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interviewfranceinfo· 4 avril 2025 25 min

Condamnation de Marine Le Pen : "Pas touche à la justice française monsieur Trump"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Manuel Vals. Bonjour. Les territoires ultramarins dont vous avez la charge sont ciblé depuis hier plus durement que le reste de la France par les drits les droits de douane décrété par Donald Trump.

Ça a surpris tout le monde. Est-ce que depuis hier vous avez compris pourquoi ces différences ? Non, pas encore.

Parce qu'en plus il y a beaucoup de listes qui circulent. Il paraît qu'il y en a une qui circule sans les territoires ultramarins. Il y a une forme de chos.

Oui, j'ai vu une liste mais moi j'attends, je ne suis pas dans l'administration américaine. Nous verrons bien parce qu'on voit bien qu'il y a une forme de chaos. On a même vu l'administration américaine Donald Trump mettre des taxes douanières sur des pingouins sur des territoires où il n'y a personne qui habitent.

Mais en revanche, il y a aucune mesure spécifique qui est prise sur la Russie de Poutine, sur l'Iran ou sur la Corée du Nord. Tout ça est très euh euh chaotique, mais restons sérieux. Euh il y a un risque de de triple choc qui concerne évidemment aussi les territoires ultra marins, un risque au niveau mondial, c'estàd un risque d'escalade.

Euh les guerres commerciales ont ceci de spécifique, qu'elles ne font que des perdants. Elles provoquent des désastres, nous l'avons vu dans les années 20 et 30. Il y a une attaque de notre modèle européen, nous le voyons bien puisque Trump au fond nous reproche nos normes sanitaires et environnementales que nous imposons aux États-Unis pour protéger les Européens et la planète.

Et puis au niveau français, il y a une attaque profondément politique avec des filières impactées, nous les connaissons, qui sont celles aussi de notre puissance, l'aéronautique, les vins, les spiritueux, l'agriculture, la la chimie. Bon, donc on voit bien que nous sommes face à un moment délicat. Il faut une réponse intelligente, graduée, c'est celle qu'évoquait le président de la République hier au niveau européen.

D'abord, alors on a entendu he ce que vous disiez, cette hypothèse d'une liste qui n'intégrerait plus les territoires d'outreem. Mais si on y reste quand même un instant, ce qui est d'autant plus surprenant, c'est que ces ces ces territoires sont partie intégrantes du du territoire douigé de l'Union européenne mais considérés fiscalement comme des territoires tiers. Pourquoi donc Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte serait à 10 % et la Réunion qui a exactement le même statut légal 37 %.

Pourquoi cette différence ? Ça, il faut le il faut leur demander. On voit bien par exemple qu'il y a une attaque sans précédent contre un grand pays de l'océan Indien, Madagascar et sans doute qui importe essentiellement qui exporte pardon la vanille vers les États-Unis.

Ce pays qui est un pays pauvre serait touché de plein fouet par ces décisions. Est-ce que la réunion est mise dans le même paquet précément toujours autour de la vanille ou d'un certain nombre de produits ? Honnêtement, je n'en sais rien.

Demand ch important vanille R. Vous me demandez de chercher de la cohérence dans des mesures qui semblent marquées par l'improvisation, par des listes qui circule et par l'idée que d'ailleurs les commentateurs mettent en avant que tout ça est négociable, que c'est un deal que souhaiterait Donald Trump pour bénéficier à l'économie américaine alors que celle-ci est en train déjà de connaître les effets d'une politique douanière de hausse de ses droits. qui est dangereuse pour l'économie mondiale.

Nous voyons bien avec cette guerre que j'évoquais mais aussi pour l'économie américaine et ses travailleurs. Emmanuel Vals, l'un de vos prédécesseurs, l'ancien ministre des outresemères, Victor Lurel, sénateur PS, il voit lui une contestation de la présence française dans ces territoires ultramarins. Vous l'interprétez de la même façon ?

C'est toujours possible. Je n'avais jamais entendu cela de la part des autorités américaines. La Réunion est assez loin quand même de l'espace américain.

Alors, ça veut dire qu'il faudrait plutôt une attaque douanière contre les Antilles et et la Guyane. Très honnêtement, nous sommes rentrés dans un nouveau monde, dans un monde qui est fait d'instabilité où si les États-Unis restent évidemment nos allié, les États-Unis, l'administration de Trump, pardon, a a décidé de de changer ses alliances, de mener une attaque contre le modèle économique, commercial, les équilibres, la démocratie européenne. C'est ça qu'il faut avoir en tête. une guerre commerciale menée par Donald Trump, une guerre idéologique euh libérale menée par V avec les conseils d'un Banon, Steve Banon qui est un néofasciste.

Donc on a là dans l'administration américaine des ingrédients de quelque chose qui est très dangereux. Donc il faut garder son sang froid. C'est ce que nous faisons au niveau français comme au niveau européen.

Discuter toujours avec les Américains, mais se préparer aussi à une riposte rapide. Emmanuel Macron l'annonçait dès la mi-avril pour l'acier et et et l'alumanium et puis une réponse coordonnée évidemment parce que nous sommes 450 millions de consommateurs européens les cou il faut que l'UR ser les coudes. Évidemment qu'il faut une réponse graduée cohérente et d'abord européenne et et une riposte globale et on exclut absolument rien notamment je pense au réponse tarifaire à la tech et au GAFAM.

Donc oui, il faut une rép intelligente. Bien et c'est ce qui a été dit au niveau européen. Il faut savoir que quand on rentre dans une guerre commerciale, même s'il y a encore le temps et l'espace, il faut l'espérer pour la négociation, il faut être capable d'une repost intelligente et stratégique à chaque fois.

Et coordonné, dites-vous, sauf qu'on on sent des petites nuances parce qu'évidemment la question c'est de savoir s'il faut riposer avant de négocier ou ou négocier avant de riposter. Emmanuel Macron a l'air plutôt partisan d'une d'une riposte assez ferme. C'est les propos d'hier étaient assez clair en Europe.

Our Vaner Layen, les Allemands aussi sont plutôt dans la négociation d'abord. Et vous ? Non mais la moi je suis membre du gouvernement français donc j'épouse évidemment la position du chef de l'État mais quand je parle d'une ripost intelligente et stratégiqueah elle doit toujours avoir à l'esprit l'amélioration de notre productivité la réindustrialisation la compétitivité la décarbonation de notre économie et évidemment à chaque fois la défense de nos intérêts stratégiques.

Je pense à l'agroalimentaire, mais je pense aussi bien sûr au territoire ultramarin qui subissent d'ailleurs, je le dis en passant, non seulement cette attaque commerciale scandaleuse et évidemment je suis en plein soutien à ces territoires, mais qui subissent aussi d'autres attaques, d'autres influences de la part de la Russie ou l'Azerbaïjan. Donc et nous sommes dans ce moment grave où tout bascule. Donc il faut être euh prêt à mener euh cette bataille commerciale.

Vous êtes solidaire de la de la position française, on l'entend bien mais quand Macron on entend bien mais on a vu d'autres ministres pas forcément en soutien du premier ministre ou du président sur d'autres sujets. Et quand Emmanuel Macron dit suspendez vos investissements hier aux entreprises, est-ce qu'il réagit pas un peu vite, un peu fort et et surtout est-ce que c'est envisageable ? Les entreprises françaises qui avaient entamé des des des des investissements vont pas s'interrompre.

Mais pour entendre le président de la République régulièrement en conseil des ministres, pour m'entretenir euh euh avec lui, euh je partage le sentiment de gravité. Nous ne sommes pas dans un moment où ça passera. Il faut entendre ce que dit Donald Trump.

C'est pas c'est pas une foucade. Euh c'est pas improvisé seulement même s'il y a une part d'improvisation d'amour. Mais nous sommes dans un moment où l'administration américaine a décidé de changer un certain nombre d'alliances, de mener une guerre commerciale d'abord à l'égard de ses principaux alliés historiques à commencer par l'Europe.

Et donc nous avons besoin bien sûr de la réflexion mais de montrer que nous sommes conscients de ce qui est en train de se passer. Donc si nous rentrons et j'espère que nous pourrons l'éviter, mais si nous rentrons dans cette guerre commerciale que souhaitent les Américains, il faut s'y préparer. Et donc les propos du président de la République vont, je crois dans ce sens.

Une guerre commerciale qui est déjà en train de faire euh flancher les bourses mondiales, on le voit de depuis hier. Est-ce que finalement Donald Trump ne va peut-être pas tomber dans son propre piège ? sans doute, mais dès qu'on rentre dans une euh guerre euh des droits de douan, il faut rappeler les erreurs, y compris euh des États-Unis d'Amérique dans les années 20 euh et 30.

Et cela euh conduit à la crise de 1929. Cela conduit à la grande dépression et cela conduit aussi, pardon d'être un peu grave, à la Seconde Guerre mondiale puisque les économies européennes se sont effondrées favorisant la montée des fascismes et des populismes à l'époque. Alors comparaison des parisons nous sommes dans d'autres moments, mais euh cette guerre commerciale peut plonger les classes moyennes, les classes ouvrières qui vivent déjà des situations difficiles des deux côtés de l'Atlantique et donc aussi aux États-Unis dans une situation extrêmement précaire.

Il y a une part euh d'improvisation, il y a une part de folie. À l'idée de de privilégier à tout prix la puissance américaine qui n'en manque pas déjà, on risque de provoquer en effet un effondrement des économies. Encore un mot là-dessus.

Vous vous l'évoquiez le le c'est ces surtaxes sont censées répondre aussi à ce que les les Américains euh enfin des à des barrières dites non tarifaire euh à l'entrée des produits américains, par exemple des normes sanitaires et environnementales. Euh comment vous entendez ceux qui euh régulièrement euh laissent entendre quatre autres normes qu'il faut revenir un peu en arrière ? Vous vous dites ne c'est donc surtout pas là-dessus c'est la spécificité européenne on peut toujours on peut toujours assouplir des normes, être intelligent les adapter mais le ministre des outè que je suis est confronté voit tous les jours avec les ultramarins quels sont les effets du changement climatique du réchauffement climatique avec les traits de côte des cyclones de plus en plus fréquents et de plus en plus violent l'augmentation de la chaleur ce que cela peut représenter pour tous les circuits d'eau. parler de Mayotte, de la Guateloupe, de la Guyane, bref de la Réunion bien sûr qui a été il y a quelques semaines encore frappé et par un cyclone et avant par une crise de l'eau dans une partie du territoire.

Donc face à ces sujets-là, si on prend pas conscience que la priorité c'est la préservation de la planète et notre capacité à avoir donc une économie décarbonée, alors ça veut dire qu'on est totalement à côté de la plaque, à côté de l'histoire. Ce n'est pas la première fois que cette administration de Trump, c'était le cas déjà quand il était président de la République il y a un peu plus euh de euh président des États-Unis il y a un peu plus de de 4 ans. Euh si les États-Unis sortent totalement des traités euh qui euh permettent la lutte contre le changement climatique, contre le réchauffement euh climatique, évidemment là, on aura à faire face à des conséquences en plus graves.

Donc vous avez une guerre en Europe, vous avez une guerre commerciale dans le monde et en plus une volonté de nier ce qu'est la réalité du changement climatique. peut-être pas multiplier les déclarations sur ces normes européennes qui sont si faciles à balayer comme ça que voudrait mais on peut pas les balayer ça veut pas dire qu'on pas on peut pas faire preuve d'intelligence voilà bien dans le débat entre agriculture écologie il y a un certain nombre de choix qui ont été qui ont été faits mais sur la stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique il faut pas s'en écarter il en va tout simplement de l'avenir de l'espèce humaine. Manuel Vals, on va revenir avec vous dans quelques instants sur la situation dans les territoires ultra ultramarins à à Mayotte notamment en Nouvelle-Calédonie à la Réunion.

On va évoquer évidemment la politique française avec une invitation de Donald Trump aujourd'hui dans la cette nuit dans la politique française. On va y revenir. Ce sera juste après le le fil info à 8h45 avec Magalie Homo.

Une contreanifestation dimanche. Les Ver et LFI appellent à se rassembler à Paris contre le RN. Le parti d'extrême droite qui se mobilise également dans la capitale en soutien à Marine Le Pen après sa condamnation pour détournement de fonds publics.

Marine Le Pen soutenu également aux États-Unis par Donald Trump qui parle de chasse aux sorcières. Ce n'est pas ça la démocratie, avait déclaré un peu plus tôt son vice-président Jay DVens. Les marchés asiatiques accentuent leur pertes.

Ce matin encore. La bourse de Tokyo chute de plus de 3 %. Les droits de douane américains constituent une crise nationale pour l'archipel très dépendant des exportations déclare le premier ministre Nipon.

En France, plusieurs dizaines de milliers d'emplois pourraient être concernés par ces taxes. Alerte ce matin sur France info le porte-parole du MEDF. L'armée israélienne annonce ce matin une nouvelle offensive au sol dans la bande de Gaza.

Objectif étendre la zone de sécurité. Emmanuel Macron est attendu en en début de semaine prochaine à 50 km de l'enclave palestinienne côté égyptien pour appeler au cesser le feu. France info le 830 France info Berang Gerbond Benjamin Fontaine et ce matin Manuel Vals ministre d'État ministre des outremères Benjamin Fontaine le disait Donald Trump Sim s'invite dans la politique française ce matin en appelant à la libération de Marine Le Pen.

Ça aide ou ça plombe un soutien de Donald Trump pour Marine Le Pen de l'administration américaine à travers son président ou son vice-président marque le soutien à l'extrême droite britannique à au néonazie de l'AFD en Allemagne à l'extrême droite en en Espagne. Je suis pas sûr que ça aide. En tout cas, ça ça démontre qu'il y a une internationale réactionnaire, une internationale d'extrême droite euh qui cherche à peser dans euh les euh débats euh pas touche à la justice française.

Mais quand il monsieur Trump, je il faut quand même respecter il faut respecter une grande démocratie. Euh nous respectons la démocratie américaine, le choix des électeurs américains, quoi qu'on en pense. Et moi, je demande un respect de ce qu'est euh la France, sa République, son histoire intimement liée d'ailleurs à l'histoire euh américaine depuis la faillette et donc au travail de la justice française d' manière générale ce matin.

Mais ce que ce que je ressens c'est que dans le populisme et dans cette extrême droite réactionnaire, dans ce mouvement qu'on sent monter un peu partout euh dans le monde, euh il y a une conception de la démocratie qui est une remise en cause de la séparation euh des pouvoirs. Et euh moi qui suis profondément républicain, qui défend euh le travail de la police, de la gendarmerie, je défends aussi évidemment profondément l'indépendance de la justice dans le moment grave que j'évoquais tout à l'heure parce qu'on voit bien qu'il y a une remise en cause de la démocratie. Il y a même un doute général dans les opinions sur la démocratie.

Remettre en cause dans le pays de Montescux qui a inventé la séparation des pouvoirs, cette séparation me paraîtrait et me paraît particulièrement grave. Il y a un doute, vous, je reprends votre mot, qui s'est installé dans le débat depuis le début de la semaine. Euh, il y a cet appel à à soutenir Marine Le Pen lancé par le RN qui revendique de million de signatures pour sa pétition d'ailleurs et et 20000 adhésions en plus depuis le le début de la semaine.

Jordan Bardella récuse lui le terme de coup de force à propos de la manive de dimanche. Quel regard vous portez-vous sur ce qui se passe en France ? l'émotion, l'affection à l'égard d'une dirigeante, la volonté de changer la loi, tout ça je peux le comprendre, ça fait partie du débat.

Mais nous ne devons pas tolérer la mise en danger d'abord de l'intégrité des magistrats, désormais protégé, mais nous ne devons surtout pas, et j'y insiste, tolérer la remise en cause du système de la justice, de son indépendance, de son impertialité. Plusieurs élus et notamment des élus ultramarins sont condamnés sur les mêmes bases et chacun est égal devant la justice. S'ils ont fauté, c'est normal.

Et le parti de Madame Le Pen qui pendant des décennies a exhibé le slogan main propre tête haute et qui réclamait l'ingligibilité à vie des élus. Bah un certain nombre de ces responsables sont condamnés pour des faits graves, des tournements. Moi, je lis uniquement ce que je vois dans la presse.

Donc il faut respecter les décisions de justice. On peut évidemment manifester, mais attention au chaos et attention à la remise en cause de principes fondamentaux qui sont ceux de la République. Alors justement, Jean-Luc Mélenchon parle de risque sédicieux dimanche.

Il craint des dérapages. Est-ce qu'il faut l'autoriser de ce ce rassemblement dimanche ? Je crois que le droit de manifester, il doit être respecté si les conditions se réunissent.

Il y a pas de trouble à l'ordre public. Don il faut respect, ça fait partie de la de la démocratie. C'est un droit c'est un droit constitutionnel mais avec d'autres fait partie de ceux qui disent on ne peut pas mettre en cause des magistrats.

On peut pas parler de la manière dont on l'a fait l'autre jour à l'Assemblée nationale d'un carteron mes guillemets de de magistrat. Si si on si on met en cause ainsi la justice, surtout quand il s'agit des responsables politiques, on crée les conditions d'une confusion. Moi, je crois que les Français sont profondément attachés à cette séparation des pouvoirs et dans ce moment-là que j'évoquais, j'y insiste, de trouble de remise en cause de la démocratie dans un climat géopolitique particulièrement grave, nous l'avons beaucoup évoqué, n'oublions pas, la guerre en Ukraine, ça n'est pas le moment de mettre en cause des fondements de notre démocratie, de nos institutions.

Vous avez peut-être entendu hier soir Bruno Rotaillot qui donne raison à Jardon Bardé là, c'est sur France 2, il parle qui parlait de juge rouge. Le ministre de l'intérieur juge a jugé objectif qu'il y ait des juges rouges et ils sont pr au syndicat de la magistrature. Je parle même pas seulement à l'homme de gauche que vous êtes toujours, je pense mais vous je vous le confirme.

Voilà, vous pouvez vous parlez d'abord à un ministre de la République, vous parlez à un républicain, à quelqu'un qui qu'un autre ministre de la République qualifie les les les juges ainsi. Ça vous choque pas ? Nous sommes dans un moment où notre rôle est de défendre l'état de droit.

Nous sommes dans un moment où nous devons défendre des principes comme la séparation de la justice, qu'on soit de droite et de gauche. Moi, je suis un républicain de gauche, mais avant tout je suis un patriote. Je suis un démocrate.

Dans un moment où dans le monde, nous voyons bien, il y a des forces, il y a des dangers, il y a évidemment la guerre en Europe, il y a les attaques que nous subissons de la part de l'islamisme, il y a cet international réactionnaire qui se sent renforcé évidemment par la victoire de Donald Trump et par ses attaques permanentes contre nos systèmes démocratiques. Nous sommes dans un moment où il faut être clair et tous les mots ont leur importance. Moi, je n'attaquerai pas la justice.

Donc, c'est une erreur de Bruno Retaillot. Je Ça c'est vous qui faites les commentaires. Moi je défends des positions.

Nous sommes dans un moment où tout mot a son importance et quand on gouverne, quand on est au gouvernement, il faut être très attentif à défendre la séparation des pouvoirs. Moi aussi, j'étais sur le fameux j'aiétain sur le fameux mur dit décon du syndicat de la magistrature. Ça fait pas plaisir.

Puis c'est un syndicat. Euh Bruno Retaillot parle d'un syndicat, il ne parle pas des euh magistrats. Mais attention, il y a des juges, bah les juges ont des opinions.

Il y a les juges de gauche, il y a les juges de droite, il y a des constat mais ils appliquent la loi. C'est ça qu'il faut euh euh rappeler. Et vous savez, la justice, c'est pas uniquement celle qui concerne les politiques et la lutte contre la corruption est indispensable dans une démocratie.

Donnons pas en plus le système en voulant changer donnons pas le sentiment pardon en voulant éventuellement changer la loi que cela devrait profiter d'abord aux politiques alors que nos compatriotes bah ils sont aux prises de la justice notamment civil cette expression juge rouge précisément c'était dans les années 70 on l'a un peu oublié mais c'était c'était non mais c'était des c'était des juges qui qui étaient qualifiés de rouge parce qu'ils s'en prenaient qu'ils avaient condamné un patron qui s'en était pris au syndical raison et reconnaissons que depuis les années 90 et tous les gouvernements et ont contribué. Nous avons renforcé les moyens de lutter contre la corruption. La fameuse loi sapin de 2016, j'étais premier ministre, visait à lutter d'abord contre la corruption dans le monde économique.

Il faut toujours le rappeler. J'ai voté la loi de 2017 qui renforçait les moyens de lutter contre la corruption ou les fautes des élus. C'est une minorité, il faut toujours la rappeler.

L'immense majorité des élus de ce pays, les élus locaux notamment, font un travail tout à fait euh exceptionnel. Ne metons pas à mal euh parce qu'il y a une actualité, parce qu'il y a des tensions euh cet euh édifice, nous devons défendre plus que jamais nos principes démocratique. Manuel Vals, vous rentrez de de Nouvelle-Calédonie.

Vous avez passé 4 jours à discuter avec toutes les parties qui se regardent, c'est vrai, un peu en chien de faillance depuis les émeutes du printemps dernier. Objectif un accord sur l'avenir institutionnel de Lille à la fin du mois. Est-ce que c'est possible ?

C'est indispensable surtout la Calédonie va très mal. son économie est à terre, les inégalités sociales, les fractures sociales sont là. Il y a eu des morts, le sang a coulé, les braises sont toujours là et donc il y a toujours des risques de d'explosion politique ou sociale.

Nous avons réussi à ce que tout le monde se parle de nouveau il y a quelques semaines, de nouveau il y a quelques jours. J'y retourne à la fin des mois. Oui, moi je souhaite un accord pas pour moi mais d'abord pour la nouvelle un accord sur qui permet d'abord de la stabilité pour permettre à l'économie de repartir aux investisseurs de long sur plusieurs à nouveau.

Nous verrons bien précisément il y a beaucoup de discrétions dans les débats et chacun le respecte parce que il faut réussir cet accord. L'une de mes priorités c'est par exemple la relance du secteur du nickel. C'est stratégique au aujourd'hui, notamment par rapport au débats que nous venons euh d'avoir la Commission européenne s'y euh euh intéresse notamment à travers le commissaire euh ces journées.

Donc, mais pour cela, pour permettre les investisseurs des reprises, des entreprises qui sont en difficulté là-bas, il faut euh de la stabilité et donc je pense qu'on doit pouvoir progresser ensemble, d'où la nécessité d'engager des négociations que j'espère faire aboutir dans quelques dans quelques semaines. Il faut un accord jusqu' l'État est prêt à aller mais il faut un accord global. Mais l'État, la France a des intérêts stratégiques en Nouvelle-Calédonie et dans le et dans le Pacifique.

Euh l'État continuera à assumer assurer bien sûr ses responsabilités en matière de sécurité extérieure ou euh intérieure. Les Calédoniens ont voté pour que la Calédonie reste française mais il y a aussi une aspiration à l'émancipation, avoir plus de responsabilité et aussi une aspiration à écouter également la revendication du peuple premier du peuple autochtone des Canacres. Donc tout cela le gel du corps électoral qui est toujours un symbole pour pour les Canaques et pas non pas que pour les Canaques parce que il y a des Calédoniens qui sont là depuis très longtemps qui peuvent pas voter mais pour tout le monde s'il y a un accord global nous pouvons aussi et on explique il s'agit de en gros les indépendantistes ne veulent pas que les habitants qui sont habités qui sont arrivés après 98 puissent voter.

Oui mais il y a les natifs il y a les conjoints. Mais je rentre déjà trop dans les détails. S'il y a un accord global et bien il y aura aussi un accord sur la question de la citoyenneté et du corps électoral.

Il y aura aussi un accord sur de nouvelles compétences pour les provinces et notamment en terme de fiscalité. Mon souhait c'est qu'il y ait un accord global. On ne peut avancer qu'avec un accord global et sur tous les sujets sur tous les sujets nous pouvons avancer y compris sur la question du gel électoral.

Vous partez demain à la Réunion et à Mayotte. Un mot de la Réunion qui est en proie à une nouvelle crise de chikungunia avec un pic de l'épidémie prévue mi-avril, des hôpitaux saturés, une activité économique touchée selon le président de la CCI. Est-ce que tout est sous contrôle ?

L'activité économique est touchée déjà depuis plusieurs semaines, notamment à cause du cyclone Garance. Il y a déjà un énorme travail qui a été fait pour lutter contre les effets du chikungunia. Euh c'est vrai que les semaines les plus délicates aujourd'hui se profilent.

Le pic est attendu pour euh la mi-avril. 40000 doses sont euh arrivées hier par le vaccin, notamment parce qu'il y a une campagne de vaccination, il faut toujours le rappeler, ciblée sur les personnes euh fragiles, personnages une dose pour des contaminations qui qui sont évaluées au moment du pic entre 13000 et 29000 presne les vaccinations, c'est pour les personnes c'est pour les personnes âgées pour la commité pour la comorbité pardon. Euh euh on a depuis la mi-août de l'année dernière 2024 un peu plus de 20000 cas.

Donc oui, c'est une situation qui met sous tension tout le système de santé. J'iraiis d'ailleurs rencontrer les professionnels de santé. Il y a 6000 cas par semaine, il y a déjà eu de décès, les personnes âgées.

Non. Donc tout le système de santé est mobilisé. Mais ça va venir, vous faites ce qu'il faut.

Tout est fait. Évidemment, la RS est mobilisé et l'une des raisons pour lesquelles je me rends aussi à la Réunion, c'est pour marquer notre engagement sur ce dossier qui inquiète évidemment des populations qui sont déjà touchées par les effets du cyclone Garance ou par des problématiques économiques et sociales qui restent plus lourdes à la Réunion qu'ailleurs. Un très rapide mot de Mayotte puisque vous enchaînez ensuite avec Mayotte 4 mois après le passage du cyclone justement.

Dans quel état vous attendez-vous à à trouver l'île en terme d'eau, d'électricité, de reconstruction ? J'étais il y a quelques semaines et je m rendant régulièrement. Nous sommes dans un monde qui reste très difficile.

Je pense notamment à la question de l'eau parce que tous les cycles de l'eau ont été aussi détruits par la disparition d'une grande partie de la forêt. On met le paquet, on a déjà voté un texte de loi d'urgence pour permettre vite la reconstruction. Il y a un autre texte de loi qui va arriver en mai au Sénat.

On met le paquet. Mais c'est difficile parce que la réalité, la vie quotidienne euh des euh Maoré euh sont euh cette vie quotidienne reste très difficile. Donc j'y vais aussi pour faire le point sur cette sur cette mobilisation.

Nous leur donnons ça aux Maoré qui euh sont tellement attachés euh à la France. Merci Manuel Vals d'avoir été avec nous ce matin sur France info. Merci Beranger.

À demain dans 5 minutes. On se retrouve avec Renault Delli pour les informés de France info. On va notamment évoquer le réchauffement des relations franco-algériennes.

La ligne Macron est-elle en train de l'emporter face à celle de Bruno Retaillot ? On ouvre le débat dans quelques instants.

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