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Interviewyoutube.com· 11 novembre 2022 48 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprises

ELON MUSK, TRAVAIL & GRÈVE : l'Actu Pol avec Nathalie Arthaud

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Pourquoi Elon Musk et les licenciements chez Twitter vous ont-ils particulièrement touché ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Quel contraste entre le rêve technologique et la réalité des salariés exploités ?

  • 3:55RelanceRéponse directe

    Lénine disait que le capitalisme vend la corde pour se pendre, qu'en pensez-vous ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Les travailleurs sont-ils condamnés à être la variable d'ajustement des multinationales ?

  • 6:03OuverteRéponse directe

    Pourquoi la grève à la RATP peine-t-elle à prendre ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi les enseignants n'ont-ils pas suivi le 18 octobre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Fait
    « rien de neuf sous le soleil »
  • 4:40Fait
    « toutes les richesses sont fabriquées par les travailleuses et par les travailleurs »
  • 5:18Fait
    « le système capitaliste est basé sur l'exploitation du travail salarié »
  • 9:37Fait
    « le mot d'ordre de cette grève pour la RATP c'était 0 métro zéro RER »
  • 30:01Fait
    « c'est une façon de d'appauvrir les futurs retraités »
  • 30:45Fait
    « il est prêt à affronter un front syndical »
  • 44:23Fait
    « il faut aller vers une planification mondiale mondiale de l'énergie »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

0:10
Locuteur

salut l'internaute nous sommes le jeudi 10 novembre 2022 au moment où je tourne ce nouveau numéro d'actupol d'actualité politique dans lequel nous allons parler travail grève et politique au sens noble du terme alors entre Elon Musk qui licencie des milliers de gens à tour de bras et Emmanuel Macron qui réformes à gogo pour mieux exploiter les salariés c'est du pareil au même de chaque côté de l'Atlantique pour mon invité de ce soir pour elle le problème majeur réside dans le capitalisme prédateur et la propriété privée face à quoi une seule réponse est apportée la révolution des travailleurs est travailleuses pour une conquête du pouvoir détenu par une classe bourgeoise parasite ce sont ces mots dans son discours mon invité n'y va pas par quatre chemins elle a été candidate aux trois dernières élections présidentielles françaises elle est enseignante et porte-parole de Lutte Ouvrière il s'agit de Nathalie Arthaud

1:01
Non speech

[Musique]

1:04
Locuteur

et bien bonjour Nathalie Artaud merci d'avoir accepté l'invitation ce soir et merci merci pour l'invitation avec grand plaisir alors commençons dans le vif du sujet avec l'actualité qui qui tourne beaucoup autour d'Elon musk et Mark Zuckerberg qui font réagir et notamment vous sur Twitter d'ailleurs le nouveau joujou du premier qui concurrence le second à la tête de Facebook je vous cite rapidement vous dites et vous sur Twitter licenciement de ma chez Twitter par mail en désactivant les ordinateurs etc bientôt le licenciement par sèche éjectable ne vous posez la question bienvenue dans le meilleur des mondes capitalistes selon Elon Musk alors pourtant un gros patron qui sabre dans sa masse salariale c'est peut-être un mot qui pose problème peut-être pour vous aussi sans faire dans la dentelle rien neuf sous le soleil et qu'est-ce qui vous a particulièrement touché dans la situation propre à Twitter et à son nouveau patron pour vous exprimer sur le sujet rien de neuf sous le soleil exactement c'est exactement ça justement c'est une grande ces grandes entreprises là qui prétendent faire neuf qui prétendent nous faire rentrer dans un nouveau monde où le progrès serait vraiment omniprésent enfin bon où on va de l'avant et bien on voit que que il reprenne les bonnes vieilles mesures connues par le patronat c'est le Béaba effectivement pour retrouver une certaine un certain niveau de rentabilité quoi de mieux que de licencier voilà et c'est vrai que Hélène musk qu'on va comme c'est un mégalo il fait jamais rien à moitié de sabrer dans la moitié des effectifs bon j'ai cru comprendre qu'un certain nombre d'informaticiens ne donnaient pas longue vie au réseau Twitter sans ces sans cette expertise on verra mais mais en tout cas voilà donc je voulais faire ressortir le contraste justement entre cette espèce de rêve qu'un certain nombre de de géant de la tech nous nous vendent et puis la réalité beaucoup plus prosaïque quand on est salarié et exploitée par ces entreprises d'ailleurs salarié qui on l'a vu certains ont été rappelés en disant revenez finalement vous avez on vous a écarté par erreur enfin voilà besoin de vous quand même ça dit quelque chose non bah c'est très très drôle c'est très très drôle mais en même temps c'est aussi un classique moi ça me rappelle beaucoup beaucoup de de d'anecdotes racontées par mes camarades de Renaud ou d'Axa qui nous explique comment les plus anciens sont poussés dehors et puis ensuite ils sont rappelés ils ont rappelés parce que parce qu'en fait ils sont partis mais mais ils étaient les seuls à savoir faire ils étaient les seuls à savoir faire à tenir le poste à avoir les compétences et bon il fallait quand même qu'il transmettent moi je trouve que c'est représentatif d'un phénomène de fond lénine avait utilisé une expression assez si marquante il avait dit que que le capitalisme était prêt à à vendre la corde avec laquelle on le prendra c'est à dire que voilà ils sont tellement mu par la recherche du court terme de la rentabilité de de la valeur financière là pour pour demain que ils sont prêts en effet à faire n'importe quoi y compris à creuser leur propre trou quoi c'est intéressant que vous souliez la question de chez Renault là à l'instant parce que on l'a vu que c'est pratique la violente de licenciement déjà il y a 9 et en plus ce n'est pas qu'aux États-Unis c'est aussi en France alors que les droits des travailleurs ne sont pas le même d'un côté de l'autre de l'Atlantique mais on se souvient du coup de Renault ou encore d'Air France pendant la période covid pour me parler que de cette période là qui malgré des sommes colossales d'être publiques avaient en parallèle entamé des plans que d'ailleurs que se poursuivent de suppression de billets de poste est-ce qu'on est la question qu'on se pose en fait qu'on pourrait vous poser ce qu'on est éternellement condamné à être nous travaillons à travailleuse finalement ben la variable d'ajustement des multinationales qui dans le même temps bac des records de versement de dividendes est-ce que c'est enterré comme question en fait clairement clairement le système capitaliste est basé sur l'exploitation du travail salarié donc de toute façon toutes les richesses sont fabriquées par les travailleuses et par les travailleurs donc quand effectivement le patronat en veut davantage et bien il y a une seule méthode c'est de pressurer c'est d'intensifier le travail donc de demander à ceux qui sont au boulot d'en faire plus donc on supprime des postes mais on demande à ceux qui restent de se dédoubler de faire le boulot de trois alors ça marche un temps jusqu'à ce qu'à un moment donné il se rendent compte que finalement ils ont trop tiré sur la corde alors les travailleurs et travailleuses qui parfois est souvent on le voit aujourd'hui on est le 10 novembre jour de grève à la RATP et ben cesse le travail pour faire grève et revendiquer alors le mouvement aujourd'hui on va on va en parler un peu puisque là alors on tourne on est en fin de journée se disent novembre il commence aujourd'hui il fort alors quasi aucun métro peut RER mais localiser à Paris alors que les revendications sont les salaires à les retraites sont partagés par une majorité de la population du coup sur tout le territoire alors pourquoi selon vous le mouvement peine à prendre partout notamment chez les cheminots de la SNCF qui aujourd'hui n'ont pas été très mobilisés les trains enroulés je dirais que à l'échelle de l'ensemble du monde du travail je dirais que que les salariés se cherchent voilà en ce moment c'est à dire que il cherche chacun là où il travaille dans leur entreprise des fois même dans leur atelier ou dans leur service les moyens de se défendre et parfois ça se traduit en action collective on débrayage des fois en grève mais c'est vrai que pour l'instant ça se réfléchit à l'échelle d'une entreprise et c'est sans cette conscience que finalement c'est à l'échelle de l'ensemble du monde du travail qu'on a amené ce combat et on doit se renforcer les uns les autres finalement il y avait cette possibilité là qui avait été donnée quand même par la grève des raffineries parce que elle était devenue finalement un élément central de la vie politique le simple fait que les stations-service était plus approvisionnées ça avait transformé cette ce bras de fer local entre les salariés et le patron de Total ça avait transformé ce bras de fer en une question politique pour l'ensemble du monde du travail finalement et on a vu que l'appel de à la mobilisation du 18 octobre elle va pas à pas suffi en tout cas les travailleurs qui sont pas sentis capables de partir à la bagarre comment vous l'expliquez vous qui est là vous vous rappelez vous êtes enseignante donc vous c'est quand même un corps de métier qui qui est j'espère encore en espérant encore politiser où il y a quand même des discussions qui se passent dans les salles de prof comment vous et d'ailleurs ça n'est pas les profs non plus n'avaient pas suivi 18 octobre énormément même peu très très peu vais pas vous expliquer que ça prenne pas alors en fait c'est ça la question ça dépend ça dépend je sais que dans mon lycée on avait fait une journée de grève qui était assez réussi on avait des discussions sur la nécessité pour vraiment inverser les choses de de s'inscrire dans un mouvement plus durable dans un dans un rapport de force qui qui passe forcément par une grève reconductible en fait on en avait discuté mais voilà il n'y a pas là pour l'instant la détermination et la volonté nécessaire pour le faire parce que c'est difficile tout simplement c'est c'est difficile quand on est un salarié de se lancer dans le combat parce que parce que bah voilà la vie est dure sont sortis joindre les deux bouts tenir bon tenir bon parce que le boulot c'est épuisant parce que parce que dès qu'il y en a un problème qui survient que ce soit pour le le logement que ce soit avec sa bagnole que ce soit avec bon pour peu qu'on soit des gens en galère enfin ça devient une catastrophe alors voilà les les travailleuses et les travailleurs et bien ils se démènent au milieu de toutes ces difficultés là et même si ça discute même si il s'interroge sur et ils sont conscients que de toute façon il faudra partir à la bagarre pour l'instant ils sont pas prêts ce matin une fois encore et sans surprise être en soutien des grévistes évidemment qui je le rappelle il vous le rappelle à l'instant pour une hausse des salaires l'indexation je ne sais pas si c'est comme ça que c'est formulé mais je pense je crois que oui en opposition du coup aussi à la réforme des retraites on en parlera juste après alors je sais pas si vous avez vu ce matin le ministre des comptes publics Gabriel Attal a dégainé une punchline d'abord j'ai entendu que le mot d'ordre de cette grève pour la RATP c'était 0 métro zéro RER je prolongerai en disant que c'est aussi 0 empathie pour tous les Français à qui je pense aujourd'hui qui ont pas pu aller travailler qui ont pas pu se déplacer peut-être eu des difficultés à déposer leurs enfants à l'école que je pense vous l'auriez en face de vous là vous que lui aimeriez-vous répondu de lui dire que le transport en commun chez les métros fonctionne très très mal 364 jours sur 365 quoi voilà très très mal et que c'est enfin c'est même devenu là depuis la rentrée un enfer un enfer parce que justement il manque du personnel parce qu'il y a des bus qui restent et des des rames qui qui restent au dépôt parce qu'il y a pas de conducteur parce que voilà ils ont pas mis les moyens donc en fait c'est de plus en plus difficile et qui rend cette vie là impossible c'est précisément le gouvernement alors quand les travailleurs ils revendiquent eux d'être respectés de pouvoir vivre dignement mais c'est précisément eux eux qui qui indiquent finalement la seule issue pour préserver en effet des transports en commun digne de ce nom parce que sans ça sans les travailleurs capables de faire le le boulot d'y mettre leur dévouement parce qu'il en faut du dévouement pour allez prendre un bus à 4h30 du matin l'inspecter etc etc vous savez c'est le même problème dans les hôpitaux qu'est-ce qu'il veut le gouvernement il veut que on ferme des lits il veut qu'on réduise l'offre de transport de transport en commun c'est ça qu'il veut donc voilà ce que j'aurais envie de lui dire c'est-à-dire de le renvoyer à ses responsabilités aujourd'hui ce gouvernement main dans la main avec le grand patronat parce que justement il faut jamais oublier que c'est pas seulement Macron que Macron n'est que le comment dire l'exécutons des commanditaires que sont la grande bourgeoisie à la tête des banques à la tête des grands groupes capitalistes donc main dans la main effectivement et bien ils sont en train de tout casser les services publics là vous faites le parallèle entre les bus et l'hôpital public vous êtes enseignante donc on pourrait parler de l'éducation nationale aussi exactement ils sont en train de casser des services publics mais j'ai envie de dire il casse même l'économie enfin c'est quand même dingue ce qui se même aujourd'hui avec cette spéculation sur sur le gaz sur sur le pétrole etc parce qu'il y en a une poignée qui sont de capitalistes qui sont en mesure de se gaver là dans cette période là et de faire grimper les prix ils sont en train d'asphyxier y compris une grande partie de leur propre congénères et mais c'est toute la société qu'il subit ça et tout ça pourquoi pour qu'une pour qu'une fraction effectivement amasse de plus en plus de fric parce qu'ils veulent rien lâcher parce qu'ils veulent ils veulent pas que cet argent là il aille justement pour satisfaire les besoins élémentaires en santé en transport en logement des classes populaires il faut bien réaliser que s'il y en a dans cette histoire qui défendent l'intérêt de l'ensemble de la société c'est précisément les travailleurs et justement là en parlant de gens qui se je peux qu'éteindre vous allez utiliser mais qui vous venez parler de fric de gens qui ne pensent qu'à ça là il y a pour en revenir à la ce projet d'ouverture à la concurrence de son exploitation qui est au cœur finalement du débat là-bas et des conducteurs qui me confieraient récemment encore avoir le moral atteint voir détruit par ce projet détruit parce que beaucoup d'entre eux d'entre elles quittent ou se prépare à quitter le navire d'où la difficulté grandissante à la RATP de recruter les conducteurs etc bref c'est un cercle vicieux qui se passe là-bas et dans le même temps alors ça y est Jean Castex a reçu le feu vert des deux assemblées il sera bien le nouveau patron des transports publics parisiens et va donc travailler avec Valérie Pécresse à la tête de la région Île-de-France qu'est-ce que ça vous inspire tout ça d'abord moi j'ai envie de dire que c'est sûr que c'est pas une bonne fin que c'est le fait que le privé cherche à s'immiscer dans des secteurs où il devrait pas y avoir ce critère là justement de la rentabilité ça c'est vrai aussi dans l'éducation c'est vrai aussi dans la santé tout ça c'est choquant et ça ça témoigne d'une chose c'est que bah oui les capitalistes ils vont chercher à faire du fric surtout et surtout absolument surtout mais en même temps il faut quand même réaliser que la RATP ou la SNCF n'a pas attendu cette mise en concurrence et cette arrivée du privé pour pour gérer leur personnel exactement comme n'importe quel patron parce que les économies de bout de chandelle les l'allongements du temps de travail les la dégradation des conditions de travail c'est pas quelque chose de nouveau et l'arrivée de Castex qui dit vouloir servir son pays il a dit encore hier devant le Sénat qui se défend du fait qu'il est passionné par ce temps du transport qui veut faire mieux ça vous rassure pas j'imagine bah non ça me rassure pas mais de toute façon c'est pas tellement tel ou tel homme c'est pas tellement une question de personnalité c'est que on est effectivement dans un contexte où il y a une pression et et qui est mise par la bourgeoisie pour que elle paye plus rien pour que plus voilà elle ne sort plus un centime de sa poche et pour que au contraire au contraire l'argent public aille dans ses propres coffres forts alors tout ça ça a des conséquences dans tous les domaines c'est une politique de fond monsieur Castex il va avoir cette feuille cette feuille de conduite en quelque sorte voilà mais mais c'est une situation qu'on peut retrouver dans plein d'autres pays aussi donc on est dans un dans une phase du capitalisme qui est de plus en plus parasitaire de plus en plus parasitaire en plus dans une période de crise de tension internationale et de guerre ou effectivement il y a de l'incertitude du côté de de la bourgeoisie et des financiers et tout ce qui peuvent prendre aujourd'hui ben ça sera ça de prix vous dites que la situation internationale et la certitude on pourrait parler peut-être aussi du climat encore tout à l'heure mais viendrait pour vous doper la prédation du capitalisme en fait pour sauver un peu les meubles absolument absolument parce que dans une période de croissance dans une période donc finalement les les capitalistes voient leurs marchés s'élargir et voit bon qui a des possibilités pour eux de prospérer dans ces périodes là ils étaient prêts toujours avec un avec en face un rapport de force imposé par les travailleurs mais dans ces périodes là ils étaient prêts à redistribuer un certain nombre de miettes à faire tomber quelques miettes de leur table de toute façon ils savaient que cette table allait être prolifique bon ça c'est dans les périodes de croissance mais tout ça ça s'est arrêté ça ça s'était arrêté alors le confinement le covid ça introduit une incertitude et une instabilité voilà et mais alors là avec la guerre et avec la modification des rapports de force entre les différents états entre mais on le voit même à l'échelle de l'Europe regardez toutes les tensions qui sont surgi parce que justement cette crise énergétique elle met elle elle appuie là où ça fait mal finalement et les intérêts divergents par exemple de l'Allemagne avec ceux de la France ou de l'Italie la ressortent et rejaillisse donc on est dans une période encore plus tendue ou effectivement je pense que les les rapaces sont sont absolument sur les dents et en plus vous avez évoqué la question la transition énergétique ils savent que toute façon y compris leurs sources de de prospérité elle est en train de se tarir et qu'il faudra qu'il procède à de grandes transformations qui risquent de leur coûter de l'argent donc vous voyez aujourd'hui ils ont ils sont poussés partout que la situation à chercher à récupérer le plus de fric possible quoi en fait il planifie selon vous mais il planifie pas comme nous on l'entend une planifie pour sauvegarder leurs intérêts et leur position alors c'est intéressant tout à l'heure vous me disiez en off que vous avez pas forcément suivi ce qui se passait à l'Assemblée etc alors qu'il se passe beaucoup de choses mais de l'ordre de la réforme je vous le dis que ça serait parce que c'est difficile de suivre ce qui se passe à l'Assemblée tous les jours il y a tellement de rebondissements et puis même on vient là on l'a vu ce dernier jour vous avez suivi comme tout le monde il y a des votes il y a des des bas et puis ensuite le 43 qui vient tout effacer bon il y a il y a ce truc là qui est là peut-être que vous allez en dire un mot mais n'empêche qu'il y a deux choses qui sont qui nous intéresse là aujourd'hui c'est l'assurance chômage la réforme encore une fois chômage hier le 9 novembre a été acté en commission mix paritaire pour ceux qui savent pas c'est à dire avec un nom très restreint de député de sénateur la version du texte qui retient le durcissement voulu par les sénateur de droite à vouloir à savoir pardon supprimer les droits au chômage au bout de deux refus du CDI et même au bout d'un seul refus si c'est on a intérimaire mais surtout de laisser l'exécutif gouverner par décret sur les modèles des modalités d'accès au chômage selon la fameuse conjoncturée économique qu'on essaie qu'on essayait tous les deux là de de dessiner un peu les contours je sais que vous étiez comme toute la gauche opposé à cela qu'est-ce que vous craignez en gros là de ce qui pourrait se produire maintenant que c'est acté non mais justement enfin pour moi il y a pas de surprise bah non bah oui non il n'y a pas surprise et je n'attends pas que demain il puisse y avoir quelques rebondissements que ce soit à l'Assemblée nationale voilà pour moi pourquoi parce que le rapport de force et ce qui peut ébranler le gouvernement et derrière lui la bourgeoisie ne se passera pas à l'Assemblée nationale ce qui peut les branler c'est un ébranlement social vous avez les gilets jaunes là là ils ont modifié une ambiance politique toute une ambiance politique parce que le gouvernement avait peur avait peur que ça s'étend ça c'était une espèce de guérillac qui n'en finissait pas etc etc y compris le patronat il avait aucune envie que ça se s'invite dans les entreprises donc il fallait qu'ils mettent fin vous voyez et là là il y a une pression qui s'exerçait sur Emmanuel Macron et qu'il a forcé à faire un certain nombre de gestes alors c'était des gestes qui étaient finalement assez assez assez réduit oui et sur le compte après de la Sécu ensuite c'est nous qui avons payé ces gestes mais effectivement il y a eu quand même des choses effectivement parce que il a pas c'est dans dans ces moments-là c'est quand il y a des ébranlements sociaux que le le gouvernement est empêché donc pour moi le rapport de force il va il ne se construit pas avec je ne sais pas qui elle je sais pas moi à quel rebondisse moi à l'Assemblée nationale pourtant il se passe des choses la démocratie actuelle elle est quand même enfin en France elle est quand même constante encore comme ça alors qu'il y a quand même il y a quand même un rapport de force qui se construit à l'Assemblée quand même député de gauche ou droite du Centre enfin du centre il y a quand même des choses qui si on peut pas on peut vous vous pouvez dire là que finalement l'assemblée ça ne sert à rien à moi je pense que l'assemblée c'est c'est un super grand Moula à paroles au moins c'est clair de dire comme ça effectivement bourgeois c'est très sophistiqué et c'est sophistiqué de constitution en Constitution pour précisément mettre un tas de de sécurité si jamais il y avait pas la majorité absolue à l'Assemblée nationale comment faire et bien il y a 49,3 on peut de toute façon le président de la République a quand même les moyens et le gouvernement peut préemptés à certains nombreux de tête enfin il y a toute une série comme ça de verrous et puis si jamais il y avait une loi qui déplaise vraiment et qui passe qui déplace vraiment à la volonté qui réussissent à passer par je sais pas inadvertance ou bon et bien il y a quand même le Conseil constitutionnel qui peut retoquer tout ça et puis c'est pas le Conseil constitutionnel bah il y a le Conseil d'État vous voyez et puis si tout ça tous ces mécanismes qui sont censés quand même et des contre-pouvoirs pour contrôler et pouvoir mais effectivement j'entends que les contre-pouvoirs pour contrôler le pouvoir sont complètement entre les mains de la classe dominante tout à fait qu'on a la lecture des choses oui oui vous avez une lecture d'aller des choses vous mettez en avant finalement cette lecture de classe sociale et on entend bien là effectivement que ce soit même on pourrait parler du quatrième contre-pouvoir c'est-à-dire les médias et les journalistes effectivement la plupart d'entre eux est d'entre elles sont issus du même classe sociale effectivement c'est là vous voulez en venir à ce point là en fait n'est-ce pas bien sûr on est à ce point là on est à ce point là et et puis et puis derrière tout ça il y a évidemment l'armée et oui il y a l'armée il y a les forces de répression qu'on a vu agir alors l'exemple l'exemple c'est le Chili quand effectivement aliend là ce rendez-vous coupable de ne pas pouvoir restaurer l'ordre l'ordre l'ordre bourgeois tel que il le voulait tels que les Américains l'impérialisme américain le voulait et bon bah écoutez il a été écarté on va dire écarté au prix de centaines de milliers de morts c'est vrai que oui le Chili montre des choses on en est pas on est en France et parle tout à fait la même chose on est en France prenez pas la même chose d'abord parce que aujourd'hui il y a complètement osmose entre le gouvernement la majorité présidentielle la bourgeoisie l'appareil d'État mais si demain je sais pas moi par quel miracle électoral et bien un président surgissait et qui soit détesté qui soit Oni par par la bourgeoisie est-ce que vous ne pensez pas que ça extrait un peu les amis là de deux Villiers et de tous ceux qui ont fait leur fameuse tribune expliquant que de toute façon s'il y avait une chiant lit qui s'est instaurait en France il serait là vous vous souvenez de cette tribune un des militaires et de l'extrême droite bien sûr donc vous savez il faut pas il faut quand même réaliser que ben oui ça fait des années qu'on est fait en fait la bourgeoisie elle tient les choses en main elle tient les choses en main elle tient bien en main son état elle tient bien en main ces médias et même en main direct puisque carrément maintenant c'est eux qui sont les patrons des grands médias le tableau est quand même vachement noir parce que là du coup comment vous donner après vous l'envie vous avez des candidats trois fois à l'élection présidentielle comment comment vous vous voulez galvaniser enfin je sais pas si c'est ça votre objectif je me suis dit moi donner envie de espoir que ben c'est possible un autre monde est possible autre chose est possible si vous dites bah justement rien n'est possible là c'est là aujourd'hui qui tient qui tient toutes les ficelles on peut rien faire non je ne dis pas du tout ça parce que rien n'est possible parler des élections telles que aujourd'hui on nous les serre parce que tes institutions telles qu'aujourd'hui en nous laissèrent ce cirque électoral qui se répète mais qui n'est là pour que rien ne change au fond voilà et vous savez même le simple fait posez-vous la question finalement on passe les trois quarts de sa vie l'essentiel de ces forces de ces on met on met ses compétences et bien dans le travail tous les ordres d'un patron et exploiter par par un patron est-ce qu'on a notre mot à dire sur ce qu'on fait au travail sur ce qu'on produit sur le service qu'on qu'on rend sur sur la façon dont on travaille sur le sens de ce travail mais oui est-ce qu'on a notre mot à dire est-ce que c'est la démocratie là en résumé est-ce que c'est la démocratie est-ce que c'est pourtant les trois quarts de la vie de chacun en franchit la porte le seuil de l'entreprise et là on est plus citoyen là on a plus le droit de politique on a plus le droit de discuter on a plus à l'idée d'expression il y a aujourd'hui des travailleurs qui sont sanctionnés parce que ils se sont rassemblés pour discuter vous vous rendez compte donc ce que je veux dire par là c'est que ce qu'on nous sert comme la démocratie alors même que on n'a pas notre mot à dire sur comment on organise notre appareil productif sur comment notre en organise notre vie sociale sur comment on travaille etc c'est une c'est un ersatz de démocratie alors moi je ne suis pas en train de dire qu'on peut rien changer tout mon combat c'est un combat justement au contraire pour dire que il faut tout changer dans cette société et on peut tout changer mais ça sera pas par ces élections ça sera comme ça c'est toujours produit c'est à dire pas à en bas par une exposition sociale par une révolution et là je pense qu'effectivement on peut tout changer et il faut que les travailleurs précisément essaient de conscience cette conscience que c'est en se battant y compris pour leurs intérêts élémentaires quotidiens leurs salaires leurs conditions de logement l'endroit à la retraite c'est en se battant ainsi qu'ils seront à confrontation avec cette nature un capitaliste qui s'exerce sur nous et qui seront à même justement de de l'affronter et d'ouvrir la perspective d'un changement en complet de société moi je j'ai cette conviction cette conviction qui était celle de mars celle de Lénine celle de Trotsky que les travailleurs dans leur au cours de leur lutte de classe finalement et bien ils vont réaliser qu'ils ont aussi cette politique d'amener qui est celle de conquérir le pouvoir et de créer un pouvoir complètement nouveau complètement inédit ou les travailleurs les classes populaires tous ceux qui sont aujourd'hui les petites mains finalement de l'économie et bien dirigerait la société alors en attendant d'arriver éventuellement à cette idée là vers lequel vous tendez il y a des choses qui se passent dans la société imparfaite qu'on a aujourd'hui et j'aurais voulu quand même vous entendre quand même un mot sur cette réforme des retraites qui va quand même avoir un impact enfin vous le savez plus que tout le monde encore sur la vraie vie des gens la discussion ont repris lundi entre le gouvernement elle est partenaires sociaux ça se compte la seconde cycle de concertation il y a pas longtemps Macron encore changer d'avis vite fait en disant qu'il était bon pourquoi pas 63 ans 64 ans il pourra faire un geste tout semble quand même mal parti j'ai l'impression quand même entre cette forte contestation très majoritaire de la population et le flou de ce projet qui pourtant présenté comme ultra nécessaire et qui semble être devenu un entêtement du camp macroniste enfin je pense que vous avez beaucoup de choses à dire dessus avant de vous entendre sur ce point-là Bruno Le Maire disait fin septembre que cette réforme des retraites je le cite nous la faisons pas pour le plaisir nous la faisons parce que là d'abord été promise par le Président de la République dans sa campagne présidentielle et que c'est un mandat que confié par le peuple français ça a offert je vous vois déjà de vous faire un peu sauter quel est votre sentiment du coup sur tout ça c'est quand même du concret ah oui c'est du très concret et moi je pense que c'est pas fou du tout c'est à dire qu'en fait quel que soit le paramètre les paramètres qu'ils vont qu'ils vont bouger c'est très clair que c'est une façon de d'appauvrir les futurs retraités voilà de les de de les empêcher de prendre la retraite quand il le voudront d'essayer de repousser au plus le plus possible leur départ d'aller aux boules de leur force en quelque sorte et puis à la retraite d'avoir une petite retraite quoi voilà de plus en plus donc c'est ça pourquoi il voudrait avoir ce projet pourquoi il voudrait pourquoi le pouvoir voudrais appauvrir les retraités c'est toujours pareil c'est l'argent il faut le trouver quelque part voilà soit on le prend dans les classes populaires soit on le prend dans les coffres forts de la bourgeoisie bon bah ce pouvoir clairement il a fait son choix depuis toujours voilà donc si vous voulez pour moi il y a pas de flou pour moi il faut être très conscient que que Yvon nous taper dessus ils vont nous taper dessus que ils sont déterminés parce que le fait de voir Emmanuel Macron y compris dire qu'il va repousser l'âge alors que c'est une ligne rouge pour la CFDT non ça veut dire quoi ça veut dire que il est prêt à affronter un front syndical en fait vous voyez il cherche même pas fragile alors peut-être fragile peut-être que c'est c'est peut-être mais quand même ça veut dire que ils se sont assez sûr de lui assez fort alors et ils sont forts de quoi ils sont forts de notre faiblesse ils sont forts de la faiblesse de de de de la riposte et de la mobilisation du monde du travail et et c'est ça qui qu'il y a reconstruire donc pour moi très clairement le le bah il faut expliquer il faut expliquer effectivement la situation ça s'appelle la lutte de classe cette lutte de on a beau être au 21e siècle cette nuit de classe et bien elle est féroce alors c'est à entendre votre discours et est-ce que vous ditiez tout à l'heure donc ce côté marxiste Trotski etc il y a une chose puisque je vous tiens là Nathalie Arthaud que j'aimerais sur lequel j'aimerais vous entendre réagir c'est une affirmation qu'on entend très souvent depuis la dernière législatives on parle de législatives donc d'assemblée nationale alors que ce soit venant de la droite et même parfois des rangs de ce qui se présente être de gauche l'extrême gauche serait désormais à l'Assemblée nationale et en plus serait tu es chemise avec l'extrême droite le pénis dans le viseur vous l'avez deviné la nouvelle union populaire écologique et sociale la nups alors vous qui êtes porte-parole d'un parti trotskiste qu'on peut qualifier sans rougir enfin ou alors si un petit peu justement d'extrême gauche rouge vous avez compris la blague j'imagine que ça vous fait quand même un minimum sourire d'entendre que l'extrême gauche est à l'Assemblée quand même très très sourire d'inclure dans l'extrême gauche mais y compris Jean-Luc Mélenchon enfin voilà parce que Olivier Faure on peut pas voilà c'est quand même d'autres mais c'est même drôle enfin c'est c'est mais c'est là que cette vie politiqueienne elle elle est comment dire on ne sait plus de quoi on parle les mots n'ont plus de sens en fait parce que le ministre il a été ministre il a été son modèle c'est Mitterrand ça avait rien à révolutionnaire c'est d'ailleurs lui qui a causé des gros gros dégâts dans la dans la conscience et dans le mouvement ouvrier bon donc non non c'est pas à l'extrême gauche c'est pas l'extrême gauche maintenant effectivement bon bah ils utilisent des épouvantails mais ça ça c'est les moi l'extrait extrême gauche je me oui je me revendique extrême gauche extrêmement comment dire opposé à cette société actuelle extrêmement sans aucun doute mais justement plus plus alors là en creusant le sujet encore plus sérieusement ça raconte quand même quelque chose ne vous parlez d'épouvantail que la droite que les conservateurs que les bourgeois les plus bourgeois utilisent ce terme-là pour taxer cette gauche qui quand même on peut quand même je sais pas si vous pouvez l'admettre ce radicalise quand même il y a des gars alors c'est pas autant comment dire de gauche que que vous par exemple dans vos propositions dans vos revendications mais il y a quelque chose qui se passe dans cette gauche là d'une certaine partie de la gauche à l'Assemblée est-ce que c'est pas est-ce que ça viendrait pas je vais vous ma question montrer que il y a une limite que ils sont de là à vouloir diaboliser plus d'ailleurs cette gauche à l'assemblée que l'extrême droite qui serait du coup moins menaçante pour leurs intérêts il y a quelque chose non qui qu'est-ce que ça raconte du moment politique ça raconte une une poussée à droite voilà ça me raconte une une droitisation de toute la vie politique ça raconte une comment dire une poussée des idées réactionnaires sur la question de l'immigration par exemple sur la question d'immigration très clairement enfin ce qui se passe là aujourd'hui avec l'océan de Viking et en est une illustration aujourd'hui oser dire qu'il faut sauver ces femmes et ses hommes mais ça apparaît exactement alors que c'est de l'humanisme c'est l'humanisme tout simple c'est c'est même pas une question politique et en fait donc voilà ça ça parle d'une droitisation de la société et vous savez ça me fait penser que bon les amis de Trump aux États-Unis ils accusent Biden et son camp il est démocrates d'être des communistes quand même la lecture des choses est différente selon les pays effectivement le communisme plus de sens moi je me souviens que y compris Macron s'était présenté à une élection il avait écrit un bouquin révolution voilà c'est c'est bon sauf que tout ça justement c'est précisément pour faire oublier l'essentiel c'est à dire que il y a un choix de société qui est devant nous a vraiment un choix de société un choix je dirais même pour l'avenir de l'humanité est-ce que on laisse la classe bourgeoise et au pouvoir est-ce qu'on la laisse dominer du haut de ses entreprises du haut de ses appareils d'État etc ou est-ce que les travailleurs qui sont capables eux de porter une autre société parce que ils savent la faire marcher cette société la font marcher déjà aujourd'hui ils sont capables eux de reconstruire quelque chose de tout neuf de tout nouveau de qui soit supérieur supérieur parce que plus égalitaire parce que plus organisé parce que planifier en fonction des besoins de de des plus pauvres et donc de l'écrasante majorité est-ce que ce sont eux qui doivent qui doivent postuler pour le pouvoir voilà la question vous voyez que qui a été enterré enterré parce que voilà en nuance soviétique c'était le stade linisme c'était moche il y avait plus rien à voir de ce côté-là on était condamné à vitam eternam au capitalisme donc voilà alors cherchons dans le cadre du capitalisme si on peut pas un peu améliorer les choses bon un meilleur partage de la richesse il y en aura pas de meilleur pour partage de la richesse tant que c'est les bourgeois qui partagent donc c'est eux qui tiennent le couteau là et qui partagent le gâteau les parts elles iront au gros c'est ça la société actuelle donc si vous voulez nous la question et moi c'est pour ça que je que je me bats politiquement et que y compris j'utilise les élections pour faire passer cette idée là c'est qu'en réalité ce chouette société il est devant nous voilà il est de classes sociales il y a deux classes laquelle doit prendre le pouvoir politique voilà alors aujourd'hui bon les bourgeois ils ont pas besoin de le prendre ils l'ont depuis déjà des décennies mais il nous amène où c'est la feuille en réalité c'est la catastrophe pour pour la société pas pour eux pour eux tout va bien la société ils font pas ils font partie de la société va falloir composer avec c'est une petite minorité qui prétent finalement qui prépare de tous les moyens de production et qui domine moi j'appelle ça la dictature la bourgeoisie le diktat d'une infime minorité voilà alors on va terminer avec notre entretien passionnant là avec les questions des internautes en début de journée je les ai appelé à m'ont proposé quelques-unes des questions il y a Pierre Albert à l'internaute qui demande comment réconcilier le plein emploi c'est intéressant qui nécessite rien d'utilisation et la production de masse avec les enjeux écologiques actuels comment on fait moi je ne crois pas que le plein d'emploi nécessite une production de masse et une fuite en avant il faut produire produire produire non non le plein d'emploi ça peut être aussi la répartition du travail entre tous voilà donc ça peut être le fait de travailler tous mais tous beaucoup moins et là il y aura le plein emploi oui moi je j'imagine que par exemple ont donné la possibilité aux travailleurs de diriger les entreprises Twitter total un hôpital et bien une des premières choses qui ferait c'est qu'ils admirait une liste des emplois à créer et des embauches à réaliser pour soulager leur travail et là on irait très vite vers le plein emploi il y a aussi sur le même thème de nos LED qui lui pose la question des solutions alors je cite des solutions politiques possibles pour que chacun puisse avoir un travail agréable enrichissant peut-être que la réponse que vous voulez donner est un peu le début de la réponse et et ajoute aussi quelle solution pour faire face à un fait là l'automatisation du travail mais moi le tout médiation du travail c'est je trouve ça positif heureusement qu'il y a des tâches ingrates et difficiles qui aujourd'hui sont faites par des machines ça c'est très bien le problème c'est qu'aujourd'hui le fruit de ce de cette production il est accaparé et il est confisqué justement par la bourgeoisie qui possède ses moyens de production c'est ça le problème c'est que ces progrès de d'automatisation ne sont pas mis à la disposition de toute l'humanité mais grâce à ça moi je suis convaincu que en travaillant je ne sais pas moi deux heures par jour tous on est capable de subvenir aux besoins de l'humanité de l'humanité il y a un vrai changement de paradigme il faudrait aujourd'hui on produit un tas de choses dont on n'a pas besoin mais on pourrait décider décider d'arrêter des produits on pourrait décider d'arrêter de produire pour faire pour accumuler les profits mais de produire pour satisfaire les besoins les besoins fondamentaux et on imite très le temps qu'il faut c'est à dire finalement assez peu de temps en fait assez peu de temps et on leur répartit et là effectivement on aurait une période dans la journée de travail contraint entre guillemets contrat mais on aurait l'essentiel de la journée pour s'épanouir dans d'autres types d'activités sportives artistiques et là je pense que mais l'humanité alors elle en serait transformée c'est intéressant ce que vous dites là c'est une question supplémentaire que je pensais pas vous vous posez d'un atome qui s'appelle Pascal Pruvost parce que vous avez répondu tout à l'heure un peu dans dans la description qu'on a eu mais ce que vous dites là les propos que vous tenez c'est à dire de travailler moins mais travailler tous de de de de de produire dans selon produire selon les besoins etc c'est des mots prononcés aussi par Jean-Luc Mélenchon et la question qui pose Pascal Pruvost il dit je la reprends parce que j'avais enlevé du truc alors quelle stratégie politique d'union pour arriver au pouvoir pour appliquer une politique de gauche radicale autrement dit allez-vous rejoindre la nups demande-t-il parce que c'est vrai que là je vous pose la question du coup maintenant j'ai compris pourquoi que vous êtes vous vous différences mais le propos le projet que vous que vous mettez là sur la table il est prononcé aussi par la France insoumois une partie de l'anus là oui c'est vrai que ce sont des mots qu'on peut entendre dans dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon mais ce que mais par contre ce que ça suppose c'est l'expropriation de la bourgeoisie du grand patronat cela suppose pour moi que les travailleurs prennent le pouvoir que ils mettent en commun ces grands moyens de production pour les gérer donc vous voyez c'est pas un petit détail ça l'ex-propriation de la bourgeoisie je crois pas que ce soit dans le programme de Jean-Luc Mélenchon ah oui peut-être effectivement et c'est pas indiqué comme ça dans le programme de Jean-Luc Mélenchon de la ou de la nuit pêche mais peut-être que donc vous ne croyez pas du tout au promesses de ce de ce mouvement là de cette union de la gauche là ou du tout du tout sincèrement ou alors vous pouvez pas imaginer que peut-être bah c'est une stratégie aussi pour acquérir le pouvoir que de ne pas trop en dire ou d'essayer de manière un peu rien je propose comment vous vous pour vous sinon ça c'est du fake c'est non ils disent des trucs mais il le pense pas je n'y crois pas du tout je fais pas moi de de procès d'intenses fous peut-être que eux ils pensent que effectivement on prenons le pouvoir il réussiront à imposer il réussiront comment à animer un peu les les dents du requin je sais pas exactement comment ils vont s'y prendre mais en tout cas moi pour moi une chose est claire c'est que le seul moyen de de d'y parvenir c'est de s'appuyer sur les travailleurs mobilisés en action avec cette conscience que c'est à de faire les choses que c'est à eux de se faire respecter c'est à eux de prendre même les décisions en fait là où ils sont là où ils vivent là où ils travaillent c'est à eux d'apporter leur leur expertise ça peut pas être fait sans les travailleurs et sans que les travailleurs ils sont pas des entreprises et du pouvoir politique voilà donc pour moi il y a sans doute de la sincérité sans doute je connais des des militants de la France insoumise du Parti communiste des vers aussi qui sont qui sont sincères qui qui ont mais pour moi ils ont le problème d'être un peu comme comme un couteau sans lame si vous voulez c'est à dire que ils ont ils se donnent absolument pas les moyens de leurs objectifs voilà et ces moyens là parce que parce que c'est parce que c'est compliqué parce que ces moyens là ça nécessite de dire bah oui il faut abattre cette société bourgeoise cet ordre bourgeois cette propriété privée vitaliste on peut pas fonctionner avec et vous savez moi je le problème de l'écologie ça me fait tellement ça me paraît tellement limpide regardez on n'arrête pas de parler de planification on n'arrête pas de dire qu'il faut qu'on résonne il faut qu'on qu'on fasse les choses de façon collective en essayant de rationaliser les les 27 en ce moment qui se déroulent on doit pas gâcher on doit faire les choses rationnellement etc etc et moi je suis profondément convaincu qu'il faut aller vers une planification mondiale mondiale de l'énergie d'un certain nombre de choses évidemment parce que les émissions de gaz à effet de serre si ça continue en Chine au Brésil on Inde etc qu'est-ce que vous voulez qu'on qu'on fasse donc c'est une nécessité ça c'est une nécessité mais il y a deux obstacles à ça c'est la propriété privée capitaliste et c'était le morcellement en état nationaux ça ce sont deux obstacles il faut le dire ce sont deux obstacles il faut le dire et il faut les combattre et il faut dire bah oui moi les 56 polluants là les plus polluants de France ils ont été reçus par Emmanuel Macron Emmanuel Macron a sans doute les a bien écouté à bien pris note de ce qu'il voulait mais moi c'est 56 les plus polluants et bien on les prend en main on les gère c'est et ils deviennent on les gère de façon collective c'est une partie de la solution une partie importante de la solution toutes les décisions qu'ils vont prendre vont impacter l'avenir de de du pays pendant pendant des décennies des décennies ça justifie ça ne suffit pas justifier que on les a expropries et que bon bah maintenant vous avez assez joué et nous maintenant on gère et on gère en fonction de ce qui est désormais de la population des intérêts de environnement et bien merci beaucoup d'avoir accepté l'entretien ce soir et ben je vous remercie bonne soirée bonne soirée à très bientôt

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Locuteur

et voilà chers internautes j'espère que vous avez apprécié ce nouvel entretien d'actualité politique en compagnie de Nathalie Arthaud je vous invite à me faire part de vos retours comme d'habitude dans l'espace commentaire sur Youtube et de partager cette vidéo autour de vous merci et bienvenue aussi aux nouvelles et aux nouveaux abonnés mais aussi aux internautes participant à la production de mon travail mon travail véritablement indépendant ici ça se passe sur gmail.fr/sout tiens ça commence par un euro par mois ou un euro une fois sans limite et sans engagement et notamment à travers la plateforme hello wasso mille merci car cette grâce à vous que je peux me permettre ce type de long format quasi inexistant par toi ailleurs je suis en train de réfléchir pour tout vous dire à faire évoluer ce format vers quelque chose de plus cool encore vous allez voir j'espère bientôt j'ai besoin pour cela d'un fort soutien je compte alors sur vous toutes et vous tous continuez à donner quelques euros par mois soyez nombreux et nombreux moi je bosse de mon côté sur tout ça et on se retrouve très vite car on a encore mille choses à se dire ciao

47:18
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