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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 23 décembre 2024 21 min

Composition du gouvernement, Mayotte, attentat en Allemagne... Le 8h30 franceinfo de Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Julien Audoul.

0:05
Julien Odoul

Bonjour.

0:05
Présentateur

Le gouvernement pourrait être annoncé aujourd'hui ou demain, aujourd'hui jour de deuil national pour Mayotte, d'abord sur le timing. Et ça vous choque ou vous comprenez, compte tenu de l'urgence à constituer ce gouvernement pour avancer sur un budget ?

0:19
Julien Odoul

Je comprends que nos compatriotes maorais soient effectivement choqués, indignés, que cette nomination vienne perturber cette journée de deuil national. Je pense que le gouvernement aurait pu être constitué avant, ou il peut être annoncé après.

0:36
Présentateur

On peut imaginer que c'est tout à fait complexe quand même ?

0:38
Julien Odoul

Oui, mais c'est tout à fait complexe, nous sommes d'accord. Mais c'est vrai que le timing n'est pas forcément le bon. Je pense que cette journée de deuil national est importante pour réaffirmer notre soutien plein et entier à nos compatriotes, à notre département, pour justement faire en sorte aussi que tous les Français, quels qu'ils soient, quels que soient leurs départements, leurs territoires, prennent conscience de ce qui se passe dans un département français.

1:03
Présentateur

Alors on en parlera plus tard sans doute, mais sur ce gouvernement. Pas de censure a priori, c'est la position du RN il y a dix jours après la nomination de François Bayrou. On n'a pas encore la liste, mais visiblement, ça se corse un peu avec l'apparition par exemple du nom de Xavier Bertrand parmi les ministrables. Pourquoi en faire une affaire personnelle ?

1:21
Julien Odoul

Non, ce n'est pas une affaire personnelle. Vous savez, Marine Le Pen, Jordan Bardella, les députés du RN ne font pas de la politique pour eux-mêmes, ne revendiquent rien pour eux-mêmes. En revanche, nous demandons tout, et notamment le respect pour nos électeurs, nos 11 millions d'électeurs. Les électeurs du RN ont été insultés copieusement par Xavier Bertrand ces dernières années, qui les a traités qu'à un mépris inouï, avec beaucoup de brutalité dans le verbe, des déclarations assez fracassantes. Ils voulaient briser les mâchoires du RN notamment.

Donc il est vrai que la nomination d'un personnage aussi brutal, aussi méprisant, serait une rupture dans le lien de confiance a priori que nous pourrions avoir avec le gouvernement.

2:02
Présentateur

C'est le grand adversaire de Marine Le Pen dans les Hauts-de-France, certes, mais c'est, chacun son style, mais c'est à priori le cas de tous les ministres qui seront dans ce gouvernement. Ce n'est pas un peu puéril quand même d'imaginer, changer radicalement votre stratégie à cause d'un ministre.

2:20
Julien Odoul

Ce n'est pas un changement de stratégie. Nous demandons une condition indispensable pour l'apaisement, pour la confiance, qui est le respect de nos électeurs. Nos électeurs en ont assez, ils en ont ras-le-bol, d'être discriminés, d'être stigmatisés, d'être insultés. Or, Xavier Bertrand, force est de constater que depuis des années, il a fait de l'insulte une politique vis-à-vis du RN, vis-à-vis de ses électeurs, et il est vrai que sa nomination serait un très très mauvais signal.

2:48
Présentateur

C'est le seul point de blocage si pas Xavier Bertrand, pas de censure a priori ?

2:53
Julien Odoul

Non, mais ce n'est pas Xavier Bertrand qui conditionne ou pas la censure. Il y a des lignes rouges que nous avons formulées, que Marine Le Pen et Jordan Bardella ont rappelées au Premier ministre, qui est notamment sur la taxation des Français à laquelle nous sommes foncièrement et farouchement opposés. Nous demandons la fin des taxes et des impôts sur les Français qui travaillent, qui en ont assez. Nous demandons aussi la réduction des déficits publics et du train de vie de l'État. Nous demandons un changement, une rupture en matière de politique, cette rupture qui n'avait pas été entendue par M. Barnier.

3:26
Locuteur non identifié

Dans la même famille politique que Xavier Bertrand, il y a Bruno Retailleau, ministre démissionnaire pour l'instant de l'Intérieur, qui semblait vous poser moins de problèmes dans le précédent gouvernement. Vous souhaiteriez qu'il soit reconduit dans ses fonctions ?

3:39
Julien Odoul

Ce n'est pas la question des personnes. Vous savez, le casting... Pour Xavier Bertrand, c'est la question des personnes. Oui, très bien, parce que Xavier Bertrand est un épouvantail pour nos électeurs. Mais vous savez, vous pouvez nommer Goldorak, Dora l'exploratrice, La Fée Clochette, si la politique ne change pas, si la rupture qu'ont souhaité les Français par deux fois au moment des élections européennes et des législatives, si cette rupture n'est pas actée, nous aurons malheureusement les mêmes dérives et nous aurons les mêmes renoncements que par le passé. Il faut cette rupture politique. Il faut que M.

Bayrou, et je pense qu'il est assez subtil pour l'entendre, il faut tendre la main aux électeurs du Rassemblement National, écouter ce qu'ils ont à dire, leurs propositions, parce que le prochain budget sera un budget de compromis. Les équilibres à l'Assemblée Nationale n'ont pas changé. Et je le dis, le Rassemblement National est toujours le premier groupe de l'Assemblée Nationale.

4:33
Présentateur

Il faut repartir du texte du budget pour gagner du temps aussi, donc avec peut-être le même ministre du Budget, Laurent Saint-Martin ?

4:39
Julien Odoul

Non, mais il faut surtout changer de méthode, il faut changer d'orientation et, j'allais dire, remettre les choses à l'endroit.

4:48
Présentateur

Mais ça veut dire réécrire complètement un budget ? On a le temps de faire ça ?

4:51
Julien Odoul

Bien sûr qu'on a le temps. Vous savez, le Rassemblement National a fait un contre-budget en 15 jours avec de la volonté et surtout avec du courage. On peut faire beaucoup de choses. Mais surtout, il faut qu'il y ait un changement de logiciel, c'est-à-dire arrêter de faire taxer les Français, réduire le train de vie de l'État, réduire les déficits, réduire les gaspillages, réduire notamment l'immigration de guichets sociaux pour faire des économies et rendre de l'argent aux Français qui en ont bien besoin en ce moment.

5:19
Locuteur non identifié

Vous dites qu'il faut que François Bayrou nous écoute. Est-ce que l'un de vous, au Rassemblement National, a été contacté ce week-end justement pour savoir ce qu'il fallait faire de ce futur exécutif ?

5:29
Julien Odoul

Non, mais qu'il y ait des contacts, heureusement, Marine Le Pêche, Jordane Bardella ont été reçues par le Premier ministre. Et il faudra que nos électeurs, nos propositions soient entendues. C'est indispensable. Ce week-end, il y a eu des contacts

5:46
Locuteur non identifié

pour savoir si cette équipe qui est en train d'être modelée pourrait fonctionner avec le RN.

5:53
Julien Odoul

J'entendais notamment François Patria s'indigner que l'on demande son avis au Rassemblement National.

6:02
Présentateur

Vous n'avez pas répondu à la question d'Augustin ?

6:05
Julien Odoul

Non, mais justement, j'allais y venir. L'avis du RN est indispensable parce qu'il représente la première force politique du pays et le premier groupe à la fois d'opposition et le premier groupe de l'Assemblée Nationale. Donc, faire sans, essayer de constituer un gouvernement contre le RN, ou en tout cas, sans tenir compte de son projet politique et des propositions qu'il a à mettre sur la table, évidemment, ça n'a aucun sens et ce serait un échec futur.

6:34
Présentateur

Donc, ce week-end, c'est un suivi un peu similaire à ce que vous aviez connu avec Michel Barnier ou c'est très différent ? Là, vous vous êtes parlé ce week-end avec Matignon ?

6:45
Julien Odoul

Il y a des discussions, effectivement, pour que les choses se passent bien. Après, je le dis, nous nous attendons la copie et surtout le cap de ce gouvernement, du Premier ministre. Pour l'instant, nous ne voyons pas vraiment quelle est l'orientation de M. Bayrou. où tout ça est très flou, les débuts sont un petit peu chaotiques, à tout le moins, et il est vrai que les Français, eux, attendent à la fois du changement, mais surtout des politiques concrètes pour l'amélioration de leur vie quotidienne.

7:14
Présentateur

On a une petite indication avec Laurent Wauquiez qui dit avoir refusé d'entrer au gouvernement faute d'avoir eu la garantie qu'il n'y aurait pas de hausse d'impôts. Ça veut dire que François Bayrou n'exclut pas ces hausses d'impôts, mais il faut bien trouver de recettes nouvelles.

7:27
Julien Odoul

Je vous le dis, les recettes nouvelles, ça passera par des économies nouvelles. Les économies, nous les avons proposées, formulées dans le cadre de notre contre-budget. Ces économies, elles sont réelles. Vous savez, tout l'argent, on en a fait l'énumération ces dernières semaines, tout l'argent que nous dilapidons, que ce soit que nous perdons dans la fraude sociale, dans la coopération internationale, dans l'immigration de guichet social, tout cet argent-là devrait revenir aux Français. Or, tous les gouvernements qui se sont succédés, et notamment celui de M.

Barnier, qui avait pris des engagements qu'il n'a pas tenus, ont refusé de réduire les déficits et le train de vie de l'État qui permettrait de dégager des marges de manœuvre.

8:05
Présentateur

Au final, c'est un signal, ce serait un signal envoyé à la gauche, c'est possible d'impôts. Si on ajoute à ça la présence de Xavier Bertrand dans le gouvernement, ce serait clairement le fait que la gauche a la main désormais. Est-ce que vous êtes d'accord là-dessus ?

8:25
Julien Odoul

Non, je ne le pense pas. Je vous le dis, et je pense que tous les acteurs politiques censés en ont conscience, c'est le Rassemblement National qui aujourd'hui est le maître du jeu. Pas parce qu'il est, j'allais dire, consacré ou qu'il a été béni par les dieux, tout simplement parce que les Français l'ont souhaité. Les Français ont souhaité que ce soit la première force politique du pays. Et cette réalité démocratique, elle s'impose à tous, à M. Macron, à M. Bayrou et aux autres groupes politiques. Donc, je le dis, si M.

Bayrou s'aventurait dans une orientation qui mettrait de côté nos électeurs et nos députés, il se retrouverait face aux mêmes désagréments qu'ont connus les ministres et le gouvernement de M. Barnier.

9:10
Locuteur non identifié

Alors, il y a quelques projets en commun qui peuvent vous séduire entre ce que, imagine en tout cas, François Bayrou et ce que vous souhaitez, vous, notamment l'arrivée de la proportionnelle. Est-ce que vous pouvez détailler un peu ce que vous souhaitez sur ce sujet-là ?

9:27
Julien Odoul

Oui, la proportionnelle qui est une mesure portée par Marine Le Pen depuis longtemps, une mesure, évidemment, extrêmement démocratique, ce qu'elle permettrait à tous les Français d'être représentés. Nous, ce que nous souhaitons, c'est un principe simple, c'est-à-dire la proportionnelle avec une prime majoritaire, qui dégagerait une majorité et qui nous permettrait de rompre avec l'instabilité politique que nous connaissons actuellement.

Il y a des discussions, notamment, et nous avons proposé aussi que le système du Sénat puisse être envisagé, c'est-à-dire qu'il y ait la proportionnelle dans les départements à partir de trois députés, ce qui maintiendrait à la fois l'ancrage local pour les départements ruraux et à la fois le principe de la proportionnelle et de la représentativité de tous les courants politiques, ce qui serait une bonne mesure. C'est porté par le Rassemblement depuis longtemps, c'est voulu par une majorité de Français. Cette partie sur le Sénat,

10:24
Présentateur

elle est dans les échanges que vous avez eus avec Michel Barnier ?

10:27
Julien Odoul

Oui, bien évidemment.

10:28
Présentateur

Avec François Bayrou, pardon ?

10:29
Julien Odoul

Oui, oui, l'apsus. Oui, oui, bien évidemment. François Bayrou a été un défenseur de la proportionnelle depuis longtemps et je pense que, compte tenu de l'instabilité politique qui aujourd'hui paralyse la situation, il faut passer à ce système-là.

10:46
Présentateur

Mais précisément, quand vous comprenez qu'il est effectivement favorable, c'est l'un de ses combats aussi de toujours à la proportionnelle, vous devriez le soutenir et pas le censurer. Comme vous l'avez dit juste avant.

10:55
Julien Odoul

Oui, il devrait soutenir notre proposition aussi. Il est Premier ministre. Oui, mais dans ce cas-là, nous verrons quelles sont ses marges de manœuvre. Parce qu'il y a ce que veut ou ce que voudrait M. Bayrou, et puis ce que voudrait, son socle commun, son bloc central, je ne sais pas comment on peut l'appeler aujourd'hui. En tout cas, les partis qui composeront son gouvernement. Je ne suis pas sûr qu'ils soient tous favorables à la proportionnelle. Les Républicains, ils sont farouchement hostiles. Mais je pense que c'est l'une des mesures, en tout cas, que nous pourrions soutenir et qui serait la bienvenue dans le système actuel.

11:28
Locuteur non identifié

On va continuer cette discussion, Julien Audoul, juste après le fil info, puisqu'il est 8h45 et on retrouve Marine Clète. Drapeau en berne et une minute de silence à 11h. C'est aujourd'hui jour de deuil national en France. Un recueillement en mémoire des victimes du cyclone Chido qui a touché Mayotte il y a un peu plus d'une semaine. Le bilan provisoire est toujours de 35 morts et plus de 2000 blessés dont de nombreux sont encore aujourd'hui pris en charge à l'hôpital. Réouverture du tunnel du Mont-Blanc il y a quelques minutes. Son accès a été fermé depuis 6h30 ce matin pour des déclenchements préventifs d'avalanches.

Un épisode neigeux remarquable allié aujourd'hui en Savoie et en Haute-Savoie selon Météo France. La vigilance orange est aussi maintenue en Isère et dans l'Ain. Un accident de chasse hier dans les Alpes de Haute-Provence. Un homme d'environ 70 ans est mort à Célonay selon nos confrères de France Bleu Provence. Un autre chasseur était en train de recharger son fusil quand une balle est partie et a mortellement touché la victime. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte.

Et puis 32e de finale de la Coupe de France de football hier soir au cerf éliminé par Dunkerque et puis le PSG qui s'en sort au tir au but face à Lens le club de la capitale 15 fois vainqueur de la coupe affrontera l'un des petits poussés. Au prochain tour ce sera Espalian-Haute-Loire 3500 habitants et un club en National 3. France Info

12:48
Julien Odoul

Le 8.30 France Info Bérangère Bonte Augustin Arrivé

12:53
Locuteur non identifié

Toujours avec Julien Audou le porte-parole du Rassemblement National alors on a évoqué bien sûr l'actualité du moment à savoir la constitution semble-t-il difficile de ce nouveau gouvernement Bayrou mais on sait que vous avez en tête l'après déjà vous l'avez déjà dit que vous vous prépariez à une présidentielle anticipée le Rassemblement National a ça en tête Marine Le Pen dit maintenant qu'Emmanuel Macron ne peut plus tenir à son poste de président que c'est désormais une réalité institutionnelle qu'est-ce que ça veut dire ?

13:25
Julien Odoul

ça veut dire qu'Emmanuel Macron est terriblement fragilisé qu'il est à la fois rejeté dans le pays qu'il est aujourd'hui dans une situation qui est une impasse politique on le voit bien et qu'il a déjà utilisé l'un de ses jokers constitutionnels qui était la dissolution le président de la république en a trois dans nos institutions c'est-à-dire la dissolution le référendum appeler les français à se prononcer sur un sujet un texte important ou alors la démission ce qui a été utilisé par le général de Gaulle après un référendum perdu en 1969 donc il est vrai que la démission du président de la république n'est pas une utopie ça peut arriver si Emmanuel Macron était bloqué

14:15
Présentateur

on a bien compris que Marine Le Pen est pressée de candidater avec notamment la menace d'inégilibité mais en quoi en quoi enfin pourquoi Emmanuel Macron ne peut pas tenir institutionnellement parlant rien ne l'oblige à partir

14:28
Julien Odoul

non je vais vous reprendre Marine Le Pen est pressée comme des millions de français qui sont pressés du changement et qui attendent le changement et qui voient bien que depuis sept ans leur vie se dégrade la situation de notre pays est de plus en plus préoccupante crise économique crise sociale crise sécuritaire crise migratoire après sept ans de macronisme il est vrai que le changement est urgent après nous ne demandons pas au président de la république de démissionner nous ne sommes pas comme la France insoumise qui tous les quatre matins voilà demande et implore ou en tout cas le président de démissionner ce que nous disons c'est que nous nous préparons Marine Le Pen se prépare en cas d'élection anticipée ce qui encore une fois n'est pas saugrenue n'est pas une utopie et peut arriver si Emmanuel Macron était bloqué et ne trouvait plus de solution politique en tout cas

15:21
Locuteur non identifié

à minima on peut dire que sans présumer de ce qu'il adviendra au printemps si cette élection présidentielle anticipée se produit après la configuration des candidats pourrait être différente

15:33
Julien Odoul

oui certainement mais en tout cas Marine Le Pen est prête en tout cas elle se prépare pour cette élection anticipée elle se prépare pour l'élection de 2027 bien évidemment tout notre mouvement est en ordre de marche nous préparons les législatives en cas de dissolution aussi j'ai l'honneur de diriger cette campagne avec mon collègue Thomas Ménager donc notre mouvement encore une fois est prêt à assumer et à assurer l'alternance si les français nous font confiance d'une part et si la situation politique nous le permet

16:08
Locuteur non identifié

vous avez parlé d'une forme d'essoufflement du pouvoir présidentiel il se trouve qu'il était à Mayotte la semaine dernière et qu'il s'est emporté on va dire face à une partie de la population mahoraise et ensuite il a précisé ses propos en disant qu'il répondait à des provocations de militants de l'extrême droite du rassemblement national comment vous analysez cette situation

16:32
Julien Odoul

j'ai trouvé cette séquence profondément indigne indigne d'un président de la république il n'a pas eu la moindre empathie pour nos compatriotes de Mayotte et surtout essayer de se défausser de rejeter la responsabilité sur le premier parti d'opposition qui est aussi le premier parti de Mayotte le rassemblement national qui je le rappelle rassemble 60% de nos concitoyens là-bas j'ai trouvé ça profondément choquant il est co-responsable de cette situation alors évidemment c'est pas lui le cyclone Chido bien sûr mais son gouvernement et lui-même n'ont rien fait depuis 7 ans pour améliorer la situation sanitaire pour améliorer les services publics pour améliorer la lutte contre l'immigration anarchique qui est pour partie responsable des désastres humanitaires que nous connaissons sur place et surtout il n'a pas souhaité finalement rendre aux Mahorais ou en tout cas défendre ce que les Mahorais veulent le plus cher c'est à dire être des français en France

17:38
Présentateur

mais en clair vous vous démontez que le RN est organisé manipulé comme vous voulez cette colère pour mettre en difficulté le chef de l'état dans ce moment qui était dramatique pour les Mahorais

17:47
Julien Odoul

c'est totalement aberrant le rassemblement national n'a rien organisé du tout si les français sont en colère c'est parce qu'il y a des raisons c'est parce que encore une fois c'est un département français où 80 000 personnes avant le cyclone n'avaient pas accès à l'eau courante c'est un département qui est submergé je le rappelle il y a 320 000 habitants recensés il y en a presque 500 000 si on compte les clandestins donc à un moment donné vous voyez bien que cette situation est apocalyptique un climat de violence sans précédent avec des bus scolaires qui se font attaquer par des bandes des commerces qui sont pillés je parle avant le cyclone le cyclone a été un révélateur ou en tout cas un amplificateur de toutes les crises qui aujourd'hui sont le lot de nos compatriotes maorais

18:30
Présentateur

je voudrais qu'on dise un mot de l'attentat de Magdebourg en Allemagne de samedi on a appris que le suspect arrêté défendait des tests d'extrême droite qu'est-ce qui s'est passé pour que Jordan Bardella une heure et demie après se précipite sur Twitter et dise attentat islamiste

18:41
Julien Odoul

alors c'est beaucoup plus complexe que ça parce que au fil des discussions de l'enquête c'était une heure et demie après on ne savait pas on s'aperçoit que le profil du terroriste est très complexe voilà ce n'est pas du tout quelqu'un qui est proche de l'extrême droite loin s'en faut on nous a dit dans un premier temps c'était la ministre de la justice que c'était un attentat islamiste la ministre de la justice allemande mais vous n'avez pas Jordan Bardella c'est exprimé avant attendez c'est très complexe et aujourd'hui on observe quand même que ce terroriste avait dénoncé en tout cas condamné la politique allemande vis-à-vis des réfugiés on observe aussi excusez-moi parce qu'on nous a dit que c'était un islamophobe je n'ai jamais vu un islamophobe sans prendre un symbole chrétien qui est un marché de Noël donc moi je serais extrêmement prudent sur les interprétations mais précisément

19:40
Présentateur

c'est la prudence que je questionne là et c'est le manque de prudence vous imaginez s'il était premier ministre et qu'il avait réagi comme ça sans savoir c'est pas sérieux

19:50
Julien Odoul

je vous le dis vous savez il y a eu une autre affaire un autre attentat sur notre sol qui était notamment à Annecy où un soi-disant chrétien syrien non mais attendez c'est ce fait là

20:01
Présentateur

et puis on va être obligé de conclure

20:03
Julien Odoul

un soi-disant chrétien syrien rappelez-vous qui avait voulu planter des bébés dans des poussettes on nous a dit que c'était un chrétien finalement l'enquête a montré que c'était un islamiste qui était affilié à Daesh

20:16
Locuteur non identifié

il y a eu plein d'attentats et c'est malheureux

20:19
Julien Odoul

qui était affilié à Daesh donc aujourd'hui il y a un mode opératoire qui est celui des terroristes islamistes que nous connaissons que trop bien malheureusement qui a endeuillé notre pays maintes et maintes fois l'enquête déterminera quel est le profil exact qui me semble être très complexe de ce saoudien à minima

20:38
Présentateur

il aurait pu être prudent c'est ça que vous vouliez dire

20:40
Julien Odoul

mais encore une fois il a été nous sommes nous sommes dans une une volonté implacable de lutter contre le terrorisme islamiste qui est le principal danger à la fois pour notre continent le terrorisme tout court d'ailleurs et pour notre oui mais le terrorisme a toujours une couleur politique vous savez le terrorisme c'est un outil ça ça signifie rien il y a différentes natures de terrorisme le terrorisme islamiste aujourd'hui est le principal ennemi contre lequel nous devons lutter en France et en Europe

21:02
Locuteur non identifié

merci beaucoup Julien Audou le porte-parole du Rassemblement National et merci Bérangère Bonte le 8h30 France Info à retrouver sur franceinfo.fr