Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 29 janvier 2020 44 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Gérard Larcher : la décentralisation pour renouer avec la confiance ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment va la France selon vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les lois ne profitent-elles qu'aux métropoles ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La croissance profite-t-elle seulement aux métropoles ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La fracture territoriale est-elle liée aux services publics ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les hôpitaux de proximité sont-ils menacés ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    La droite est-elle peu interventionniste en matière de services publics ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Gérard LarcherFait
    « la France est profondément divisée fracturée »
  • 4:00Gérard LarcherFait
    « pourquoi vous ne faites des lois que pour quelques métropoles quelques régions puissante »
  • 6:00Gérard LarcherChiffre
    « une croissance aujourd'hui qui est ce qu'elle est à 1,3 elle profite essentiellement quelques métropoles »
  • 8:00Gérard LarcherFait
    « en matière de santé de présence médicale sur le territoire nous sommes dans un déficit assez incroyable »
  • 18:00Gérard LarcherFait
    « la peur c'est un symptôme à force de ne pas traiter les yeux dans les yeux par exemple la question migratoire »
  • 20:00Gérard LarcherFait
    « la violence dans les manifestations elle vient des manifestants »
  • 22:00Gérard LarcherFait
    « les pompiers qui jouent en lieu et place aujourd'hui de la présence médicale »
  • 26:00Gérard LarcherFait
    « nous avons progressivement vidé l'état territorial les préfectures et sous préfectures aux bénéfices d'agences nationales »
  • 32:00Gérard LarcherFait
    « le socle qui demeurerait au président de la république serait plutôt le socle de la droite et du centre »
  • 36:00Gérard LarcherChiffre
    « les sénateurs touchent environ 2000 euros nets de retraite par mois après un mandat de six ans »
  • 38:00Gérard LarcherFait
    « le contre pouvoir réel c'est le sénat »
  • 40:00Gérard LarcherFait
    « la démocratie représentative l essentiel de la démocratie mais n'exclut pas du tout la démocratie participative »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de france culture 7h 9h guillaume erner 7h42 et dans le cadre des matinales politique de l'équipe des temps de parole nous recevons gérard larcher bonjour bonjour vous êtes président du sénat et membre du parti l'est républicain gérard larcher comme vous êtes président je vais vous poser une question mitterrandienne comment va la france ja lire la france est profondément divisée fracturée et je tire de mes déplacements très nombreux dans le pays du sentiment que les n'a pas commencé il ya deux ans et demi à trois ans d'un pays où une partie de nos concitoyens prix entre métropolisation financiarisation mondialisation a le sentiment d'être à côté je l'avais écrit à françois hollande après le drame des attentats de 2015 selon lui ai dit je lui avais dit qu'il partie du pays ne se sentait plus à la table de la république et j'avais à ce moment là a pris l'exemple de ce qui m'a été l'interpellation dans un territoire pauvre du pas de calais monsieur le président pourquoi vous ne faites des lois que pour quelques métropoles quelques régions puissante et puis plus récemment dans l'allier il ya un élu qui m'a dit est ce que vous vous rendez compte que moulins et montluçon sont beaucoup plus loin paris que paris n'ait de londres de barcelone ou d'amsterdam je crois que c'est cette réalité là ça s'est traduit par la crise des gilets jours de la révolte des ronds points mais aussi cette crispation d'ailleurs ce soutien encore aujourd'hui à la démarche des grévistes mais alors qu'est ce qui se passe par exemple à un moulins montluçon ou ailleurs gérard larcher qu'est ce qui explique qu'une partie de la république ne se sent pas précisément est bien entouré par la république je prends un exemple nous avons une croissance aujourd'hui qui est ce qu'elle est à 1,3 elle profite essentiellement quelques métropoles une partie du pays continue réellement se dévitalise et et ce sentiment là est un sentiment qui aujourd'hui conduit à une forme de maladie voilà pourquoi le président de la république nous devons tous ensemble je disais aux sénateurs que nous qui représentons les territoires soyons des réducteurs de fracture fracture territoriale fracture sociale et la verticalité du pouvoir est aujourd'hui inadapté cette réparation des fractures mais alors la fracture territoriale elle se traduit comment par exemple je ne sais pas les services publics gérard larcher santé par exemple j'étais en région cendres il ya quelques semaines aujourd'hui en matière de santé de présence médicale sur le territoire nous sommes dans un déficit assez incroyable mon propre département qui connaît les ive et d'un certain monde question présence médicale mais j'ose le dire ça n'est rien à côté de ce qu'ils ressentent ils tout près dans le département de l'eure où dans le département de l'yonne cette réalité de la santé avait d'ailleurs sauté au visage du président de la république lors du grand débat ce thème qui ne faisait pas partie des questionnements du grand débat pascal perrineau le rappeler c'est le deuxième thème qui s'est imposé lors du grand débat ben alors ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faudrait par exemple investir à nouveau dans la santé parce que vous appartenez au party les républicains gérard larcher a priori les républicains ou en tout cas la droite française n'est pas connu pour investir dans les infrastructures les services publics d'abord c'est inexact en même temps il nous faut maîtriser la dépense publique mais la réponse n'est pas que d'investissement elle est aussi d'investissements dans les hommes de politiques territoriales qui permettent notamment la présence médicale sur le territoire la réforme des études médicales est quelque chose de tout à fait essentiel pour que dans la réforme médicale une partie de la formation a lieu sur le territoire il ne suffira pas de construire des maisons de santé pluridisciplinaires investissement si on n'a pas des médecins ou des infirmières à mettre dans ces maisons alors les médecins on comprend les hôpitaux vous en feriez quoi gérard larcher notamment ses hôpitaux qui sont présentés comme des hôpitaux de proximité souvent dans les zones rurales où les fermes et voulaient regrouper vous en feriez quoi j'en fais d'abord des hôpitaux de proximité pour répondre aux besoins médicaux dans la proximité mais nous savons tous qu'il faut que vous maintenez holler de compétences que on pourra pas faire partie de chirurgie ou d'aller dire des soins intensifs c'est donc la mise en réseau de ces établissements mais pas leur disparition par rapport au territoire d'ailleurs aujourd'hui les hôpitaux on le voit au travers des services d'urgence c'est-à-dire la crise d urgence ils sont en train de répondre à au déficit de présence médicale et notamment de ce qu'on appelle la médecine de ville ou de campagne mais là c'est ce que le gouvernement fait ou c'est ce qu'il ne fait pas dans le plan santé 2022 que nous avons d'ailleurs voté 2 au sénat c'est une des réponses mais je crois qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin moi je pense j'ai jadis présidait les hôpitaux publics dans ce pays parce que très attaché au service public hospitalier je pense que la question des hôpitaux aujourd'hui est aussi une question statutaire il faut plus d'autonomie aux établissements nous vivons dans les hôpitaux comme ailleurs un système très recentraliser très centralisé dans lequel sur le faux tous décident d'en haut en fait tout commence avenue de ségur et les agences régionales de santé ne sont que la couronne transmission pour des directeurs qui ne sont que les exécutants redonnant redonnant à l'initiative territoriales une place voilà pourquoi je prône une nouvelle génération de la décentralisation dans le domaine de la santé dans le domaine de l'emploi dans le domaine de la gestion des collectivités président de la république s'y était engagé dans sa conférence de presse du printemps dernier on va le mettre en oeuvre je l'espère cette année mais justement ce sentiment de deux fractures parce qu'il n'est pas seulement liée aux zones rurales il y en aura blement il vient d'où gérard larcher est ce qu'il est seulement liés aux infrastructures à la question spital hier il ya aussi d'autres questions qui sont évoqués par des manifestants et les différentes colère qu'on aperçoit en france aujourd'hui il est lié aussi à une réalité je vous parlais de la croissance la croissance se situent essentiellement sur les pôles métropolitains une partie du pays continuent à se dévitalise et à ne pas proposer l'espérance et ça n'est pas qu'une fracture entre zones rurales et et métropole et je ne pose pas les uns aux autres nous avons besoin de métropole dynamique et puissante mais nous avons tout un réseau de villes moyennes de bourg centre il ya un certain nombre de parties de territoire vous avez entre hirson et laon où vous allez dans d'autres parties dans mes de la sens et vous regardez vous traversez des petites villes des villages de rideau sur quatre des commerces ont fermé des marques et à vendre partout regardez les classements scolaire dans ces territoires il ya une partie du pays qui quelque part est en marche de la république ce qui m'intéresse par rapport à ce constat gérard larcher encore une fois je rappelle que est vous faites partie des républicains a priori la droite française elle est censée être peu interventionniste quand on a des commerces variés d'hirson en thiérache donc dans des zones qui sont quand même très frappé par effectivement taux de chômage une paupérisation comment faire pour cueillir son y ait autre chose que des commerces qui ferment puisqu'on sait qu'il ya comme partout d'ailleurs la périphérie qui drainent vers des centres commerciaux et une activité économique restreinte le gaulliste que je suis croit l'intervention publique je pense que le bon niveau de l'intervention publique aujourd'hui ce sont les collectivités territoriales car ce sont elles qui sont en proximité et parmi le lire les éléments de la crise que vous évoquez au début de ce pays fracturé il y a le sentiment qu'il n'y aurait plus de proximité entre les citoyens les décideurs d'ailleurs faut pas s'y tromper et seul élu aujourd'hui qu'on la confiance majoritaire des français ce sont les maires et maires adjoints et conseillers municipaux pourquoi parce qu'ils sont en proximité y compris pour recevoir j'allais dire les interrogations les plaintes je pense que si on a les moyens qui ne se représente seul un peu moins deux mois n'exagérons pas mais il est vrai qu'ils ont connu un mandat horribilis aurait dit la reine d'angleterre ces six années baisse des dotations et le sentiment un moment de mépris vis-à-vis des mères souvenez-vous le président de la république a même oublié qu'ils avaient eu un congrès des maires 2018 il s'est rattrapé en 2019 parce qu entre temps il ya eu la crise dite des gilet jaune il ya eu une grand débat et c'est les maires de france qui ont tenu la république pendant quelques semaines sylvain tesson l'écrivain dit que la france est un paradis où les gens se croient en enfer qu'est ce que vous en pensez gérard larcher il est vrai que ce n'est pas l'enfer y compris quand j'entends une ancienne candidate à la présidence de la république nous expliquer que nous serions une dictature ou un régime dictatorial non je crois que c'est google qui disait heureux comme des français ont comme la cob en france je crois que nous avons beaucoup d'atouts dans notre pays nous avons des atouts humains nous avons des atouts territoriaux le territoire est une chance nous avons un savoir faire nous avons une culture une éducation mais quelque part nous avons besoin de nous retrouver en communauté au singulier et non pas en communauté au pluriel je ne parle pas là que de réalité par exemple à caractère religieux ou ou philosophique nous avons besoin de sentir que nous avons un destin commun à partager le destin c'est le destin de notre pays c'est le destin au travers de l'europe c'est aussi le message que nous devons apporter dans un monde lui même tellement fracture est divisé et donc à sortir de nos peurs qu'elles peuvent par exemple quelle peur vous paraît outrancière est ce qu'il s'agit des reculs en peur de pareilles outrancière elle me paraît tout simplement être un symptôme la peur c'est un symptôme à force de ne pas traiter les yeux dans les yeux par exemple la question migratoire avec un certain nombre de pays émetteurs de migration au fond nous créons les crispations allez roger alors que ce dossier il doit être abordée en vérité dans un dialogue avec notamment les pays émetteurs d'immigration c'est ce que j'ai souhaité faire l'an dernier au moment où je présidais les sénats d'europe en réunissant les deuxième chambre d'afrique pour que nous parlions ensemble de ces sujets du développement de l'éducation que nous parlions au cid qui suscitaient les phénomènes migratoires les déstabilisations mais nous avons une migration de l'eau actuellement dans un certain nombre ce pays voilà les réalités que nous devons traiter la colère et la violence est ce qu il ya de la violence aujourd'hui en france gérard larcher de la violence et nous voyons bien et ça c'est inacceptable dans une démocratie nous le voyons dans un certain nombre de manifestations nous le voyons aussi dans un certain nombre d'expressions et d'expression qui par exemple rejette l'autre y compris quand il dit quelque chose qui pourrait déranger telle ou telle communauté ou tel ou tel servier a précisé je pense précisément par exemple moi qui suis très attaché à la loi de 1905 de ce qui se passe parfois sur la question religieuse savez je suis très marquée par aristide briand la loi doit protéger la foi tant que la fois n'entend pas dicter la loi et tout ce qui réduit terre de liberté dans un pays comme le nôtre de liberté d'expression tu dois faire d'ailleurs dans le respect de l'autre et de ses convictions m'apparaît quelque part un recul par rapport aux valeurs profondes de notre pays la violence dans les manifestations elle vient des manifestants la police a d'abord dû manifestants pardonnez moi on peut manifester et on peut manifester sans violence on peut manifester en disant des choses très très forte détruire des vitrines s'attaquer aux policiers relèvent d'un autre processus que du droit absolu dans notre constitution à faire grève et à manifester y avait une manifestation de pompiers on a vu des pompiers se battre c'est pas quel autre mot employé avec des policiers ça vous a inspiré quoi gérard marché première des choses du pont c'est une image qui me fait vraiment mal parce que pompiers policiers et gendarmes nous les voyons tellement sollicité sur le terrain nous qui représentons les territoires nous savons le rôle qu'ils jouent mais il ya une responsabilité de l'état à force de ne pas traiter le malaise aujourd'hui des sapeurs pompiers qui relève d'un besoin de moyens mais pas simplement financier mais de mai non pas simplement financiers ils ont été alloués et le dire le rappelait gérard larcher mais étaient trois exemples sur la question de la santé c'est les pompiers qui jouent en lieu et place aujourd'hui de la présence médicale ce sont les pompiers qui sont appelés pour transféré aux urgences y compris pour des petites pathologies ils ne sont plus dans leur rôle qu'il jouait notamment avec les samu et aujourd'hui il remplace la désertification médicale et ça devient pour eux extrêmement difficile à porter mais alors précisément puisque ces questions d'aménagement du territoire elle se heurte aujourd'hui un souci supplémentaire qui est la préoccupation écologique cette préoccupation écologique est ce qu'elle ne freine pas un toutes les tentatives que l'on pourrait avoir de désenclaver les territoires de construction d'utilisation de la voiture concrètement ça pourrait passer par quoi gérard larcher je crois qu'il faut proposer ses préoccupations écologiques parce qu'à force de concentrer le développement que sur une partie du territoire en fait on a depuis des déplacements qui eux mêmes sont générateurs de pollution je crois qu'il faut retrouver une politique ça ne sera que progressive déquilibre développement du territoire et ce développement du thc la nouvelle génération de la décentralisation 80,2 françois mitterrand et gaston defferre et compris on en s'opposant la grotte et au centre à ce moment-là met en place une nouvelle donne ça s'appelle la décentralisation au fond ils vont faire confiance aux élus du territoire et ça marche alors naturellement ça marche avec un certain nombre d'interrogations parfois même d'excès je pense certains excès de dépenses financières dans lequel on ne s'est pas tout à fait mais ça a profondément transformé le pays ça rendu le payant proximité et depuis dix ans depuis dix ans à peu près nous assistons une recentralisation en fait nous avons progressivement vidé l'état territorial les préfectures et sous préfectures aux bénéfices d'agencés nationales inomineo un préfet ou un sous préfet on peut dialoguer avec une agence de l'habitat ou une agence décoder mon énergie vous savez pourquoi elles ont été créées ces agences de l'habitat elles ont été créés parce qu'on a considéré que le niveau de la municipalité au niveau supérieur n'avait pas la gouvernance nécessaire pour trancher les questions urbaines êtes trompé on s'est trompé refonder mans parce que c'est au niveau du territoire suivant un principe inventé d'ailleurs par les allemands qui s'appelle la subsidiarité ya très longtemps c'est la réforme allemande il à ce qui se fait en proximité doit se faire en proximité ce qui se fait en mutualisant doit se faire en mutualisant ne me croyez pas contre l'état quand je dis ça mais le bon niveau d'intervention ça peut sur les questions sociales et même sur une grande partie de la santé le département la région qu'elle développe par le trésor s'apprête leur nom l'exemple de l'urbanisme avec un problème qui est celui de la densification du bâti puisque c'est ça finalement qui provoque les trajets les trajets trop longs le fait qu'il y a aussi beaucoup de colère parce que ces trajets trop longs et bien il ne simplifie pas la vie' il coûte gérard larcher est ce que ces questions elles ont été bien traitées par ce niveau qui est le niveau du département c'est pas le niveau du département le niveau d'urbanistes le niveau intercommunal et c'est le niveau des schémas régionaux donc c'est les deux niveaux avec l'état au fonds plus on à recentraliser plus on a eu des politiques qui ont était incohérente par rapport à cette question d'urbanisme regard et on a tourné dans un texte national vous faites des petits dessins nouioui c'est à dire je prends mon carré je danse hifi tune démarche on peut approuver et en même temps les mêmes qui parlent d'écologie nous disent mais on densifie trop les centres villes alors que l'objectif c'est de ne pas consommer de territoire et dans un dialogue notamment avec les agriculteurs les chambres d'agriculture nous savons qu'il ne faut pas consommer de territoire agricole nous avons trop consommé de territoire agricole la réalité est la réponse aujourd'hui c'est au niveau du territoire dans le cadre de décisions qui sont prises notamment par le parlement mais c'est là où je doive se décliner les politiques la région le département la commune avec l'intercommunalité 7h 9h les matins de france culture guillaume erner est notre invité c'est gérard larcher président du sénat et membre du parti des républicains mon camarade frédéric seysses a posé une bonne question qu'est ce qu'être macro nist selon vous en tous les cas je ne sais pas il répond parce que je ne suis pas macro dix ans nous avait annoncé la formation un nouveau monde et on a tous les symptômes du plus ancien monde ce que je crois c'est que la députée macro nist doit se poser la question qu'est ce que je représente un député comme un sénateur mais un député ça représente en direct les citoyens c'est une partie de la légitimité nationale c'est la représentation d'un territoire sa circonscription à l'exception des députés qui représentent les français établis hors de france et il est là pourquoi pour être en quelque sorte un médiateur un intermédiaire pour faire la loi et contrôler le gouvernement c'est sa mission de députés tous les cinq scènes de l'ancien monde dit vous n'êtes pas un peu sévère écoutez je crois que c'est même encore pire parce que même le chef de l'état n'est plus le chef a contesté regardez la réaction de monsieur villani au sortir de l'elysée quelques minutes après il dit non je ne plierai pas aux injonctions du chef de l'état quelque part c'est un affaiblissement très forte de l'autorité du chef de l'état alors vous l'avez dit est ce une fidélité et fidélité à quoi est-ce une loyauté au parti le parti d'exister par fidélité à aider d'abord gérard était d'abord un engagement derrière le candidat emmanuel macron à un moment de crise notamment pour la droite et le centre et nous voyons bien que tout ça est bien effrité entre temps on nous a expliqué au début que ça ne servait à rien d'être présent dans les territoires il ya eu beaucoup d'amateurisme dans un certain nombre de décisions je dois dire qu'aujourd'hui un certain nombre de ses députés prennent la mesure de ce qu'était être tout simplement parlementaire gérard larcher l'effritement de la droite c'est terminé vous avez l'impression que s'est reconstruit tous à dire su rester aux républicains parce que je pense qu'il ya une responsabilité politique à reconstruire un espace entre la république en marche quand on voit les difficultés auxquelles elle est soumise aujourd'hui et le rassemblement national je pense que si nous le faisons pas nous faisons une faute vis-à-vis de la démocratie est dans les temps les plus difficiles pour les républicains j'ai décidé d'y rester avec ma sensibilité gaulliste de gaulliste social mais je crois que c est une responsabilité majeure aujourd'hui l air entend se reconstruire autour d'un projet lr a quand même le premier groupe au sénat le premier groupe d'opposition à l'assemblée nationale à plus de 60 % qui sont l air ou centristes des communes de ce pays beaucoup d'une majorité des départements une majorité des régions autour d'un projet nous pouvons proposer une alternative aux français je ne me résous pas avoir la même image au soir du premier tour de l'élection présidentielle en 2022 avec le risque d'une inversion de l'image au soir du deuxième tour et qui pour l'incarner fédérer que ça se voit que vous appelez de vos voeux est ce que françois baroin c'est l'homme qu'il vous faut françois baroin est un de ceux qui peut qui peut l'être voilà pourquoi je je prône une méthode de départage parce que en plus dans notre tradition peut-être moins pour la partie qui vient du centre des chrétiens-démocrates de notre famille politique pour la parti gaulliste il est évident qu'il faut un moment est incarné restent rares accidents d'hydra l'air ont parlé de primaires vous employez ce matin le mot de départage oui parce que peu importe le nom ce qu'il faut c'est est partagé entre des femmes et des hommes qui ont des qualités mais comment pourrait porter eh bien c'est ce qu'on va imaginer après les élections municipales tranquillement sereinement certains de mes amis ne sont pas du tout favorables au maintien de la primaire sans doute faut-il la faire évoluer moi je dis qu'il faut une méthode de départage mais qui sont charles un peu comme un notaire voyez là qui sont ces femmes et ces hommes gérard larcher est ce que je ne sais pas ça pourrait être vous j'ai déjà dit que ma seule ambition si mes collègues me font confiance et pour trois ans encore d'être président du sénat nous sommes il ya un excellent livre qui a été écrit avec une de vos concerts marion bord contre-pouvoir que nous avons fait paraîtra à l'automne je pense que le sénat aujourd'hui et notamment depuis la réforme du quinquennat je m'en veux d'avoir voté c'est très fort du du quinquennat avant de venir du calendrier oui aujourd'hui le contre pouvoir réel c'est le sénat ça nous empêche pas d'avoir voté trois quarts des textes après amendement et débat avec l'assemblée nationale mais sur des points essentiels c'est au sénat que se joue le contrôle du gouvernement c'est tout c'est que nous prenons des initiatives j'ai un autre très bon livre à côté de moi gérard larcher le livre de gérard davet et fabrice lhomme apocalypse now sur les années et fillon comme fillon revient enfin vous allez nous dire d'ailleurs s'il revient apparemment vous étiez si j'en crois ces deux auteurs effondré lorsque fillon a fait son attaque contre sarkozy imagine-t-on le général de gaulle mis en examen vous allez trouver que c'est à partir de ce moment là où il a dévissé au sein de votre parti je me suis exprimé d'ailleurs sur votre antenne 2 puis sablé sur sarthe à l'époque je me souviens extrêmement bien vous pourriez retrouver l'enregistrement l'idée imagine-t-on le général de gaulle en examen je n'étais pas d'accord d'abord parce que général de gaulle avait été lui condamné à mort par contumace et que je pense que mais savez françois fillon c'est quelqu'un et pour lequel j'ai du respect pour la carrière qu'il a eue comme politique comme ministre comme premier ministre et comme élu territorial et comme candidat et comme candidat au moment où une bonne car elle ou il y à lui toute cette succession [Musique] informations saisine du parquet national financier mises en examen tout le monde sait je n'ai pas lu ses auteurs ou les avait avant tout le monde tout le monde sait que j'avais exprimé à françois fillon qu'il me semblait difficile qu'il poursuive sa candidature mais si vous savez lire le bouquin vous nous direz si si c'est vrai tout ça frédéric 16 sur les institutions emmanuel macron avait promis une réforme des institutions s'en souvient elle avait commencé à être examinée elle avait été interrompue par la sphère benalla c'était en juillet de la première année du quinquennat le processus n'a jamais vraiment repris selon vous cette réforme des institutions ne reprendra pas à les abandonner tous les cas nous sommes toujours prêts à l'examiner sur le premier projet nous étions total désaccord car s'affaiblissent et le parlement notamment le droit d'amendement dans les déclarations d'une réforme des institutions c'est pas uniquement pour faire plaisir au président de la république au répondre à un discours au congrès à versailles c est ce qu on fait mieux fonctionner la démocratie est ce que la démocratie est plus en relation avec les citoyens est ce que la démocratie correspond au monde d'aujourd'hui donc nous sommes toujours prêts nous avons un point de désaccord quand on ne fait pas fera pas croire que c'est ça qui a conduit au depor aujourd'hui de la révision constitutionnelle c'est la question de la proximité la crise de gilet jaune ce qui se passe aujourd'hui démontre le besoin des citoyens d'être représentés et au sénat de manière d'ailleurs très ans 13 transpartisane certains de nos collègues ne voulait pas du tout diminution du nombre de parlementaires ou je te favorable ajustements mais il était pas question qu'ils aient plus de 20 départements ou territoires collectivités ultra marines notamment qu'ils soient représentés pas plus de 20 par un seul député un seul sénateur je vais prendre un exemple la nouvelle calédonie où la polynésie qui est de la taille de l'europe à ce que vous l'imaginez représentés par un seul député c'est la question du de la baisse du nombre de parlementaires qui étaient prévues par ce projet vous dit qu'ils auraient eu un mari un maillage d'élus qui aurait été insufflé la différence était 21 mais pour cela il faut vous savez réformer la carte électorale notamment pour l'assemblée nationale si vous faites c'est moins deux députés et notamment des députés élus à la proportionnelle il faut normalement l' usage républicain c'est qu'on tripatouille pas la carte électorale jusqu'à un an avant une élection ça nous porte donc à juin 2021 un an avant l'élection législative et pour réformer cette carte il faut grosso modo un an de travail avant cette année autrement dit ça nous porte à juin 2020 très bientôt est-ce que selon vous ce calendrier est désormais trop âgé pour nos collègues députés parce que je rappelle qu'une loi ordinaire et loi organique que qui concerne l'assemblée nationale on n'est pas dans la partie constitutionnel les délais me semble assez contraint parce que redécouper les circonscriptions ça n'est pas qu'une opération d'assemblage de puzzle c'est de dire à quoi correspond une circonscription pour un député et sa bassin de vie s a lieu où les gens se retrouvent dans lequel il ya une forme de communauté territoriale tout ça ça nécessite du temps il ya un temps pour voir l'éclair ça me semble très très court comment envisagez vous les municipales des élections importantes pour le sénat gérard larcher y at il véritablement une possibilité pour les républicains pour la droite de gagner de sauver les meubles bref utiliser le terme que vous voulez d'abord pour pré 34000 commune l'élection a lieu sur un projet local avec des équipes locales ce qui ne veut pas dire qu'elle n'est pas de sensibilité politique tout au moins le chef de file ou où le maire sortant et ça se fait d'abord autour d'un projet 2014 avait été pour la sensibilité des familles de la droite du centre un excellent cru que ce soit hors des communes de taille intermédiaire ou dans les plus grosses communes puisque je le disais tout à l'heure plus de 60% des collectivités on le voit travers de l'élection du président de l'association des maires de france tout simplement françois baroin je pense que l'élection municipale sélection d'une équipe et d'un projet à lorient naturellement quelques grandes villes dans lequel les enjeux on le voit paris on le voit lyon on le voit marseille sont des enjeux plus politique mais n'oublions jamais que l'enjeu local est important y compris dans des élections d'arrondissement ou deux secteurs je pense à marseille où je pense à paris à cet égard que pensez-vous de gérard larcher de la circulaire de christophe castaner on en parlait dans le journal de 8h de sophie dahl pont qui ne recensera plus la couleur politique des maires élus dans les communes de moins de 9000 habitants c'est un tripatouillage comme une partis d'opposition dénoncent ou pas comme les politologues l'ont dénoncé dans une tribune parue dans le monde en effet on se prive d'un baromètre d'évaluation et j'allais dire de la pensée politique sur le territoire quelque part on on casse le thermomètre on casque baromètre parce qu'on veut pas voir en fait la réalité c'est que ces élections municipales ne devrait pas être très favorable à la majorité actuelle et en cassant le thermomètre on pense qu'on fera illusion attendons le recours qui a été présenté devant le conseil d'état il a été déposé par plusieurs maires il a été déposée par des formations politiques mais ce que disent notamment le cevipof est bien d'autres politologues d'ailleurs de toutes sensibilités c'est on n'a pas le droit dans une démocratie qui doit avoir la transparence de casser en quelque sorte l'observation de ce qui se passe dans le pays gérard larcher les républicains gelé dit observe ces municipales en étant plutôt confiant parce qu'ils estiment que beaucoup de les républicains seront réélu s'il sont sortants bref il y a une forme d'optimisme à cet égard mais on aimerait comprendre quel est le projet des républicains pour la france quel espace politique avez-vous entre la république en marche et les autres partis le rassemblement national notamment est ce qu'il est possible d'élaborer un projet de droite qui soit vraiment différent alors que par exemple bruno le maire dont il est largement question dans le canard enchaîné aujourd'hui pour son rôle politique bruno le maire il vient de vos rangs est-ce que vous avez véritablement une alternative à ce que veut bruno le maire gérald darmanin des gens issus de la droite aujourd'hui au gouvernement aujourd'hui secrétaire général républicain revient pradier un jeune élu du lot est en charge de préparer un projet pour cet été qui sera le congrès des idées mais je le disais ce matin une analyse au fond le socle qui demeurerait au président de la république serait plutôt le socle de la droite et du centre son socle de gauche seraient partis ça voudrait dire que j'aurai une politique de droite et du centre meryam appliquer vos électeurs mais regardez est ce qui réduit la dépense publique non ils augmentent même jamais nous n'aurons pas autant de déficits jamais nous n'aurons autant d'emprunts souverains en valeur mais pas en pourcentage il faut le reconnaître sous la droite enfin enfin jeudi étaient des avants dernier en europe alors que tout le monde a réduit c'était un peu la même chose sarkozy non est ce que oui mais on avait la crise de 2008 pardonnez-moi lui il a la crise des gilets jaunes oui mais c'est pas tout à fait la même chose que la crise financière ne permettrait pas de norme et lui il a répondu avec le carnet de chèques 17 milliards sarkozy héroux décentralisation aujourd'hui car le fond de la pensée du président de la république c'est la verticalité il n'a été la décentralisation ça coûte cher gerald non larcher donc quand gérald gérard j'ai dit gérard d'adam non non je suis pas tourcoing et donc sur la décentralisation je pense qu'il a peur de faire confiance aux élus et à l'intelligence territoriale pas de réponse réelle sur la question migratoire pas de réponse réelle sur le communautarisme et et sur la question de la laïcité la question de la laïcité et les majeures aujourd'hui dans le propre pays pas de réponse non plus regarder l'explosion de la délinquance les chiffres sont là il ya une vraie différence entre la politique conduit emmanuel macron est un projet que nous devons porter que nous pouvons construire avec aussi une dimension sociale qui m'apparaît extrêmement importante au fond même si une partie de mes amis sont pas très favorables au paritarisme au dialogue social moi vous savez que je suis de ceux qui pensent que le paritarisme le dialogue social rénové refonder est un élément essentiel de la cohésion de notre pays nous parlions tout à l'heure des fractures de notre pays parmi les ciments de notre pays il ya aussi le dialogue social et le paritarisme est ce que c'est un peu facile de dire que le gouvernement ne fait rien contre le communautarisme qui est un problème extrêmement difficile à saisir et auquel il est très difficile également de répondre qu'est ce que vous proposez vous très concrètement avec marcel gaucher nous avons écrit il ya quelques mois à texte sur la loi de 1905 de revenir aux fondamentaux je le disais tout à l'heure la loi doit protéger la foi tant que la fois n'entend pas dimitar est la loi qu'une fois très concrètement ça veut dire qu' il faut dialoguer avec les religions il faut sortir du ministère de la police d'ailleurs le bureau des cultes pour le rattaché au premier ministre il faut répondre aux problèmes qu'ont un certain nombre de cultes certains soute immobilier le culte catholique par exemple le problème d'un immense patrimoine dont une partie n'est plus en usage ecclésiale et lien avec le communautarisme pardon parce que quand on ne répond pas aux problèmes immobiliers aussi bien de l'islam que des évangélistes nous créons quelque sorte cet islam ou 7 évangélisme des garages et des caves il faut regarder tout ça il faut lutter aussi contre le salafistes dont je ne pense pas comme les virois que c'est une pratique individualiste c'est de l'isolant pas collègues d'amis et je pense plutôt comme d'autres que aujourd'hui vis-à-vis de la république combattre l'islamisme radical et le salafisme sait se battre pour des valeurs de la république et pour la liberté de culte de nos compatriotes ou de ceux que nous accueillons de religion musulmane gérard larcher sur la réforme des retraites là aussi on a du mal à saisir ce que veut la droite ce que veulent les républicains il ya une réforme paramétrique bonne nouvelle et pourtant et vous vous êtes contre cette réforme des retraites parce qu'il ya une faute originelle on n'a pas dit la vérité la vérité c'est à dire la vérité alors non faute originelle c'est quoi les retraites elle repose sur un niveau de cotisation un niveau de prestation donc un niveau de pension et l'âge légal de départ à la retraite on a tourné autour pour pas prononcé le mot âge légal on a eu hp vos haches déquilibre le grand-père la grand mère et puis on est revenu aux années de cotisation et d'ailleurs c'est tout ce malentendu qu'on a eues avec les organisations syndicales et professionnelles deux ans pour ça pour pas se dire la vérité vous savez moi j'avais la responsabilité de parler avec les partenaires sociaux au moment de la primaire de la famille des républicains et les partenaires sociaux que je connais bien je les ai tous rencontrés je leur ai toujours dit en vérité que l'âge légal nous ne pouvions pas échappé ce que d'autres pays européens connaissent et l'allemagne est à 67 ans très bientôt cette réalité là et puis donc il faut le fixer à quel niveau l'âge légal c'est il faut un niveau glissant comme dans d'autres pays en fonction de l' équilibre pourquoi quand le conseil d'état ait dit extrêmement clairement et pointe du doigt les insuffisances juridiques et financières est ce qu'on peut demander à des parlementaires je suis désolé j'ai pas compris ce que c'était l'âge glissant je pense que c'est vous qui glisse et donnez-nous non à quel niveau il faut les écouter l'objectif serait de 64 progressivement puis 65 ans et nous savons que nous avons la jeune équilibre jusque à peu près les trois premiers quarts de ceux ci hebdo que cette réforme elle n'est pas assez sévère gérard larcher c'est pas une question de sévérité voyez ce que je veux elle n'est pas sincère mais ça n'a rien à voir avec l'achèvement des passions de sincérité et la sincérité c'est de dire je peux finance et donc il est un excellent et un prêt de financement bien sûr c'est l'emblème je baisserais mon niveau de prestations ou j'augmenterai mon taux de cotisation au rrq si la droite revient elle sera plus sévère elle c'est la seule la droit servira seule la droite dans le centre ont fait de réelles réformes des retraites insuffisantes non nicolas sarkozy puisque vous êtes obligés de refaire une d'un progressive nous savions et nous avions préparé si nous avions eu la responsabilité de présider ce pays une réforme des retraites les retraites avec ces sénateurs vous savez glee chaque fois c'est la question que la majorité à l'assemblée vous pose le gouvernement veut que le sénat entre dans le régime général ce qui n'est pas le cas aujourd'hui les sénateurs touchent environ 2000 euros nets de retraite par mois après un mandat de six ans alors vous n'êtes pas vraiment pressé de rejoindre le régime général vous l'avez dit vous allez monter un groupe de travail après la réforme pour en discuter ça pose une question démocratique plus large au delà de l'aspect polémique est-ce que parlementaire c'est une profession comme une autre dans la république nous avons un régime avantageux nous avons un régime qui nous vient de l'histoire qui est autonome nous avons un régime qui coûte beaucoup moins cher à l'état que le régime des députés du fait de notre caisse est bon pour vous donner un chiffre neuf millions 9 par an de contribution du budget contre 67 millions pour les députés mais nous avons je vous le dis depuis bientôt deux ans que nous appliquerons la loi nous allons donc passer au système universel à point et nous passerons aujourd'hui dans le texte il y à une proposition pour ceux nés après 1975 à partir de 2025 et nous allons débattre nous allons voir avec l'assemblée nationale comment nous pouvons avoir des régimes convergent souhaitiez poser est aussi et c'est la deuxième partie 2 question est ce que c'est un métier comme un autre la réponse est non la réponse c'est qu'il faut aussi assurer l'autonomie des parlementaires donc un régime autonome mais si lors de lens de 58 parce que indemnités droit et régime pardonnez moi que seraient les parlementaires qui vivraient sous la férule de l'exécutif vous le dire il y aurait un moyen de pression via vos retrait bien pas uniquement ça mais c'est l'ensemble il ya une ordonnance en 1958 général de gaulle en 58 n'avait pas présupposer extrêmement favorables au régime parlementaire et pourtant il l'a protégé parce qu'il savait que c'était extrêmement important de le protéger et nous devons conduire cette réforme en dedans en même temps aux parlementaires les moyens de leur autonomie de leur indépendance ça n'est pas un métier tout à fait comme les autres c'est souvent la marque de rupture de carrière et je voudrais rappeler simplement que les sénateurs prennent leur retraite un peu après 71 ans sur la démocratie et les institutions précisément une convention de citoyens tirés au sort est en train de débattre de la transition écologique vous l'avez vu c'était l'une des réponses des manuels macron à la crise des gilets jaunes cette forme de démocratie délibérative mais pas représentative ils n'ont pas été élues évidemment ça fait du bien ça re génère la démocratie iv par exemple nous avons mis nos en ligne au sénat mais on a déjà un succès les principes du retour du droit de pétition qui était dans notre constitution mais qui était tombée hors d usage nous avons la possibilité sur le site du sénat de mettre en place des ip tition qui seront ouvert à la signature pour 6 pour une période de six mois j s'il ya cent mille signatures la conférence des présidents examinera soit la demande une proposition de loi soit d'une mission de contrôler toutes ces réalités là je crois que la démocratie représentative l essentiel de la démocratie mais n'exclut pas du tout la démocratie participative d'ailleurs il ya bien longtemps que les maires le vive la démocratie participative sous une forme parfois organisées je pense aux conseils de quartier ou tout simplement dans le dialogue avec les citoyens mais généralement la droite les républicains sont pas très favorables à des vous un peu horizontal le référendum par exemple sur aéroports de paris sur une première quand même trouvez pas qu'il ya là quand même ou bien retournement de situation ou bien un opportunisme politique et à nicolas sarkozy quand on doit la possibilité d'avoir ce type de référendums c'est sa modification constitutionnelle 2008 c'est pas la gauche qui l'a fait c'est l'europe les sénatoriales de septembre puisque en septembre il va y avoir une élection de ce portera sur les 178 sénateur de la série 2 comment vous la voyez cette élection gerra marché les sénateurs ils sont élus par la trame des 550 mille élus locaux de ce pays à noter d'ailleurs les municipales sont importants des et et ça veut dire d'ailleurs c'est la trame des élus qui ont seuls la confiance ce majoritaire des français c'est en ces moments de défiance vis à vis des politiques des médias vis-à-vis des élites nous avons la trame de ceux qui ont la confiance des français ce sera donc lié aux résultats des élections municipales près de 96 % du corps électoral est issu des élections municipales et nous verrons ce qu'il en résultera aurait simplement dire à vos auditeurs qu'il imagine peut-être pas soixante deux pour cent des sénateurs n'était pas sénateurs le 30 septembre 2014 nous avons un très profond renouvellement au sénat et nous avons en quelque sorte une génération issue du territoire à ses nouvelles moi je n'appartiens pas cela mais je dois dire qu'il n'y aurait pas homo d'être un homme politique dans la carrière depuis longtemps gérard larcher mais je trouve qu'ils apportent à notre assemblée une forme de vitalité de lien et que l'expérience de ceux qui ont vécu sur le territoire depuis longtemps et leur expérience eux aussi issus du territoire c'est une richesse pour notre assemblée une garantie d'autonomie savez au sénat ont dit jamais oui par discipline et jamais non par dogmatisme vous êtes saisis des questions de bioéthique gérard larcher c'était le rôle du sénat d'abord c'était la responsabilité du sénat d'examiner un projet de loi sur les questions de bioéthique nous sommes cette semaine en train d'examiner un certain nombre de sujets majeurs sur l'embryon et sur les cellules souches et sur des sujets et faut-il borné ou non la science nous nous pensons qu'il faut lui apporter des limites et là dessus il ya une forme de convergence entre la pensée d'agnès busin et d'une majorité de collègues et celle d'avant soit apaisée nous avons voté majoritairement la pma mais nous avons un débat apaisé car nous sommes très attentifs aux questions d'éthique et de dignité humaine gérard larcher et la pensée les convictions de françois-xavier bellamy et les vôtres par exemple là dessus elles peuvent vivre dans une même famille politique nous n'avons pas toujours les mêmes choix je m'étais exprimé sur le sujet mais la richesse d'une famille politique c'est pas de s'exclure les uns les autres mais d'essayer à un moment se retrouver au coeur du ring en quelque sorte pour porter dans la diversité un certain nombre de valeurs et la question du respect j'allais dire de l'homme en tant que tel d'une question qu'on peut partager compris en avant en ayant parfois des réponses un peu différente gérard larcher président du sénat et membre du parti des républicains jeu