Apolline Matin du 29 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 60 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Combien de lycées seront bloquées ce matin ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Combien de lycées en tout seront bloquées aujourd'hui ?
- 11:36OuverteRéponse directe
Est-ce que les prix du fuel sont bloqués ou peuvent redescendre ?
- 12:39FerméeRéponse directe
Vous vous chauffez au fuel ?
- 21:18OuverteRéponse directe
Vous appelez à une journée noire aujourd'hui. Pourquoi ?
- 21:57RelanceRéponse directe
Est-ce que vous appelez au calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38PrésentateurChiffre
« 180 lycées en tout, touchés par le mouvement. »
- 1:54InvitéChiffre
« Hier, 28 établissements avaient été bloqués et 65 personnes interpellées sur l'agglomération parisienne. »
- 2:31PrésentateurFait
« Des salaires gelés depuis trois ans. »
- 2:33PrésentateurPromesse
« On nous propose une quatrième année de gel en 2027. »
- 2:39PrésentateurChiffre
« Presque un million de fonctionnaires sont passés sous le SMIC au 1er juin. »
- 9:02PrésentateurChiffre
« 2,33 euros en moyenne pour le gazole. »
- 9:19PrésentateurChiffre
« Ça a pris 40% plus. 40% depuis le début de la guerre en Iran. »
- 9:35PrésentateurChiffre
« La moitié des ménages qui se chauffent au fuel sont considérés comme des ménages en précarité énergétique. »
- 12:19PrésentateurChiffre
« ça représente 350 euros finançant les certificats d'économie d'énergie. »
- 12:55AuditeurFait
« il m'en manque au moins 500 pour faire l'hiver. »
- 21:19PrésentateurFait
« Vous êtes secrétaire générale de la CGT. »
- 21:26PrésentateurChiffre
« 155 manifestations prévues dans toute la France. »
- 28:15InvitéFait
« l'inflation atteint des records cet été. »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Présentateur 226 %
- ?3 %
- Invité2 %
- Invité 22 %
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Vous
écoutez RMC,
RMC,
Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet, bonjour Capote. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Combien de lycées seront bloquées ce matin ? Le mouvement de colère prend de l'ampleur. Nous serons en direct de Saint-Denis où la situation a tourné à l'affrontement hier. Mediapart persiste et signe ce matin. Vous l'avez entendu, sur RMC, le média en ligne assure que Jordan Bardella a bien rédigé des messages à caractère antisémite. En 2013, on va y revenir et on prendra des nouvelles des Bleus qui ont gagné un zéro hier soir en Belgique. En football, Zizou était content d'ailleurs des petits nouveaux.
Les
forces de l'ordre sont déployées devant de nombreux lycées ce matin à l'heure où on est censé commencer les cours. Oui, 180 lycées en tout, touchés par le mouvement jusque-là de colère. Le mouvement de colère qui est parti la semaine dernière de région parisienne et qui fait agil depuis hier avec des revendications disparates, classes surchargées, manque de profs notamment. Et avec parfois de très fortes tensions, des affrontements même entre lycéens et forces de l'ordre. Le gouvernement et les insoumis s'accusent mutuellement d'en être responsables. Alors Maxime Clier-Rusat, vous êtes en direct ce matin pour RMC devant le lycée Paul-Éloire de Saint-Denis.
La situation à Saint-Denis a dégénéré hier. Qu'en est-il ce matin
? Oui,
déjà la troisième jour de mobilisation ici à Saint-Denis où la protestation a commencé dès vendredi. Et les grilles du lycée Paul-Éloire qui viennent de se refermer à l'instant, une quinzaine de jeunes viennent de ramener des poubelles pour bloquer les grilles de l'établissement. Jusqu'ici, la situation était très calme et la centaine de jeunes présentes devant le lycée étaient en train de rentrer tranquillement sous les yeux de la direction de l'établissement. Les élèves du lycée Paul-Éloire qui protestent contre les conditions d'accueil dans leur lycée, des locaux vétustes, des bâtiments modulaires ou encore le manque de climatisation.
Hier, la mobilisation avait entraîné plusieurs départs de feu, des tirs de mortier, suite à quoi les forces de l'ordre avaient riposté en encerclant les élèves et en faisant usage de bombes lacrymogènes avant d'en interpeller plusieurs d'entre eux. Le gouvernement qui a répété qu'il serait intransigeant face au blocage et surtout face au débordement. Hier, 28 établissements avaient été bloqués et 65 personnes interpellées sur l'agglomération parisienne.
Un blocus qui commence, donc on entend avec vous Maxime Clier et Ruzat en direct de Saint-Denis ce matin pour RMC. Combien de lycées en tout seront bloquées aujourd'hui ? Il y a plusieurs syndicats lycéens qui appellent à poursuivre ces blocus en cette journée de mobilisation qui commence dans la fonction publique. Une intersyndicale, vous le savez, appelle à descendre dans la rue. Aujourd'hui, 170 défilés au moins sont annoncés. Ce sera 14h à Paris, il y
aura
même deux défilés avec celui des pompiers pour faire pression sur le gouvernement à 48h de la pression d'attente du budget. Ça, c'est ce que nous dit Christian Grolier du syndicat Force Ouvrière.
Le
mot d'ordre, c'est simple, c'est le pouvoir d'achat. Des salaires gelés depuis trois ans. On nous propose une quatrième année de gel en 2027. Les prix du carburant qui explosent, les prix de l'énergie qui explosent. Presque un million de fonctionnaires sont passés sous le SMIC au 1er juin. On peut imaginer qu'au 1er janvier prochain, il y en aura encore plus. Il y en aura le bol. On ne peut pas passer son temps à dire que les fonctionnaires sont merveilleux et après leur dire qu'ils sont les variables d'ajustement budgétaire. Il y a peu de conséquences dans les transports ce matin avec cette journée de mobilisation, si ce
n
'est dans les aéroports, surtout celui de Marseille, avec 25% d'annulation de vol.
C
'est une colère qui est en train de tisser sa toile. Les marins de la CGT bloquent le port de Marseille.
À
partir d'aujourd'hui, grève reconductible. Sept traversées vers la Corse et l'Algérie d'ores et déjà annulées. C'est un mouvement qui est lié à l'affrêtement d'un navire accusé de menacer l'emploi. Et l'organisation des transporteurs routiers prévient aussi qu'elle va mener des actions dans les prochains jours, comme des opérations escargots, pour protester dans le contexte de la flambée des carburants. Victor Jouannin.
Oui,
une colère en réaction à la décision du gouvernement de ne pas prolonger les aides ciblées pour
ce
secteur, car les transporteurs peuvent répercuter la hausse du prix des carburants sur leurs factures, mais pas l'intégralité, pointe Jean-Marc Rivera. Les petites entreprises ont souvent du mal à négocier des hausses de tarifs suffisantes auprès de leurs donneurs d'ordre, explique le porte-parole de l'Organisation des transports routiers européens.
Les entreprises sont à l'agonie. Les trésoreries sont au plus bas. Les entreprises, pour certaines d'entre elles, renie déjà même sur leurs marges. La situation est extrêmement grave.
Les poids lourds seront donc mobilisés plusieurs jours sur tout le territoire, selon des modalités qui seront affinées après-demain.
Notre présence sera réelle sur le terrain. Elle sera visuelle. Elle va probablement engendrer quelques difficultés, mais en tout cas sans une volonté de bloquer le pays.
L'autre fédération susceptible de se mobiliser menace de passer à l'action d'ici la mi-octobre s'il n'y a pas de réponse concrète du gouvernement. L'automne s'annonce décidément agité sur les routes puisque les principaux syndicats de salariés appellent eux aussi à la grève pour de meilleurs salaires et conditions de travail. Il est 8h05 sur RMC. Jordan Bardella conteste formellement donc les accusations d'antisémitisme. Mediapart, vous le savez, qui révélait hier, et bien que le président du RN avait rédigé des écrits antisémites en 2013 lorsqu'il était jeune militant du Front National. A l'époque, les banques sont détenues par des juifs.
Voilà, entre autres, ce que Jordan Bardella aurait écrit. Accusation qu'il conteste en annonçant le dépôt d'une plainte pour diffamation. Tissus de mensonge, ajoute son avocat. Mais un des journalistes de Mediapart à l'origine de cette enquête, Antoine Rouget, a sur ce matin, sur RMC, bien que Jordan Bardella, est bien l'auteur de ces messages.
L
'authentification, elle passe par une authentification technique. Puis il y a des sources humaines dans cette enquête. Nous avons aussi le contexte dans lequel ces écrits ont été rédigés par Jordan Bardella. Et c'est pour ça que nous sommes absolument formels. Tous les propos que vous avez cités absolument effroyables et ignobles ont bien été rédigés par Jordan Bardella. Nous avons sollicité un rendez-vous, que ce soit physique, visio ou téléphonique. Jordan Bardella a refusé tout dialogue et n'a même pas souhaité consulter les éléments dont nous disposions. C'est une stratégie du forcené aujourd'hui qu'il adopte.
Je
vous signale que le pape est de retour au Vatican ce matin. Il est rentré dans la soirée de sa visite de 4 jours en France après une dernière journée passée à Metz. Et alors dans l'avion du retour,
il
a quelque peu nuancé ses propos sur les violences sexuelles dans l'église. Vous savez qu'il avait reconnu leur caractère systémique dimanche d'après des propos rapportés par les victimes d'abus qu'il a rencontrés à Lourdes. Mais hier soir, il a apporté une nuance en précisant dans l'avion du retour qu'elles étaient parfois systémiques et que lui disait ça différemment.
Personnellement, je préfère l'exprimer d'une autre manière, même si j'ai parlé de certaines organisations au sein de l'église qui ont parfois, si vous voulez, en tant que système, commis des abus. Mais je pense qu'il est important de faire la distinction. Les abus sexuels sont avant tout un problème humain. Lorsqu'ils se produisent au sein de l'église, cela y ajoute en réalité une toute autre dimension parce que la foi des personnes est profondément blessée, parfois même détruite. Il y a donc une responsabilité particulière de l'église de les accompagner et de les aider à chercher la guérison.
Alors, le pavé est parti et c'est Céline Dion qui a fait une apparition hier soir.
Une
apparition surprise.
On
l'entend, Céline Dion ? Oui, on l'entend, on l'entend. C'est au pied de la Tour Eiffel pour le lancement de la Fashion Week, la semaine de la Fashion Week à Paris, ici au défilé de la marque L'Oréal. Voilà donc Céline Dion. L'autre image forte de la soirée, c'est la joie de Zinedine Zidane qui a quelque peu disjoncté, on peut dire ça comme ça, en frappant de toutes ses forces dans un ballon hier soir, au moment du but de Michael Olysee qui a permis à la France de gagner un zéro en Belgique. C'était la Ligue des Nations, deuxième journée. Jean-Louis Tour, vous êtes en direct ce matin avec nous sur RMC au lendemain de saumage que vous avez commenté.
On retient aussi que Zizou avait fait tourner neuf changements dans son once de départ hier soir et visiblement il était content des nouveaux.
Oui, Zidane a évoqué après le match la chance qu'il avait d'avoir un groupe entier de qualité car il va falloir s'habituer à ces nouveaux noms qui ont crevé l'écran hier soir au milieu de terrain. Luca Dacuña, pour sa première sélection, a organisé le jeu en patron. Il a 25 ans, il évolue en Italie dans l'équipe à la mode de Côme et offre une aisance technique rare à ce poste, une centaine de ballons touchés, une frappe sur le poteau pour le joueur formé à Rennes. Autre grand vainqueur de la soirée, Jérémy Jacqui en défense centrale. Lui aussi néophyte à ce niveau, le fameux poids du maillot a paru bien léger pour le joueur de 21 ans, transféré à Liverpool
cet
été où il est en train de s'installer. Il a gagné la plupart de ses duels et dégagé une puissance rassurante. Enfin, dans un secteur, le poste d'arrière-gauche où personne ne s'impose, le joueur de l'Inter Milan, Andi Diou, a connu le premier mitigé. Lui qui a joué pour la première fois de sa vie dans cette position, va devoir trouver ses repères. Mais il offre une aisance technique utile. Ses nouveaux visages, c'est le pari gagnant. Dan a vu la qualité de jeu hier soir en Belgique. On a envie de les revoir dès vendredi prochain contre l'Italie au sud de France.
Jean-Louis Tour en direct ce matin pour RMC. Vendredi contre l'Italie qui a gagné 4 buts 1. Hier soir, c'était en Turquie. C'était le journal de Quentin Vinet. Tiens, une info à vous donner dans 50 minutes. Vous allez évidemment retrouver vos grandes gueules. mais Alain et Olivier seront en direct du salon Batimat. Ça se passe porte de Versailles à Paris en direct et en public.
D
'ailleurs, c'est la finale de la tournée des meilleurs artisans de France de 1026. C'est sur RMC, évidemment. Ce sera à partir de 9h. Il est 8h09 sur RMC. On va parler prix du carburant parce que oui, il se stabilise mais il se stabilise à des niveaux très, très élevés. 2,33 euros en moyenne pour le gazole. 2,09 euros pour le sansplomb 95. Bonjour Frédéric Plante. Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous représentez la Fédération Française des Combustibles, Carburant et Chauffage. Et ce matin, vous alertez non seulement sur les prix du carburant mais en particulier sur les prix du fuel. Ça a pris 40% plus. 40% depuis le début de la guerre en Iran.
Et certains foyers pourraient renoncer, ne plus pouvoir se chauffer. Les conséquences très importantes à la fois pour chacun mais aussi pour tout le reste de l'économie. Oui, parce qu'il ne faut pas oublier que ce sont des populations vulnérables. La moitié des ménages qui se chauffent au fuel sont considérés comme des ménages en précarité énergétique. Donc, on va sortir la calculette. On va voir combien on pourrait économiser.
On en parle
dans un instant et on vous attend au 32.16. Vous vous chauffez au fuel. N'hésitez pas, appelez-nous. A tout de suite.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe. 8h13 sur RMC et c'est bientôt l'hiver. Même s'il fait encore chaud aujourd'hui. Il faut prévoir les prix du carburant au plus haut et ceux du fuel également. Frédéric Plant, vous êtes le conseiller national de la Fédération Française des Combustibles. Carburant et chauffage. 2,33€ en moyenne pour le gazole. 2,09€ pour le sans-plomb 95. Et aucun signe de baisse. Avant d'en venir au fuel, je voudrais qu'on parle carburant. Aucun signe de baisse à l'horizon
? Et
aucun signe de hausse. C'est-à-dire que nous sommes sur des plateaux très très élevés en termes de cotation internationale et ça ne bouge plus. Alors quand je dis que ça bouge plus,
c
'est entre 1 400 et 1 500. Voilà la fluctuation. Mais peu importe les hausses du baril, il y a une telle marge entre le prix du baril et le prix du diesel, en fait du gasoil, que logiquement, celui-là ne devrait plus continuer à augmenter même si le baril augmente. Donc vous pensez quand même que le gazole, certains disent 3 euros le litre, ça, ça n'est pas pour tout de suite.
Je
l'ai entendu, mais je ne vois pas pourquoi, comment. Et pourquoi les problèmes de raffinage s'estomperaient du... Les problèmes de raffinage sont là. C'est ce qui explique que le gasoil a été multiplié par 2, 100% de hausse, alors que le prix du baril a été multiplié que par 50%. Vous avez cette explication dans cet écart très important entre le produit raffiné et le pétrole brut. Ce qui est très frappant, c'est que vous dites, ça ne va pas forcément monter tout de suite, mais ça ne va pas non plus baisser. On est comme bloqué à ce niveau très élevé. Je voudrais qu
'on
parle fuel. Plus 41% sur 8 mois, ça concerne près de 3 millions de foyers qui se chauffent au fuel. Première question, est-ce que là aussi, c'est bloqué ou est-ce que ça peut redescendre ou monter
?
Alors pour le fuel domestique, c'est un produit très voisin du gasoil, donc il y aura forcément un corollaire. Si le gasoil baisse, le fuel va baisser. Et la hausse est importante, elle l'est réellement, en valeur absolue. Elle l'est aussi en pourcentage parce que, ce qui est logique, le fuel est moins taxé que le gasoil et donc quand les cotations augmentent, ça fait en pourcentage une hausse plus importante que sur les produits
plus taxés parce que la part des
taxes
est moindre. La
taxe est moindre mais enfin, j'étais à bâtiment, vous en avez parlé tout à l'heure, on parlait chauffage,
on
parlait travaux, on a beaucoup parlé des certificats d'économie d'énergie. Alors je me suis amusé à faire un calcul pour un consommateur de fuel qui fait à peu près 1800 litres par an, ça représente 350 euros finançant les certificats d'économie d'énergie. Si on suspend demain les certificats d'énergie... Il a 350 euros de moins sur sa facture annuelle.
Je
voudrais que Jennifer puisse également intervenir. Elle nous appelle de Saône-et-Loire, vous êtes aide-soignante. Bonjour Jennifer.
Bonjour. Vous vous chauffez au fuel
?
Exactement, je me chauffe au fuel et au bois. Et c'est vrai, c'est ce que je disais à votre coéquipier juste avant, c'est vrai que ça va être compliqué. Exactement. J'ai 500 litres dans ma cul, il m'en manque au moins 500 pour faire l'hiver. Mais au tarif, la dernière fois que j'ai appelé,
c
'était 1,86 euros, le litre
de
fuel.
Donc
pour en mettre 500 litres, vous voyez bien, ce n
'est
pas possible. Ce n
'est
pas possible. Donc vous faites quoi ? Vous
priez ?
Je prie.
J
'attends que soit l'État nous aide, mais effectivement, il n'aide pas tous les gens, soit que ça descende, mais à mon avis, ça ne redescendra jamais. Vous, vous n'avez pas d'aide, Jennifer ? Ah non. Ah non, bah non. Je paye des impôts, donc je ne
vais
pas avoir d'aide. Voilà, je suis trop riche. Et
vous
avez des
enfants à charge
?
Oui, deux. Donc il faut chauffer la maison, quoi.
Il
faut tout
simplement, quoi.
Oui,
ça va,
j'ai une partie bois, donc ça va que je vais pouvoir chauffer un petit peu avec le bois, mais toute la maison ne peut pas tourner sur le bois. Est
-ce qu'on peut attendre, Frédéric Planc, quand on entend Jennifer qui a donc rempli de 500 litres, mais qui attend et espère avant de charger le reste de la cuve, est-ce qu'effectivement, vous dites à ceux qui nous écoutent, comme Jennifer, il faut attendre ou est-ce que finalement, ça ne changera rien
?
Alors, le témoignage est précieux parce qu'il reflète ce qui se passe depuis mars 2026, c'est-à
-dire
les consommateurs attendent, attendent, attendent un retour à des prix plus acceptables. Le fait est que les prix ne sont pas revenus à des niveaux acceptables. On est aux alentours, effectivement, de 1,90 du litre. Alors ça, c'est une moyenne parce que, suivant que vous êtes à l'intérieur du pays ou en bordure, le prix n'est pas le même pour des questions de coût logistique. Peu importe, on est à peu près à ce niveau-là. Donc, les gens attendent. C'est-à
-dire
qu
'ils
n'ont pas encore vécu ou supporté la hausse dans leur grande majorité, mais ils vont être confrontés
aux premiers... C'est pas une mesure
spécifique qu'on peut prendre pour eux ? Je leur souhaite, mais c'est
une affaire politique.
En tout cas, la suspension des
gaz
d'énergie, c'est clairement ça. Ça économiserait 350 euros. En fait, curieusement, le fuel domestique est de ce point de vue le plus chargé. Ça représente 20 centimes du litre. Enfin, curieusement, c'est logique.
C
'est-à-dire qu'au départ, c'est la logique du gouvernement qui était d'inciter à changer sa manière de se chauffer. Sauf que...
La
logique des certificats d'économie d'énergie...
Sauf que,
à mon avis, changer tout votre système pour abandonner le fuel, effectivement, c'est pas évident. Merci beaucoup, Jennifer, d'avoir appelé au 3216 pour témoigner. Et merci à vous, Frédéric Plan. Vous êtes donc conseiller national de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage. Arnaud Demanche, nous rejoint. RMC, Apolline Matin. C'est tous les jours de manche. Bonjour. Bonjour, Arnaud. Merci pour la première partie. Merci beaucoup.
Monsieur Pedréplan a
assuré
la première
partie
de ce
spectacle.
Vous
n'avez pas de micro. Je
voulais
intervenir.
Il veut rester. Il veut rester. Si vous voulez
rester,
rester.
Bonjour à tous. Bonjour les amis. Voilà. Le pape a terminé sa visite en France.
Lui aussi, il a fait votre première partie.
J
'ai un arrêt
au page en ce moment. Il a terminé son voyage par Metz.
Et
alors, tiens, Arthur Chevalier le confirmera. La dernière visite d'un pape à Metz, c'était en 1049. Voilà. C'était Léon IX qui, à l'époque, avait baptisé Alain Duhamel.
Oui,
parce que Metz Bébé, il était déjà très vieux. Alors finalement, Emmanuel Macron a assisté à la Metz, à Metz, alors qu'à la base, ce n'était pas prévu. Et puis en fait, il a demandé qu'est-ce qu'on fait cet après-midi ? Vous avez une réunion de crise sur le budget avec Roland Lescure et Sébastien Lecornu. Ah. Bon, vous dites au pape qui m'attendent pour commencer la messe.
Alors
finalement,
j'ai lu
qu'Emmanuel Macron avait offert des cadeaux au pape, notamment un bout de vitrail représentant le visage de la Vierge Marie. Oh, merci. Ça, c'est gentil. C'est vrai qu'au Vatican,
on
se disait tiens, un truc qui manque ici, c'est des vitraux avec
la Vierge Marie
dessus. Vous n'auriez pas plutôt des places pour Céline Dion ? Ah bah oui. Et puis, Emmanuel Macron a raccompagné le pape à son avion. Très sympa.
J
'ai vu que vous aviez fait le plein de kérosène, là. Vous ne
pouvez
pas nous dépanner de 2000 ou 3000 litres ? Il n
'y a
pas besoin de tout le plein pour retourner à Rome. Eh, il y
a
un monsieur qui tonne de siphonner le réservoir de ma papa mobile. C'est rien, c'est le corps nu. On est un peu à sec en ce
moment. On en parlait
avec l'invité de tout à
l
'heure. Votre première
partie. Aujourd
'hui, les principaux syndicats appellent donc à la grève dans la fonction publique. Oui, ils n'ont pas apprécié la volonté de Sébastien Lecornu de geler le point d'indice. Moi, à la place de Lecornu, je n'enverrai pas les CRS pour négocier avec les manifestants. J'enverrai directement des boomers de labo. Voilà. Attendez, attendez, amis fonctionnaires, geler le point d'indice. Mais c'est rien du tout. Il faut que tout le monde fasse des efforts. Moi aussi, j'ai été fonctionnaire toute ma vie. 21 ans de travail pour
le bien du collectif.
Tous les jours au bureau de
10h à 16h. Oh là là là là. Parfois jusqu
'à 4 jours par semaine.
Vous croyez
qu'on se plaignait, nous,
à l
'époque ? Alors, bien sûr, ça va mal en économie, mais chacun doit faire un effort. Voilà. Heureusement que nous, les retraités, on est là pour consommer et faire tourner le pays parce que vous, vous achetez rien. On ne vous voit jamais. Vous ne sortez pas les billets pour Arnaud de Manche. Heureusement qu'on est là pour les acheter. Mais ce
n'est pas les jeunes qui vont danser salle. Je suis bien placé pour témoigner.
Merci
les retraités. Jordan
Bardella est donc accusé par Mediapart d'avoir écrit des propos antisémites dans sa jeunesse.
Oui, alors
Jordan Bardella a tout de suite réagi. Il a dénoncé un complot. Un complot juif ?
Il
a assuré qu'il avait le plus grand respect pour la communauté juive. J'ai plein d'amis juifs. Mon banquier est juif. Non, mais ce n
'est
pas vrai. Son banquier, il est russe. Ah oui, en plus. Alors, Mediapart précise des propos antisémites et complotistes, je cite,
totalement
alignés sur les thèses d'Alain Soral. Comment ? Alain Soral, qui a fait partie du comité central du FN, aurait eu une influence sur les jeunes adhérents de l'époque ? Qui aurait pu prédire ? Voilà. Fou ça quand même ! Alain Soral, le conseiller de Jean-Marie Le Pen, qui avait déjà présenté une liste antisioniste avec Dieu donné, dont Le Pen était le parrain de la fille. Tout ce beau monde aurait influencé Jordan Bardella. Jordan Bardella, le patron du RN, aurait été influencé par le RN. Mais je ne peux pas le croire. Je ne suis pas une stupéfaction. Et ce bobissement tournis. Oh, je tournique. Je suis total quesho, Apolline. Quesho ! Je
suis
tout répatouillé par l'étourdissement de stupéfage qui m'envahit. Bon, en vrai, Bardella, voilà, dément. Tout ça, ça embête quand même un peu les cadres du RN.
C
'est quand même leur président. Je ne sais pas s'ils vont le dégager. On se connecte au bureau du RN tout de suite.
Revoir, président. Qu'est
-ce que c'est que ce
truc, Corine ?
C'est un truc qu
'il
y
a.
Revoir, revoir, président.
Il
y a
quand
même
du souci à se faire. Il y
a
les partisans du départ. Qu'est-ce qu'il va devenir s'il est exclu du RN ? Député insoumis ? Je ne
sais
pas. Là aussi, il y en a qui ont admis avoir été influencés par Alain Soral. Ça ne les a jamais empêchés de faire carrière. C'est vrai ? Enfin, à l'époque, Jordan Bardella avait 17 ans. Est-ce qu'on est vraiment finis quand on a 17 ans ? Après, moi, à 17 ans, je n'étais pas antisémite. Je ne savais même pas ce que c'était qu'un juif. Il n
'y
en avait pas. On les avait chassés depuis longtemps. Ils avaient tué Dieu.
Mais bon.
Ça va être long que cette présidence soit.
Mais non, mais on est fans de n'importe quoi quand on a 17 ans. Lui, c'était Soral. Moi, j'étais fan de Super Mario, je vais vous dire. Après, c'est peut-être aussi antisémite. Je ne sais pas, Super Mario. Ce personnage qui devient invincible parce qu'il a une étoile et qu
'il
court après des pièces. C'est peut-être tendancieux. On en saura peut-être plus demain. On en saura demain. À demain. Merci, Arnaud. Avec un nouveau spectacle à Aix-en-Provence, à Albi, à Saint-Riquier. Saint-Riquier.
Oui, Saint-Riquier, c'est mini. À
Jouzac
également,
à Besançon, à Reims ou à Montpellier. Et c'est un spectacle RMC.
Vous
m'emmenez en tournée ? Oui. Je peux bien faire la première part. Il y
a
plein de première part. C'est elle qui demande une journée noire. Aujourd'hui, la patronne de la CGT, Sophie Binet, est mon invitée dans un instant sur RMC et BFM TV. À tout de suite. RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Face
à face.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour, Sophie Binet. Bonjour. Merci d'être à mon micro ce matin pour répondre à mes questions. Vous êtes secrétaire générale de la CGT. Vous appelez à une journée noire aujourd'hui. Fonction publique, lycéen, fonctionnaire, salarié, 155. Manifestations prévues dans toute la France. Pouvoir d'achat, prix du carburant, politisation des syndicats aussi. C'est ce dont vous accuse le patron du MEDEF. Beaucoup de questions à voir avec vous. Je voudrais qu'on commence par les lycées parce qu'au moment où l'on se parle, les forces de l'ordre sont positionnées devant environ 200 lycées.
Il y en a un certain nombre qui ont été bloqués hier, principalement en Ile-de-France. Une colère qui monte depuis une semaine et qui a dégénéré avec des dégradations, des violences et des blessés hier. Est-ce que vous appelez au calme
?
Moi, j'appelle le gouvernement à entendre la colère des lycéens et à cesser d'envoyer des policiers face aux jeunes qui se mobilisent pour faire entendre leurs revendications. Ce qu'ils demandent, c'est très simple, c'est des tables, des chaises, des enseignants et enseignantes et on leur répond en leur envoyant les forces de l'ordre. C'est dangereux. Il faut laisser les équipes éducatives faire leur travail, ouvrir le dialogue avec les lycéens et les lycéennes et leur permettre d'exercer leurs droits citoyens à la mobilisation. Donc pour vous, le problème, c'est les forces de l'ordre ? Ah oui, c'est sûr. Bien sûr. J'ai été conseillère principale d'éducation,
j
'ai travaillé dans des établissements très difficiles, j'ai été confrontée évidemment à des mobilisations lycéennes et je sais combien le travail des équipes éducatives est central pour éviter les débordements mais quand on envoie les forces de l'ordre, on organise les débordements donc il ne faut surtout pas faire ça, c'est au ministère de l'éducation nationale de gérer la mobilisation lycéenne pas au ministre de l'intérieur. Le ministère de l'éducation nationale qui déplore un certain nombre de blessés et notamment parmi les proviseurs ou les conseillers d'orientation. Conseillers principaux d'éducation, oui.
Et donc justement c'est pour ça qu'il faut les laisser faire leur travail et les accompagner de façon à ce que les lycées puissent être ouverts, à ce que les lycéens puissent avoir des espaces de dialogue à l'intérieur puissent se réunir pour débattre collectivement de leur mobilisation et que s'ils décident collectivement de se mobiliser ils puissent le faire. Le problème aujourd'hui c'est qu'on les empêche de se réunir, de débattre et de se mobiliser
pour faire entendre leurs revendications
? Il distingue deux choses en tout cas c'est ce que dit le ministre de l'éducation nationale il dit il y a effectivement des revendications sur les moyens sur le nombre de profs sur les absences etc. Mais il dit également qu'il y a eu un modus operandi de ces derniers jours qui était une petite dizaine de personnes dit-il cagoulées extérieures au lycée qui venaient des 6h du matin avec des palettes et des géricanes voilà ce qu'il dit et qui attisaient cette colère est-ce que c'est possible selon vous ? Vous parlez uniquement des manifestants mais est-ce qu'il se peut effectivement que le gouvernement ait raison là-dessus ?
Bien sûr c'est des choses qui peuvent arriver mais pas devant 200 établissements scolaires c'est des choses qui peuvent arriver très ponctuellement et contre lesquelles on ne lutte pas en envoyant les policiers contre les lycéens moi ce que j'ai vu c'est des images de policiers qui s'en prenaient à des lycéens et des lycéennes qui les gazaient et qui les empêchaient de se mobiliser et la question de fond c'est quand même les revendications des lycéens et des lycéennes qui sont totalement légitimes c'est quand même extrêmement choquant qu'il et elle soient obligés de bloquer leur établissement pour avoir des enseignants en face d'eux quand même L'un d'eux l'un de ses manifestants a été hospitalisé hier avec de nombreuses dents cassées il avait commencé par donner un coup de pied à une membre une policière semble-t-il un policier est arrivé à tirer directement dans son visage il a été ensuite hospitalisé comment vous jugez cette scène ?
C'est extrêmement choquant ça ne devrait jamais avoir lieu on parle d'enfants je rappelle que les lycéens lycéennes sont mineurs c'est pour ça qu'on ne règle pas la mobilisation en envoyant des policiers devant les établissements scolaires il faut cesser tout de suite et répondre sur le fond à leurs revendications légitimes le ministre de
l
'intérieur qui dit on peut qualifier cela de violence urbaine moi je qualifie ça de violence policière ce qui s'est passé à ce lycéen il faut que toute la lumière soit faite sur ces événements et que les sanctions nécessaires soient prises
la
police a d'ailleurs ouvert une enquête oui
mais
surtout le problème ce n
'est
pas les faits individuels c'est les consignes qui sont données aux policiers le ministre de l'intérieur a donné consignes aux policiers d'empêcher tous les blocus de lycées il est là le problème si les lycéens souhaitent se mobiliser ils doivent pouvoir le faire et les conditions doivent être réunies pour leur permettre d'exprimer leurs revendications on ne peut pas leur apprendre à l'école la démocratie et quand ils souhaitent s'exprimer dans une démocratie leur envoyer les policiers mais vous constatez qu'il
y a
eu des dégradations qu'il y
a
eu des tirs de mortier vous le constatez
bah
oui de fait mais pourquoi parce que c'est l'œuf ou la poule c
'est
-à
-dire
que vous vous dites il y a des tirs de mortier et il y a des dégradations parce qu'il y a la police et la police dit oui mais non on vient parce qu'il y a des dégradations oui mais vraiment d'expérience ça n'est pas comme ça qu'on empêche les dégradations on empêche les dégradations en laissant les équipes éducatives faire leur travail et organiser du dialogue avec les lycéens et les lycéennes là de fait ce sont les lycéens et lycéennes qui ont été gazés chargés violentés aussi par l'intervention des forces de police
que
vous appelez à ce qu'il y ait davantage de blocage de lycée
c
'est les lycéens et les lycéennes qui décident de leur revendication de leur mode d'action ils sont grands ça n'est pas à la CGT ça n'est pas à moi de leur dire ce qu'ils ont à faire est-ce que vous espérez qu'ils se mêleront à vous dans les manifestations d'aujourd'hui ? évidemment je pense que les manifestations d'aujourd'hui le moderne central c'est plus de moyens pour nos services publics donc ça correspond très fortement aux revendications qu'elles portent d'avoir plus de moyens pour leurs établissements scolaires j'imagine que puisque vous estimez qu'il n'y avait pas de dégradation avant qu'il n
'y
ait la police vous n'appelez donc pas au calme
j
'appelle si bien sûr j'appelle au calme j'appelle au respect de la mobilisation des lycéens et des lycéennes
c
'est les policiers que vous appelez au calme pas les lycéens c'est ça c'est surtout le gouvernement que j'appelle au calme mais a changé complètement de stratégie en direction des lycéens et des lycéennes parce que c'est extrêmement dangereux de répondre par la force à des revendications légitimes quand
vous dites
c
'est
dangereux ça veut dire quoi ?
c'est
-à
-dire
que vous craignez quoi
? un embrasement ?
mais bien
sûr ce que je
crains c'est la surenchère et un accident on a déjà un lycéen qui a perdu ses dents on veut quoi demain ? donc il faut accompagner la mobilisation lycéenne et surtout répondre à leurs revendications c'est ça le point clé Sophie Binet de très nombreuses manifestations partout en France aujourd'hui vous appelez à une journée noire grève et manifestations pourquoi ? contre quoi
? aujourd
'hui on est à un point de rupture ce qui se passe c'est celles et ceux qui font tenir le pays celles et ceux qui étaient au front cet été pour sauver des vies les soignants et les soignantes les pompiers les enseignants et les enseignantes les auxiliaires de puériculture etc. qui n'en peuvent plus et qui refusent qu'on leur demande encore des sacrifices il faut mesurer ce que ça veut dire le gel du point d'indice ça veut dire une baisse de salaire pour des millions d'agents publics qui sont déjà parmi les moins bien payés des pays de l'OCDE alors que l'inflation atteint des records cet été qui était au front ?
c'était pas les milliardaires les grands patrons ou les actionnaires c'était les fonctionnaires et les travailleurs et les travailleuses comment est-ce qu
'on
les remercie ? en baissant leur salaire donc la colère elle est énorme aujourd'hui j'alerte le gouvernement il faut répondre aux revendications il faut changer ce projet de budget qui est dangereux pour le pays et qui nous fait foncer à 200 km heure dans le mur de la récession vous demandez Sophie Binet à ce que le gouvernement renonce dans son projet de budget à ce gel des points d'indice je précise que ça fait 4 ans que ce gel des points d'indice est en activité ça fait presque 10 ans en fait parce que en
10 ans de
Macronie on a eu seulement 2 années où le point d'indice a été revalorisé alors que le salaire des fonctionnaires devrait être indexé sur l'inflation est
-ce que ça veut
dire Sophie Binet que tant que le gouvernement n'aura pas renoncé au gel du point d'indice vous appellerez à manifester à se mobiliser évidemment que le principe c'est que tant que les revendications n'ont pas été entendues on continue à se mobiliser moi ce que je constate c
'est
que le gouvernement est très fragile donc ça doit nous donner de la force et de la confiance pour continuer la mobilisation mais y compris les fonctionnaires ne se mobilisent pas pour eux-mêmes on l'a vu cet été ce que c'était qu'un pays sans service public je précise que les pompiers sont à vos côtés et qu'ils seront dans la rue aujourd
'hui à l'appel de l'inter-syndical les pompiers
sont des agents publics pourquoi est-ce que 100 000 hectares de nos forêts sont partis en fumée parce qu'on a demandé aux pompiers d'éteindre des incendies méga-feux avec des verres d'eau parce que 80% des pompiers sont des volontaires il n
'y
a pas assez de pompiers professionnels parce qu'ils n'ont pas d'équipement ils ont même moins de camions qu'il y a 20 ans 1000 camions en moins et donc le problème de ce projet de budget du gouvernement c'est qu'il sacrifie l'avenir il ne tire aucune des leçons de cet été puisqu'il n'y a pas plus de moyens pour nos services publics et il n'y a aucun budget pour adapter la société au réchauffement climatique et lutter contre le réchauffement climatique c
'est un budget dangereux
Sophie Binet qui sont ces grévistes ?
c
'est-à-dire que quand on regarde les chiffres de prévision d'aujourd'hui
on
ne peut pas dire que ce
soit
une mobilisation et une journée noire comme vous vouliez on va voir il est seulement 8h30 donc
on aura les
prévisions non mais en fait les prévisions c'est une chose la question c'est la réalité des grévistes qu'on aura en fin de journée ce qui est sûr c'est que la grève va être très suivie dans l'éducation nationale parce que les enseignants et les enseignantes n'en peuvent plus que la grève est suivie à 100% chez les pompiers parce que les pompiers n'en peuvent plus d'être traités comme des chiens après ce qui s'est passé cet été et alors que des centaines d'entre eux et d'entre elles ont été blessés la mobilisation est très suivie dans la santé parce que les soignants et les soignantes n'en peuvent plus on a fermé 45 000 lits depuis 10 ans aucune leçon de la canicule de 2003 n'a été tirée nos hôpitaux ne sont toujours pas isolés et climatisés vous serez dans ces manifestations dans ces convois partout en France je le disais plus de 150 manifestations
presque 200 200 au moment
où l'on se parle le compteur a augmenté la CFDT également c'est une inter-syndicale vous êtes tous ensemble Marie-Lise Léon elle dit cette manifestation aujourd'hui c'est pour les fonctionnaires mais c'est surtout pour la défense du pouvoir d'achat quand on regarde le prix des carburants qui désormais ne bouge plus c'est à dire qu'il ne monte pas mais enfin il est extrêmement haut mais il ne baisse pas le fuel également on va y revenir vous plaidiez pour un prix à la pompe à 1,70€ on fait comment pour revenir à 1,70€ quand on a dépassé les 2€ il faut juste bloquer les prix et bloquer les marges des pétroliers moi ce qui me scandalise il faut juste bloquer les prix et les marges voilà tout à fait c
'est
si facile peut-être qu'il faut un peu de courage politique pour affronter Total en fait ce qui me scandalise c'est que Total depuis 5 ans c'est à dire depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie a fait 120 milliards de profits 120 milliards et nous savons que cette année ça va encore être une année record encore plus forte que l'année dernière pourquoi je dis juste parce que bloquer les prix et bloquer les marges des pétroliers ça ne coûte rien aux finances publiques et ça permettrait de sécuriser le pouvoir d'achat moi la question que je pose au gouvernement c'est pour qui travaille-t-il ? j'ai entendu un ministre à votre micro monsieur Papin qui
était à ce même micro la semaine dernière dire je n'ai
pas envie d'embêter Total mais le problème c'est que est-ce que son travail c'est d'être au service de Total pour ne pas l'embêter ou au service de l'intérêt général et des 40 millions de travailleurs et de travailleuses et de retraités qui ne peuvent même plus aller travailler maintenant ça coûte cher d'aller travailler maintenant on ne peut plus aller voir ses proches parce qu'on ne peut plus faire son plein on est dans cette situation
vous demandez à
Total de bloquer les prix à 1,70€ ce que nous demandons c'est au gouvernement de bloquer les prix et de bloquer les marges et de
financer
ça en taxant les marges
oui
c'est ça juste d'imposer un
prix de vente où est-ce qu'ils trouvent
l'argent parce que ça coûtera évidemment
de
l'argent il faudra payer la différence ça ne coûte rien à l'Etat on bloque le prix de vente des pétroliers aux distributeurs de façon à ce que parce que là la stratégie de Total elle est quand même honteuse eux ils ont un prix plafonné dans leur station service mais par contre ils vendent toujours très cher leur carburant aux autres distributeurs ce
qui
d'ailleurs est considéré par les autres distributeurs et notamment la grande distribution comme étant une forme de concurrence déloyale exactement c'est du dumping ils sont en train de les asphyxier et derrière ils vont racheter des stations service en faillite et élargir leur monocole est
-ce
qu
'il
faut obliger et c'est d'ailleurs à cette question-là que Serge Papin répondait je ne veux pas embêter Total la question que je lui posais c'est faut-il obliger Total à vendre moins cher le pétrole tel qu'il le vend parce qu'il n
'est
pas que distributeur il est aussi fournisseur exactement c'est notre proposition d'imposer à Total et aux autres majors du pétrole de vendre le pétrole moins cher le carburant moins cher aux distributeurs
c
'est ça la solution les routiers ont dit qu'ils allaient rentrer dans la danse qu'eux aussi allaient acter une forme de mobilisation probablement à la fin de la semaine vous soutenez les transporteurs les routiers qui est un secteur privé bien sûr on a beaucoup de syndiqués chez les routiers on les soutient et nous appelons l'ensemble des salariés à l'action on ne va pas se laisser faire aujourd'hui la situation est très grave c'est des millions de travailleurs et des travailleuses qui ne peuvent plus boucler leur fin de mois et on n'est qu'au début parce que l'hiver va arriver et avec l'hiver l'explosion des prix de l'énergie de l'électricité et du case et on sait qu'il y
a
déjà des centaines de milliers de familles qui ne peuvent pas faire leur plein de fioul par exemple il y avait le plein de fioul qui a augmenté de 40% ce matin je recevais sur RMC l'un des représentants de la filière qui disait on devrait commencer déjà par suspendre les certificats d'énergie ça ferait 350 euros d'économie par plein de fioul
c
'est pas notre proposition notre proposition c'est de bloquer les prix et d'augmenter les salaires les certificats d'énergie ils sont là parce qu'ils servent à quelque chose donc il y a la grève il y a les manifs est-ce qu'il faut des blocages il y a les blocages des lycées il y a eu les blocages des pêcheurs la semaine dernière les routiers s'ils rentrent dans la danse peuvent aussi avoir ce pouvoir de nuisance est-ce que vous estimez qu'il faut aussi user de ce genre d'outils c'est les travailleurs et les travailleuses qui décident de leur mode de mobilisation nos modes de mobilisation c'est les grèves et les manifestations mais quand les salariés qui sont en grève décident de bloquer c'est leur décision et il faut la respecter Sophie Binet le MEDEF vous accuse de vous politiser politiser à outrance le président du MEDEF Patrick Martin estime que la CGT et la CFDT jettent une ombre suspecte sur la démocratie sociale en combattant l'ERN en ne voulant pas parler avec une partie de la classe politique
je
suis scandalisée par ses propos
je
rappelle à Patrick Martin deux choses fondamentales d'abord l'indépendance syndicale ça n'est pas lui mon patron ça n'est pas lui le patron de la CGT et des syndicats c'est nous qui décidons de ce que nous faisons et de ce que nous portons et puis la deuxième chose c'est que ce n'est pas la CGT qui est un danger pour la démocratie c'est l'extrême droite qui est un danger mortel pour notre démocratie et moi j'ai une question à poser à Patrick Martin est-ce qu'il pense toujours que le Rassemblement National est un parti comme les autres après les propos antisémites de Jordan Bardella
j
'allais vous interroger sur ce point Jordan Bardella qui est accusé d'avoir tenu des propos et des écrits antisémites lorsqu'il avait 17 ans Mediapart confirme Jordan Bardella nie pour vous c'est un fait Jordan Bardella a tenu ses propos
je
ne suis pas journaliste je sais qu'en général quand Mediapart publie des choses c'est qu'il y
a
un travail journalistique très important jamais ils n'ont été mis à défaut jamais jamais jamais ils ont d'ailleurs affirmé qu'ils publieraient les écrits si Jordan Bardella et Marine Le Pen continuent à les mettre en doute oui tout à fait et puis malheureusement ça ne m'étonne pas du tout qui est le Rassemblement National un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS c'est un parti qui fondamentalement est raciste et antisémite c'est sa marque de fabrique ils essayent de se normaliser parce qu'ils ont besoin de cela pour arriver au pouvoir mais ça ne doit pas nous anesthésier il n
'y a
pas de l'antisémitisme aussi du côté de la fille malheureusement le racisme et l'antisémitisme c'est des choses qui peuvent être qui peuvent exister partout d'ailleurs nous nous faisons aussi un travail en interne et sur les lieux de travail pour éradiquer le racisme l'antisémitisme et le sexisme et donc tout le monde doit être extrêmement vigilant là-dessus mais c'est une différence d'avoir des militants et militantes ou des syndiqués qui ont des propos qui dérivent que d'avoir un parti qui structurellement de façon identitaire est raciste et antisémite c'est le cas du RN qui d'ailleurs ne s'en cache pas puisque dans ses propositions il porte un projet de préférence nationale c'est-à-dire de xénophobie d'état pour instaurer une forme d'apartheid avec une différence en fonction des travailleurs et des travailleuses est-ce qu'ils sont étrangers est
-ce
qu'ils sont binationaux ou est-ce qu'ils sont français ils n'auraient plus les mêmes droits Sophie Binet est-ce que vous appelez Patrick Martin à renoncer à tout contact à tout échange avec le RN c'est ce que faisait le MEDEF jusque là donc moi je l'appelle à retrouver les valeurs de la République est-ce que ça veut dire que vous considérez qu'aujourd'hui au fond c'est le MEDEF qui est politisé
c
'est-à
-dire
ce qu'il vous accuse d'être en fait moi je pense que fondamentalement ce qui dérange Patrick Martin ce n
'est
pas que la CGT fasse de la politique c'est que la CGT ne fasse pas la politique du MEDEF c'est ça qui le dérange donc vous considérez qu'eux font une politique bien sûr mais d'ailleurs ils ne
s
'en cachent pas Sophie Binet vous allez publier un livre qui je crois s'appelle Tout est à nous ça veut dire quoi tout est à nous ? ça veut dire que nous sommes les travailleurs et les travailleuses et que c'est notre travail qui crée les richesses nous ne sommes pas un coût nous créons les richesses et donc c'est le but c'est de remettre les travailleurs et les travailleuses au centre du jeu et de dire que il faut nous présenter un projet des perspectives qui nous permettent de reprendre en main nos entreprises de reprendre en main notre travail d'avoir des salaires qui nous permettent de vivre et de financer notre protection sociale
voilà ce dont les travailleurs et les travailleuses ont besoin
aussi que pour vous il faut remettre en cause une part de la propriété privée oui potentiellement enfin c'est évidemment que nous pensons que tout est à nous ça veut dire aussi qu'il
y a
un moment où normalement ça s'arrête à la propriété de l'autre
oui
mais nous le nous est large ce sont les travailleurs et les travailleuses aujourd'hui ce qui est scandaleux c'est que les multinationales ont pris le pouvoir sur le monde et que les multinationales ont plus de pouvoir que beaucoup d'états est
-ce
que vous considérez d'ailleurs comme notamment ça a été dit lors des universités d'été de LFI qu'il faudrait interdire les milliardaires
je
ne
sais
pas si c'est une mesure d'interdiction qui permettra de s'en sortir mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui on a des gens qui amassent des richesses colossales Bernard Arnault 170 milliards moi je ne comprends pas à quoi lui servent ces 170 milliards je ne comprends pas pourquoi il ne
veut
pas payer plus d'impôts je ne comprends pas pourquoi il ne
veut
pas augmenter les salaires de ces travailleurs et travailleuses ça sert à quoi ces richesses même d'ailleurs c'est nuisible pour la société c'est nuisible pour l'environnement j'imagine que vous ne choisissez pas ce mot par hasard de quoi nuisible les milliardaires sont des nuisibles c'est une des expressions qui avait été utilisée par Manon Aubry lors de ces fameuses universités d'été de la France Insoumise j'ai juste dit que 170 milliards d'euros aujourd'hui ce sont les milliardaires qui polluent le plus le monde ce sont eux qui sont les premiers responsables du
réchauffement climatique peut-être que c'est inconscient et que ce mot vous est revenu oui tout à fait c'est un mot de la langue française les
milliardaires étaient des nuisibles oui est-ce que vous diriez les milliardaires sont des nuisibles souvent ils se comportent comme ça oui parce que de fait leur seul
objectif
c
'est
des nuisibles
c
'est des gens qui sont nuisibles pour la société
ce
qu'on appelle des nuisibles ce sont les insectes qu'il faut éradiquer par exemple ce sont des rats ce sont oui alors par exemple moi je défends la biodiversité je pense qu'il
n'y a
pas d'insectes d'ailleurs on le sait maintenant il n
'y a
pas d'animaux nuisibles mais ce qui est sûr c'est que ces richesses elles doivent être mises au service de l'intérêt général et pas de la spéculation de quelques-uns aujourd'hui c'est ça le problème c'est que nous travaillons chacune et chacun nous créons des richesses qui ne servent pas au pays qui ne servent pas par exemple à financer nos services publics à s'acheter de nouveaux canadaires à recruter des soignants et des soignantes et à ouvrir des lits dans les hôpitaux mais qui servent à enrichir quelques actionnaires le scandale en France c'est que les dividendes n'ont jamais été aussi élevés dans notre pays nous sommes les deuxièmes au plan mondial
au niveau de dividendes le chiffre est sorti la semaine dernière le gouvernement vient
nous faire les poches à nous avec son projet de budget dangereux pour le pays au lieu de s'attaquer vous prendrez position pour la présidentielle vous prendrez position s'il le faut vous prendrez position notre position est claire il n'y a rien de plus dangereux que l'extrême droite pour les travailleurs comme pour la démocratie c'est une forme de politisation de le dire de fait ça fait 130 ans que la CGT dit ça et je vais vous dire très simplement on a eu trop de militants et de militantes assassinés déportés torturés pour oublier ce que c'est que l'extrême droite mais lorsque vous voyez qu'une grande part des ouvriers aujourd'hui votent pour le rassemblement national vous dites quoi
?
les ouvriers la plus grande part des ouvriers s'abstient c'est d'abord ça le problème et pourquoi est-ce que parmi ceux qui votent ? oui parmi ceux qui votent mais c'est pas que les ouvriers qui votent pour
le
rassemblement
national
voilà c'est ça malheureusement c'est toute la population et donc ce que nous leur disons c'est ne vous faites pas enfumer par l'imposture sociale du rassemblement national jamais le rassemblement national n'a défendu les travailleurs et les travailleuses à chaque fois qu'il fallait défendre l'augmentation des salaires ils étaient toujours contre ils n'ont jamais été présents pour soutenir nos luttes et nos mobilisations ils n'ont jamais dénoncé les patrons voyous merci Sophie Binet d'avoir répondu à mes questions ce matin secrétaire générale de la CGT 8h51 sur RMC et BFM TV et justement sur BFM TV nous dans
un
instant sur RMC les grandes gueules en direct du salon Batimat pour la finale de la tournée des meilleurs artisans de France 2026 allez à demain