ITALIE : COMMENT LA CATASTROPHE POLITIQUE EST ARRIVÉE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je m'appelle Georgia je suis une femme je suis une mère de famille je suis italienne je suis chrétienne il est évident qu'il y a un héritage historique direct avec le mouvement social italien fondé par des nostalgiques de Mussolini dans le but de faire perdurer les idées du doute chez les idées du fascisme Georges jamelix continue de refuser de célébrer le 25 avril qui célèbre la fête de la Libération c'est-à-dire la libération de l'Italie de l'occupation nazi et du régime fasciste j'ai mené une ribérale est tellement fort que c'est obstacle un élaboration des stratégies alternatives aussi bien à gauche qu'à droite [Musique] alors de retour sur le plateau avec l'émission d'actualité quotidiennes toujours debout et dans cette deuxième partie nous aborderons la question des élections qui viennent de se tenir en Italie et de leur résultat pour en parler et sur ce plateau aurait dit Diana chercheuse à l'université d'Évry Paris Saclay Autriche récemment d'un article très riche sur le site le vent se lève un article dans le titre est en Italie face à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite quel à venir pour la gauche et en visio nous serons avec notre ami Stefano palombarini enseignant chercheur en économie politique à l'Université de Paris 8 avec les deux j'aborderai les résultats des élections en Italie la percée du parti fascison Fratelli d'Italia et la victoire de la coalition des droites du bonjour Aurélie salut Stéphano bonjour à vous alors c'est arrivé le parti Fratelli l'Italia et il est arrivé en tête des dernières élections en Italie c'est la consécration pour georgea Méloni 45 ans que l'on pourrait très grossièrement d'écrire comme une Marine Le Pen italien alors je sais que c'est grossier on reviendra dessus mais regardons d'abord un petit extrait qui résume un peu son style je m'appelle Georgia je suis une femme je suis une mère de famille je suis italienne je suis chrétienne alors série est-ce que c'est plié est-ce que Georges a mélodie sera présidente du conseil est-ce que Laura une stressera le numéro 1 italien dans quelques jours dans quelques semaines alors à priori oui c'est à dire que à présent le selon la façon dont fonctionne le système politique italien le président de la République Serge jobatarella doit appeler Georgia Meloni puisque en tant que présidente du parti qui a eu le plus de votes au sein de la coalition qui a eu de très loin le plus de votes il devrait l'appeler à tenter de former un gouvernement et d'obtenir la confiance de la Chambre et du Sénat à moins que Sergio matériel a le président de la République décide de s'opposer à cette nomination en se mettant quand même en porte-à-faux par rapport au vote démocratique et donc en risquant de provoquer une crise politique c'est ce qui devrait arriver alors qui est Georgia Meloni et quelle est la nature de son parti peut-on parler sans guillemets son néo ou poste avant de partir fasciste alors moi je parle plutôt de parties ce qui est intéressant c'est que dans la presse italienne ça fait depuis plusieurs mois que on parle du parti de mélodie et de la coalition dont elle fait partie comme d'une coalition de centre droit alors que si on regarde le centre droit voilà alors que si on regarde de plus près même pas de très près le l'histoire du parti de George à Meloni il est évident qu'il y a une continuité historique un héritage historique direct avec le mouvement social italien qui était un petit parti fondé juste après la Seconde Guerre mondiale en 1946 par des nostalgiques de Mussolini dans le but de faire perdurer les idées du doute chez les idées du fascisme et donc ce mouvement social italien est ensuite devenu pendant les années 90 l'Alliance nationale et au début des années 2010 disons une un courant droit de cette alliance nationale c'est parti de pour fonder frapper et l'ital et notamment George jameloni et George jameloni a commencé à disons ça carrière politique ça son ministre politique lorsqu'elle avait 15 ans au sein du mouvement social italien et ensuite elle est devenue députée puis ministre pour l'Alliance nationale et on peut dire que le cet héritage fasciste il est visible dans une série de références que que que font le parti freita lesditalia à donc comment dire à la symbolique fasciste donc notamment le la flamme tricolore qui est au centre du logo de du de fatale et d'Italia donc du drapeau c'est un signe qui avait été adopté par ce mouvement social italien après la Seconde Guerre mondiale on peut aussi penser au fait que ces dernières années comme candidat à plusieurs élections notamment municipales et européennes des descendants directs de Benito Mussolini notamment la petite fille et l'arrière petit-fils de Mussolini et puis il y a un fait qui est assez significatif à mon avis et qui vaut la peine d'être souligné c'est que Georges jameloni comme d'autres cadres et militants de son parti continue de refuser de célébrer le 25 avril qui est en Italie une date très importante très symbolique qui qui célèbre la fête de la Libération c'est-à-dire la libération de l'Italie de l'occupation nazi du régime fasciste alors les systèmes politiques italiens et français ne se ressent pas beaucoup mais à quoi en gros ressemble à coalition formée par Fratelli Italia la Ligue du Nord la Liga et Forza Italia de berlosco d'ici on veut franciser un peu les références c'est comme disons ce serait comme qui qui et qui s'unirait par exemple alors je dirais que le la coalition qui est en train d'arriver au pouvoir en Italie elle est elle rétent très large c'est-à-dire qu'elle va du centre droit chrétien démocrate libérale jusque justement à Fratelli le plus à l'extrême droite néo fasciste on pourrait dire ça il y a forcément au centre on va dire qui est le parti de Berlusconi qu'on pourrait peut-être qu'on pourrait peut-être comparer à au républicains et ensuite plus à droite à l'extrême droite en fait on a à la fois la Lega de Salvini qui n'a pas vraiment de d'équivalent disons en France puisque c'est un parti qui est né comme la Ligue du Nord c'était un parti régionaliste autonomiste contre la disons l'organisation du gouvernement central et sur les ondes antimigrants et il y a des liens avec l'extrême droite française et puis le parti de George jameloni qui jusqu'à récemment était un tout petit parti d'extrême droite disons post fasciste mais qui a quand même une histoire que je pense qu'on pourrait qu'on pourrait comparer à celle du rassemblement national alors le parti de Georges la mélodie n'est pas un parti anti Europe c'est un parti plutôt pro-Europe et attentiste ce qui est un peu en décalage avec la trajectoire habituelle de l'extrême droite même si on voit en France par exemple que Marine Le Pen justement essaie de venir une sorte de partie moins hostile à l'Europe et aux États-Unis je pense que ça c'est une stratégie disons du parti de Fratelli d'Italia qui ces dernières années c'est c'est dix dernières années mais surtout à l'approche en fait de ces élections pendant la dernière législature et à l'approche des élections plus renouveler son image et se présenter comme un parti crédible responsable et se rendre plus acceptable auprès de Bruxelles et des élites politiques et financières et notamment non seulement en Italie mais aussi à l'international donc on peut dire que fatal est Italia se présente comme un parti euroceptique ou eurocritique par exemple qui voudrait soutenir l'Union européenne l'intégration européenne mais en affirmant davantage les intérêts et la souveraineté nationale italienne mais ils ont une ils n'ont pas des discours disons de sortir de l'euro de la zone euro ou de l'Union européenne et au contraire surtout depuis la guerre en Ukraine il mise beaucoup plus sur un discours pro Union européenne et prend autant on rappellera aussi qu'en France le Front national de Jean-Marie Le Pen à la base il était atlantiste pendant la guerre froide alors Stefano alors merci d'être avec nous aujourd'hui si on fait une analyse par bloc comme tu le fais souvent avec Bruno ammable ton compère qu'est-ce qui ressort de cette de ce scrutin en Italie donc je disais je m'excuse parce que je vous entends et je vous vois pas donc c'est excusez-moi si je réagis pas très vite mais je vous vois pas donc une analyse par bloc si vous voulez ce qui s'est passé hier dans les élections d'hier c'est quelque chose qui était largement prévu et largement prévisible c'est à dire ce ne sont pas les droites qui ont gagné l'alliance d'être des trois parties des droites que vous connaissez vague gouverner va essayer de gouverner il a gagné mais dans cette première partie la Ligue a perdu la Ligue elle passe à 17 à 8%, les parties de berusconi tient mais récurrent 14 à 8 et c'est fraternité c'est parti de George abeloni qui gagne et qui est très largement dominant au sein de la cohésion elle fait 26% des autres ensemble ils sont à 16 ou 17 donc sur les 43 total que ces alliances de droite il y en a 26 pour répartir les Georges Amazon si on part de l'alliance de droite alors pourquoi je dis c'était largement prévisible parce que on a vécu que de choses dans ma langue à ce qu'on avait vécu la dernière fois en 2018 c'est à dire on sortait d'une période de gouvernements menée par Guy dans lequel tout est parti était impliqué sauf fatalité sauf réparties qui étaient laissés reposant et qui gagne exactement comme un 2018 les mouvements 5 étoiles et David qui était assez opposant dans la période précédente qui s'est ouverte avec mon petit 1/2011 et après avec les gouvernements réduits et les autres parties du gouvernement du Parti démocrate ses opposants ont gagné 2018 et donc c'est opposant gagne en 2022 et c'est qu'on peut déduire mais après c'est compliqué mais la déduction est simple c'est que la ligne poétique on peut discuter et qui la même depuis mon titre 2011 en passant par les gouvernements d'État Renzi après une parenthèse que représentée par des gouvernements comptés derrière justement cette ligne perd-t-elle toujours et pourquoi perte toujours au profit de l'extrême droite d'une certaine manière non je pense pas qu'on puisse dire que c'est chaque fois au profit des restes à droite parce qu'un 2018 est grand gagnant des élections c'était 5 étoiles qui étaient un mouvement à l'époque difficile à classer mais et les parties qui arrivent très bien aux élections de 2018 avec 30% , c'est les mouvements 5 étoiles qui partaient 6 ans avant n'existait pas donc il arrive à être premier parti en raison de son opposition à la ligne qui correspond à ce que moi j'ai pas d'abord pour toi c'est exactement c'est exactement c'est à dire une ligne qui adopte la réforme libérale comme perspective stratégique qui pourra pousser cette réforme de ribérale construit en guerre très fort et son contradiction avec les institutions européennes et c'était le cas on va pas revenir à période mentir mais c'est le cas c'est qu'on appelle en Italie agenda traquiste c'est agenda Draghi c'est pas dragué donc c'est pas tout à fait l'agent de la traquer en quoi consiste donc il y a un plan des raisons européens il y a de l'argent qui va arriver en Italie mais il va arriver revanche et sous conditions sous conditions qu'une série d'informes qui ont été décidées la Commission européenne qu'une série de réformes soient accomplies il y en a 63 ça existe 63 réformes structurelles qui sont d'empreinte de base et donc c'est sur cette ligne là que draguer c'est cette ligne là l'ensemble des parties David fait partie de partie démocrates les mouvements 5 étoiles etc tous sauf des tags ils ont tous appuyé ils sont tous soutenus et donc c'est qu'on voit c'est que c'est qu'on a si vous en parallèle avec la France qui est possible c'est que il y a une grande difficulté déstabiliser une alliance sociale qui soutiennent la transition vers les modèles libéral et je pense bon après il y a des spécificités chaque fois cette c'est effectivement l'extrême droite qui en profite mais il y a quand même une constante qu'on retrouve c'est qu'il y a une ligne des réformes du capitalisme italien des mots de ce qui la soutiennent des modernisations du capitalisme italien d'intégration plus forte avec une Européenne etc et ça comporte des réformes qui suscitent mécontentements d'une partie importante la population italienne je reviens à Aurélie est-ce que finalement quelque part cette défaite donc cette victoire de cette coalition et la défaite disons de la centralité du bloc politique italien est-ce que c'est aussi une défaite de l'Union européenne et de l'Européenne en Italie oui alors je pense que que ce soit les 5 étoiles disons il y a 4 ans aux dernières élections législatives clairement le vote contestataire qui est allé en grande partie vers les cinq étoiles et la Ligue de Matteo Salvini était en partie un vote de contestation aussi contre Bruxelles contre le le les contraintes extérieures imposées en Italie par en tout cas perçu comme tel par la population c'est peut-être un peu moins évident cette fois-ci puisque il y a une victoire écrasante de Mélanie qui pourtant n'a pas fait campagne sur des questions de Union européenne elle a annoncé qu'elle voulait revoir le fonctionnement du plan de relance c'est-à-dire de CE3 mesures oui et des 200 milliards qui sont donc qui arrivent de l'Union européenne mais c'est tout de même assez flou et de toute façon on sait qu'elle va pas remettre en cause de manière très significative les politiques de Bruxelles comment vous expliquer le succès électoral ce résultat électoral c'est quoi le déterminant central alors il y a plusieurs déterminants je pense comme disait Stefano clairement les politiques néolibérales austéritaires les privatisations les coupes dans les dans les dépenses sociales les cadeaux aux grands entreprises etc etc qui ont été menées par tous les gouvernements de centre droit de centre gauche les gouvernements d'experts techniques etc depuis plusieurs décennies ont nourri un ressentiment au sein des populations que l'extrême droite a été à même capable de capter de canaliser et d'orienter contre les les plus fragiles donc les migrants etc il y a ça et puis il y a les médias qui ont à mon avis ont beaucoup contribué à la banalisation la dédiabolisation de cette extrême droite il y a une grande responsabilité aussi du centre gauche enfin du bloc néolibéral sans triste qui a comme en France rivaliser toujours plus ces dernières années sur le terrain de discours racistes sécurité etc et puis je pense qu'il y a l'absence d'une alternative à gauche qui qui explique la victoire de l'extrême droite je pense c'est assez frappant que en Italie il y a pas vraiment en tout cas il y a un mouvement qui ressemble mais qui n'a pas la pleine mesure de ce que peut être par exemple la France insoumise en France ou alors podemos en Espagne c'est potiréal popolo qui est un mouvement de gauche radical italien mais très très faible alors il y a en fait c'est l'oignon n'est pas polar et c'est l'union populaire qui a été créé cet été au début du mois de juillet avec poteral popolo ce mouvement qui est né il y a donc quatre ans mais aussi le parti refond d'action et communiste donc un parti qui date des années 90 de gauche radicale et le avec comme leader Luigi des Magistris le maire de Naples l'ancien maire de Naples pardon dans l'espoir l'idée de reconstituer une gauche populaire de rupture alors ça va marcher pour plusieurs raisons premièrement parce que alors il faut savoir que la gauche en Italie que ce soit au niveau politique syndical organisation intellectuelle culturelle et très mal en point par rapport à la France je pense que c'est vraiment pas comparable et puis ça n'a pas marché parce que la gauche est divisée il y a une partie de la gauche on va dire qui se passe à gauche des socio-démocrates du bloc néolibéral qui a fondé une alliance qui s'appelle alliance vert et gauche et qui a soutenu le bloc du Parti démocrate donc les sociodémocrates néolibéraux et puis cette cette union populaire qui a commencé en juillet en avance pour se préparer pour l'élection l'échéance électorale qui devait normalement être en mai de l'année prochaine malheureusement les élections ont été anticipées ce qui veut dire que en fait la campagne elle s'est faite de manière très active en plein mois d'août ce qui est un mois ou clairement en Italie c'est pas la peine de faire quoi que ce soit parce que c'est le mois des vacances c'est sacré et donc elle s'est faite en trois ou quatre semaines en septembre et essentiellement sur les réseaux sociaux et sur les médias donc pour une toute petite organisation qui venait de naître et qui en fait aurait eu besoin de travailler sur un ancrage territorial pour arriver à finalement à aller chercher des votes dans l'abstention et au sein des classes populaires et pour une formation qui n'a pas de ressources économique et qui a été souffert d'une australisation de la part des médias et des sondages évidemment c'était impossible c'était presque enfin c'était de l'ordre de l'impossible ou même d'arriver aux 3%. alors Stéphane ton analyse débloque que tu nous fais souvent ce que tu nous as souvent fait sur l'Allemagne ou sur la France on l'entend pas là quels sont les blocs antagonistes en Italie et comment se fait-il qu'il y ait eu finalement des des agglomérats de blocs pour arriver à ce résultat non si tu veux c'est si on regarde la coalition de droite qui gagne et il ne correspond pas un bloc social compact qui soutiendrait une certaine stratégies politiques c'est très simple à comprendre il suffit de réfléchir donc je reviens à la période de la qualité vient de sortir la période du gouvernement de reggae mais on pourrait remonter plus loin la période des draguer c'est donc la période d'un rapport très fort avec les institutions européennes en vue de l'arrivée de ces fonds des soutiens pour l'Italie arrivé conditionné je les répète à une longue série de structurelles alors les trois parties qui composent l'alliance gagnante les parties des berosconies et c'était avec les parties démocrates et soutien de plus enthousiaste à draguer les parties des maisons des processus de négociations avec avec la Commission européenne et la Ligue elle était dans mais avec une composante interne rigide qui aurait préféré être opposition composante minoritaire ce qui fait que la Ligue finalement avait décidé de rentrer quand tous les salaires très très complexe et un peu foutoir mais on ne semble pas en sortir du sens politique l'essence politique je résume brutalement ce que la droite gagne grâce fraternité et il gagne grâce au fait que Frédéric a été à l'opposition de drague maintenant ils vont gouverner et pour dire brutalement il n'auront rien à proposer parce qu'ils n'ont rien à proposer autre que la continuité avec Drake Guy donc il y aura des fonds qui doivent arriver de l'Union européenne pour qu'ils arrivent pour de vrai il faudra faire des formes et si la seule chose qui peut faire parce qu'ils n'ont pas une autre idée stratégique ils n'en n'ont pas une autre seule chose qui vont faire c'est continuer dans cette direction et donc c'est ça la difficulté de construire des blocs porteur d'une alternative à la stratégie du bloc bourgeois c'est que les contextes chez money néolibérale en Italie est tellement il nous semble qu'on a perdu Stefano pendant qu'il nous disait que le contexte était puissant mais on le retrouve tu disais donc Stefano que le contexte de d'hégémonie du néolibéralisme en Italie est tellement puissant que rien ne semble pouvoir se créer à côté il y a une stratégie non libérale autour de il y a un bloc social agrégé et qui est minoritaire ok mais j'ai money ne libérale est tellement forte que c'est obstacle à l'élaboration des stratégies alternatives aussi bien à gauche qu'à droite parce que on a beau dire c'est l'extrême droite et c'est vrai pour un tas de thèmes disons oubliés aux droits individuel aux migrants etc c'est de l'extrême droite mais au niveau des politiques économiques et sociales seront dans la continuité avec ce qui était fait jusqu'ici pour une raison simple qui est à l'intérieur du monde libéral qui est des mondes sont la seule stratégie qu'on arrive à concevoir est fondée sur les principes nos ribéraux c'est-à-dire par exemple je fais des exemples pour mes comprennent numéro 1 il faut que les entreprises soient compétitives pour être compétitives il faut baisser de productions donc il faut baisser la fiscalité sur les entreprises alors s'il y a du pouvoir d'achat s'il faut soutenir et pouvoir d'achat c'est surtout pas pareros de salaire c'est par abaisse des cotisations sociales si la baisse des cotisations sociales oblige à réduire les périmètre de la protection sociale des services publics on va etc ils sont dans ces mandats et donc c'est tout ce qui peuvent composer c'est une stratégie qui est en continuité avec des politiques auquel ils se sont opposés et c'est cette opposition qui lui a permis de gagner la contradiction elle est celle d'un alors est-ce que tout cela est un sombre présage pour la France selon toi parce que tu décris un paysage d'apocalypse politique en Italie ou le néolibéralisme a CO colonisé la gauche la droite et même l'extrême droite et où finalement l'imaginaire politique c'est asséché au point de mourir est-ce que c'est un sombre présage pour nous c'est vrai que ça fait un peu égoïste comme ça de réfléchir comme ça mais est-ce que c'est un est-ce que nous devons avoir encore plus peur après cette élection pas forcément et j'irai bien assez que vous disiez sur l'Union n'est pas programmer et qui a fait 1,4% je crois avait été à Rome les soutenir et c'est qu'il faut voir c'est qu'il y a pas d'homme providentiel politique disons en France il y a une initiative des Mélenchons à partir du fond des grosses après la France insoumise etc qui a permis qui permet qui a contribué à l'existence d'une gauche territoire mais l'action de Mélenchon disons de ceux qui sont dans ces mouvements cette mouvances là c'est fait dans un contexte dans lequel alors c'est vraiment un peu en arrière pour un référendumastrique il y avait il y avait eu un vrai débat oui avait gagné très hauts il y avait eu un vrai débat il y a pas eu du tout des débat en Italie sur la région et la signature des traités européens etc il y a eu un référendum en 2005 en France alors il y a une composante du Nord il y avait une composante des droites mais une composante gauche et alors qu'en Italie il a pas eu du tout ça et traité constitutionnel avait été signé avec uneanimité du paiement sont consultation populaire mais s'il y en avait eu une oui aurait gagné à 98% en Italie en France il y a eu des grèves de 95 à l'époque des Juppé il y a eu les mouvements contre contrats premiers embauche contrat nouvelle embauche à l'époque il y a eu un mouvement contre la loi travail à la représente il y a eu le gilet jaune vous voyez il y a des résistances [Musique] qui permet à des initiatives politiques de se construire des grandir et après bien sûr administrative des responsables politiques qui est important mais les contextes jouent beaucoup et donc l'Italie faut voir des vraies grèves importantes des vrais mouvements sociaux d'importance en Italie il y en a pas depuis des décennies et tout ce qui est tous et qui a été je répète l'entrée dans le héros traiter constitutionnel tout ça tout ça ça passait comme une lettre à la poste décontestations sur le thème européen et date des dix dernières années mais c'est tout sinon il y a jamais eu de débats sur ce thème là donc et donc donc est-ce que la France doit avoir peur de finir comme Italie il faudrait éviter de finir comme Italie et pour éviter de finir comme il faut garder l'idée qu'un mouvement social comprennent des domaines différents mais inspiré à des principes qui sont à rupture avec avec des origines rurales ces mouvements social c'est ce qui nourrit la possibilité d'une alternative et bon ce qui est triste en Italie et je sais pas comment rétablisse s'en sortira si elle s'en sortir un jour c'est que pour l'instant il n'y en a pas alors c'est hyper dur on a connu Stéphane au plus optimiste Aurélie est-ce que vous arrivez à la même conclusion et est-ce que pour vous il y a un risque que la France et d'autres pays d'Europe arrivent à ce à ce niveau de d'apocalypse politique alors moi je pense que le risque pour la France par rapport à les télés on dit souvent que l'Italie est un laboratoire politique où il y a des expériences qui se font qui ensuite se reproduisent dans d'autres pays notamment les figures populistes le berlusconisme etc je pense que j'entendais ce matin sur France Inter un représentant du rassemblement national je sais plus qui disait et voilà c'est la démonstration qu'il faut une droite unie des républicains jusqu'au rassemblement national pour l'emporter et je pense que c'est un peu c'est un peu ça le risque aujourd'hui en France c'est que la seule chance pour les républicains c'est soit de s'habiller au macronistes et là ils sont trop faibles soit de s'allier au rassemblement national et là même s'ils sont faibles d'un point de vue politique qui vu qu'il donne un brevet de respectabilité au bloc Le Pen ils peuvent mieux négocier quelque part je veux dire d'un point de vue cynique je pense alors je sais pas je suis pas au Républicain mais je pense que ça ça peut être je suppose qu'il y a une partie du parti qui réfléchit à ça évidemment et que clairement au sein du rassemblement national beaucoup de personnes voudraient voudraient ce genre d'alliance Zemmour je pense aussi avec ce genre d'idées en tête pendant sa campagne parce que manifestement le néolibéralisme d'extrême droite ça n'a pas ça ne marche pas en France c'est un peu ce que on peut résumer de la parenthèse Zemmour là où justement en Italie ça marche peut-être mais bon je pense que après chaque contexte est différent il faut quand même nuancer un peu enfin dire que la coalition qui arrive au pouvoir aujourd'hui en Italie en soit elle est pas nouvelle parce que cette coalition qui ratisserait large du centre droit jusque à l'extrême droite post fasciste elle a elle existe depuis les années 90 en fait c'est versus konic il a créé la différence fondamentale c'est que aujourd'hui au lieu d'être dominé par disons fortital à la libéraux conservateur elle est dominée par l'extrême droite je pense que la vraie question aujourd'hui c'est la différence avec la France c'est que en Italie il y a pas de blocs populaires ou de force de gauche radicale populaire de rupture comme elle s'est formée maintenant en France en tout cas à la faveur de l'élection présidentielle autour de la candidature de Mélenchon puis des élections législatives et toute la question à mon avis qui va se poser au cours des cinq prochaines années en Italie c'est plutôt de voir si l'Italie va être capable de former comme en France ou comme dans d'autres pays une alternative qui soit véritablement à gauche pour arriver à à récupérer des votes de la tension du vote populaire etc merci beaucoup Aurélie merci Stefano merci à vous qui avez regardé cette édition de toujours debout on rappelle que cette émission et ce média ne vivent que du soutien de celles et ceux qui l'aiment et veulent financer une information affranchie des dictats des gouvernements et des oligarques qu'on vous rappelle aussi que depuis une semaine nous avons lancé une antenne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 cette antenne est une sorte de maquette de prix figuration de ce qui est notre projet être référencé pour passer à la télé sur les plateformes de télé en ligne sur les Box et pourquoi pas sur la TNT c'est un projet politique concurrencé là où ils sont les médias des milliardaires c'est 1% on l'a dit au début d'émission si 1% des 777.000 abonnés de YouTube de ce média deviennent des abonnés payants à partir de 5 euros par mois cette utopie deviendra une réalité abonnez-vous faites notre promo pour s'abonner c'est le média tv.fr/tenir n'hésitez plus entrez dans la barque de la première 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Marine Le Pen