Alliances avec LFI, score des Écologistes à Lyon... Le "8h30 franceinfo" de Marine Tondelier
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Bonjour Marine Tandelier. Bonjour et merci de votre invitation. Merci à vous d'être avec nous sur France Info. Après une nuit courte pour tout le monde, je crois. D'une heure.
Bonjour à tous.
Bonjour Paul. Le Rassemblement National, après cette courte nuit, confirme son assise. La France Insoumise perse. Vous allez nous dire quelles leçons vous tirez de ce premier tour, vous la patronne des écologistes. Mais d'abord, hier, vous avez appelé à l'Union à gauche, avec les filles, pour éliminer la droite et l'extrême droite. Donc, quand vous avez semblé prendre vos distances avec Jean-Luc Mélenchon ces derniers jours, quand vous lui aviez dit « ça suffit maintenant », après ses propos sur Jeffrey Epstein, quand vous avez expliqué que vous ne pourriez pas faire alliance comme si de rien n'était avec LFI, est-ce que c'était du bon ?
Ah mais je ne fais pas comme si de rien n'était. Par ailleurs, je ne pense pas que Jean-Luc Mélenchon était candidat au municipal dans aucune ville que ce soit. Et je ne pense pas que les propos qu'a tenu Jean-Luc Mélenchon, qui sont extrêmement choquants, je l'ai dit, je le redirai autant qu'il le faut, je ne pense pas que la tête de liste à Lyon, à Bordeaux, dont plein de villes de France n'auraient pu tenir ce genre de propos. Vous distinguez l'homme de son parti ? Oui, ce qu'on devrait faire dans tous les partis, même si c'est peut-être plus compliqué dans certains partis que dans d'autres, car certains se rendent omniprésents.
Ce que je vois aussi, c'est une chose très simple, moi on m'a appris, je suis un peu vieille France, mais on m'a appris qu'au premier tour, on choisissait, et qu'au deuxième tour, on éliminait.
Donc au premier tour, nous avons choisi, on a pu avoir des votes de cœur dans plein d'endroits en France, au deuxième tour, on doit éliminer, et moi je sais que j'ai à éliminer des politiques publiques, des gens de droite qui font du mal à ce pays, qui font du mal à la France, et je rappelle quand même qu'on est dans un pays où on voit le monde se brutaliser à la télé, c'est réel, les angoisses liées à ça sont légitimes, il y a une Europe qui n'arrive plus à nous protéger, et des politiques nationales, macronistes qui nous maltraitent.
Et donc face à ça, les villes de gauche écologistes sont souvent les derniers remparts, vous savez, les boucliers, les forces d'interposition sociale et environnementale entre plein de Français, des millions de Français, et le reste du monde, et c'est ça que nous allons à faire.
Donc quand l'insoumis Manuel Bompard appelle à un franc antifasciste, ce matin sur France Info, vous lui dites, ok Banco, ça part, c'est oui.
L'antifascisme, ça me paraît assez évident, oui, et peut-être encore plus par les temps qui courent. Après, non, pas à n'importe quel prix, non, pas dans n'importe quelles conditions, et je pense, quand on regarde les résultats d'hier, partout en France, avec, grosso modo, tout le monde en prend pour son grade. Vous dites percée insoumise, bon, il y a aussi des villes où ils font deux fois moins qu'aux européennes, dans des très grandes villes, comme à Lyon, comme à Bordeaux, comme à Strasbourg, ils ne font pas du tout plus de 10%, avec de belles surprises, comme c'est le cas à peu près de tous les partis de gauche.
Je vois une droite en errance morale totale, et qui accumule quand même les déconvenus. Je vois un parti Renaissance, qui a fait n'importe quoi, excuse-moi, qu'on s'y arrête quand même un petit peu, mais un parti présidentiel, normalement, moi, je ne sais pas, dans mon esprit, c'est sérieux. Le président de la République, c'est sérieux.
Bon, le président de la République soutient, soutient ou soutenait à Paris, Rachid Alati, qui a tellement de casseroles qu'elle pourrait ouvrir un restaurant, soutient ou soutenait Jean-Michel Aulas à Lyon, avec son tunnel, qui dit que c'est un tunnel qui ne fait pas de travaux parce qu'il est sous la terre, enfin, c'était n'importe quoi, et sur le plan budgétaire et comptable aussi. Soutient Madame Vassal, à Marseille, dont la devise était travail, famille, patrie, et qui dit, oui, bon, c'est la devise du général Pétain, mais c'est aussi mes valeurs. Très bien. Et soutient quand même les Républicains et Renaissance.
Louis Sarkozy, à Menton, dans le programme, était de supprimer les feux rouges parce qu'il disait qu'il y aurait moins d'accidents s'il n'y en avait plus. Je vous dis juste que dans ces municipales, on est, le bilan, il est quand même assez saisissant.
Et pour qu'on comprenne ce que vous nous dites, parce que vous dites oui au front antifasciste de Manuel Bompard, donc le front antifasciste, pour vous, c'est contre le Rassemblement National et aussi la droite. Non, mais je dis juste
que je suis assez inquiète globalement des campagnes que j'ai pu voir à droite, à l'extrême droite et au centre.
Donc vous mettez la droite dans le même camp que le Rassemblement National ?
Je trouve qu'il y a une forme de déshérence quand le Président de la République soutient une candidate qui dit que son slogan, c'est travail, famille, patrie. Excusez-moi, j'ai du mal à m'y retrouver. Donc vous les mettez un peu dans le même camp aujourd'hui ? À Paris, justement. Je dis que j'entends beaucoup de leçons de morale sur la gauche, mais que quand je regarde la droite, moi j'étais en face d'une candidate, Madame Évrenne, à Paris, qui, pendant le discours de Knafo, auquel on n'a rien compris puisque la moitié de la pièce avait compris qu'elle se désistait et l'autre se maintenait. Sarah Knafo, la candidate reconquête à Paris.
Donc c'est quand même qu'on n'avait pas tout compris, que ce n'était pas très clair et qu'elle-même sûrement ne savait pas où elle allait à l'époque. Dès qu'elle comprenait que c'était peut-être un désistement, elle était tout sourire. Elle disait, un peu de pudeur quand même, on est en train de parler de voix d'extrême droite. Ah oui, mais c'est des électeurs qui font l'alliance et pas nous. Bon, d'accord. Non, il n'y a pas d'accord national chez les Verts. Il n'y en a pas eu au premier tour. Il n'y en aura pas au deuxième tour. Chez nous, les discussions se passent localement et elles ne sont pas simples partout en ce moment même.
Donc pas d'accord national ?
Il n'y a jamais eu d'accord national chez les Verts puisque chez nous, c'est la subsidiarité. C'est pour ça d'ailleurs que nous sommes bons dans les municipales. C'est parce que c'est les maires et les candidats locaux qui sont les plus aptes à savoir ce qu'il faut faire pour leur ville.
Marine Tondelier, à Paris justement, le socialiste soutenu par les écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête. Environ 38% des voix. 12 points devant la LR Rachida Detti. Mais l'insoumise Sophia Chikirou est troisième. Elle a lancé un ultimatum à Emmanuel Grégoire. On l'écoute.
Emmanuel Grégoire ne peut pas jouer avec l'avenir de Paris. Je vais attendre son appel. Et s'il ne veut pas d'une telle convergence, je déposerai la liste du nouveau Paris populaire demain soir.
Est-ce qu'Emmanuel Grégoire doit appeler Sophia Chikirou ?
Il a fait connaître sa décision.
Vous la connaissez aussi. Il ne souhaite pas d'union avec elle. Je vais vous dire
plusieurs choses. La première chose...
Est-ce que vous déplorez le fait qu'il ne veuille pas d'union avec Sophia Chikirou ?
Je vais vous répondre mais je pense que c'est bien de répondre en même temps pour Paris et Marseille. Les situations sont similaires. Dans ces deux villes, on a des candidats insoumis qui ont fait le choix de faire de leur principal ennemi les candidats socialistes soutenus par les écologistes. J'ai entendu M. Delogul, candidat insoumis à Marseille, dire moi mon objectif, c'est que Benoît Payan ne soit plus maire de Marseille. D'accord, mais sauf que si ce n'était pas Benoît Payan, c'était le candidat RN. Je ne suis pas sûre que tous les électeurs insoumis souhaitent ça. J'ai entendu Mme Chikirou, j'ai même lu ses tracts où elle rendait M. Grégoire victime y compris d'une noyade.
C'était des tracts dignes du Rassemblement National y compris dans l'iconographie. Elle le rendait responsable. Elle le rendait responsable et avec des paroles très très dures. Elle disait je souhaite que ce ne soit pas M. Grégoire, le maire de Paris. Donc vous ne pouvez pas être dans une violence comme ça toute la campagne et à 20h01 considérer que tout est pardonné, que faire comme si de rien n'était en disant je ne comprends pas, ils ne m'appellent pas, je ne comprends pas.
Donc exception pour vous,
Paris-Marseille, pas l'alliance PS et LF ? Non, je ne fais pas exception parce que je n'ai pas fini mon raisonnement. Ce que je vous dis aussi, c'est qu'ils font des scores d'ailleurs bien plus bas qu'ils ne l'auraient espéré, les deux. Et on voit d'ailleurs que les candidats insoumis qui ont fait toute leur campagne contre les socialistes, en général, y compris dans leur électorat, ça n'a pas marché. Pas autant qu'ils l'espéraient. Ensuite, je vois la décision de M. Grégoire et la décision de M. Payan. Je les trouve risquées. De refuser la main-tendue ? Je les trouve risquées.
Je les trouve risquées et je leur souhaite vraiment que ça marche parce que si tout le monde va au bout de ce qu'il dit et Mme Chikirou et M. Delogu de leur maintien et M. Payan et M. Grégoire de leur refus de faire y compris des fusions techniques et que ça ne marche pas, à la fin, ça a un coût pour les habitants de ces villes qui avaient besoin de politique de gauche et écolo. Mais c'est pareil. On va parler de M. Hollande de ce qu'il vient de dire sur le service public. Il y a des choses que j'entends et qui m'interpellent.
Pour rester sur Paris, si une division de la gauche fait perdre la capitale qui est à gauche depuis un quart de siècle, qui devra, pour vous, assumer politiquement cette responsabilité ?
Là, en l'occurrence, les deux. Puisque pour faire ce genre de scénario, il faut être deux. Donc ça fait des mois que ça dure. Donc je pense que cette stratégie permet à M. Grégoire d'être très très en tête en ne disant jamais la FI, ça lui permet d'aller peut-être chercher d'autres voix qui étaient au centre et qui ne voulaient pas de Dati. On voit que M. Bournazel s'est effondré dans les sondages. Donc cette stratégie, elle a fonctionné au premier tour, mais je l'ai dit beaucoup sur les plateaux hier soir. Je pense que quand il y a eu des grandes listes d'union de la gauche et des écologistes, il y a eu une sorte de bulletin de vote utile au premier tour.
Les électeurs nous ont remercié de ça. qui votaient pour l'union, je ne suis pas sûre qu'ils comprennent tout ce qui se passe. Et donc moi, je suis assez effrayée de ce qui peut se passer. Donc j'appelle tous les électeurs de gauche et écolo à rester sur un vote utile au deuxième tour parce qu'on n'a pas le choix que de gagner ces villes.
Vous voulez renvoyer un peu dos à dos en disant que PS comme LFI sont responsables. Il y a quand même à Paris et à Marseille un candidat PS qui est largement devant le candidat LFI. Oui, mais il y a des candidats
LFI qui sont au-dessus de 10.
Donc ce n'est pas pareil que si vous n'avez fait moins. C'est vrai, mais est-ce que comme le PS, par exemple, vous dites qu'il faudrait des désistements républicains dans les villes où les insoumis ne sont pas suffisamment hauts pour l'emporter et qu'il y a un risque de victoire de l'extrême droite, est-ce qu'il ne faut pas que les LFI se désistent ? J'ai compris que c'était
la ligne de M. Grégoire à Paris et de M. Payan à Marseille. Encore une fois, je leur souhaite que ça marche parce que c'est très risqué.
Mais vous ne demandez pas ça à LFI, vous, parce que vous dites qu'il faut absolument tout faire pour éliminer droite et l'extrême droite mais vous n'appelez pas au désistement républicain.
Je pense que les électeurs vont être face à un choix difficile et qu'ils ont bien compris que c'était eux qu'on mettait dans l'embarras. En fait, quand on n'arrive pas à se mettre d'accord, on met les électeurs devant le fait accompli en leur demandant de faire des choix très difficiles et très risqués. C'est-à-dire que les électeurs, ils n'ont pas une table comme nous où ils peuvent se dire venez, on se réunit et on trouve une solution. Ils vont devoir chacun voter à l'aveugle pour essayer de trouver une solution et je pense que c'est dangereux. Je leur souhaite vraiment que ça marche.
Marine Tondelier, votre stratégie ne fait pas consensus à gauche. Il y a des divisions notamment avec les socialistes. On écoute l'ancien président François Hollande invité de France Inter ce matin. Pour lui, la règle, ce n'est pas d'alliance avec LFI.
Les dynamiques électorales se construisent entre les deux tours et la clarté, c'est une dynamique. La clarté veut dire quoi ? La clarté, ça veut dire on ne fait pas d'alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche et on dit aux électeurs qui ont voté insoumis au premier tour avec des niveaux qui ne sont d'ailleurs pas très élevés mais écoutez, venez préserver la conduite d'une politique à gauche, à Brest, à Rennes, à Nantes et dans la plupart des villes où le bilan porte plutôt à conséquence.
François Hollande qui a tiré aussi les conclusions des dernières polémiques liées à la France insoumise. Pour vous, il n'y a pas une différence de valeur entre les deux ? Ça ne compte pas ?
Je me suis déjà exprimé plusieurs fois sur la question. Je vous le dirai autant que vous voulez mais ce que dit M. Hollande ce matin sur France Inter, ça veut dire quoi au fond ? Ça veut dire, lui, il dit clairement ce qu'il cite des noms de villes après. Donc il dit Limoges et Toulouse, ça pourrait basculer si on travaille ensemble mais ne travaillons pas ensemble. Tant pis, on sacrifie les habitants de Limoges et Toulouse qui vivent aujourd'hui dans une ville de droite et qui auraient pu vivre dans une ville de gauche. Et il dit aussi, il va plus loin.
Il dit dans les villes de Nantes, de Brest ou de Rennes où les socialistes ont besoin des voix des insoumis pour se maintenir au nom de la clarté, drapés dans ma vertu de pureté. Et bien voilà. Et M. Hollande, mais comme M. Glucksmann, je n'ai plus le dire le soir, ils n'ont pas le monopole des valeurs. Ce n'est pas une question de principe. Ils n'ont pas le monopole des valeurs parce que pour se draper dans une posture confortable, si on va au bout de leur stratégie qui en fait est la continuité d'un congrès socialiste. M. Mélenchon, M. Hollande, se battaient dans des congrès socialistes. Il y en a un qui a créé son parti.
Il continue de faire des congrès socialistes entre éléphants en fait. Et vous en tant qu'écologiste, qu'est-ce que vous leur dites ? Ça ne les a pas plu mais c'est ça qu'ils font. Au fond, ils ne veulent pas qu'on gagne. Ils veulent mettre les électeurs de gauche et écolo dans des situations où ils ne peuvent pas gagner. Voir, ils étaient dans les villes de gauche et ils ne vont plus l'être à cause de ce genre de déclaration de ce matin. C'est quand même fou. Alors même que Jona Roland est en train de discuter avec la France Insoumise parce qu'elle prend les bonnes décisions pour les habitants de sa ville. Jona Roland, elle est sûrement comme tous les maires présidente du CCS.
Moi, j'étais à Brest jeudi soir. Vous savez que dans le Finistère, le département de droite fait la chasse au RSA. C'est-à-dire qu'y compris un bénéficiaire du RSA qui a gagné 30 euros à la Française des Jeux. On va lui demander toute une enquête administrative de démontrer, et sinon on le radit du RSA. Il n'y a jamais eu autant de radiation du RSA que dans le Finistère. Et il n'y a jamais eu autant de bénéficiaires du RSA qu'à Brest parce qu'ils savent qu'à Brest, ils sont soutenus au CCS qu'on ne va pas les laisser tomber. C'est un des derniers remparts. C'est des gens qui s'effondrent parce que quand on vous retire du RSA, il reste quoi après ? Rien.
Qu'on comprenne bien.
Et donc ce que dit François Hollande, c'est qu'à Brest, les gens du RSA, vous aurez en plus d'un pays de droite et d'un département de droite, vous aurez en plus une ville de droite.
Juste qu'on comprenne bien, le temps presse, il y a à la fois les imprimeurs qui attendent d'imprimer les tracts et d'ici demain soir à 18h, il y a les dépôts en préfecture. Vous, ce matin, pour prendre l'exemple de Nantes et Brest, vous dites, il faut faire alliance avec LFI pour sauver les villes de gauche Nantes et Brest. Contrairement à François Hollande.
Et je pense que les candidats locaux le savent et sont en train de le faire bien mieux que François Hollande ce matin sur France Inter parce qu'ils savent ce que ça veut dire. Ils ont les gens en face et je pense que pour François Hollande ou pour M. Glucksmann, quand on est propriétaire, parisien, la vie va bien. On ne voit peut-être pas la différence entre s'il c'est ça, s'il est de droite ou de gauche, si la cantine, elle est à 1 euro gratuite pour les précaires ou si elle est à 1 euro gratuite pour les précaires. Je pense être la chef de parti qui a fait le plus déplacement dans ces municipales. J'en ai fait ces dernières semaines plusieurs par jour.
J'avais des gens sur les marchés dans toutes villes confondues qui disaient madame, madame, quand c'était des villes de droite, pourquoi moi je n'ai pas le droit à la cantine à 1 euro ou gratuite ou à tarif dégressif je suis monoparentale j'ai deux enfants qui travaillent la nuit.
Vous critiquez François Hollande et vous invoquez les électeurs. Les électeurs, les enquêtes montrent qui sont majoritairement opposés à des alliances entre les partis de gauche et LFI et notamment à peine plus d'un tiers des socialistes souhaitent cette alliance et seulement la moitié des écologistes qui entendent François Hollande
tous les matins c'est pas facile mais en fait on va se le dire ça nous mène où tout ça ? Ça nous mène où tout ça ? Ça nous mène à une gauche qui ne pourra plus gagner ni au municipal ni à la présidentielle et moi je souhaite une gauche qui gagne. C'est pour ça d'ailleurs que je dépends une primaire de la gauche et des écologistes à la fin parce que Glutman, Hollande d'un côté et Mélenchon de l'autre nous conduisent à une situation où en 2027 pour la troisième fois on ne sera pas représenté au deuxième tour de la présidentielle et les électeurs de gauche on va leur dire une fois de plus soyez responsables allez voter utile mais nous on est responsable quand ? C'est une vraie question.
On continue d'en parler dans un instant on va notamment parler de Bordeaux de Lille mais tout de suite il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Maureen Sonia.
C'est une nouvelle semaine de campagne qui débute avant le second tour des élections municipales dimanche prochain à Paris c'est le socialiste Emmanuel Grégoire qui arrive largement en tête devant l'ancienne ministre Rachid Haddati à Marseille le maire sortant le socialiste Benoît Payan est premier mais il est talonné par Franck Alizio du Rassemblement National ce premier tour est marqué par une poussée du RN le parti affirme être en tête dans 60 communes Louis Alliot est réélu dès le premier tour à Perpignan tout comme Steve Briouat à Hénin-Beaumont ou encore David Racheline à Fréjus le trafic reprend à l'aéroport de Dubaï aéroport qui a subi une attaque de drones il n'y a pas eu de blessés pendant la nuit ce sont aussi les Émirats Arabes Unis qui ont dit intercepter des missiles et des drones venant d'Iran à Abu Dhabi la chute d'un missile a fait un mort et puis c'est Michael B.
Jordan qui décroche l'Oscar du meilleur acteur pour son jeu dans le film Sineur la statuette échappe donc à Timothée Chalamet la cérémonie américaine a aussi récompensé une bataille après l'autre avec notamment l'Oscar du meilleur film avec Marine Thondelier
secrétaire nationale des écologistes on parle de Lyon maintenant Paul c'était la principale ville remportée par les écologistes en 2020
votre candidat Grégory Doucet est désormais au coude à coude avec Jean-Michel Ola soutenu par le centre et la droite allez-vous là aussi faire alliance avec LFI pour être sûre de conserver votre ville
alors déjà quand même dire que tout le monde nous promettait c'était sûr quand je disais moi je sens le truc autrement on me disait non non c'est sûr on promettait une bérésina nous avons une remontada dont même Jean-Michel Ola le fan de football qu'il est ne pourrait pas nous contester l'aspect assez historique en politique ce qu'a fait Grégory Doucet je veux que tout le monde soit bien conscient que c'est historique quasiment inégalé dans l'histoire politique et que ça s'est joué au mental et le mental des écologistes comme vous le savez est d'acier c'est ça qui a joué lui mais aussi toute son équipe je les remercie vraiment tous du fond du coeur pour l'écologie mais aussi pour les habitants à Lyon qui pourront continuer à espérer à vivre dans une ville de gauche parce qu'il y a une deuxième élection qui commence aujourd'hui
donc il y a des discussions
avec la France insoumise en ce moment qui ne peuvent pas prétendre à se maintenir parce qu'ils n'ont pas fait 10% et je pense que chacun est responsable en ce moment autour de la table à Lyon même si c'est pas forcément toujours simple voilà c'est pas à moi de faire des négociations sur les plateaux à leur place mais les contacts sont pris c'est important pour vous de garder Lyon
ce serait un peu c'est important pour le pays
et c'est important pour les gens qui habitent dans ces villes Jean-Michel Aulas quand même soutenu par les milieux économiques qui étaient censés être le candidat sérieux crédible des affaires il a proposé des choses qui étaient infinançables ou alors à multiplier les impôts par deux il voulait faire un tunnel il dit moi il n'y aura plus de bouchons en Lyon parce que je vais faire un tunnel sous la ville qui part là qui va là donc il n'y a pas de travaux parce que c'est sous la terre je ne sais pas s'il a suivi les travaux du tunnel sous la manche moi oui parce que j'habite dans des tunnels et c'était infinançable même en 2050 ce tunnel ne sera toujours pas là et ça allait plomber les finances de tout le monde donc ce n'était pas sérieux et on l'avait dit depuis le début Jean-Michel Aulas il y a un effet de mode c'est nouveau il y a le fric il y a l'argent il y a plein de trucs qui peuvent marcher au début comme ça dans un effet un peu de sidération de fascination mais ça ne peut pas marcher sur le long terme et on a vu au débat qui a eu lieu national il s'est effondré un petit peu
à chaque fois un peu plus ce que ça donne dimanche prochain au deuxième tour en 2020 on parlait de vague verte de quelle couleur est pour vous la vague en 2026 la vague d'hier soir
elle est très vague elle est vague à l'âme je pense je pense que c'est très très dur de tirer une conclusion comme ça en une phrase de sélection moi pour les écologistes je dirais que je suis soulagée parce qu'on nous a tellement promis la défaite à tous les étages que là je suis plutôt rassurée même si je sais qu'une deuxième élection commence aujourd'hui et c'est pour ça que je suis inquiète de voir chacun aller faire enfin pas nous aller faire le malin sur sa chaîne pour dire je ne parle plus à tout le reste de la gauche parce que moi tout seul c'est bien en fait s'il y a des gens qui à gauche aspirent avec les rois du cimetière ils s'en foutent qu'on perd des villes ils s'en foutent qu'il y ait des gens précaires qui se retrouvent face à des mérides droites et quand ils ont déjà des départements de droite et un pays de droite ça ne les intéresse pas ce qui les intéresse c'est qu'il y ait la gauche en ruine mais qu'il soit le chef de la ruine
et ça c'est pas bien vous répondrez certains disent pardon mais que toutes les nuances de gauche ne sont pas les mêmes et qu'il y a des différences de valeur aussi c'est le pluralisme un exemple pour voir où vous vous situez aussi à Lille par exemple les écologistes voulaient prendre la ville au parti socialiste vous n'avez pas réussi le maire sortant socialiste et LFI sont en tête au coude à coude largement devant le candidat écologiste vous avez donc le pouvoir de faire basculer cette élection dans un sens ou dans l'autre qui choisissez-vous LFI ou PS ?
Alors Lille j'y étais encore je crois que c'était mercredi soir en meeting on confond les dates parce qu'on en a fait beaucoup et j'y étais dimanche aussi pour la manifestation du 8 mars de la journée internationale des droits des femmes et ce que m'avaient dit les copains lillois et c'est ce qu'ils ont tenu c'est qu'ils avaient deux équipes de négociation une avec la France Insoumise une avec le parti socialiste dans tous les cas de figure pour discuter avec tout le monde c'est ce qui s'est passé toute la nuit et c'est ce qui va encore se passer ce matin et donc c'est pas à moi de vous faire le compte-rendu de ces discussions mais à l'heure actuelle nous discutons avec tout le monde après je le dis le parti socialiste est parti très confiant dans son destin pour garder cette ville je rappelle quand même qu'elle est socialiste oui vous l'avez dit depuis plus de 70 ans mais qu'ils font le score historiquement le plus bas qu'ils n'ont jamais fait en 70 ans donc je vais vous dire c'est pour ça que je parle de la voie du cimetière c'est que dans ces cas-là il n'y a pas de quoi pavoiser mais moi je ne suis pas là pour dire un point ici un point là-bas au centre je suis écologiste il n'y a pas de différence de valeur entre PS et LFI pour vous c'est pareil non mais juste qu'on comprenne bien vous savez sur certaines politiques publiques des fois on est d'accord avec je ne parle pas sur les discours de Jean-Luc Mélenchon mais sur certaines politiques publiques des fois on est plus proche de la France Insoumise quand il y a des motions de censure du gouvernement et que le parti socialiste permet à le cornu de rester en place avec le budget qu'on connait qui est maltraite les français je ne suis pas d'accord je suis écologiste je ne suis pas en train de dire j'ai envie d'être toujours d'accord avec le PS j'ai envie d'être toujours d'accord avec la LFI je suis écologiste ce qui m'amène parfois être d'accord avec les décisions de l'un et parfois pas
mais juste là il faut trancher on a quelques jours avant le second tour vous êtes incapable de nous dire PS ou LFI il y a des discussions
sur le projet parce que vous voyez par exemple il y a des propositions que Stéphane Belly notre tête de liste à Lille a porté avec toute son équipe pendant 6 ans dans l'opposition à la mairie socialiste où à chaque fois on les a moqués on leur a dit mais non vous n'avez rien compris et puis tout d'un coup qu'est-ce qu'ils découvrent dans le programme socialiste cette proposition que pendant 6 ans ils ont vu juste se heurter à des fins de non recevoir ils ont aussi des vrais points de divergence par exemple sur la gare Saint-Sauveur qui va être urbanisée par le parti socialiste alors eux voulaient faire un poumon vert bon bah vous comprenez bien que ça demande des discussions c'est pas un truc quand on est sur les plateaux avec vous on a l'impression que c'est alors puis nous fassent le post-it c'est sur des projets la deadline n'est pas demain 18h je vous l'ai expliqué elle est avec les imprimeurs aujourd'hui
on part dans le sud-ouest à Bordeaux le maire écologiste sortant Pierre Rumic a une très courte avance sur le député macroniste Thomas Cazenave le diversant de Philippe Dessartine est en 3ème position est-ce que vous vous préparez à perdre Bordeaux allez-vous faire alliance là aussi avec Alaphie ?
on se prépare à gagner Bordeaux parce que c'est notre travail et c'est ce que l'on doit un mandat de gauche après je pense quasiment aussi une ininterruption de droite depuis la 2ème guerre mondiale et donc c'est ce qu'on leur doit c'est ce qu'on va tout faire pour faire je précise qu'à Bordeaux la France insoumise ne s'est pas qualifiée au 2ème tour puisque le candidat insoumis a fait un peu moins de 10% et que Philippe Poutou a fait 5 mais donc ils ne peuvent pas fusionner ensemble et donc il y a une vraie question sur ce que vont faire les électeurs insoumis au 2ème tour que j'en ai discuté avec le maire de Bordeaux cette nuit qu'on sait aussi qu'il y a 2 candidats de droite qualifiés qui ne sont pas partis pour travailler ensemble et donc on suit tout ça de très très près et j'ai toute confiance en Pierre Hermie qu'en son équipe pour continuer encore 6 ans les habitants en ont besoin et ils ont fait vous savez les mandats écolos ce n'était pas des mandats planqués où on en fait le moins possible pour ne pas déranger c'était des mandats de transformation c'était courageux et quand vous avez fait ce mandat de transformation on a besoin de la concrétisation 6 ans de plus
Juste Marie-Metton Zollier pardon parce que ces dernières semaines vous disiez il n'y aura que des alliances au cas par cas avec LFI et sous condition c'est ce qu'on est en train de faire
on prend des cas par cas ville par ville
et sous condition maintenant c'est terminé maintenant il faut faire gagner la gauche même face à la droite pas seulement face à l'extra droite il ne vous échappera pas
que par exemple Sophia Chikirou ce n'est pas pareil que la candidate insoumise à Lyon dont je n'ai jamais entendu qu'elle ait critiqué le maire de Lyon en disant c'est lui mon ennemi c'est lui mon adversaire et mon but dans la vie c'est de le faire chuter je n'ai pas entendu ça je n'ai pas entendu de propos de sa part qui me heurter ou qui pouvait heurter des personnes en France on appelle un cas par cas c'est la même la définition de ce qu'on est en train de faire
ville par ville comme tous les jours c'est le moment de la question qu'il y a retrouvée sur les réseaux sociaux de France Info aujourd'hui la question qui n'abandonne pas vous en parliez encore tout à l'heure vous parliez de cette primaire de la gauche à laquelle vous croyez toujours alors qu'elle a du plomb dans l'aile cette primaire Olivier Faure le patron du parti socialiste a lu plutôt l'air d'avoir envie de la laisser mourir de sa belle mort comment vous allez comment vous allez faire justement
écoutez c'est très simple il ne se bat pas pour cette primaire moi je ne me trompe pas de combat pendant une semaine je sais ce que j'ai à faire c'est continuer à me battre pour qu'un maximum de villes bascule à gauche et qu'un maximum de villes reste à gauche pour celles qui le sont déjà c'est ça notre travail ça ne devrait pas être que celui des écologistes d'ailleurs ensuite à partir du 23 masse commencera la bataille présidentielle et je remercie celles et ceux qui nous ont mis dedans depuis des mois en étant obsédés que par ça moi je ne me suis pas trompée de combat et donc dans cette bataille c'est simple soit tous ceux que vous avez reçu sur vos plateaux pour dire que les primaires c'était nul et qui ne parlaient que de leur obsession présidentielle plutôt que des municipales ensuite la primaire c'est simple c'est qu'on n'a pas le choix d'ailleurs à chaque fois qu'il y a une nouvelle candidature on me dit ah bah du coup votre primaire a du plomb dans l'aile non non non chaque nouvelle candidature démontre l'urgence et la nécessité impérieuse de la primaire pour ne pas se retrouver dans le cas de 2017 et 2022 c'est à dire aucune candidature de gauche retenue au deuxième tour nous n'avons tout simplement pas le choix et sinon nous emporterons une responsabilité historique devant nos électeurs on ne peut pas dire c'est arrivé deux fois bon bah jamais 203 quand on sait que ça n'a pas marché deux fois on doit trouver autre chose et nous proposons autre chose et j'ai confiance je crois en Olivier Faure dans sa capacité à tenir sur le sujet parce qu'il n'a pas le choix qu'il est convaincu que ça aussi Olivier Faure il n'a pas envie d'aller tout seul faire 5% et pour ceux qui pensent qu'ils ont réussi les municipales rappelez-vous qu'on avait gagné en 2020 et qu'on n'a pas gagné la présidentielle voilà pas d'excès confiance merci
c'est avec nous les informés tout de suite que ça fait
c'est avec nous merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci
Marine Tondelier