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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 5 avril 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueJustice

Jean-Noël Barrot sera demain en Algérie pour renouer le dialogue - On décrypte le monde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous arrivez à avoir des nouvelles de Boualem Sansal ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le parquet algérien a fait appel de la condamnation. Que signifie cette décision ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez à ce dénouement là ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Un certain nombre de membres du comité de soutien ont critiqué la position de l'Élysée. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vu ce que vous dites sur le régime algérien, est-ce que vous retourneriez un jour en Algérie ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'Élysée a décidé de renouer le contact avec l'Algérie. Est-ce que l'Élysée a eu raison ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Camel BenchekFait
    « Nous savons juste que il y a eu une le le parquet par l'intermédiaire du procureur a fait appel de la condamnation à 50 prisons et c'est tout. »
  • 2:15Camel BenchekFait
    « Le parquet a fait appel. Ça signifie que Bouam Sansal condamné à 5 ans de prison du haut de ses plus de 80 ans et malgré son cancer pour une prétendue atteinte à la sûreté de l'État, cette peine là en première instance ne suffit pas au parquet algérien. »
  • 4:30Camel BenchekFait
    « Il se trouve que Emmanuel Macron, le président de la République, s'est entretenu avec le président algérien il y a quelques jours, lui aussi pour renouer le contact, lui aussi pour apaiser les tensions. »
  • 6:30Camel BenchekFait
    « Nous ne voulons pas lâcher, nous voulons aller jusqu'au bout. Nous voulons absolument que Boem soit sur les radios, sur les médias tout le temps et nous ne voulons pas qu'il soit oublié. »
  • 10:30Camel BenchekFait
    « La preuve c'est ce le le fait que le procureur que le parquet pu a pu c'est qu'une partie de l'Algérie ce procureur. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Sud Radio, on décrypte le monde. On décrypte le monde et on parle du sort de notre compatriote Bouelm Sansal, l'écrivain franco-algérien, toujours incarcéré en Algérie visé pour une prétendue atteinte à la sûreté de l'État. Jean-Noel Barot, le ministre des affaires étrangères français sera à Alger demain pour, je cite, renouer le dialogue.

On espère aussi pour obtenir pourquoi pas la grâce de Boulem Sansal. On en parle avec notre invité Camel Benchek. Bonjour.

Bonjour Jean-Marie. Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous êtes vous aussi écrivain franco-algérien.

Vous êtes membre fondateur du comité de soutien international Boualem Sansal. D'abord est-ce que vous arrivez à avoir des nouvelles de Boualem sans salle ? Non non, on narrive pas à avoir de nouvelles de Boem Saal.

C'est totalement opaque. Nous savons juste que il y a eu une le le parquet par l'intermédiaire du procureur a fait appel. de la condamnation à 50 prisons et c'est tout.

C'est tout. C'est tout ce que vous savez. Le parquet a fait appel.

Ça signifie que Bouam Sansal condamné à 5 ans de prison du haut de ses plus de 80 ans et malgré son cancer pour une prétendue atteinte à la sûreté de l'État, cette peine là en première instance ne suffit pas au parquet algérien. Pour le parquet, non, ça ne suffit pas. Et apparemment euh il y a un problème entre les différents clans algériens au pouvoir algérien pour que Boem ne sorte pas et tout indiqué il y a quelques jours qu'une grâce allait advenir et certains clans essayent de bloquer cette grâce.

En tout cas c'est une grâce qu'on peut espérer du président Teboun. Il se trouve que Emmanuel Macron, le président de la République, s'est entretenu avec le président algérien il y a quelques jours, lui aussi pour renouer le contact, lui aussi pour apaiser les tensions qui sont particulièrement violentes entre les deux pays depuis plusieurs mois et pour je cite demander au président Teboun un geste d'humanité. En d'autres termes, lui demander de bien vouloir gratier Bouelem sans sale.

Est-ce que vous y croyez à ce dénouement là ? J'y croyais jusqu'à cet appel de du procureur, mais j'y crois toujours d'une certaine façon. Je j'aimerais que ce soit non seulement que ça arrive très vite, mais que Jean Noël Barreau ramène dans son avion Boem.

Ça, on l'espère de tout cœur parce que il ne peut pas C'est une vraie possibilité. Oui, c'est une possibilité mais on on testera le ce que le président algérien peut faire face au clan qui se dispute la dépouille, si je puis dire, de Boamsen sal. Alors, il faut dire aussi qu'au sein de votre comité de soutien Aboulem Sansal, un certain nombre de membres au placés ont beaucoup critiquer la position de l'Élysée longtemps et celle du qu d'ors jugé beaucoup trop conciliant avec le régime algérien au contraire de ministre de l'intérieur Bruno Retaillot qui lui voulait engager un bras de fer et même une riposte graduée.

Si Jean-Noël Barre demain revenait en avion avec Bouem sans salle, ça voudrait quand même dire que le quedors et l'Élysée ont eu raison de renouer le contact avec la présidence algérienne. Qu'ils aient eu raison, c'est vrai. Mais si Boam Sassal revenait dans l'avion de Jean-Noël Barreau demain, ça ne veut pas dire que l'Élysée et le ministère des affaires étrangères ait eu raison de se comporter de cette façon-là.

C'estàd tout ce qui s'est fait jusqu'à aujourd'hui, c'est le comité de soutien international, la Boam Saint-Sal qui a été jusqu'au bout et qui l'a pas lâché. Et c'est nous qui avons mis le qui avons forcé l'Élysée et Jean-Noël Barre à parler de Boamen sal. Il ne voulait pas en parler au début mais moins que ça et on on a entendu, ça n'est jamais venu directement mais on nous a susuré qu'il fallait être un peu plus coniant et qu'il ne faut pas taper aussi fort.

Qui vous a sussuré que vous tapiez trop fort sur le régime par l'intermédiaire de certaines par par des éditeurs, par le ministère des affaires étrangères, on nous a demandé d'y aller un peu plus molo, un peu plus molo pour sauver Boualem sans sal par exemple si pouvait partir d'une bonne intention pour d'une bonne intention mais c'est pas notre façon de voir les choses. Nous nous ne voulons pas lâcher, nous voulons aller jusqu'au bout. Nous voulons absolument que Boem soit sur les radios, sur les médias tout le temps et nous ne voulons pas qu'il soit oublié.

Il l'a été sur les radios, non pas oublié sur les radios, sur Sud Radio un certain nombre de fois dans les mois qui ont précédé son arrestation pour en parler ici dans les mois qui ont suivi son arrestation aussi, on ne l'a toujours pas oublié et on ne l'oublie toujours pas. Vous êtes vous-même euh Camel Benchek, franco-algérien. Vu ce que vous dites vous-même sur le régime algérien, est-ce que vous retournerait un jour en Algérie ?

Non, je ne suis pas aussi naïf. Je l'ai dit plusieurs fois à Boem. À chaque fois que je lui en parle, je lui ai dit "I faut que tu t'installes en France." Il a réussi à trouver Il était installé en France de facto hein, enfin largement.

Très très Oui, mais il venait il habitait depuis toujours à Baumè à l'est d'Alger. Il venait de temps à autre parce qu'il était invité par les libraires, par les radios et à chaque fois je lui demandais de ne plus y retourner, de rester ici et finalement il m'a dit "Tu exagères. Euh le régime algérien euh m'utilise parce qu'ils disent voilà quelqu'un qui qui nous tape dessus mais comme nous sommes des démocrates, on le laisse parler." Il pensait servir de caution au régime algérien pour prouver pour que ce dernier puisse montrer au monde que il y avait une forme de liberté d'expression sur place.

C'est ce qui s'est toujours passé depuis 20 ans, depuis que Boam Sans sal un peu plus de 20 ans depuis qu'il a publié son premier roman. Votre l'arrestation de votre ami Boulem Sansal vous montre que pour vous il n'y a plus du tout de liberté d'expression en Algérie. El a jamais été il y a jamais eu de liberté d'expression.

Il y avait la sienne jusqu'alors. Oui, la sienne. Et il y a eu avant lui aussi un très grand écrivain qui s'appelait Katab Yassine qui pouvait dire ce qu'il voulait mais la majorité du peuple algérien et la majorité des écrivains ne pouvaient pas dire ce qu'il voulaient.

Malgré tout, c'est aussi votre pays, c'est votre autre pays, l'Algérie euh décider de ne pas y revenir. J'imagine que cela vous pèse énormément. Ah oui, totalement.

Que vous avez toujours votre famille sur place ou des proches ou des amis ? J'ai ma famille qui est sur place. Je c'est c'est une plaie dans mon cœur.

Euh je m'imagine pas ne pas y retourner et pourtant je commence à m'y faire parce que je ne peux pas me retrouver derrière les barreaux. Et vous ne voudriez pas prendre ce risque ? Qu'est-ce qui pourrait faire que la situation évoluerait ?

Sur ce thème-là, je suis désespéré. Sincèrement, je ne crois pas. Ça dure depuis 63 ans, depuis 1962.

Je ne sais pas comment les régimes du sud sont de facto des régimes dictatoriaux. En tout cas, c'est le cas pour l'Algérie. J'ai une dernière question, mais elle est importante.

La France et l'Algérie ont connu les périodes de tension les plus vives depuis peut-être des décennies. quasiment des échanges d'insultes en tout cas venant de certains organes du régime algérien visant la France. L'Élysée a décidé de renouer le contact malgré la volonté d'une riposte graduée du ministère de l'intérieur.

Est-ce que l'Élysée a eu raison de vouloir renouer avec l'Algérie ? Oui. Après tout ce qui vient de se passer.

Oui. Parce qu'il faut bien apaiser les les tensions. Il faudrait que les Mais qui les a déclenché ces tensions ?

Ah pour moi c'est l'Algérie. C'est c'est l'origine de les de les alléger les apaiser parce que parce que nous sommes dans un pays démocratique et un pays qui se respecte. Voilà et il faudrait que l'apaisement arrive et que les deux pays se puissent se respecter et puissent échanger normalement.

Est-ce que vous percevez cette volonté d'apaisement de l'autre côté de la Méditerranée ? Non. La preuve c'est ce le le fait que le procureur que le parquet pu a pu c'est qu'une partie de l'Algérie ce procureur.

Oui mais c'est quand même ça ne vient pas de n'importe où. Si le procureur l'a fait, c'est que il a les autorisations pour le faire. Et en ce qui concerne les relations franco-algériennes, est-ce que vous percevez une volonté d'apaisement au sein de la population algérienne ?

Également de la population, je ne sais pas. Du du pouvoir. Le fait même que le président Tbou n'ait pu discuter avec le président Macran, c'est déjà un bon signal.

La réouverture du chantier mémoriel, c'est ainsi qu'on le dit, la réouverture notamment des archives, les réunions d'historien des deux côtés de la Méditerranée pour continuer à découvrir ce qui est arrivé à un certain nombre de de personnes qui ont été assassinées pendant la guerre d'Algérie. C'est une bonne nouvelle pour vous. C'est une bonne nouvelle mais il faudrait pas que ce soit fait de d'un seul côté.

Il faudrait aussi que les Algériens reconnaissent que les harquy par exemple ont lourdement payé cette période pendant cette sort de d'un certain nombre de disparu. Est-ce que c'est encore un sujet tabou en Algérie ? Non, ce n'est pas sujet tabou.

On en parle là-bas mais dans une seule optique, c'est que la mémoire doit continuer à servir l'Algérie. Et donc le sort des harquis, on en parle comment ? Non, les harquis c'est des traîtres, c'est des collabos.

Il faudrait non seulement les oublier mais en plus les vouer aux gémolonies. Donc ça reste un chantier mémoriel à ouvrir aussi pour vous de l'autre côté de l'Algérie. Oui, des deux côtés.

Il faudrait que l'histoire tranche. Écoutez, merci d'être intervenu ce matin sur Sud Radio. Camel Benchek.

Je rappelle que vous êtes vous aussi écrivain franco-algérien et membre fondateur du comité international de soutien Aboulem Sansal. toujours incarcéré en Algérie depuis la mi-novembre du haut de ses plus de 80 ans et malgré son cancer visé par une atteinte à la visé par une procédure pour atteinte à la sûreté de l'État algérien. On verra s'il revient sain et sauf demain ou plus tard.

En tout cas, nous l'espérons. Merci pour votre invitation. Merci.