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InterviewLCI (sur YouTube)· 13 avril 2023 30 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Emmanuel Macron fait-il le jeu de Pékin ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Macron, vos récents propos sur la Chine et Taïwan ont-ils compliqué les débats sur l'autonomie stratégique de l'Europe ?

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Comment réagirait la France en cas d'invasion de Taïwan par la Chine ?

  • 1:00OuverteÉludée

    Comment réagissez-vous aux propos de Donald Trump qui vous accuse de lécher les bottes de la Chine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Nous n'avons pas suffisamment d'impact sur le théâtre mondial. »
  • 0:20Emmanuel MacronFait
    « L'Europe doit s'exprimer d'une voix forte sur le plan géopolitique. »
  • 0:40Emmanuel MacronFait
    « Nous sommes pour le statu quo et elle est constante cette politique elle n'a pas changé. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vous avez parlé ensemble de souveraineté d'autonomie européenne je voulais savoir Monsieur Macron si vous récent propos sur la Chine et Taïwan positionnement de l'Europe dans ce contexte a été de nature à compliquer ou pas les débats sur sur l'autonomie stratégique de l'Europe notamment vis-à-vis de la Chine je voulais savoir une question pour l'un et l'autre comment réagirait la France les Pays-Bas et l'Europe en cas d'invasion de Taïwan par la Chine et puis peut-être une question personnelle pour Monsieur Macron concernant les déclarations de Monsieur Trump qui vous accuse de disons léché les bottes pour prendre une traduction polie de la Chine comment vous réagissez à ce à ces propos de l'ex-président républicain merci [Musique] continue que nous devons faire partie d'une Europe résiliente et que l'Europe doit s'exprimer d'une voix forte sur le plan géopolitique comme je le dis de temps en temps il ne faut pas que l'Europe soit un terrain de jeu mais que soit un acteur nous n'avons pas suffisamment d'impact sur le théâtre mondial et il est évident que nous devons adopter cette même attitude vis-à-vis de la Chine qui joue un rôle de plus en plus affirmatif on le voit dans la mer de la Chine du Sud nous le voyons dans le cas de Taïwan et je pense que l'Europe de plus en plus consciente de ces évolutions regardez ou écouter plutôt la déclaration de Madame vanderley sur ce sujet au cours des dernières années on met l'accent sur notre résilience et lorsqu'il s'agit de matières premières il faut être moins dépendant et puis il y a également la protection de nos technologies à valeur ajoutée et en tant que Europe nous devons choisir pour nous-mêmes mais il est évident qu'il est tout aussi important de réaliser que nous avons également des liens assez étroits avec les États-Unis et ce pour des raisons tout à fait bonnes c'est un partenaire essentiel lorsqu'il s'agit de protection de liberté mais l'Europe doit également être capable du point de vue autonomie stratégique de se développer avec d'autres partis du monde autrement dit l'Europe ne doit pas être terrain de jeu mais doit être un joueur je pense que tous les deux nous d'accord là-dessus je me souviens que j'avais fait un discours à Zurich en 2019 et le président Macron m'a appelé et m'a dit voilà un autre exemple on peut à partir de différents angles réfléchir de manière similaire à un même sujet donc cela remonte par exemple à 2019 c'est par conséquent une preuve de plus que de manière cohérente nous allons de la banque je pense que en effet l'autonomie stratégique européenne n'est pas simplement un concept c'est en train de devenir une réalité à la fois politique et en acte c'est ce que nous sommes en train de de construire tout son ensemble et donc nous avons cela à faire pour nous-mêmes et vis-à-vis de l'extérieur c'est d'ailleurs au titre de cette autonomie stratégique il nous faut préserver l'unité de l'Europe vis-à-vis de la Chine c'est pourquoi nous avons d'ailleurs l'un et l'autre constamment défendu une approche unie vis-à-vis de la Chine en récusant des formats de division le fameux 17 plus un ou d'autres et en défendant une approche unie j'avais pris l'initiative en 2019 d'associer à l'époque la chancelière Merkel et le président Juncker et là de proposer qu'on est un format trilatéral avec la présidente à l'occasion de cette visite ce qui est la meilleure démonstration d'unités de notre Europe ensuite vis-à-vis de la région nous avons une unité et notre autonomie stratégique se déploie à travers la stratégie indopacifique que nous avons adopté en européen et que d'ailleurs nous rappelons et soutenons l'un et l'autre compte tenu de nos histoires dans cette région à travers la déclaration commune l'occasion de cette visite nous sommes tous deux et c'est la politique européenne pour un ado Pacifique ouvert et à cet égard la position de la France et des Européens et la même sur Taïwan nous sommes pour le statu quo et elle est constante cette politique elle n'a pas changé c'est la politique d'une seule Chine et la recherche d'un règlement pacifique de la question c'est ce que j'ai dit en tête à tête au Président c'est ce qui a été redit partout nous n'avons pas changé par ailleurs sur ce sujet je peux vous dire pour avoir parlé au président Biden avant mon voyage en Chine que celui-ci à titre personnel a une volonté qui est d'éviter tout escalade dans des pays des tensions actuelles et nous avons chacun notre approche de la Chine mais nous partageons une vision commune d'un ado Pacifique ouvert là aussi avec les États-Unis de la navigation est libre et la coopération possible et quand j'entends certains qui doutent de la clarté de la France sur ce sujet je les invite quand même à regarder que ces derniers jours ont vu la frégate Prayal passait justement dans les eaux qui étaient prévues et dans la région et démontrer clairement notre engagement pour un ado Pacifique ouvert sans provocation sans escalade avec respect avec clarté simplement je ne participe pas de l'escalade verbale qui peut exister chez certains qui consisteraient à faire de toute urgence pour nos politiques en quelque sorte soit de la politique fiction consistant à nous demander qu'est-ce qui se passe si ce qui est le meilleur manière que ça arrive soit de multiplier les provocations et donc oui la France ne soutient pas les provocations ne soutient pas la politique fiction et considère que le statut quo le respect et la clarté et le meilleur allié de l'autonomie stratégique européenne et de notre vision des choses c'est pourquoi je ne participerai pas aux commentaires et n'aurait rien à dire sur les phrases de l'ancien président Trump parce que ils participent de cette escalade qui est recherché par certains quand il était Président je ne commentait pas ses phrases je ne vais pas le faire maintenant qu'il n'est plus président de vous revoir [Musique] pour cette mise au point d'Emmanuel Macron on va la commenter donc dès maintenant parce qu'évidemment et on va en prendre la mesure tout à l'heure avec Quentin berrichelle cette petite phrase sur Taïwan a eu un écho un impact considérable et disons-le un écho largement négatif on va entendre effectivement ce qu'on a dit Donald Trump puisque c'était au cœur de la question de notre confrère et qu'Emmanuel Macron il a répondu sans y répondre on va voir aussi quels sont les autres critiques et donc on va parler de cette mise au point d'Emmanuel Macron avec autour de la table pierre servant bonsoir pierre bonsoir éditorialissiopolitique TF1 LCI avec Sylvie Kaufman bonsoir Sylvie vous étiez éditorialiste c'est directrice éditoriale au monde et votre billet votre chronique du Monde daté de demain est consacré justement à cette question de l'autonomie stratégique mais l'autonomie stratégique c'est la vision d'Emmanuel Macron à long terme et au sein de cette vision il y a eu ses propos sur Taïwan qui ont suscité ces critiques parce que redisons le il a semblé dire Emmanuel Macron qu'en cas d'opération militaire chinoise contre Taïwan il ne serait pas la France ne serait pas automatiquement aligné sur les États-Unis les États-Unis ont laissé entendre qu'ils interviendraient militairement pour défendre Taïwan on a cru comprendre des propos d'Emmanuel Macron que la France ne serait pas automatiquement aux côtés des États-Unis et il n'a pas d'une certaine manière clarifier clairement sa position sur ce point puisqu'il a dit je refuse de faire de la politique fiction mais vous allez commenter tout cela avec nous également Vincent Huchet bonsoir Vincent bonsoir remporter à essayer et je salue également Jean-Claude Jean-Claude baujour vont sur Jean-Claude avocat président du Forum transatlantique bien vous avez entendu Emmanuel Macron y a-t-il pour vous clarification ou pas est-ce qu'il a levé le doute sur la détermination française en cas d'opération militaire chinoise sur Taïwan parce que c'était ça encore une fois le sujet de la polémique qui a suivi ses propos au-delà encore une fois de l'exigence pour lui d'autonomie stratégique en clair de défense européenne qui c'est vrai n'est pas par ailleurs partagé par tous les mondes de l'Union européenne ou un sans faut on pense à Pologne à la Pologne on pense à l'Allemagne pierre est-ce qu'il a répondu non j'ai pas de sentiment qu'il a plutôt esquiver cette cette ambiguïté qui était ressortie de son précédent propos ou il donnait le sentiment un peu de se laver les mains de cette question et d'une certaine façon de renvoyer un peu dosados les Chinois et les Américains en cas de confrontation c'est c'est une extrême complexité je trouve de commenter les déclarations du président Macron hier sur la Russie avant le conflit et puis au début du conflit vis-à-vis de de Poutine et encore aujourd'hui si on prend un certain nombre de ces déclarations et qu'on les met vraiment à plat décorréler du contexte de l'analyse psychologique du rapport de force de la posture du rapprochement très très fort entre la Chine et la et la Russie il y a des tas de choses qui sont tout à fait acceptables le fait de parler d'autonomie stratégique de l'Europe il le fait depuis très longtemps il a eu raison de le faire dès 2017 dans ses grands discours fondateurs et d'une certaine façon quand on lit ses discours historiques sur l'Europe et qu'on regarde ce qui se passe aujourd'hui il a raison il a eu raison d'appeler à l'époque le président Trump était le le maître de l'administration américaine et donc effectivement il y avait une écoute plus forte en Europe en se disant mais ce président américain finalement le lien avec les États-Unis peut être fragilisée par la personne la personne au pouvoir et donc il y avait un regain autour de l'idée des Européens effectivement ça a été rappelé par Ruth comme paroles Macron ne soyons pas un terrain de jeu mais soyons des acteurs donc tout ça est pertinent autre chose que je trouve pertinent d'une façon générale c'est le fait de ne pas suivre toujours nos amis américains nos amis et alliés américains dans l'esprit croisade ils ont croisades un peu facile parfois ils l'ont eu notamment en 2003 sur le sur le sur le sur l'Irak sur l'invasion de l'Irak et parfois il y a des propos qui sont moins comment dirais-je mesuré ou équilibré que ce que les Européens voudraient donc tout ça n'est pas de mauvaise loi sauf que le président Macron un talent pour communiquer à content à contre époque et à ne pas tenir compte des réalités géopolitiques avec Poutine quand il parlait de l'humiliation de la Russie c'était complètement hors de saison puisqu'on avait une Russie qui est écrasait l'Ukraine et qui humiliait quand il parlait de garantie de sécurité pour la Russie on parle pas de garantie de sécurité pour l'attaquant et pour le violeur quand vous avez un pays qui est attaqué qui est en train de se faire violer c'est complètement hors de saison sur le plan du principe général c'est très bien d'une milliers de personnes sur le plan du principe général de parler d'une architecture de sécurité européenne tout le monde est d'accord autour de ce plateau mais il a contretemps et là c'est un peu la même chose il a une posture comme si la Chine n'était pas responsable de la logique de bloc qui dénonce par ailleurs comme si la Chine n'avait pas une position très militariste et très belliqueuse en mer de Chine méridionale comme si le Président si depuis qu'il a été élu tient des propos extrêmement agressifs et que il y a en permanence une mobilisation de la marine notamment chinoise dès que quelque chose ne lui convient pas donc je dirais c'est ça c'est ce temps et ce contre-temps qui pose problème parce que il a des bonnes idées et il plombe lui-même à mon sens par ce manque de de pédagogie de de sens politique à propos et de sens de la de la capacité de réceptivité des autres et donc moi ce qui menave profondément je terminerai là-dessus c'est que sur des bonnes idées sur une capacité française ancienne de la diplomatie française qui a mon sens est remarquable notamment sur les questions européennes il arrive à casser tout ça et à fédérer le clan des hostiles ou de ceux qui finalement veulent retomber dans une certaine facilité par rapport aux Américains et à tout dernier mot quand il parle de l'autonomie stratégique européenne une réalité elle est en devenir elle est en devenir pour le coup sur ce qui se passe en Ukraine il y a une réalité c'est que si les Américains demain disent ah bon vous êtes autonome sur le plan stratégique etc ah bon Très bonne nouvelle on arrête tout bah viens on va voir on va voir un moment de de flottement donc voilà c'est un président et ce qui m'embête c'est que parfois sur le plan intérieur on retrouve aussi alors ça c'est une autre histoire on y viendra peut-être dans le courant de l'émission Sylvie vous avez écouté Emmanuel Macron est-ce que pour vous ceux qui l'ont entendu comme nous leur doute seront levés sur cette question Taïwan alors ce qu'on appelle du rétropédalage grande vitesse d'abord il a mark routeur le Premier ministre néerlandais lui a donné un coup de main en disant nous sommes tous les deux pour une Europe brésilienne vis-à-vis de la Chine n'est pas ne doit pas être interne de jeu donc lui il appuie ce concept d'autonomie stratégique qui vient à la rescousse de son collègue français ensuite vous avez Macron qui là explique tant d'expliquer de revenir sur ses propos dans dans l'interview aux échos et enfin il y a d'autres médias qui étaient là et il y a des phrases importantes par exemple il dit nous sommes pour le statu quo parce qu'on lui a beaucoup reproché pas seulement ce qu'il a dit on lui reprochait ce qu'il n'a pas dit qui était en effet le statu quo pour Taïwan c'est important ça veut dire qu'on ne veut pas que le statut de Taïwan bouge on ne veut pas que la Chine intervienne on veut que le Taïwan reste avec le dans la situation on ne demande pas Taïwan de déclarer l'indépendance voilà mais on ne veut pas que la Chine intervienne militairement c'est ça le statut cette position là est largement partagée en Occident et oui mais la défense du statu quo Macron c'était exprimé laisser planer une ambiguïté et laisser penser que lui voilà et puis ce qui était ce que ce qui était grave aussi et là je pense que il a rectifié un petit peu c'est qu'il renvoyait dos à dos les États-Unis et la Chine sur Taïwan est-ce que je peux rappeler ça déclaration avons-nous intérêt à une accélération sur le sujet de Taïwan non la pire des choses serait de penser que nous Européens devrions être suivi sur ce sujet et nous adapter au rythme américain et à une surréaction chinoise c'est cette déclaration qui laissait entendre que la France n'interviendrait pas forcément de ce serait pas forcément aux côtés de la lit américain en cas d'opération chinoise à Taïwan et c'est cette déclaration qui pouvait laisser entendre aussi qu'il renvoyait dos à dos Washington un rythme américain qu'on devine évidemment excessif et la réaction chinoise qui est également excessive or vous voyez c'est comme quand je parlais de la Russie l'Ukraine pas la même chose les deux les deux acteurs ne sont pas dans la même situation donc là je pense qu'il rectifie un petit peu cette impression et puis alors il introduit donc en parlant de cette frégate française le préalable ça c'est intéressant aussi il faut préciser c'est une frégate française qui se trouvait dans les eaux internationales dans le détroit de Taïwan au moment des manœuvres militaires chinoises parce que pendant à peine quand Macron a quitté la Chine la Chine a commencé à entrepris trois jours de manœuvre d'encerclement de Taïwan qui était une énorme opération d'intimidation en en réaction à la visite de la présidente de Taïwan en Californie donc cette frégate française se trouve dans les eaux internationales et la marine chinoise lui dit détourner des turning vous quitter ses eaux parce que nous sommes en train de faire des des opérations et des manœuvres et les Français et la frégate française apparemment dit non enfin je parle sur le contrôle des experts militaires ici non nous sommes dans les eaux internationales nous avons le droit d'y être et nous y restons et d'y rester donc la France n'est pas non plus un acteur neutre vous voyez et ça je la Emmanuel Macron s'appuie sur le présentateur vous voyez que nous nous n'avons pas de leçon d'engagement à recevoir de quiconque puisque de même qu'il y avait un destroyer américain il y avait une frégate française donc nous nous reprochez pas de sembler être neutre non nous affirmons notre présence nous aussi voilà bon séjour c'est cette impression d’écuids distance entre la Chine et les États-Unis sur la question Vincent de la France ne serait pas aussi fidèle aux États-Unis si les États-Unis devaient défendre Taïwan contre la Chine que les États-Unis sont fidèles à l'Europe pour défendre l'Ukraine contre la Russie sur cette question là est-ce que vous pensez qu'il a clarifié alors d'abord on sait que l'acte de cont n'est pas l'exercice de style favori d'Emmanuel Macron rétropédalage un minima bon le concept même de autonomie stratégique et parfaitement louable c'est un propos qu'on peut tenir devant une conférence d'ambassadeur ou dans le huis clos d'un sommet international très bien mais s'il est le maître des horloges Macron est assez rarement le prince du timing c'est-à-dire que c'était ni le lieu ni le moment de le dire et de le dire comme ça d'ailleurs ça confirme un vieux postulat c'est qu'un acteur politique ne devrait jamais s'exprimer dans un avion je sais pas c'est l'ivresse de l'altitude mais Lionel Jospin sur Jacques Chirac on s'en souvient le vieilli usé fatigué fatale je ne je considère que non parce que pour moi la plus grande faiblesse de son propos c'est cette phrase extraordinaire dont je rappelle le verbatim il s'était fait fort d'avoir gagné la bataille idéologique de l'autonomie stratégique mais l'autonomie stratégique vous savez la paix comme la guerre est un art tout d'exécution l'autonomie stratégique ça n'est pas juste un concept dont on essaye d'imposer l'adhésion à ses partenaires et en l'occurrence pierre il faisait allusion sans l'apport américain quelle aurait été le gain véritable sur le terrain ukrainien d'une administratégique qui est encore à construire parce que contrairement à ce qui apparaît dans ce numéro de duettiste il n'y a pas une lecture de ce concept chez tous les Européens moi s'en fout la Pologne n'en veut pas l'Allemagne n'en veut pas certains des pays baltes n'en veulent pas donc dernier parapluie américain pour eux c'est vital dernière élément oui on peut tous adhérer à cette ambition c'est-à-dire pas de suivi ce me vis-à-vis de Washington bien sûr pas d'alignement et tout mais encore faut-il avoir les moyens de cette ambition là or à l'instant où nous parlons la France pas plus que ses partenaires ne s'est donné ses moyens là d'où l'effet à mon avis assez désastreux de cette déclaration à l'instant T Jean-Claude juste avant de vous entendre je voudrais pour bien mesurer l'impact qu'a eu cette déclaration d'Emmanuel Macron qu'on mesure qu'on entendent justement ces réactions parce que depuis 24 heures il y a eu beaucoup d'autres réactions parfois très virulentes aux États-Unis et on va entendre Donald Trump et c'est pour ça que je voudrais vous entendre aussi Jean-Claude mais aussi en Europe aussi les indispensables avec Quentin berichelle bonsoir Quentin bonsoir David bonsoir d'abord donc Donald Trump oui Donald Trump qui a fait son grand retour hier sur Fox News il est interrogé par le journaliste Tucker Carlson sur la montée des tensions avec la Chine et là écoutez bien il insulte le président de la République alors sans être aussi grossier la presse américaine critique aussi vivement Emmanuel Macron le Wall Street Journal estime que ces commentaires sont inutiles et ça la dissuasion américaine contre la Chine et encourage les Américains à réduire leurs engagements en Europe en Europe justement les mots ne sont pas moins durs en Allemagne par exemple pour le journal build et bien on note que Macron s'agenouille dangereusement devant la Chine le journal Der Spiegel traditionnellement plus modeste pose la question Macron a-t-il perdu la tête il poursuit Macron semble être victime d'une mort cérébrale il s'est laissé envoûter par les Chinois côté politique les critiques fusent également déclaration du député européen conservateur allemand un Manfred Weber je suis assez abasourdi parce que j'ai entendu d'Emmanuel Macron à propos de Taïwan il n'y a pas de juste milieu entre le droit international et les autocrates nous devons renforcer notre alliance avec des Etats-Unis même son de cloche en Pologne pour matteus moraviki le Premier ministre polonais le seul d'ailleurs qui s'est qui s'est exprimé sur le sujet côté occidental Macron s'est trompé d'allier l'alliance avec les États-Unis est un fondement absolu de notre sécurité avant de tacler le chef de l'État sans citer certains dirigeants occidentaux rêvent d'une coopération avec tout le monde avec la Russie et avec certaines puissances d'extrêmement merci Quentin Jean-Claude est-ce que pour vous ce qu'on a entendu d'Emmanuel Macron qui dit j'ai appelé Joe Biden et lui comme moi est avant tout attaché à ce qu'il n'y ait pas de provocation pas de geste d'escalade et qu'il a par ailleurs fait mention de cette frégate française dans les internationales est-ce que ces explications auront convaincu peut-être pas Donald Trump parce que on voit très bien dans quel état d'esprit il est mais les observateurs américains qui avaient jugé que ces propos étaient pour le moins ambiguë non mais je il sera difficile à convaincre dans les médias pour deux autres raisons très simples il est vrai que depuis un certain temps a été remis et bousculé l'accord des deux rives sur la question sinon taïwanaise le statu quo en quelque sorte et depuis l'arrivée de singing au pouvoir en 2012 il est évident que pour le pouvoir chinois et ça s'est vu lors du 19e congrès du Parti communiste chinois l'obsession de Silling ping c'est la Chine qui comprend Taïwan de son côté les Américains sont très claires ils savent deux choses et un certain nombre de rapports le précise e s'il y avait la guerre ça serait évidemment extrêmement difficile pour les États-Unis il y a même des rapports qui disent que les États-Unis seraient perdants donc il y a un effort qui est fait du côté américain pour pouvoir muscler la défense en espérant que la question ne se posera pas donc si vous voulez aujourd'hui c'est presque de la fiction de la part d'Emmanuel Macron d'avancer sur ce sujet parce que précisément les Américains n'ont pas envie d'aller jusqu'à ce niveau de réflexion non mais le pardonnez-moi Jean-Claude de vous interrompre le sujet important c'est est-ce qu'ils ont est-ce que ces propos sont de nature à lever les doutes sur la loyauté la fidélité qu'aurait Emmanuel Macron a engagé la France aux côtés des États-Unis pour défendre Taïwan je pense que c'est comme toutes les crises ça va finir par passer mais c'est vrai qu'il y a un sérieux agacement parce qu'on vit une crise en Europe avec la question ukrainienne et certains Américains moi j'étais en ligne avec des responsables américains qui me disent mais vous comprenez vous avez bien besoin de nous pour régler la question de la guerre en Ukraine et de remettre cette ce ce sujet sur la table était malvenu était à contretemps tout est à cause parce que précisément pour ce que je vous dis le président de la République dit je ne fais pas de politique fiction mais précisément il aurait fallu ne pas en faire la question ne se pose pas aujourd'hui aujourd'hui de la même façon de la même façon que le premier ministre néo le Premier ministre hollandais a rappelé un terme de principe il peut être utile trouver une autre formule mais dit au tout de gauche on n'est pas nous ne serions pas des facto de du côté américain on peut imaginer que ce soit et je peux vous dire que c'est mal pris par les par un syndrome de nos de nos amis tout en reconnaissant il a tué Emmanuel Macron c'est un peu du De Gaulle en disant il est pas question que nous soyons des suivistes et que nous allions directement systématiquement la personne ne conteste ce propos c'est plutôt probablement le timing juste le moment et je vous dis ça n'est pas la tout est fait à Washington pour se dire il faut trouver une solution parce que militairement on ne sait pas si on pourrait gagner et c'est peut-être pas dans les États-Unis en tout cas on remarque les officiels américains eux ont veillé à ne pas accabler la France la presse américaine ou de la côte ouest d'ailleurs aussi et dur les parties républicains et très dur mais on a remarqué quand même que la Maison Blanche et c'est vrai que Emmanuel Macron avait appelé Joe Biden avant un dernier mot oui puis on enchaîne parce qu'il se passe des choses en Russie de l'affrontement armé je crois pas qu'on se situe là dedans et par ailleurs les Européens ne disent pas trop de choses parce que eux-mêmes personnes n'a donné sa position si vous les Européens ils ont aussi un problème c'est que quelle est la position de l'Allemagne quelle est la position de la Grande-Bretagne quelle est la position de l'Union européenne on ne sait pas donc on est quand même dans un dans sa personne n'a vraiment envie de si on veut qu'il y ait une forme de dissuasion est-ce qu'on n'a pas intérêt à laisser penser qu'il y aurait l'union sacrée pour défendre soyons équanimes quand on lit la presse allemande franchement moi je me souviens d'une visite d'un certain Olaf scholls chancelier fédéral en novembre dernier avec une corde d'affaires en solo au grand dépit de Paris et puis n'oublions pas que Angela Merkel en 16 ans est allé 12 fois en Chine donc donner des leçons en la matière c'est quand même un tout petit peu acrobatique qu'est-ce qui est vraiment très vite embêtant c'est que le président français malgré toute sa bonne volonté une intelligence de situation globale offre un cadeau politique diplomatique à Pékin qui renforce la position de la Chine qui n'est pas une puissance d'équilibre et de paix rappelons-nous cette phrase que si Jean Ping a eu lors de sa rencontre avec le président Poutine quand il dit en regardant Poutine nous assistons à des événements extraordinaires comme nous n'en n'avons pas vu depuis un siècle et c'est nous qui les pilons pilotons ensemble et je trouve que là si vous voulez difficulté de la part du président français de comprendre les postures hégémoniques à la fois du russe et du chinois et de prendre ces éléments là et là il offre un un gain que je trouve tout à fait inutile de donner à Pékin plus la petite humiliation comme Poutine qui mentait à Macron en disant oui je vais désarmer et qui faisait bouger deux trois blindés en Biélorussie alors qu'il était en train de renforcer ses forces à kalilingrad et là le président français à peine parti il y a les manœuvres autour de de Taïwan donc notre président manque de cynisme bien il se passe des choses en Russie il se passe des choses importantes et on se demande jusqu'où la société russe va pouvoir tolérer ce nouveau tournevis pour enrôler à tout prix des soldats parce que il y a une loi qui est passée en Quétigny et qui change la donne mais juste avant et pour refermer ce chapitre je voudrais vous offrir une petite pépite vous aimez la télé russe on entend souvent notre ami solovief bien vous allez adorer la télé chinoise quand elle parle de Taïwan Taïwan une tumeur qu'il faudra bien extraire écouter j'ai beaucoup plus mais le fond des propos lui est à peu près du même ressort ou pas très loin bon juste petit souvenir de voilà quelques semaines vous avez un des panélices réputés de la télé russe qui dit quoi il dit ceci en chirurgie militaire il faut parfois amputer le pied pour empêcher la gangrène de gagner toute la jambe vous voyez cette référence à la tumeur au cancer au virus elle est consubstantielle au régime tyrannique et ça nous ramène aussi à ce qui était la rhétorique du pouvoir où tout au Rwanda sur la déshumation et les cancrelats donc oui en l'occurrence qu'il fallait exterminer