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interviewyoutube.com· 11 mai 2026 43 min

Crise politique, union des droites: l'interview d'Éric Zemmour, président du parti "Reconquête !"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

— Bonsoir à tous. Il rêve d'unir les droites, de renverser la table. Il veut une élection présidentielle anticipée. Lors de la dernière présidentielle, près de 2,5 millions de Français avaient voté pour lui. Il veut supprimer également France Travail, privatiser les médias publics, supprimer l'aide médicale d'État. Il promet 60 milliards d'euros d'économie sans prendre un centime dans la poche des Français ni des entreprises. Il nous dira quelle est sa baguette magique tout à l'heure. Bonsoir Éric Zemmour. Président de Reconquête, vous étiez le quatrième homme de la dernière élection présidentielle. C'est votre entrée audiovisuelle aujourd'hui. Merci de l'affaire sur BFM TV.

Dans quatre jours précisément, François Bayrou ne sera probablement plus à Matignon. Certains plaident pour un Premier ministre d'une autre couleur politique, d'autres pour une dissolution. Vous, c'est une élection présidentielle anticipée que vous réclamez. On va en parler tout à l'heure. D'abord, simplement pour citer... Si tu es le moment politique que nous traversons, c'est quoi ? Une petite péripétie de plus ? Une crise politique, une crise de régime ? Où est-ce que vous mettez le curseur ?

1:08
Éric Zemmour

Alors, c'est... Je vais vous dire d'après moi, c'est une crise politique qui peut très bien finalement tourner à la crise de régime. C'est-à-dire ? Je m'explique. Il fait des mois que j'observe cette situation depuis à peu près la dissolution et l'arrivée de M. Barnier. Je pense que nous sommes revenus sous la quatrième république. C'est-à-dire ? Le régime des partis ? Le gouvernement éphémère qui se succède, une incapacité à diriger, à décider, à prendre des décisions difficiles et une classe politique qui ne s'occupe plus que de ces petites embrouilles politiciennes et qui se déchirent à la fois entre partis et au sein même des partis.

Et cette quatrième république, j'essaye de comprendre pourquoi nous sommes revenus alors que le général de Gaulle, vous savez, avait combattu et finalement l'avait abattu. J'y vois... Trois raisons fondamentales. Je vais essayer d'aller très vite mais... On va essayer de poser des bases dans cet entretien. Très bien. Je vous donne les trois raisons comme ça, on va pouvoir avancer. Et qui me paraissent les plus profondes et les plus inexpugnables. C'est pour ça que ça peut tomber en crise de régime. La première, c'est le choix fait dans les années 80-90 par Jacques Chirac, alors président du RPR, de refuser l'alliance avec Jean-Marie Le Pen. Et ce qui a fait que...

La droite à l'époque, le RPR, l'UDF, en gros LR aujourd'hui, a dérivé vers le centre. La conséquence étant l'alliance finalement avec la Macronie et avec les socialistes. Deuxième raison. Deuxième raison, alors là, moins politique et plus démographique, c'est l'arrivée depuis la même période de millions d'étrangers venus du sud, de cultures musulmanes, qui pour la plupart refusent de s'assimiler. Mais qu'est-ce qu'ils viennent faire dans la situation politique actuelle ? Mais je vais vous dire pourquoi. Si vous me laissez parler, vous allez voir. Allez-y. Parce que pendant un siècle, le clivage politique majeur a été social. Est-ce qu'on donne plus aux ouvriers ?

Est-ce qu'on paye plus d'impôts ? Etc. Du milieu du XIXe siècle jusqu'aux années 70. Je pense qu'aujourd'hui, avec l'arrivée de cette population qui est devenue une société dans la société, une espèce de peuple dans le peuple, les questions sont différentes. Le clivage est devenu identitaire. La question est, est-ce que les Français resteront majoritaires sur leur sol ? Ça, c'est le deuxième clivage.

3:26
Présentateur

On va venir au troisième point. Et quel que soit finalement le problème... C'est toujours l'immigration de l'autre côté pour vous. Mais parce que c'est fondamental. La dette, ce sont les immigrés aujourd'hui ? Non, pas du tout. La décision de François Bayrou, ce sont les immigrés ?

3:38
Éric Zemmour

Pas du tout. Mais vous me demandez les raisons profondes. La troisième. Bon, je vous dis ça. Je vous dis aujourd'hui, les seuls qui acceptent ce clivage, qui ne restent pas dans le clivage social d'avant qui est dépassé, c'est d'un côté LFI, qui est le parti de l'immigration musulmane, et de l'autre conquête, qui est le parti des Français qui veulent que la France reste la France. Troisième raison. Troisième crise. La crise due au Conseil constitutionnel.

C'est-à-dire que le Conseil constitutionnel est devenu une espèce de théocratie, de grand prêtre, qui dirige tout, qui se mêle de tout, qui impose les choses au gouvernement, et qui ont remplacé le gouvernement et le Parlement, en tout cas qui le dirigent. C'est à la fois un déni de démocratie, car on n'a jamais voté pour ces gens, qu'on connaît à peine, et c'est aussi un coup d'État, un coup d'État de droit, puisque la Constitution... Un coup d'État de droit qui dépend de la Constitution ? Pas du tout, pas du tout, pas du tout. La Constitution n'avait jamais... Pardonnez-moi. La Constitution n'avait jamais prévu que le Conseil constitutionnel pût juger au fond des lois.

Le général de Gaulle ne l'aurait jamais permis. D'ailleurs, cette évolution a commencé après sa mort. Il disait lui-même, il disait lui-même, et j'ai fini, il disait lui-même, on lui posait la question à l'époque, déjà la question se posait dès les années 50, et il disait en France, la Cour suprême, c'est le peuple.

4:54
Présentateur

Question toute simple. Réponse courte, Éric Zemmour. Que feriez-vous lundi prochain si vous étiez député ? Confiance, contre la confiance ou abstention ? Je ne vote pas la confiance à François Bayon. Vous voteriez contre ? Oui, ça me paraît évident. Vous le renverseriez, vous participeriez, vous seriez ce qu'Augustin Retailleau appelle un incendiaire de la République.

5:10
Éric Zemmour

Mais c'est lui-même qui s'est renversé, ce n'est pas un incendiaire de la République. Il a pris les choses à l'envers. Il a demandé la confiance à des gens qui ne pouvaient pas lui donner. Alors qu'évidemment, il fallait d'abord présenter quelque chose, attendre qu'il y ait une motion de censure, parce que là, il aurait pu avoir des gens qui se seraient retenus. Ben oui. Ce n'est pas un peu chevaleresque de sa part ?

5:28
Présentateur

Ce n'est pas un peu courageux de sa part de mettre ça dans ce sens-là ?

5:31
Éric Zemmour

Non, excusez-moi. Non, se faire tuer pour rien, ce n'est pas chevaleresque, c'est bête. Il leur est temps, tranquillement, de se faire renverser dans un mois. Non, vous ne m'avez pas écouté. On parlait de constitution. Le 49.1 n'est pas le 49.3.

5:47
Présentateur

Le 49.1, je précise pour nos téléspectateurs, c'est l'article qu'a sorti François Bayrou pour demander un vote de confiance. Le 49.3, c'est quand une opposition réclame la tête d'un Premier ministre... À partir d'un texte. ... et tente de l'enverser à partir d'un texte. Ce qui aurait été probablement le cas dans quelques semaines.

6:00
Éric Zemmour

Oui, mais ce n'est pas la même chose. Parce que sur le 49.3, il peut y avoir des abstentions qui sauvent le Premier ministre. Le texte est considéré comme adopté, en l'occurrence le budget. C'est toute l'habileté du 49.3. Le 49.1, c'est le régime parlementaire classique, c'est-à-dire on demande la confiance. Il n'y a pas de majorité pour la confiance, on perd. Vous voyez, ce n'est pas la même chose.

6:21
Présentateur

Donc c'est une maladresse, c'est une inhabileté. Le Parti Socialiste estime que c'est à lui, aujourd'hui, de gouverner la France. Avec une sorte de pacte de non-agression des partis du centre actuel. Est-ce que pour vous, Olivier Faure serait un bon Premier ministre ?

6:37
Éric Zemmour

Il ne serait pas plus un bon Premier ministre que Michel Barnier et que François Bayrou.

6:44
Présentateur

Mais pas un moins bon Premier ministre ?

6:46
Éric Zemmour

Pas un moins bon, puisque je vous ai dit tout à l'heure, on est sous la quatrième. Sous la quatrième, qui gouvernait ? C'était ce qu'on appelait la troisième force, c'est-à-dire des socialistes, des démocrates chrétiens et des radicaux. Aujourd'hui, qui gouverne ? C'est la troisième. La troisième force, c'est-à-dire ce qu'on appelle le bloc central, c'est-à-dire des socialistes, des chrétiens démocrates, Bayrou, Retailleau et d'autres. Si un socialiste est Premier ministre, c'est la même majorité, en vérité, que si c'était un démocrate chrétien.

7:11
Présentateur

Ce ne serait pas anormal pour vous qu'un Premier ministre arrive à Matignon ? Ce sont les mêmes. Ils sont ensemble. Ils sont dans le bloc central. Ce n'est pas la même chose, le programme de François Bayrou et le plan d'économie de François Bayrou, ce n'est pas exactement la même chose que le Parti Socialiste. La taxe d'Ukman, elle n'est pas dans le projet de François Bayrou, ou alors j'ai raté quelque chose.

7:25
Éric Zemmour

Vous avez raison, mais vous confondez des nuances dans une même majorité, un même bloc et un vrai clivage. Moi, je pense que je vous ai décrit le vrai clivage politique du XXIe siècle en France et dans toute l'Europe est identitaire. Là, on est dans les nuances d'une vieille politique qui est dépassée, en vérité. Ce n'est plus le sujet. D'ailleurs, vous allez voir, il va y avoir des ministres LR. Et il va y avoir des ministres socialistes. Et il va y avoir des ministres du Bloc de Renaissance, etc.

7:59
Présentateur

On n'en sait rien pour l'instant. Il y a un autre scénario, Éric Zemmour, qui serait moins probable pour dire les choses, qui serait qu'Emmanuel Macron appelle à Matignon un représentant de la première force politique à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire le Rassemblement national. Est-ce que c'est une idée, par exemple, qui est relayée par l'ancien ministre Thierry Breton, qui dit après tout, c'est le tour du RN. Est-ce que ce serait une bonne idée ? Vous faites la même moue que quand je vous pose la question sur Olivier Faure. Exactement la même. C'est pareil.

8:25
Éric Zemmour

Bonnet, Bonnet Blanc, le RN et Olivier Faure ? Je ne dis pas que c'est pareil. Ils ne sont pas dans le Bloc central. Je distingue quand même. C'est votre famille, non ? Non, ce n'est pas ma famille politique. Le RN, ce n'est pas votre famille ? C'est le Bloc national. Nous sommes dans le même Bloc. C'est le même Bloc, mais pas la même famille. Oui, ce n'est pas la même chose. Je ne suis pas au Rassemblement national. Je n'ai pas ma carte au Rassemblement national. Ce n'est pas mon histoire. Je n'ai pas été au Front national, même si j'avais une amitié réciproque avec Jean-Marie Le Pen.

8:48
Présentateur

Mais un Jordan Bardella, par exemple, il est plus proche de vos idées que ne l'était Marine Le Pen. Il est plus libéral.

8:54
Éric Zemmour

Je ne sais pas très bien le libéralisme de Jordan Bardella. Vous savez, je pense que c'est plutôt un jeu de rôle. Je suis désolé. Je pense beaucoup aux électeurs du Rassemblement national. Quand il écrit au chef d'entreprise, je vous rassure, ça ne se passe pas bien. C'est un jeu de rôle. Marine Le Pen est socialiste, donc Jordan Bardella se dit libéral. Marine Le Pen dit que les baisses de dépenses de fonctionnaires, c'est un truc de droite. Jordan Bardella dit non, il faut baisser les dépenses. Le Pen dit, je n'ai rien de commun avec Milley, vous savez, le libéral argentin. Et Jordan Bardella, on est presque à dire à Fouera. Je pense que c'est un jeu de rôle politicien.

Je pense, et je pense encore une fois aux électeurs du Rassemblement national et tout le bloc national. Alors là, vous avez raison, c'est ma famille. Et ces gens-là sont trompés. Moi, je ne veux pas les tromper. Une ligne, je n'en ai pas deux. Je ne fais pas du en même temps.

9:41
Présentateur

Est-ce à dire que vous pourriez ou pas travailler avec Jordan Bardella s'il est Premier ministre ?

9:46
Éric Zemmour

Mais... Le même bloc, pas la même ligne. C'est la même famille. C'est le même bloc. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas le même parti.

9:50
Présentateur

S'il arrive à Matignon, est-ce que vous travaillez avec lui ou pas ? Mais moi, je ne suis pas député, donc je n'ai pas ce choix à faire. Non, pardon, il peut vous appeler même si vous n'êtes pas député.

9:57
Éric Zemmour

Il pourrait être ministre, il n'y a pas besoin d'être député, il ne vous appellera pas. Non, parce que Marine Le Pen le lui interdira.

10:01
Présentateur

Vous souhaiteriez travailler avec lui ou pas ?

10:03
Éric Zemmour

Non, mais attendez. Moi, je ne rentre pas dans ces considérations. Vous m'excuserez, je ne réponds qu'aux questions sûres. Ça, c'est des hypothèses à la noix. Vous me permettez de dire que je ne vous crois pas. Eh bien, vous avez tort.

10:15
Présentateur

Votre présence, si le RN arrive à Matignon ou celle de Sarah Knafo, vous n'y réfléchissez pas ? Vous n'y avez pas pensé une seconde ? Pas du tout, parce que je ne pense pas que le RN arrivera à Matignon. Vous plaidez, Éric Zemmour, depuis des années et des années pour l'union des droites. Et pourtant, y compris même là encore, il y a quelques secondes, quand vous dites Marine Le Pen est socialiste, chez vous, ce n'est pas tout à fait les louanges que vous lui envoyez. Vous avez dit socialiste, il y a quelques instants. Voici ce que vous disiez du Rassemblement national il y a quelques jours, dans les collègues. Il donne du journal du dimanche.

Son positionnement, ni droite ni gauche, l'empêchera de résoudre les problèmes auxquels la France fait face. Les temps de tempête requièrent des solutions radicales, pas des demi-mesures, des caractères bien trempés, pas des timorés. Marine Le Pen, elle est timorée ?

10:56
Éric Zemmour

Je pense que oui. Je pense qu'elle a une stratégie qu'elle qualifie elle-même d'ailleurs de dédiabolisation. Elle a passé la campagne présidentielle à dire que j'étais brutal, excessif, etc. Que elle, elle était modérée. Je pense que c'est une erreur. Aujourd'hui, vous savez, il y a des temps pour tout. Il y a des temps pour des tempéraments modérés, il y a des temps pour des tempéraments radicaux. Parce que la radicalité, c'est aller à la racine des problèmes. Moi, je pense qu'aujourd'hui, les Français sont mûrs et la situation est suffisamment grave pour des solutions radicales et non pas des concessions permanentes.

Je pense que le Rassemblement national passe son temps au-delà de sa ligne socialiste en économie. Parce que, vous savez, on peut mettre sur un drapeau tricolore, si on est socialiste, on reste socialiste. Donc, moi, je ne suis pas socialiste en économie. Et en plus, je pense que sur l'islamisation du pays, elle a des positions que je trouve timorées. Voilà, c'est tout. Éric Zemmour, la dernière fois que vous vous êtes parlé avec Marine Le Pen, c'était quand ? En juin 2021.

12:06
Présentateur

Il y a quatre ans ? Oui. Plus aucun contact avec elle depuis quatre ans ?

12:09
Éric Zemmour

Non, je l'ai eu au téléphone le lendemain. Du premier tour de l'élection 2022, parce qu'elle a tenu à me remercier, elle avait raison d'ailleurs, parce que j'avais appelé à voter pour elle au second tour, sans négociation aucune. Aucun contact depuis 2022 ? Sans négociation aucune, ce qu'elle n'avait pas fait, elle, pour Nicolas Sarkozy en 2012, ce qui nous a coûté cinq ans de François Hollande et dix ans d'Emmanuel Macron.

12:32
Présentateur

Aucun contact non plus avec Jordan Bardella ?

12:34
Éric Zemmour

Aucun contact, non.

12:35
Présentateur

Mais du coup, vous avez l'affaire avec qui, l'Union des droites ? Ah, voilà. Ou vous-même ? Non, non, pas du tout. Pas du tout. Il y a un parti qui pèse 30% aujourd'hui, et vous dites, le téléphone, visiblement, ne passe pas, ne passe plus, et de toute façon, ils sont socialistes. Attendez. Avec qui vous faites l'union ? Attendez.

12:52
Éric Zemmour

Marine Le Pen n'a pas souhaité faire une alliance avec moi lors des législatives. Vous vous en souvenez quand même ? Ni en 2022, ni ils ont présenté un candidat contre moi, alors que je ne savais pas présenter de candidat contre elle, ni contre Éric Ciotti, je crois. Ils refusent toute alliance avec moi. Très bien. Marine Le Pen, de toute façon, est contre l'Union des droites. Elle le dit elle-même. Du coup, vous regardez où ? Attendez. Bah, excusez-moi. C'est la même question. Non, il y a deux élections. Il y a la présidentielle et les législatives. Vous êtes d'accord avec ça ? Il y en a d'autres, mais... Oui, il y en a d'autres, mais... Allons-y.

La présidentielle, chacun peut se présenter, c'est tout à fait légitime, et après, le soir du premier tour, chacun devrait s'engager à appeler à voter pour l'autre. C'est ce que j'ai fait en 2022, c'est ce qu'on a... Je vous le répète, c'est ce qu'on n'a pas fait Marine Le Pen en 2012, et ce qu'on n'a jamais fait Bruno Rotailleau et tout LR, qui ont appelé en 2017 comme en 2022, pour Emmanuel Macron. Vous êtes d'accord ? Allez, on en vient aujourd'hui, oui. Après, c'est les législatives. Oui. Donc, la présidentielle, aujourd'hui, et même demain, en 2027, il y aura un candidat Reconquête, il y aura un candidat du RN, il y aura un candidat de LR.

Moi, je pense qu'il faut que chacun s'engage à appeler à voter pour celui qui sera en tête, sans discuter. C'est une... Il n'y a que moi qui propose ça, et il n'y a que moi qui le fait. Vous voyez que je suis... J'essaie d'être cohérent. Après, il y a les législatives. Oui. Là, effectivement, personne ne gagnera, même le RN à 30%, vous avez vu, qu'il ne gagne pas au second tour.

14:21
Présentateur

Ça dépendra de la solidité du Front Républicain ou pas ?

14:23
Éric Zemmour

Mais le Front... Personne n'en sait rien aujourd'hui. Ça fait 20 ans qu'on me raconte que le Front Républicain, ça ne marchera pas la prochaine fois, et ça marche à chaque fois.

14:29
Présentateur

Vous voulez dire à Marine Le Pen, sans moi, vous n'arriverez pas ?

14:32
Éric Zemmour

Je n'ai aucune prétention. Je dis simplement, je dis simplement, que, aux législatives, il faudrait s'unir et s'allier pour pouvoir arriver aux 50%. Ce que je dis, c'est que Marine Le Pen ne veut pas de l'union des droites, que LR et Retailleau ne veulent pas de l'union des droites. Qui reste-t-il ? Écoutez-moi.

Je dis aux électeurs de tous ces partis et de Reconquête qui souhaitent l'union des droites, et je sais qu'il y en a beaucoup partout, il faut voter pour les candidats Reconquête, car seule Reconquête pourra faire l'union, l'union des droites, car moi, je ferai ce que Marine Le Pen n'a pas fait en 2022 et en 2024, c'est-à-dire que je dirais que je jette la rancune à la rivière et je propose une alliance avec le RSI.

15:17
Présentateur

Est-ce que vous disiez que vous faites l'union avec vous-même ? Non, pas du tout. Ah si, vous dites votez pour moi et les autres me rejoindront derrière. Vous ne prenez rien.

15:23
Éric Zemmour

Bon, je ne dois pas être... Vous faites semblant. Peut-être. J'espère. Bon. Je dis simplement, si mes candidats sont en tête, moi, je ferai comme Mélenchon a fait avec la gauche. Il a fait une union, lui, des gauches, alors que c'était étriper. Je ferai ce que Marine Le Pen n'a pas fait avec la droite et ce que, d'ailleurs, le LR ne veut pas faire non plus avec la droite puisqu'elle préfère l'alliance avec les macronistes. Je dirais, il faut une grande union des droites et avec le RN et avec LR. Mais pour ça, il faut avoir la main, il faut être en tête. Donc, j'appelle tous les électeurs qui veulent l'union des droites à voter pour reconquêter.

15:55
Présentateur

Votre solution aujourd'hui, Éric Zemmour, pour sortir de la crise, c'est une démission d'Emmanuel Macron. Vous appelez à une élection présidentielle anticipée. Il a déjà fermé la porte quasiment tous les deux jours. Je le savais. Depuis des mois. Est-ce que ça veut dire que vous soutenez, par exemple, les insoumis quand ils réclament sa destitution ? Non, moi, je ne veux pas faire... Ce n'est pas la même chose.

16:11
Éric Zemmour

Démission, oui, mais pas destitution. Ah oui, ça n'a rien à voir. Démission, ça dépend de lui. Il faut que ça vienne de lui. Une destitution, mais ça n'existe pas dans la Constitution. Ça s'appelle un coup d'État. Destitution, il y a une procédure parlementaire extrêmement complexe pour les deux tiers des parlementaires, mais le résultat serait le même. Vous auriez une élection. Mais pas du tout. Mais pas du tout. Moi, je ne fais pas de coup d'État. Excusez-moi. Pas un coup d'État, c'est dans la Constitution. Non, ce n'est pas dans la Constitution. C'est uniquement en cas de guerre, en cas de trahison. On n'est pas du tout dans ces cas-là. Arrêtons.

Bon, moi, je ne suis pas un insoumis et je ne fantasme pas sur Robespierre et sur le 10 août 92. OK ? Donc, moi, je pense qu'effectivement, seule une élection présidentielle peut changer la donne, permettre de trancher le noeud gordien. Donc, évidemment, j'appelle à Emmanuel Macron à démissionner. Puisque ça rendrait, comme disait le général de Gaulle, un service signalé au pays. Mais je sais, je me doute, qu'il ne le fera pas. Il n'empêche que c'est la seule solution. Que dès les élections législatives qui sont réclamées ici ou là ne régleront rien. On va recommencer la triste comédie de 2024. En revanche, une élection présidentielle, elle, pourra régler cette question.

Je voudrais qu'on parle du fond

17:18
Présentateur

et de la question de la dette française. Simplement pour vous situer aujourd'hui, Éric Zemmour. Est-ce que sur le constat, celui de François Bayrou qui dit trop c'est trop, le bateau coule, est-ce que vous êtes d'accord sur le constat ? Ou est-ce que vous êtes dans le camp de ceux qui disent, il n'y a pas le feu au lac ? Après tout, la dette, on peut régler ça tranquillement, beaucoup plus tranquillement. En tout cas qu'avec un plan qui vise à revenir d'ici 2029 au fameux 3% de déficit. Vous êtes où ?

17:45
Éric Zemmour

Je suis où ? C'est très simple. Je ne suis pas du tout avec ceux que vous venez de décrire. Vous êtes du côté de Monique, il y a le bateau qui coule. Absolument. Vous êtes Monique. Et je dis, il y a le bateau qui coule à cause des gouvernements depuis 20 ans. Il y a eu 1 000 milliards de dettes entre 2005 et 2015 et 1 000 milliards de dettes entre 2015 et 2025. Tous les gouvernements sont coupables, la droite comme la gauche, mais alors Emmanuel Macron, c'est le plus doué. Parce que comme il était ministre à partir de 2015 des finances et qu'il était président à partir de 2017, à lui tout seul, il a sur le dos 1 000 milliards de dettes. Chapeau, c'est le Mozart de la dette.

Donc, moi je pense que c'est très grave, c'est plus de 110% de PIB. On était... 114, oui. On était... En 1981, quand Giscard a rendu les clés et la droite gaulliste a rendu les clés, on était à 20% du PIB.

18:32
Présentateur

Oui, vous savez comme moi que ça avait commencé avant la gauche puisque le premier budget en déséquilibre, c'est 74.

18:36
Éric Zemmour

Et depuis, on les a tous faits de la même façon. Il y a une différence. Vous avez raison, mais il y a une différence entre avoir un très léger déficit comme il y avait dans les années 70, on disait à l'époque l'épaisseur du trait, et avec...

18:52
Présentateur

5-6% comme les dernières années. Mais d'ailleurs, pour être honnête,

18:56
Éric Zemmour

les gouvernements de François Mitterrand n'avaient pas 5-6%, ils avaient entre 2 et 3%. Mais à l'époque, c'était beaucoup plus grave parce qu'il n'y avait pas l'euro. Je vous pose cette question... Donc je pense, vous avez raison, que la dette, c'est très grave, qu'il faut un plan... Alors, non. Ce que je veux dire, c'est qu'Emmanuel Macron, au début, il a joué avec la dette. Comme à l'époque, la Banque Centrale Européenne baissait artificiellement les taux d'intérêt, les taux auxquels on empruntait étaient ridicules. Et nos intérêts étaient très faibles chaque année. Voilà. Donc il est endetté, il est endetté le pays comme un fou.

Et quand la BCE a remonté les taux pour lutter contre l'inflation, il s'est retrouvé gros gens comme devant. Et pourtant, il n'a pas encore changé de stratégie. Il a continué à dire que, en fait, le problème, ce n'était pas les dépenses, c'était les recettes. C'est une erreur majeure. Alors aujourd'hui, Bayrou dit « Ah, il faut baisser les dépenses. » Très bien. Sauf qu'il fait une deuxième erreur. Il s'en prend aux Français et aux entreprises, hausse d'impôts, baisse d'allocations, etc. Alors qu'il faut s'en prendre à l'État, ses effectifs pléthoriques, ses gaffes J.

20:03
Présentateur

C'est ce que vous dites, vous, Éric Zemmour. Vous vous dites, François Bayrou, il fait 44 milliards.

20:07
Éric Zemmour

C'est ce qu'il dit, oui.

20:09
Présentateur

Il voulait faire, on dirait. Et vous, vous dites que vous allez faire 63 milliards d'économies sans prendre un centime dans la poche des Français, sans prendre un centime dans la poche des entreprises. Vous rasez, gratis, et vous faites une fois et demie le plan Bayrou. Pas du tout.

20:23
Éric Zemmour

Dès le plan annoncé, enfin, dès le... Déclaration de Bayrou, avec les 44 milliards dont vous avez parlé. Sarah Knafo s'est mise au travail. Et elle a élaboré ce plan de réduction de 63 milliards d'euros qui est sur les réseaux sociaux. Mais je peux vous les décliner, si ça vous intéresse.

20:43
Présentateur

On peut rentrer dans les mesures ?

20:43
Éric Zemmour

Mais bien sûr.

20:44
Présentateur

J'en ai pris quelques-unes qui sont celles qui rapportent le plus.

20:47
Éric Zemmour

Vous ne voulez pas que je les donne toutes d'abord pour les gens, quand même ?

20:48
Présentateur

Non, parce que je vais quand même essayer de vous poser des questions. Une des mesures qui rapportent...

20:52
Éric Zemmour

Je leur dis, allez sur les réseaux sociaux, il y a le tableau. Ça intéresse, évidemment. Très bien.

20:56
Présentateur

Imprimer les allocations non-contributives versées aux étrangers, vous dites, ça... 15 et 20 milliards. 15 et 20... Il vient d'où, ce chiffre ?

21:03
Éric Zemmour

Ah, ben, c'est très simple. Vous savez, j'en avais déjà parlé pendant l'élection présidentielle. Et à l'époque, les journalistes me posaient la même question que vous. Alors, il y a une étude de l'OCDE qui a été... Non. Je vous renvoie... Si, si.

21:14
Présentateur

L'OCDE a réagi à vos chiffres en disant qu'ils sont irréalistes et farfelus. Pas du tout.

21:18
Éric Zemmour

Ils donnent eux-mêmes 20 milliards.

21:20
Présentateur

Non, l'OCDE a dit que c'était farfelu.

21:22
Éric Zemmour

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai, je suis désolé. J'ai passé toute la campagne présidentielle à les citer, ils ne m'ont jamais dit ça. Bon, donc, c'est faux. Deuxièmement, il n'y a pas que ça. Vous savez, quand j'ai débattu avec Bruno Le Maire, qui était à l'époque ministre de l'économie et des finances, il m'a avoué lui-même qu'il était incapable de donner un chiffre parce que son administration ne voulait pas établir ces chiffres. En fait, on nous les cache. Puis-je vous donner une autre source ?

21:45
Présentateur

Ben, il dit, l'OCDE, ce n'est pas vrai. La Caisse nationale des allocations familiales. La CNAF. C'est elle qui verse ça. Absolument. Vous dites 15 à 20 milliards. Elle dit, quand on regarde ces chiffres, 9 milliards par an pour l'ensemble des allocations versées aux étrangers. Sachant que ça en inclut d'autres. 9 milliards, vous vous dites 15 à 20 milliards. Oui.

22:03
Éric Zemmour

Il y a un truc qui cloche. Non. La CNAF vous dit 9 milliards parce qu'elle ne prend pas en compte toutes les dépenses, parce que justement... Mais justement, elle en inclut même d'autres. C'est ce qu'elle dit. Elle en inclut même d'autres. Non, oui, c'est faux. En vérité. Vous savez, on a regardé beaucoup ces chiffres. Parce que déjà, pendant la présidentielle, des gens comme vous, qui venaient pinailler, sur ces chiffres, on en a eu 10. Je ne pinaille pas. 9 milliards, 20 milliards, ce n'est pas une paille. Oui, mais moi, je vais vous dire quelque chose. Je fais mon boulot. Je vais vous dire quelque chose. 20 milliards, c'est un chiffre bas. D'après moi, c'est davantage. C'est encore plus.

Absolument. Vous savez, la CNAF, pour les retraites, avoue aujourd'hui qu'elle verse 40% de ses versements de l'allocation retraite minimum aux étrangers. Tout est comme ça.

22:50
Présentateur

Je continue. Supprimer. La plupart des agences de l'État. J'en cite quelques-unes.

22:54
Éric Zemmour

Non, pas la plupart des agences de l'État, mais beaucoup.

22:56
Présentateur

Pardon, vous avez raison. Beaucoup, ce n'est pas la plupart. Bien sûr. L'ARCOM, France Travail, l'ADEME, l'Agence de l'Environnement, pour bien comprendre.

23:02
Éric Zemmour

L'ANA, l'Habitat.

23:03
Présentateur

Pour bien comprendre, l'ADEME, par exemple, vous supprimez quoi ? Vous supprimez juste les frais de fonctionnement, les gens qui y travaillent, ou aussi les subventions qu'elles versent ?

23:10
Éric Zemmour

Attendez, ce n'est pas le même régime. Ah ben non. Ah non.

23:13
Présentateur

Si vous fermez l'ADEME, vous gardez les subventions. C'est important. Vous gardez les subventions. Par exemple, une question que les gens qui nous regardent ce soir se posent, si vous arrivez au pouvoir, ma prime Rénov', qui dépend de l'ADEME,

23:24
Éric Zemmour

il continue à le toucher. Il faut supprimer tout ça. On supprime aussi. Parce qu'en fait, ça ne sert à rien. Ça fait des effets d'aubaine, ça coûte énormément à l'État, et en plus, d'ailleurs, ils l'ont arrêté, vous avez vu, à chaque fois, ils l'ont réduit. Parce que justement, il y avait trop de monde qui l'a demandé. Je ne vous le fais pas dire. Parce qu'en fait, il faut arrêter de ça. C'est toute une politique. Là, vous prenez par le menu. C'est très bien. Je vous réponds à chaque fois, il n'y a pas de problème. J'ai pris les principales, pardon. Dans celles qui rapportent le plus. Non, vous avez parlé, par exemple, de la politique de la ville. 8 milliards.

Les énergies renouvelables, les subventions. 8 milliards. On en parlait.

23:54
Présentateur

Je vais essayer de prendre dans l'ordre. Je vous en prie. L'aide médicale d'État. 1 milliard. 1 milliard 2. 1 milliard 2, cette année, pour être précis. Ça veut dire que pour vous, une personne en situation irrégulière ne doit plus pouvoir se faire soigner en France, ou qu'elle doit pouvoir continuer à se faire soigner, mais payer.

24:10
Éric Zemmour

Si elle paye, ce n'est pas la même chose. Si elle paye, ce n'est pas la même chose. Oui, bien sûr. Mais là, pour l'instant, c'est gratuit. Mais si elle n'a pas d'argent, elle fait quoi ? Non, elle ne devrait pas être là, déjà. Elle devrait être renvoyée chez elle. Vous savez, l'AME, nous sommes le seul pays au monde à avoir un système aussi généreux. Le seul pays au monde. Dans les autres pays, les gens qui ne travaillent pas et qui coûtent de l'argent à la France, quand ils sont étrangers, et en plus, quand ils sont clandestins, doivent être renvoyés chez eux. Même quand ils sont réguliers. C'est vous dire, les clandestins. Donc, moi, je considère... L'AME date de 1998.

Il ne faut pas faire peur aux gens. Avant 1998, quand il y avait un étranger, même clandestin, qui était vraiment très malade, on le soignait. Il n'y avait pas d'épidémie causée par les étrangers très malades. Mais vous vous dites qu'on ne doit plus les soigner. Non, on ne doit plus... Les soigner gratuitement. Parce que c'est devenu une filière. Comprenez. C'est devenu une filière. Il y a des filières, oui.

25:07
Présentateur

Les candidats, avant de traverser la Méditerranée... Oui, absolument. Absolument. Il y a un rapport qui a dit exactement la même chose. Un rapport écrit par... Je termine simplement. Par un homme de droite et un homme de gauche. Patrick Stéphanini, qui est un homme de droite. Il ne dit pas ça. Qui était proche de Nicolas Sarkozy. Je le connais. Stéphanini ne dit pas exactement ce que vous dites. Et qui dit, nous n'avons pas de preuves que ça crée un appel d'air. Oui, nous n'avons pas de preuves. Ce n'est pas la même chose que vous. Moi, je vous le dis. Ça crée des appels d'air gigantesques.

25:30
Éric Zemmour

Parce que moi, j'ai étudié. J'ai regardé. Il suffit d'aller voir l'office Tout le monde le sait. Tous les médecins le savent. Ça encombre les hôpitaux. Ça encombre... Vous n'avez qu'à voir tous les hôpitaux en France. Ils sont absolument... On a l'impression qu'on soigne toute l'Afrique. Tous les Français font cette expérience. Ils sont d'ailleurs souvent mis de côté pour soigner ces gens-là. Et d'ailleurs, parfois, certains ne sont pas soignés. Et certains, je peux vous dire, j'ai eu des anecdotes ainsi, meurent parce qu'on préfère soigner des étrangers. Parce qu'ils sont menaçants. Ça existe, ça, dans les hôpitaux français. C'est la réalité des hôpitaux français aujourd'hui.

Donc, il faut arrêter. Il y a des filières d'Algériens, de Kosovars, de que sais-je encore, qui sont organisées pour faire venir et pour se faire soigner gratuitement en France. Il nous faut arrêter.

26:21
Présentateur

Le gouvernement vient de raboter l'AME. Vous l'avez entendu ces derniers jours. Ridicule. Pourquoi ridicule ? Non, mais ce qu'il fait est ridicule. Pourquoi ? C'est trop peu. Il faut la supprimer. La supprimer. Bon, il y a un pays qui a supprimé l'équivalent de l'aide médicale d'État ces dernières années. C'est l'Espagne. Il y a eu des études ensuite sur les effets de la suppression de l'AME. Ils ont supprimé entre 2012 et 2015 en Espagne. On a regardé. Des études montrent que ça a augmenté de 15% la mortalité des sans-papiers. Vous l'assumez, ce chiffre-là. Vous dites, ça leur fera peur et ils ne viendront plus en France. C'est ça ?

26:52
Éric Zemmour

Je dis, il ne faut supprimer l'AME et il ne faut qu'ils ne viennent plus en France. S'ils sont moins assistés et dorlotés, ils ne viendront plus. C'est exactement ce que je veux.

27:05
Présentateur

On va reparler de l'Ukraine dans un instant. Il se passe des choses aujourd'hui à Paris. Simplement, précision. Sur ce qu'on a dit tout à l'heure sur l'élection présidentielle, vous seriez candidat, évidemment ? Nous verrons. Je ne vais pas vous annoncer ici ma candidature.

27:18
Éric Zemmour

Est-ce que ça pourrait être ? Il y aura un candidat de reconquête. Vous ou elle ? J'adore cette question parce que ça prouve qu'en quelques mois, alors qu'elle était la seule députée reconquête, elle a prouvé par son travail, son énergie, son talent que maintenant, on pouvait lui demander d'être candidat. J'en suis heureux.

27:41
Présentateur

C'est une décision que vous allez avoir entre vous.

27:43
Éric Zemmour

Ça prouve à quel point les gens doivent voter pour des députés reconquêtes. Ce sont des gens travailleurs et talentueux. Avec une députée, regardez

27:54
Présentateur

tout ce que ça fait. Qui va trancher ? C'est vous, dans le secret du foyer ? Nous verrons. Il n'y a pas de primaire à l'intérieur. Il n'y a pas de primaire. Lors de votre discours de rentrée il y a quelques jours, vous avez évoqué le traitement, médiatique de la guerre en Ukraine. Vous avez dénoncé, je cite, l'excessive importance accordée à la guerre en Ukraine par la machine médiatique. Ça veut dire quoi ?

28:18
Éric Zemmour

Ça veut dire que pendant l'élection présidentielle, à partir du 24 février, les médias ne parlaient plus que de la guerre en Ukraine et ils ont occulté la campagne présidentielle, ou plutôt, ils ont phagocyté la campagne présidentielle pour qu'on ne parle plus que de la guerre en Ukraine et qu'on définisse les positions des différents candidats en fonction de cette guerre et non plus des sujets qui me paraissaient plus importants et que j'avais, moi, porté pendant des mois, c'est-à-dire l'invasion migratoire et le grand remplacement.

28:49
Présentateur

Vous en avez trop parlé. Ce n'est pas un biais dans la façon dont ils en ont parlé. Ce n'est pas ça que vous dénoncez. Non, non, c'était ma question. En 2013, il y a très longtemps, je sais, il y a plus de 10 ans, vous aviez dit que Vladimir Poutine était votre homme de l'année pour avoir assuré le sauvetage d'un dictateur, le dictateur surien Bachar el-Assad. Vous l'aviez... Vous faites une... Non, non, c'est son... C'est pour ça que vous lui avez décerné le titre d'homme de l'année. Vous l'aviez comparé, vous aviez comparé Poutine à Chirac tentant d'empêcher la guerre en Irak. En 2018, vous disiez rêver d'un Poutine français.

2018, on est après l'annexion de la Crimée par Vladimir Poutine, 4 ans avant. Vous rêvez toujours, aujourd'hui, d'un Poutine français ?

29:29
Éric Zemmour

Écoutez, moi, vous me rajeunissez parce que vous voyez... C'était hier, en 2018. Vous voyez, c'était ça, la campagne de 2022 à partir du 24 février. On ne pouvait plus parler des menaces vraiment existantes existentielles de ce pays. On devait se positionner par rapport à Poutine et par rapport à l'Ukraine. Moi, je me positionne par rapport à la France et du danger existentiel qui n'est pas la Russie, mais qui est l'invasion migratoire venue du Sud. La Russie n'est pas un danger. Vous n'écoutez pas ou vous écoutez la moitié ? Pas le principal danger. Ce n'est pas le danger existentiel pour la France.

Ça peut être un adversaire, ça peut être un danger, mais que je sache, ce ne sont pas les soldats russes qui ont tué Lola, Thomas, Elias ou Philippine. Voilà. Ça, ce ne sont pas des soldats russes qui tuent nos jeunes Français. Donc, il faut voir quel est le danger existentiel. Ils occupent et ils tuent des Ukrainiens. C'est le grand remplacement et pas la Russie. Maintenant, on peut parler de la Russie, on peut parler de l'Ukraine. Allez-y. Parlons de l'Ukraine, s'il vous plaît. Il y a une réunion aujourd'hui

30:29
Présentateur

à Paris qui a décidé le principe d'une force de paix, une force qui serait composée d'une grosse vingtaine de pays, 26, je crois, pour être précis, qui seraient prêts à interdire sur terre, les mers, dans la mer, une fois un cessez-le-feu signé. Plusieurs pays, dont la France, ont déjà dit qu'ils étaient prêts à envoyer des hommes sur place dans cette force de paix. Vous, Président, est-ce que vous enverriez des soldats français en Ukraine ?

30:55
Éric Zemmour

Je pense qu'il ne faut pas régler cette guerre comme ça. Il faut absolument arrêter d'abord cette guerre. Elle a déjà tué beaucoup trop. Alors que je pense que nous aurions pu, éviter. Et nous savons aujourd'hui que l'Ukraine ne peut pas gagner cette guerre. Et qu'il faut donc absolument arrêter une guerre et faire une paix qui soit acceptable par tout le monde. Pourquoi vous dites qu'elle ne peut pas gagner la guerre ? Parce que tous les généraux français le disent. Il suffit de lire les journaux, vous savez.

31:31
Présentateur

Tous les généraux français le disent. Ils ont pris si on l'aide militairement davantage.

31:33
Éric Zemmour

Même si on l'aide militairement davantage. C'est pas un discours défaitiste, ça ? Non, c'est pas défaitiste. Vous savez, c'est pas la France.

31:37
Présentateur

Il y a beaucoup de Français qui...

31:39
Éric Zemmour

Pendant la seconde guerre mondiale, on se disait

31:41
Présentateur

la guerre est perdue.

31:43
Éric Zemmour

La guerre a été perdue en 40 et on l'a gagnée en 44. Avec les Américains. Mais les Américains ont envoyé des millions de boys, je vous le rappelle. Et les Russes, il y a eu 20 millions de morts face aux Allemands. Donc la guerre est perdue pour les Ukrainiens. Qu'est-ce qu'ils doivent faire ? C'est très simple. Ils doivent négocier avec la Russie. C'est exactement ce que leur dit Trump, je vous rappelle. Et c'est exactement ce que disent les généraux français. Donc, il faut négocier avec la Russie. En vérité, toute cette histoire vient du fait que les Occidentaux ont voulu que l'Ukraine rentre dans l'OTAN. Ce qui était inadmissible pour la Russie en fonction de son histoire, etc.

Si vous voulez, c'est un vrai problème. L'Ukraine, je les comprends très bien, c'est un peuple européen, surtout à l'ouest de l'Ukraine. C'est un peuple qui a vécu au rythme de l'Europe depuis le Moyen-Âge et donc qui se sent appartenir à la civilisation européenne. Et de l'autre côté, il y a une partie Est qui est très russophile, très russophone. C'est le fameux Donbass, etc. C'est très difficile pour l'Ukraine d'affirmer son existence nationale avec cette ambivalence. Donc, il faut essayer de trouver une solution.

Moi, j'avais toujours dit, et je me souviens que peu de temps avant sa mort, le grand Henry Kissinger l'avait dit, c'est qu'il faudrait que l'Ukraine fût un pont entre le monde occidental et la Russie. Si vous voulez, s'il y a une mobilisation par les deux belligérants, c'est-à-dire l'Ukraine et la Russie, qu'il y ait des soldats français dans une force, il n'y a aucun problème. Moi, ce que je ne veux pas, c'est qu'il y ait... que la force française soit une force de guerre, comprenez ? C'est une force

33:23
Présentateur

d'interposition et de paix. Éric Zemmour a menti à Marseille un homme tunisien en situation régulière a blessé six personnes au couteau. Il avait été condamné au mois de mai dernier à une peine de prison de quatre ans de prison dont un ferme pour avoir poignardé son neveu. Il avait fait appel de cette décision de justice. Il était donc libre. Y a-t-il eu pour vous une faille, une défaillance, une négligence, ou rien du tout ? J'ai un peu une idée de la réponse, mais en tout cas, je n'écarte plus rien du tout, vous connaissant.

33:47
Éric Zemmour

Vous savez, c'est même plus complet que votre question. D'abord, je voudrais dire que je suis très triste quand je vais à Marseille régulièrement et que je vois ce qu'est devenue cette ville, qui n'a plus rien à voir avec non seulement la ville de Pagnol, mais même la ville que j'ai connue dans les années 80, qui maintenant appartient à l'ère maghrébine arabo-musulmane. Ce n'est plus vraiment une ville française. Il n'y a plus de sociabilité française. Il y a des îlots de sociabilité française et le reste, c'est une espèce de grande ville arabo-musulmane qui n'est plus vraiment française. Ça, c'est une première chose. C'est une ville, en plus, qui est une narcocité.

Ce n'est pas moi qui le dis, d'ailleurs. Ce sont les juges. Maintenant, vous me parlez de cet homme, Abdelkader. J'allais vous dire un de plus. Un de plus, qui tue au nom de Allah Akbar. On a l'habitude maintenant, depuis des années.

34:43
Présentateur

Caractère terroriste non retenu, pour l'instant, au vu du profil psychiatrique de cet homme.

34:45
Éric Zemmour

Vous savez, je vais vous dire. Vous avez raison, je ne parle pas de terrorisme, moi. Je parle de djihadisme. Je pense que ces gens font le djihad, qui est une des injonctions majeures du Coran, c'est-à-dire qu'ils tuent des infidèles. C'est tout notre problème. Je ne dis pas, bien sûr, que tous les musulmans écoutent ce commandement, mais je dis que c'est un commandement coranique qui s'impose aux gens et que certains, dans un moment de folie ou dans un moment ou dans une volonté de revanche historique, vont tuer des Français et des infidèles pour eux. C'est-à-dire, je vous l'ai dit, c'est-à-dire la petite Lola, Thomas, Elias, Philippine et tant d'autres. C'est ça le fond de l'affaire.

Parce qu'on nous dit à chaque fois, soit c'est du terrorisme, soit c'est de la psychiatrie. Non, non. C'est ni l'un ni l'autre. C'est du djihad. C'est-à-dire la guerre sainte contre les infidèles voulue

35:43
Présentateur

par le Coran. Quand François Bayrou dit qu'il n'avait pas sa place en France, vous êtes sur la même ligne que lui ou pas ?

35:49
Éric Zemmour

Évidemment, mais qu'est-ce qu'il a fait pour renvoyer ? Vous savez, Trump, depuis six mois... Sur quelle base légale vous l'a envoyé ? Je vous dis, Trump, depuis six mois, a tellement renvoyé de gens et fait baisser l'immigration qu'il y a un million et demi d'immigrés en moins par rapport à son arrivée au pouvoir. Voilà. C'est ça, l'exemple qu'il faut donner. Vous voulez dire qu'il n'y a pas besoin de base légale ? Non, mais il y a une base légale. La loi, on la fait, on la vote. C'est-à-dire que vous renvoyez quelqu'un qui est en situation régulière ? Non. Dans ce cas précis, si. Il était en situation régulière.

Oui, mais avec moi, il n'aurait plus été en situation régulière parce qu'il aurait commis le crime dont vous avez parlé. Donc, à partir du moment... Mais il avait fait appel. À partir du moment où j'attendais l'appel, il ne serait pas sorti de prison. Parce que moi, je suis... Il n'était pas rentré en prison. Il aurait dû rentrer en prison. C'est-à-dire qu'il ne faut plus que l'appel soit suspensif. C'est important. Il ne faut plus que l'appel soit suspensif. C'est ce que vous demandez ? Attendez. L'appel est suspensif, mais il faut dans ce cas-là faire une accélération fondamentale des procédures. Il a été jugé il y a 4 mois en première instance. Non, attendez. Au mois de mai.

Oui, mais alors moi, il ne faut pas sortir. Il faut qu'il soit dans des centres... Non, mais excusez-moi. Attendez. Je veux vous dire... Non, mais j'essaie de comprendre.

37:05
Présentateur

Il est condamné en mai dernier à 30 prisons dans un ferme.

37:07
Éric Zemmour

Vous faites quoi à partir du moment où il fait appel ? Je vous dis... Ces gens-là doivent être expulsés à partir du moment où ils sont condamnés. Sans attendre l'appel ? Il y a un appel, mais nous devons trouver des procédures pour qu'ils restent sous surveillance et qu'ils ne sortent pas. Ce sont des dangers. Ceux qui ont tué et qui sont étrangers... Je ne comprends pas. Ils ne sortent pas d'où ? De prison ? Ceux qui sont étrangers et qui sont des assassins ou des criminels, il faut les renvoyer chez eux.

37:35
Présentateur

Donc, à la sortie de son procès, où il est condamné, vous le renvoyez en Tunisie ? Je le renvoie en Tunisie avant d'être condamné en appel.

37:43
Éric Zemmour

Ce n'est pas la même chose. De toute façon, je vais vous dire quelque chose. Si l'appel, dans ces cas-là, je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose. Mais il y aura appel. On doit respecter les procédures. Ce que je veux vous dire, c'est que ces gens-là doivent partir ou doivent être en prison. Il faut construire 100 000 places de prison très vite. Parce que aujourd'hui, vous savez, il y a deux chiffres très simples. On nous dit toujours qu'on n'a jamais aussi emprisonné. C'est vrai. Les prisons sont surpeuplées. C'est vrai. On a entre 75 et 80 000 prisonniers. On en avait, il y a 25 ans, 60 000. Sauf que, on peut dire que ça a augmenté.

Et c'est à cause de ça qu'il y a une surpopulation carcérale. Sauf qu'entre-temps, les crimes et les violences volontaires ont augmenté, tenez-vous bien, de 392 %. Ils sont passés de 100 000 à 400 000. Donc, vous voyez bien qu'il y a une disproportion. Donc, il faut d'une part, construire très vite 100 000 places de prison. C'est possible si on ne respecte pas les normes excessives que nous subissons aujourd'hui. Et les renvoyer chez eux.

38:51
Présentateur

Éric Zemmour, vous venez d'être condamné définitivement pour injure publique à caractère raciste contre l'ex-conniqueuse de Canal+, Apsatou Sy. C'était sur un plateau télé en 2018. 2018, absolument. Vous aviez dit que son prénom était, je cite, une insulte à la France. La Cour de cassation vient de rejeter votre pourvoir. Vous avez été condamné en première instance puis en appel. C'est donc fini. Vous êtes définitivement condamné. Est-ce que vous souhaitez profiter de votre présence ce soir sur ce plateau pour lui présenter vos excuses ?

39:17
Éric Zemmour

Vous rêvez.

39:19
Présentateur

Pourquoi ? Simplement, je précise qu'elle a vécu, après cet épisode, un harcèlement, des menaces de viol, de lapidation, qui ont duré pendant des mois et des mois.

39:31
Éric Zemmour

Vous savez, ce n'est pas moi qui ai décidé de me provoquer le jour de l'émission en me parlant de son prénom. Ce n'est pas moi. Votre prénom est une insulte à la France.

39:43
Présentateur

La France n'est pas une terre vierge. C'est une terre avec histoire, avec un passé. Votre prénom n'est pas dans l'histoire. Vous êtes dans les tréfonds de la France.

39:51
Éric Zemmour

Non, je n'ai jamais dit tréfonds. Mais j'ai dit tout le reste. J'ai dit qu'absolument, la France n'est pas une terre vierge. Et je maintiens que les gens qui sont français devraient donner des prénoms français. C'est une vieille querelle pendant la présidentielle. C'est une loi qui a existé de 1800 à 1993. Je vous le rappelle entre parenthèses. Donc, je répète, ce n'est pas moi qui ai posé cette question, c'est elle. Ce n'est pas moi qui ai parlé de honte pour la France, c'est elle qui m'a dit que ma position est une honte pour la France. Donc j'ai répliqué.

Troisièmement, ce n'est pas moi, parce que le producteur de l'émission avait coupé ce passage, ce n'est pas moi qui l'ai fait diffuser sur les réseaux sociaux, c'est elle. Vous voyez ? Il n'y aura pas d'autres réactions. Qui sème le vent récolte la tempête.

40:37
Présentateur

Je voudrais vous entendre sur un autre sujet. Il nous reste assez peu de temps. Eric Zemmour, c'est un message qui a été publié hier, je crois, pardon, hier ou avant-hier, sur les réseaux sociaux, qui est signé de l'antenne de votre parti, l'antenne de Reconquête en Haute-Garonne, qui évoque le fait que les deux derniers recteurs de l'Académie de Toulouse sont, je cite, d'origine maghrébine, et qui poursuit Toulouse mérite mieux. Attendez, tout le monde ne connaît pas le... Je vais vraiment vous laisser le temps de répondre, c'est promis. Toulouse mérite mieux. On commence quand la reconquête du pays pour inverser la tendance islamo-gauchiste ? Je précise que le message a ensuite été retiré.

Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation, dénonce une honte absolue. Simplement, pour nommer les choses, ça s'appelle comment ça ? C'est du racisme ?

41:15
Éric Zemmour

Écoutez, ce message a été

41:17
Présentateur

retiré, vous l'avez dit. Ça s'appelle comment ?

41:19
Éric Zemmour

Écoutez, je peux vous dire de répondre. Vous me demandez, je vous réponds. Ce message a été retiré. Le candidat s'est excusé auprès des deux personnes qui étaient visées. La... manifestement, cette personne ne devait pas avoir la clé de sa page Facebook. Bref, pour moi, c'est une affaire dérisoire réglée. C'est raciste ou pas ? Je pense que les deux personnes qui ont relayé cela, c'est le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudinck, et la ministre Mme Borne. Je pensais qu'un maire de la quatrième ville de France avait d'autres chats à fouetter.

Manifestement, je vois que les élections sont proches et que les clins d'œil à la communauté musulmane très importante à Toulouse ne sont pas à négliger par ce maire soi-disant de droite. Qui est en fait... qui a très peur de sauter à la prochaine élection. Vous n'arrivez pas à dire que c'est du racisme. Non, écoutez, moi je vous ai répondu. Je ne vous dirai pas d'autre chose. C'est ma réponse. Vous avez votre question, j'ai ma réponse. Vous êtes venu avec mes questions. Je suis venu avec mes questions et vous avec vos réponses. Et donc je voudrais dire que M. Moudinck était très connu pour avoir déclaré qu'il favoriserait la création d'innombrables mosquées dans sa ville. Louis Alliot.

Et qu'il était très proche de Mohamed Tataï, qui est un imam qui a été viré pour propos antisémites.

42:35
Présentateur

Louis Alliot, qui est du Rassemblement National, vous a répondu. Il y a d'autres personnes qui ont vu ce message et qui disent qu'il est lunaire, c'est débile. Je rappelle à Éric Zemmour que beaucoup de soldats aux patronymies identiques sont morts pour la France.

42:45
Éric Zemmour

Si maintenant Louis Alliot veut donner des fonds au racisme, il devrait mettre sa petite main jaune. C'est-à-dire elle souhaite ce racisme. Oui.

42:53
Présentateur

Merci beaucoup. Merci à vous. Éric Zemmour, c'était un peu tendu. Non, non, pas du tout. On répond. J'essaie de répondre sur le fond. Merci à vous. Bonne soirée. Bonne soirée à vous.