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interviewBACKSEAT· 14 mars 2024 161 min

BACKSEAT - S03E17 - Avec Charles Villa & Elsa Faucillon

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Backseat, le film, c'est un documentaire exceptionnel que nous préparons. En un mot, ça raconte l'année 2023, une année d'embrasement à travers les yeux de Backseat, à travers le regard de toutes celles et de tous ceux qui ont participé à l'émission l'an passé. Tu veux voir ce documentaire en avant-première, sur grand écran, dans un MK2, avec tous les membres de l'équipe, et bien inscris-toi. En plus, si t'es abonné à Backseat, t'as reçu un code promo. A bientôt et bonne émission. Bienvenue dans cette formidable émission. On va parler de politique, bordel de merde, on a hâte de vous retrouver.

Bonsoir à vous, le chat, vous qui nous regardez sur Twitch actuellement, vous êtes avec nous, le chat est sur le plateau. Bonjour à vous si vous nous regardez en replay sur YouTube, et bonjour aussi si vous nous écoutez en podcast. Chers amis, ce soir, j'ai le plaisir d'être entouré de magnifiques chroniqueurs et chroniqueuses. On est notamment avec Antoine Bristiel. Salut Antoine ! Salut Jean ! Docteur Antoine Bristiel ! Exactement ! On peut l'applaudir ! Ah ouais ! Antoine, depuis quelques jours, tu es docteur en sciences politiques. Oh là là là ! Ah, ça claque ! Raconte, t'as fait une thèse sur quoi ? J'ai fait une thèse sur l'influence des nouveaux médias sur le rapport à la politique.

Ah ! En fait, j'ai fait une thèse sur Baxit. Ben oui, c'est exactement ça ! Mais tu es au bon endroit. Ben c'est pour ça, j'ai choisi la place de chroniqueur ici, pourquoi à ton avis ? En fait, j'ai complètement infiltré. J'ai complètement infiltré, mais je prends des notes, t'as vu j'ai un carnet. Mais je vois ça, non, non, c'est très pro. Ben oui, c'était une thèse pour voir en gros en quoi les différentes façons de t'informer sur la politique, ça avait une influence sur la participation électorale, sur le choix que t'allais faire au moment des élections. Et t'as découvert des trucs en particulier qui sont particulièrement saillants et intéressants ? Ben j'ai vraiment... Je me doute.

J'ai vraiment fait chier pendant des années. J'enfonce des portes ouvertes, c'est tout. En gros, ça remet pas mal en cause le discours que tu voyais pas mal dans le gouvernement ces derniers temps qui était de dire qu'il y avait un énorme problème avec les réseaux sociaux, que les réseaux sociaux c'était le mal absolu et que si tu t'informais sur les réseaux sociaux, ça allait avoir plein d'effets néfastes sur la démocratie.

Et en fait, quand tu étudies le sujet un petit peu plus sérieusement, ce que j'ai essayé de faire, tu te rends compte que c'est pas du tout le cas et que c'est pas du tout un mal, c'est pas du tout une cause de la crise de la représentation politique qu'on voit actuellement. Ok, ben c'est trop cool. C'est trop cool. On est aussi avec Léa Chamboncel. Bonsoir Léa. Bonsoir. Léa, tu es la fondatrice du média Popol et tu es également l'autrice d'un nouveau livre qui vient de sortir, un livre qui s'appelle Au revoir Simone. Qu'est-ce que c'est que ce projet de bouquin ?

2:56
Elsa Faucillon

Ah, ben c'est plus un projet puisque ça y est, il est en l'Ivoirie depuis trois semaines tout juste. En fait, c'est un essai fiction. Je raconte l'histoire d'une mère et d'une fille qui sont militantes ensemble. La mère tombe dans le coma pendant huit ans. Elle se réveille dans une société féministe et sa fille, qui était persuadée que sa mère allait se réveiller, a décidé de porter ce flambeau de la lutte et de tout documenter. Donc, elle lui écrit des lettres pour lui raconter un peu comment est advenue cette révolution féministe.

3:22
Présentateur

Donc, c'est un livre de fiction, mais qui a un fond politique. Et ça, il dit des fonds d'une idée quand même.

3:25
Elsa Faucillon

Oui, l'idée, c'est en quoi il serait intéressant d'avoir un véritable projet politique, un véritable projet de société féministe.

3:33
Présentateur

Tu dis que le féminisme pourrait remplacer ce qu'a été le socialisme, par exemple, pendant longtemps.

3:37
Elsa Faucillon

Exactement. Et ce serait vachement mieux.

3:40
Présentateur

Spoiler. D'accord. Donc, au revoir, Simone, à retrouver dans toutes les bonnes librairies et à retrouver aussi… Ah bah voilà, regardez, on a le bouquin « Au revoir, Simone », « Manifeste pour un féminisme politique et révolutionnaire », écrit par Léa Chamboncel. Et c'est aux éditions Belfont. Tout à fait. On est également avec Malek Délégué. Salut, Malek. Salut, Jean. Salut tout le monde. Comment tu vas, Malek ? Ça va. Ça va très bien. Ça va très, très bien. Tout roule pour toi. Écoute, on est content de te retrouver.

Tu es, toi, l'auteur du podcast qui s'appelle « Autour de moi », un podcast dans lequel tu demandes à tes invités de ne pas parler d'eux, mais de parler des gens qui les entourent. Exactement. J'ai tourné un épisode cet après-midi. Je ne peux pas encore vous donner le nom de l'invité.

4:17
Invité

Mais vous n'allez pas être déçus. Mais vous n'allez pas être déçus. Allez, j'aime bien ce petit teaser-là. Il ne s'est pas commandé.

4:25
Présentateur

Il va falloir l'écouter, celui-là. Il va falloir l'écouter. Il sort comment, d'ailleurs ? Il sort jeudi prochain. Ah, le 21. Ok, d'accord. Ok, ok. Le 21 ? Je ne sais pas. Les dates. Jeudi prochain. Très content de te retrouver. En tout cas, Malek, merci à tous les trois d'être avec moi. J'en profite pour vous remercier publiquement d'avoir maintenu l'émission à flot en mon absence. Notamment, Malek et Léa, vous avez joué le rôle de présentateur et présentatrice de l'émission. Donc, merci à vous d'avoir assuré.

4:50
Elsa Faucillon

On peut dire maintenant que c'était un putsch raté.

4:52
Présentateur

Attends, on peut le dire. On a tenté.

4:56
Elsa Faucillon

Pourtant, on s'est mis à trois. On était là. On y va. On tente, quoi.

5:00
Présentateur

Pro 20e siècle, les putsch. Ça ne marche plus. Non, ça ne marche plus. On s'est dit la force du nombre, mais non. C'est une autocratie ici. De toute façon, je suis indéboulonnable. Qu'est-ce que je te dise ? Il y a autre chose qu'indéboulonnable. C'est vous, cher public. Et j'aurai le plaisir. Oh, c'est beau ! Et on aura le plaisir de vous retrouver bientôt puisque va sortir le documentaire Backseat le film 2023, l'année de l'embrasement. La sortie aura lieu. Vous voyez l'affiche. On va faire une avant-première qui sera diffusée au MK2 Bibliothèque à Paris. On a pété les scores de vente de places. Donc là, on est dans la plus grande salle du cinéma MK2, une salle de 600 places. Allez là !

Donc, je dois vous dire ce soir qu'il reste beaucoup de places à vendre. Maintenant, on est passé dans la salle de 600. Il faut la remplir. Donc, venez avec nous, mes amis, le 26 mars. Ça va être une soirée exceptionnelle. On va, avec toute l'équipe de Backseat qui sera présente, quasiment toute l'équipe de Backseat qui sera présente, on va vous présenter ce film, ce documentaire, le regarder avec vous. Et après la diffusion, on vous donne rendez-vous dans un bar à Paris. Il y aura des coups à boire pour les personnes qui auront pris leur place avec le Club Backseat.

Il s'agira du Gourou à Paris, un bar qui nous accueille pour faire un petit peu la teuf et pour boire des coups et pour célébrer ce documentaire. Il y aura des trucs intéressants dans ce bar puisqu'il y aura un petit stand où vous allez pouvoir acheter et faire dédicacer le livre de Léa. Allez ! On est en train de caler ça avec l'éditeur, etc. Donc, vous allez pouvoir déjà rencontrer Léa et puis vous faire...

6:25
Elsa Faucillon

Je suis pas sûre de venir, mais ouais. Mais achetez le livre !

6:29
Présentateur

Donc, vous pourrez vous faire acheter le livre sur place et vous le faire dédicacer par Léa. Vous pourrez également acheter la gourde Backseat. Elle sera en vente sur place.

6:42
Elsa Faucillon

Dédicatée par Jean.

6:43
Présentateur

Si vous voulez, si on trouve des marqueurs indélébiles, en vrai, il y a moyen, ça peut me faire marrer. Et il y aura aussi un troisième truc qui me fait marrer, c'est que le patron de ce bar qui s'appelle Poca nous a réservé une surprise. Il y aura un burger Backseat édition spéciale qui va être fait. Je jure que c'est vrai. Il y aura quoi dedans ? Un burger Backseat aux couleurs de l'émission. Il sera un peu épicé. Petite bagne culinaire. Aux douleurs de l'émission, c'est-à-dire ? J'en sais rien, justement. C'est ça qui est drôle. C'est que je ne sais pas à quoi ça va ressembler, ce burger. Je vais le découvrir en même temps que vous. Donc voilà, prenez vos places.

Venez avec nous, chers amis, le 26 mars au MK2 Bibliothèque. On va regarder un documentaire dans lequel, Léa, Antoine et Malek, vous avez été interviewés. Vous êtes dans le docu. Alors, même question qu'aux chroniqueurs de la semaine dernière, ça vous a fait quoi d'être interviewés dans ce docu ? Ça faisait plaisir d'être sur Backseat. Non, mais c'est chouette de voir qu'il peut y avoir d'autres formats que celui qu'on fait habituellement le jeudi soir. J'ai hâte de voir ce que ça va donner ce docu. Bah ouais, j'ai hâte aussi. Léa, tu as été interviewée toi aussi ?

7:39
Elsa Faucillon

Ouais, ouais, ouais.

7:40
Présentateur

C'est un retour sur l'année 2023. C'est un peu particulier comme exercice aussi. Il faut se remettre dans le bain de ce qu'a été l'année 2023.

7:45
Elsa Faucillon

Ouais, déjà. Et puis, étant donné que j'étais déjà là à la première saison, c'est vrai que ça faisait un petit truc genre en mode 2023. C'est vrai, il y a eu tout ce focus 2023. Mais en fait, Backseat, pour moi, c'est vachement plus de souvenirs que 2023. Donc, peut-être que ça vaudrait le coup de faire un docu sur… 2022.

8:03
Locuteur

Ouais, du coup.

8:04
Elsa Faucillon

Une prochaine émission 2022, je ne sais pas. Mais non, c'était très cool. Et puis, j'ai hâte de voir le résultat, surtout.

8:12
Présentateur

En même temps, c'est tellement n'importe quoi ce qui se passe dans le pays et dans le monde. Et pas seulement en 2023, c'est dur de se rappeler, mais spécifiquement en 2023, c'était quoi les problèmes ? Mais quand tu te souviens, c'est pour ça qu'on a appelé ce film l'année de l'embrasement. C'est parce que c'était la réforme des retraites. Ça a été les émeutes après la mort de Naël. Ça a été les attentats du 7 octobre. Ça a été l'invasion de Gaza. Ce ne sont que quatre exemples de ce qui s'est passé au cours de cette année, qui a été une année très particulière.

Et c'est ce que raconte ce documentaire, avec des personnalités qui sont venues sur le plateau de Backseat pendant l'année 2023, qui ont accepté de revenir témoigner face caméra pour raconter leur passage sur le plateau.

8:47
Invité

C'est ça. Moi, quand je suis venu faire mon interview, quand je repartais, Manès Nadel me remplaçait.

8:53
Présentateur

Donc, on s'est relayé comme ça. Et puis, pour ce petit documentaire, j'ai dû, moi, aller dans ma petite cave aux archives pour nourrir ce documentaire. Vous retrouverez des photos de moi, enfant, en train de commencer la politique. Comment ? Oui, oui, oui. Non, mais je vous le dis, ça m'a demandé un petit travail de recherche. Et voilà, pour Backseat, je fais ce sacrifice. Et surtout, c'est des potes qui m'ont dit ça. C'est vrai qu'on va quand même aller voir un documentaire Backseat dans une salle de ciné où normalement, on ne va pas voir des gros films. Et ça, ça me... Je ne réalise toujours pas.

C'est marrant aussi de revenir à tous les ministres qui se sont fait virer après le passage de Backseat. On parle de la malédiction Backseat. Ils seront invités ? Il y a Clément Beaune, qui témoigne dans le documentaire. Qui revient d'ailleurs sur la malédiction Backseat. Clairement, on assume complètement de parler de la malédiction Backseat.

9:37
Elsa Faucillon

Quinze jours après, il y avait un remaniement et je n'étais plus ministre.

9:41
Présentateur

Bref, ce sera à découvrir dans le docu Backseat, le film. Chers amis, je vous propose qu'on passe à l'invité de la semaine. Je vous demande d'accueillir notre invité. Il est journaliste pour Brut, réalisateur d'un documentaire qui va sortir sur Prime Video la semaine prochaine. Mercredi prochain, il revient sur la Love Army et sur le personnage de Jérôme Jarre. Un tonnerre d'applaudissements pour Charles Villa. Bonsoir. Salut Charles. Je suis super content de t'accueillir sur le plateau de Backseat. À nouveau, je crois que tu étais déjà venu sur la première saison. Ah non. Non, tu n'étais pas venu ? Non. Quand je te dis que... C'est dans une autre émission. La mémoire de l'émission.

J'aurais dû demander à Léa avant. Mais ça fait longtemps que je voulais venir. Écoute, ça me fait super plaisir, d'autant plus plaisir de t'accueillir pour la première fois. Tu es journaliste, grand reporter pour Brut. On t'a vu en Syrie, on t'a vu en Ukraine, on t'a vu en Tchad. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, c'est quoi ton domaine de spécialité ? C'est l'international ? C'est les crises ? C'est les guerres ? C'est quoi ? Oui, entre guillemets, c'est la géopolitique. Mais je travaille principalement en zone de conflit et sur les crises humanitaires. D'accord. Donc, je travaille surtout au Moyen-Orient en ce moment et en Afrique subsaharienne.

Pourquoi tu as choisi de faire ça chez Brut ? Ça s'est fait comment ? Il cherchait un grand reporter. Je suis arrivé chez Brut il y a 7 ans maintenant, en 2017. Il cherchait un grand reporter assez jeune. Et on n'est pas tant que ça, en réalité, à faire ça. Et ils m'ont recruté après un reportage, notamment le tout premier que j'ai fait pour Brut. C'était celui-là, la Love Army au Bangladesh, avec plein de créateurs de YouTube. Et ça a commencé comme ça. On va en reparler. Et c'était la première fois que tu faisais un reportage ? Oui, c'était mon tout premier reportage. C'est ton premier, t'es allé au Bangladesh avec la Love Army. Mais on va en reparler dans pas longtemps.

Est-ce que Brut t'offre des conditions particulières de travail que tu ne pourrais pas faire à la télé, par exemple, pour faire du documentaire ? Ah oui, j'ai carte blanche. Je fais ce que je veux, quand je veux, je pars où je veux. Ils me font suffisamment confiance pour que je puisse traiter les thématiques que je veux. Donc, non, ça, à la télé, ça n'existe pas. Ok, d'accord. C'est qui tes modèles ? Tu t'es inspiré de créateurs sur Internet ou pas sur Internet ? En vrai, il y a un journaliste que j'aime beaucoup sur YouTube qui s'appelle Johnny Harris, qui a une grosse chaîne YouTube aussi.

C'est un journaliste qui a beaucoup voyagé et fait de reportages dans des zones où je suis déjà allé, qui travaillait pour un média américain qui s'appelle Vox. Oui, oui, Vox. Donc, lui, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Mais sinon, en vrai, sur YouTube en France, il y a très peu de journalistes qui font du contenu. Il y a très peu de médias qui font du contenu adapté à YouTube. Donc, c'est difficile. Moi, mes modèles, c'est plutôt ce qui se fait aux États-Unis. Oui, tu es un peu iconoclaste dans le paysage français. C'est intéressant. Un autre truc qui est intéressant dans ton travail, dans tes documentaires, c'est que tu te mets en scène.

Parfois, il y a une notion d'incarnation et ça donne quasiment naissance à une communauté, Charles Villa. On se sent être avec toi sur le terrain. C'est une signature particulière de ton travail ? Ça l'est devenu en le pratiquant, en fait. Moi, j'ai surtout commencé à incarner mes reportages parce que je savais que ça permettrait de leur donner plus de visibilité sur YouTube. YouTube, c'est vraiment une plateforme de créateurs. Donc, le contenu incarné marche beaucoup, beaucoup mieux que celui qui ne l'est pas. Donc, c'est avant tout pour ça, parce que moi, je venais du documentaire sur France Incarté, complètement désincarné, etc. Rien à voir. La vieille voix off. Exactement.

Et c'est vraiment pour toucher un public plus large que j'ai commencé à faire l'incarnation. Je ne suis pas allé avec un plaisir fou. Et au final, vu que ça parlait beaucoup aux gens, j'ai persévéré là-dedans. Et ouais, maintenant, c'est difficile de ne pas incarner ce que je fais sur le terrain. Léa ?

13:09
Elsa Faucillon

Ouais, moi, ce qui m'intéressait dans ce que tu disais, et notamment dans tout le travail que tu fais, et aussi tous les YouTubers que tu as pu suivre, notamment Love Army, etc. On vient de faire un dossier chez Popol sur féminisme et Internet. Et on a vu notamment comment la cause féministe était très présente sur les réseaux sociaux. Tous les points positifs que ça pouvait avoir en termes d'information, de sensibilisation, de vulgarisation, etc.

Mais aussi parfois des points négatifs où on voit que certaines personnalités peuvent un peu effacer la cause en quelque sorte du fait de leur personnalité et que les gens vont être plus au taquet pour suivre la personne que vraiment s'intéresser à la cause. Et aussi d'autres qui, par ailleurs, en font un peu un fonds de commerce de manière un peu opportuniste. Est-ce que c'est des choses que toi, tu arrives à... Comment tu t'anticipes ça aussi ? Et comment tu l'analyses par rapport à cette nouvelle vague émergente mi-journaliste, mi-influenceur, influenceuse ?

13:56
Présentateur

Moi, je pense que c'est une histoire de dosage. Tu vois, je pense que si je me mettais trop en scène, si je tournais trop la caméra vers moi dans mon travail, on me le reprocherait tout de suite, surtout dans ces zones-là où je filme des gens qui sont quand même dans des situations extrêmement difficiles. Et donc, c'est une histoire de dosage. J'essaie de me mettre en scène dans les moments où je peux vraiment apporter quelque chose d'explicatif ou de contexte que tu peux difficilement le faire dans un plateau à Paris. Tu vois, si je vois quelque chose, je vais soit le filmer, soit tourner la caméra pour montrer, donner une explication.

Mais je ne le fais pas tant que ça, en réalité, dans mes reportages. Souvent, il y a un plateau au début de contexte pour expliquer pourquoi je suis parti là-bas, à quel moment, etc. Et après, il y a quelques plateaux in situ, mais je n'en mets pas trop. Et surtout, je me mets rarement en scène dans les échanges avec les gens. Une fois que je suis avec les gens, en général, je les filme eux, je suis en séquence avec eux. Ils vont être seuls face à l'image quand ils vont parler de leur histoire. Et je ne vais pas être à côté d'eux, tu vois, par exemple. Donc, je pense que c'est surtout une histoire de dosage.

Et après, par rapport aux influenceurs, encore une fois, moi, je suis tellement seul, en fait, dans ce que je fais aujourd'hui que je n'ai pas trop d'autres exemples avec qui comparer. Toi, tu penses à qui, par exemple ?

15:10
Elsa Faucillon

Non, mais je pensais, par exemple, notamment, typiquement, sur Love Army.

15:15
Présentateur

Oui.

15:16
Elsa Faucillon

Tu avais l'impression qu'il y avait un peu de ça, quoi. On ne va pas tout disclose maintenant, mais c'est surtout sur cette expérience-là que je voulais avoir ton retour.

15:21
Présentateur

D'accord. Oui, en fait, mais ça, c'est un peu différent parce que ce n'est pas vraiment un reportage. C'est de la création de contenu à proprement parler. La Love Army, ils y allaient vraiment pour essayer d'aider. Et l'objectif, c'était de lever des fonds et après, de faire des projets. La création, c'était important pour lever les fonds, donc faire des vidéos, des stories, etc. Mais ce n'était pas l'essence même du projet. Et pour lever des fonds, c'était obligé d'incarner. En tout cas, pour lever beaucoup d'argent comme ça, c'est pour ça que c'était une forme de révolution aussi.

Il fallait forcément que ça soit incarné par des gens que les gens connaissent ou des créateurs que les gens connaissent massivement pour pouvoir lever des fonds très vite. Donc, je pense que dans un premier temps, oui, ils effacent un peu la cause. Mais si c'est fait intelligemment, tu peux vite avoir la levée de fonds et ensuite, on laisse la place à l'histoire des gens sur le terrain. Pareil, c'est une histoire de dosage. Après, c'est vrai qu'il y a beaucoup de créateurs qui n'y arrivent pas du tout, des influenceurs qui n'y arrivent pas du tout et qui font même de la merde sur le terrain en se mettant en scène tout le temps dans des trucs assez cringe. Oui, ça arrive.

Mais pour le coup, moi, je n'ai pas trop été en contact de ça dans ce que moi, j'ai pu faire. On te reçoit ce soir, Charles, parce que tu viens de réaliser un documentaire qui va sortir mercredi prochain sur Prime, produit par Brut, qui s'intitule « Hashtag Love Army, où es-tu, Jérôme ? » Tu y reviens notamment sur une série de reportages que tu avais fait. Tu en parlais entre 2017 et 2019 sur Jérôme Jarre, un influenceur qui avait décidé de se lancer dans l'humanitaire et qui a complètement disparu des radars depuis 2019. On va regarder un extrait de ce documentaire qui sort mercredi prochain. On en parle juste après.

Donc là, on est dans le camp de Rohingya, où il y a plus d'un million de personnes qui vivent. Je m'appelle Charles Villard. Tu veux que j'arrive de quelque part ? Ouais, de là, c'est là. Si je me retrouve là avec Jérôme Jarre, c'est parce que depuis 10 ans, je filme des crises humanitaires dans le monde. C'est intéressant. C'est intéressant, donc. J'ai le même âge que Jérôme. Comme lui, j'ai grandi avec Internet. Salut tout le monde, je suis pour Brut au Tchad, je suis pour Brut au Yémen, je suis au nord-est de la Syrie. Comme lui, je suis convaincu que les réseaux sociaux peuvent aider les populations civiles. Certains sont même en urgence.

En novembre 2017, je tourne les coulisses de la Love Army au Bangladesh. Charles, j'ai un truc très bien. Reprends quand tu veux. J'y suis allé trois fois entre 2017 et 2018. Vas-y, je vais recommencer à zéro. Vas-y, vas-y. Et j'y suis retourné une fois en 2023. On a trois policiers avec nous, ils sont lourdement armés. C'est pour ça que je fais ce documentaire aujourd'hui. Là, les grosses actions qu'on a faites pour les Rohingyas, ça ne représente pas forcément le futur de la Love Army. C'est un début. C'est une activation. Mais le futur de la Love Army, c'est des petites actions partout, localement, autour de chez vous, dans votre école, à votre travail. C'est ça qui va changer le monde.

Il me dit ça en janvier 2018. Mais deux ans plus tard, plus de nouvelles de Jérôme et plus d'actions de la Love Army. Dans ce doc, je veux comprendre pourquoi Jérôme a disparu des réseaux sociaux et pourquoi la Love Army, ça s'est arrêté. Bravo. Bravo Charles pour ce documentaire qui sort mercredi prochain sur Amazon Prime. Je précise que Vincent, qui fera son PowerPoint tout à l'heure, participe également au documentaire en tant que journaliste. Il travaille avec toi sur cette enquête que tu mènes. Est-ce que tu peux essayer de nous résumer l'affaire déjà pour ceux qui ne connaissent pas ? C'est qui ce Jérôme Jarre ? Et c'est quoi cette histoire de Love Army qu'il a lancé ?

Alors Jérôme Jarre, en fait, c'était un des influenceurs français les plus connus dans le monde. C'était une énorme star de Vine, un réseau social qui a disparu, qui est un peu l'ancêtre de TikTok. Et c'était un des influenceurs les plus connus dans le monde, le français le plus connu dans le monde sur Internet. Et il avait même lancé la carrière de pas mal de très gros influenceurs américains. Et c'est aussi un des premiers créateurs à avoir décidé d'utiliser sa notoriété pour essayer de faire le bien, entre guillemets. Et donc, il s'est lancé dans l'humanitaire.

Il a commencé par des petites missions jusqu'à une première très grosse mission en Somalie pour essayer d'aider les gens victimes de la famine. Et ça a été un raz-de-marée international sur les réseaux sociaux. Voilà, ça a été partagé dans le monde entier. Enfin, c'était sans précédent. Ceux qui ont assisté à ça à l'époque sur Twitter et Insta, je pense qu'ils s'en rappelleront. Et après, il a décidé de faire une mission, juste après celle-là, quelques mois après. Il a fait une autre mission au Bangladesh pour essayer d'aider les réfugiés Rohingya, une minorité musulmane persécutée en Birmanie qui a trouvé refuge au Bangladesh.

Et avec lui, il a emmené des très gros créateurs français comme Mister V, Seb, Le Grand JD, Natoo, voilà. Et notamment aussi Omar Sy et DJ Snake qui sont des très, très gros artistes. Et ils ont levé plusieurs millions de dollars en quelques semaines. Et après, ils ont développé des projets humanitaires dans le camp. Et donc, moi, pour Brut, à l'époque, j'avais suivi cette levée de fonds.

Et ensuite, j'y étais retourné, je le dis dans le petit teaser que vous venez de voir, j'étais retourné pour essayer de suivre le développement des projets qui avaient l'air de se passer bien au début jusqu'à qu'en fait, quelqu'un m'alerte dans ces projets qui s'occupaient des projets et qui m'a dit que ça ne se passait pas aussi bien que ce que Jérôme racontait sur les réseaux sociaux. Donc, c'est l'histoire de qu'est-ce qui s'est passé vraiment au cours de cette mission. Malek ? On peut dire qu'on a vu le début de la série docu et que j'ai vraiment kiffé. Et ça m'a surtout permis de me rappeler le phénomène que c'était Jérôme Jarre. J'avais complètement oublié.

Et en vrai, je crois que je faisais même partie de l'élan parce qu'il se permettait d'interpeller sur Twitter des grands dirigeants, des grands patrons. Les multinationales, les présidents. Et ça marchait en plus des fois. Ah, il répondait. Et la force de frappe était incroyable.

21:21
Invité

Est-ce que tu dirais que malgré toute sa bonne volonté,

21:25
Présentateur

il s'est retrouvé dépassé par la machine ? Pour resituer un peu dans le contexte, c'est quelqu'un qui est devenu une star des réseaux sociaux assez jeune, aux alentours de 22-23 ans. Et au moment où je suis la Love Army, on est en 2017, on a tous les deux 27 ans. Et lui, c'est un des influenceurs les plus connus dans le monde. Il peut mobiliser les plus grandes stars du monde entier. Et pas que les réseaux sociaux, des artistes, des grands acteurs, etc. Il peut interpeller des présidents, des multinationales. Donc, il avait un pouvoir phénoménal pour quelqu'un de 27 ans. Et c'est vrai que quand tu resitues dans le contexte...

Parce qu'aujourd'hui, on se rend compte de ce que c'est la pression des réseaux sociaux, de ce que ça peut provoquer en termes de santé mentale, etc. Lui, c'était l'influenceur qui recevait le plus de notifications, je pense, dans le monde. Enfin, en tout cas, le français qui en recevait le plus. Et qui avait une ambition folle, c'était vraiment de révolutionner le monde de l'humanitaire. Et à cet âge-là, peut-être que ça l'a sûrement dépassé à un moment ou à un autre. Léa ?

22:27
Elsa Faucillon

Il y a peut-être un truc qu'on a oublié de dire, je crois. C'est qu'en fait, on n'a pas de nouvelles, c'est ça ?

22:32
Présentateur

Alors, il a disparu des réseaux sociaux. En gros, il a arrêté de communiquer sur la Love Army au Bangladesh en 2019, à peu près. Il a fait 2-3 posts sur Instagram début 2020. Ensuite, il a complètement disparu pendant 2 ans et demi. Il est revenu en juin 2022, où il a posté sur Twitter le bilan de la Love Army, le rapport final, un peu sorti de nulle part. Et il est revenu là, très récemment, sur les réseaux sociaux, fin décembre, au moment où on était en train de terminer le documentaire. Et il est au courant qu'on fait ce documentaire, parce que, évidemment, je l'ai contacté. C'est ce que j'allais te demander. Tu as échangé avec lui ?

Oui, on a échangé par mail, parce qu'il n'a pas voulu répondre dans une interview filmée aux questions que j'avais à lui poser. Donc, on a échangé par mail pour qu'il y réponde. Antoine ? Tu dis, dans le petit extrait qu'on vient de voir, les réseaux sociaux peuvent aider les populations civiles. Et de manière plus globale, à quel point tu penses, justement, que ce type d'engagement dans la vie de la cité ou dans l'humanitaire, qui ne passe pas par des institutions classiques, établies, qui peuvent avoir toute leur lourdeur, mais aussi une forme d'organisation qui est plus structurée et plus professionnelle, est-ce que tu penses que c'est vraiment un modèle pérenne ?

On en parle beaucoup dans le doc, de ça, qu'en fait, c'est deux mondes assez différents. Et je pense que c'est ça le problème qu'a Jérôme, c'est qu'il s'est heurté à une réalité qui est extrêmement complexe. Les crises humanitaires, c'est des sujets très difficiles. Le terrain, si tu ne t'inscris pas dans le temps, c'est quasiment impossible d'avoir une action pérenne et efficace dans l'humanitaire. Donc, on revient un peu là-dessus, qu'il s'est pris un mur du réel, mais qu'en même temps, c'était un outil formidable pour faire évoluer des situations, pour interpeller des puissants qui sont concernés par ces sujets-là. On l'aborde un petit peu.

Et moi, par mon travail, qu'aujourd'hui je travaille principalement sur les réseaux sociaux, je produis des documentaires sur YouTube, mon travail a beaucoup plus d'impact dans le réel qu'à l'époque où je travaillais à la télévision. Donc, je pense que ce sont des outils qui sont vachement complémentaires. Et le problème qu'a eu Jérôme, notamment, c'est qu'il a essayé de créer une séparation entre ces deux mondes et de faire ça un petit peu dans son coin. Et c'est là où ça a bloqué. C'est que les grandes ONG, elles s'inscrivent dans la durée. C'est des grosses structures, parce qu'il faut des grosses structures. Le monde humanitaire, c'est des corps de métier extrêmement différents.

25:01
Invité

De l'expertise, des compétences.

25:02
Présentateur

Ils font une énorme expertise. Donc, il y a très peu de place à l'amateurisme si tu veux faire les choses bien et si tu ne veux pas créer plus de souffrance que les populations dont on parle. Ça me fait penser à Zerator, qui lui a souvent été interpellé sur son chat par des gens qui lui disent « Vas-y, crée ton asso, crée ton asso pour le The Event ». Et Zerator qui a toujours répondu « Non ». C'est un savoir-faire. Moi, je récolte de l'argent pour des associations et des organisations qui existent déjà, qui ont pignon sur rue, qui savent gérer des millions, parce que c'est un savoir-faire. C'est une matière particulière. Toi, tu as suivi le The Event. La semaine dernière, on recevait Mr.

MV qui est venu nous parler de Spidon. Quel regard est-ce que tu portes justement sur ce caritatif en ligne, sur ces personnalités d'Internet ? J'en ai fait partie. Bien sûr. Qui incitent à faire des dons ? Moi, je trouve ça super. En vrai, j'ai suivi la plupart des The Event. On s'est croisé plusieurs fois. Et j'essaie toujours de mettre en avant ce type d'initiative, un peu comme je l'avais fait à l'époque sur Booth avec la Love Army. Je pense que c'est important de soutenir des associations que ne font pas les gouvernements. Et oui, je trouve que c'est le bon modèle. C'est-à-dire que tu choisis... En plus, le dernier The Event, c'était sur l'environnement.

Et in fine, ça a été des associations qui ont été choisies par le public. Donc moi, je trouve que c'est la meilleure formule de parler de certaines associations qui sont sur le terrain, qui font du taf et que les influenceurs lèvent des fonds, mais qu'après, ils laissent faire le travail à des professionnels qui sont déjà implémentés dans ces milieux-là. C'est vital. Et après, quitte à avoir, et ça, je l'ai fait notamment avec Zera et Dash, de les accompagner pour qu'ils suivent les projets de temps en temps, pour voir comment l'argent a pu être dépensé. On l'a fait avec Sea Shepherd, j'ai fait avec Action contre la faim, etc. Et pour moi, c'est ça le meilleur modèle.

C'est cette complémentarité-là. Qu'est-ce que cette affaire, Jérôme Jarre... Alors, je ne sais pas, est-ce que tu dirais que la Love Army a été un fiasco ? Non. Non, non, pas du tout. Pas un fiasco. Non, non. Ce n'est pas une arnaque. Non. Pareil, on en parle un peu dans le documentaire, notamment avec les créateurs, qui reviennent beaucoup sur cette expérience-là. Je ne vais pas dire que les Rohingyas, très peu de gens en auraient entendu parler si Omar Sy et les créateurs n'y étaient pas allés, parce qu'il y a plein de médias qui en parlaient, qui faisaient le taf. Mais ça ne fait pas forcément la une des JT régulièrement, etc.

Et c'est vrai qu'à partir du moment où ils y sont allés, la presse en a parlé pendant une semaine non-stop. Tu ne pouvais pas... Même si tu regardais les médias traditionnels, le JT de TF1 en a parlé, etc. Tout le monde ne parlait que de ça. Et sur les réseaux sociaux, tout le monde ne parlait que de ça. Donc, ça permettait quand même de mettre la lumière sur des crises qui, par exemple, comme moi, je travaillais à la télé, mais je couvrais beaucoup la famille dans l'Afrique subsaharienne. Voilà, ce n'est pas que ça n'intéressait personne, mais ça n'intéressait pas forcément les médias. Et c'était difficile de rendre ça visible. Là, le vrai pouvoir de la Love Army, pour moi, c'était ça.

Et ensuite, cette capacité de lever des fonds qui aurait pu permettre de déployer tout de suite pour des associations, des gros projets humanitaires qui sont vraiment utiles et qui viennent vraiment en aide aux gens et qui sauvent des vies. Non, je trouve que c'est... Moi, je trouve que c'était une très belle aventure qui a eu plein de défauts. Et c'est ce qu'on raconte dans la série documentaire. Mais il ne faut pas que ça soit derrière la leçon qu'on voulait donner avec ce documentaire. On ne voulait surtout pas que ça soit... Il ne faut pas donner quand des influenceurs se rendent dans ces endroits-là.

En fait, il faut le faire, mais il faut qu'il y ait un contexte et il faut que ça soit très encadré. Léa ?

28:19
Elsa Faucillon

Quand tu parlais de la nécessité de s'inscrire un peu dans le long terme sur ce type de couverture d'événements, toi, lorsque tu vas dans un pays en guerre, que tu fais tes documentaires, etc., comment tu arrives à assurer un suivi, l'évolution de la situation ? Parce que tu vois, par exemple, on parle beaucoup... C'est-à-dire que je pense, par exemple, à la Birmanie, post-Rohingya. Ensuite, il y a eu aussi cette question de toute la guerre civile, toutes les manifestations qui ont été très sévèrement réprimées. Et c'est vrai que nous, on s'était dit, un an après, on va voir un peu ce qui se passe. Et on avait eu plein de messages de gens qui nous avaient dit, mais merci d'en reparler.

Parce qu'en fait, on a eu les projecteurs qui ont été braqués dessus pendant des semaines. Et puis après, ça t'est un peu tombé dans les oubliettes. Comment toi, t'essaies justement de faire en sorte que les sujets que tu traites ne soient plus jamais oubliés, en fait ?

29:08
Présentateur

La clé, c'est la récurrence. En vrai, c'est la seule chose qui permet... Et puis même, je pense que ça ferait beaucoup de bien aux médias d'être plus récurrent sur toutes ces crises-là. Et je fais une grosse généralité, parce que même moi, je ne retourne pas régulièrement sur tous les endroits où j'ai pu y aller, même si aujourd'hui, j'essaie de ne plus faire de nouvelles zones. J'essaie de retourner dans les pays où j'ai pu travailler. Mais c'est la récurrence, la clé, c'est d'y retourner régulièrement, de ne pas laisser tomber ces crises dans l'oubli.

Et c'est quelque chose qui n'est pas forcément évident, même pour les journalistes qui travaillent dans des médias, parce qu'en vrai, il se passe tellement de choses dans le monde. Les effectifs sont réduits, donc il faut aussi faire des choix sur les crises qu'on va couvrir, etc. Moi, chez Brut, on est plusieurs à faire ça, mais en réalité, je suis celui qui parle le plus à l'étranger et mine de rien, je ne peux pas être partout. En sachant qu'il y a des endroits où je suis allé, où je ne peux plus aller, parce que j'y suis allé sous une fausse identité. Enfin, tu vois, j'ai trouvé des techniques pour rentrer dans certains pays et qui aujourd'hui me mettraient en danger si j'y retournais.

Donc voilà, c'est assez complexe. Mais le fin mot de l'histoire, c'est la récurrence. Et donc, c'est pour ça que moi, j'essaie... Là, tu vois, par exemple, en ce moment, j'essaie de retourner en République démocratique du Congo, parce que j'ai beaucoup travaillé là-bas et je veux y retourner pour continuer à raconter ce qui s'y passe parce qu'il y a beaucoup d'évolution. Et voilà, c'est comme ça que je bosse. On va continuer à parler du sujet, mais on va en parler avec un grand spécialiste de l'influence. C'est parti, mesdames et messieurs, pour le PowerPoint de Vincent. Vincent Vanille, qui s'installe ? J'ai mon adaptateur HDMI. Est-ce que ça va marcher du premier coup ce soir ? On va voir.

On a un peu le suspense de chaque semaine.

30:50
Elsa Faucillon

Mais Vincent, j'ai l'impression que tu dis ça.

30:52
Présentateur

À chaque semaine. Mais oui. Ah oui. T'es une running gag ? Ouais. Non, non, mais à premier degré, je suis juste tête en l'air, en fait. C'est juste que... Ah ouais ? Non, ça marche, là ? Non, ça marche pas. Ah ah, ça aurait été drôle que ça marche du premier coup. Eh, on est sur backseat, quand même, il faut que ça merde.

31:06
Elsa Faucillon

Peut-être qu'on pourrait t'en offrir un que tu peux mettre autour du cou.

31:09
Présentateur

Tu veux ? Ah si, ça va être bon, là. Ça va être bon, ça va être bon.

31:11
Elsa Faucillon

Tu veux un cadeau ? On en met un autour de ton cou.

31:13
Présentateur

Ouais, ouais, ouais. Non, mais je veux surtout, moi, l'attacher autour de mon cou en permanence. Ah ! Ah ! Incroyable. De quoi tu vas nous parler, alors, cette semaine ? Eh bien, je suis très content d'être à côté d'un collègue. J'ai pas mis de casquette, parce que je sais que dans le contrat, sur le docu, j'ai pas le droit de mettre de casquette. T'es le seul à pouvoir mettre une casquette, visiblement. Donc voilà, c'est pour ça, j'ai pas de casquette. Ce soir, je tenais à préciser ça par transparence. Donc effectivement, vous l'avez un peu dit, j'ai eu vraiment la chance c'est le privilège de donner un coup de main sur le docu de Charles et de son équipe.

Et vous en avez parlé un petit peu, mais le docu raconte un peu l'histoire de Jérôme Jarre, de son explosion sur Vine, aux Etats-Unis, parce que c'est vraiment cette star un peu internationale, et comment il a décidé de lancer une campagne humanitaire en 2017 pour les Rohingyas. Et en 2017, effectivement, déjà, on a un peu oublié pas mal de choses, mais en 2017, sur Internet, c'était vraiment un autre siècle. Quoi je veux dire ? Il s'est passé un milliard de choses depuis. Enfin, je veux dire, à l'époque, en 2017, Norman célébrait ses 10 millions d'abonnés. C'est vraiment, on est sur une autre époque. C'est une autre époque. Voilà, c'était un autre temps. Mais je m'égare un peu.

Ce soir, je me suis dit qu'en fait, il s'est passé tellement de choses depuis 2017, depuis cette campagne pour les Rohingyas, que je me suis dit, est-ce que ce ne serait pas le temps de faire un peu un bilan sur est-ce que les influenceurs, en fait, ils ont compris comment faire de l'humanitaire ou pas, depuis quels soins ils en ont tiré, etc. Parce que c'est vrai que ça remonte à pas mal de temps. Je pense qu'on peut dire que l'humanitaire et les stars d'Internet, leur histoire, ça commence beaucoup aux Etats-Unis, il y a une grosse dizaine d'années.

Mais on peut dire sans hésiter, je pense, Charles, tu ne me contrediras pas que Jérôme, ça a été vraiment le premier à faire un truc côté français en tout cas. Et dès 2015, il avait bossé avec une association aux Philippines pour aider à installer des éclairages dans des villages. Il a réitéré ça plusieurs fois. Et en 2016, il est rentré en France en marche des attentats de Nice pour créer sa fameuse Love Army, donc une armée d'amour, de câlins, etc. Il est rentré à ce moment-là et le projet s'est lancé comme ça. Et cette année-là, au même moment, c'est le lancement du projet Avenger qui récolte 170 000 euros en 34 heures.

Et donc, c'était l'année du Z-Event, sans que ça s'appelle encore Z-Event, mais effectivement, maintenant, on est sur des chiffres un peu différents. 70 000 euros à l'époque, aujourd'hui, on dépasse plus de 10 millions, c'est assez dingue. Et 2017, c'est aussi une énorme bascule pour Jérôme Jarre parce qu'il lance une campagne en Somalie, il récolte plus de 2 millions d'euros avec l'aide de personnes comme Casey Nesta ou même Ben Stiller. Il ne faut pas oublier ça non plus. Jérôme Jarre, c'est quelqu'un qui faisait des vines avec même Robert De Niro. Avec De Niro. Vraiment hallucinant.

Et la campagne avait suscité quelques polémiques, mais globalement, tout le monde avait plutôt salué l'exploit. Il a réitéré fin 2017 en allant lever plus de 2 millions de dollars pour les Rohingyas. Donc, vous en avez parlé. Et accompagné du tubeur Sarcomo Marti, il tenait d'ailleurs un discours de grosse mécience vis-à-vis des ONG, vis-à-vis des médias à l'époque. Et malgré ça, les médias, là aussi, il y avait une forme de célébration un petit peu de tout ça. Or, on sait depuis, et vous le verrez dans le documentaire de Charles et de son équipe, tout ne s'est pas passé comme prévu ensuite.

Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard si Charles, effectivement, il a disparu pendant des années après cette mission que globalement, les campagnes menées sur le terrain par des influenceurs vont plutôt disparaître en vrai. Et d'ailleurs, il y a quelqu'un dans le chat tout à l'heure qui disait, ça se trouve, il avait perdu ses codes Twitter. Vraiment, Jérôme Jarre a fait cette blague en mode, j'avais perdu mes codes Twitter, c'est pour ça, j'ai disparu pendant aussi longtemps. Et en fait, moi, selon moi, vous en avez un peu parlé, mais il y a deux modèles qui se sont consolidés au fil des années. Tout d'abord, les levées de fonds au nom d'association.

Donc, les EdEvents, ça a trouvé un peu la formule parfaite pendant les années que ça a duré avant que là, ça va revenir cette année. Zerator l'a annoncé hier ou avant-hier. Donc, c'est trois jours de stream avec des gros noms d'Internet et de l'argent géré ensuite par des ONG choisis. Donc, un succès où ils ont dépassé plus de 10 millions de dollars. Et il me semble même que les Américains, ils ne sont pas capables chiffres aussi énormes. On parle plus de 7, 6 millions à peu près récoltés. La communauté française, c'est vraiment une exception. Voilà. Et notamment pour ça, mais pour d'autres événements aussi. La Pixel War, il y a plein de choses comme ça. Il y a énormément d'engagement.

Et on a vu beaucoup d'autres initiatives aller dans le sens. Il y a le speedon, évidemment, ces derniers jours. Et je vous conseille par ailleurs, à ce sujet-là, il y a une vidéo de Bolche Geek pour l'humanité qui parle vraiment de tout l'historique un petit peu de tout ça et qui est vraiment super intéressante. Super vidéo. Vraiment bien faite et qui apporte le sujet avec beaucoup de pédagogie. Et donc, il y a cette approche-là. Et puis, l'autre option qu'on a beaucoup vu aussi, c'est le déplacement terrain qui est préféré à l'expression voyage humanitaire pour le coup parce que c'est un terme quand même un peu compliqué.

Donc, c'est en gros une asso, une ONG qui emmène un influenceur sur une zone où l'aide humanitaire et les moyens sont nécessaires. Et il accompagne au mieux pour lui permettre de témoigner ensuite sur les autres de ce qu'il a vu. C'est un moyen d'alerter, de sensibiliser et pourquoi pas de lever des fonds aussi auprès des communautés en ligne. Sur ce modèle, les ONG semblent avoir posé des bases assez solides aujourd'hui pour encadrer les influenceurs qu'à mine de rien, c'est elles qui savent mieux que quiconque comment agir positivement sur le terrain.

Il y a un extrait d'une interview de Lucie Codias d'Action contre la faim au micro de stratégie où elle parle des briefings faits aux influenceurs sur les consignes à respecter sur le terrain quand ils sont là-bas.

36:39
Invité

Pas de mise en scène avec des enfants, ce genre de choses. C'est des choses qu'on ne fait pas. Quand on voit une personne blanche qui est entourée d'enfants et qui se met en scène ou pas et qui va diffuser après ces images-là, en fait, ça contribue à nourrir ce cliché alors que nous, dans la réalité de nos terrains d'intervention, les personnes qui agissent le plus, ce sont les locaux, ce sont les gens qui vivent sur place.

37:10
Présentateur

Oui, effectivement, il faut dire qu'on revient de loin. Je prends un exemple au hasard. Évidemment, c'est moi qui ai caché les visages, mais globalement, c'était aussi cette forme d'esthétique avec plein de guillemets qui étaient mises en avant pendant longtemps et qui continuent de l'être, malheureusement, aujourd'hui, beaucoup. Mais généralement, quand, en gros, les influenceurs travaillent la visibilité et la collecte de dons mais qu'ils laissent l'opérationnel et la gestion des projets aux pros, ça marche plutôt bien. On a vu Michou en Côte d'Ivoire avec Action contre la faim.

Il y a Amixem et Cyril MP4 qui sont devenus des parrains de l'association Enfants du Désert qui travaillent principalement au Maroc auprès d'enfants, dans leur scolarité, mais aussi dans leur vie quotidienne, dans sa globalité. Ils ont fait plusieurs projets avec eux et visiblement, ça aide beaucoup l'association. J'en ai parlé avec Laetitia Chevalier, la présidente d'Enfants du Désert, qui m'a expliqué à quel point ça avait un impact même au-delà des dons de travailler avec des influenceurs.

38:02
Invité

C'est vrai qu'aujourd'hui, on est énormément sollicité par des collèges, des lycées, des jeunes qui vont mettre en place des actions parce qu'ils connaissent Enfants du Désert via Amixem ou Cyril MP4 et qui veulent, à leur échelle, faire comme eux. Donc c'est vrai que nous, ça nous a permis de toucher des gens qu'on n'aurait pas pu toucher via notre communication à nous et c'est des gens engagés et fidèles. Donc pour nous, pour une association comme la nôtre, c'est énorme. Vraiment, c'est énorme. Dans tous les lycées et toutes les écoles de France, quasiment, tout le monde connaît Enfants du Désert parce qu'ils en ont entendu parler par Amixem et Cyril MP4.

C'est une force de frappe énorme, plus que la télé, beaucoup plus que la télé.

38:47
Présentateur

Et c'est vrai que c'est assez impressionnant. On voit l'impact concret, là, de la présence d'influenceurs sur des terrains où il y a des gros, gros besoins. Pour autant, ça ne veut pas dire que tout se passe bien aujourd'hui avec ce type d'action. Malheureusement, on a connu ces dernières années un certain nombre de scandales et de polémiques d'une rare ampleur. Je pense évidemment à Dylan Thierry, cet influenceur issu de la télé-réalité, qui est accusé d'avoir été très flou sur l'agent récolté avec son association, donc son association qu'il avait créée en plus, pour ses actions humanitaires, mais qui est aussi accusé de trafic d'enfants à Madagascar.

Enfin bref, franchement, je suis étonné qu'il n'y ait pas déjà un docu Netflix là-dessus, tellement la liste des reproches qu'on lui fait est long. Je ne sais pas, peut-être Charles avec ta sœur Constance Villanova, ça pourrait faire un docu, non ? Je dirais. Ouais, ouais, on peut se pencher là-dessus. Non, ouais, lui, c'est assez crade, c'est assez dégoûtant ce qu'il a fait. C'est sale.

39:41
Elsa Faucillon

Il y a le fond Marianne aussi ?

39:43
Présentateur

Oui, oui, oui. C'est une autre forme d'influenceuse, effectivement, mais c'est vrai que j'aurais pu l'inclure dans la chronique. Je crois que l'argent a été super bien utilisé. Ouais, c'est vrai.

39:55
Elsa Faucillon

Non, non, je parle mal, pardon.

39:56
Présentateur

T'entends, fais des caissons pour ne pas le jouer. À l'international, on pourrait aussi parler de l'énorme polémique qui a entouré l'influenceuse italienne Cara Ferrani. Elle avait organisé une vente de brioches au profit d'un hôpital.

40:06
Elsa Faucillon

Panettone, pas de brioches, attention.

40:08
Présentateur

C'est pas des panettones, c'est encore un autre nom, je crois.

40:10
Elsa Faucillon

Al Pandoro.

40:11
Présentateur

Voilà, Pandoro.

40:12
Elsa Faucillon

Je suis très brioche italienne.

40:15
Présentateur

J'ai des amis italiens, il faut être très précis avec la nuance sur les brioches. Surtout quand tu parles de brioches. En fait, elle avait fait une vente de brioches qu'elle avait vendue plus cher que le prix normal pour récolter des fonds pour un hôpital, sauf qu'en fait, l'hôpital n'a jamais vraiment reçu l'argent et donc elle a été condamnée par la justice italienne. Elle a eu une amende d'un million de dollars qui étaient à peu près les bénéfices à l'époque. Mais vraiment, il faut comprendre l'ampleur du truc, c'est comme si en France, l'énastation, elle avait vendu des croissants ou des oui-oui baguettes au profit de l'hôpital Cochin mais qu'elle avait oublié de transférer l'argent.

En Italie, c'est vraiment lunaire ce qui s'est passé et aux Etats-Unis, récemment, il y a eu une autre levée de fonds qui a suscité beaucoup de critiques puisque l'association semble ne pas avoir reçu une large partie de l'argent récolté par des gros gros noms du streaming américain. Et MrBeast, évidemment, j'en parlais il y a quelques semaines, lui aussi, il a continué à susciter la polémique par exemple autour de la construction de puits dans plusieurs pays d'Afrique.

La vidéo relayant le projet a été montée comme vraiment du divertissement, je trouve, et ça n'évitait pas la terrible posture du white savior, ce fameux sauveur blanc à la rescousse des populations dans le besoin à travers le monde et souvent plutôt au profit de sa propre image à lui. Et même le ZEvent, ils n'ont pas été épargnés par les polémiques. Il y avait le streamer Billy qui avait d'ailleurs été un vrai soutien de Jérôme Jarre et de son modèle à l'époque. Il avait commencé à formuler des critiques sur la transparence autour de la gestion de l'argent après l'événement parce qu'il y a une méfiance globale aussi à propos des ONG.

Et puis le ZEvent, ils avaient aussi dû changer les associations soutenues lors de la dernière édition en 2022 après des critiques vives de la part des internautes. La première ONG choisie, elle était accusée notamment de greenwashing auprès d'entreprises très polluantes. Ce qui change aussi, on le voit avec cet exemple-là, c'est l'exigence du public de son besoin de transparence. Et c'est un peu, c'est un enjeu à plein de niveaux, vous en parliez juste avant, mais je prends un exemple assez précis mais que je vais développer après, mais la rémunération des influenceurs dans le cadre d'une collaboration avec une ONG par exemple.

Globalement, ça ne se fait pas, les associations ne payent pas les influenceurs, ils les défreillent, ils les accompagnent, ils les emmènent sur le terrain, mais ça peut aussi questionner l'engagement réel des influenceurs. On m'a signalé par exemple un live qui avait été organisé par WWF, présenté par Dwaigbi, avec en plateau des personnalités comme Magla, Dejna, Oritran, Cyrus Nors, et en fait, ils avaient été tous rémunérés à l'époque.

Et forcément, si la communication commerciale a indiqué que WWF est une énorme ONG avec beaucoup d'argent, etc., je pense que c'est un sujet sur lequel il faut rester assez attentif pour les années à venir parce que ça questionne aussi l'engagement des influenceurs au sens large. Et un autre aspect essentiel, c'est évidemment le suivi parce que ce qui pêche beaucoup encore, c'est avec un certain nombre d'événements caritatifs, à mon sens, c'est la transparence parce qu'un projet, il ne s'achève pas à la fin de la levée de fonds, à la fin du live, etc., c'est que le départ en fait.

Et je pense que c'est indispensable de continuer à tenir informé ses abonnés pour leur permettre de savoir ce qui est fait avec leur argent. C'est pour ça, par exemple, Charles, tu as fait plusieurs vidéos avec Zerator, notamment parce que je suis beaucoup le Z Event. Mais voilà, je pense aussi notamment aux rapports, aux rapports qui sont ultra importants dans le monde de l'humanitaire et qui montrent une vraie, qui prouvent la transparence et comment l'argent est utilisé.

Et puis, je trouve qu'il faut, là encore, je suis d'accord avec Charles, vous avez beaucoup spoilé ma chronique, mais il faut un vrai travail journalistique sur la durée pour continuer à former les internautes sur ce qui est fait des dons, le sensibiliser à la réalité du terrain et au quotidien de millions de personnes à travers le monde. C'est pour ça qu'avant de finir ma chronique, je me permets juste de vous conseiller quelques personnes à suivre pour vous tenir informé sur certaines des plus grosses crises actuelles. Et il y avait aussi une vidéo que Charles avait faite où tu fais parler des journalistes et des fixeurs sur différents conflits.

Je vous conseille d'aller la voir et d'aller suivre ces personnes aussi. Voilà, je n'ai plus qu'à vous remercier. Merci de m'avoir écouté. Merci beaucoup Vincent pour ce PowerPoint. Merci beaucoup à toi, merci beaucoup à vous deux. Vous restez là. Je voulais juste rebondir sur ce qu'il veut dire. Vas-y, rebondis. On l'a vite fait évoqué, mais en fait même, et c'est ce que tu posais comme question, c'est le fait de s'inscrire dans le temps même d'un point de vue journalistique, c'est ça qui m'a permis de comprendre réellement ce qui s'était passé. C'est au début que moi quand j'y allais, j'ai vu des projets, etc.

Je pensais que tout se passait bien, mais dans la boutique, il y avait des problèmes que je ne pouvais pas voir en venant, en passant, trois, quatre jours dans le camp, etc. Parce que c'était quand même des gros projets qui étaient développés et il fallait passer du temps sur le terrain ou avoir beaucoup de points de contact pour savoir qu'en réalité, ça ne se passait pas aussi bien que ça. Et c'est parce que j'ai décidé, ça fait sept ans en vrai, donc je n'ai jamais vraiment trop lâché cette histoire, que j'ai pu aujourd'hui finir cette série et aller au bout de l'histoire.

44:50
Elsa Faucillon

Sept ans, oui.

44:52
Présentateur

Conclusion, la morale de l'histoire, c'est quoi ? Quel message vous avez envie de faire passer aux gens ? Continuez à donner, mais pas à n'importe qui, pas n'importe comment, renseignez-vous. Donnez à Backseat ? Alors Backseat n'est pas une organisation qui est réactive, c'est de la production audiovisuelle, mais donnez à Backseat, évidemment. Après, moi, je pense qu'il faut être plus exigeant avec les figures notamment d'Internet parce que c'est des figures avec lesquelles on entretient une relation vraiment particulière.

On le voit, je pense par exemple à Danse avec les stars d'Internet où je pense qu'on a, parce qu'on suivait ces créateurs de contenu-là depuis pas mal de temps, on était encore plus touchés parce que c'était eux, parce qu'on les connaît, parce qu'on sait qu'ils ont des angoisses, plein de choses qui les traversent aussi et donc on leur fait beaucoup plus confiance et je pense qu'il faut juste être exigeant là-dessus et que les influenceurs ici le soient avec les structures qui les accompagnent. On le voit aussi, des fois, ils disent publiquement qu'ils ne sont pas informés, qu'ils n'étaient pas au courant, ce genre de choses.

Je pense qu'il faut juste un peu plus d'exigence pour tout le monde et voilà. Et on va également essayer de rester exigeant avec les hommes et les femmes politiques. Mesdames et Messieurs, c'est parti pour le jeu à la con. Alors le jeu à la con, comme chaque semaine, vous allez devoir deviner. Tiens, fais passer à ta voisine. On en parle de cette transition ? Ouais, ouais, elle est spondalogie. Elle est incroyable. C'est justement ce que j'ai pu. Ça, c'est pour toi, Charles.

46:09
Invité

Ok.

46:09
Présentateur

Elle est au panthéon de toutes les transitions. Et ça, c'est pour toi, Malek. Dedans, vous avez les solutions des autres joueurs sauf le vôtre et vous allez devoir deviner votre personnage en posant des questions. Je suis touché parce que c'est la première fois qu'on m'accepte sur ce jeu. On m'a toujours refusé l'accès au plateau. T'as jamais réclamé. Malek, Vincent, casse-toi après ta chronique. Tu sors tout de suite. Oh my God. C'est faux, c'est faux.

46:26
Elsa Faucillon

Il y a un thème ?

46:27
Présentateur

C'est faux. Il y a un thème. Est-ce qu'il y a un thème ? S'il y en a un, je ne le connais pas. Et du coup, ça marche comment ? Ah, si, si, si. Il y a un thème. Ça marche comment ? Il y a un gros thème. On doit poser des questions ? Chacun notre tour ? Chacun pose des questions. Alors, chacun son tour. En vrai, c'est un peu le bordel. Franchement, si t'as le tien, c'est que t'as triché. Bah, je te jure que non.

46:56
Elsa Faucillon

Non, je suis la moins bonne, mais...

46:58
Présentateur

Je crois que tout le monde a compris qu'il y avait un point commun entre les personnages. Il va falloir quand même que vous deviniez le vôtre. Chers amis. Charles, pose des questions, vas-y.

47:05
Elsa Faucillon

Donnez-moi des réponses.

47:06
Présentateur

C'est une femme, moi, déjà. Alors, c'est quoi la question ? C'est un homme. C'est un homme. Jean-Pierre Chumain, non. Non, non, Léa, on ne triche pas. Tu vas trop vite. Non, je ne peux pas deviner d'ailleurs. Il faut que tu poses plein de questions, on va voir pour savoir. Ah oui, donc moi, je dois trouver tout seul ton personnage. Ok, c'est un homme politique français ? C'était... Je ne devrais pas te le dire. Non, on n'a pas le droit, c'est oui ou non. C'est pas grave. Normalement, la question, c'est oui ou non. C'est pas grave, oui ou non ?

47:31
Elsa Faucillon

Non, on reprend, on reprend.

47:33
Présentateur

On change les personnages. C'est un homme politique français. La réponse est oui. Est-ce qu'il est mort ? Oui. Est-ce qu'il est mort dans les années 80 ? Non. Et là, du coup, tu ne poses plus de questions. Parce que j'en ai posé combien ? C'est juste que j'ai dit non. Ah, d'accord. Mais tu n'as jamais joué à ce jeu ? Là, c'est juste normalement... D'habitude, on est plus bourré. On a des plus sur le crâne. Non, non, non. Désolé. Qu'est-ce que tu veux poser la question ? Moi, je veux bien. Bon, Malek, vas-y, essaye. Parce qu'en fait, regarde, il y a un thème global, ok ? Et j'ai essayé de faire un peu de déduction. Donc, suis-je un député français ? Oui. Ok. Ok. Super, ta démonstration.

Attends, attends. Suis-je député depuis très longtemps ? Oui. Est-ce que j'ai déjà fait une petite conf-call avec Baxit pendant la réforme des retraites ? Oui. Non, non. Eh bien, je suis Charles de Courson. Bravo. T'es un peu fini, il a triché. Non. Charles, je te jure que je n'ai pas triché. Tu as triché. Charlie de Courson. Il y a un thème. Je sais pas si on peut voir le déduction. 100%. On peut faire un sondage. Il a triché. Tu peux pas te voir en trois questions. Est-ce que j'ai plus cher ? S'il avait le thème, le thème commun à tous les personnages, tu l'auras découvert, c'est que tous les personnages s'appellent Charles.

48:45
Invité

Ah !

48:45
Présentateur

Ah, mais je viens d'avoir. Ok. Ah, mais d'accord. Déduction, parce que ça va vite là-dedans. Et il se trouve que Charles de Courson, c'est un peu une grosse resta pour nous, tu vois. Donc, voilà. Chelou, mais il y a une hype. Il y a une hype chelou dans le chat autour de Charles de Courson. Chat de Courson. Je comprends. Pourquoi j'ai jamais fait ça ? D'accord, dans ce cas-là, oui, évidemment que tu peux trouver. Qu'est-ce qu'il veut essayer du coup, Vincent ? Donc, je suis un homme politique. Oui. J'ai un mandat en cours, ça va pas du coup m'éloigner. A toi, Léa.

49:19
Elsa Faucillon

Alors, est-ce que je suis un homme ?

49:24
Présentateur

Oui.

49:25
Elsa Faucillon

Ok. Est-ce que je suis en vie ?

49:29
Présentateur

Oui.

49:33
Elsa Faucillon

Est-ce que mon prénom est Charles ?

49:36
Présentateur

Oui.

49:36
Elsa Faucillon

Ah, est-ce que mon nom de famille est Charles ? Non.

49:41
Présentateur

Antoine, tu veux essayer ? Oui, je pense que j'essaie que c'est. Prends des notes. Ah bah, vas-y. Est-ce que je suis un homme ? Oui. Est-ce que je suis un roi ? Oui. Charles III. Let's go ! Bravo, Antoine ! Mais comment ? Genre, en deux questions. Vous trichez, les gars, c'est pas possible. Non, il est docteur. Et pourquoi il va directement en deuxième question ? Parce qu'il est docteur en science politique. Mais oui, il faut que ce soit un Charles connu, vu qu'il y en a déjà quand même pas mal avec les autres qui sont sur ton papier. Une seconde, deuxième question. Je peux tenter un truc. Tu parles sur le roi. Je vais tenter un truc. En tout cas, c'était la... Ok, ok. Vincent.

Allez, Vincent. Donc, je suis mort. Oui. Oui. Est-ce que j'ai eu un rôle très important dans l'histoire de France ? Oui. Oui. Notamment dans les années 39-45. Oui. Charles de... Bon, je joue... Charles de Gaulle. Oui. Ouais, mollos sur le... Ah, je suis tellement soulagé d'avoir fini. Ça nous laisse avec Léa et Charles. Tu joues pas ? Moi, je joue pas, non. Ok, donc c'est à moi. C'est le privilège du présentateur, je joue pas. Donc, on a déjà fait Charles de Courson, on a fait Charles de Gaulle, on a fait le roi. Il faut que je note ce que j'ai. Donc, moi, c'est un homme politique français qui est mort et qui est pas mort dans les années 80. Vis-en-vis ? Non. Est-ce qu'il a été ministre ?

Oui. Allez, Charles. Est-ce que c'était un homme de droite ? Oui. Oui. Oh oui. Mais tous, hein. Mais... Oui. Des Charles de Gaulle, si on a pas... Ben, c'est ça, mais... Ça marche pas, il y a un problème dans la matière. Charles Marx, un peu.

51:25
Elsa Faucillon

Charles Marx.

51:28
Présentateur

Oui, donc il a été ministre. Charles Marx ? Il a été ministre, il fut ministre. Ministre de droite qui s'appelle Charles... Ah, ben d'accord, ok, je crois que je vois qui c'est. Ah, ben vas-y, lâche-toi. Est-ce que c'était un élu des Hauts-de-Seine ? Oui. Est-ce que c'était un élu dur et un petit peu corrompu ? Oui. Charles Fascois. Bravo !

51:49
Elsa Faucillon

Je suis un peu dans la merde, du coup. Est-ce que... Allez, Léa. Toi, t'as le plus dur. Pardon ?

51:55
Présentateur

T'as le plus dur.

51:56
Elsa Faucillon

Ah, ben super, merci. On comprend pourquoi je me fais à chaque fois qu'elle. Bon, on reviendra pas là-dessus. On s'étonnera pas pourquoi je suis nul. Il est pas français.

52:05
Invité

Ah. Ah, ben oui. Franchement, ça a tendu un truc.

52:08
Elsa Faucillon

Bah. Ah, ben. Allez. Ben non, il l'avait déjà. Ah, ben non. Bah.

52:13
Présentateur

Il est en poste. Ah. Je crois que t'as des beaux-uns.

52:20
Elsa Faucillon

Euh, est-ce que c'est... Non, c'est pas un prénom composé ?

52:22
Présentateur

Non. Il y a une histoire avec les prénoms, quand même. Oui, moi je dis ça, je dis rien. Il y a une prédisposition au prénom. Qu'est-ce que t'as fait de mon proposé ? Il adore les prénoms.

52:30
Elsa Faucillon

Jean-Charles, je sais pas, moi, Charles-Henri.

52:34
Présentateur

Non, non, non. What ? Il est pas français. Tu fais l'accent. J'ai tellement...

52:42
Elsa Faucillon

Est-ce qu'il est francophone ?

52:44
Présentateur

Oui, il est francophone. Oui, oui. Est-ce qu'il est belge ? Il parle un peu avec l'accent belge. Très nul mon accent belge.

52:50
Elsa Faucillon

Est-ce qu'il a eu des responsabilités de l'Union Européenne ?

52:52
Présentateur

Oui. Charles-Michel. Oui. Allez. Charles-Michel, le président du conseil.

52:59
Elsa Faucillon

Et c'est un peu un prénom non, quoi.

53:01
Présentateur

De l'Union Européenne.

53:02
Elsa Faucillon

Ça aurait pu être un prénom composé.

53:05
Présentateur

Absolument, ça aurait pu. Moi, je le dis sincèrement, ça triche. Absolument, ça va être très clair. Ça a été choqué par le jeu. Je suis très choqué. Mesdames et messieurs, on va remercier du fond du cœur Charles et Vincent. Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous les deux. Merci d'être venus. Je vous laisse quelques photos. Merci. Merci beaucoup à tous les deux. Et mesdames et messieurs, c'est parti pour l'actu de la semaine. À la maison, on est tous.

53:31
Elsa Faucillon

Il n'a pas de temps à perdre, Jean, ce soir.

53:33
Présentateur

Non, non, mais on est très légèrement en retard, mais on s'en fout. Non, la caméra, il ne faut pas te mettre sur le fauteuil vide. On est toujours accompagnés d'Antoine Bristiel, a.k.a. Dr Bristiel, Léa Chamboncel et Malek, délégués. Chers amis, on va parler de l'actualité de la semaine. Avant ça, je voudrais vous remercier tout particulièrement, vous, de continuer à soutenir Baxi de cette émission qui a besoin de vos dons pour continuer à pouvoir être produite, pour pouvoir continuer à vous régaler tous les jeudis soirs. N'hésitez pas à venir sur le Kiss Kiss Bank Bank pour participer au financement.

Et pourquoi pas rejoindre le Club Backseat qui vous donne l'opportunité de venir gratuitement dans le public de l'émission. Et vous aurez une très belle carte dans votre portefeuille, une carte de membre du club. Et vous pouvez également nous retrouver sur le Wezeven pour prendre vos places et venir ici dans le public de l'émission, venir assister à l'émission et profiter d'un buffet offert après l'émission. Merci pour votre soutien. Chers amis, en matière d'actualité de la semaine, on voulait commencer par parler des élections européennes. Têtes de liste, liste et premier meeting. Ça y est, ça commence à s'échauffer du côté de la campagne européenne. Pourquoi tout le monde s'en branle ?

Ça va être la question qu'on va se poser. Je rappelle que les élections européennes, c'est le 9 juin prochain. Le premier débat, c'était tout à l'heure, cet après-midi, sur Public Sénat. Le Rassemblement National a fait son premier meeting. C'était le 3 mars à Marseille. Le week-end dernier, c'était au tour de Marion Maréchal pour Reconquête. Et surtout, vous le voyez derrière moi, le meeting de Valérie Haillet, la tête de liste pour le groupe Renaissance, qui représente la majorité Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez suivi ces meetings de début de campagne européenne ou est-ce que vous êtes complètement passé à côté ? J'ai maté ça. Meeting de quoi ? T'as maté ça, toi, Malek ? J'ai maté.

Lequel ? Mon week-end était pourri. J'ai maté celui de Valérie Ayé. On dit. Ça se prononce Ayé ? Ayé. Ok. J'ai maté aussi celui de Marion Maréchal. Ok. Je sais, je m'éclate. C'est pour le boulot.

55:20
Elsa Faucillon

C'est un week-end, du coup.

55:22
Présentateur

Et non, pourquoi tout le monde s'en branle ? Parce qu'en même temps, ils ne nous donnent pas trop envie de... Ce n'est pas très hypant, ce qu'ils nous proposent les candidats. J'ai trouvé ça très creux. Est-ce que c'est les candidats qui ne sont pas hypants ? Valérie Ayé, par exemple. Les candidats. Déjà, Valérie Ayé, c'est le choix par défaut. Ah ouais ? Ouais. Pourquoi alors elle a été choisie ? Bah qui t'aurait mis qu'à la place ? Mais bonne question ! Non, mais t'as plus d'un prétendant. Bah t'en as qui ont refusé. Y'en as qui ont annoncé qu'ils avaient refusé. Ah ouais, donc eux-mêmes s'en branle.

Je crois qu'il y a des ministres en poste qui ont à proposé de porter la liste et qui ont...

55:54
Elsa Faucillon

Je sais plus qui, mais j'ai... C'est journée, il a dû dire bah non, je suis ministre des Affaires des Écrancières.

55:57
Invité

Ouais, mais je crois que d'autres... Jean-Clément Beaune. Donc t'as ça, et puis...

56:04
Elsa Faucillon

Et à toi, mais Clément Beaune, il a la manœuvre sur le projet.

56:06
Présentateur

Ok. Bah, bah, waouh. Ok. Et surtout, il fallait aussi un nom Putain, c'est vrai qu'il y avait Bayrou qui faisait des cacas nerveux, j'avais oublié ça.

56:16
Elsa Faucillon

Mais c'est pas fini, hein.

56:17
Présentateur

Mais ils étaient au premier rang, les gars, tu vois. Et donc là, ils s'engueulent sur la liste ?

56:20
Elsa Faucillon

Ah oui.

56:22
Présentateur

C'est bonheur. Tu sais aussi porter la responsabilité de la déroute à venir, quand même. C'est que là, si tu prends la tête de la liste Renaissance pour les Européennes, t'as quand même une chance de... Tu crois qu'il faut une ségresse ou une... Il y a quelqu'un dans le chat qui demande pourquoi faudrait-il que les politiques soient hypants ? Je préfère qu'ils soient compétents et défendent mes idées. Mais c'est en ça que je veux que ce soit hypant. J'ai envie d'être hypé avec du fond. Et j'ai trouvé ça très creux dans le fond. Parce qu'à la limite, les personnes... On s'en branle, clairement. Mais j'ai trouvé ça très creux. Le discours de Valérie Ayet.

Bon, le discours de Marion Maréchal, vous reprenez le même en 2027 dans la campagne présidentielle. Et puis voilà, le problème de la société, c'est l'immigration et rien que l'immigration. Bon, ben voilà. Après, je ne sais pas si c'est hypant ou pas, mais on a quand même des identités politiques très fortes avec les têtes de liste qu'on a. On a Manon Aubry qui représente très, très bien la France Insoumise. On a Marie Toussaint qui représente très bien l'écologie politique et cette mouvance-là très particulière. Raphaël Glucksmann qui représente très bien la social-démocratie. Ces gens-là sont assez incarnés, je veux dire. Ça, on en rediscutera. Mais moi, je suis d'accord avec toi.

Pour moi, c'est très clair entre... Alors, Manon Aubry, c'est très clair. Tu vois ? Ouais. Et par exemple, Glucksmann et tout ça, on aurait pu faire une seule unique liste à mes yeux. Mais t'as aussi de la désillusion de manière plus globale pour les élections européennes. T'as-à-dire, finalement, si tu demandes aux gens à quoi va servir leur vote au moment des élections européennes, je suis pas certain que t'en aies beaucoup qui vont dire à vraiment quelque chose de substantiel. Et ce qui est intéressant, c'est de voir que là, dans les dernières enquêtes, tu vois que t'as à peu près 42%. C'est pas à peu près, du coup.

T'as 42% des électeurs qui sont absolument certains d'aller voter au moment des européennes. Et c'est un bon score ou un mauvais score, ça ? C'est exactement la même chose qu'en 2019 à la même période. Par contre, ce que tu vois, c'est qu'en termes d'intérêt, c'est beaucoup plus faible qu'en 2019. Donc t'as une sorte de désillusion des gens qui te disent à peu près au même niveau. Je vais voter, mais je sais pas pour qui. Même encore plus que je sais pas pour qui, mais ça servira pas à grand-chose. Je sais pas pourquoi, oui, d'accord. Il y a pas d'entrain derrière le vote. Dans les personnalités aussi, Valérie Ayet, je la connais peu, mais elle m'a l'air de bien d'incarner le macronisme.

Elle a l'air assez dans la droite ligne de ce que pense Emmanuel Macron. Jordan Bardella pour le Rassemblement National, bon, c'est le chef du parti, au moins ça m'a dit d'être clair. Il y a peut-être quelque chose aussi, peut-être un élément qui rajoute dans le fait que c'est pas très haïpant cette élection européenne, c'est que le match a l'air plié d'avance et que c'est Bardella qui va remporter. Ben oui, mais j'ai envie de te dire, c'est peut-être à ce moment-là qu'il faut peut-être sortir les armes pour essayer de contrer cette histoire. C'est quoi ce fatalisme ? On se dit, ok, Bardella va gagner quoi qu'il et on va tous rester dans nos 8, 11 %. Et puis là, c'est quoi aussi ?

C'est un petit coup de gueule. Ça me saoule, là, toutes les équipes de campagne qui se brandent sur les scores. Ah bah tiens, on a pris 0,5 point, 1 point dans les sondages, c'est trop cool. C'est ça les victoires pour les européennes, à quel moment ? Là, pour l'instant, il n'y a toujours pas eu d'idée de gros projets. exposés et de trucs qui font bander, quoi. Wow, très vulgaire ce soir.

59:20
Elsa Faucillon

Très vulgaire. Non mais t'inquiète, vas-y.

59:22
Présentateur

Si tu veux qu'on parle des sondages, on peut en parler. Dans les sondages BVA du 27 et 28 février.

59:26
Elsa Faucillon

Je crois qu'ils ne voulaient pas qu'on en parle juste là.

59:28
Présentateur

Non, on peut en parler, mais c'est juste que ce n'est pas un trophée pour les équipes de campagne. Posez-nous des projets, plutôt. Bardella est loin devant avec 30 %. Vient ensuite, loin derrière, Renaissance avec 18 %. Ensuite, on a le Parti Socialiste et Place Publique avec Raphaël Luxran à 11 %, plutôt au-dessus de 10. Les Républicains sont à 8, similaire à 2019. Les Écolos sont à 7 %. La France Insoumise est à 7 %. Le PCF est à 3 %. Et j'ai oublié Reconquête, pardon, qui est à 6 %. Donc, le bloc extrême droite, il est à 36 %. Antoine. Il y a deux choses qui se jouent au moment de ces Européennes. La première, c'est la question du Rassemblement national.

Parce que vraiment, et là, j'ai fait une note pour la fondation qui va bientôt sortir, c'est la Fondation Georges Haurès, que je précise, sur les dynamiques électorales pour les Européennes. Et ce que tu vois avec le Rassemblement national, c'est vraiment extrêmement inquiétant sur plein de dimensions. C'est-à-dire que, d'un côté, ils conservent complètement leur socle électoral de 2022. C'est les seuls à le faire. T'as quand même 90 % des électeurs qui ont voté pour eux et qui vont revoter Bardella au moment des Européennes, ce qui n'arrive dans aucun autre parti.

Et ce que tu vois également, c'est qu'ils arrivent à élargir leur socle électoral en touchant d'autres, des électeurs de Macron déçus, des électeurs de Zemmour, même quelques électeurs de Mélenchon. Donc, tu vois qu'il y a un élargissement du socle électoral et également une dynamique et un maintien de leur socle électoral de base qui est assez impressionnant. Et tu vois aussi que maintenant, t'as plus que quelques catégories de la population très âgées, plus de 70 ans, les très riches, plus de 5 000 euros de revenus mensuels par mois, enfin, de revenus mensuels et de revenus par mois, où le RN n'est pas premier. Sinon, dans toutes les autres catégories de la population, le RN est premier.

Donc, il n'y a que chez les très riches ? Que chez les très riches où le RN n'arrive pas en premier. Chez les jeunes... C'est la naissance qui arrive en premier, on est d'accord ? Oui, c'est ça. Il n'y a que à ce niveau-là que tu vois que le RN n'est pas en premier. Sinon, dans toutes les autres catégories de la population, ils sont en premier et même de manière extrêmement importante. Et le second point qui me semble quand même assez intéressant, c'est à quel point ces élections européennes ne peuvent pas être une... disons, amener une certaine recomposition à gauche.

Parce que ce que tu vois avec la candidature de Glucksmann, c'est que là, à l'heure actuelle, son électorat, il est composé à un tiers de déçus du macronisme et à un... Enfin, de personnes qui avaient voté Macron au premier tour de la présidentielle et qui le regrettent et de un tiers d'électeurs qui avaient voté Mélenchon. Ah ! Il n'a pas régal des macronistes et des Mélenchonistes. Et c'est quand même assez intéressant parce que est-ce que ça ne pourrait pas être une recomposition de la social-démocratie parce qu'après, le quinquennat de François Hollande, ça avait quand même largement été mis à mal.

Donc ça, c'est quand même un enjeu à gauche de savoir est-ce que tu ne vas pas avoir cette renaissance d'un bloc de centre-gauche autour de la candidature de Glucksmann ? Est-ce qu'il n'y a pas une déception aussi du bloc de gauche de ne pas voir la NUPES continuer à exister autour de cette élection ? Ça aussi, c'est qu'on parlait de haïpant par haïpant, le fait que les listes aux européennes y aillent divisées.

1:02:22
Elsa Faucillon

C'est assez évident. Et puis en plus, quand on voit les chiffres que tu as donnés par rapport au sondage, c'est sûr que si 7% par-ci, 3% par-là, 6% par-là, c'est sûr que c'est quand même assez hallucinant. Après, il y a peut-être quelque chose qu'il faut quand même préciser, c'est que c'est des élections qui se tiennent dans un contexte très différent par rapport à celui de 2019.

1:02:40
Présentateur

Ah ouais ? C'est-à-dire ?

1:02:41
Elsa Faucillon

Par rapport à l'Europe, c'est quand même une élection qui se tient dans un contexte de guerre quand même, avec l'Ukraine. Une crise agricole qui a vraiment dépassé les frontières nationales et qui est vraiment sur l'intégralité du continent européen. D'ailleurs, demain, il y a un amendement sur la PAC pour calmer justement les revendications des agriculteurs parce que les États sont de plus en plus inquiets de ce que cette crise pourrait... Enfin, l'impact potentiel de cette crise, notamment au regard des élections.

Il y a la relation aussi franco-allemande qui est un peu particulière, le couple franco-allemand qui était censé toujours un peu celui qui emmène cette force motrice avec tout le monde qui se range un peu derrière. Là, c'est-à-dire que les cartes sont un peu redistribuées. Autre élément qu'il faut impérativement souligner et rappeler sans cesse, c'est la place de l'extrême droite au niveau national dans différents pays européens.

Donc, la répercussion que ça peut avoir aussi sur les élections européennes parce que ce qu'on constate aussi, mais je pense qu'Antoine est mieux placé que moi pour le dire, c'est que l'élection européenne, elle est certes une élection qui traite d'enjeux européens, mais qui est une élection qui est faite au niveau local. C'est-à-dire que c'est dans des circonscriptions, c'est au niveau local que les candidats vont faire campagne. Et donc, de fait, il y a une association entre ce qui se passe au niveau local et au niveau national et ce qui peut potentiellement se passer au niveau européen.

Et donc, la montée de l'extrême droite au niveau national dans différents pays peut vraiment nous inquiéter par rapport à la composition du Parlement européen de demain. Parce qu'entre, de fait, l'Italie, la France, je pense bien entendu aussi aux Pays-Bas. Rade-Marie d'extrême droite

1:04:13
Présentateur

au Parlement européen ?

1:04:14
Elsa Faucillon

Oui, ça c'est vraiment, c'est très flippant. Et puis en plus, les différents partis d'extrême droite ont trouvé un lieu de rencontre au sein du Parlement européen aujourd'hui. C'est-à-dire qu'ils sont ensemble dans un seul et même groupe parlementaire et en plus de ça, il se crée des alliances qui dépassent même l'institution en quelque sorte. Et moi, je pense qu'il faut vraiment faire gaffe à cette presque, comment dire, une version un peu européenne de l'idéologique d'extrême droite qui est en train de se forger sur la base de ces élections et qui me font vraiment flipper moi.

1:04:48
Présentateur

Ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'on va avoir des élus Front National ici au Parlement européen qui vont aller siéger avec des députés d'extrême droite allemands qui parlaient il n'y a pas longtemps d'un programme de remigration de 4 millions d'Allemands. Oui, c'est la FD en l'occurrence. Voilà, et ils vont siéger très tranquillement ensemble et peut-être, je ne souhaite pas se donner des idées.

1:05:08
Elsa Faucillon

C'est que là, il y a pu se trouver des incointances.

1:05:11
Présentateur

Dans les visages notables qui ont été dévoilés sur la composition des listes, sur la liste de la France insoumise, il y a Rima Hassan qui est en 7ème place de la liste insoumise. Elle était venue sur le plateau de Baxit en visio en l'occurrence pour parler de Gaza, c'est ça ? Malek, qu'est-ce que ça dit cette présence de Rima Hassan ? De parler de l'Unroi notamment, tu l'as dit, il y a le contexte de guerre en Ukraine, il y a aussi le contexte à Gaza et en vrai, signale fort de la part de la France insoumise et de Manon Aubry

1:05:42
Invité

de vouloir mettre Rima Hassan. Rima Hassan qui est contestée parce qu'on lui reproche

1:05:50
Présentateur

une capsule de 4 secondes où elle dit que le Hama c'est dans une réponse légitime. Capsule isolée. J'ai cru comprendre qu'elle demande au média Le Crayon de diffuser totalement l'intégralité des propos. Le Crayon lui répond en disant oui mais nous si on diffuse tout on va nous poursuivre pour apologie du terrorisme. En tout cas, c'est ce que leur disent leurs avocats. J'ai mené ma petite enquête aujourd'hui, il est possible que ça se règle très prochainement et qu'on puisse avoir les propos complets de Rima Hassan. Qu'est-ce que ça dit ?

C'est un positionnement dans ce contexte à Gaza là où en réalité les autres candidats je pense à Raphaël Glucksmann notamment esquivent un petit peu le sujet. Rima Hassan elle a monté un observatoire des camps de réfugiés palestiniens. Il me semble qu'elle a vécu en France à Nyor et que elle a pleinement sa part sur sa liste. Et voilà. Et donc positionnement fort là où toutes les autres listes font le tour des écolos à Glucksmann voilà personne d'autre ne veut et aborder le sujet et avoir ce symbole fort de mettre une candidate sur sa liste. Tu vois c'est là où on voit quand même qu'à gauche il peut y avoir des divergences qui existent. Bien sûr.

En particulier sur les questions internationales qui sont normalement un peu au centre des élections européennes. C'est vrai que tu as quand même des lignes de fracture que ce soit sur ce qui se passe à Gaza que ce soit sur ce qui se passe en Ukraine c'est quand même les sujets où tu as le plus de dissensions qui sont mises devant de la scène parce qu'il y avait la question dans le chat en fait Rima Hassan elle répond en disant c'est une réponse isolée et elle dit qu'elle elle ne parle que sous le spectre du droit international qui est sa spécialité parce qu'elle est juriste de base et elle dit que cet extrait tronque du coup la véracité de ses propos.

La question aussi tu l'as dit tout à l'heure Léa on est dans un contexte de guerre la question de la guerre en Ukraine qui est revenue sur le devant de la scène dans cette campagne européenne avec les déclarations d'Emmanuel Macron qui n'a pas exclu l'intervention directe de la France dans le conflit il n'a pas parlé d'envoi de troupes au sens propre mais il l'a laissé entendre assez clairement et dans la foulée il y a eu un débat et un vote à l'Assemblée nationale sur le soutien de la France à l'Ukraine vote qui a montré une vraie fracture au sein de la NUPES pour le coup ce que tu disais tout à l'heure qu'est-ce que ça dit de la repolitisation en France du conflit en Ukraine la repolitisation c'est plutôt dans ce que tu disais on ne sait pas trop ce que les partis veulent avancer comme programme pour les élections européennes tu vois que dans le camp d'Emmanuel Macron de remettre la question de l'Ukraine au centre du jeu et de mettre en avant le fait qu'il y a un risque de guerre qui est extrêmement important c'est quand même on ne peut pas complètement enlever le fait qu'il y a une visée électoraliste dans ce qui s'est passé et dans les propos qui ont été tenus par Emmanuel Macron ces derniers temps c'était une volonté de sa part de tendre tout le monde il y avait une volonté de tension alors bon certains te disent que c'était aussi une volonté d'avoir une ambiguïté stratégique qui soit mise en avant entre les différentes capitales européennes et internationales pour pouvoir pousser les autres pays à se positionner sur cette question là mais que du jour au lendemain on en arrive à dire oui on va peut-être envoyer des soldats en Ukraine c'est quand même assez particulier d'autant plus que dans l'opinion publique c'est quelque chose qui n'est pas du tout approuvé tu as plus de trois quarts des français qui refusent ça et c'est d'ailleurs une période même où le soutien global à l'Ukraine il a largement baissé ces derniers mois donc tu as toute cette ambiguïté là dans le positionnement d'Emmanuel Macron sur ce sujet là et aussi après ce que tu dis est assez vrai ça montre à nouveau qu'il peut y avoir des fractures assez importantes et notamment au sein de la gauche avec cette question avec cette question ukrainienne et le vote qui a eu lieu au Parlement avec le refus la France insoumise et le PC qu'on votait contre et Europe Écologie et les Verts qu'on votait pour Léa ?

1:09:36
Elsa Faucillon

Ce climat de tension j'y pensais tout à l'heure justement que Macron a volontairement créé moi je suis d'accord avec toi je pense qu'effectivement le fait de cette sortie là d'ailleurs il est en interview maintenant donc on va quand même j'espère qu'on aura des infos sur ce qu'il est en train de dire ça me rappelle le climat de tension qu'il y avait juste avant les municipales en 2020 quand il a pris la parole de manière très martiale en disant nous sommes en guerre face au Covid etc c'était un climat de tension mais de ouf au même titre que ce climat de tension qu'il pourrait effectivement chercher à créer parce que c'est assez courant désormais malheureusement en politique le fait d'aller comment dire d'utiliser des affects négatifs c'est pas moi qui l'ai inventé Gilles Deleuze et compagnie l'ont fait bien avant moi mais bon important de dire à quel point les responsables politiques ont cette capacité enfin cette volonté pardon et cette technique de convoquer des affects négatifs justement pour donner comment dire un sentiment de peur et un peu empêcher les gens de chercher le changement en gros là il est en train de nous dire

1:10:38
Présentateur

c'est une stratégie de la part d'Emmanuel Macron une stratégie d'attention

1:10:40
Elsa Faucillon

franchement je me rends compte à quel point il est cynique que ça ne me surprendrait pas

1:10:44
Présentateur

Jules la semaine dernière nous disait que Macron était simplement dans son rôle le rôle du seul pays européen membre de l'Union Européenne capable d'intervenir en Ukraine que donc c'était son rôle de dire qu'il était prêt à y aller je sais pas du tout il faut pas être surpris par ça

1:10:55
Elsa Faucillon

oui peut-être aussi j'en sais rien mais moi je pense que je serais pas surprise qu'il y ait cette volonté et souvent cette volonté et il l'a fait aussi pour l'élection présidentielle et pour les élections législatives c'est-à-dire que si c'est pas moi c'est le chaos en gros soit ça va être la merde de ouf soit vous faites en sorte d'asseoir ma légitimité démocratique à travers les élections etc et j'ai l'impression qu'il y a souvent ça à la veille des élections quelle qu'elle soit

1:11:19
Présentateur

il le fait aussi au moment des gilets jaunes où pendant de longues semaines il ne prend pas la parole il laisse Edouard Philippe c'était au moment de la crise du prix de l'essence voilà il a laissé Edouard Philippe et puis à un moment il est venu il a pris la parole au moment où Paris était à feu et à sang en disant ok bon ça va pas mais si c'est pas moi c'est le chaos et il aime trop jouer cette carte c'est un préfet mais ça c'est le nom de Méran c'est pas le seul au pouvoir à la jouer mais c'est clair justement c'est intéressant en termes de l'impact que les émotions ont sur les comportements électoraux parce que tu vois qu'en fonction des émotions qui sont ressenties t'as des comportements électoraux qui sont complètement différents et ce que l'on sait par exemple c'est que la colère c'est une émotion qui va te faire voter plutôt pour des partis qui sont dans les marges électorales alors qu'au contraire la peur c'est une émotion qui est hyper conservatrice et qui va te faire voter pour des partis qui sont déjà au pouvoir en gros on va pas changer les choses de manière hyper importante vu qu'on a déjà une situation qui est tendue soit au niveau national soit au niveau international ah je me souviens de la fin du sarkozisme c'était que ça l'argumentaire et puis même quand tu vois dans toutes les périodes de guerre par exemple si tu vois l'évolution de la cote de popularité de Bush au moment de la guerre en Irak mais c'est impressionnant ça augmente de 40 points c'est vraiment quelque chose de dingue donc tu vois que ça peut avoir un impact mais c'était dans le contexte terroriste post-11 septembre 2001 c'était ce moment là oui c'était ce moment là effectivement oui bien sûr les nouveaux conservateurs américains étaient au sommet de leur gloire c'était extraordinaire pour eux

1:12:34
Invité

oui c'est exactement ça

1:12:35
Présentateur

et sur je reviens sur la division de la gauche sur ce vote à l'Assemblée nationale sur le soutien à l'Ukraine pour rappeler que la gauche a toujours toujours toujours été divisée sur les questions internationales si Jean-Pierre Chevènement est dans le chat salut mon GV et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres ce shout out il est légendaire voilà lui c'était au moment de la guerre du Koweït le PCF et le parti socialiste et la SFIO au moment du programme commun étaient tellement tellement tellement pas d'accord sur l'international donc mais pour la NUPES aussi j'ai envie de te dire ils ont acté dans leur programme de ne pas être d'accord oui c'est vrai

1:13:12
Elsa Faucillon

bah ouais en 2022

1:13:13
Présentateur

c'était sur la question européenne où ils ont tous fait un petit peu un pas l'un vers l'autre ça je me souviens effectivement que la France insoumise a arrêté de parler de plan A plan B c'est ça non on va pas sortir de l'Union Européenne faut pas déconner et les socialistes ont accepté de dire ouais va quand même falloir la revoir de front en comble cette Union Européenne ça je me souviens de ce moment là mais sur le reste ils sont d'accord pour pas être d'accord ils sont d'accord sur pas grand chose

1:13:31
Elsa Faucillon

d'ailleurs il y a la convention la insoumise samedi sur les élections

1:13:35
Présentateur

sur les élections

1:13:36
Elsa Faucillon

pour les européennes ouais de voir ce que ça va donner le programme est assez laconique pour le moment on sait qu'il va y avoir des prises de parole de qui, quand, pourquoi à quel sujet on sait pas encore mais

1:13:48
Présentateur

c'est un enjeu électoral pour les macronistes cette la guerre en Ukraine vous venez de le dire en fait c'est exactement ça c'est cette volonté de mettre sur le devant ce sujet qui tend considérablement les gens pour les inciter à un vote conservateur bah tu vois qu'en gros t'as deux sujets qui vont être les axes de campagne de la Macronie pendant les européennes ça va être d'un côté le risque du rassemblement national donc là ils se sont remis à taper sur le rassemblement national puisque il faut quand même se rappeler que l'année dernière c'était plutôt la France insoumise qui était le bouc émissaire de tout ce qui se passait de mal dans la société et là maintenant c'est un peu redevenu sur le devant de la scène cette idée de taper sur le rassemblement national c'est vrai que t'as Emmanuel Macron Gabriel Attal Valérie Ayet tous les trois en chœur chacun dans son couloir qui tape sur le RN le RN le RN c'est ça complètement donc risque national le rassemblement national enfin le rassemblement national et risque au niveau européen international la guerre en Ukraine et c'est vraiment les deux axes de campagne et si vous voulez pas le chaos bah votez pour nous je vous rappelle que Baxit est partenaire du Parlement européen au cours de cette saison 2024 donc il y a de nouvelles émissions qui vont arriver au cours de la saison des émissions spéciales élections européennes on va recevoir des députés européens on va parler de beaucoup de choses donc si vous ne savez pas pour qui voter à l'occasion de cette élection européenne n'hésitez pas à regarder Baxit vous allez rencontrer des gens différents des gens qui ont des options différentes qui ont des opinions différentes sur la question européenne et vous pourrez peut-être qui sait vous faire un avis et puis même en apprendre en apprendre beaucoup sur le fonctionnement l'Union européenne la première émission a déjà eu lieu sur ce sujet là et donc voilà et on va faire une émission Baxit à Strasbourg oui ça aura lieu dans le courant de la saison il y aura une émission à Strasbourg mesdames et messieurs je vous propose qu'on enchaîne avec la séquence que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle salut Adèle

1:15:42
Invité

je ne suis pas de voisin

1:15:43
Présentateur

tu n'as pas de voisin

1:15:44
Invité

non mais c'est pas grave je suis contente dis que je te manque Adèle non mais je vous vois comme ça tous ça va ? ça va et toi ?

ça va super ça va super d'autant mieux que cette année la fête de la musique est arrivée un peu en avance semaine politique sous le signe de la chansonnette la semaine dernière journée internationale du droit des femmes et la lutte a eu lieu en chanson Gabriel Attal a néguéné en premier en citant The Star International Beyoncé il lance un Beyoncé direct Who Run The World Girls dis donc monsieur j'ai pris la place d'une première menée disons que ta nomination n'a pas aidé de ouf les girls à Run The World quoi tu vois bref pas de recul sur lui-même ce garçon c'est terrible après on a des femmes au pouvoir mais a-t-on les bonnes ?

ça sert à la question avant de préparer un petit discours un peu plus formel je voulais partager ses paroles tes propres réseaux sociaux non non elle l'assume

1:17:18
Présentateur

complètement Gabriel Attal c'est pas où se mettre personne non mais il faut appeler

1:17:23
Invité

ça sème je suis en train de mourir de gênance

1:17:26
Présentateur

pardon

1:17:27
Invité

c'était l'objectif dans The Voice je pense moi je me retourne pas mais je dis que Oliver Grégoire m'a fait ressentir quelque chose de fort c'est un frisson de la honte tout le long de la colonne vertébrale on l'a tous ressenti on est d'accord oui oui c'est pas tout à fait fini toujours à l'occasion du 8 mars Catherine Ringer la chanteuse du groupe mythique des années 80 les Rita Mitsuko était invitée à chanter aux célébrations officielles mais c'est en sortant de scène qu'elle a fait son move le plus engagé merci monsieur le président au revoir et ciao allez là chez moi on vous le remet un petit ralenti que vous voyez bien ce mouvement

1:18:07
Présentateur

tellement classe en plus c'est élégant

1:18:11
Invité

il essaye encore de la tripoter c'est maladie mais c'est pas possible il semblerait qu'il lui ait dit on s'embrasse elle a dit non et il a quand même essayé non Manu c'est non c'est non voilà c'est le consentement tout ça il faut cesser Manu il fait pas que tripoter c'est également un gaslighter il a allumé un brasier en proposant Kayana Kamoura chante du piaf pour l'ouverture des JO je sais que vous allez en parler mais on va on va montrer on va rétablir déjà un peu la vérité parce qu'il n'y a pas eu de déclaration officielle de l'Elysée ni un tweet ni un communiqué de presse Macron est peut-être le directeur artistique des JO mais pour l'instant c'est secret secret mais c'est un bruit qui court suite à une rencontre entre Manu et Aya qui a eu lieu le 19 février des propos rapportés par le journal L'Express puis rapportés et déformés par d'autres médias voilà comme celui-là alors

1:19:00
Présentateur

c'est pas du tout Aya sur la photo

1:19:02
Invité

voilà l'erreur sur la photo c'est que ce n'est pas Aya Nakamura sur la photo non Jean-Eude c'est une femme noire aux cheveux longs oui mais ce n'est pas la même oui c'est chiant parce que c'est raciste Jean-Eude c'est totalement raciste Jean-Eude tu ne confonds pas Pierre Ninet et Jean Dujardin c'est pareil Jean-Eude non voilà on ne sait pas s'il s'appelle Jean-Eude mais c'est quand même problématique alors l'idée que Aya soit chanteuse au JO soit c'est un vrai projet ou que ce soit d'ailleurs un ballon d'essai pour tester la réaction des gens en tout cas le ballon a été intercepté par l'extrême droite voilà ils y sont tous allés de leurs petits commentaires tu sais non mais elle ne chante même pas en français Lara Fabian ça aurait été vachement mieux elle est nationaliste vous savez que Lara Fabian elle n'est pas française non c'est vrai mais elle est belle-go canadienne bref l'argument le plus original pour se payer Aya Nakamura je trouve c'est Eric Zemmour qui l'a sorti et peut-être Malek l'a-t-il vu parce qu'il a vu le meeting totalement parce que dans le discours du meeting de lancement de campagne aux européennes de dimanche il a expliqué que la beauté universelle européenne c'est la musique classique et plus précisément oui cette musique c'est Mozart le miracle Mozart voilà le beau voilà le bien voilà l'Europe oui alors c'est très simple Mozart c'est l'Europe depuis le 18ème siècle l'Europe n'a pas bougé très beaucoup l'Autriche-Hongrie mais alors il y a une raison pourquoi Mozart pas seulement parce qu'il est autrichien et ça Ricky il aime bien mais non non mais pour une autre raison évidente et simple c'est parce que Mozart c'est le musicien préféré des fœtus un fœtus entend la musique et des scientifiques ont lancé une grande étude sur les réactions des fœtus à cette musique ils ont découvert les fœtus ont des préférences musicales Antoine nouveau sujet de doctorat peut-être je ne sais pas je vais m'arrêter là ça c'est dans le discours pour les européennes moi je trouve ça extrêmement rassurant de voir que Reconquête n'a pas de programme c'est plutôt cool c'est fou et c'est un peu confirmé par la conclusion de sa démonstration les futurs bébés n'ont pas de culture ils ne savent encore rien mais ils détectent la beauté ils aiment cette beauté ils la plébiscitent ils ne votent pas pour le rap ni pour la lambada ni pour Aya Nakamura ils votent Mozart à 91%

1:21:21
Présentateur

tellement raciste

1:21:24
Invité

les fœtus ne votent pas pour la lambada mais les fœtus ne votent pas tout court et le mec a eu une ovation là-dessus on dirait un discours généré par une IA mais je vous jure c'est vrai une IA n'aurait jamais pu inventer un truc pareil la théorie de Zemmour c'est quand même que les fœtus donc les bébés panés choisissent le futur de l'Europe une IA ne fera pas ça c'est vraiment et Eric Zemmour fait pourtant référence à une vraie étude sur l'effet de la musique sur les bébés in utero inspecteur barbeur à votre service je suis allé chercher la dite étude cette étude date de 2018 et vient d'un centre de PMA procréation médicalement assistée à Barcelone qui organise aussi des concerts pour embryons ça c'est un concert pour embryons pour aider les embryons à se développer des gens jouent de la musique pour stimuler des spermatozoïdes tout à fait oui oui

1:22:20
Présentateur

c'est pas Mozart c'est pas Mozart

1:22:24
Invité

docteur Bristiel un avis sur cette séquence et dans le partage des résultats de cette étude vous allez être très surpris mais Eric Zemmour n'était pas tout à fait honnête on l'a fait venir voici donc les résultats alors en effet une petite musique de nuit on traduit de Mozart créé une réaction chez 91% des fœtus mais ce que Eric le mélomithomane oublie de nous dire c'est que ça c'était dans la catégorie musique classique parce qu'il y a également une catégorie pop rock et là qui sait qui a le même résultat que Mozart c'est cool il y a un rhapsody donc voilà groupe britannique donc que ce soit Freddie Mercury au Wolfgang Amadeus les fœtus aiment les pianistes aux cheveux longs maquillés qui portent des chemises à jabot donc c'est ça l'information qu'il faut retenir de cette étude et c'est pas fini parce que je sais pas si vous avez vu mais les fœtus aiment aussi YMCA des billets schliphol 90% c'est quand même pas très loin de Mozart ça c'est mes fœtus sûr les fœtus aiment YMCA voilà les fœtus sont quand même beaucoup plus ouverts d'esprit qu'Eric Zemmour je pense que c'est important de l'avoir en tête après les fœtus ils ont quand même des rêves de boomers parce que tout ça c'est les années 70 les gars ils sont bloqués dans les années 70 et autre info les fœtus préfèrent la voix de Mickey aux humains je pense que c'est important de le savoir donc on va peut-être pas laisser les fœtus décider pour le futur de l'Europe non donc on va tous aller voter le 9 juin voilà c'était mon petit moment militant pour conclure le sujet Aya l'idée de Aya qui chante aux JO a aussi été beaucoup défendue mais peut-être parfois trop ouais j'aime bien j'aime bien j'aime bien doudou j'aime bien sms j'aime bien hypé voilà il y a du raid il y a de la vitalité j'adore j'ai fait non mais Amélie Oudéa-Castera cette grande défendeuse défenseuse pardon défendrice bref whatever de multiculturalisme qui scolarise ces garçons dans des classes non mixtes dans un lycée privé catholique enfin vraiment tout ce qu'elle dit c'est faux et elle ne connait pas la chanson on est d'accord elle ne connait aucun morceau calacitant non mais non mais même Dja Dja la base elle ne la connait pas pour mémoire pour ceux qui ne connaîtraient pas ou pour mes parents qui regardent Dja Dja c'est ça on va juste écouter ce qui permet de se rendre compte que Amélie non elle ne sait pas pas tout à fait Dja Dja ça ne marche pas elle ne fonctionne pas non je vous laisse et je prends quelques instants pour m'en remettre aussi parce que je sais que ce qui vient de se passer est assez brutal quand même beaucoup de frissons le long de nos moelles épinières communes pendant cette séquence mais ce que je retiens moi surtout de cette putain de séquence c'est que les personnalités politiques là elles n'ont plus aucune limite ils n'ont plus la décence d'aller chercher des arguments plus rien c'est fini plus rien à foutre on est dans la république du baléquisme dans le gouvernement du rien d'abranling c'est enfin roux libre absolu on va avoir Vianney pour présenter le prochain 49 froid Darmanin va lancer un zebda motive et motive et pour écraser la prochaine manif en fait c'est ça la fin du monde les gens c'est ça c'est ce qui s'est passé à la fin de l'empire gréco-romain c'est sur la place de la cité ils n'en avaient plus rien à foutre les mecs ils chantaient le Patrick Sébastien de l'époque je te jure c'est sûr voilà allez bisous

1:25:48
Présentateur

merci beaucoup Adèle pour cet avis d'Adèle et on vous rappelle que vous pouvez prendre vos places pour venir vous pouvez prendre vos places dès maintenant pour venir regarder avec nous Backseat le film au MK2 bibliothèque le 26 mars prochain Adèle tu seras des nôtres ?

oui la réponse est oui Adèle sera des nôtres venez venez avec Adèle regardez la première de Backseat le film on continue l'actualité de la semaine Adèle les a évoquées rapidement avec la polémique autour d'Ayana Camora la question des Jeux Olympiques on a l'affiche des Jeux Olympiques elles ont été dévoilées le 5 mars dernier au musée d'Orsay évidemment il y a eu la polémique qui va bien derrière autour de cette affiche dessinée par Hugo Gattoni 40 000 personnes représentées 47 sports et encore une nouvelle polémique annonce cette semaine de la baisse du nombre de spectateurs pour la cérémonie d'ouverture 326 000 spectateurs pour le moment Anne Hidalgo avait présenté les Jeux Olympiques comme je cite une grande fête populaire mais pour le moment c'est surtout vendu comme une immense galère en témoignent ces affiches que l'on voit dans le métro à Paris et dans les transports en Ile-de-France démerdez-vous les Franciliens il va falloir vous organiser les enfants parce que ça va être un beau merdier c'est ça le message qui est envoyé est-ce qu'on est en train de se diriger vers un foirage complet que ces Jeux Olympiques

1:27:10
Invité

ouais je pense qu'on est d'accord pour dire oui je crois

1:27:15
Présentateur

parce que j'en sais rien parce que moi il faut savoir que les JO c'est un truc qui me hype d'habitude décidément hypé c'est un mot du soir je rappelle que hypé est un single d'Ayana Kamoura son dernier single je suis d'habitude je suis hypé par les JO c'est un truc que je mate j'ai fait du judo quand j'étais petit donc je mate toujours mes petites épreuves de judo l'athlétisme etc et là c'est chez moi et je m'en balèque total c'est à dire que je me sens pas du tout concerné déjà parce que pas d'accès aux épreuves parce qu'on me parle de fan de fan zone est-ce que ça me fait kiffer en fait de me dire il y a des épreuves chez moi mais je vais devoir aller dans des fan zones pour aller regarder les transports désolé je reviens toujours sur les transports mais ça reste encore une galère pour nous en Ile-de-France hors JO j'imagine même pas ce que ça va être cet été donc moi en vrai je m'en balais avec la DGO peut-être que on est simplement nous petits français nombrilistes en train de découvrir ce que c'est que des Jeux Olympiques accueillis dans notre pays parce que d'habitude les Jeux Olympiques c'est quoi ?

c'est des trucs qu'on regarde à la télé et on est content parce qu'on kiffe le sport mais qu'on ne vit pas ce que vivent les gens Athènes en 2004 ça devait être le bordel pour les Athéniens Rio Londres Londres les Londoniens ils ont dû en chier aussi je pense qu'on est juste en train de découvrir ce que ça veut dire d'accueillir des Jeux que ce qui va se passer c'est que l'Ile-de-France c'est quoi ? c'est 12 millions d'habitants il y en a peut-être je ne sais pas 5-6 millions qui vont râler mais il y en a combien de millions qui vont regarder les Jeux Olympiques sur leur téléviseur partout dans le monde

1:28:41
Elsa Faucillon

après c'est pas qu'une question de râler en fait c'est pas que ça c'est une question de dignité de condition de vie moi ce qui me choque beaucoup dans ces JO c'est la façon dont les autorités en profitent pour déloger des gens qui sont sans abri pour dire au SDF ce serait quand même pas mal de partir de Paris cet été qu'est-ce que vous en pensez ?

bref le fait aussi que là les associations sont en train de sonner de tirer la sonnette d'alarme en disant les pardon les délogements justement des personnes sans abri ne cessent d'augmenter les opérations sont quasi quotidiennes ça s'intensifie décidément j'arrive pas à ce soir ça s'intensifie de plus en plus alors qu'on est même pas à la veille des JO donc il y a une énorme inquiétude de la part des assos à ce niveau-là réponse des autorités de la préfecture de police et de la préfecture d'Île-de-France il y a 200 places d'hémergement qui vont être ouvertes voilà donc il y a aussi ça qui est quand même vraiment vraiment super inquiétant c'est ouais c'est de la casse sociale encore une fois il faut parler aussi de la situation d'un certain nombre de travailleurs et travailleuses aussi il y a eu un mort quand même il y a eu beaucoup de personnes qui ont été aussi blessées sur les chantiers pour les JO enfin voilà je pense que est-ce que ça va être une fête peut-être mais moi ce qui m'intéresse aussi c'est de savoir les répercussions sociales que ça va avoir et pour le moment je les trouve particulièrement inquiétantes

1:30:08
Présentateur

quelqu'un qui demande dans le chat est-ce qu'il y avait de telles polémiques dans les autres pays organisateurs dans les JO je n'en sais rien

1:30:12
Elsa Faucillon

moi je peux vous le dire parce qu'il se trouve que j'ai vécu à Rio juste avant que les JO de Rio soient tenus à Rio et ils avaient aussi fait cette démarche de sortir les gens de la ville des interventions excessivement violentes moins démocratiques voilà ils ne sont pas ici non plus je te rassure mais voilà donc il y a effectivement cette tendance à chasser la misère de faire comme si en fait il n'y a rien et ne pas proposer de solutions d'hébergement bref Antoine

1:30:45
Présentateur

je pense qu'il y a deux choses qui se jouent c'est qu'au départ les JO s'est vendu comme une énorme fête populaire qui devrait bénéficier à tout le monde et quand c'est annoncé comme ça que Paris a obtenu le fait d'avoir les JO tout le monde est content alors le problème c'est que tu te rends compte que déjà ça va être inaccessible parce que les places c'est vraiment il faut vraiment donner un vin pour pouvoir accéder à un événement donc le côté positif tu n'es pas sûr de pouvoir en profiter et à côté de ça tu te rends compte que tu as des conséquences négatives qui sont extrêmement importantes et quand tu vis à Paris c'est l'affiche que tu montrais le fait de devoir télétravailler quand un site quand même largement à quitter la ville que le prix des transports a augmenté donc tu as les deux choses qui rentrent en contradiction l'une avec les autres c'est qu'on te vend ça comme quelque chose d'extrêmement positif et finalement ça arrive comme étant le positif tu ne l'as pas et tu as juste le côté négatif donc évidemment que derrière tu as quand même un peu de déception et rapidement pour revenir très vite sur Aya Nakamura c'est plus que dans les tuyaux parce que je crois qu'il y a le comité d'organisation des Jeux Olympiques qui a apporté son soutien publiquement à Aya sans dire officiellement qu'elle ferait partie de la cérémonie mais voilà c'est quand même une polémique typiquement cousue de fil blanc montée par l'extrême droite et c'est un débat purement raciste parce que sur BFM TV on n'a pas invité Olivier Cachin ou Fred Musa pour faire un débattu mais on a invité Jean Messia comme quoi c'est bien la preuve que c'est juste un débat raciste Aya Nakamura c'est 7 milliards de streams dans le monde entier ça fait 5 ans que c'est l'artiste française féminine la plus écoutée dans le monde elle a rempli 3 Bercy en 20 minutes et elle a gagné une victoire de la musique là cette année est-ce qu'il y a encore débat ?

elle peut chanter même si elle chante pas du Edith Piaf elle peut chanter ses chansons déjà hypées mais moi je suis grave content c'est le seul truc qui me fait plaisir moi perso dans ses JO ce qui est marrant c'est de voir que tout élément sert à une polémique qui est instiguée par l'extrême droite et par les médias qui sont quand même contre ligne d'idéologie je suis désolée

1:32:40
Elsa Faucillon

tout à l'heure on parle de polémique mais en fait c'est pas une polémique c'est une attaque raciste c'est plus qu'une polémique je veux dire c'est vraiment super inquiétant

1:32:47
Présentateur

c'est un peu le même type de choses que tu voyais sur l'affiche des JO où on disait on a retiré la croix sur Notre-Dame ou ce genre de choses sur le Dôme des Invalides sur le Dôme des Invalides pardon tu vois que tous les tous les événements ça sert à créer justement une espèce de tension et de comme tu dis des attaques racistes sur les situations et c'est là que tu te rends compte quand même que l'état du pays à l'heure actuelle et la perméabilité aux idées d'extrême droite est quand même assez énervée je précise qu'il y a un dépôt de préavis de grève annoncé par la CGT pour la durée des Jeux Olympiques je cite les Jeux sont des centaines de milliers de travailleuses de travailleurs qui sont percutés donc il y a une volonté de faire monter la pression du côté des organisations syndicales les policiers ont obtenu des primes pour la durée des Jeux Olympiques des négociations sont en cours dans les transports pour éviter une grève probablement dans les transports pendant les Jeux Olympiques je rappelle qu'il y a une loi qui a été votée une loi spéciale JO qui prévoit un certain nombre d'exceptions notamment sur les sociétés de sécurité privées et je me souviens d'une anecdote c'est qu'on prévoit d'embaucher pour la durée des Jeux Olympiques plusieurs dizaines de milliers de vigiles dans des sociétés de sécurité privées et que la droite avait fait passer un amendement dans la loi qui prévoyait la fameuse clause Molière prévoyant que les personnes embauchées par les sociétés de sécurité privées devaient obligatoirement parler la langue française sauf que du coup les professionnels du secteur sont en train de tirer la sonnette d'alarme parce qu'ils n'arrivent pas à embaucher avec ces conneries d'extrême droite qui veulent forcer les gens à parler français dans des métiers où il n'y a pas toujours besoin et donc voilà typiquement ce genre d'anecdotes sur la politisation à outrance des débats autour des Jeux Olympiques en amont de la fête autre sujet qu'on voulait aborder ensemble le retour du mouvement MeToo c'est venu sous la forme du hashtag MeToo garçon c'était le jeudi 22 février sur Instagram l'acteur français Aurélien Vic témoigne et raconte les abus sexuels dont il a été victime pendant son enfance il a ainsi lancé le hashtag MeToo garçon d'autres ont ensuite pris la parole est-ce que c'est un nouveau tabou qui sort est-ce qu'on est face à la poursuite ou la transformation je ne sais pas du mouvement MeToo qu'est-ce que vous en pensez Léa

1:34:53
Elsa Faucillon

ouais je voulais effectivement on en parlait pendant la préparation de l'émission c'est vrai qu'on a l'impression qu'il y a des vagues MeToo de manière un peu sectorielle il y a le ciné ensuite il y a les médias ensuite il y a la politique etc mais ce qu'il faut voir c'est qu'en fait c'est un problème qui dépasse des domaines spécifiques et que c'est un problème qui est véritablement structurel si jamais les membres du gouvernement et plus particulièrement Aurore Berger nous écoute ce soir il s'agit de traiter le problème dans sa globalité en fait voilà donc je voulais juste mettre un peu de contexte dans tout ça le MeToo garçon effectivement s'inscrit aussi dans le sillon un peu du MeToo inceste qui a émergé en 2021 avec ensuite la création de la civise je rappelle que le juge Durand qui était quand même la civise alors je ne sais plus l'acronyme précis mais je vais vous le dire de suite oh mais attends j'ai des notes ne bouge pas la civise spécifiquement c'est la commission indépendante oh là là en plus j'ai l'acronyme quelque part quelqu'un pour décliner l'acronyme s'il vous plaît

1:35:57
Présentateur

je ne l'ai pas quelqu'un là dans le public la civise j'ai oublié

1:36:00
Elsa Faucillon

commission indépendante de lutte contre les violences faites aux enfants sur l'inceste exactement et violences aux enfants

1:36:07
Présentateur

voilà commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants

1:36:10
Elsa Faucillon

sexuelles faites aux enfants fin d'année dernière la civise a eu son mandat qui a été renouvelé donc ça c'était quand même une chose assez positive puisqu'elle n'était normalement créée que pendant deux ans pour rendre justement des recommandations dont la recommandation principale était la fin de la prescription pour les violences sexuelles à l'égard des enfants il se trouve qu'il y a une figure de proue dans cette commission qui est le juge enfin qui était le juge Durand qui est un juge qui est connu pour ses positions très engagées féministes etc etc qui a été complètement débarqué en fait au moment du renouvellement du renouvellement du mandat de cette commission donc il y a eu quand même de gros problèmes qui ont émergé à ce niveau là il faut quand même donner un peu des chiffres globalement on a sur les violences faites aux enfants c'est quand même assez inquiétant on a un enfant qui meurt chaque semaine sous les coups d'un adulte il y a 160 000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles chaque année dont 77% au sein même de leur famille et 24% des françaises et des français de plus de 18 ans estiment avoir été victimes de maltraitances graves dans leur enfance donc ce sont des chiffres qui sont très inquiétants il faut savoir que le gouvernement a soi-disant décidé de prendre cette question au sérieux et a lancé un grand plan contre la maltraitance et contre les violences faites aux enfants qui normalement doit se tenir entre 2023 c'est un truc pluriannuel jusqu'en 2024 2027 pardon donc 4 ans les résultats a priori ne sont pas encore là et c'est très inquiétant parce qu'il y a eu encore beaucoup de communication qui a été faite et c'est quelque chose qui est assez symptomatique dans l'approche du gouvernement sur ces questions parce qu'il faut rappeler que le gouvernement est en place depuis 7 ans pardon Emmanuel Macron pas le gouvernement mais Emmanuel Macron et ses différents ministres une politique qui mène depuis 7 ans et des chiffres qui finalement sont parfaitement insatisfaisants par rapport à soi-disant les efforts qu'il est en train de faire donc je pense qu'il faut il faut jamais cesser de rappeler qu'il faut sortir de la communication il faut avoir une approche véritablement structurelle globale des questions des violences de manière générale dans notre pays et que sinon on va se retrouver avec un tas de personnes qui seront encore totalement désorientées des personnes dont les conséquences en fait sur leur vie ne seront pas n'auront pas d'accompagnement des plaintes qui ne seront pas prises par la police etc donc bref des choses sur lesquelles on voit que ça n'avance pas et c'est très en fait je suis très émue en racontant tout ça parce que ça fait des années que je travaille là-dessus des années qu'on nous dit que les choses vont s'améliorer que Macron a annoncé le 25 novembre qu'il allait éradiquer les violences faites aux femmes enfin vraiment il a dit ça et en fait c'est plus possible ça suffit de nous sortir des discours comme ça et derrière de ne pas faire les choses en fait c'est dramatique et si on fait rien en fait rien ne va s'améliorer c'est pas en 10 ans qu'on va faire des campagnes de sensibilisation en débarquant des gens qui sont pourtant reconnus pour leurs compétences qui sont reconnus par leur père qui font un travail incroyable que les choses vont s'améliorer c'est pas en refusant d'inscrire le consentement et une définition commune du viol au niveau européen que les choses vont s'améliorer c'est pas en défendant Gérard Depardieu publiquement à la télé que les choses vont s'améliorer donc voilà il faut vraiment vraiment que je sais pas ce qu'on peut faire en fait je suis un peu désemparé

1:39:42
Présentateur

je comprends on l'est un peu tous mais Malek on a aussi le cas médiatique de Gérard Miller le célèbre psychanalyste qui lui aussi est visé par plusieurs dizaines d'accusations est-ce qu'on se dirige vers un MeToo télévision ?

en tout cas on peut s'en rapprocher tu l'as dit Léa c'est très sectoriel en réalité MeToo et on peut peut-être s'attendre à un MeToo télévision il y a Gérard Miller qui était notamment chroniqueur chez Laurent Ruquet dans On n'est pas couché on a des témoignages où on nous parle de mode opératoire il repérait ses victimes dans le public de l'émission et donc ça fait déjà plus de 20 ans et donc tout le monde a gardé le silence pendant plus de 20 ans je pense aussi à Yanis Marshall le grand danseur qui a dénoncé Bruno Vandelli qui était à l'époque prof de danse sur Popstar qui l'accuse de violence lorsqu'il était mineur il y a PPDA évidemment on a eu moi c'est vraiment une image qui m'a marqué cette vidéo de Mediapart avec toutes les victimes qui prenaient la parole on a eu aujourd'hui l'information qui nous disait que Stéphane Plaza allait être poursuivi pour violence habituelle sur deux de ses ex-compagnes

1:40:47
Elsa Faucillon

est-ce que

1:40:49
Présentateur

Morandini évidemment n'en parlons plus on peut voilà et Koei évidemment bon Bourdin ça va peut-être ouvrir la porte à une libération de la parole dans le secteur de la télévision parce que moi j'ai travaillé trois ans à la télévision et des témoignages de maquilleuses notamment moi c'est quelque chose qui m'a marqué avec des maquilleuses qui m'ont raconté des choses qu'elles ont subies et puis c'est pas à moi de raconter à leur place mais je pense qu'il y a peut-être un courant une voie de libération de la parole qui peut se faire dans le secteur de la télévision

1:41:20
Elsa Faucillon

après c'est bien de libérer la parole mais en fait

1:41:23
Présentateur

les actes

1:41:24
Elsa Faucillon

parce que comme je disais souvent dire c'est faire c'est très important effectivement si vous avez la possibilité si vous souhaitez aussi le faire faites-le et il faut que ce soit accompagné il faut que ce soit encouragé mais c'est pas suffisant en soi et effectivement

1:41:37
Invité

comme je dis à chaque fois

1:41:39
Présentateur

dire c'est faire rire faire c'est faire taire dire à chaque fois que c'est une grande cause nationale c'est une chose ça fait 7 ans que c'est une grande cause nationale mais peut-être que si on s'inspirait un chouï des Espagnols notamment dans leur gestion des violences faites aux femmes qu'est-ce qu'ils ont de meilleur les Espagnols c'est un cas étranger intéressant t'as tout un système judiciaire en fait qui est adapté pour les auteurs de violences faites aux femmes donc c'est-à-dire t'as un parquet spécialisé t'as des tribunaux spécialisés t'as des tribunaux spécialisés et ils sont pas ils peuvent pas rester comme ça dans la nature le temps de l'enquête enfin si bien sûr le temps de l'enquête mais ils sont beaucoup plus stricts ils ont plus de condamnations dans les affaires de viol beaucoup plus de moyens beaucoup plus de moyens notamment c'est ça

1:42:19
Elsa Faucillon

la thune en fait ils ont mis vraiment de la thune ils ont une approche vraiment transverse et structurelle l'écoute des victimes l'écoute des victimes la formation aussi des magistrats la formation des des des policiers et des policières il y a aussi la thune parce qu'ils mettent la thune en fait et ça fait des années qu'ils travaillent là-dessus le résultat c'est que les féminicides ont reculé

1:42:42
Invité

les femmes sont protégées immédiatement

1:42:44
Elsa Faucillon

les féminicides ont reculé

1:42:45
Invité

c'est vrai

1:42:46
Elsa Faucillon

alors qu'en France ils ne reculent pas aujourd'hui il y a déjà plus de plus de 30 féminicides à l'heure actuelle qu'on en parlait depuis le 1er janvier on est le 15 mars enfin le 14

1:42:54
Présentateur

et il y a des propositions à gauche qui sont qui sont élaborées pour lutter contre ça

1:43:01
Elsa Faucillon

ah la gauche et les violences sexuelles et sexistes

1:43:04
Présentateur

ça c'est un sujet qui t'intéresse aussi là

1:43:06
Elsa Faucillon

ouais mais je pense qu'on en a besoin on a besoin de la soirée là

1:43:09
Présentateur

ah ouais

1:43:09
Elsa Faucillon

ouais je pense ouais

1:43:11
Présentateur

est-ce que Antoine tu vois des mouvements d'opinion autour des questions des violences sexuelles et sexistes est-ce que c'est un sujet qui passionne plus qu'avant est-ce que la libération de la parole a des effets en fait tu vois que oui il y a une préoccupation dans l'opinion mais vu que c'est pas t'as un peu l'impression que c'est un sujet en trame de fond mais aussi dans la façon dont c'est traité par les politiques et que du coup t'as pas vraiment t'as pas vraiment tu perçois pas cette thématique là qui arrivera en top des préoccupations des français et c'est justement aussi je pense parce que c'est traité de cette manière là par les politiques que c'est quelque chose qui est pas forcément sur le devant de la scène

1:43:49
Elsa Faucillon

je voulais juste réagir à une question du chat

1:43:52
Présentateur

vas-y laquelle

1:43:52
Elsa Faucillon

sur le téléphone grand danger quelqu'un qui dit qu'il faut quelqu'un quelqu'une pardon qui dit qu'il faut le généraliser alors c'est vrai que c'est un dispositif qui est assez intéressant qui permet en fait justement d'alerter mais le problème c'est que les associations qui sont mandatées pour aider en fait les victimes à l'utilisation de ces téléphones sans compter le fait qu'il y a aussi des problèmes de réseau et que dans certaines parties du territoire ça ne marche pas ces associations en fait n'ont pas vu elles ont eu un mandat pour gérer ces téléphones grave danger néanmoins elles n'ont pas eu les moyens humains ni les ressources financières pour accompagner l'utilisation et la mise en place et le déploiement de ces dispositifs donc voilà

1:44:35
Présentateur

c'est pas un gadget voilà encore une fois

1:44:38
Elsa Faucillon

le gouvernement dit ah on a déployé tant tant TGD etc oui mais en fait il faut aussi déployer les moyens pour les associations derrière qui vont les gérer et voilà c'est plus compliqué que juste ça

1:44:49
Présentateur

il y a quelqu'un dans le chat qui a écrit pour Malek l'OM a gagné j'ai vu Malek sortir son plus beau sourire j'ai vu à ce moment là c'était génial désolé merci pour ce message pour Malek chers amis pendant que nous discutions il y avait une interview d'Emmanuel Macron en direct à la télévision ou sa télévision sa lancette d'internet bref sur TF1 et France 2 Emmanuel Macron répondait à des questions autour de la situation en Ukraine rien de bien n'étonnant dans les déclarations d'Emmanuel Macron il assume complètement les propos qu'il a tenus en disant que rien n'est exclu et que la France pourrait potentiellement s'engager davantage dans le conflit sur le terrain il a balayé les critiques en disant que ce n'était pas quelque chose de sérieux notamment les critiques on en parlait sur le plateau l'accusation d'instrumentalisation à des fins politiques du conflit israélo-palestinien il a balayé ça en disant que c'est pas sérieux quand on est président de la république on ne s'abaisse pas à ce genre de trucs on a des responsabilités militaires etc il s'est exprimé également sur Gaza je cite je n'ai jamais dit qu'Israël avait un droit absolu fin de citation il faudra qu'on prenne le temps de la regarder cette interview nous on ne l'a pas vue ici sur le plateau donc on ne va pas réagir à cette émission juste avant de marquer la pause je vous rappelle qu'il reste des places pour venir voir Backseat le film ce sera le 26 mars prochain au MK2 au cinéma MK2 bibliothèque à Paris nous avons la plus grande salle du MK2 n'hésitez pas à prendre vos places pour venir voir avec toute l'équipe le documentaire qui revient sur l'année 2023 vu par les yeux de Backseat 2023 une année d'embrasement et après la séance où on regardera en avant-première le documentaire il y aura un pot qui sera organisé aux gourous à Paris avec l'ami Poca qui nous accueille qui prévoit de nous faire un burger spécial Backseat vous pourrez acheter le livre de Léa et vous le faire dédicacer vous pourrez acheter cette magnifique gourde Backseat également sur place et vous pourrez surtout simplement boire des coups avec l'équipe de Backseat j'ai très très hâte de vous y retrouver chers amis on va marquer une pause après la pause nous recevrons notre invitée politique cette semaine il s'agit de la députée communiste Elsa Faucillon une députée intéressante à plus d'un titre puisqu'elle a été en première ligne sur la question de la fin de vie elle est également une députée intéressante puisqu'elle est en rupture de banc avec la direction du parti communiste elle est plus proche de la France Insoumise que l'est Fabien Roussel elle viendra nous expliquer son point de vue sur l'état de la gauche chers amis c'est parti pour la pause à tout de suite merci d'être là vous êtes fabuleux très heureux de vous accueillir dans cette émission chers amis bonjour si vous nous regardez en direct sur Twitch bonjour le chat très content de te retrouver bonjour à vous si vous nous regardez en replay sur Youtube ou si vous nous écoutez en podcast chers amis avant d'accueillir notre invité politique de la semaine je vous rappelle que cette émission elle est enregistrée en public et que vous aussi vous pouvez venir dans le public en achetant vos places sur WithEvents vous avez le lien qui est disponible dans le chat qui est disponible en description de cette vidéo de Youtube également c'est l'occasion de venir passer un super samedi après-midi jeudi soir pardon oh la fatigue la fatigue du mec c'est même pas ce qu'il vend on est pas avec toi samedi je peux vous dire que ça coûte 35 balles la place qu'il y a un tarif réduit qui existe pour les étudiants et les bénéficiaires de minima sociaux à 20 euros si vous êtes membre du club backseat évidemment c'est gratos pour vous mais ça vous le savez et après l'émission il y a un petit buffet où on a l'occasion de boire des coups ensemble et de papoter n'hésitez surtout pas chers amis je vous propose que nous accueillons notre invitée politique cette semaine la députée communiste des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon bonsoir Elsa Faucillon bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de backseat on a beaucoup de questions à vous poser on va d'abord parler de vous pour celles et ceux qui vous connaissent mal j'ai écrit une communiste pas comme les autres vous êtes députée on va en parler vous êtes députée communiste des Hauts-de-Seine alors pour ceux qui connaissent mal les Hauts-de-Seine les Hauts-de-Seine c'est le lit sur scène c'est la défense on n'a pas l'impression qu'il y ait de communistes dans les Hauts-de-Seine et en réalité c'est plus compliqué que ça

1:48:44
Elsa Faucillon

c'est pas que Neuilly et Courbevoie et Levalois c'est une bonne partie des Hauts-de-Seine mais il y a aussi Gennevilliers, Colombes et Villeneuve-Lagarenne et c'est plutôt des territoires populaires il y a sept quartiers prioritaires politiques prioritaires de la ville donc il y a encore aussi des collèges en Réplus et c'est une zone qui a été une zone fortement industrialisée qui l'est encore un petit peu et clairement ça ressemble pas à Levalois mais c'est ça qui fait que c'est intéressant d'être député aussi c'est-à-dire que les gens ils ont vraiment des besoins ils ont besoin aussi de gens qui les représentent même s'ils ont besoin aussi de pouvoir s'exprimer et décider eux-mêmes mais je crois qu'ils ont d'autant plus besoin d'élus et on essaye aussi en tout cas j'essaye d'être le plus en proximité avec eux

1:49:27
Présentateur

je comprends n'hésitez pas à parler bien dans votre micro pour qu'on vous entende bien Malek c'est pas très loin de chez toi moi je suis à Argenteuil donc pas très très loin et j'ai plein de copains qui ont quitté Argenteuil pour venir vivre à Gennevilliers allez ça va ça va ça va pour l'instant tout va bien Vous avez commencé vous avez commencé à militer c'était en 2005 au moment de la campagne alors les plus jeunes ne s'en souviennent pas mais c'était la grande campagne du oui ou du non au traité constitutionnel européen vous étiez dans le camp du non puis vous avez manifesté l'année suivante en 2006 immense mouvement étudiant et populaire également contre un projet du gouvernement qui s'appelait le contrat premier embauche un truc qui précarisait les jeunes c'était l'enfer et vous avez manifesté vous avez fait partie de ce mouvement là ça a été votre première manifestation qu'est-ce qui vous a emmené vers le parti communiste ?

1:50:11
Elsa Faucillon

alors bon c'est clairement pas ma première manif parce que quand on a des parents syndicalistes CGT et PCF généralement vous faites des manifs super tôt

1:50:18
Présentateur

dans la poussette déjà ça manifestait c'est ça

1:50:20
Elsa Faucillon

donc c'est clairement pas ma première manif mais c'est ma première participation à un mouvement de mobilisation de manière je sais pas un peu investie quoi c'est-à-dire que dans ma fac je participais au blocage je participais à l'organisation des cortèges donc voilà et c'était vraiment chouette parce que d'abord c'était une très grosse mobilisation puis en plus désolé de dire ça à ceux qui militent aujourd'hui et qui voient un peu les défaites s'accumuler mais c'était un mouvement victorieux donc moi ce que ça m'a dit surtout c'est en fait le collectif humain un collectif organisé quand il se met en mouvement quand il est déter il peut gagner et c'est ça qui m'a donné envie de poursuivre et de poursuivre en politique et pourquoi le PCF très certainement parce que j'identifiais de manière un peu automatique que c'était l'espace où j'allais pouvoir poursuivre cette lutte de manière de manière déterminée que c'était l'espace politique qui pouvait m'accueillir je le cache pas je pense que le fait que mes parents y étaient a fait aussi que j'en ai eu une vision positive

1:51:24
Présentateur

vous avez reçu la politique en héritage comme beaucoup de personnes en politique pas tous qu'est-ce que vous pourriez avoir envie de dire à des personnes qui à l'inverse n'ont pas du tout mais alors pas du tout grandi avec la politique à la maison et qui débarquent alors souvent sur Backseat c'est pour ça qu'on a créé cette émission pour s'adresser à eux mais qui entendent parler de politique pour la première fois et qui trouvent ça compliqué désespérant angoissant pas fun ça donne pas envie la politique quand on n'a pas baigné dedans

1:51:50
Elsa Faucillon

d'abord c'est toujours un peu compliqué de répondre à cette question même si j'essaye de le faire je me rends bien compte aussi qu'aujourd'hui la manière dont les jeunes font de la politique parce qu'il y en a qui en font de manière très différente de moi et de la manière dont moi je me suis engagée en politique et j'aime bien voir qu'il y a des nouvelles façons de faire de la politique qui existe aujourd'hui donc je sais pas si c'est véritablement à moi de répondre à cette question simplement de manière très personnelle j'y vois un terrain qui est un terrain qui permet justement de dépasser un peu l'angoisse c'est à dire que quand on voit toutes ces choses un peu horribles qui s'amoncèlent quand je voyais le jingle là je me disais punaise mais en fait c'est une vision hyper terrible du monde qui est réelle si on regarde ce qui se passe aujourd'hui à Gaza si on regarde l'Ukraine

1:52:39
Présentateur

c'est démoralisant

1:52:40
Elsa Faucillon

si on regarde les formes d'autoritarisme qui se développent les nationalismes enfin tout un tas de choses et puis voilà une casse sociale aussi tout ça est quand même super inquiétant l'écologie enfin voilà et je me dis du coup c'est un espace où avec d'autres tu construis une grille d'analyse et ça ça te permet quand même un peu de pas simplement de prioriser mais simplement d'articuler les choses de te dire qu'il y a des déterminants de te dire qu'il y a aussi des choses qui font système et du coup ce collectif humain il te sert et de grille d'analyse et de capacité à te dire on est quand même plus nombreux pour pouvoir y faire face je sais pas si ça donne envie une fois que j'ai raconté ça mais en tout cas moi c'est l'expérience personnelle que je fais de la politique

1:53:22
Présentateur

Léa ?

1:53:24
Elsa Faucillon

C'est en vous écoutant lorsque Jean vous a demandé pourquoi le PCF c'est vrai qu'on peut se poser la question pourquoi le PCF mais je vous la pose encore puisqu'on n'aura peut-être jamais vraiment la bonne réponse j'ai remarqué que vous avez parlé au passé c'est marrant ah j'ai fait ça mais non mais voilà je soulignais juste on y reviendra on y reviendra vous avez fondé un mouvement il y a quelques temps en 2019 si mes souvenirs sont bons avec Clémentine Autain qui s'appelle le fil des communs pour réfléchir un peu à comment dépasser les parties à réfléchir sur la gauche de manière un peu plus globale vous avez aussi prêté serment à Saint-Ouen pour justement cette union de la gauche on sent qu'il y a chez vous une volonté de dépasser la popole un peu traditionnelle mais ce que je trouve intéressant c'est que pour autant vous vous retrouvez dans un des partis les plus anciens les partis politiques les plus vieux et qu'il y a quand même une structure un peu poussiéreuse comment vous vivez cette incohérence au quotidien ?

alors d'abord sur le fait que j'en ai parlé au passé vous n'êtes pas obligé de revenir là-dessus il faut tout affronter sur le fait d'abord je le dis toujours de cette manière-là je me sens plus communiste que membre du PCF c'est-à-dire que pour moi c'est avant tout presque une culture politique communiste plutôt qu'un truc très partidaire

1:54:50
Présentateur

alors ça veut dire quoi être communiste ?

1:54:52
Elsa Faucillon

en 2024 alors pareil c'est un truc forcément j'espère d'ailleurs que chaque communiste ce n'est pas la défense de la viande et de la chasse

1:55:00
Présentateur

bam vous l'avez dit à bon entendeur ça c'est une définition en négative c'est aussi un truc

1:55:07
Elsa Faucillon

je pense que chaque communiste aura un peu sa définition parce que vous ne citez pas le truc de congrès vous ne citez pas Marx toutes les deux secondes pour dire pourquoi vous êtes communiste moi en tout cas mon engagement il correspond à un truc qui peut peut-être se résumer comme ça pour moi être communiste c'est un niveau de détermination très haut à faire tomber les différentes formes d'exploitation et de domination

1:55:28
Invité

voilà

1:55:29
Elsa Faucillon

c'est en tout cas comme ça que je me définis comme communiste et donc évidemment je pense que chacun peut voir à la fois évidemment il y a le truc très l'ADN communiste sur l'exploitation par le travail enfin au travail donc c'est comment cette hiérarchie patron salarié on la fait tomber c'est à dire comment ce lieu d'exploitation on le fait on le fait tomber mais c'est vrai aussi pour les différentes formes de domination je pense au genre et donc la domination patriarcale je pense au racisme enfin voilà et être communiste aujourd'hui c'est être capable d'articuler je crois ces différentes formes d'exploitation et de domination c'est à dire qu'il n'y a pas l'idée que la classe ça prime sur l'antiracisme ou sur le féminisme c'est comment on est capable aujourd'hui d'avoir une grille d'analyse je dirais qui n'en reste pas à ce qu'a été le mouvement ouvrier là ça va c'est suffisamment clair j'espère et qui était très emprunt évidemment de lutte des classes mais on voit bien aujourd'hui que l'exploitation et domination peuvent se mêler et donc au travail vous pouvez être exploité via votre patron mais vous êtes doublement exploité si vous êtes une femme et si vous êtes racisé et comment ça aujourd'hui on est en capacité de l'articuler et pour vous le communisme c'est le seul mouvement politique idéologique qui puisse peut-être contrer justement ces différentes formes d'exploitation d'oppression et de domination non je le crois pas et pour moi ça correspond peut-être qu'il faut le préciser aussi c'est pour ça que je parlais de culture ça correspond aussi à une pratique c'est-à-dire qu'il y a ce qui est annoncé dans les textes qui peuvent être nos textes de congrès ou nos programmes électoraux et puis il y a aussi comment ça vit tout ça la politique et la politique ça vit parce qu'il y a des militants et des militantes moi j'ai avant tout et j'espère l'être encore mais j'ai avant tout été une militante communiste et j'ai été très marquée et très attachée et certainement des petites par cette manière de faire de la politique dans les quartiers dans l'immeuble parce que vous êtes un militant communiste dans votre immeuble et que vous faites vivre la politique de manière très concrète et très simple auprès de vos voisins ou auprès de vos collègues de travail c'est aussi considéré qu'il y a des personnes qui vont avoir des phrases qui pour vous sonnent comme communistes mais vous ne leur dites pas d'abord prends ta carte au PCF mais comment on milite ensemble et cette culture là pour le coup je crois que j'y suis peut-être encore plus attachée qu'à nos textes de congrès et c'est en ça que je me sens profondément communiste

1:57:59
Présentateur

Antoine ? vous l'avez dit vous-même vous considérez davantage communiste qu'appartenir au parti communiste mais néanmoins vous appartenez bien au parti communiste et ça se passe comment justement parce qu'on sait que vous n'avez pas des positions communes avec Fabien Roussel et avec la direction du parti pas toutes sur certains points vous êtes en désaccord notamment sur la stratégie à suivre avec l'union avec les autres parties de gauche comment ça se passe on a prévu d'en parler de l'union de la gauche tout à l'heure

1:58:25
Elsa Faucillon

Léa posait déjà un petit peu cette question tout à l'heure vous parliez de 2005 sur la bataille sur le traité constitutionnel européen c'est un moment pour moi d'engagement aussi parce que ce que je vois c'est des gens à gauche qui sont capables de s'unir pour faire cause commune et quelque part c'est ce qui me donne confiance aussi à entrer en politique c'est de voir qu'il y a des gens issus de différents partis qui disent nous on pense qu'il y a un truc super important c'est de s'unir pour pouvoir y arriver et pareil c'est quand même ce qui fonctionne aussi c'est à dire que cette unité là elle est hyper importante pour qu'on arrive à ce que ce soit le nom qui l'emporte même si ensuite Sarko en a fait du papier mâché mais en tout cas il y a ça donc pour moi c'est un fil conducteur après il y a eu le front de gauche donc le front de gauche avec l'arrivée du parti de gauche où c'était Jean-Luc Mélenchon et d'autres et ce que je crois c'est qu'en fait des gens un petit peu comment dire pas forcément toujours hyper bien calés sur leur parti politique à gauche en fait il n'y a pas qu'au parti communiste qu'il y a des gens comme ça c'est vrai chez les Verts c'est vrai chez les socialistes et c'est vrai à la France Insoumise et donc on n'est pas toujours bien calés mais en même temps c'est aussi notre histoire c'est notre culture politique c'est là où on a commencé c'est là aussi on a des liens moi j'ai des liens très forts avec les militants communistes c'est eux qui m'ont désigné aussi pour être candidate au nom du parti communiste donc ces liens là vous ne les rompez pas si facilement c'est pas que de l'affect c'est aussi très concret et je crois que de ma place ça plaît aussi à des communistes qu'ils soient à l'intérieur ou dehors de se dire que il y a des personnalités au sein de ce parti qui vont continuer à militer pour des idées communistes et qui vont continuer à militer pour une union de la gauche parce que on va peut-être y revenir mais je pense que il y a un impératif d'unité au vu de la situation politique

2:00:16
Présentateur

on va reparler tout à l'heure de l'union de la gauche on a des questions à vous poser sur où en est la gauche selon vous mais avant ça on voulait parler d'un dossier sur lequel vous avez été sur le devant de la scène c'est la question de la fin de vie alors je rappelle aux personnes qui nous écoutent qu'en 2005 il y a eu la loi Leonetti c'est la première loi spécifique sur la fin de vie qui a introduit l'interdiction de l'obstination déraisonnable ensuite en 2017 Olivier Falorni dépose une proposition de loi qui donne le droit à une fin de vie libre et choisie on continue à avancer petit à petit puis en 2022 le comité consultatif national d'éthique qui ouvre la voie à une aide active à mourir à certaines conditions très strictes décembre 2022 jusqu'en mars 2023 c'était assez récemment l'année dernière convention citoyenne sur la fin de vie la deuxième convention citoyenne après celle sur le climat a été sur la fin de vie et dimanche dernier Emmanuel Macron a annoncé sa conception d'un modèle français de la fin de vie est-ce que c'est une victoire pour vous ce pas qu'a fait Emmanuel Macron

2:01:10
Elsa Faucillon

on verra déjà à la fin c'est-à-dire quand le texte va être discuté et qu'il sera voté mais en tout cas oui je considère que c'est une énorme avancée qu'aujourd'hui Emmanuel Macron ait fixé un calendrier il est connu le texte arrivera en avril en Conseil des ministres et en mai fin mai à l'Assemblée nationale il y a eu aussi d'autres lois il y a Claise Leonetti en 2016 qui déjà fait avancer aussi la question des soins palliatifs c'était un engagement d'Emmanuel Macron depuis 2017 je rappelle qu'il y a eu entre deux aussi des occasions pour Emmanuel Macron ou pour la majorité d'avancer puisqu'il y a eu aussi la proposition de loi de Caroline Fiat de la France insoumise en 2018 lors d'une de leurs niches parlementaires et puis beaucoup de personnalités et de citoyens en France qui la demandent de manière très urgente et d'ailleurs forcément il y a des gens qui auraient aimé depuis longtemps que cette loi puisse enfin arriver parce que c'est des souffrances qui se sont accumulées donc là on parle de il parle d'un modèle français de l'aide à mourir les mots vont être extrêmement importants dans ce débat politique d'ailleurs dans la convention citoyenne il y avait même une sorte d'atelier sur les mots qui était driveé par Eric Orsena sur le choix des mots et vous remarquez on n'utilise pas euthanasie on n'utilise pas suicide assisté on utilise aide à mourir et tous ces mots vont avoir un sens on pourrait considérer

2:02:42
Présentateur

que ça c'est blanc bonnet et bonnet blanc on joue sur les mots

2:02:45
Elsa Faucillon

c'est pas seulement ça c'est pour faire une distinction par rapport au modèle qui existe ailleurs il y a des modèles qui existent en Belgique il y a des modèles qui existent en Suisse et très clairement c'est pas vers ça que la loi française s'oriente aujourd'hui on n'est pas par exemple sur le modèle j'imagine que plusieurs vous avez vu des vidéos de gens qui expliquaient qu'ils allaient aller en Suisse pour pouvoir choisir la date de leur mort même s'ils n'avaient pas finalement de maladies incurables ou même si leur pronostic vital n'était pas engagé leur diagnostic vital n'était pas engagé c'est pas le modèle qui est proposé là mais c'est pas non plus ce qui était demandé largement dans la société française très clairement là le texte qui arrive il correspond à une forme de consensus dans la société peut-être qu'il y a des gens qui souhaiteraient que ça aille plus loin je vois aussi qu'il y a des gens qui souhaitent qu'on n'aille pas jusque là

2:03:35
Présentateur

oui oui oui

2:03:35
Elsa Faucillon

il y en a pour qui

2:03:36
Présentateur

c'est déjà trop

2:03:37
Elsa Faucillon

pour qui c'est déjà trop mais très clairement pour ceux qui souhaitaient avancer vers les aspirations qui existent dans la société il y a un consensus peut-être faut rappeler ce qui allez-y les restrictions les conditions qui sont requises parce que quand on entend aide à mourir quelque part pardon de le dire mais on pense aux vieux on pense aux personnes âgées

2:03:59
Présentateur

oui c'est ça que je pense

2:03:59
Elsa Faucillon

très clairement cette loi elle va plutôt et je le dis malheureusement servir à des gens beaucoup plus jeunes la moyenne d'âge je ne l'ai plus en tête mais elle est très clairement plutôt sur un public jeune

2:04:11
Présentateur

alors c'est un public qui est concerné qui est concerné par des maladies

2:04:13
Elsa Faucillon

maladies incurables la condition ce sera aussi que cette personne ait du discernement pour pouvoir choisir parce que il faut le dire peut-être que ça semble un peu bébête de le dire comme ça mais ça sera un choix c'est-à-dire qu'on ne va pas vous forcer à mourir et un choix c'est si vous le demandez donc il faut avoir du discernement pour cela et il faut que cette maladie provoque des souffrances importantes très importantes et là-dessus on aura du débat mais qui les définit est-ce que c'est le patient c'est comme le discernement

2:04:43
Présentateur

qui est le juge de paix

2:04:44
Elsa Faucillon

mais en tout cas dans la loi la question du discernement elle est un peu claire celle des souffrances on sait tous que la manière dont on perçoit on ressent les souffrances elle n'est pas tout à fait claire et surtout on ne sait pas si ce n'est pas le médecin qui décidera de ses souffrances donc il y a ça il y a le discernement maladie incurable pronostics vital engagés à court ou moyen terme et pareil là on va avoir du débat c'est quoi le court ou moyen terme dans les lois Léonetti le court terme globalement maintenant on le pratique un petit peu on sait que c'est en gros une à deux semaines le moyen terme dans ce qu'on entend et dans ce qu'a répondu Emmanuel Macron c'est quelques semaines deux mois

2:05:23
Invité

voilà

2:05:25
Elsa Faucillon

ça c'est pareil c'est des choses qui vont être discutées dans le cadre de nos débats parlementaires et on aura d'autres choses moi je suis pour qu'on puisse aussi parce qu'il y a la question du discernement c'est aussi est-ce qu'on est en capacité d'avoir des directives anticipées là-dessus puisqu'il y en a pour les soins palliatifs c'est ce qu'avait fait avancer la loi de 2016 et donc là pareil est-ce qu'on pourra avant faire ces directives anticipées justement sur cette aide à mourir donc c'est quand même très très encadré il y a évidemment des personnes qui pourtant sont en grande souffrance et qui aspireraient à bénéficier de l'âne à mourir qui ne rentreront pas pardon mais dans les clous de ce texte mais je considère qu'on ouvre une sacrée porte

2:06:08
Présentateur

Léa ?

2:06:09
Elsa Faucillon

Oui moi ce qui m'intéressait aussi c'est votre retour sur le dialogue avec l'exécutif et notamment avec l'Elysée sur cette problématique et sur le texte à venir on a le sentiment quand même assez souvent que lorsqu'il s'agit de sujets de société Emmanuel Macron va concerter mais après il va prendre ses décisions et puis il a ces petits visiteurs du soir qui viennent et qui l'influencent et qui lui murmureraient à l'oreille les décisions qu'il devrait prendre et là je parle plus particulièrement je pense plus particulièrement à la PPL d'Alban Gayo qui avait été votée en mars 2022 où il y avait eu à un moment donné la question de supprimer la clause de conscience pour l'IVG et finalement on sait très bien que l'ordre des médecins avait poussé directement auprès de Macron pour que ça ne passe pas est-ce que sur sur ce texte qui vient en avril qui arrive en avril vous avez eu le sentiment que finalement votre rôle a été minimisé par l'exécutif ou est-ce que aussi le rôle tout le travail qui a été réalisé par la convention citoyenne comment les choses ont été se sont passées dans les coulisses en quelque sorte très clairement de toute façon Emmanuel Macron c'est l'homme qui aime décider seul et qui décide seul donc ça il n'y a pas tellement de doute c'est vrai à peu près pour tout donc il choisit son calendrier aussi et là on voit bien qu'on a une séquence enfin moi je le vois à l'Assemblée nationale on a plein de petits textes un peu désordonnés qui se présentent mais qui nous demandent beaucoup de travail parce qu'en fait il y en a plein plein plein et puis après la séquence loi immigration qui a été une séquence quand même enfin je ne sais pas ils ont envie de la passer sous silence mais extrêmement grave pour le pays où le gouvernement a quand même décidé de donner quittus de valider des thèses qui sont des thèses historiques de l'extrême droite puis c'est vrai que quelques semaines plus tard on a l'IVG on a l'aide à mourir on a l'entrée de Missac Manouchian au Panthéon bon on voit bien qu'on ne va pas nous la faire il choisit un calendrier qui n'efface évidemment pas toutes les conséquences de la violence sociale qu'il met en oeuvre par ses politiques mais

2:08:09
Présentateur

mais sur la méthode le fait qu'il ait des visiteurs du soir le fait qu'il consule comme ça les autorités religieuses complètement en dehors de toute forme de cadre qu'il a pourtant lui-même créé par exemple la Convention citoyenne qu'est-ce que ça dit de sa volonté de chercher un consensus c'est une bonne manière de faire de la politique ça pour un président

2:08:24
Elsa Faucillon

non je ne vais pas vous dire que c'est une bonne manière sur tout sur à peu près tout Emmanuel Macron c'est je ne sais pas moi j'ai ce souvenir à chaque fois ça me rappelle la période du Covid cette espèce de mec qui explique devant des millions de concitoyens qui sont hyper apeurés nous sommes en guerre il ne lui manquait plus que le t-shirt à la Zelensky qu'à qui je trouve qu'il y a un truc d'ailleurs hyper viriliste chez lui sur cette manière de faire et puis c'est l'écrasement en permanence du Parlement là on peut se dire on peut aller chercher les bonnes nouvelles c'est-à-dire qu'il y a une Convention citoyenne et que celle-ci visiblement en tout cas dans les annonces qui sont faites aujourd'hui on va respecter ce qu'elle a raconté

2:09:07
Invité

bon voilà

2:09:09
Elsa Faucillon

mais en tout cas on sait bien on le voit dans les premières interviews celles qu'il a faites à La Croix et Libération c'était ça La Croix et Libération que très clairement il a envie d'être l'homme de la situation celui qui va comme il l'a fait pour l'IVG va pouvoir dire c'est moi c'est moi qui l'ai fait alors que derrière il y a le travail c'est vrai pour l'IVG bon il a rattrapé un tout petit peu le coup au moment de la cérémonie place Vendôme où il y avait Mélanie Vaugelle Mathilde Panot d'autres mais on sent bien que là par exemple le travail qui a été fait par d'autres par Olivier Farlorni par Caroline Fiat par d'autres pareil il va être effacé après moi je trouve que ça dit quelque chose évidemment toujours de là où on en est de notre régime démocratique et c'est aussi pour ça que je enfin voilà je continuerai de militer pour une sixième république parce que c'est juste impossible aujourd'hui de continuer avec un président qui décide de tout comme ça en revanche là j'ai plutôt forcément un petit peu envie de me concentrer sur l'avancée que ça représente donc oui on va continuer de raconter un peu le cadre et le contexte politique mais là je vais surtout essayer d'avancer avec d'autres pour que cette loi elle soit la plus la meilleure possible quoi

2:10:27
Présentateur

Antoine ? mais justement comment vous percevez les conventions citoyennes pas seulement sur cette thématique là mais de manière plus normale enfin plus globale pardon vous parliez du fait qu'il y avait un problème démocratique en France l'idée d'une sixième république justement là les conventions citoyennes ça va dans le bon sens ça va pas assez loin c'est quoi votre opinion là-dessus ?

2:10:45
Elsa Faucillon

bah moi je suis pour qu'il y ait des conventions citoyennes parce que c'est des espaces pas simplement où les gens tranchent mais c'est aussi des espaces où les gens débattent ensemble s'approprient des sujets donc c'est très bien mais dans un système aujourd'hui qui s'autoritarise de plus en plus via une police qui réprime les mouvements sociaux via un parlement dont même l'agenda est décidé par le président de la république c'est lui qui a décidé là de l'agenda pour que le texte arrive à l'Assemblée nationale

2:11:13
Présentateur

il n'y a pas beaucoup de texte au parlement en ce moment

2:11:14
Elsa Faucillon

non pas du tout ça arrive voilà il dit c'est le 27 mai ce sera le 27 mai sur le fait qu'aujourd'hui les salariés dans les entreprises ils voient les milliards versés aux dividendes ils n'ont pas leur mot à dire alors que c'est eux qui font les richesses les 49-3 sur les retraites le 16 mars qui est quand même je trouve un moment dans l'histoire du pays qui est en termes démocratiques qui nous alerte et d'ailleurs dans tous un peu les sondages d'opinion ça a été un moment de décrochage dans la population sur la question démocratique pas que les gens n'aient pas envie de démocratie au contraire ça a renforcé une aspiration démocratique donc la convention citoyenne c'est toujours bien mais enfin c'est tout petit dans ce qu'il y a à transformer pour qu'on ait un âge démocratique dans lesquels les citoyens et les salariés ils aient la parole

2:12:01
Présentateur

et sur la question la parole en plus

2:12:04
Elsa Faucillon

c'est tout petit c'est un vrai pouvoir de décision

2:12:06
Présentateur

sur la question démocratique les conventions citoyennes cherchent aussi à dégager des consensus et notamment sur la question de la fin de vie on veut absolument aller vers le consensus le consensus le consensus mais est-ce qu'il y a un moment la politique c'est pas d'assumer le dissensus et d'accepter de se fâcher avec des gens en disant les autorités religieuses on va pas être d'accord

2:12:22
Elsa Faucillon

c'est un exemple

2:12:24
Présentateur

ça peut être dans l'autre sens

2:12:25
Elsa Faucillon

ouais ouais je donne un exemple même si c'est pas forcément je sais pas si c'est le meilleur mais par exemple on arrête pas de nous rabâcher en permanence que déjà on projette des choses des fois sur les gens avant même de les avoir fait de leur avoir offert la capacité de réfléchir ensemble sur une question la convention citoyenne pour le coup elle le fait mais nous on a pas arrêté de nous rabâcher pendant le débat immigration que les gens ils étaient contre le fait qu'il y ait des immigrés dans ce pays

2:12:47
Présentateur

bon il y avait des sondages qui étaient favorables

2:12:49
Elsa Faucillon

voilà mais en même temps quand on les interroge à savoir s'ils sont pour l'accueil ils sont pour l'accueil donc bon on voit bien que ça dépend comment

2:12:56
Présentateur

on va poser la question

2:12:56
Elsa Faucillon

c'est toujours un peu important mais aussi on va devoir trancher par exemple là sur les questions sur la question de l'aide à mourir je parlais des directives anticipées je parlais du court ou moyen terme tout ça va falloir qu'on le tranche et on aura évidemment des propositions qui peut-être n'iront pas je dirais pas à l'encontre de la convention citoyenne et encore pourquoi pas il y a des députés qui vont le faire moi je me sens pas aller enfin c'est pas que il n'y a pas à le faire c'est que là pour le moment dans ce qui est proposé je m'y retrouve dans ce qu'il y a dans la convention citoyenne donc je me sens plutôt à l'aise avec ce qui a été ce qui a été proposé mais en revanche évidemment qu'il faut affronter le débat politique le meilleur exemple qui est le plus connu sur la peine de mort heureusement qu'il y a des politiques à un moment qui vont vers le dissensus mais je dirais je trouve que c'est d'autant plus important quand on a une crise démocratique à ce point à condition d'organiser les espaces où les citoyens ils peuvent aussi exprimer leur désaccord parce qu'en fait la démocratie elle est faite aussi pour trancher les conflits la démocratie normalement c'est ce qui permet la paix

2:13:59
Présentateur

c'est pas censé être brutal

2:14:01
Elsa Faucillon

c'est pas censé être brutal c'est-à-dire le dissensus c'est aussi par par la confrontation politique au sens noble du terme vous exprimez un désaccord vous êtes en capacité de donner des arguments et il y a un moment si chacun sent qu'il a pu être respecté dans le fait de donner son opinion s'il sent que les règles démocratiques elles sont suffisamment sûres alors il y a une plus forte adhésion à la décision prise et là à chaque fois j'en reviens à ce moment des retraites mais quand vous avez un 49-3 qui déjà sur un texte qui est violent par essence sur nos corps sur nos vies mais qui en plus s'abat de cette manière hyper violente démocratiquement alors vous installez forcément un conflit violent dans la société et moi j'aspire à la paix et donc j'aspire à une démocratie qui permet aux citoyens d'affronter cette confrontation sereinement

2:14:54
Présentateur

je reviens sur la question de la gauche et de son unité on voulait en parler avec vous Elsa Faucillon parce que vous êtes une députée iconoclase vous faites partie des députés qui défendent la NUPES qui défendent l'union de la gauche qui défendent le travail commun avec la France Insoumise par opposition donc à la direction de votre parti Fabien Roussel qui lui on le sait a été élu à la tête du parti communiste sur un projet d'affirmation d'une identité spécifique du parti communiste qui présentera son candidat quoi qu'il se passe etc quel regard vous portez aujourd'hui sur la gauche divisée aux européennes chacun y va dans son couloir de nage c'est quelque chose que vous regrettez ?

2:15:28
Elsa Faucillon

bah oui je le dis souvent ça me va pas ça me va pas parce que on le voit tous comment ça se profile les élections européennes je crois qu'on peut chacun déjà s'imaginer devant sa télé le soir ou sur internet ou ailleurs avec le RN en tête à plus de 30% la Macronie pas trop loin derrière et puis des 6 des 9 des 4 pour les candidats des gauches ouais et donc on fera

2:15:56
Présentateur

le cumul des gauches mais il y aura que les gens de gauche qui le feront celui-là

2:15:58
Elsa Faucillon

ouais et puis en plus bon je suis pas sûre qu'il aille très haut moi j'ai plutôt tendance à croire que l'unité si on la si on la rend dynamique elle peut créer de la dynamique et donc à faire un score plus haut mais là très clairement bien sûr que derrière il faudra continuer et vous pouvez compter sur moi je vais continuer mais on sent bien qu'on va ramer un peu plus quand même encore sur l'unité et un peu plus encore installer le récit installé et autoprofétique de l'ERN il peut accéder au pouvoir en France en 2027

2:16:32
Présentateur

vas-y Malek j'ai une vraie question vous votez pour qui le 9 juin ?

2:16:39
Elsa Faucillon

j'ai une vraie question ouais c'est une vraie question c'est aussi une vraie question alors je vais vous dire c'est une vraie question pour moi aussi voilà pour être très honnête bah oui oui

2:16:49
Invité

j'ai posé une vraie question

2:16:50
Elsa Faucillon

c'est une vraie question bah ouais c'est une vraie question pour moi aussi parce que donc là on est à peu près à 80 jours de l'élection ça fait quelques mois que je dis il faut qu'on qu'on s'unisse parce que c'est pas possible visiblement bon je suis pas la seule à le dire ça marche pas hyper bien vous le dites

2:17:07
Présentateur

depuis 2018 ouais ouais

2:17:08
Elsa Faucillon

je le dis depuis un moment ça marche pas hyper bien

2:17:10
Présentateur

ça marche pas hyper bien

2:17:12
Elsa Faucillon

mais j'ai quand même envie qu'ils continuent d'entendre qu'il n'y a pas que moi parce que je pense qu'il y a d'autres politiques mais il y a aussi plein de gens qui disent c'est pas possible que ça se passe comme ça je pense qu'il faut continuer de la faire monter cette pression donc non seulement je me pose vraiment la question moi encore mais en plus y répondre aujourd'hui quelque part c'est dire bon bah donc si j'annonce je vote pour un tel une telle etc bah en fait c'est dire voilà que vous acceptez j'ai accepté le truc et donc bah c'est trop facile je vous dis ouais je suis pour l'unité mais en même temps tout de suite derrière je fais campagne pour quelqu'un d'autre bon bah il y a un moment c'est pas totalement peut-être que des fois je sens bien que c'est dur de de faire passer la sincérité politique mais peut-être je vous demande juste de croire un truc sur ma sincérité c'est qu'il y a un truc qui est le fil conducteur de mon engagement politique c'est ce besoin de rassemblement et je ne crie pas unité à tout moment parce qu'il y a des fois où il n'y a pas forcément cet impératif

2:18:09
Présentateur

sur la question ukrainienne par exemple

2:18:10
Elsa Faucillon

ouais non mais ce que je veux dire par là c'est qu'il y a des moments où en vrai que des listes se présentent séparément ça peut avoir du sens si on sait qu'il n'y a pas ce risque qui est le risque actuel d'une société préfasciste qui se développe etc dans l'autorité dans un néolibéralisme forcené etc là ce que je vois c'est qu'il y a une situation qui nous oblige à le faire et que donc répondre à cette question aujourd'hui c'est déjà renoncer

2:18:38
Invité

après avoir créé quand même un espoir en 2022

2:18:40
Elsa Faucillon

avec la NUPES avec la NUPES

2:18:43
Présentateur

est-ce que l'union est-ce que l'union aujourd'hui est encore possible

2:18:48
Elsa Faucillon

ah bah oui alors sinon franchement il faut tous qu'on se retourne se coucher et puis je sais pas on prépare on prépare le maquis quoi mais non mais franchement enfin non mais Léa d'après vous comme vous êtes une des chevilles ouvrières de cette union au quotidien vous devez quand même voir un peu ce qui se passe en coulisses notamment et dans les couloirs pourquoi cette union divise autant alors là il me faudrait peut-être beaucoup beaucoup de temps pourquoi elle divise autant bah d'abord parce qu'il y a des logiques bon il y a quand même des logiques d'appareil qui existent très très clairement est-ce que c'est le système institutionnel aussi qui pousse à ça ou pas d'après vous alors il y pousse mais là je dirais il faut qu'on prenne nos responsabilités voilà bien sûr qu'il y pousse il y a plein de choses qui poussent à la division on a un système qui convient pas il faut renverser aussi le calendrier électoral faire les législatives avant les présidentielles enfin il y a plein de choses mais très quand je parle de moi de ma grande crainte actuelle en plus des urgences sur lesquelles on a à répondre parce que forcément là j'ai l'impression de faire aussi un peu de popole l'air de rien quoi mais je suis députée d'une circonscription populaire je vois le nombre de gens qui vont à la banque alimentaire je vois dans l'école où est mon fils qui est l'école de mon quartier il n'y a pas de prof pendant 5 semaines parfois l'hôpital à côté ça va pas donc il y a ces urgences là et puis il y a l'urgence très clairement enfin moi j'ai pas de soucis à dire voilà on est en société pré-fasciste il y a vraiment un risque de fascisation il y a l'extrême droite qui peut arriver au pouvoir donc en fait on prend nos responsabilités donc il y a des logiques d'appareil il y a des désaccords pas réglés parce que en fait c'était bien 2022 c'était très bien parce que ça nous laissait du temps aussi pour pouvoir apprendre à travailler ensemble apprendre à dépasser justement les divergences ou les désaccords qui existent apprendre à développer une culture d'unité parce que ça se développe c'est pas si simple en fait quand vous venez de formations politiques différentes vous avez pas les mêmes mots vous avez pas les mêmes histoires la même culture

2:20:55
Présentateur

le PCF avait une vraie culture d'alliance avec le parti socialiste qui s'est forgé mais ça a été long ça a été des décennies puis il y avait des militants au début qui voulaient pas s'adresser la parole ça a pris du temps Antoine t'avais une question

2:21:04
Elsa Faucillon

est-ce qu'il y a des logiques de personnes ? oui aussi bien sûr puis bon là on va pas se mentir il y a aussi toute la question de 2027 qui sera candidat il y a le nom qu'il faut surtout pas prononcer de Mélenchon qui plane au-dessus évidemment de cette question donc tout ça évidemment que c'est présent aujourd'hui dans les logiques qui divisent l'unité

2:21:26
Présentateur

Antoine ? vous pensez vraiment qu'après la campagne qui va y avoir et le fait que les différents partis de gauche vont quand même pas mal se taper dessus en particulier parce que ce qui a lieu autour des questions européennes des questions internationales c'est quand même les sujets où il y a le plus de dissension entre les parties c'est quand même possible derrière ça de pouvoir se retrouver est-ce que c'était pas finalement un accident de l'histoire récente de cette création de la NUPES ?

2:21:48
Elsa Faucillon

moi je dis que ce sera plus dur c'est pour ça en plus les campagnes c'est clairement des moments quand vous les faites ensemble où justement vous créez du lien aussi entre les militants et les militantes entre ceux qui sont sur les listes et tout donc franchement moi je pense que c'est vraiment j'ai pas envie de dire tout de suite une occasion ratée mais visiblement il faut que je sois lucide ça va se passer ils vont se présenter séparément donc occasion ratée justement de développer cette culture d'unité donc oui ça va être plus dur mais franchement on n'a pas le choix moi je renoncerai pas à ça en tout cas à le faire ensuite pour la présidentielle et puis il faut se le dire quand même il y a quelques-uns des partis politiques ou des premiers responsables des formations politiques de gauche qu'on dit pas aux européennes mais il faudra le faire pour la présidentielle moi je m'appuie aussi là-dessus ils se sont aussi engagés d'ailleurs devant leurs adhérents devant les adhérents de leur formation politique c'est vrai des verts par exemple les verts ont toujours dit aux européennes on part séparés mais il faudra une candidature commune Marine Tondelier le dit il faudra une candidature commune pour 2027 ce que dit aussi Olivier Faure à plusieurs occasions ce que ne dit pas

2:22:56
Présentateur

Fabien Roussel

2:22:57
Elsa Faucillon

ce que ne dit pas Fabien Roussel moi je suis têtu je disais qu'être communiste c'est être déter on va continuer non mais c'est vrai c'est pour ça qu'aussi c'est aussi un message envoyé à celles et ceux qui aspirent à l'unité en fait cette question elle est une question politique aujourd'hui elle est une question politique qui se relie à toutes les urgences en termes de climat de démocratie d'urgence sociale c'est à dire que si on veut à un moment pouvoir gagner sur les périls qui nous guettent il y a à mon avis une condition importante c'est la question de l'unité donc il faut des militants et des militantes de l'unité pour leur foutre la pression en fait il faut leur foutre la pression aux personnalités politiques qui aujourd'hui refusent cette unité

2:23:43
Présentateur

Elsa Fossion vous êtes une militante de la cause palestinienne de longue date est-ce que la parole aujourd'hui du parti communiste de Fabien Roussel sur Gaza sur la question palestinienne vous convient ?

2:23:58
Elsa Faucillon

alors d'abord quelques mots parce que je peux vous me posez la question sur Gaza donc je ne peux pas juste parler de comment Fabien Roussel parle de Gaza d'abord dire vous voyez tous les images vous voyez tous les chiffres vous voyez tous les visages même si on ne les voit pas assez ils ne sont pas assez humanisés mais en tout cas vous voyez tous la situation qui se déroule sous nos yeux à Gaza donc moi j'ai envie aussi de vous inviter à venir à toutes les initiatives qui se tiennent il y a des manifestations qui ont lieu tous les samedis partout dans le pays et il faut qu'on pousse notre pays et notre président de la république à des actes il y a eu une petite évolution dans le langage on le voit parce que et c'est vrai de plein de dirigeants occidentaux parce que les opinions elles font bouger les dirigeants et donc les opinions elles elles voient qu'il y a un massacre qu'il y a un génocide qui est en cours et donc elles disent ça doit s'arrêter et ça il faut que nos dirigeants puissent entendre et bien pareil qu'il y a une opinion qui est forte qui a le coeur avec les gens à Gaza et donc que c'est utile de se mobiliser pour ça donc il y a des manifs il y a des associations etc franchement allez-y quoi et la deuxième chose c'est que c'est vrai que le combat pour la liberté des palestiniens et des palestiniennes il est un combat de très longue date pour les communistes c'est ce qui nous pousse à être très en lien on a des villes qui sont jumelées avec des villes palestiniennes c'est le cas de Gennevilliers et c'est le cas de Colombes récemment c'est pour ça qu'on avait déposé aussi une proposition de résolution pour reconnaître le régime d'apartheid israélien et donc moi c'est vrai que j'ai eu à certains moments en tout cas le sentiment que peut-être Fabien Roussel était en deçà de la parole communiste habituelle sur la question de la Palestine je remarque que son séjour en Cisjordanie a peut-être un peu fait bouger les choses donc j'ai envie de dire tant mieux mais c'est vrai que voilà pareil je crois que ça a été le moment où la division a été actée en fait l'après 7 octobre la division NUPES a été actée en fait après le 7 octobre

2:26:14
Invité

alors

2:26:15
Elsa Faucillon

il y en a qui étaient aussi très ravis de cette division et qui quelque part ont accéléré ça a accéléré la division

2:26:23
Présentateur

ils l'ont vu comme une aubaine

2:26:24
Elsa Faucillon

mais en tout cas s'il y a bien peut-être un endroit où ça peut pas servir de prétexte à nos volontés de démarcation de distinction les uns par rapport aux autres franchement quand il y a cette situation là on peut pas jouer à ça donc moi quand Fabien Roussel là pour le coup il dit des mots qui me conviennent mieux je vais pas faire celle qui d'un seul coup pour se faire Fabien Roussel parce qu'on a des désaccords internes je vais me livrer à ça si c'est mieux tant mieux pareil je souhaiterais que le PCF soit signataire des appels aux manifestations parce qu'on a toujours participé très activement au collectif pour une paix juste et durable ça fait des années qu'on y participe qu'on a toujours été moteur dans ce collectif qui est à l'initiative là ça fait plein de fois qu'on signe pas pour moi c'est la honte quand on signe pas

2:27:16
Présentateur

vous parliez tout à l'heure de culture politique qui dépasse et qui transcende les partis quelle est fondamentalement la différence ou les différences de culture entre le parti communiste et la France insoumise c'est la démocratie interne c'est le fait qu'il y a des congrès au PCF et pas à la FI alors d'abord

2:27:31
Elsa Faucillon

il y a des très vieilles histoires de cultures politiques très différentes enfin il y a des communistes les Lambertistes les Trotskistes enfin bon c'est des très très vieilles histoires c'est grand le communiste c'est une grande famille

2:27:41
Présentateur

c'est toujours les réunions de familles qui sont rouleuses mais c'est une grande famille

2:27:44
Elsa Faucillon

mais qui marquent des longues histoires qui se transmettent aussi donc bon en fait elles ont peut-être une vieille histoire mais elles ont souvent des actualités très présentes parfois méconnues par des jeunes générations quoique mais en tout cas elles ont des histoires je ne sais pas si c'est une différence enfin oui il y a une différence de culture moi la différence que je vois aujourd'hui oui il y a la question de la démocratie interne tout à l'heure justement Léa vous m'interrogiez aussi sur le côté poussiéreux la grosse machine il y a aussi ses avantages à la grosse machine et là parfois un peu poussiéreux c'est-à-dire le fait que justement on a un cadre démocratique ça n'a pas toujours été le cas au PCF mais aujourd'hui on a un cadre démocratique qui moi me convient plutôt bien je suis parfois en désaccord avec les décisions majoritaires mais il y a des décisions majoritaires il faut le dire donc on sait sur quoi on s'appuie on sait là où sont les lignes de fracture je vois bien qu'il y a des camarades à l'AFI ils ne sont même pas capables de dire si c'est une ligne de fracture puisque ça n'est pas dit dans il n'y a pas l'espace il n'y a pas l'espace pour pouvoir le vérifier après enfin moi je ne suis pas là c'est un peu sur Twitter que ça se passe je ne suis pas membre de l'AFI donc je ne suis pas là pour faire enfin voilà le procès du manque de démocratie interne à l'AFI France Insoumise mais ça manque par exemple quand on avait le cadre unitaire NUPES le fait qu'il n'y ait pas de démocratie interne ou pas suffisamment de démocratie interne à l'AFI ça manquait dans ce cadre unitaire

2:29:07
Présentateur

c'était compliqué les discussions

2:29:09
Elsa Faucillon

parce que vous ne savez pas avec qui vous parlez vous ne savez pas quelles sont les lignes justement de convergence au sein de un port de force aussi ben exactement donc ça c'est vrai que ça a été ça a été un truc assez compliqué mais moi j'ai plutôt envie de regarder non pas par trop d'optimisme c'est pas trop ma nature mais tous les points aussi qui en fait ont été très simples en termes de convergence entre entre partis politiques représentants militants mais aussi plus largement familles politiques en fait pendant un an on a fait des intergroupes NUPES où en vrai il y a plein de trucs qu'on réglait hyper facilement tout à l'heure vous citiez le cas des votes ukraines ben en vrai on a fait des votes très différents puisque les socialistes et les écolos ont fait un vote pour et l'AFI et nous on a fait un vote contre mais si vous écoutez en fait les interventions

2:30:01
Présentateur

c'était très proche

2:30:02
Elsa Faucillon

on racontait la même chose et moi je crois que si on avait eu l'intergroupe NUPES on aurait été capable de caler notre groupe ensemble

2:30:07
Présentateur

vous pensez ?

2:30:08
Elsa Faucillon

ouais

2:30:08
Présentateur

sur un vote ?

2:30:09
Elsa Faucillon

ouais parce qu'en fait il fallait simplement dire il fallait simplement bah ouais

2:30:15
Présentateur

sur la question ukrainienne

2:30:15
Elsa Faucillon

sauf que s'il y avait l'intergroupe NUPES je sais pas si on en serait là sur les européennes bon donc on peut faire de la politique avec des six c'est toujours un peu compliqué mais en tout cas ce que je veux dire c'est que nos votes auraient pu avoir plus de proximité ça c'est sûr parce que en fait on répondait pas à la même question ou une abstention non mais on répondait pas à la même question on a pas pris on a pas pris le même angle pour pouvoir répondre de lecture pour pouvoir répondre à la question je pense que nos quatre groupes sont pour une aide à l'Ukraine nos quatre groupes voient bien qu'il faut accueillir encore des Ukrainiens qu'il faut mieux les accueillir non mais

2:30:47
Présentateur

le diable est dans les détails typiquement dans ce genre de truc sur des déclarations c'est extrêmement compliqué

2:30:52
Elsa Faucillon

et y compris même à la FI il y a eu des bougées sur la manière d'aborder la question depuis le démarrage ils disent plus la même chose et je pense à Jean-Luc Mélenchon il dit plus totalement la même chose sur Ukraine-Russie aujourd'hui qu'il ne disait il y a un an et demi ou en 2022

2:31:07
Présentateur

NUPES ça marchait quoi

2:31:08
Elsa Faucillon

je crois que ça a des effets positifs

2:31:12
Présentateur

Léa ?

2:31:13
Elsa Faucillon

Est-ce que finalement parce qu'on voit que le peuple de gauche veut l'union ça c'est incontestable j'en parlais encore récemment avec des chevilles ouvrières du printemps marseillais qui me disaient que les marseillais et les marseillais étaient devenus manifester devant la mairie pour qu'il y ait un accord sur l'union donc on sent qu'il y a quand même quelque chose de très fort est-ce qu'on peut se demander est-ce qu'on peut imaginer que finalement l'union de la gauche se fera en dehors des pardon des instituts des partis politiques des appareils existants des appareils existants en fait est-ce qu'on va dépasser ces appareils avec peut-être une nouvelle formation qui émergerait et qui pourrait englober qui de l'AFI qui du parti communiste qui du PS et qui des Verts aussi alors je l'ai pensé pendant un temps parce qu'avec l'expérience par exemple du Big Bang alors le Big Bang c'est un truc qu'on avait initié avec Clémentine Autain et avec d'autres en 2019 après les européennes de 2019 parce qu'en 2019 nous le constat qu'on fait c'est qu'il y a les gilets jaunes il y a un grand mouvement

2:32:18
Présentateur

si ce qu'à l'époque parlait de l'union c'était pas commun non non non mais

2:32:21
Elsa Faucillon

nous ce qu'on a vu c'est la séquence où il y a les gilets jaunes il y a plein de trucs qui s'expriment et des revendications sociales et démocratiques et écologiques d'ailleurs qui s'expriment dans la société puis derrière les européennes de 2019 où la gauche et donc on s'est dit c'est bien résumé je pense qu'on va avoir le même résumé et donc on se dit il y a un moment il faut qu'on cherche à casser tout ça et on a bien vu qu'en réalité les appareils bloquaient aussi beaucoup cette perspective d'unité donc moi je suis pas sûre qu'on puisse complètement pour le dire comme ça leur tordre le bras ce que je crois c'est qu'il faut certainement un truc un peu un peu entre les deux il faut à la fois des personnalités dans les partis politiques et en dehors des partis politiques qui vont militer et créer des espaces pour cette unité mais je crois quand même qu'il faut avoir comme en ligne de mire le fait de c'est pas forcé mais amener les appareils politiques à cette unité je pense qu'on en aura besoin en réalité et que en fait s'ils n'y sont pas du tout en fait en permanence ils vont venir quelque part s'affronter à ça je vais peut-être aller plus loin mais si on doit à un moment décider d'une candidature commune pour 2027

2:33:43
Présentateur

il va falloir à un moment trouver une méthode

2:33:44
Elsa Faucillon

il va falloir une méthode et franchement je vois pas comment on fait complètement

2:33:47
Présentateur

la primaire populaire

2:33:48
Elsa Faucillon

alors j'ai le sentiment qu'il faut plus parler de primaire que le mot fait flipper tout le monde le mot fait hurler Jean-Luc Mélenchon je comprends mais il faudra bien un truc pour décider je sais pas appelons le le truc pour décider

2:34:00
Invité

un congrès

2:34:01
Elsa Faucillon

voilà mais il faut bien quelque chose qui va permettre qu'on décide parce qu'on peut pas dire soit il y a quelqu'un qui s'autoproclame soit il y a d'autres qui à 4 s'autoproclament il faut qu'on trouve une méthode qui permet à la fois de trancher et de mobiliser

2:34:18
Invité

c'est pas une primaire c'est quoi ?

2:34:20
Elsa Faucillon

non non en fait on a dit un truc pour décider mais non mais en fait moi ce que je crois c'est d'abord il faut quand même parler du quoi on dit toujours il faut parler du quoi avant du qui c'est ce qu'il y avait

2:34:30
Présentateur

avec la primaire populaire j'en étais donc je me fais un peu l'avocat il y avait le quoi

2:34:34
Elsa Faucillon

moi ce que je crois c'est qu'il faut il faut une c'est vrai ça tu l'as dit l'autre jour pardon excusez-nous Elsa non mais c'est et puis franchement c'est quoi 450 000 c'est pas mal 450 000 on n'y croyait pas très fiers on n'y croyait pas la primaire on peut penser à celle du PS ou de la droite où il y a eu 2 millions 4 millions etc c'est quand même aussi des moments de mobilisation donc moi en tout cas ce que je pense c'est qu'il nous faut à la fois un espace une plateforme programmatique de projets etc et je crois pas non plus à un truc juste pour déterminer un beau casting je voilà on peut pas se retrouver avec un truc où il y a un valse et un amon quoi pour le dire comme ça non mais pour que ce soit très clair

2:35:19
Présentateur

c'est un bon exemple que vous prenez c'est typiquement le truc qu'il faut pas faire

2:35:21
Elsa Faucillon

voilà moi je crois qu'il faut pas

2:35:23
Présentateur

donc déjà

2:35:24
Elsa Faucillon

il y a tous les trucs on est au moins d'accord sur un

2:35:26
Présentateur

c'est pour ça que je vous redis qu'un Gluckspan et un Jean-Luc Mélenchon moi j'ai beaucoup de mal à l'imaginer

2:35:30
Elsa Faucillon

mais c'est pour ça qu'il faut d'abord un quoi donc il faut un engagement sur une plateforme et à partir de cet engagement sur cette plateforme il faut une sorte de pacte aussi et à partir de là une manière de désigner

2:35:43
Présentateur

ou une sorte de physio à l'entrée qui dit bah toi t'as pas le droit de rentrer et voilà

2:35:46
Elsa Faucillon

et peut-être avant ça il faut une volonté et avant ça il faut une volonté d'y aller donc on a tout ce chemin là à faire donc il faut le commencer à mon sens très très vite

2:35:55
Présentateur

dernière question Antoine mais justement dans votre parce qu'on a bien compris que vous vouliez l'union de la gauche mais elle s'arrête où la gauche c'est à dire que parce qu'il y avait quand même des débats sur le périmètre de la gauche et des Bernard Cazeneuve il est docteur

2:36:10
Elsa Faucillon

bon d'abord ce que je crois c'est qu'il faut éviter de retomber dans ce truc de gauche irréconciliable qui globalement nous emmène quand même assez droit dans le mur donc ça

2:36:22
Présentateur

c'est Valls qui avait inventé ça

2:36:23
Elsa Faucillon

ouais et c'est quand même le truc qui fait en sorte de nous marginaliser et qui nous divise donc j'ai toujours du mal en termes de personnes à faire le périmètre comme ça à l'avance de dire Bernard Cazeneuve n'en est pas Carole Delga n'en est pas etc c'est pour ça que je parle du quoi avant le qui en gros c'est à dire que moi ce que ce que j'ai apprécié et ce que je continue d'apprécier dans ce qu'on a commencé à construire avec la NUPES parce que pour moi la NUPES c'est pas non plus l'alpha et l'oméga de l'unité il y avait plein d'autres trucs à poursuivre il n'y avait pas de citoyens là dedans il n'y avait pas de place pour les militantes et les militants c'était un truc d'appareil globalement

2:37:03
Présentateur

ce qui a permis de se faire en deux semaines

2:37:04
Elsa Faucillon

et encore même pas d'appareil de député finalement

2:37:07
Présentateur

oui oui c'est vrai

2:37:08
Elsa Faucillon

donc on n'était vraiment pas au bout du chemin mais en tout cas il y a un truc qui me va c'est quand même que c'est un rassemblement de gauche sur des bases alors c'est pareil c'est toujours vraiment à gauche de gauche de transformation sociale de radicalité en tout cas il y a des sujets qu'on n'évitait pas on n'a pas évité de parler des violences policières on n'a pas hésité à parler de ce que vivent les gens dans les quartiers populaires parce qu'ils peuvent vivre en ruralité etc il y a plein de sujets en tout cas qu'on a traités abordés et moi ça il y a un truc qui est sûr c'est que l'unité elle ne se fera pas en bradant tous ces sujets là voilà en essayant d'avoir une sorte de consensus mou pour arriver à l'unité parce que ce que je crois c'est que les gens qui aspirent à l'unité le peuple de gauche qui aspirent ils aspirent aussi à ces ruptures là pour pouvoir répondre au péril donc voilà si c'est pour répondre clairement à la question c'est pas en termes les personnes parce que franchement je pense qu'en plus j'en casse neuf tout le monde à peu près s'en fiche donc on va peut-être pas se focaliser là-dessus et ça sert bien aux autres à nous diviser mais regardons plutôt comment sur ces bases là en tout cas de gauche on peut faire on peut faire un vrai chemin ensemble et gagner parce qu'en fait c'est quand même l'objectif quoi

2:38:22
Présentateur

Merci beaucoup Elsa Fossillon d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Vexit Merci beaucoup je vous laissais quitter le plateau Elsa Fossillon on va simplement conclure cette émission les amis et ensuite on va vous rendre à votre soirée j'espère que ça vous a plu les copains ça va bien vous ça m'a fait plaisir de vous retrouver ça m'a vraiment fait plaisir de vous retrouver c'est très très cool docteur Bristiel merci c'était très cool on va quand même trinquer une bière pour fêter ton doctorat bravo à toi encore une fois ouais grave bravo Antoine Bristiel docteur en sciences politiques depuis quelques jours mais du coup tu vas devenir quoi tu sais si tu vas bosser quelque part mettre de conf t'as déjà des infos ou t'en sais rien comme tous les docteurs précaires le précaria s'ouvre à toi le docteur c'est une première étape mais avoir un poste on en reparle dans 15 ans ouais c'est ça écoute on prendra tes nouvelles et tu nous diras où t'en es dans ta recherche Léa je rappelle ton dernier livre Au revoir Simone Au revoir Simone un livre fiction qui propose le féminisme comme idéologie structurante et ça c'est cool il vient de sortir il vient de sortir et vous pourrez l'acheter le 26 mars prochain quand vous serez là avec nous pour boire des coups après la première de Backseat le film prenez vos places et venez on se retrouve le 26 Malek où est-ce qu'on te retrouve mon bro ?

Le 26 mars avec toi déjà dans un premier temps ça va être trop bien et on me retrouve sur Youtube et toutes les plateformes de podcast avec autour de moi le premier podcast où je demande à mes invités de ne pas parler d'eux mais de parler de ceux qui sont autour d'eux dernier épisode Malik Bentala qui a rencontré un succès que je n'aurais pas espéré et le prochain épisode je vous dis pas avec qui mais c'est jeudi prochain c'est jeudi prochain on l'écoutera

2:40:04
Elsa Faucillon

j'ai une toute petite annonce à faire

2:40:05
Présentateur

ah Léa vas-y t'as une annonce

2:40:06
Elsa Faucillon

vraiment en avant-première je voulais vous faire cette surprise Popol organise un événement avec ASMR Politics le 26 mai what the fuck exactement un événement what the fuck il n'y a pas plus d'éléments pour le moment mais je voulais juste convier évidemment toute la team on a fait en sorte que ce soit pas un jeudi soir

2:40:27
Présentateur

c'est sympa de votre part donc ce sera le 26 mai

2:40:30
Elsa Faucillon

au point éphémère et je voulais vous faire cette annonce

2:40:32
Présentateur

26 mai au point éphémère et bah écoutez on va noter ça dans notre agenda et puis on a hâte d'en savoir plus à suivre sur les réseaux sociaux de Léa Chamboncel chers amis on se retrouve le 26 mars prochain au MK2 Bibliothèque prenez vos places venez regarder avec nous la première de Backseat le film merci du fond du coeur c'est la fin de cette émission ciao bye bye

BACKSEAT - S03E17 - Avec Charles Villa & Elsa Faucillon — Elsa Faucillon · Pourquijevote