est aussi ?

10:50
Vincent Jeanbrun

Votre famille était en danger en 2023. Nous sommes en 2026. Ce que dit Mathieu est vrai, c'est-à-dire qu'il s'est passé trois ans et les mêmes faits se reproduisent. La même inquiétude est là. La famille de votre collègue est en danger ?

11:01
Invité

Le fait qu'aujourd'hui, des délinquants, des voyous, n'hésitent pas à s'en prendre à des symboles de la République, à un hôtel de ville et peut-être par extension à des représentants de la République, c'est un fait. Et il faut qu'on continue à aller beaucoup plus loin dans la réponse de l'État. Il y a eu une première avancée avec la loi de narcotrafic qui était significative. La loi Riposte que propose le ministre de l'Intérieur dans les prochains jours au débat au Parlement va être un élément complémentaire extrêmement important. Mais sincèrement, aujourd'hui, est-ce qu'on peut être inquiète ?

Oui, est-ce qu'il faut qu'on soit aux côtés des élus beaucoup plus fortement pour que justement on les sécurise et qu'ils se disent qu'on peut être serein dans notre mandat ? C'est absolument nécessaire. Et c'est ce qu'on va voir juste après une première pause

11:44
Présentateur

dans le Grand Rendez-vous à tous. Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous avec le ministre de la Ville et du logement. Vincent Jean Brun, le diagnostic a été posé

12:02
Vincent Jeanbrun

je crois dans cette première partie d'émission avec... Vous avez parlé de naturalisation de la violence. C'est extrêmement intéressant et on va y revenir dans un instant savoir si c'est la naturalisation de la violence au niveau politique ou est-ce que c'est la naturalisation de la violence sur les images qu'on a vues avec effectivement ces jeunes qui cassent pour le plaisir et avec une forme évidemment de... Voilà, ce sont des conquérants de territoires pour reprendre le livre de M. Bensoussan Les Territoires Perdus de la République. Juste quelques citations Vincent Jean Brun Le ministre de l'Intérieur dit c'est une atteinte à notre République. Je note donc atteinte à la République.

Le ministre de la Justice M. Darmanin parle d'un climat pré-révolutionnaire. Tandis que Bruno Retailleau lui estime qu'il ne suffit plus de s'indigner il convient maintenant de revoir le système en profondeur. Encore une fois et on le disait juste avant la pause publicitaire vous à l'aille et les roses ce qui s'est passé c'était en 2023 aujourd'hui on est en 2026 on a beau avoir des citations qu'on a vues à l'écran et que j'ai citées pour les auditeurs d'Europe 1 qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que fait l'État ? Est-ce qu'au niveau de la justice au niveau pénal on peut poursuivre des jeunes comme ça ? Est-ce qu'on peut stopper la violence ou est-ce que c'est devenu trop tard ?

13:28
Invité

Le jour où je pense que c'est trop tard j'arrête la politique donc si je suis là sur votre plateau à répondre à vos questions c'est parce que je pense qu'il n'est jamais trop tard et qu'on doit toujours reprendre l'étendard et continuer le combat. Comment dans ce cas-là ?

Si De Gaulle s'était dit c'est trop tard parce que les chars allemands sont déjà dans le pays on ne serait pas là en train de parler français donc il y a un moment donné Je note que vous comparez les chars allemands avec les violences qu'on a connues C'est une forme de guerre C'est un climat de violence extrême et par définition c'est la guerre et là on voit effectivement je reprends les mots de tous ceux que vous avez cités y compris Gérald Darmanin qui parle de climat pré-insurrectionnel pré-révolutionnaire Ce qu'on voit sur ces images où finalement l'adversaire politique est battu et on va aller l'humilier on est à deux doigts d'avoir un acte de violence physique contre le battu c'est extrêmement inquiétant et les images qu'on a vues dans la mairie de France sont tout aussi inquiétantes parce qu'on voit bien qu'il y a des guerres de territoire au grand jour La petite différence d'ailleurs avec les émeutes de 2023 c'est qu'en général il fallait attendre une heure du matin vraiment le cœur de la nuit pour que les mouvements de violence ces espèces de black blocks des cités viennent déferler sur les centres-villes et y attaquer les mairies les marchés les bibliothèques là il est 22h et quelques c'est-à-dire qu'on est encore à une heure où en fait il y a des voitures qui passent donc il y a le sentiment d'impunité en plus le sentiment d'impunité qui est effrayant ils prennent le temps sur le parvis de la mairie on le voit aussi avec leur mortier d'artificier donc il y a un côté vraiment on est chez nous dans le saccage à l'intérieur de l'hôtel de ville ils prennent là aussi leur temps assez méthodiquement ils cassent ils essayent de casser et donc qu'est-ce qu'on fait

15:04
Vincent Jeanbrun

pardonnez-moi de répondre

15:05
Invité

de reprendre la question et bien déjà on riposte qui va apporter un certain nombre de choses par exemple là ils utilisent des mortiers d'artificier là enfin enfin je dis enfin parce que j'étais maire j'étais député à venir sur vos plateaux à dire il se passe rien depuis les émeutes de 2023 ça y est enfin ça arrive donc est-ce que c'est trop long probablement je peux pas vous dire l'inverse mais au moins ça arrive et j'espère que les parlementaires vont pouvoir valider ce texte très vite parce que ça va permettre d'interdire ces mortiers d'artificier et condamner très très fortement leur utilisation on va enfin dans les textes qui vont suivre donner des vraies prérogatives aux police municipales pour qu'on puisse réagir beaucoup plus fortement il y a des enjeux autour des caméras enfin bref je vais pas vous faire tout l'article de ce texte de loi mais il y a des choses qui arrivent pour qu'on puisse réagir ça c'est le volet sécuritaire je pense qu'il faut qu'on aille plus loin encore sur le volet répression pour que la justice se saisisse parce que la crainte finalement c'est que si ces individus et je le souhaite et je l'espère de tout mon coeur sont identifiés sont arrêtés il faut que derrière ils soient sanctionnés extrêmement durement or la frustration qu'on avait eue après les émeutes c'est que vous aviez certains qui s'étaient filmés en train de brûler des mairies je pense à la mairie de Villeneuve-le-Roy ils se filmaient tout fièrement ils sont passés devant le juge et finalement ils ont été à la cause vous considérez que la justice est laxiste monsieur le ministre c'est ça ?

mon propos n'est pas celui-ci mais mon propos est de dire il faut que la justice puisse sanctionner des comportements aussi clairs c'est à dire des comportements qui agressent la République et ses représentants et il va falloir qu'on ait une réponse ferme c'est ce que vous êtes en train de nous dire je vous dis que les décisions de la justice ont pu interroger fortement nos concitoyens et y compris l'élu que j'étais maintenant les juges ils jugent dans un cadre de la loi donc si ce cadre de la loi ne convient pas et bien c'est au gouvernement et au parlementaire

16:50
Vincent Jeanbrun

de le faire évoluer il y a l'appréciation du juge

16:53
Invité

et on remarque qu'il y a une doctrine de la justice qui est différente qu'une doctrine des juges dans les années 70 je charge à nous de nous interroger probablement que l'état de l'Assemblée nationale aujourd'hui dans son absence de majorité fait que ce ne sera pas le moment de la grande révolution de la justice des mineurs mais vous la souhaitez cette révolution de la justice je pense que le débat parlementaire pardon le débat présidentiel qui s'annonce dans quasiment un an on va trancher sur la présidentielle il faudra que ce soit au coeur de notre société on ne peut pas dire à la fois il y a une violence qui est en train de s'installer presque comme une violence naturelle qui est en train d'irriguer notre société et ne pas s'interroger sur la justice des mineurs donc deux volets les policiers qui disent nous on met en garde à vue mais après les gens sont relâchés donc le travail est fait pour rien ce que je vous raconte sur l'incendie de la mairie de Villeneuve-le-Roy à l'époque des émeutes c'est ça c'est-à-dire que l'individu est identifié il est mis devant la justice et la justice considère comme c'est un mineur qui n'a pas activement participé à allumer le feu il repart dans sa cité et vous vous souvenez de l'image absolument folle le type se filme en selfie salut je suis connu la cité c'est génial etc sentiment d'impunité totale c'est inacceptable les français ne le comprennent pas je ne le comprends pas non plus donc encore une fois il va falloir qu'on apporte des réponses d'une grande fermeté ça c'est pour le côté réactif et puis il faut anticiper pour changer en profondeur vous disiez est-ce que c'est trop tard c'est s'intéresser à la jeunesse d'aujourd'hui c'est-à-dire les gamins qui sont dès la maternelle soumis à énormément de violences dans leur quartier dans leur climat et qu'on puisse dès le plus jeune âge ça c'est le jeunesse pédagogique éducation ce que d'ailleurs dit Bruno Rotaillot il dit il faut plus de fermeté en réaction et il faut aller s'assurer qu'on refasse de tous nos enfants français sur le sol français des citoyens français c'est-à-dire qui aiment la république qui aiment le drapeau français et qui soient fiers d'être dans ce pays et qui n'est pas envie de se retourner je pense que quand on attaque comme on le voit sur les images de la ville de Fred mais on l'avait vu à l'époque comment on a des émeutes quand on attaque spécifiquement le bâtiment pavoisé plutôt que celui qui ne l'est pas on veut envoyer un message aux institutions de ce pays et probablement qu'on ne se sent pas très très fiers d'appartenir à la république avec chaque fois qu'on prend le message vous nous dites qu'ils arrivent en se filmant avec des comportements quelquefois de conquérants vous dites qu'ils n'aiment pas nécessairement le pays ils doivent se sentir à nouveau français ou s'en sortir français parce que pour l'instant il y a peut-être une forme de déficit d'identification quand on lit ça avec la question de l'échec de l'intégration ou de l'assimilation dans tant et tant de territoires quand on lit ça aussi peut-être avec une forme de poussée islamiste et ainsi de suite une délinquance quelquefois conquérante est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à ce micro moi je n'aime pas la France McDo c'est-à-dire la France venez comme vous êtes j'aime la France qui dit il y a une histoire il y a un parcours vous avez le droit de venir de partout vous ne vous regardez pas en fonction de vos origines votre religion votre couleur de peau vos orientations sexuelles par contre on va vous regarder en fonction de votre comportement est-ce que quand vous venez dans notre pays vous avez envie de participer à l'effort collectif pour faire réussir ce pays c'est ça qu'on doit rappeler à ceux qui arrivent sur notre sol légalement est-ce qu'il y a quelques fois par exemple des cultures qui s'intègrent moins bien que d'autres et à l'école il faut qu'on puisse affirmer le fait qu'il y a une culture française et qu'il faut la rejoindre ça ne veut pas dire effacer ses origines et sa culture moi je suis d'origine italienne par ma maman je suis très fier d'avoir des origines italiennes je suis très fier que mes enfants vous êtes de culture européenne monsieur Jean-Brun oui mais c'est pas le sujet ce que je veux dire c'est qu'on n'efface pas là d'où on vient mais on accepte les règles du pays où on arrive en tout cas il y en a un qui c'est quelque chose qui est fondamental le sujet qu'on a quand même est-ce qu'il fallait prêter allégeance au pays où on arrive pour faire la formule de la semaine on a quand même un enjeu c'est que vous avez aujourd'hui même plus un problème d'intégration d'un flux migratoire c'est que vous avez des enfants qui naissent sur le sol français qui vont à l'école de la république française et qui malgré tout arrivés à 12, 13, 14 ans ont envie de prendre entre guillemets les armes contre le pays dans lequel ils ont grandi donc ça va même au-delà d'une culture X, Y ou Z c'est qu'à un moment donné notre système d'intégration n'arrive même pas à intégrer un gamin qui est né sur notre sol et donc collectivement oui il faut s'inserroger et oui il va falloir changer la méthode parce que si on ne change pas la méthode on risque d'avoir des événements de la violence dont on parle depuis le début de cette émission qui vont se répéter et quand Gérald Darmanin à juste titre dit un climat pré-révolutionnaire moi je le répète depuis 3 ans donc je ne vais pas changer de discours aujourd'hui on est en danger à l'échelle sociétaire mais Vincent Jean-Brand un pays n'est pas qu'un territoire désincarné vous êtes naissent sur notre sol j'entends mais sur ce sol il faut qu'il y ait un peuple si vous naissez dans un territoire où il y a une majorité de la population qu'il n'est déjà pas intégré et si ça s'étale sur une, deux, trois générations le sol ne suffit pas à créer l'identité vous avez raison mais vous savez l'histoire de France vous la connaissez très bien vous aviez d'un régionalisme par exemple qui faisait que certains se sentaient de leur région plus que du pays et on a envoyé donc la Seine-Saint-Denis c'est des nouveaux Bretons les huissards noirs de la République qui ont été à travers l'école pardon pour l'expression mais francisés des peuples plus régionaux et en fait on a créé un état-nation grâce à ça et donc il faut qu'on se pose la question de comment on fait en sorte que l'école elle se soit vraiment une fabrique à citoyens français ouverts éclairés

22:07
Vincent Jeanbrun

mais heureux et amoureux de leur pays notons également d'autres violences à Rieux-Lapape depuis quatre jours voitures brûlées dégradations attaques contre les forces de l'ordre l'eurodéputé RN Mathieu Vallet a tweeté envoyé des images glaçantes confirmées par le syndicat de police unité prétextant la blessure d'un jeune par le chien voilà ce que dit Mathieu Vallet d'un policier municipal des hordes de voyous sème le chaos depuis quatre jours là aussi la population ne comprend pas et puis revenons également sur ce maire des Côtes d'Armor qu'on a évoqué monsieur Olivier Pellan deux semaines après avoir été élu au premier tour menace domicile tagué voiture rayée il dit avoir peur pour sa famille et il abandonne là encore Vincent Jean-Brun ça vous rappelle quelque chose bien sûr c'est effrayant mais vous vous n'avez pas jeté l'éponge lui il jette l'éponge est-ce qu'on peut lui en vouloir à ce monsieur Pellan ?

je ne peux pas lui en vouloir

22:57
Invité

je m'en désespère mais je ne peux pas lui en vouloir vous savez moi je suis passé j'ai eu l'occasion de le dire et de le raconter mais par ce moment où j'ai dit à ma femme qui était blessée à l'hôpital on arrête tout parce que évidemment que je n'ai pas fait de la politique je n'ai pas eu envie de me mettre au service d'intérêt général pour que mes enfants et ma famille soient attaqués et c'est elle qui encore une fois ce jour-là me dit cette nuit-là d'ailleurs c'était en pleine nuit après l'attaque me dit il est hors de question qu'on arrête parce que si on arrête ils ont gagné et ce n'est pas eux les voyous les criminels les assaillants qui vont décider si oui ou non on continue à habiter dans la maison qui est la nôtre si oui ou non on arrête la politique notre engagement elle avait eu cette phrase elle m'avait dit si un jour on doit arrêter la politique c'est parce qu'on l'aura décidé et pas parce que quelqu'un nous intimidera et je dois vous dire que ce soir-là c'est elle qui a le courage plus que moi tellement je suis au fond elle qui est passée par-dessus la rambar par-dessus la barrière qui s'est blessée mais donc je ne peux à la fois pas en vouloir à cet élu des codes de la mort parce que je le comprends c'est ce sentiment mais moi je me suis mis au service d'eux et puis il y a des fous furieux qui viennent massacrer ma voiture etc c'est terrible et là pour le contraire il y a une réponse de l'état qui doit être extrêmement ferme il faut qu'on mette beaucoup plus de moyens parce que c'est pas pour protéger un élu plus qu'un citoyen c'est vraiment pour dire la république ne peut pas rester sans réaction

24:17
Vincent Jeanbrun

bel hommage de Vincent Jambrun à madame Jambrun qui a eu ce courage et on parle également de la mairie de Saint-Denis dans un instant

24:23
Présentateur

toujours avec le ministre

24:36
Vincent Jeanbrun

de la ville et du logement Vincent Jambrun dans un instant on parlera de monsieur Bagayoko le maire de Saint-Denis et de ses décisions au lendemain de sa prise de fonction à la mairie de Saint-Denis mais d'abord vous voulez réagir d'un mot sur Rieux-la-Pape je parlais de Mathieu Vallée qui avait effectivement tweeté vous connaissez bien ce territoire

24:54
Invité

je connais bien ce territoire j'avais l'occasion de m'y rendre aux côtés de monsieur le maire qui porte un énorme projet de réhabilitation de son quartier il y a des gros enjeux il y a beaucoup beaucoup d'argent public qui est mis pour faire de la rénovation urbaine on casse les bars on casse les tours pour dessiner un quartier rempli d'espoir et de bien vivre et ça évidemment rend fou les délinquants et les criminels qui pensent être les rois de ces quartiers là qui les tiennent et qui depuis des années maintenant c'est clairement des narcotrafiquants qui brûlent systématiquement les engins de chantier parce qu'ils ne veulent pas qu'on améliore le quartier parce que si on améliore le quartier et que les habitants sont à nouveau heureux ils risquent de se détourner de leur mainmise et donc on a une guerre contre les narcotrafiquants permanente et on a aujourd'hui des forces de l'ordre qui sont mobilisées juste pour sécuriser des engins de chantier la nuit ou des ouvriers qui font leur travail le jour

25:42
Vincent Jeanbrun

il y a des policiers qui font le planton devant un engin de chantier on en est là

25:49
Invité

alors policiers nationaux policiers municipaux mais évidemment parce que sinon nous n'arrivons pas à rénover ces quartiers et ça justifie le fait justement de les rénover ce qu'on voit bien que si ça dérange ces délinquants et ces narcotrafiquants c'est qu'on va dans le bon sens et qu'il faut qu'on casse ces endroits paupérisés et ghettoisés

26:04
Vincent Jeanbrun

alors l'homme qui s'est illustré le premier cette semaine dans ces violences post-municipales c'est monsieur Bagayoko le maire de Saint-Denis premier épisode le soir de sa victoire ses militants scandent nous sommes tous des enfants de Gaza je n'ai pas vu beaucoup de drapeaux français ce même soir où il dit que Saint-Denis ce n'est pas la ville des rois mais la ville du peuple avec 150 nationalités différentes épisode 2 monsieur Bagayoko annonce qu'il va désarmer la police pourquoi ?

parce que l'utilisation de l'arme des policiers à Saint-Denis c'est dit-il 0,00% donc ça ne sert à rien épisode 3 les policiers apprenant cela se mobilisent demandent des mutations selon les informations d'Europe 1 et de CNews la moitié de ses 50 policiers de Saint-Denis veulent partir épisode 4 monsieur Bagayoko annonce à des élus et des sympathisants on le voit sur les images il annonce que si les agents municipaux ne prêtent pas allégeance et le mot a fait évidemment beaucoup de bruit à sa politique alors il n'aura pas d'autre choix que de se séparer de ces agents municipaux que dit ce matin le ministre de la ville et du logement à monsieur Bagayoko le ministre il dit exactement

27:11
Invité

la même chose que ce qu'a dit le ministre du budget de la fonction publique qui a écrit un courrier David Damiel évidemment au maire de Saint-Denis en lui rappelant les fondamentaux des règles de droit de notre république avec beaucoup de fermeté et il a bien fait et si vous me permettez l'ancien maire de l'Aïly Rose que j'ai été pendant plus de 10 ans met en garde ce monsieur sur le fait qu'il risque d'abîmer profondément le lien entre les fonctionnaires qui sont les serviteurs de l'intérêt général et la république française parce qu'avec des élus qui tiennent ce discours là on a l'impression de revenir dans une forme de féodalisme où il y a effectivement le chef qui vient donner des règles le seigneur qui a servi finalement ces chevaliers ça ne marche pas comme ça c'est pas ça la république française ils n'ont pas prêté allégeance à une politique ils n'ont absolument pas à prêter une allégeance à une formation politique ou à un élu ils prêtent allégeance à la république française ils sont des serviteurs de notre pays de notre nation et c'est tout leur rôle moi j'ai été élu j'avais évidemment des cadres dans ma mairie qui politiquement je pense ne pensaient pas comme moi ce qui ne les empêchait pas de faire un travail extraordinaire dans les fonctions qui étaient les leurs et dans la fiche de poste qui étaient les leurs et j'ai été heureux de partager le mandat de la récule

28:25
Vincent Jeanbrun

mais juste sur la fonction du maire sur la fonction technique il a le pouvoir de police le maire donc il a le pouvoir sur sa police municipale

28:30
Invité

en gros il fait ce qu'il veut c'est le premier magistrat de la ville fort heureusement il ne fait pas ce qu'il veut il y a des règles de droit et d'ailleurs un fonctionnaire a l'autorisation de refuser un ordre c'est ce qui se passe d'ailleurs ils s'en vont alors là ils s'en vont mais un fonctionnaire pourrait dire non monsieur le maire ce que vous me demandez n'est pas possible n'est pas légal je le refuse c'est-à-dire que je vous demande d'arrêter les LBD et le fonctionnaire peut dire ben non moi je garde mon LBD non non parce qu'il faut que ce soit effectivement quelque chose qui soit hors la loi donc un fonctionnaire a le droit de refuser un ordre qui ne serait pas dans le cadre légal par contre effectivement le maire a le droit de dire je désarme ma police à chaque fois que ça a été fait moi je me souviens de la ville voisine chez moi dans le Val-de-Marne de Villejuif où la nouvelle équipe municipale a dit on désarme les policiers effectivement tous les policiers

29:16
Vincent Jeanbrun

est-ce que vous appelez monsieur Jean Brun

29:18
Invité

les policiers municipaux de Saint-Denis à désobéir à monsieur Bagayoko alors non parce que justement comme ils sont fonctionnaires ils ne doivent pas désobéir en revanche je comprends qu'ils ont envie de partir ils peuvent refuser un ordre c'est ce que vous avez dit si l'ordre est illégal s'il est illégal qu'est-ce que c'est un ordre illégal par exemple donnez-moi un exemple si l'ordre c'est d'aller arrêter quelqu'un qui n'a rien fait par exemple un maire a le droit par exemple de faire ce qu'on appelle l'internement d'office si vous avez un fou qui se balade dans les rues vous avez le pouvoir c'est un pouvoir important en France de priver de la liberté cet individu et vous pouvez envoyer votre police municipale pour le faire c'est évidemment si vous faites ça pour des raisons politiques et partisanes j'espère que les fonctionnaires réagiront en disant bah non j'ai pas de motif ils peuvent le faire en revanche ce qu'il faut que nos concitoyens comprennent c'est que quand on arme un policier municipal c'est pas pour faire de lui un cow-boy c'est pour faire en sorte qu'il soit protégé pour qu'il soit en sécurité vous avez en face de vous des narcotrafiquants qui peuvent vous lancer des chiens dangereux des pitbulles qui vous foncent dessus vous arrêtez pas le pitbulles avec votre plaque en disant regardez je suis policier municipal arrêtez s'il vous plaît non il faut neutraliser la menace on pense tous à Clarissa Jean-Philippe qui est tristement décédée à Montrouge si elle ou son coéquipier avait été armée peut-être qu'elle serait toujours parmi nous aujourd'hui et donc on a besoin de protéger nos policiers municipaux c'est pour ça qu'on les arme et le message envoyé par le maire de Saint-Denis il est terrifiant à plein d'égards parce qu'il veut les désarmer mais il leur a demandé d'arrêter d'aller dans certains quartiers donc déjà ça dit une forme de tolérance pour pas dire de complicité avec ceux qui aujourd'hui à minima c'est pas au-delà de l'idéologie c'est ça que vous êtes en train de nous dire à minima qui consiste à dire bon bah il y a des quartiers qui sont tenus par des narcotrafiquants quand on envoie la police municipale ça les gêne bon bah j'envoie plus la police municipale sinon pourquoi j'aimerais qu'il me réponde pourquoi est-ce qu'il dit à sa police municipale vous lui posez la question en direct ce matin de ne plus aller dans les quartiers et contentez-vous du centre-ville quel message est envoyé enfin on peut pas avoir démarré cette interview avec les images de la mairie de Fresnes qui est saccagée et accepter qu'en France il y a des élus qui disent bon on va désormais la police puis on va leur demander d'aller laisser tranquille certains quartiers c'est pas possible il reste la police nationale heureusement à Saint-Denis heureusement qu'il reste la police nationale vous avez raison de le dire et je pense qu'il va falloir qu'on soit extrêmement vigilants parce que je suis très inquiet de l'idéologie justement au-delà des questions policières dans l'idéologie il y a une formule qui a percé cette semaine nouvelle France que vous inspire ce concept de nouvelle France qui est brandie pour définir non seulement le projet de LFI mais apparemment une transformation profonde du pays dont monsieur Bagayoko se veut l'incarnation c'est la suite logique de tout le discours de monsieur Mélenchon vous vous souvenez de sa créolisation il inventait des termes pour expliquer qu'il faudrait qu'on oublie d'où on vient nos racines et qu'on soit dans une espèce de wokisme permanent où tout se mélange c'est un peu ce que je disais tout à l'heure avec la France McDo venez comme vous êtes chacun vit à côté de l'autre sans plus créer de destin commun c'est évidemment effrayant et puis de toute façon je le répète souvent je me souviens de cette interview de monsieur Bompard à qui à l'époque je crois que c'est Jean-Jacques Bourdin on lui dit mais au fond qu'est-ce que vous voulez vous voulez foutre en l'air la république vous voulez foutre en l'air la république et il finit par répondre oui et ça pour moi tout est dit ce jour là c'est à dire qu'au fond il y a ce projet de société porté par les LFI qui consiste à dire on renverse complètement la table et tant pis si ça fait des pots cassés et on va foutre en l'air la république mais quand on parle de nouvelle France est-ce que vous sentez que vous êtes invité à y participer ?

écoutez moi c'est pas mon sujet mais c'est le sujet de la semaine non mais moi j'aime notre pays j'aime la France je me bats pour qu'elle aille mieux parce qu'elle est face à de grandes difficultés notre belle nation et effectivement il va falloir recréer un creuset commun donc le sujet c'est qu'est-ce qu'on a en partage et pas qu'est-ce qui nous différencie ce qui m'a toujours gêné dans le discours wokiste LFI qui consiste à dire on va essentialiser les gens c'est-à-dire regarder qu'est-ce qu'ils sont par nature c'est un homme blanc donc il peut pas comprendre les problématiques des soi-disant racisés enfin c'est pas la France ça pour moi la France elle est universaliste elle vous regarde dans votre envie de travailler ensemble et d'avoir un destin commun

33:38
Vincent Jeanbrun

alors le destin c'est aussi la future présidentielle vous l'avez dit Vincent Jean-Brun ça arrive à grands pas et on en parle dans un instant au Grand Rendez-vous tout de suite

33:45
Présentateur

10h-11h Le Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos Pierre Devineau

33:53
Vincent Jeanbrun

Dernière partie du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos avec Vincent Jean-Brun qui d'ailleurs dans le cadre de la loi Riposte a tout un dispositif contre les squatteurs et on en parlera en toute fin d'émission d'abord la présidentielle elle arrive les sondages se multiplient dernière en date un sondage ce matin envisage un second tour Bardella-Philippe avec une courte victoire du maire du Havre dans ce sondage vous co-signez ce dimanche une tribune chez nos confrères de la tribune dimanche aux côtés de 90 autres dont Maud Bréjon vous appelez un candidat unique alors deux questions est-ce que c'est la seule solution et est-ce que selon vous ça peut marcher ?

34:31
Invité

je suis convaincu que ça peut marcher parce que c'est au fond aussi un des enseignements de ce municipal c'est-à-dire que quand les gens responsables et profondément républicains s'unissent écoutez les français sont au rendez-vous et travaillent ensemble par contre quand on part diviser la sanction ne se fait pas attendre et donc oui ça peut marcher ensuite moi je suis convaincu comme tous les co-signataires de cette tribune que nous avons la nécessité de mettre les égaux de nos candidats putatifs et donc j'allais dire nos chapeaux à plumes de côté pour travailler un projet commun y compris ceux qui sont partis tout seuls il y a déjà plein de candidats comment est-ce que vous allez les départager c'est bien un candidat unique mais comment on le choisit ?

c'est justement la question qu'on pose et en fait c'est une invitation à leur adresse chacun étant légitime d'annoncer sa candidature chacun étant né légitime pour la construire mais on leur dit d'entrée de jeu attention nous qui sommes autour de vous qui vous soutenons naturellement parce qu'on veut la victoire de notre camp et bien il faut dès maintenant vous parler éviter le piège mortifère de on a une compétition on dit du mal de l'autre etc parce que ça ça empêche de se rassembler une finée et donc on les invite à se voir à se parler et à préparer parce qu'à la fin de la fin comme Shylander il ne doit en rester qu'un ok mais qui pourrait participer à la fin j'adore votre référence Vincent Jean-Bras chacun sa rêve comme on dit pour vous c'est qui est le meilleur candidat vous avez une préférence ?

vous comprenez que l'esprit de la tribune c'est justement l'inverse de votre question c'est qu'il ne s'agit pas d'en choisir un d'entrer Dieu et rentrer dans une écurie de l'un ou l'autre c'est dire nous on veut faire gagner parce que Pierre mentionnait le sondage Edouard Philippe a l'air quand même de se détacher aujourd'hui comme peut-être pas le candidat naturel mais celui qui a le plus de chances de l'emporter au second tour est-ce que c'est le bon candidat pour vous ?

mais vous avez raison de dire que vous avez des candidats qui aujourd'hui sont mieux positionnés que d'autres à la condition d'être le candidat unique c'est tout le sujet c'est à dire que vous faites le même sondage en disant vous avez non c'est pas ce que je vous dis je vous dis que on doit trouver une candidature qui puisse rassembler toutes les autres parce que si vous avez 3-4 candidats au premier tour en fait il n'y a aucun candidat notre camp au second tour mais quel est le mécanisme de sélection ? écoutez pour l'instant ce qu'on veut c'est que les gens se réunissent et se parlent mais qui sont les gens ?

les candidats putatifs mais il y en a plusieurs tout à fait donc on les invite à se parler puisque cette tribune oui parce que pour l'instant ils ne se parlent pas vous avez tous les groupes de ce qu'on appelle communément le socle commun qui sont représentés et donc tous les candidats potentiels du socle commun ont vocation à se parler et on leur met aimablement la pression leur disant attention nous ne soutiendrons pas les aventures individuelles donc maintenant quelle est la meilleure méthode de départage ?

j'ai envie de dire c'est quand même à eux de le décider entre eux à titre personnel moi je trouve que la primaire c'est le pire projet à l'exception de tous les autres donc en fait à un moment donné c'est pas mal aussi d'avoir un moment de démocratie où on permet à notre candidat d'avoir un souffle moi je me souviens très très bien de celle qui avait conduit François Fillon à être le candidat ça l'avait plutôt porté et malgré toutes les affaires qui sont promulées pendant l'élection présidentielle non celle qui avait c'était une primaire élargie c'était une primaire élargie mais là aujourd'hui une primaire donc la question c'est la question du périmètre donc rappelez-vous les formules deviennent rituelles Laurent Wauquiez dit une primaire qui va de Darmanin à Knafo d'autres disent une primaire qui va plutôt de Darmanin à Wauquiez ou je sais pas trop qui donc vous voyez ou à Edouard Philippe que sache donc jusqu'à qui qui est le bienvenu la question moi je la pose pas comme ça je pense que c'est quelles sont les valeurs qui sont défendues dans le socle commun en disant voilà c'est ça le projet qu'on veut faire gagner parce qu'on veut le faire gagner parce qu'on pense qu'il apporte des solutions à la France et ensuite qui se reconnaît globalement dans ce projet là est-ce que c'est possible aujourd'hui est-ce que madame Knafo qui siège au parlement européen avec des forces d'extrême droite se reconnaîtra dans un projet qui est aujourd'hui défendu par le socle commun j'en doute personnellement mais si elle dit je suis candidate elle veut se joindre à vous elle dit je me reconnais dans vos valeurs on les interprète on les interprète pas de la même manière mais je me reconnais dans vos valeurs elle est la bienvenue ça sera la même chose qu'à Paris ça me surprendrait beaucoup mais si tel est le cas et bien il faudra regarder comment ça elle a ouvert la porte cette semaine comment c'est organisé et de toute façon c'est les électeurs qui tranchent et quand Bruno Rotaio dit cette semaine dans le Figaro on pourra pas avoir un candidat macroniste comment est-ce que vous allez réussir à faire l'union avec ces gens est-ce que vous d'ailleurs étant dans le gouvernement est-ce que vous êtes macroniste ?

moi je suis de filiation gaullienne j'ai toujours été à droite depuis que j'ai une carte donc je n'ai pas changé en revanche dans le travail de la France j'ai toujours travaillé à ce qu'on rassemble les forces intelligentes modérées républicaines c'est ce qu'on fait dans nos mairies depuis toujours et moi j'ai toujours eu dans ma majorité municipale des gens de droite classiques UMP à l'époque LR ensuite des gens du modem des gens d'agir parce qu'on se parle dans l'intérêt du pays en fait il faut arrêter d'être sur son nombril et il faut qu'on se rassemble ce qu'on comprend c'est que lui il dit il faut qu'il y ait un candidat LR il faut que notre famille politique soit représentée il faut que votre famille politique soit représentée Bruno Retailleau légitimement il est dans sa séquence il a annoncé sa candidature il a fait des propositions pour que les militants du parti tranche évidemment qu'aujourd'hui il parle au LR mais je suis sûr parce que c'est quelqu'un d'intelligent qu'il a bien compris qu'on n'irait pas dans une aventure solitaire chacun dans son coin donc il peut encore changer la vie c'est ce qu'on lui dit non je pense qu'il veut il veut être le leader à droite son droit il est président du parti il y en a d'autres qui le contestent mais en l'occurrence c'est son droit vous aussi vous le contestez de toute façon je suis suspendu je suis sur la corde à linge justement c'est peut-être une facilité

40:16
Vincent Jeanbrun

pour tester

40:17
Invité

mais en tout cas il y a une volonté d'avoir un leadership sur les LR et ensuite les LR se rendent bien compte que l'aventure ne pourra pas être solitaire c'est ce que dit très justement Gérard Larcher moi je ne vous dis pas autre chose aujourd'hui il y a un leadership à avoir sur les LR à la droite française classique et ensuite on va discuter avec des alliés potentiels il faudra qu'il se rallie à quelqu'un à Edouard Philippe en tout cas

40:34
Vincent Jeanbrun

75% des français sont contre une primaire LRJ c'est un sondage Odoxa-Backbone pour le Figaro qui irait donc cette primaire de Gabriel Attal à Éric Zemmour ce chiffre se met à 71% si on interroge uniquement les sympathisants LR donc c'est assez radical ce sondage ça veut dire qu'en fait les français sont pour la liberté de candidature en fait

41:00
Invité

encore une fois le problème de ce sondage c'est qu'il est posé sur des personnalités toujours le cas un sondage je le sais bien mais le sujet c'est voilà ce qu'on veut défendre voilà ce qu'on veut défendre et maintenant on va choisir l'équipe qui peut porter ce projet et est-ce que elle est dirigée c'est pas très cinquième république ça j'ai toujours entendu dire depuis que la cinquième république c'est la rencontre entre un homme et son peuple dans le cadre de l'élection présidentielle qui est une forme de sacre républicain c'est vrai vous présentez les français comme des britanniques comme les autres mais vous savez j'aimerais beaucoup qu'on ait un candidat naturel j'ai un ADN de droite on n'en a pas capable de se qualifier à coup sûr au second tour et de gagner à coup sûr au second tour donc ça nécessite forcément un autre moyen de départage

41:46
Vincent Jeanbrun

alors Vincent Jeanbrun après le dispositif Jeanbrun qui après le Pinel laissera votre nom dans la postérité donc ça c'est quand même le sacro-saint des ministres du logement c'est que vous avez toujours votre nom qui vous suit quelque part pour un dispositif ça c'est pour autre chose vous vous attaquez aux squatteurs et aux loyers impayés dans le cadre du projet Riposte porté par le ministre de l'Intérieur juste une question mardi c'est la fin de la trêve hivernale combien d'expulsions cette année ?

42:14
Invité

on va faire le calcul à la fin de la trêve les chiffres sont en augmentation 24 000 années dernières je crois les chiffres sont en augmentation il y a beaucoup plus d'expulsions ce qui pose un double sujet il y a un vrai sujet de protection de nos locataires on a des familles françaises fragiles et là je parle de familles de bonne volonté qui essayent de s'en sortir qui aimeraient pouvoir payer leur loyer rubis sur longue et là il faut poursuivre ce qu'avait d'ailleurs fait ma prédécesseur Valérie Belétard des mesures d'accompagnement pour qu'on mette en place tous les outils de la solidarité nationale je pense notamment à l'accompagnement par des assistantes sociales dès le départ mais en même temps protéger les propriétaires de l'autre côté on a un sujet parce qu'il y a aussi plein de propriétaires qui sont très très modestes vous avez des petits retraités qui vivent moyennement du mieux qu'ils peuvent avec ce petit appartement qu'ils avaient acheté quand ils étaient plus jeunes et qui leur sert de complément de retraite aujourd'hui et certains sont mis dans des difficultés majeures avec des squatters quand ils ont des locataires qui ne payent pas ou pire évidemment des squatters là je veux le dire très clairement parce que c'était un de mes engagements quand j'ai été nommé ministre en octobre on avait dit que la loi de mon prédécesseur monsieur Casbarian allait être corrigée d'un point de détail parce qu'il a permis des grandes avancées avec son texte monsieur Casbarian mais il y avait un petit point de détail dans la rédaction finale un angle mort c'est que quand vous rentriez dans un logement par Airbnb par exemple vous passez 48 heures dans le logement donc vous êtes rentré légalement on ne peut plus vous expulser derrière parce que ce n'est pas du squat dans le droit français on considère que ce n'est pas du squat il fallait le corriger grâce au texte que va proposer le ministre de l'Intérieur le texte de Ripost et bien nous allons pouvoir le corriger ça c'est le premier volet donc tous les Airbnb

43:51
Vincent Jeanbrun

qui arrivent et qui changent les clés et qui ensuite narguent les propriétaires en disant je suis chez moi vous ne pouvez rien contre moi c'est fini une fois le texte adopté c'est fini

44:00
Invité

voilà on s'y était engagé j'avais pris cet engagement il faut encore que le texte soit adopté on verra d'ailleurs la vérité à l'Assemblée Nationale de qui vote ce texte c'est ça vous comptez bien sûr sur les voix de la France Insoumise ça sera un beau révélateur vous avez raison bizarrement je fais un petit doute là-dessus ça c'est un premier volet et deuxièmement il y a un sujet beaucoup plus complexe c'est celui des impayés beaucoup plus complexe parce que comme je le disais il faut équilibrer la position est-ce qu'un mauvais payeur est un squatteur ?

en fait tout dépend de la façon dont les choses sont faites vous avez aujourd'hui des spécialistes c'est ce qui nous remonte de partout du terrain qui justement à la veille de la trêve hivernale arrêtent de payer un mois avant la fin de la trêve hivernale se remettent à payer et globalement qui année après année ne payent pas l'intégralité de leur loyer mais quasiment une demi-année ou moins là on a quelque chose d'un peu industrialisé il y a quelque chose où on voit qu'il y a une forme de malveillance derrière et on n'est pas dans la situation d'une famille modeste qui a un coup dur et qu'il faut qu'on accompagne ce n'est pas du tout le même profil mais il ne faut pas restaurer le droit de propriété tout simplement vous êtes chez moi je voulais quelque chose vous ne payez pas vous dégagez justement c'est le sujet que je veux approfondir avec une mission c'est le nord américain de spécialiste oui mais ça a des avantages je cite souvent je ne sais pas pour lui faire plaisir le modèle canadien parce que dans le modèle canadien il y a une espèce de gagnant-gagnant je ne suis pas sûr qu'il faut lui faire ses plaisirs il faut dire modèle québécois c'est vrai il y a un gagnant-gagnant où en fait la sortie est facilitée effectivement vous ne payez pas c'est manifeste et vous sortez beaucoup plus rapidement du logement en revanche ça a facilité l'entrée dans le logement parce que moins de demandes de garantie moins de choses comme ça donc ça peut être du gagnant-gagnant bon les squats c'est réglé cette année avec on l'espère le parlement qui vote le texte et la question des impayés et sinon un 49,3 ?

on verra je veux croire qu'un texte pareil trouve une majorité à la Assemblée nationale c'est beaucoup de cas c'est truc Airbnb dont vous parliez il y en a beaucoup en fait au-delà du Airbnb vous avez tout le système de rentrer légalement dans un bien vous perdez vos clés dans la rue on prend vos clés on rentre dans le logement comme il n'y a pas eu une fraction aujourd'hui dans le logement vous n'êtes pas squatteur demain vous serez squatteur et on met ça derrière nous et sur les impayés on continue à travailler pour faire en sorte de protéger les propriétaires

46:09
Vincent Jeanbrun

merci beaucoup Vincent Jambrin d'avoir été l'invité du grand rendez-vous très bon dimanche sur Europe 1