La veille du 7 mars - Avec Jean-Luc Mélenchon et Louis Boyard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 59 %Défensif 19 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Fait
« mardi, c'est un rat de maré populaire pour dire stop à cette réforme injuste et inutile pour montrer en fait qu'on est là pour défendre la dignité de la France populaire. »
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« Ça a commencé avec Olivier Dusopt qui a complètement craqué à l'Assemblée nationale, quoi qu'il en dise. »
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« les organisations de jeunesse sont déferlées à commencer par le 21 janvier à Paris. »
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« les femmes puisqu'elles vont devoir travailler encore plus longtemps que les hommes alors qu'elles touchent déjà des pensions à 40 % inférieurs par rapport aux hommes. »
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« les mouvements sociaux de mai 68, de 2006 avec le CPE ou de 2016 avec la loi travail, on voit l'importance du mouvement étudiant et l'importance de la jeunesse dans la mobilisation qui se joue. »
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« On parle quand même d'un gouvernement qui n'a eu de cesse de précariser la jeunesse depuis 2017 et ça on l'a vu encore récemment à l'Assemblée nationale là avec le vote sur le repas en euros »
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« une jeunesse qui se tient sage sous la menace des amendes avec la loi l'OPMI, par exemple, si les lycées bloquent. »
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« les lycéennes et les lycéen connaissaiit mieux la réforme des retraites que les éditorialistes de plateau. »
- 17:15Chiffre
« vous avez près de 18 % de chômage des jeunes. Et puis faut aussi parler des personnes âgées. Au-dessus de 62 ans, vous avez 60 % des gens qui ne sont pas à la retraite qui se retrouvent à être sans emploi. »
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« on nous parle de liberté dans les d'orientation [...] déjà à ce jeune âge, j'avais compris à quel point l'orientation scolaire était en empreinte de mépris de classe et de racisme. »
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« rentrez dans un amphithéâtre, dans une université et demandez-leur combien d'entre vous vivent avec plus de 112 € par mois, c'est-à-dire au-dessus du seuil de pauvreté. »
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« on amende les 20. C'est notre dignité de parlementaire qu'on défend dans cette affaire. »
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« dedans il y a la retraite à 64 ans. »
- 51:10non_speechFait
« un régime spécial de retraite ? un cadeau qu'un matin le père Noël capitaliste s'est levé en disant puisque je suis habillé en rouge, tiens allez je leur donne un petit régime de retraite. »
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« ils appellent ça des privilèges. »
- 52:24non_speechFait
« le gouvernement voulait aller à l'article 7. parce qu'il lui suffisait de changer deux lignes de cet article et tous les amendements tombaient. »
- 53:08non_speechFait
« S'il vous laissez passer, c'est certain qu'après on fera plus que des marches et des manivres de militants. »
- 53:51non_speechFait
« le membre du gouvernement s'est levé en disant au gars de les Républicains et ben votre amendement on l'a pris. »
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« le texte n'a pas de légitimité parlementaire. Il n'a pas de légitimité parlementaire. »
- 55:16non_speechFait
« il aura zéro légitimité. Et si le moment venu vous éisez une majorité différente et si possible une majorité de gauche, ça prendra 5 minutes. »
- 56:45non_speechFait
« il a dit lui-même que c'était un holdup. »
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« les syndicalistes ont compris qu'il fallait monter le ton. »
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« Vous êtes dans la raffinerie, vous arrêtez de bosser le lundi et le mardi. Même étant que ce soit juste le lundi, le mardi, il y a plus d'essence. »
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« C'est ça une cascade, c'est ça une grève coordonnée. »
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« On a demandé aux députés insoumis d'aller avec leur lettres voir un parent tous les commerçants de leur circonscription. »
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« On a dit aux insoumis, allez voir les mairies. »
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« Ne croyez pas que qui que ce soit puisse passer à côté des questions sociales. »
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« On a dit les faces, on a dit les lycées et les ronds-points. »
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« Macron est furieux, il a raison de la façon où c'est sorti de l'assemblée. »
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« Nous sommes dans un état d'insurrection citoyenne pacifique, mais ça se rapproche plus de ça que de simplement une journée de grève générale. »
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« Les énergéticiens ne s'interdiront rien pour contraindre le gouvernement à lâcher. »
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« Le 8 mars dit ce texte on s'arrête toutes et on manifeste. On fait la grève féministe. »
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« On envahit les rues contre la réforme des retraites pour l'augmentation des salaires, contre les violences sexistes des sexuelles. »
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« Mettre la France à l'arrêt ce serait alourdir une facture déjà salée. »
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« L'absence de pluie depuis plus de 30 jours maintenant en France fait peser un risque extrêmement fort sur l'état de nos réserves en eau cet été. »
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« Si vous criez contre le gouvernement, ça sert le gouvernement et il espère que vous allez croire un truc pareil. »
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« L'inflation, c'est le truc qui permet de vous voler à peu près 8 à 10 % de votre salaire tous les mois. »
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« 1er mars 1382. Réforme fiscale des maillotins. »
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« 23 mars 1789 émeut de subsistance à Marseille. »
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« Il a fallu ça pour qu'il crée un ministère du travail et une législation de le code du travail. »
Temps de parole
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Bonsoir à toutes et à tous. Merci beaucoup pour votre venue. C'est ça fait très plaisir de nous voir réunis tous ensemble à la veille d'un moment marquant pour l'histoire sociale de notre pays puisque c'est les huit plus grandes organisations syndicales, c'est les principales organisations de jeunesse qui appellent à mettre la France à l'arrêt à partir du 7 mars. Alors, on va entrer dans un on va franchir un nouveau cap.
On va entrer dans une nouvelle phase de la mobilisation plus unie, plus déterminé que jamais puisque c'est un large front qui se dessine entre les travailleuses, entre les travailleurs, entre les jeunes, les essentiels de ce pays qui ont tenu à bout de bras la France pendant la pandémie, les précaires également puisque ce qui se prépare mardi, c'est un rat de maré populaire pour dire stop à cette réforme injuste et inutile pour montrer en fait qu'on est là pour défendre la dignité de la France populaire. Donc le message, il est très clair qu'on va faire passer au gouvernement, c'est stop. Arrêter de brutaliser les gens, arrêter de brutaliser la démocratie.
Nous, la seule chose qu'on demande, c'est le retrait pur et simple de cette réforme injuste et inutile. Et alors euh là-haut, il commence un petit peu à perdre les pédales. Ça a commencé avec Olivier Dusopt qui a complètement craqué à l'Assemblée nationale, quoi qu'il en dise. Et puis ça continue maintenant avec Olivier Verrand qui nous prédit une catastrophe écologique, agricole et sanitaire. si on bloque le pays le 7 mars. Alors bon, se disent en passant évidemment les seuls responsables de la catastrophe écologique, c'est évidemment leur inaction climatique.
Mais la seule catastrophe euh qui se profile et bien elle est pour la Macronie puisque ils sont tout seuls, ils sont à bout de souffle, personne ne les défend dans ce pays et évidemment cette mobilisation les fait trembler. Et donc la seule le seul ressort en fait qu'ils ont, c'est la peur, c'est essayer de nous faire peur. Sauf que ça ne marche pas et ça ne marchera pas. Alors, les organisations de jeunesse sont déferlées à commencer par le 21 janvier à Paris. Donc c'est à l'appel des principales organisations de jeunesse. On a montré qu'on était présent dans les cortèges pendant toutes les mobilisations précédentes et maintenant il est temps de passer à l'étape supérieure.
C'est notre responsabilité puisque manifester c'est bien, bloquer c'est mieux et c'est pour ça qu'on est là de toute façon ce soir on va évoquer toutes les raisons de se mobiliser pour la jeunesse. Il y a évidemment la solidarité avec nos aînés à commencer par nos parents parce qu'on a pas envie de les voir trimer 2 ans de plus au boulot alors qu'ils sont déjà usés. On n'a pas envie de les voir se faire voler 2 ans de bonheur.
Il y a des raisons aussi de féminisme parce qu'on sait très bien que les premières victimes de cette réforme, ce sont les femmes puisqu'elles vont devoir travailler encore plus longtemps que les hommes alors qu'elles touchent déjà des pensions à 40 % inférieurs par rapport aux hommes. Et puis c'est aussi notre rapport au travail qui qui est engagé parce que pour les jeunes générations notamment mais pas que et bien on n pas envie d'user nos corps, nos esprits au service du productivisme. On n'a pas envie de produire tout, n'importe quoi, n'importe comment, au détriment des limites planétaires. Et c'est pour ça qu'on va se mobiliser.
C'est pour ça que je me tourne vers les deux personnes qui sont assises à côté de moi puisque il y a une à commencer par une première catégorie de de jeunes qui se mobilisent déjà et qui pour qui cette mobilisation est un peu spéciale parce que c'est souvent la toute première. Je parle ici des lycéennes, des lycéens qui ont été au taaqués lors des précédentes mobilisations et qui ont des raisons d'en vouloir au gouvernement en dehors de cette réforme des retraites puisque il y a parcours sup, il y a la possibilité maintenant de généraliser le service national universel et plein d'autres raisons que Colin, président de la voie lycéenne va nous expliquer.
Donc qu'est-ce que c'est que cette colère lycéenne et pourquoi est-ce que vous allez vous mobiliser ? Quelles sont les perspectives ? Ben merci beaucoup.
[Applaudissements]
Merci beaucoup d'avoir pour l'invitation. C'est euh bien et c'est important d'avoir ce moment avant la mobilisation, les mobilisations de la semaine prochaine parce que je rappelle qu'il y a pas que le 7 mars. La semaine prochaine c'est le 7, le 8, le 9, le 10 qu'on se mobilise et c'est une semaine qui va être décisive dans le mouvement social qui est en cours et et c'est important qu'aujourd'hui on puisse faire le point, je crois que c'est un peu le mot d'ordre aujourd'hui, faire le point sur ce qui nous a amené jusque-l ce mouvement social qui a commencé le 19 janvier, le 21 janvier et qui continue, qui s'amplifie de jour en jour.
Donc moi, je voulais commencer par dire que on voit bien que le gouvernement est borné sans mauvais jeu de mot, qu'on est dans un moment historique où les syndicats, les organisations syndicales qui ont essayé ces dernières années de faire entendre les revendications sur la question des salaires. Il y a eu beaucoup de mobilisation unitaire de l'intersyndical et de la jeunesse sur la question de la précarité étudiante, sur la question de la sélection et euh et on n' pas vraiment réussi euh euh ces dernières années à se faire entendre et à gagner des choses.
Et là, on sent qu'il y a cette ambiance de victoire qui arrive parce qu'on voit que le gouvernement est fébrile et on est en position de force parce que depuis le 19 janvier, on l'a vu sur nos lieux d'étude dans la rue, la mobilisation, elle a fait que s'amplifier. On est de plus en plus nombreux sur les blocus de lycée, sur les assemblées générales dans les lycées, dans les fac et les honor en parlera tout à l'heure. Et c'est aussi ça qui est beau, c'est que on n'est pas seulement les militants dans la rue.
Là, on voit qu'il y a des gens qui n'ont pas manifesté, qui n'ont pas rejoint un mouvement social depuis très longtemps, qui se disent "On a une chance de l'emporter, on a une chance de se faire entendre, de montrer notre quotidien au gouvernement." Et c'est aussi pour ça qu'on est dans la rue. C'est pour leur dire la réforme des retraites, c'est le symbole euh de la case sociale qui a été menée ces dernières années par le gouvernement. Et c'est le symbole de du projet de société du gouvernement auquel la jeunesse principalement euh bah a envie de de d'opposer une alternative.
Moi, je voulais aussi revenir sur ce qu'a dit hier ou aujourd'hui Olivier Verrand en disant que le blocage du pays, la France à l'arrêt, ça allait mener à une catastrophe écologique et climatique horrible.
Euh je sais pas si ça vous a choqué, j'imagine, mais euh c'est assez drôle qu'il nous disent ça parce que on voit bien que c'est eux euh avec les dizaines de milliards euh au sans sans contreparties aux multinationales qu'ils ont donné pendant le Covid euh avec euh l'ubérisation du pays euh qui entraîne une vraie catastrophe écologique aussi pour le coup euh avec les services publics qui sont détruits, l'éducation qui est marchandisée, la sélection qui est imposée à l'entrée de l'université, la précarité qui est offerte comme seule voix pour les étudiants C'est ça en fait qui entraîne une catastrophe sociale et écologique dans le pays.
Et c'est sûrement pas le fait que les gens aent dans la rue, le fait que les gens se conscient, le fait que les gens sortent de la honte pour enfin être fier de défendre des revendications et être fier de rêver d'un autre d'un autre avenir. Et moi, je voudrais dire que c'est pour ça qu'on est dans la rue et c'est sûrement pas pour autre chose. Et donc, c'est assez indigne pour le gouvernement de de tenir ce discours-là. C'est aussi très irresponsable parce que euh voir le gouvernement euh dans un tel discours parce qu'il est aussi fébrile aussi. C'est pour ça on est en position de force. Donc il se il cherche tous les moyens aussi de de contester ce qu'on est en train de faire.
Donc je ça particulièrement indigne et je voulais revenir dessus. Euh la jeunesse, on le disait mais elle veut un autre modèle de société et la réforme des retraites s'en est que le symbole. C'est la goutte de trop euh du bilan du gouvernement sur tous les sujets, sur tout ce qu'il a attaqué, sur tout ce qu'il a cassé ces dernières années. Euh on parle par exemple du SNU, 2 milliards par an alors qu'on supprime des dizaines de milliers euh de postes, des milliers de postes de professeurs dans le second degré ces dernières années. Et là, on met 2 milliards par an SNU pour que les des jeunes pendant une semaine montent un drapeau sur une pique.
Globalement chantent la Marseillaise et et qui ne et dans lequel il y a rien pour permettre l'émancipation de la jeunesse. Et nous on redit aujourd'hui parce qu'on est dans un temps aussi le gouvernement essaie de d'imposer des choses en douce le SNU la réforme du lycée professionnel qu'on l'acceptera pas et que on imposera notre autre modèle notre projet société qui est l'émancipation de la jeunesse par l'éducation et dans l'enseignement supérieur. Et je vais terminer en rappelant que le calendrier de la semaine prochaine euh, il va être décisif mais que la première étape et il faut pas oublier, c'est qu'il faut qu'on soit un maximum dans la rue le 7 mars.
Il faut qu'on bloque tous nos lieux d'étude. Il faut qu'un maximum de jeunes soient présents devant leur lycée pour discuter en assemblée générale et qu'après on fasse des manifes monstres. Il y a que comme ça que le gouvernement recultera. Il y a que comme ça que le gouvernement sera encore plus fragile. Et si on est très très présent le 7 mars après c'est une semaine en or qui s'offre pour le mouvement social. C'est une semaine où on aura le 8 mars la grèffe féministe pour rappeler que la réforme des retraites, elle impacte particulièrement les femmes. Le 9 pour montrer que la précarité étudiante et la sélection, c'est l'enfer pour les jeunes et que ça doit se terminer.
Et le 10 pour montrer qu'on veut pas de ce projet de société où euh on est en train de détruire la planète et qu'on nous propose aucune alternative euh pour vivre. Voilà. Donc on montrera qu'on est déterminé à gagner face à cette réforme des retraites et face au projet de société que le gouvernement nous montre et que l'unité intergénérationnelle elle est là que le gouvernement le veuille ou non. Donc le 7 mars et à la suite on bloque le pays. Merci. Merci Colin. On a aussi vu beaucoup d'étudiants dans les cortèges lors des précédente mobilisation avec des blocages de nombreux établissements.
En tout cas, c'est un bon début et puis bah évidemment les étudiants, les étudiantes ont aussi beaucoup de raisons de se mobiliser au-delà de cette réforme. Par exemple, on sait que la santé mentale s'est fortement dégradée à partir de la pandémie. On sait que les étudiants et les étudiantes sont pressurisés par la sélection. Euh en plus dans un contexte de précarité qui ne fait qu'augmenter euh en témoigne les longues fils d'attente durant les distributions alimentaires. Et on sait surtout que euh la clé de la réussite de cette mobilisation, c'est si la jeunesse dans toute son entièreté arrive à épouser ce mouvement social.
Donc on a maintenant avec nous É Léonor Schmidth qui est porte-parole de l'alternative et qui va nous présenter un petit peu les perspectives pour les étudiants, les étudiantes. Merci. Déjà, merci à toutes et tous d'être venu et puis merci pour l'invitation. Je vais pas vous réexpliquer en quoi cette réforme des retraites, elle est injuste, elle est incompréhensible, elle est injustifiée, elle est brutale et cetera. Le temps de la pédagogie, il est fini. Plus les macronistes de toute façon expliqué leur réforme ces dernières semaines, plus nous étions nombreux et nombreuses dans les rues. Donc là, aujourd'hui, la question qui doit nous animer, c'est la suivante.
C'est quel est le rôle des jeunes dans la mobilisation ? Comment est-ce que le mouvement étudiant notamment peut prendre toute sa part dans le mouvement social à venir ? les étudiants, les jeunes, on est de ceux qui peuvent justement jouer le rôle de bascule dans la mobilisation. On est de ceux qui luttent et qui peuvent être l'étincelle. Car quand les lycéens et les étudiants bloquent, on sait que ça donne un signal aux autres travailleurs et aux travailleuses. Ça donne un nouveau souffle qui fait se dire il se passe quelque chose, ça s'amplifie et ça donne l'exemple.
On l'a vu, c'est le sens de l'histoire un petit peu parce que quand on regarde les mobilisations, les mouvements sociaux de mai 68, de 2006 avec le CPE ou de 2016 avec la loi travail, on voit l'importance du mouvement étudiant et l'importance de la jeunesse dans la mobilisation qui se joue. Donc on a un rôle à jouer parce que cette réforme, elle va nous impacter, mais aussi parce que ça a été dit par un membre de la majorité. la mobilisation de la jeunesse, le fait que la jeunesse bloque, c'est leur antise.
On parle quand même d'un gouvernement qui n'a eu de cesse de précariser la jeunesse depuis 2017 et ça on l'a vu encore récemment à l'Assemblée nationale là avec le vote sur le repas en euros et le dogmatisme des macronistes sur le sujet qui ont qui ont ressorti du coup les pires arguments pour défendre leur leur vote pour justifier du coup le fait de nous enfermer dans la précarité en disant vous comprenez quand même si on fait ça on va étendre ça au plus privilégié et comme tout le monde le sait le petit fils de Bernard Arnaud c'est vrai que c'est vraiment lui qui qui fréquente pardon la cantine du Cru le plus régulièrement Donc ça aurait été bête de de l'en empêcher.
Enfin bref, avec cet exemple là, on a bien vu l'hypocrisie de ce gouvernement et du coup à part à partir de là, qui peut les croire quand ils disent qu'ils font cette réforme pour nous alors que justement c'est ces mêmes personnes déjà qui qui font que Bernard Arnaud justement peut continuer de se gaver d'argent et ces mêmes personnes qui n'ont qui ne font rien pour améliorer nos conditions de vie et d'étude comme du coup ils l'ont prouvé avec le repart en euro mais aussi avec la réforme des bourses qui est à venir. Et donc pour ça, pour faire entendre notre voix, on a une seule solution et c'est la mobilisation. Mais la mobilisation massive de toute la jeunesse.
Les macronistes, il nous le montrre bien. Ce qu'ils veulent par-dessus par-dessus tout, c'est une jeunesse qui se tient sage. Une jeunesse qui se tient sage sous la menace des amendes avec la loi l'OPMI, par exemple, si les lycées bloquent. Une jeunesse qui se tient sage et qui est mise à genou face à la répression comme un mentie il y a 2 ans ou encore plus récemment face au CRS à Brest à Strasbourg au campus Condorsé. Et puis enfin ce qui propose maintenant, ça a été dit par Colin, c'est une jeunesse au garde à vous comme vous l'avez vu du coup avec l'obligation du SNU qui veulent qui va le mettre en place.
Donc là, on sait que ce qui se joue, ça va bien au-delà de la réforme des retraites. Quand on dit nous que pour nous cette réforme c'est la mère des batailles, s'il s'agit pas juste d'un élément de langage, ça va bien au-delà de ça. Le premier point c'est déjà que ce qui se joue, c'est révélateur en fait de l'avenir que le capitalisme il offre à la jeunesse contre ses désirs d'émancipation et de progrès social. C'est une société où 40 % des étudiants y vivent sous le seuil de pauvreté. C'est une société où les gènes alternent chômage et job précaires alors que nos parents doivent travailler jusqu'à leur mort ou partir avec des pensions de misère.
et une société où la crise climatique, elle s'aggrave pendant que les patrons qui polluent qui polluent la planète cumulent des profits records et qu'on a un ministre là maintenant qui nous dit qu'on doit s'adapter à vivre avec 4 degrés de plus alors qu'on vit une période de sécheresse et qu'on on sort d'un été marqué par les feux les feux de forêt. Et puis le deuxième point qui me fait dire ça, c'est aussi que Macron, on l'a vu, il s'est lancé dans une bataille contre le mouvement social et ça c'est un point qui est important à rappeler.
On il retrouve exact enfin il reprend exactement les mêmes éléments de langage que toucher contre les mineurs à l'époque avec du coup la fameuse phrase "There is no alternative". Et justement si Macron il mène cette réforme, c'est pas uniquement du coup pour voler 2 ans de vie aux femmes et aux plus précaires, mais c'est aussi pour imposer une défaite historique au mouvement ouvrier de ce pays sur un sujet qui est hautement symbolique comme la question des retraites. Et donc ça, il faut bien l'avoir en tête.
D'où l'importance aussi de se rappeler qu'on que l'on peut gagner dans c dans ce mouvement, mais surtout qu'on doit gagner parce que on doit gagner parce que si ces gens-là ils remportent cette bataille-là, c'est un boulevard non seulement à toutes les tout le pire du du néolibéralisme mais aussi au fascisme. Et ça, on l'a vu à l'Assemblée nationale avec le silence assourdissant du Rassemblement national dans le la séquence parlementaire. Mais on le voit aussi nous au quotidien dans notre militantisme quand on a des fach aujourd'hui par exemple qui viennent déloger les bloqueurs au niveau des universités.
Donc maintenant que que j'ai dit tout ça, la question c'est comment est-ce qu'on va comment est-ce qu'on gagne ? Du coup pour gagner selon nous il faut trois éléments. C'est l'unité, la masse et la radicalité. Aujourd'hui, on a une unité syndicale et une unité politique qui sont exemplaire. On a une mobilisation historique avec plus de 3 millions de personnes dans les rues, ce qui n'est quand même enfin ce qui n'était pas arrivé depuis 30 ans. Mais on sait que ça ça suffit pas. Si on veut gagner maintenant, il faut opposer le rapport de force nécessaire à Macron.
Pour ça, il faut que les patrons, les patrons et le MDEF, ils l'appellent et lui disent qu'en gros le jeu, il en voit pas la chandelle et que ça vaut pas le coup de de continuer à amener cette réforme coûte que coûte. Et donc, c'est comme ça le rapport de forcé en mettant l'économie à l'arrêt et en faisant en sorte du coup qu'on ait une mobilisation la plus massive possible pour mettre un stop un stop à ces politiques là. Donc bon, je t'
[Applaudissements]
je terminerai là-dessus mais en tout cas voilà, le mouvement social, il est pas mort. Tout le monde est contre cette réforme des retraites. On l'a vu, tous les sondages le disent. Maintenant, très bien, dès lundi, on retourne sur nos lieux d'études, on pourra appeler au blocage dans nos universités, on retourne dans les assemblées générales et on passe la vitesse supérieure. Et dans une semaine, on écoutera les commentaires journalistiques qui qui diront qui aurait pu prédire finalement qu'une trentaine d'universités sur tout le territoire participeront à mettre le pays à
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Voilà. Je regarde Bon, merci beaucoup à toutes et à tous d'avoir répondu présent à cette conférence pour parler de jeunesse qui me paraît importante dans le contexte parce que je veux pas vous l'expliquer mais nous sommes dans le contexte de la réforme des retraites et particulièrement nous sommes dans le contexte d'une mobilisation historique du 7 mars dans laquelle beaucoup de personnes et particulièrement des éditorialistes de plateau se demandent mais qu'est-ce que les jeunes peuvent bien faire dans cette mobilisation qui consiste à mettre la France à l'arrêt ?
Alors, ils avaient déjà essayé, ils avaient fait le tour des lycées du pays pour aller interroger des lycéens sur la réforme des retraites et ils sont bien mal tombés puisqu'ils ont découvert que les lycéennes et les lycéen connaissaiit mieux la réforme des retraites que les éditorialistes de plateau. Et je remercie ces lycéennes et ces lycéens qui ont fait la preuve que la jeunesse était légitime à se mobiliser contre la réforme des retraites. Mais je pense que c'est quand même bien de refaire un petit point sur pourquoi est-ce que la jeunesse a un intérêt court terme, moyen terme et long terme de se mobiliser contre cette réforme des retraites.
Je veux dire court terme parce que ça va avoir un effet direct. Vous savez, vous avez près de 18 % de chômage des jeunes. Et puis faut aussi parler des personnes âgées. Au-dessus de 62 ans, vous avez 60 % des gens qui ne sont pas à la retraite qui se retrouvent à être sans emploi. Ce qui fait que si jamais on décale l'âge de départ à la retraite, vous allez avoir une pression qui va faire augmenter le chômage des jeunes et qui va faire augmenter le chômage des seiors. Donc pour les jeunes, vous avez un intérêt court terme à vous mobiliser. Vous avez aussi un intérêt moyen terme.
Vous savez, vous avez 6 millions de personnes qui se retrouvent à être sans emploi et vous avez bon, il y a tout un débat sur le sujet en fonction de quel critère on prend, mais je vais être généreux avec les macronistes et dire qu'il y a 400000 emplois qui sont disponibles dans le pays. Bon bah, vous pouvez quand même tirer la conclusion qu'il n'y a pas suffisamment d'emploi pour le nombre de personnes qui ont besoin de travailler dans ce pays. Ce qui fait que plus vous avez de demandeurs d'emploi par rapport au peu d'emploi qu'il reste, alors vous allez avoir une pression qui va être fait sur les salaires.
Et à moyen terme, les jeunes, vous allez voir vos salaires diminuer du fait de cette réforme des retraites. Et plus largement, il y a un effet long terme parce que on nous avait bien vendu le nouveau monde. Mais je vous invite à un petit exercice de réflexion, à vous replonger aux années 1983, à imaginer Baladur arrivé et à découvrir que lui aussi portait un col roulé, à découvrir que il arrivait et qu'il expliquait qu'il allait falloir passer de 37,5 années cotisées à 40 années cotisées. Et puis ensuite, ils sont réarrivés pour vous revendre le nouveau monde et vous expliquer avec Fillion qu'il allait falloir passer de 40 annuités à 41 annuités.
Et puis ensuite en 2010, vient Vert, lui aussi porteur de col roulé du Nouveau monde qui vous explique qu'il faut passer de 60 ans à 62 ans et puis ensuite bon bah la gauche a gagné, l'heure et demi c'est la finance. Voilà, vous êtes content de voir Touren qui va vous faire une annonce et puis malheur, elle porte aussi un col roulé et elle vient vous expliquer qu'il va falloir passer de 41 annuités à 43 à 43 annuités. Maintenant, vous avez Elizabeth Borne qui arrive qui vous explique aussi qu'il va falloir décaler l'âge de départ à la retraite. Ne croyez pas que ça va s'arrêter. À ce rythme-là, vous allez partir à 58 avec un âge de départ à la retraite de 98 ans.
Donc, vous avez un intérêt court terme, moyen terme, mais long terme à vous mobiliser contre cette réforme des retraites. Mais au-delà de ça, soyons honnête, une fois que vous allez avoir l'entièreté de la jeunesse et du mouvement des travailleuses et des travailleurs qui seront dans la rue, le patronat va appeler Macron, lui expliquer "Bon, maintenant ça commence à nous coûter trop cher, il est temps de reculer et de retirer la réforme des retraites." Mais jeunesse, une fois que vous êtes dans la rue et vous avez fait reculer Macron sur la réforme des retraites, ne vous arrêtez pas là.
Regardez-le et dites-lui "Mais attends, on a encore à discuter, on va parler parcours sup, on va parler de l'état des lycées, on va parler de tout ça." Non, parce que il y a il y a quand même un point qui me paraît quand même assez important. Vous avez 40 % des jeunes qui vous expliquent ne pas être optimiste pour l'avenir. Et ce chiffre est en constante augmentation. C'est pas pour rien. Poursivre dans un système capitaliste n'offre aucune perspective d'avenir à la jeunesse et les conséquences court terme, elle se voit déjà. J'aime notamment avec la sélection qu'ils ont mis en place dans le système d'éducation.
Une sélection qui commence à peu près dès le collège où vous arrivez en voie professionnelle enfin au choix de troisème où on choisit entre les lycéens de la voix professionnelle, les lycéens de la voix générale, d'autres qu'on peut envoyer en apprentissage. Moi, c'est un souvenir qui me marquera toute ma vie. quand j'étais en 3e dans mon lycée et que vous avez la professeure principale qui est rentrée, qui s'est assis, alors soit-disant c'était la grande liberté d'orientation et elle expliquer toi tu iras en voie générale. Toi tu iras en voie professionnelle, toi en voie générale, toi en voie professionnelle.
Et alors qu'on nous parle de liberté dans les d'orientation, déjà à ce jeune âge, j'avais compris à quel point l'orientation scolaire était en empreinte de mépris de classe et de racisme. Et ça commence déjà à cette époque-là. Puis ensuite, alors il y a quand même un grand point à faire avec la voie professionnelle où ils sont en train de faire une réforme où ils veulent faire passer plus de temps aux lycéens et les lycéen dans les entreprises et il faut regarder ce qu'ils en ont fait. Pour ça me paraît quand même indispensable que les lycéens et lycéens de la voie professionnelle puissent avoir un enseignement de la philosophie, puissent avoir un enseignement de l'histoire.
Ce n'est pas parce que l'éducation nationale veut faire de vous des grandes techniciennes ou des grands techniciens que vous ne seriez pas des grandes citoyennes ou des grands citoyens. C'est pourquoi nous nous n'enlevons pas la formation citoyenne de la voie professionnelle. Au contraire, nous voulons la valoriser à travers deux choses. À la fois à travers l'allocation d'autonomie de 1102 € qui doit être ouverte au lycéen et lycéens de la voie professionnelle et aussi en donnant un sens à cette filière. Sans la voie professionnelle, vous ne faites pas la planification écologique. Voilà déjà la première grande distinction qu'on a à faire avec la Macronie vis-à-vis de l'orientation scolaire.
La voie professionnelle, c'est une grande filière, une filière indispensable que l'on revalorisera à travers ce que je vous ai dit et aussi à travers la liberté d'orientation. Mais ça s'arrête pas là puisque ils ont eu une idée de génie, ça a été celle de mettre des adolescentes et des adolescents de 15 à 18 ans en compétition les uns avec les autres pour savoir qui aura accès à l'éducation et au savoir. Vous arrivez, vous avez 15 ans, vous êtes en seconde, la compétition commence déjà avec les choix de spécialité. Alors vous avez pas les mêmes spécialités partout. Vous allez dans les lycées de banlieu vous allez dans les lycées ruraux. Vous avez pas toutes les spécialités.
Par contre, vous allez dans les lycées des grandes métropoles, alors là c'est la foire gogo. Vous avez toutes les spécialités mais même au sein du lycée, vous avez déjà la compétition qui commence à s'opérer pour savoir qui aura le droit d'accéder à tel ou tel cursus. Puis ensuite, vous arrivez en première. Voilà qu'ils ont inventé le grand contrôle continu parce que bien sûr eux, ils croient que toutes les notes se valent dans tous les lycées, ce qui n'est pas vrai du tout. Et ce qui fait que du coup, vous avez une sélection qui commence déjà dès la première et mais là, vous êtes déjà en compétition les uns avec les autres à partir de la première.
Et ensuite, vous arrivez en terminal, c'est le Hunger Games avec Parcours Super. Vous n'êtes pas uniquement en compétition avec les personnes qui sont dans votre classe ou dans votre lycée, mais avec toutes les lycéennes et tous les lycéens de France. Tout ça pour dire que il faut se poser la question et c'est déjà la question que se pose la jeunesse aujourd'hui. Qui est l'idiot qui a eu l'idée de mettre en compétition des adolescentes de 15 à 18 ans pour l'accès à l'éducation et au savoir ? Voilà la conséquence directe de la politique Macron et du marché à tout va dans le service public vis-à-vis de la jeunesse.
Alors bon, bravo à vous si vous avez survécu jusque là parce que vient l'université et alors là l'université le triocial continue. Il y a un exercice à faire. rentrez dans un amphithéâtre, dans une université et demandez-leur combien d'entre vous vivent avec plus de 112 € par mois, c'est-à-dire au-dessus du seuil de pauvreté. Et là, chaque étudiante chaque étudiant va se rendre compte que toutes et tous vivent sous le seuil de pauvreté, qu'il est institutionnalisé en France que quand vous faites des études, vous les ferez en étant pauvre. Et à l'époque, vous aviez pas autant d'étudiants. Aujourd'hui, on est à près de 3 millions d'étudiants.
Ce qui fait que vous avez déjà une sélection qui commence à s'opérer en fonction des moyens que chacune et chacun peut avoir. Grande frustration lorsque vous avez quelqu'un qui arrive pour son partiel, qui a dû travailler pendant ses études et qui se retrouve à côté d'un étudiant qui a eu la chance de ne pas avoir à travailler. Et du coup, la personne se pose la question pourquoi est-ce que parce que moi les mes parents n'ont pas eu les moyens, j'ai eu deux fois moins de temps que l'autre pour pouvoir travailler. À quel moment est-ce qu'il existe une égalité républicaine dans l'université ?
à partir du moment où les étudiants pauvres ont deux fois moins de temps que les autres pour pouvoir travailler. Et c'est pour ça que c'est toujours les mêmes que vous retrouvez dans les grandes écoles, dans les grands masters, parce qu'il y a une sélection sociale qui est opérée par l'argent à l'université. Bon alors nous on avait tenté de mettre fin à tout ça avec l'allocation d'autonomie. Une allocation d'autonomie de 11002 € qui ne sort pas non plus nulle part. Vous savez, la question de l'autonomie de la jeunesse, c'est comme la question de l'autonomie du du grand âge. À l'époque, vous aviez, on demandait aux familles de financer le grand âge.
C'est-à-dire quand la personne n'était plus en âge de travailler, que le corps ne pouvait plus le faire, alors il fallait bien que la personne puisse continuer de vivre. Alors, on demandait aux familles de payer. Sauf que vous aviez des millions de familles qui vivaient dans la misère et donc les personnes dans le grand âge vivaient dans la misère. Et euh merci embrasse Croisa, nous sommes passés d'une solidarité familiale à une solidarité nationale et pour justement pouvoir permettre l'autonomie du grand âge, et bien pour la jeunesse, c'est exactement ça que l'on demande.
Quelle famille en France est aujourd'hui capable de donner 1102 € à son jeune pour pouvoir lui permettre de faire des études ? précisément l'enfant de Bernard Arnaud qui va au Cruise. Et bien nous demandons justement à ce que l'on puisse avoir un partage qui permette à tout le monde d'être à égalité pour pouvoir permettre de faire des études dans le supérieur. Autrement dit jeunesse, battez-vous pour passer d'une solidarité familiale à une solidarité nationale. Voilà ce que vous ce dont pourquoi est-ce que vous devez vous battre et ne pas rentrer uniquement après la réforme le retrait de la réforme des retraites.
Il y a un autre sujet, un sujet absolument grossier qui est celui de l'apprentissage qui a été créé parce qu'il décide d'envoyer des centaines de milliers de lycéens dans l'apprentissage. Sauf que ces lycéens parfois sont utilisés dans des entreprises pour pouvoir effectuer le travail d'un salarié qui aurait pu terminer sa formation. Et puis souvent ils sont utilisés en cours de route et puis ensuite on les jette de la formation, ils ne retrouvent plus rien. Et puis souvent ils retournent d'ailleurs voir les services qui les ont orientés là-dedans.
Il leur demande "Bon ben, j'ai été viré de ma formation, où est-ce que je peux aller ?" il le renvoie dans une autre formation d'apprentissage qui permettra encore une fois d'effacer les les chiffres du chômage euh vis-à-vis de la jeunesse. Et puis au-delà ça, il y a une dernière question qui est la question du sens que l'on peut donner à notre travail. Peut-être que vous avez vu ces articles de vagu de démission de jeunes de leur métier justement parce qu'ils se disent "Mais à quoi bon ? À quoi bon bosser dans tout ça ? Dans vers où on va dans tout ça ?" Pour les personnes qui ont mon âge, je vous pose la question, est-ce que vous pensez que dans 30 ou 40 ans, le monde sera beau ?
Est-ce que vous pensez que votre vie sera meilleure dans 30 ou 40 ans ? C'est de ça dont je veux vous parler quand je vous parle de perspective d'avenir. Alors, intuitivement, il y a beaucoup de jeunes qui diront "Non, c'est foutu." Et c'est là où le 7 mars change tout parce que vous allez gagner quand vous avez un tel mouvement de travailleurs, la masse de gens qui décident de se mettre en grève, bien sûr ça peut faire ça peut faire reculer un gouvernement.
Mais à partir du moment où vous avez la jeunesse qui décide de se mettre dans la rue, que vous avez tous les lycées qui se mettent à bloquer, toutes les universités qui se mettent à bloquer et pas uniquement à bloquer les universités, mais à prendre place, à prendre la rue, à à se montrer, à se faire entendre. Alors là, vous avez ce qu'on appelle la bascule, ce qui permet au mouvement de jeunesse de faire gagner le mouvement des travailleuses et des travailleurs et donc de faire gagner cet intérêt commun. Autrement dit, on a besoin que vous bloquiez le 7 mars, pas uniquement parce que ça permettra de faire reculer sur la réforme des retraites, mais parce que vous allez gagner.
Si vous jeunes, vous bloquez tous les lycées et toutes les universités, vous allez gagner. Le 7 mars, c'est le début de votre victoire. La perspective d'avenir heureuse, elle est à portée de main, à porté de blocage. Alors, tout dépend de vous. Bloquez vos lycées, bloquez vos universités parce que vous allez gagner.
[Applaudissements]
Oui, je crois que c'était bien. Alors, un des slogans qu'on voit un peu partout dans les manifes, c'est "Tu nous mets 64, on te met 68". Alors, je vous propose tout de suite d'écouter quelqu'un qui était lycéen dans le Jurin quand a commencé mai 68 qui depuis a fait un petit bout de chemin quand même. Il a été trois fois candidat à l'élection présidentielle. En 2022, il a terminé en tête de la jeunesse et puis depuis il est coprésident de l'Institut Laboessie. Je vous demande d'accueillir chaleureusement Jean-Luc Mélenchon. Merci. Merci.
Bon, j'ai accepté avec d'autant plus de plaisir l'invitation qui m'était faite que j'ai le sentiment que nous sommes et cette réunion à mes yeux hein compte tenu de l'expérience que je peux avoir des réunions et des rassemblements est un de ces points de bascule que vient de d'écrire Louis Boyard à l'instant. Alors, je précise d'ailleurs que je suis très admiratif de la campagne qu'il a mené parce que depuis le début aux insoumis, on disait la contribution particulière du mouvement insoumis doit être prise en compte. C'estd nous ne sommes pas une organisation syndicale. Donc notre rôle n'est pas d'organiser les travailleurs dans l'entreprise. Ça c'est les syndicats qui le font.
Nous sommes la représentation politique. Nous voulons être la représentation politique du peuple. Et au demeurant, les élections de présidentielles précédentes nous ont certaine manière donné un mandat. Quand vous avez la moitié, je dis bien la moitié des jeunes de 18 à 24 ans qui votent pour le programme l'avenir en commun, vous pouvez pas le lendemain dire "Bon bah c'était sympa, salut, au revoir, on se reverra peut-être un jour." Non, c'est un mandat qui est donné. De la même manière quand 40 % des gens qui ont entre 18 et 34 ans votent aussi pour nous dans ces conditions-là. Oui, c'est un mandat. Et un mandat ça veut dire une obligation, enfin une tâche qui vous est confiée.
Et les insoumis dans ce domaine discutant entre nous quelle pouvait être notre contribution quand on a compris que on retournait à la bataille sur les retraites. Je vais en dire un mot sur son sens mais la question était posée pour nous. Qu'est-ce qu'on fait ? Notre rôle numéro 1, il est double. Premièrement, élargir le front qui permett aux travailleurs de pas être tout seul, de pas être isolé. Parce que si les salariés sont isolés dans le reste de la population, il est plus facile de les diviser, il est plus facile de les frapper, il est plus facile de les marginaliser. Depuis 30 ans, certains d'entre vous ont quand même jeunes l'expérience un peu de ces choses-là.
Vous savez qu'à chaque fois commence une lutte sociale d'une certaine ampleur, on a droit à chaque fois à chaque fois sans exception, sans aucune imagination au même scénario. Premier temps, c'est les gens sont pas prêts. Deuxièmement, ceux qui n'ont plus accès au service à cause de la grève sont pris en otage. Troisièmement, c'est la pagaille et le désordre. et on invisibilise par la pagaille et le désordre le contenu des revendications des gens. C'est tout le temps le même scénario. Au cours des 30 dernières années, nous avons eu d'innombrables luttes sociales.
Mais rarement, en tout cas, c'est la première depuis 1995, rarement une lutte comme celle-ci, c'est-à-dire transversale qui englobe toute la société, toutes les générations, toutes les professions, toutes les régions, tous les âges, les hommes et les femmes. et les femmes dans un niveau de détermination sans doute plus grand qu'on ne l'a jamais vu parce que l'un des aspects de de cette réforme qui est inutile puisque comme vous le savez il y a aucun déficit en vue, c'est son injustice et elle est injuste parce qu'elle aggrave des situations déjà injustes avant que on y ait commencé cette bataille.
Enfin, elle est cruelle, vous le savez, puisque euh même si le mot fait peur, hein, à certains qui prennent des pauses horrifiées quand on dit les on appelle les choses par leur nom, mais il est absolument certain que l'on meurt davantage au travail quand on est âgé après 60 ans, que si l'on a un accident, il est beaucoup plus grave et que encore on doit s'estimer heureux d'être arrivé jusqu'à cet âge là parce que beaucoup sont morts avant. Donc, on peut dire que c'est une réforme qui oui va aggraver euh la mortalité à partir d'un certain âge. Alors euh notre rôle était d'élargir le front, ne pas laisser les salariés euh isolés.
Alors, c'est aussi une thèse, il faut la voir à l'esprit, que portent les insoumis. Les insoumis identifient deux acteurs politiques et sociaux essentiels. Premièrement, les travailleurs organisés. Pourquoi ? parce que ils sont au cœur de la production. Là où se prélève la plusvalue, là où se fait l'accumulation capitaliste. Vous travaillez 10h et vous êtes payé pour la valeur la valeur qui vous est donnée, c'est l'équivalent d'unh, 2h, 3h maximum. Bon, donc c'est là que ça se passe. Et puis il y a un deuxième acteur, c'est le peuple. Alors, je sais que des fois il y a eu des pauses. Quoi ? Le peuple, qu'est-ce que ça veut dire ? Oui, mais le peuple au 21e siècle, c'est pas celui du 18e.
Le peuple du 21e siècle, déjà c'est vous les jeunes et les jeunes qui étudient. Prenons un exemple bien précis. Nous avons 3 millions d'étudiants et 400000 paysans. On voit bien que dans la composition générale 3400000 ça change quand même quelque chose avec la période où c'était par million qu'on comptait les agriculteurs et par dizaines de milliers que l'ont comptait les étudiants. Et parmi ces 3 millions d'étudiants, il y en a 1 million et demi qui va au travail. petit boulot mal payé au mauvais endroit où on marme comme des bêtes mais on se dit bon c'est passagers c'est un moment de la vie jusqu'au matin où on se réveille en se disant ça sera peut-être comme ça tout le temps.
Ça n'a plus rien à voir avec les jeunes gens comme je l'étais qui bossaient pour se payer leurs études et on savait qu'à la fin bon ça va on fera autre chose on serait on aurait des métiers c'est plus du tout ça qu'il y a dans l'état d'esprit des gens et puis c'est pas la proportion dans ma génération c'était 1/10 qui allait faire ce boulot là aujourd'hui c'est je l'ai dit 1 million et demi donc la moitié de ce point de vue il y a un double changement dans la situation de la jeunesse et dans la situation des salar salariés parce que les salariés intègrent 1 million et demi de jeunes gens qui font en même temps des études.
Tout ça, ce sont des catégories qui n'arrivent jamais à rentrer dans le crâne des observateurs qui pour eux tout ça c'est tout du pareil au même. Le jeune c'est un jeune, voilà, en général, c'est le même que il y a 30 ans, c'est le même que et cetera. Non, ce n'est pas vrai. Et la deuxième caractéristique dans cette jeunesse, c'est qu'elle est tenue à l'écart du combat. Parce que vous ne pouvez pas entrer dans le combat quand vous êtes vous-même à vous représenter comme un jeune provisoirement au travail et puis il y a le million et demi qui est pas au travail. Donc le peuple c'est non seulement les salariés mais ses composantes de la population.
Je ne vais pas faire une conférence sociologique et faire le tour de ce que nous appelons le peuple, mais ce sont les 3 millions d'étudiants, ce sont les millions de retraités qui eux non plus ne vont pas au travail, ils n'y sont plus. Et puis il y a les 6 millions de chômeurs qui sont eux aussi des personnes directement intéressées par toutes les relations du travail et par les relations d'exploitation et de domination dans la société. Le peuple est donc un acteur. Donc quelle devait être notre première tâche ? élargir le front partout où on le pouvait.
C'est à ce moment-là qu'interviennent des gens comme Louis et quelques autres qui vont entreprendre une tournée de toutes les faces, qui vont aller ici là faire de la mobilisation et faire ce qu'il vient de faire devant vous assez brillamment. C'est-à-dire d'expliquer ça. C'est la deuxième tâche que vous avez à faire tous. Et c'est et si je me permets de le dire comme ça, c'est parce que je suis assez admiratif des gens que j'ai vu parler, comme l'a dit il y a un instant Louis, parmi les plus jeunes, hein, que moi-même je reçois des engueulades parce que je suis trop modéré, venant de jeunes gens qui ont 11 ans.
Bon, ce que j'ai vu parler s'exprimer avec une parfaite clarté, une parfaite compréhension de ce dont il était question dans cette bataille des retraites. La première tâche est l'élévation du niveau de conscience autour de nous. comprendre, faire de l'éducation populaire. On doit pas avoir honte de dire comment sont les choses, de le répéter et quand on n' pas compris de poser des questions jusqu'à ce qu'on ait compris parce que c'est cette élévation du niveau de conscience populaire qui est notre investissement comme il a dit qui est notre victoire garantie.
Ce qui progresse en ce moment, c'est l'insoumission des millions de gens qui ne s'étaient posé aucune question politique jusque-là et qui considérait tout ça comme trop éloigné, incompréhensible et cetera. se pose des questions, essae de comprendre, cherche des arguments et donc se transforme. Le combat politique est un axe un acte de transformation de soi-même. C'est un acte de construction de sa propre personne. Les gens ne vivent pas des expériences affectives et rationnelles et n'en ressortent pas indemne. Après, ce ne sont plus les mêmes personnes.
En ce moment, notre peuple est en train de se transformer et l'un des indicateurs, c'est la participation massive de la jeunesse à ce mouvement, aussi bien sur le plan affectif, intellectuel et concret maintenant avec la présence physique. Pourquoi ? Nous sommes sortis de ces abominables années qui ont précédé le 21e siècle où c'était répandu l'idéologie libérale qui faisait que tout le monde et notamment les jeunes s'étaient laissés prendre au piège de ça va être super, on va être trader, on va être je sais pas quoi, vive l'arnaque, vive la combine, vive le machin et puis la solidarité. Ouais, d'accord. Mais enfin, on verra une autre fois, hein.
Voilà, c'était comme ça et tout d'un coup, cette affaire s'est renversée et ce qui se passe en ce moment, y compris dans cette salle à cet instant, c'est une démonstration de cette bascule. Elle est opérée. C'est à nous de le faire maintenant en le répandant partout. Chaque jour qui passe est un moment d'autoéducation populaire de masse. Et par conséquent, c'est ça qui va transformer l'histoire de France. C'est ce qui est en train de se passer. Je je vous invite à y réfléchir. Observez, ouvrez vos yeux tout grand, vos oreilles. Allez à la marche. Regardez, mettez-vous un peu sur le trottoir après avoir manifesté comme tout le monde. Regardez qui passe, qui est là, qui n'est pas là. Observez.
Vous aurez un repère après pour toute votre vie parce que vous aurez participé à la plus grande mobilisation sociale de l'histoire de France depuis 1995. Peut-être que on en reverra plus souvent, mais en attendant, on a dû attendre quand même plus de 30 ans pour revoir tout le peuple se remettre en mouvement comme on le voit aujourd'hui. C'est donc un événement extraordinaire. Dans cet événement-là, on s'en fiche de la couleur de peau du voisin, on s'en fiche de sa religion, on s'en fiche de plein de choses qui le reste du temps ont servi à nous exciter les uns contre les autres, à nous diviser, à nous partager.
Dans cette bataille, la France est en train de se transformer et vous êtes en train de vous transformer. Vous n'êtes plus les mêmes personnes que celles que vous étiez il y a 2 mois ou il y a 3 mois. Les insoumis, mes chers collègues députés, j'en profite pour dire qu'il y a la tome à porte. Donc je tiens à déclarer solennellement que comme beaucoup d'entre vous, je suis absolument solidaire. ainsi qu'Antoine Léoman et d'autres mauvais éléments insoumis qui scandalisent les postures surjouées de la bourgeoisie parlementaire. Bref, voilà, ça c'est la première chose qu'il y a à dire.
On a j'ai dit les caractéristiques mais attention on n'est pas simplement en train de parler de la réforme des retraites. Ça c'est le travail du syndicat de le faire. Nous, on parle aussi d'autres choses. On parle d'un monde qu'il s'agit de faire tomber. Ce monde, c'est celui qui décide que tout est marchandise et que le temps libre, celui dont vous disposez, dont vous êtes seul maître et maîtresse, dont vous décidez librement ce que vous allez faire et dont vous allez disposer gratuitement. C'est-à-dire que vous allez être responsable d'une association gratuitement. Vous allez être le maire de votre petite commune. 40 % ont plus de 60 ans sont à la retraite pardon. Donc plus de 62 ans.
Vous en disposez pour le donner aux autres avec tout votre savoir-faire, toutes vos compétences, toutes vos qualifications à prise au travail et vous le donnez gratuitement. C'est une relation libre. Et bien ça, le capital décide que comme tout le reste, ça doit rentrer dans le champ de la marchandise. Vous devez rester une marchandise jusqu'à 64 ans. C'est-à-dire que vous êtes obligé de vendre la seule chose que vous avez, votre force de travail avec sa qualification, avec tout ce que vous avez appris. La réforme des retraites, c'est une extension du champ du profit et du capitalisme.
C'est le système capitaliste que nous insoumis nous combattons et pas seulement une réforme injuste des retraites qui est injuste, cruelle et inutile. Et nous défendons, nous nous battons sur une ligne écologique parce que faire travailler les gens jusqu'à 64 ans et plus, vous l'avez tous compris maintenant, vous avez tous compris ces histoires là qui sont assez compliquées hein, le reste du temps. Quand on fait des formations sur les retraites, personne vient d'habitude. Bon, maintenant tout le monde est au courant et sait comment ça marche. Mais ça veut dire que vous allez quoi faire ? Vous l'avez entendu arrangis il faut il faut il faut produire davantage. Ah bon ? Pourquoi ?
Pourquoi il faut produire davantage ? Ou il y a quelque chose qui manque ou il y a pas de marchandise en quantité suffisante ? Il y en a plus que nécessaire. Vous enchetez continuellement non seulement les objets jetables, mais les objets qui ne sont pas jetables comme dans l'agroalimentaire, comme dans la nourriture des tonnes tous les ans. 30 % 20 % se perd pour la nourriture et 30 % à l'endroit où on produit la nourriture dans l'agroalimentaire. Donc c'est bien la démonstration que le problème c'est pas de produire plus, c'est de produire mieux. Et pour ça, pour produire mieux, ben faut travailler moins. Et si on travaille moins, on peut travailler tous.
Ça veut dire que nos équation à nous sont celles qui font preuve du réalisme écologiste. Ça ne sert à rien de produire davantage toujours plus de choses, n'importe comment. La bataille des retraites, c'est une bataille écologique et c'est une bataille anticapitaliste. Je vous dis ça pour qu'on soit bien d'accord sur l'ampleur de ce qu'on est en train de faire et de ce qu'on est en train de changer. Le monde entier regarde ce qu'on fait, figurez-vous. notre camarade Marina Mesure qui est maintenant députée européenne et une fille qui vient du secteur du syndicalisme, elle était dans le syndicalisme du bâtiment, hein, bois, machin, tout ça.
Et bon, elle ses responsabilités font qu'elle a été connectée pendant plusieurs années. C'est une femme jeune hein, mais elle a été connectée pendant plusieurs années avec toutes sortes de secteurs dans le monde. Là, elle reçoit des messages du monde entier et que nous disent les gens ? Évidemment solidair parce que mais c'est c'est pas ça le plus important, ils disent tout un peuple contre une mesure emblématique du néolibéralisme. Parce que la réforme des retraites, c'est la réforme emblématique du néolibéralisme partout dans tous les pays. C'est ça qu'ils essayent de faire.
En ce moment même, j'ai lu qu'il y avait une idée de réforme des retraites pour amener les gens à la retraite à 70 ans en Letonnie. Vous comprenez qu'il blaguait pas tout à l'heure, il dit une vérité. Il n'y a pas de limite pour eux parce que c'est le système qui veut ça qu'on réduit sans cesse le champ du non contraint, le champ du libre, le champ du gratuit pour augmenter le champ du contrat mais surtout du payant et surtout de la marchandise. Donc de tout le monde regarde et sa que si nous gagnons, nous allons marquer un point qui va faire écho dans le monde entier.
Alors évidemment, vu de loin, s'il nous connaissait de près, il nous aimerait moins, mais bon, vu de loin, le peuple français passe pour le peuple des révolutionnaire. J'is content, tout le temps prêt à se battre et je crois que ils le sont en effet, l'histoire l'a montré. Alors ça c'est le moment politique que nous le vivons. Deuxième chose, les étapes de la bataille. Nous ne sommes pas dans une agitation confuse ou mu par je ne sais quel instinct profitable de révolte. On se lève et puis tout d'un coup on s'énerve. Non non sommes dans une bataille méthodiquement organisée. En tout cas nous les insoumis c'est méthodiquement organisé.
Tout le monde sait que nous sommes très forts sur les réseaux sociaux et que c'est par millions et millions que ce compte les track TikTok que nous diffusons. C'est peut-être pour ça qu'ils veulent l'interdire, qui sait ? Mais je voudrais vous montrer à travers un indicateur aussi simple que celui-ci. Depuis le mois de janvier, j'ai parlé de TikTok exprès et des réseaux sociaux. Nous autres les gens sououmis, nous avons diffusé 13 millions de tractes pour les personnes qui ne regardent pas TikTok, qui ne sont pas sur les réseaux sociaux et qui ont besoin de ce contact personnel pour l'établir. C'est une bataille que nous avons organisé méthodiquement.
Nous savions qu'on avait un intérêt 1, que tout le monde soit bien informé. Intérêt numéro 2, qu'on mobilise le plus de monde possible. Nous avons déclenché au total plus de 200 ou 300 réunions publiques depuis le début du mois de janvier. C'est plus de 200 et là nous en avons encore avant le 7 mars encore une cinquantaine. Ensuite nous avons dit il faut entrer dans la lutte le plus tôt possible et il faut entrer dans la lutte tout de suite en élargissant.
C'est là qu'interviennent les organisations de jeunesse et le plaisir qu' a pour moi être ici parce que les 10 organisations de jeunesse qui ont décidé les première d'entrer dans la lutte et qui ont appelé à la première manifestation, celle du 21 si vous vous en souvenez janvier, ce sont des organisations de jeunesse, pas des marionnettes, ceux qui ont perdu leur temps à essayer de me faire renoncer à cette idée m'ont dit "Tu peux pas dire qu'on arrête." J'ai dit "Je peux rien dire du tout. vous êtes qu' allé les voir, il y a huit organisations et c'est pas parce que c'est des jeunes que euh ce sont des gens euh que vous pouvez traiter comme ça sur des claquements de doigts.
Bien, ces organisations ont réussi ce qu'elles avaient à faire. On a aidé de toutes nos forces, nous autres les insoumis. Et ça a donné aussi un résultat. Les syndicats, ce que je comprends parfaitement, on dit "Bah, c'est plutôt à nous de commencer la bagarre, peut-être bien, mais comme c'est pas moi qui vais changer la date des jeunes, vous avez qu'à aller les voir." Et apparemment, ils sont pas allés les voir. Et donc, la date du 19 janvier a été posée comme première grand rassemblement de manifestation des syndicats unis. Ça aussi c'est en fait nouveau.
Depuis des décennies, toutes les confédérations syndicales unies, tous les syndicats unis, ils ont appelé et ils ont réussi magnifiquement toute leur mobilisation à commencer par celle du 19. J'ai dit méthodiquement organisé, allez commencer la bataille à l'Assemblée. J'ai besoin que tout le monde comprenne bien ce qu'on y fait parce que le résumé des beaux esprits ne vous permet pas de comprendre ce qui s'est passé. On dit il cri beaucoup. Ils ont eu des gros mots. Voilà. Oh mon dieu, des gros mots. Oh pauvre Biquet. Il a eu peur.
Il a fallu que ce soit monsieur Debray qui n'est quand même pas un gauchiste et chevelé qui a été président de l'Assemblée nationale pour dire "Mais qu'est-ce que vous racontez ? Mais le parlement a toujours été agité. toujours. Mais je vais vous dire une chose, c'est fait pour ça. La démocratie, le parlement, on va au parlement pour parler. Ceux qui veulent se taire reste à la maison. Parlement, on vient et on parle. Et la violence verbale est une très bonne chose à condition de la maîtriser. Mais c'est aussi vieux que l'humanité. Le sacrifice d'Abraham, il y en a quelques-uns d'entre vous qui sont au courant de ce dont il est question.
On remplace un sacrifice d'un animal à la place d'une personne. Ça s'appelle la civilisation, les rites, la manière de vivre des êtres humains. Donc parler très fort, agiter ses mars, surtout quand on vient du midi, c'est une manière de faire que cette violence soit et reste une violence symbolique. La violence, le conflit fait partie de la vie. La vie est un mouvement de contradiction interne. Les choses qui cessent d'être agitées meurent. Ce qui est agité en soi vit. C'est comme ça. Rien n'existe par soi-même. Les choses n'existent que dans le mouvement. Et le mouvement est toujours le résultat d'une contradiction interne. Ça c'était un petit cours de philo matérialiste. Gratos.
Donc quand la bataille a commencé à l'assembler, il fallait avoir un objectif et vous faut que vous compreniez bien ce qu'a fait le gouvernement. Il utilise un article de la Constitution qui dit que il s'appelle 471, ne le prenez pas à la rigolade. C'est un peu comme si vous disiez je vais dans le métro mais je me soucie pas du plan du métro. Bah si tu veux arriver quelque part, vaut mieux que tu t'en préoccupes. On doit tous apprendre ce texte. est un abus de pouvoir. Il est prévu que avant la fin du mois de décembre, vous ayez voté le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale qui est légèrement supérieur à celui de l'État.
C'est pourquoi il est prévu limite dans le temps pour voter le budget de la sécurité sociale. D'accord ? Il y a une limite mais elle est prévue cette limite parce que on est censé discuter en novembre ou en octobre et ça doit s'arrêter avant la fin décembre. C'est ça l'article 47 an. Donc lui, il a pris monsieur Macron le 47 ans et il a dit au mois de janvier, devinez ce que c'est ? Et ben c'est décembre. Voilà, monsieur s'est approprié le calendrier et a décidé que donc on restait enfermé dans des limites de temps. Donc la première et la seule obstruction parlementaire qui a eu, c'est monsieur Macron qui l'a organisé en utilisant l'article 471. C'est la vraie obstruction, c'est celle-là.
puisque c'est lui qui a décidé que au total ça ne durerait pas plus de 50 jours. Donc mettez-vous à notre place, à lui, à elle et à tous ceux qui sont là là qui dirigent le mouvement. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Alors vous avez solution numéro 1. On est gentil. Bon ça on l'excluse, c'est pas insoumis. Donc on va se battre avec quel objectif ? Premièrement, on va t'obliger à nous respecter. Nous sommes des parlementaires, donc on amende tous les articles, pas seulement ceux qui t'intéresse toi, monsieur Macron. Il y a 20 articles, on amende les 20. C'est notre dignité de parlementaire qu'on défend dans cette affaire. On veut tout discuter.
Et alors tout d'un coup, on a entendu vite vite vite vite vite, faut parler de l'article 7. Prenez-nous pour des imbéciles parce que dedans il y a la retraite à 64 ans. Mais mes amis, alors l'article 1, on s'en fout, c'est les régimes spéciaux de retraite. Qu'est-ce que vous croyez que c'est un régime spécial de retraite ? un cadeau qu'un matin le père Noël capitaliste s'est levé en disant puisque je suis habillé en rouge, tiens allez je leur donne un petit régime de retraite. Non, c'est des luttes, c'est des des des positions qui ont été arrachées. Ils appellent ça des privilèges. Et ben si tu trouves que c'est un privilège, va conduire une rame de métro toute la journée dans le noir.
Va profiter de ce privilège et tu vas voir si tu vas pas être content de partir quand tu atteins un certain âge. Et fais pareil si tu es cheminau, ben va dans la cabine qui pilote le train et fais ça et vois le nombre de tes weekends, de tes soirées où tu es pas chez toi et où tu as 800 900 personnes dans ton train, dont tu as la responsabilité enfin donc c'est pas des faveurs, c'est un article important. Ils abrochent tous les régimes spéciaux. Faudrait passer comme ça. Après il y a les seiors, pareil, je pas vous faire toute la loi. Donc quand on nous a dit il faut passer à l'article 7, la première chose qu'on a répondu nous c'est on verra.
On veut d'abord discuter de tout le reste et on veut tout bloquer, pas seulement l'article 7. C'était ça la ligne politique. Après, tout d'un coup, je sais pas pourquoi, il fallait à tout prix à tout prix aller à l'article 7. Mais prenez-nous pour des imbéciles, ça va vous aider. Ça va vous aider. Mais nous, ça changera rien. Nous, on sait très bien pourquoi le gouvernement voulait aller à l'article 7. parce qu'il lui suffisait de changer deux lignes de cet article et tous les amendements tombaient. Donc on commençait et cétait fini. Et qu'est-ce qu'on aurait eu ?
Ben monsieur Macron aurait pu dire écoutez l'Assemblée a voté et vous auriez vu à la télévision l'Assemblée a adopté la retraite à 64 ans. Alors des tas de gens vont dire alors pourquoi on va faire ça ? Pour pourquoi on va continuer la lutte ? Pourquoi on va perdre une journée de salaire ? Ah ben ce que m'a dit un dirigeant syndical qui est devenu un ami à force, il m'a dit "S'il vous laissez passer, c'est certain qu'après on fera plus que des marches et des manivres de militants." Et nous c'est pas ça notre but. Notre but c'est queil y ait des millions de gens qui s'emmêent. Donc c'est une bataille organisée.
Moi je salue le groupe insoumis que rien n'a fait céder et qui jusqu'au bout a continuer jour après jour à défendre les amendements. Et je vais vous en raconter une pour que vous la sachiez. Ils étaient là les uns les autres à nous dire vous savez en fait ils ont très peur. Les macronises veulent pas qu'on vote parce qu'ils ont peur de perdre. Ils vont pas tous être là. Puis d'autres disaient "Oui les républicains, vous savez ?" Non non, il y en a plein qui sont contre. Alors, ils ont peur. Vite, allons à l'article 7 pour s'apercevoir qu'on peut gagner. Prenez-nous pour des imbécile.
On vous a déjà dit comme dit Ruffin, vous faites pitié à imaginer que des astuces pareilles vont suffire à nous abasourdir. Et bien le soir venu, ils étaient tous là en rang bien serré et tout d'un coup, le membre du gouvernement s'est levé en disant au gars de les Républicains et ben votre amendement on l'a pris. Et comme vous êtes le deuxième signataire maintenant vous votez avec nous. Tous les républicains, bravo. Tous debout les fachots, les républicains, les macronistes, prenez-nous pour des imbéciles. Heureusement qu'on a pas cédé. Et comme on n pas cédé, le texte est ressorti, les copains ont chanté et tout ça, ce qui est très mal poli, paraît-il.
Et le texte n'a pas de légitimité parlementaire. Il n'a pas de légitimité parlementaire. L'Assemblée n'a pas voté. Ce texte reste un caprice de monsieur Macron et de son gouvernement. Voilà la victoire politique qui a été remportée par une bataille qui est organisée par des gens qui ne se laissent pas faire et qui réfléchissent à développer une stratégie. Et ça continue. Voilà la réforme arrivée au Sénat. C'était bien la peine de nous prendre la tête comme vous l'avez fait. Maintenant j'entends quoi ? Les sénateurs, il disent "Ah ben ce qui serait bien c'est qu'on vote pas l'article 7 avant la manif." Ah ben hein, c'est exactement ce qu'on a fait à l'Assemblée.
Alors, on avait raison et maintenant j'en vois d'autres qui disent "On aimerait bien qu'on vote pas du tout." Donc comme ça, le texte ressortirait du Sénat et c'est les sénateurs qui ont raison. Si ça ressort du Sénat sans qu'il ait voté au Sénat, qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont obligés de le passer en disant "Je Emmanuel Macron, président de la République, je Ellisabeth Borne, je Olivier DusOP qui vient juste de me réparer et bien je j'ordonne je fais par décret, par ordonnance ce texte. Autrement dit, il aura zéro légitimité. Et si le moment venu vous éisez une majorité différente et si possible une majorité de gauche, ça prendra 5 minutes.
C'est-à-dire que le papier arrive et vous marquez dessus le décret je sais pas quoi de l'autre est abrogé. Voilà, il y a même pas besoin de voter ni de faire quoi que ce soit. Nous avons donc un intérêt supérieur à ce que rien ne soit voté. Et si les sénateurs y arrivent, je leur tire mon chapeau. Et s'ils y arrivent pas, il ferait bien de s'inspirer des méthodes insoumises pour ce qui de trouver des bonnes idées pour empêcher les mauvaises choses de se faire. Voilà ce que j'ai à dire. Mais une bataille, c'est une bataille. La possibilité est grande que rien de tout ça n'ait lieu. La difficulté que nous avons avec monsieur Macron, c'est qu' c'est un homme qui est un idéologue.
On va pas lui en offire le reproche d'une certaine manière. Nous aussi, on a des idées et on y est attaché. mais qui n'a pratiquement aucune pratique du peuple français, il de la France, de sa diversité, des situations, des accents, de tout ça quoi. La France, il ne se rend pas compte, il a une idée, il a dit "Je vais attaquer ça au Picaglace quand il a il s'est attaqué à la présidence de la République et puis il a dit lui-même que c'était un holdup." Mais on fait pas des holdup tous les jours, président, il faut vous résigner à ce que ce soit une fois de temps en temps seulement.
Et vous pouvez pas prendre continuellement le peuple français contre sa volonté, contre ses intentions, contre ses goûts. Quel est le sens de présider un pays en disant "Je sais mieux que tout le monde ce qu'il y a à faire ?" Quand on voit l'expression populaire sur le sujet, quel sens ça a ? Comment peut-on ébranler un homme pareil ? Comment peut-on lui faire comprendre que le pays n'en veut pas ? C'est très difficile. C'est la raison pour laquelle les syndicalistes ont compris qu'il fallait monter le ton. C'est pas c'est pas des gens énervés les responsables syndicaux. Si vous vous en connaissez, il y en a sans doute dans la salle.
C'est des gens qui calculent beaucoup parce qu'ils savent que c'est dur de mettre les gens en action. Bref, alors ils savent et à quel point on a besoin que les choses ne tournent pas mal. Mais pour ça, il faut monter le niveau d'exigence. Ce qui va se passer à partir du 7 est hors du commun. Je vous ai dit, c'est toutes les professions. Vous avez des interprofessionnels qui vont provoquer des effets de cascade. D'abord, vous avez cinq fédérations syndicales de la CGT qui ont décidé de se coordonner pour organiser l'action. Je vous explique comment ça se passe en truc pareil. Vous êtes dans la raffinerie, vous arrêtez de bosser le lundi et le mardi.
Même étant que ce soit juste le lundi, le mardi, il y a plus d'essence. D'accord ? Vous revenez bosser mais le mardi c'est les camionneurs qui transportent pas l'essence. D'accord ? Alors le arrive quand même le camion le lendemain et les gars on continue à bosser mais justement ils arrêtent de bosser juste au moment où le camion part hein. Mais c'est le pompiste qui est pas là parce qu'il est au syndicat lui aussi et il a arrêté de de faire la pompe. Vous comprenez l'effet de cascade et pour les travailleurs, c'est une lutte qui doit être organisée. Ça c'est les syndicats. C'est à ça que ça sert une confédération. Je vais vous donner un autre exemple. Comme ils les ont à zéro. Pourquoi ?
Parce que vous là, vous dites "Qu'est-ce qu'il dit Mélenchon ? Que pendant 3 jours, il y a plus d'essence. Ceux qui m'entendent en ce moment, qu'est-ce qu'ils se disent ? Je vais faire le plein puis je vais emmener le jerican à la pompe. Le plein plus le jerican. Résultat pénurie. Ah bah attends, demain, je peux plus rouler, je peux pas aller au boulot. C'est pas que je fais la grève, c'est qu'il y a plus d'essence. Allô patron, je peux pas venir. Vous me prenez sur votre dos pour vous m'emmener au boulot. Non, ben je reste chez moi alors hein. Tout le monde peut pas faire du télétravail. C'est ça une cascade, c'est ça une grève coordonnée. Je vous donne un exemple justement sur les sens.
Ils ont décidé, comme ça les rend fou de voir une situation pareille, de sortir 70000 m c de kérosène, des réserves stratégiques nationales pour vite les mettre là où on met ça pour pas que les avions en manquent. Pas de bol. Une fois qu'ils ont transporté ça jusque à l'endroit où on le stocke, voilà que les travailleurs qu'il transportent de cet endroit-là jusqu'à l'avion, eux sont en grève. Ça a servi à rien. Je vais leur dire messieurs, mesdames, les les importants, les très grands dirigeants et vous autres comprenez bien pourquoi il vous tape comme ça du matin au soir en vous traitant de voyou, de bon rien, de feignant et cetera. Pourquoi ?
Parce qu'ils peuvent rien contre le peuple qui travaille. Parce qu'il y a rien qui marche sans le travail humain. Rien. absolument rien. Le peuple est le plus fort à condition qu'il s'empare de sa force. Et ça c'est un acte politique. C'est ça qui est en train de se passer. Ces heures-ci tout le monde se demande et Louis vous a dit vous bloquez tout ce que vous pouvez et moi je vous dis pareil : bloquez tout ce que vous pouvez. On a demandé aux députés insoumis d'aller avec leur lettres voir un parent tous les commerçants de leur circonscription. Ils sont en train de le faire. Et on dit aux commerçants baissez les rideaux.
Ils vont le faire ou pas, ça dépend des circonstances et d'où ils en sont, de la gestion de leur commerce. Mais j'ai connu dans le passé des villes qui étaient des villes ouvrières. Le jour où c'était la grèpe, pouf, tous les rideaux étaient tirés, hein. Parce que bon bah qui sait les consommateurs, c'est les gens qui travaillent hein. De la même manière, tous les étudiants, de la même manière les paysans. Les paysans doivent et vont sortir le jour du 7 mars. Vous en aurez dans un certain nombre de départements. Attendez-vous à voir des tracteurs. Tant mieux. Bravo ! Merci les paysans ! J'ai pas fini. On a dit aux insoumis, allez voir les mairies.
Alors ça tombe bien, il y a bientôt des sénatoriales. Ça tout le monde à penser parce que ceux qui croient que les sénatoriales c'est que des notables, ils se trompent. La plupart du temps, d'abord il y a les grands électeurs, c'est des gens qui sont élus dans la mairie. Et ces gens-là, ils bossent. Et ces gens-là, ils sont pas d'accord avec la retraite à 64 ans parce que c'est pour eux. Et puis le maire qui est là, lui, il a trouvé son successeur, hein. Mais quoi faut-il qu'il aille pas qu'il parte à la retraite ? Parce que sinon, il va être bloqué. Bref, ne croyez pas que qui que ce soit puisse passer à côté des questions sociales. Ça existe pas. Sauf si vous les posez pas.
Si vous allez pas voir les gens pour leur dire "Dis donc, tu te rappelles que tu es un salarié aussi ?" "Ah oui bah tiens, oui, c'est vrai." Voilà. Après, il y a les lieux de combat. On a dit les faces, on a dit les lycées et les ronds-points. C'est pas un bon coin le rond-point. Bien sûr que si. Dans chaque entreprise, vous aurez des assemblées de travailleurs. Pourquoi ? Parce que il y a des grèves reconductibles qui ont été prévues dans par un certain nombre de fédérations. Qui va décider si la grève est reconduite demain ? les travailleurs. La plupart du temps, c'est ce que font les syndicalistes. Il donnent pas des consignes comme ça.
Ils se préoccupent de voir comment les gens le prennent. Donc vous aurez le 7 mars au soir des assemblées générales de travailleurs un peu partout pour savoir ce qu'on fait le 8. Ça tombe bien, le 8 c'est la journée de lutte pour les droits des femmes. Et le 8, il y a un appel dans certain nombre d'organisations syndicales à ce que ce soit la grève féministe, la première grève féministe nommée par ce nom qui aurait lieu dans ce pays par rapport à l'inégalité de traitement que ce soit en salaire ou en retraite entre les hommes et les femmes. Et vous avez un appel de l'intersyndical-même qui n'est n'utilise pas le mot grève féministe mais appelle à ce qu'à cette occasion il y ait des grèves.
Ça c'est le 8. Puis le 9 c'est les jeunes. Puis et cetera et cetera. Nous verrons. Nous verrons. Moi je n'annonce rien d'autre que ça. S'il y a des assemblées de travailleurs, le 7, alors il y a des assemblées de citoyens le 7. N'importe où. La première place que vous voyez, ça peut être un endroit où se réunir. Et je forme le vœu qu'on appelle très vite à un autre rassemblement de masse une marche à chaque jour. Alors ça serait un samedi, à chaque jour suffit à peine. Il s'agit pas de brouiller les messages mais d'entendre clairement ce qu'il y a à faire. Le 7 projeter toute notre force.
Et ce que nous défendons, je le redis, c'est pas seulement un régime de retraite, c'est une vision du monde. C'est une manière de regarder les gens qui nous entourent. Voilà ce que ça va être au total que cette journée. Alors Macron est furieux, il a raison de la façon où c'est sorti de l'assemblée. Naturellement compte tenu du fait que ce thème n' texte n'a aucune légitimité parlementaire la journée du 7 change de nature alors qu'elle a été appelée plutôt change de nature. Nous sommes dans un état d'insurrection citoyenne pacifique, mais ça se rapproche plus de ça que de simplement une journée de grève générale. Notre rôle, je l'ai décrit.
Maintenant, j'achève en vous disant comment tout ça s'emboîte les uns dans les autres, les formes de l'action. J'ai regardé comment les syndicats parlent. Vous connaissez les syndicat ? Je vous l'ai déjà dit, c'est le contraire d'une bande d'excité. Voici comment le syndicat des énergéticiens, CGT parle. Les énergéticiens ne s'interdiront rien pour contraindre le gouvernement à lâcher. Vous m'entendez, monsieur Macron ? Chaque jour, les actions seront planifiées, rythmées et coordonnées. Coupures ciblé des permanences politiques industrielles symbole du capital radar.
Blocage et des mises à l'arrêt de sites central postes, terminaux stockage, parc d'énergie renouvelable prise en main du pilotage des réseaux électricité et gaz. Nombreuses actions Robin des Bois. Gratuité. rétablissement, division des consommations. Je vous lis ça pour que chacun d'entre vous réalise à la fois le moment dans lequel nous sommes où des gens tranquilles parlent de cette manière-là, mais surtout qui vous permettent de réaliser jusqu'au bout la puissance du salariat de ceux qui font tourner matin, midi et soir tout le pays. Ils ont ce pouvoir là parce que c'est eux qui font tout dans ce pays et pas ceux qui donnent des ordres.
Pour ce qui concerne la journée du 8, attendez que je retrouve mon papier. Voilà ce que dit le track qui est signé par le planning familial aux féministes, le collectif national du droit des femmes, nous toutes. Le syndicat CGT FSU solidaire UNF, les associations attaquent. CCFD terre solidaire les partis et mouvements la France insoumise ELV NPA PS PC le 8 mars dit ce texte on s'arrête toutes et on manifeste. On fait la grève féministe. On montre la solidarité et la force des femmes. Le 8 mars, on grève, on débreille, on agit. Faisons du bruit à 15h40, heure à laquelle chaque jour les femmes arrêtent d'être payées.
Le 8 mars, toutes ensemble, on envahit les rues contre la réforme des retraites pour l'augmentation des salaires, contre les violences sexistes des sexuelles et en solidarité internationale avec les femmes du monde entier. Alors, vous pouvez hésiter et vous pouvez vous demander si ça vaut la peine d'être fait. On vous a cité monsieur Veran et beaucoup d'entre vous ont ricané mais d'autres ricanz pas. J'en ai déduit qui ne savaient pas ce que cet homme a dit.
C'est pourquoi je veux vous en régaler pour peut-être vous dissuader de faire grève si ça vous convain parce que vous êtes des êtres rationnels et il est normal que comme citoyenne et citoyens vous délibériez à partir d'éléments connus de vous. Monsieur Verrand a dit mettre la France à l'arrêt ce serait alourdir une facture déjà salée. C'est celle des grèves précédentes, je suppose. Et maintenant, accrochez-vous à votre siège. L'absence de pluie depuis plus de 30 jours maintenant en France fait peser un risque extrêmement fort sur l'état de nos réserves en eau cet été.
Mettre le pays à l'arrêt, c'est prendre le risque d'une catastrophe écologique, agricole, sanitaire voire humaine dans quelques mois. J'ai pas compris. Tu comptes bloquer la flotte jusqu'à cet été ? Mettre la France à l'arrêt, ce serait négliger la santé de nos enfants, mettre la France à l'arrêt. Ce serait tata. Je recommence. Mettre la C'est grandiose là, s'il vous plaît, suivez un peu. Mettre la France à l'arrêt, ce serait rater le train du futur. C'est beau comme de l'antique. Voilà. Alors après, il y a plus de nul. C'est Bardella. C'est le registre du fascisme a pas d'imagination. Mais il est bien élevé ce garçon.
Il dit "Je pense que les blocages, il pense dit je pense que les blocages, c'est pas les faits qu'il nous avait fait he qui pensait mais bon je pense je pense que les blocages" dit monsieur Bardella ça pénalise les Français les plus modestes. Allons Louis Éléonore. C'est malin. Tu pénalises les français les plus modestes. Bon toi tu es orgueilleuse c'est normal donc tu es pas concerné. C'est que les modestes hein quand on hurle dit Bardella. Moi ça m'énerve les Français les plus modestes. Je c'est pas parce que tu as une petite pay que tu es modeste. Tu peux avoir des grandes ambitions, des grandes idées.
Enfin quand on hurle, quand on aboit, c'est sûr qu'on nous entend Louis et que ça fait du bruit. Tu as vu le gars il pense ou si tu hurles ta bois ça fait du bruit. Et oui mais ce bruit dit le petit monsieur Bardella ça sert le gouvernement. Il est pas malin cet homme-là, vous comprenez ? Si vous criez contre le gouvernement, ça sert le gouvernement et il espère que vous allez croire un truc pareil. Alors là, je sais pas pourquoi, faut quand même que je finisse. Je vois à la télé que je regarde pas beaucoup. Il faut bien que que vous le sachiez. Euh, ils étaient en train de parler du mois de mars rouge.
Est-ce que le mois de mars va être rouge et le mois de je sais pas quoi, avril va être brun à cause de l'inflation ? L'inflation, c'est le truc qui permet de vous voler à peu près 8 à 10 % de votre salaire tous les mois. Pour le capital, en ce moment, ça y va. Alors, ils vous disent "Mais non, monsieur Mélenchon, c'est que 6 %. Oui. Oui. Si tu achètes un bonnet carré, si tu rachètes pour ta 5e télévision, mais si tu achètes des produits alimentaires, c'est pas 6 % l'inflation, c'est 15, c'est 20. Voilà. Voilà où on en est là aujourd'hui. Donc c'est votre paye qui diminue de temps. Bon, bref, est-ce que le mois de mars peut être rouge ? Pourquoi rouge ? Pourquoi pas ?
Le mois de mars c'est dangereux. Oui. Et ça fait un moment. 1er mars 1382. Réforme fiscale des maillotins. Tu y étais pas toi ? Mais moi oui. 23 mars 1789 émeut de subsistance à Marseille. C'est chez moi provoquant le changement de régime municipal. Bon 1793 mars, instauration du calendrier républicain dans lequel le mois de mars commence par s'appeler Ventose où il y a beaucoup de vent h et après germinal là ça devient chaud. 2 mars 1831 émeutre républicaine à Paris rassemblement d'ouvriers qui marche sur le palais royal au Louvre et sur la place de grève au cri 2 de l'ouvrage et du pain.
Mars 1848 dans le sillage des journées révolutionnaires, le décret du 2 mars abaisse la durée de la journée de travail en pleine révolution. C'est pas un cadeau hein. Abaisse la journée de travail à 10h à Paris. Pas plus de 10h, faut pas abuser hein. 10h à Paris et 11 en province. car dit le texte, un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé en mais en empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'être humain. 18 mars 1871 quoi ? Plus fort la commune. Plus fort la commune. Oh la commune, pas la commune. La commune. Eh, vous inquiétez pas, on se rapproche. Hein mars 1906, la catastrophe de courrière.
Le plus grand événement, le plus grand désastre ouvrier. 1300 morts dans la mine. Il a fallu ça pour qu'il crée un ministère du travail et une législation de le code du travail. Et autre cadeau, le repos dominical. 15 mars 1944, publication du programme du Conseil national de la résistance. Les jours heureux, d'où vient la retraite par répartition et la sécurité sociale ? Après jeunes gens 22 mars 1968, création du mouvement du même nom. Alors dans ceux qui sont rendus cettes, il y en a quelques-uns qui ont changé de camp. entre-temps, mais ils ont bien commencé. Alors, tâché de bien commencer et encore mieux de faire mieux.
[Applaudissements]