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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 25 juillet 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Emmanuel Macron reconnaît un Etat palestinien : «Il n'y avait aucune nécessité de se précipiter

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pensez que le chef de l'État a eu raison comme ça d'occuper l'espace médiatique pendant cette période estivale ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est ça ? Emmanuel Macron n'arrive qu'à briller que seulement sur la scène internationale ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Emmanuel Macron est un peu le président qui fracture encore plus l'opinion publique ?

  • 7:00OuverteÉludée

    Pourquoi il ne fait pas pareil avec nos français retenus en prison en Algérie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Vincent RoisFait
    « il n'y avait aucune nécessité à se précipiter »
  • 3:00Vincent RoisFait
    « Reconnaître l'État palestinien, c'est reconnaître quelle frontière »
  • 4:00Vincent RoisFait
    « un grand état démocratique ne reconnaît que des grands états démocratiques »
  • 5:00Vincent RoisFait
    « la gauche l'applaudit, la droite elle se désespère »
  • 6:00Vincent RoisFait
    « la conséquence directe ou indirecte c'est en tout cas que le Hamas a fait bouger les choses »
  • 7:00Vincent RoisFait
    « il y a peut-être ça dans sa tête »
  • 8:00Vincent RoisFait
    « il ne va pas à la marche contre l'antisémitisme »
  • 4:00George FenecFait
    « il avait fait prévenir quand même quelques personnes notamment quelques personnes comme pour la dissolution »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europ soir weekend 19h 21h Guillaume LRich en compagnie de George Fennec et de Vincent Rois. George Fenc ancien magistrat. Bonsoir George.

Bonsoir Guillaume. Bonsoir Vincent Rois journaliste et écrivain. Bonsoir messieurs.

Juste avant je discutais avec Frédéric Enel politologue fin connaisseur de la du proche Orient et bien évidemment on a parlé de cette reconnaissance de la Palestine par la France souhaitée par Emmanuel Macron. Frédéric Anel qui nous rappelait que de toute façon ça allait se jouer prochainement et que c'était pas forcément nécessaire de le dire maintenant. Est-ce que vous pensez que le chef de l'État a eu raison comme ça d'occuper l'espace médiatique pendant cette période estivale ?

Vincent Roi, écoutez moi, j'ai beaucoup de mal à lire Emmanuel Macron. Je pense qu'en terme de timing, il n'y avait aucune nécessité à se précipiter. Qu'est-ce que le en même temps ?

Et en même temps, c'est Emmanuel Macron qui au lendemain du 7 octobre dit "Je vais former une coalition contre le Hamas." Et c'est aujourd'hui où il dit, "Je vais reconnaître l'État palestinien." Allez yyy comprendre quelque chose.

D'autant que dans notre pays actuellement, dans les conditions actuelles de température et de pression antisémite, allez reconnaître euh l'État palestinien Iketnou, ça me paraît à la fois d'une d'une grande indélicatesse pour la communauté juive qui ne cesse d'avoir peur. prer point et puis deuxième point, ça n'a strictement aucun intérêt. On peut bien crier partout que la solution à deux états est la meilleure mais actuellement comment penser à la solution à deux états impossible à mettre en place.

Reconnaître un état avec elle sera possible un jour avec sans doute mais pas là. Mais on parle de quoi ? On parle en année en décennies. en année là.

Attendez, c'est le c'est le pour l'instant c'est la guerre. On va pas on va pas parler de deux états. Et puis reconnaître l'État palestinien, c'est reconnaître quelle frontière euh un grand état démocratique ne reconnaît que des grands états démocratiques.

Donc il faudrait des élections. C'est c'est avec qui ? Avec l'autorité palestinienne.

Donc on est en train de reconnaître un état dont on n' pas défini les frontières et et dont on ne connaît pas le gouvernement. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'est pas totalement la démocratie qui règne. Donc encore une fois euh euh je ne m'explique pas euh la réaction d'Emmanuel Macron, sauf à vouloir faire un coup d'éclat, à vouloir briller sur euh la scène internationale et il me semble pas que ce type de décision soit propice à le faire briller.

George Fenet, est-ce que c'est ça ? Emmanuel Macron n'arrive qu'à briller que seulement sur la scène internationale et c'est que là où il arrive à ça ? toujours un petit peu gêné de de faire un peu de la psychologie.

On est tenté de faire de la psychologie, c'est vrai, vu le personnage, mais c'est toujours un peu gênant. S'agissant du du chef de l'État qui nous représente. Quand nous voyons la réaction par exemple de Donald Trump qui est très humiliante pour notre président de la République, c'est quand même quelque part une forme d'humiliation pour nous tous, donc pour la France.

Voilà, un président qui annonce en plein été, en plein mois de juillet, les Français sont tout à fait à autre chose, une décision aussi importante qu'il a prise manifestement seul, voyez-vous, moi voyez en tant que citoyen français, je il avait fait prévenir quand même quelques personnes notamment quelques personnes comme pour la dissolution, hein. Voilà, c'estàd il agit seul en fait. Moi, je crois qu'une affaire aussi de qui remonte si si longtemps avec toutes les problématiques, la guerre en cours serait peut-être mérité un débat, voyez, un débat à l'Assemblée nationale, même si le texte de la Constitution ne l'y obligeait pas puisque l'article 15 lui permet en tant que chef d'état de prendre ce type de d'initiative.

Mais au fond, ça ne change rien. Et puis je vais vous dire, est-ce que les Palestiniens ont besoin vraiment de ça, qu'ils commencent à faire le ménage chez eux ? sont une nation.

Ils ont malgré tout un territoire, même si les frontières sont pas totalement consolidées, ils ont ils ont tout pour exister mais qu'il le fassent, c'est-à-dire qu'ils se dotent eux-mêmes des instruments démocratiques qui fassent des élections libres, qu'il arrivent à à bouter dehors un groupe terroriste et puis qui mettent en place effectivement des structures étatiques et ensuite la reconnaissance, elle se fera naturellement. Or aujourd'hui, ils sont sous le jou d'un groupe terroriste qui ne d'ailleurs ne condamne pas ouvertement, hein. Je crois qu'il y a une majorité de quand même de Palestiniens qui continuent à soutenir malgré tout le MAS.

Et je parlais de débat parce qu'en France, il y a un sondage, vous l'avez cité je crois, il y a un sondage que nous avions commandé qui dit que 47 % des Français considèrent qu'il c'est pas le moment en tout cas euh de reconnaître l'État. Donc vous voyez que finalement le président de la République a pris sa décision euh comme un grand garçon, j'allais dire tout seul. George Fenec, il a pas pris sa décision sans en parler à personne puisque tout le monde paraît étonné de son tweet survenu hier soir sur X mais pourtant le chef de l'État a commencé en parler, c'était dès février 2024 sa volonté de de vouloir faire ça.

Donc c'était juste la temporalité qui était peut-être pas forcément bien exprimée. Et là effectivement, il surprend tout le monde en plein milieu de l'été avec cette parlé à personne. Il a parlé à tout le monde donc à personne.

En fait on voit bien que c'est une décision très très personnelle qu'il a pris sur un plan à mon avis humanitaire autre chose. Ce qui est sûr, c'est que la gauche l'applaudit, la droite elle se désespère. Est-ce que Emmanuel Macron est un peu le président qui fracture encore plus l'opinion publique ?

Oh bah écoutez, là il pouvait pas faire mieux. Là c'était évidemment que que quel allait applaudir monsieur Mélenchon en tête et évidemment que la droite allait se réduire après une telle annonce. Donc oui, ça il pouvait pas faire mieux encore une fois pour facturer le PIB.

Mais enfin, écoutez vous, je caricature mais à dessin vous êtes un groupe terroriste, vous noyotez un état, vous commettez un pogrome. Écoutez, la France va vous reconnaître. Vous trouvez pas que c'est un peu gros ?

Oui, parce que en fait la conséquence, c'est cela hein, c'est un quitus finalement pour le 7 octobre. Voilà, vous avez commis cet acte. Bon ben voilà.

Bon, sauf que rappelons quand même qu'on a eu des otages français, hein, qui sont morts, hein, et que il n'avait aucune urgence effectivement à euh prendre ce type d'initiative. Ça va et on entend ce que disent les Israéliens, avir reçu l'ambassadeur aujourd'hui. Euh ça va encore plus compliquer euh la situation, voyez-vous, que la la rangée surtout vis-à-vis de tout le monde arabe aussi qui veut aussi se débarrasser du Hamas.

C'est clair. C'est clair. Donc je je crois que cette initiative malheureuse ne fait que encore une fois affaiblir la parole de la France sur la scène internationale.

George FC, vous vous parlez de Kitus par rapport au programme, par rapport à le mal employé, j'entends mal employé, je le retire. Frédéric Canel nous disait et qu'il espérait pas que ça soit justement ça, que Emmanuel Macron ait pris cette décision sur le côté humanitaire et que ça soit plutôt son sentiment qu'il ait fait choisir cette action. la conséquence qu'il le veuille ou non.

On voit bien d'ailleurs avec quel cynisme le Hamas se réjouit de cette décision que ça valide quelque part la stratégie du Hamas si vous voulez même si évidemment il condamne le programme mais la conséquence directe ou indirecte c'est en tout cas que le Hamas a fait bouger les choses n'est-ce pas Europe 1 20h40 j'ai une question pour vous pour la Palestine Emmanuel Macron ne tergiverse pas en revanche pourquoi il ne fait pas pareil avec nos français retenus en prison en Algérie ah bah ça j'ai cette question pour vous Vincent Ro c'est le mystère c'est le mystère Macron. Alors bon, vous me direz euh il est il est évident peut-être pour lui dans sa tête que la reconnaissance de l'État de Palestine, de l'État palestinien peut contenter une partie de euh la population française. Euh il fait peut-être ce paris.

Euh voilà, nous avons euh pas mal dans les quartiers de gens de population immigrées qui sont plutôt proalestiniens. Donc il se dit bah voilà, il y a peut-être ça dans sa tête. Et ça expliquerait du même coup par conséquent le fait qu'il ne tape pas du point sur la table pour ce qui est de l'Algérie.

Toujours toujours pour un clin d'œil à une bonne part de la population française. Ce qui expliquerait aussi qu'il ne va pas à la marche contre l'antisémitisme parce qu'il ne veut pas heurter cette même partie de la population française. les seules explications viables que je je parviens à trouver.