Iran : les défis de la « paix » | Chaque voix compte 16/06/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver sur le plateau [musique] de chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet, éditorialiste économie à France Info.
Bonsoir Fanny. Bonsoir et bonsoir David Revudalon. Merci à tous les deux d'être là.
C'est parti pour le sommaire avec à la une de chaque voix compte ce soir. Après 108 jours de guerre, le grand flou autour de l'accord entre les États-Unis et l'Iran. Accord qui sera signé vendredi en Suisse.
Que sait-on de son contenu ? des combats, réouverture du D3 d'Ormous, déblocage des avoirs iraniens gelés, sort de l'uranium enrichi, place d'Israël dans les [musique] discussions, autant de questions qui restent en suspens ce soir. Les défis de l'après-gerre, on en parle avec vous Adel [musique] Bakawan.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directeur de l'Institut européen pour les études du Moyen-Orient.
Vous êtes également l'auteur de la décomposition du Moyen-Orient en paru aux éditions d'Aandier. Merci d'être là ce soir au côté d'Aida. Bonsoir.
Bonsoir. Députés socialiste du Valdoise, vous êtes franco-iranienne, vous êtes né à Tréran. Merci de votre présence ce soir.
Et je salue également David Rigouer Rose. Bonsoir David. Rédacteur en chef de la revue Orient stratégique.
Merci également d'être là. Fanny Guinochet, vous vous gardez un œil sur les prix à la pompe. Ça fait un petit moment mais cette fois-ci c'estes prix à la pompe.
Le prix du baril est passé en dessous des 80 dollars. Quelle histoire allez-vous nous [musique] raconter ce soir David ? celle des relations tumultueuses entre Emmanuel Macron. 10 ans de passion, 10 ans de tension.
Dans la deuxème partie de chaque voix compte [musique] place à la question qui fâche, on va parler ce soir du projet de loi sur l'autonomie de la Corse qui est examiné depuis aujourd'hui et toute la semaine [musique] dans l'hémicycle. Un débat constitutionnel des LICA qui ouvre peut-être une boîte de Pandore. C'est ce que disent les contempteurs de ce texte.
On en débattra avec Laurent Marcangelli, député Horizon de Corse du Sud, Hugo Bernalicis, député insoumis du nord. et le constitutionnaliste Benjamin Morel. Vous pouvez vous aussi [musique] interroger nos invités ce soir ou nous faire part de vos remarques.
Vous flashz le QR code qui est là. Le voilà et c'est David qui se charge de nous transmettre toutes vos questions en direct. On n'oublie pas Bourbon Express non plus le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pomier.
Il sera notamment en question de football dans l'hémicycle. Vous verrez ça. Voilà pour le menu de ce soir. [musique] Installez-vous confortablement chaque voix compte.
C'est parti. Ce sont les deux images du jour et 5000 km environ les sépares. D'un côté, les dirigeants du G7 réunis en sommet à Évian.
De l'autre le D3 d'Ormous et la carte du trafic maritime qui a repris aujourd'hui au lendemain de l'accord conclu entre Washington et Teran pour mettre fin à la guerre. Cet accord sera officiellement signé vendredi en Suisse où débuteront immédiatement des pour parler. La guerre est-elle vraiment fini alors que tant de questions sont encore en suspend ?
Les images du jour et les toutes dernières informations avec Maité Frémon. [musique] Il est arrivé hier au sommet du G20 gonflé à bloc. Tout va très bien.
Donald Trump jubile. Un cadre d'accord a été conclu avec l'Iran. Fin des combats, accord espéré sur le nucléaire mais surtout la fin du blocage du D3 Dormous annoncé à sa manière sur son réseau social.
Navire du monde entier, mettez vos moteurs en marche que le pétrole coule à flot. Le D3 est déjà partiellement ouvert. Les navires commencent à passer.
Vendredi, il sera complètement ouvert. Sauf que derrière ce texte, dont les détails n'ont pas encore été divulgués, des zones d'ombre demeure. Si le président américain assure que le passage sera gratuit comme avant le début de la guerre, Teran lui réclamerait la mise en place de frais maritime et temporise le calendrier.
C'est pas conforme au droit international. Donc nous on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu'il y ait pas de péage. Alors aujourd'hui il joue sur les mots, ils disent ce sont pour des services.
Donc on va regarder déjà la priorité c'est le rouvrir. Autre point clé du texte la fin de tous les conflits dont le Liban. [musique] Sur ce point Israël semble bien moins enthousiaste que son allié américain.
Je tiens à le dire clairement. Nous resterons dans ces zones de sécurité aussi longtemps qu'il le faudra pour protéger notre pays. Ce matin, réaction de Donald Trump qui fait part de son mécontentement.
L'autre inconnu, le nucléaire question centrale. Ce midi, au sommet du G7, les Européens tentent de s'imisser dans le processus de paix entre les États-Unis et l'Iran. La présidente de la Commission européenne se félicite sur X que la diplomatie porte ses fruits.
La signature prévue vendredi n'est qu'une première étape. 60 jours de négociation vont débuter. Adel Baclawan.
On a donc appris aujourd'hui que cet accord tenait sur une page et demi. C'est ce qui sera signé donc vendredi en Suisse. D'abord, est-ce qu'on sait qui le signera ?
Ah oui oui oui. Enfin au aujourd'hui on sait mais demain euh après-demain d'ici vendredi, il y a euh beaucoup beaucoup d'éléments en jeu. Par exemple si Israël attaque le Liban, si l'Iran frappe Israël, si Israël frappe l'Iran, donc on tout ça peut se produire d'ici vendredi.
Exactement. Mais par contre si tout se passe bien, hein, si un miracle n'intervient pas, il y aura pour les Iraniens Khalibat. Alibab, c'est le président de l'Assemblée nationale iranienne et pour les Américains, il y aura Gid Vance, le vice-président des États-Unis d'Amérique.
Est-ce qu'il y aura Donald Trump ? Non. Non, parce que ils peuvent pas.
Selon le protocole le code de protocole américain, le président de la République et le vice-président ne peuvent pas tous les deux quitter le territoire national en même temps. Un doit partir, l'autre doit rester. D'accord.
Euh cette signature, on a aussi appris aujourd'hui qu'elle allait avoir lieu dans non pas à Genève mais dans les Alpes Suisses précisément à Bourgenstock près de Lucerne. Pourquoi là-bas ? Bah c'est c'est un système de sécurité de protocole à la fois pour les IR.
On aurait pu rester à Éviant non ? Oui mais euh bien évidemment c'est des questions de protocole et malheureusement ni vous ni on n'est pas dans ce code. Je connais très bien le monde du protocole comment fonctionne.
Des fois un seul élément ça suffit pour changer totalement. non seulement euh euh un hôtel mais aussi la ville voir le pays. Donc c'est c'est un système de protocole qui se met en place.
David Rigoler Rose, ça a un sens que ça se fasse en terre neutre en Suisse ? Oui. Bah il y a la tradition Suisse effectivement de neutralité.
C'est pas la première fois d'ailleurs. Il faut se souvenir que les négociations sur le nucléaire en 2015 avaient eu lieu déjà en Suisse à Genève et et les dernières qui ont échoué avaient eu lieu aussi à Genève. Donc c'est pas c'est pas une nouveauté de ce point de vue-là.
Mais vous évoquez la signature, elle aurait eu lieu déjà. en terme signature électronique électronique là c'est la cérémonie on va dire qui est qui est prévue effectivement vous y croyez à cette signature électronique avec les internets en Iran qui fonctionnent bah c'est plutôt que il y a un côté compte tenu des enjeux qui qui soutendent ce ce protocole d'accord puisqueen fait c'est un protocole d'accord c'est pas un accord he il faut le préciser quand même c'est un memorandum of understanding comme dans les affair c'estd qu'il donne les grands paramètres il y a effectivement une certaine un certain nombre de clauses une dizain Mais le détail évidemment à vocation être négocié ultérieurement même si on a une idée de à peu près de ce qui des sujet abordé notamment du séquençage en deux parties sur lesquelles vous que vous avez évoqué à savoir la question d'ormous évidemment et puis postérieurement la problématique nucléaire. Oui parce que puisque vous sur le détail la question qui préoccupe en ce moment l'opinion publique proiranienne bien évidemment à ter est-ce que Kalibav sert la mouvivance ou pas ?
Est-ce qu'il y aura une photo ? Est-ce qu'il y aura une poignée de ce qui n'était pas le cas à Islamabad, n'est-ce pas ? À Islam Abad, ils se sont rencontrés pendant des à peu près [raclement de gorge] 21h si ma mémoire est bonne, mais il il y avait pas de photos.
Elles se sont pas serré la main. Enfin, pas officiellement, on sait pas ce qui s'est passé dans les cisses. Maintenant, par exemple, l'opinion publique iranienne à ter pro régime se demande est-ce que euh Kaliaba, le représentant du régime va serrer la main de celui qui a assassiné le guide suprême ou pas ?
Aida a disadant de rentrer dans les détails de ce qu'il peut y avoir dans cet accord et des sujets à régler, je me souviens de votre émotion ici même il y a 108 jours quand la guerre a éclaté dans votre pays d'origine. Comment vous avez réagi dimanche soir en apprenant qu'un protocole d'accord était sur les rails ? Vous avez déjà évoqué dans votre présentation puis dans votre prise de parole ce qu'il pourrait y avoir dans l'accord.
Il y a un grand absent dans cet accord, c'est le peuple iranien. Il y a 108 jours, c'est au nom du peuple iranien que Donald Trump avec Israël a déclaré la guerre. Il fallait libérer le peuple iranien de son bourreau.
Certains ont cru à cette fable parce que quand les États-Unis disent qu'ils vont libérer un peuple, ça ne se passe jamais comme prévu. Là, le peuple iranien est le grand absent de de ce protocole d'accord et on pense de l'accord final. Qu'est-ce qui se passe à l'heure actuelle en Iran ?
Il y a eu en janvier des manifestations qui ont été réprimées dans le sang. Des dizaines de de milliers de manifestants ont été exécutés à même la rue. 15000 300 400.
On n pas le chiffre exact parce que tous les morts n'ont pas été enterrés correctement. Il y a à l'heure actuelle dans les prisons iraniennes des milliers de manifestants arrêtés et une vingtaine d'entre eux a déjà été exécuté à l'issue de procès qui n'en sont pas et pendu comme le régime iranien sait faire. On va rentrer dans une répression sanglante.
Le régime devait tomber, il a renforcé sa pointe de fer. Ce n'est plus le régime des mol, c'est le régime des gardiens de la révolution. Le peuple iranien, je le dis ici avec force et avec autant d'émotion qu'il y a 108 jours est le grand oublier de cet accord.
Et je pense que là la France et l'Europe a une responsabilité. Madame Vanerlon se réjouit. Elle ne parle que d'économie.
Il y a un peuple. La diplomatie ce n'est pas seulement sauvegarder des intérêts économiques. On sauvegarde des intérêts économiques pour la paix des peuples.
La France doit rappeler que le peuple iranien ne peut pas être oublié. Et ce qu'elle doit demander, c'est que dans l'accord, il y ait une amnistie générale pour tous ces manifestants qui croupissent à l'heure actuelle dans les jeux iraniennes. C'est envisageable d'une façon ou d'une autre.
Adel Bakawan. Moi, je comprends parfaitement ce que madame du je partage à 100 % sa grille de lecture. Le premier perdant de tous les perdants, c'est le peuple iranien. parce qu'en fait depuis 108 jours, on parle de tous les pays arabes, la Turquie, Pakistan, les États-Unis, les pays européen, le détroit d'Ormose, le seul élément totalement absent, c'est le peuple iranien en Pourquoi ?
Parce que parce que les journalistes ne peuvent pas rentrer en Iran aussi. Ah ben si, on a des journalistes, on a des journalistes Alhadas, Alz, on a votre gazi, n'est-ce pas ? Mais personne parle, on parle voilà et [grognement] donc c'est pas ça le problème, c'est quoi ?
Aujourd'hui madame pour le dire d'une manière vraiment brute et cache, nous sommes dans le contexte de la capitulation de la première puissance au monde Donald Trump face au gardien de la révolution islamique. Alors pourquoi la capitulation ? Je ne suis pas dans la communication, je suis dans les faits.
Est-ce que dans ce protocole d'accord Donald Trump a récupéré le programme atomique ? Non. Ah, on en sait on en sait rien.
C'est ce qu'on sait c'est les deux versions, la version axeuse pour les Américaïs, la version meure pour les Iraniens. Dans les deux versions, il n'y a pas le programme atomique. 1 2 est-ce que Donald Trump a récupéré les 440 kg uranium enrichis ?
La réponse c'est non. Est-ce que Donald Trump là, vous parlez des buts de guerre initiaux. Voilà.
Est-ce que Donald Trump et je m'arrête, est-ce que Donald Trump a récupéré le programme balistique ? La réponse est non. Est-ce que Donald Trump a coupé la main des gardiens de la révolution sur les proxis ?
La réponse est non. Est-ce que Donald Trump va débloquer les 25 milliards de dollars des avoirs iraniens ? La réponse est oui.
Est-ce que Donald Trump va donner la main pour la gestion du détroit d'ormose aux iraniens ? La réponse est oui. Est-ce que Donald Trump va lever les sanctions primaires et secondaires contre la République islamique d'Iran ?
La réponse est oui. Et pourtant il arrive à Évian hier en 20 en est dans il est dans la diversion et la communication. aujourd'hui et je m'arrête c'est la capitulation et cette capitulation met le monde en en difficulté face au gardien de la révolution islame.
Mais je pour aller dans le sens ce que viens de dire monsieur c'est le récit que Donald Trump arrive à imposer et que pardon les journalistes du monde entier reprennent. C'est une capitulation qui est présentée comme une victoire. Mais est-ce qu'on pouvait s'attendre à autre chose de la part de Donald Trump quand modestie ?
Est-ce qu'on s'attendre à de la modestie, de l'humilité, de la reconnaissance d'un échec de la part de cet homme ? Non, vous avez la réponse. Poser la question pour Donald Trump, c'est déjà apporter la réponse.
Vous faites la même lecture d'une capitulation américaine, David Driggou Rose. Oui. Alors, de toute façon, il faut C'est pas l'épilogue, hein, pour l'instant.
Donc, c'est difficile d'établir un bilan définitif. Il il y a des éléments qui effectivement sont pourrai peuvent aller dans ce sens-là. Même s'il faut relativiser parce qu'il y a quand même eu des choses si les si les Iraniens ont négocié, c'est aussi parce que ils [grognement] se sentaient obligés de négocier pour eux.
C'estàd c'est notamment financièrement et cetera. La la vraie question pour savoir pour pour établir justement un premier un prébilan, ça sera de savoir comment sont débloqués à quelles conditions sont débloqués les les fonds les fameux 24 milliards puisqu'il y a en deux fois puisque dans la version iranienne il y a euh le la demande que ça soit un impréalable. Euh du côté américain, on dit "No way." Euh donc ça sera déjà un premier test euh parce que c'est l'ess levier essentiel par rapport au processus en cours, c'est ce déblocage euh ultérieurement des sanctions, mais d'abord de ces fonds du dégel des fonds qui est une demande récurrente, quasi obsessionnelle des iraniens pour une raison aisment compréhensible.
C'est un manque criant de liquidité qui pose un problème au régime qui ne peut plus rémunérer non pas la population mais les forces du régime déjà en soi. Donc c'est [grognement] c'est à mon avis un ça sera vraiment le test pour c'est en cela que l'Iran sort affaibli aussi de ces 108 jours de guerre. Oui été affaibli même si le régime effectivement s'est transformé, il a muté.
Euh c'est un régime d'quepi, c'est une junte militaire-lamique, c'est plus le régime totalement démolat. Euh mais il a muté pas forcément dans le sens où on l'aurait souhait dans qu'on aurait souhaité évidemment. Euh mais objectivement pour le coup quand il dit que le le régime a changé, oui euh pas dans le sens qu'on attendait mais euh en tout cas effectivement il y a une logique transactionnelle qui l'a fait prévaloir sur euh une autre stratégie mais ce qui ça va vraiment être là pour pour établir un prébilan, même si la crédibilité stratégique américaine effectivement est quand même euh est quand même diminué.
David, vous le disiez tous, le régime s'est radicalisé, le régime des mola été remplacé par le régime des gardiens de la révolution. Est-ce que ça veut dire que bien sûr que l'objectif de changement de régime est totalement est totalement raté, mais surtout est-ce que ça veut c'est forcément ça veut forcément dire que le régime est plus solide et qu'il va durer plus qu'avant. Pas forcément, mais en tout cas il s'est il tient par la répression, ça c'est c'est incontestable encore plus.
Oui, elle s'est renforcée. D'ailleurs, vous évoquez les pendaisons qui sont qui se multiplient. He il y en a encore eu deux cet après-midi.
Ouais. Et et ça ressemble un peu à ce qui s'était passé dans les années 80, ce qu'on avait appelé ce qui était terrible, le massacre des prisons en 88 à l'initiative justement de de Laat Roménie. Donc il y a il y a une multiplication de la répression mais en même temps c'est un signe de faiblesse parce que ça veut dire qu' il tient exclusivement là-dessus et et sur le plan économique, il sait qu'il est très affaibli et donc effectivement il veut capitaliser sur le fait de ne pas être tombé ce qu'il a réussi effectivement à faire.
Le régime était faible [raclement de gorge] face à sa population. Le 28 le 27 février, du 1er janvier au 27, on avait un mouvement de contestation à l'intérieur de la République islamique d'Iran qui menacçait existentiellement le régime. Donald Trump, pourquoi il a quitté la table de négociation ?
C'est au moment où il a quitté la table de négociation, on négociait non seulement le programme atomique mais aussi le programme balistique mais aussi l'avenir du régime mais aussi les proxis au Moyen-Orient. Aujourd'hui, on revient à la table de négociation uniquement sur le programme atomique balistique et les proxis totalement excluses. Alors le seul qui pourrait faire shooter ce régime, ce n'est pas les Américaïs, ce n'est pas les Israéliens, c'est le peuple iranien.
Or à cause de cette guerre là, moi je je nuance un petit peu ma lecture. Je pense que cette guerre a retardé plusieurs années la chute du régime de Vous avez réussi à entrer en contact avec des iraniens sur place avec vos proches qui sont atéants bien sûr mais on fait très attention à ne pas les mettre en danger parce qu'on sait évidemment le contrôle qui exerce le régime sur les communications. Je partage entièrement ce que vient de dire monsieur.
Non seulement ça a retardé, mais ça risque de prendre des années avant que ce régime tombe. Un régime tombe à une condition, quel que soit le régime, quelle que soit l'époque, c'est que les forces armées soit déposent leurs armes, soit retournent les armes contre le pouvoir. Le problème, c'est que vous l'avez dit, si on libère les liquidités, le régime va pouvoir payer encore de longues années les soldats, tout l'écosystème qui vit grâce au gardiens de la révolution, hein.
Et moi je dis toujours, il faut pas voir l'Iran comme une théocratie mais comme un régime mafieux avec une organisation corrompue qui détourne les richesses de l'Iran au profit d'une petite casse et cette casse fait ruisseler l'argent à 5 % de la population. Le régime est toni et haï désormais par 95 % de la population mais 5 % il suffit qu' 5 % et les armes pour tenir d'une main de fer ce régime et c'est c'est exactement ce à quoi on assiste. Mais j'attire votre attention sur une autre chose.
En Iran, il y a eu une révolution qui a porté ses fruits. La révolution femme vie liberté. À partir de cette révolution les femmes en Iran ont de manière massive décidé qu'elles ne porterait plus le voile.
Le régime n'a pas réussi à réimposer le voile parce qu'on peut pas mettre 45 % d'une population en prison. Et ça même avec la guerre à l'heure actuelle, elles ont réussi à préserver cette liberté qu'elles ont arraché d'elles-même. D'ailleurs, c'est très intéressant.
Le régime utilise désormais dans sa propagande des femmes dévoilées pour dire "Regardez, même ces mécréantes soutiennent euh notre gouvernement face à l'attaque américaine." Évidemment, c'est des actrices qui sont payées hein et personne n'est dupérant, le régime est en train de muter. Oui.
Je voudrais qu'on parle du D3 d'Ormous parce que depuis le début de cette guerre, plus personne n'ignore son importance et même sa son le son lieu désormais. Ils ont compris. [rires] Est-ce que Est-ce que ce D3 d'Ormous va rester un levier majeur de négociation pour Théan dans les 60 jours de pour parler qui vont s'ouvrir vendredi ?
Bah, c'est il y a il y a un grand point d'interrogation sur les modalités de réouverture puisque en principe euh selon la convention euh du droit de la mer euh c'est euh il y a une libre circulation maritime et euh du point de vue américain dans le narratif américain, il est il est présenté comme une réouverture inconditionnelle. Euh donc évidemment qu'il ne saurait tolérer l'existence d'un péage et cetera. Et très habilement dans la partie iranienne, Abbasarakchi qui est le ministre d'affaires étrangères a dit "Non mais de toute façon sera ça pourra pas être un droit de péage parce que ce serait pas recevable sur le plan du droit international." Donc il y a toujours ce fétichisme formel du droit international de de la partie iranienne.
C'est très intéressant et mais en revanche, il y aura des frais de gestion un peu sur le modèle une déclinaison particulière du modèle turc où il existe effectivement des des frais de gestion à la à la différence près que ce sont les D3 turcs des deux côtés. enfin que les deux rives sont turcs et que par ailleurs il y a une vraie prestation de service de sécurité de remorquage. Ce qui là n'est pas demandé par ce sera peut-être le cas dans le problème c'est que ce serait plutôt une prestation de service imposé et non pas proposé.
Donc c'est un raquet ce que vous dites. Bah c'est c'est ça la subtilité de on va dire terminologique. Et donc la c'est une vraie question savoir ce qui va être accepté parce que même du côté chinois les Chinois ont fait une déclaration en disant que ils appelaient à la réouverture pour restaurer la lip circulation. international parce que évidemment s'il y avait un mécanisme de ce type, ça risquerait de faire précédent sur d'autres des trit [grognement] et c'est pas sûr que les Chinois serait enthousiaste à l'idée de voir ce type de fonctionnement sur le D3 de Malaka ou ailleurs.
En attendant, on a donc vu trois navires aujourd'hui franchir ce ce D3 d'Ormous à leur risqué péril puisqu'il est question qu'il soit miné et qu'il faut le déminer avant le avant de pouvoir le rouvrir en toute sécurité. Mais les marchés eux semblent avoir poussé un ouf de soulagement fan avec un baril de pétrole qui ça y est vient de repasser sous les 80 dollars aujourd'hui. Même si depuis quelques jours on voyait déjà que les prix se tassaient he parce que les marchés comme vous le disiez attendaient cette paix.
Il la voulaient. Alors cet accord, ce protocole d'accord. Euh après vous avoir entendu, on comprend que ça n'est pas on peut pas employer le mot de paix, mais les prix avaient déjà tendance à chuter et euh donc on voyait ce cours du baril euh descendre.
Euh souvenez-vous hein, là on est passé en dessous des 80 dollars au plus haut de la guerre au printemps dernier là il y a quelques semaines encore on était à 115 dollars le baril et ça va descendre encore. Bien écoutez si l'accord est réellement signé s'il n'y a pas de de volte phase de la part de Donald Trump comme il est coutumier si le D3 est débloqué qu'il est sécurisé que la navigation reprend son cours et bien les prix du baril vont continuer à baisser. Il va quand même falloir attendre quelques semaines hein.
Il y a des centaines de tanqueurs là il y en a trois qui sont passés aujourd'hui mais il y a des centaines de de pétroliers de tankers qui sont euh bloqués dans ce voilà qui font des ronds dans l'eau depuis euh depuis une centaine de jours. Donc le temps tout ça va prendre quelques semaines. Mais ça veut dire qu'il va falloir aussi attendre avant de voir les effets à la pompe.
Alors, on le voit déjà puisque comme les prix avaient tendance à baisser les cours du baril, on voit déjà que par exemple pour le gazol, on est descendu en dessous des 2 € le litre, ce qu'on avait pas vu là non plus depuis le mois de mars. Et en plus, le gouvernement met la pression sur les distributeurs, il les a reçu pas plus tard qu'aujourd'hui au ministère de l'économie. On voit Roland l'Escur, Ma Brégon, la ministre de l'énergie, Roland l'Escure, le ministre de l'économie, réunir les distributeurs pour leur dire "Écoutez, mais faites en sorte que la baisse soit aussi rapide que la hausse.
Il y aura des contrôles. Il faut quand même dire au aux téléspectateurs que selon les stations service, ça va prendre plus ou moins de temps parce que forcément quand vous avez acheté du pétrole à 90 dollars le baril, vous allez pas le vendre à 80. Il y a pas de vente à perdre.
Donc il faut écouler avant queon reremplisse les cuves de carburant acheté moins cher. Et est-ce qu'on peut espérer pendant les vacances de cet été par exemple revenir au niveau d'avant la gare ? Alors non, la situation va s'améliorer mais non pour deux raisons.
La première c'est que on au proche Orient il y a eu un certain nombre d'installations qui ont été détruites, abîmées, endommagé. Il va falloir du temps pour les restaurer, les les pour reconstruire. Et puis il y a 2è point, ce fameux suspend sur les frais de gestion, les frais de service.
Vous imaginez bien que euh si le D3 est emprunté mais que il faut à chaque fois payer, que les dèires doivent payer, ça va se c'est les automobilistes qui payeront le péage. Voilà, ça va se répercuter à la pompe et euh les experts parient plutôt sur un baril qui va perdre qui va descendre jusqu'à 70 75 dollars. On rappelle qu'avant la crise, on était autour de 60 dollars.
Adelle Bacan, est-ce que la question d'un péage peut faire tout capoter dans les 60 jours qui suivront la signature de vendredi ? Non, non, non, non, non, non. Parce qu'en fait ce weekend un grand diplomate golfien très très proche du Qatar nous disait lorsque les Qataris étaient à Teran euh ils ont négocié avec Donald Trump et les gardiens de la révolution islamique pendant 17h 17h de négociation pour finaliser ce protocole d'accord et il y avait deux éléments qui bloquaient 1 euh les 25 24 milliards de dollars de le D3 d'Ormose Les Américains insistaient sous la pression bien évidemment de la communauté internationale pour ne pas avoir des péages ou frais du service et cetera et cetera.
Les Iraniens disaient bon dans ce cas-là on arrête là. Alors finalement Donald Trump a intégré ce que je dis c'est vraiment une information, c'est pas une analyse hein, une information de colisse. Les Américain Donald Trump a accepté d'intégrer les frais de service de la gestion du des droit d'Hmose. 1 2 Il faut jamais oublier que les Iraniens, ils ont fait une loi, ils ont fait voter une loi à l'Assemblée nationale.
Cette loi a été validée pour donner un cadre juridique au détroit d'Ormeuse. C'est-à-dire le détroit d'or désormais c'est à nous autant que propriétaire et le troisème élément à prendre en compte ils ont mis en place une autorité de gestion pour le le détroit d'arm tout ce qui n'existait pas avant la guerre par ailleurs. He remercier les américains d'avoir fait prendre conscience aux Iraniens que le il pouvait réclamer le détroit d'or [rires] David une question téléspectateur.
Question de Nathalie. Est-il éthique normale pour des gouvernements occidentaux qui ont classé les gardiens de la révolution en organisation terroriste de négocier à tout prix avec eux ? David madame, je pense qu'il faut négocier la fin de cette guerre parce qu'on voit les répercussions aussi dans nos économies et que la montée en tension et les pressions sur l'économie, ça peut emmener à une guerre généralisée.
Moi, mon énorme regret, c'est que dans cette négociation avec les gardiens de la révolution, on oublie le sort du peuple iranien. C'est le moment de les inscrire comme un des points dans la liste des négociations et de dire par exemple amnissie générale pour tous les manifestants en prison, fin du blackout, on assure la télécommunication et qu'on mette dans les points d'accord plus de liberté négocié avec les gardiens de la révolution pour le peuple iranien. Évidemment, on va pas leur dire laisser le pouvoir et organiser un référendum, on pourrait l'écrire et le ferait pas.
Mais ça, je pense que on est en capacité de demander dans cette négociation qu'il pardonnent à leur peuple et qu'il libèrent les prisonniers politiques qui sont injustement enfermé. On n pas parlé encore d'Israël et du Liban. Et oui.
Est-ce qu'Israël va jouer un rôle dans les 60 jours de négociation qui suivront la signature de l'accord qui est un accord franc américanoirenien dans lequel Israël n'a pas n'est pas partie prenante pour le grand perdant Israël ? Ah bah oui, Israël n'a pas été du tout consulté. Euh on a vu ce les réactions que ça a suscité hein en Israël et pas seulement du côté de la droite hein mais des des deux bords de l'échiquet politique euh pour en considérant qu'il y aurait potentiellement même une trahison de Donald Trump alors qu'il était il y avait une dévotion pour Donald Trump.
On se souvient quand il avait fait son discours à l'ACN où il était présenté comme le grand le grand soutien et c'était la personnalité politique préférée des Israéliens. On le voyait même premier ministre potentiel en Israël. Enfin bon, donc là il y a il y a effectivement un télescopage qui est qui est qui est sévère et et qui effectivement qui est une donnée qui est importante parce que elle est susceptible de de constituer une épée de Damoclè sur le déroulé du processus dans la mesure où c'était une demande expresse des Iraniens qui a même été intégrée en dernier lieu avec un ajout, une clause manifestement ajoutée à leur demande sur le le front iranien euh pardon le front libanais en en disant disant queil y avait la nécessité de respecter l'intégrité territoriale du Liban et donc impliquant le retrait des forces israéliennes, ce qui est irrecevable du côté israélien.
Et donc ça va être très compliqué à à à jouer pour Donald Trump parce que il va être balloté entre des intérêts contradictoires. Il faudra qu'il donne des garanties à Israël mais en même temps il voudra pas hypothéquer le dérouler des négociations. D'ailleurs, on se demande ce soir sur quel piedance parce que je propose d'écouter ce qu'il a dit aujourd'hui à Évian à propos de Benjamin Netanahu.
Israël se bat contre le esbola depuis trop longtemps et trop de gens sont tués. Et vous n'êtes pas obligé de raser un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu'un parce qu'il y a beaucoup de gens dans ces immeubles et ils ne font pas tous partie du esbollage, je peux vous le dire. Et j'ai suggéré à Israël de laisser la Syrie s'occuper du Esbola parce que pour être honnête avec vous, je pense qu'il ferait un meilleur travail pour ça.
Adelle Bakawan, je pense que vous n'auriez pas parié sur une telle déclaration de Donald Trump au début de la guerre. Il suggère que la Syrie s'occupe du esbola et que Benjamin Etanya arrête de bombarder des immeubles pour chercher une personne et tuer tous les résidents. Oui, ce qui est formidable, c'est que Ahmad Sha, le président syrien a dit "Ce n'est absolument pas mon travail.
Ce n'est pas le travail de la série de s'occuper. Voilà. Exactement.
Mais si vous me permettez rapidement, je pense que cette guerre s'arrêtera avec une grande probabilité entre Washington et Ter mais avec autant de probabilité, cette guerre va continuer entre Talaviv et Terran. Ce n'est pas parce que les Américains arrêtent cette guerre, les Israéliens l'arrêteront. Non.
Alors, les Américains, le scénario, le plus probable, c'est que ils deviendront euh euh arbitre entre les Iraniens et les Israéliens. Ils vont choisir ce rôle-là qui convient parfaitement à Donald Trump. Mais euh non.
Euh pourquoi ? Parce que la raison est très simple. La géopolitique, la sécurité, l'économie, enfin l'Iran, la République islamique d'Iran pour Israël, c'est une question existentielle, ce qui n'est pas le cas pour les États-Unis.
Est-ce que c'est un retournement de veste de la part de Donald Trump à l'égard de Benjamin Netaniau ? Parce que finalement il a il a suivi Israël au moment de déclencher la guerre il y a 108 jours ou on a beaucoup dit qu'il avait été entraîné. Il faut relativiser parce que il y avait quand même des buts de guerre spécifiquement américains qui étaient pas directement initiés par Israël puisque Israël en faisait une question existentielle mais la question du nucléaire était un enjeu central pour les Américains notamment par rapport à la prolifération.
Donc c'était pas contingent le fait queil y ait eu cette opération. En revanche, effectivement, en terme d'arbitre, il l'est déjà un peu hein. Il a retenu la main des Israéliens pour une deuxième vague de frappe aérienne qui devait être très importante.
Et donc, il a imposé ça à Benamin Netou en lui disant que s'il acceptait pas, il va il allait se retrouver tout seul. tout seul, c'est-à-dire sans le soutien américain. Euh ce qui peut pas se permettre de faire aujourd'hui, mais ce qui le met en difficulté évidemment euh en interne en Israël parce qu'il y a la perspective des élections et tout le monde le critique pour justement ne pas être parvenu d'une part à résoudre la question du désarmement dubola malgré tout le toute les opérations menées et surtout d'avoir perdu entre guillemets le soutien de Donald Trump. [grognement] Donc on voit qu'il y a une il y a effectivement une mutation au niveau régional qui est très très importante et d'ailleurs dans la tête des Israéliens, il y a l'anticipation qu'un jour il faudra se passer du soutien américain euh et notamment en terme de de programme d'armement, c'est-à-dire qu'il y a un programme autonome d'armement euh pour éviter euh une trop forte dépendance.
Mais vous avez parlé de pardon, un paradoxe a constaté que bah il y a quand même eu une supériorité militaire massive des Israéliens. Ils ont éliminé le guide suprême. Ils ont fait absolument ce qu'ils voulaient dans le ciel iranien.
Ils avaient des bases même un peu partout dans la région en Irak et même des opérations du Mossade en Iran même et de constater qu'à l'arrivée bah aucun vous l'avez tous dit aucun des buts de guerre n'est atteint et que en plus ils perdent le soutien potentiellement de l'allié américain. Donc en réalité en tout cas il est relativisé. Oui.
Ils sont revenus à la situation hantée. C'est tout ça pour ça. Oui, tout ça pour ça.
Et en plus en faisant comme je dis encore prendre conscience aux Iraniens qui pouvaient contrôler le D3 d'Ormau, ce qui est quand même pas rien. Il y a il y a quelque chose qui n'a pas encore été évoqué. Depuis les sanctions, l'Iran vend à la Chine du pétrole à Bakou et ça c'est du carburant dans le dans le moteur de l'économie chinoise.
Là, peut-être que dans les négociations, je n'en sais rien, peut-être que vous êtes mieux renseigné que moi, ce point va pouvoir être mis sur la table par Donald Trump parce que lui, il a intérêt à affaiblir le géant chinois. Ils sont, vous souvenez, la guerre des empires, c'est elle est encore en cours celle-ci. Donc ce peut, ce point pourrait être aussi abordé.
Il faudra le suivre avec intérêt parce que je pense que c'est aussi dans la tête de Donald Trump. Mais ce point, il est essentiel parce que ça rejoint aussi le droit de passage sur le sur le D3. S'il y en a qui n'ont pas intérêt à avoir un droit de passage sur les TR, ce sont les asiatiques et notamment les Chinois.
Tout à fait. Donc euh pour l'instant effectivement Donald Trump a peut-être cédé ce droit de passage mais n'est pas dit que dans les discussions euh qui vont dire derrière euh les Chinois euh du côté des Iraniens parce qu'ils sont quand même plutôt proches, ils sont partenaires, euh ne fassent pas plier, ce sera pas Donald Trump qui fera plier les Iraniens, mais ce seront les Chinois. Et pour aller dans votre sens, d'autant plus que en réalité le premier fournisseur de pétrole des Chinois, c'est pas Tréran, c'est l'Arabie Saoudite.
Oui. Et et l'Arabie Saoudite ne veut pas pareil de on on a 30 secondes. On Moi, je voudrais vous poser la question.
Est-ce qu'il faut croire à la paix ? [rires] La paix non mais je C'est une question de B de F non [rires] d'une manière synthétique. La paix au Moyen-Orient, non mais je l'ai le conflit pour le moment.
Oui, cette négociation entre le nouveau guide pourrait durer jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump. Mais ce qui est désormais le centre de gravité au Moyen-Orient, ce n'est pas cette guerre entre les États-Unis et et la République islamique. C'est ce qui se passe entre le Liban et Israël.
Israël occupe encore 20 % du territoire libanais et le Hizbouah n'est pas désarmé. Tant que ces deux problématiques sont là, il est peu probable qu'on entre dans la période de paix. Et le bac de philo, c'était peut-on être heureux si les autres ne le sont pas le sujet d'hier.
Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voie compte. Je rappelle votre livre Adel Bakawan, la décomposition du Moyen-Orient chez Talandier. Merci infiniment à tous les trois.
Dans un instant, un tout autre sujet dans la question qui fâche. Quelle autonomie pour la Corse ? On va en parler dans un instant avec nos trois prochains invités.
Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est David Revau d'Alon. Restons à Éviant, mon cher David avec donc Emmanuel Macron et Donald Trump qui s'y sont retrouvés depuis hier pour ce sommet du G7 après des mois de tension, voir des années.
Et ce qu'on a pu voir depuis hier, c'est encore que entre ces deux là, c'est je t'aime moi non plus en fait. Oui. Et et surtout ces derniers temps, c'est vraiment moi non plus hein.
La preuve en image. On voit que le président américain à son arrivée à Évian, il était un tentinet froid et même carrément glacial. Il faut dire que quelques heures avant d'atterrir hier, il avait menacé d'imposer un tarif douignier sur tous les champagnes et vin français.
Je cite tarif de 100 % si Paris ne supprimait pas sa taxe sur les services numériques réclamés aux entreprises de la tech américaine. Sympathique ambiance pour commencer une réunion. Donc alors pour l'anecdote, le compte Instagram de l'Élysée avait choisi une chanson pour chaque poignée de main d'Emmanuel Macron avec un des dirigeants du G7 et avec Trump, il a opté pour Love is a long road de Tom Petty.
Oui, on aime. L'amour est un long chemin, un très long chemin en effet. Adeline parsemé d'embûes.
Quelles embûches, David ? Le rapport entre Macron et Trump qui se sont quand même assis côte à côte aujourd'hui au sommet du G7. On voit l'image, c'est bientôt 10 ans de relation tantôt affectueuse, tantôt tumultueuse entre coup de foudre et coup de pression, entre complicité et rivalité, entre caresse et bras de fer.
Et quand je dis bras de fer, je n'exagère absolument pas. Regardez cette première rencontre en 2017 à Bruxelles alors qu'ils viennent tous deux euh d'accéder au pouvoir. Première poire de main virile, donc ils veulent pas se lâcher.
Le ton est donné. Quelques mois plus tard, première scène de ménage, Trump menace de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Macron réplique avec une contrefaçon de son slogan de campagne Make Our Planet Greet again.
Et puis première réconciliation à l'occasion du 148 à 2017 à Paris où notre président en met plein la vue à son homologue véritablement impressionné hein par notre défilé militaire et notre fanfare au point qu'il annonce qu'il va s'en inspirer pour la fête de l'indépendance américaine. Et depuis bah la fête est finie et les motifs de fâcherie se sont accumulés. Oui.
Et les deux hommes se sont souvent cherché des pou, voire des pellicules, hein. On se souvient pas image. Retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.
Critique française sur l'isolationnisme trumpiste. Réplique par tweet interposé de Trump sur le taux de chômage français. Attaque contre l'Union européenne, désaccord Ukraine, escalade commerciale l'été dernier, j'en passe et des meilleurs.
Sans compter les coupbas après l'épisode de la gifle infligé à notre président par son épouse. Je cite Trump qui se moque. Il se remet encore du coup de point qu'il a pris à la mâchoire. propos ni élégant ni à la hauteur contreattaque Macron et puis au sommet de Davos en janvier dernier.
Tout le monde se souvient de la Macron en lunette de soleil qui explique qu'il préfère le respect plutôt que les bruts. Trump lui se lâche, on l'écoute. Bon, on le voit, Macron Trump, c'est du brutal.
Mais sans rancune, notre président a convié son homologue à dîner demain sous les ors du château de Versailles et Trump apprécie. J'adore les beaux endroits. Je devais partir dans l'après-midi et le président français qui se trouve être un homme très gentil m'a invité à dîner à Versailles.
Et Versailles, c'est pas du plaqué oror. Versailles c'est du lourd. C'est du lourd.
Notre chef de l'État tenterait-il d'amadouer son vis-à-vis bien connu pour son amour du fast et du clinquant. Rappelons qu'en 2017, il avait offert à Vladimir Poutine les honneurs d'une réception dans le palais du Roi Soleil. On l'a constaté sans grand succès.
Merci David. On passe à la question qui fâche for sur. Il y a un proverbe corse qui dit "On ne parle pas des choses qui fâchent." Et bien ce soir, on va en parler quand même parce que ça s'appelle la question qui fâche et que les députés vont se pencher toute la semaine sur ce projet de loi du gouvernement qui vise à inscrire le statut d'autonomie de la Corse dans la Constitution française.
C'est la première fois qu'une autonomie serait accordée à un territoire métropolitain. Et on en parle avec vous ce soir, Laurent Marcangelie. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes député horizon de Corse du Sud. Merci d'être là au côté d'Hugo Bernalicis.
Bonsoir. Député insoumis de l'autre bout de la France du Nord. Merci de votre présence et bonsoir Benjamin Morel.
Bonsoir. Toujours constitutionnaliste au Benjamin. Et vous avez signé il y a quelques jours une tribune retentissante dans libération intitulée "N'introduisons pas le racisme et la discrimination dans la Constitution".
Je laisse Hélène Bonduel vous poser la question qui fâche. Quelle autonomie pour la Corse ? C'est la question qui fâche ce soir, celle à laquelle vont devoir répondre les parlementaires.
L'autonomie, une revendication de longue date des militants nationalistes Corse [musique] et à laquelle Emmanuel Macron ouvre la porte en mars 2022. À l'époque, le militant indépendantiste Ivan Colona, [musique] condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfetac, décède en prison suite à une violente agression. La jeunesse Corse embrase les rues de Lille et le président charge son ministre de l'intérieur [musique] de ramener le calme en échange d'une promesse d'autonomie.
J'ai moi-même proposé à la demande du président de la République ce matin que nous allions peut-être vers l'autonomie. Donc je crois qu'on peut dire qu'on essae à la demande du président de la République française de fermer une page et d'ouvrir dans l'avenir un dialogue construit. Le processus bovau est lancé.
Le projet de loi sur l'autonomie de la Corse prévoit que l'île puisse adapter les lois et les règlements à son statut spécifique. Un statut lié à ses intérêts propres, dit le texte. son insularité méditerranéenne, sa communauté historique, linguistique, culturelle ayant développé un lien singulier à sa terre, par exemple dans le domaine des transports, de du développement du territoire ou bien sûr dans le domaine du statut de la langue corse ou de la lutte contre la spéculation puisque vous savez que dans l'île la spéculation fait des ravages.
Une région autonome au sein de la République. Les députés ont 4 jours pour débattre et se mettre d'accord sur le projet de loi. S'il est adopté à l'Assemblée, il arriverait au Sénat à l'automne puis devrait être voté au Congrès de Versailles en fin d'année.
Un texte au chemin long et incertain pour l'autonomie. Alors la question qui fâche la voici. La Corse deviendra-t-elle un territoire à part dans la Constitution ?
Laurent Marcangélie, Gill Siméoni, l'ancien président de l'exécutif Corse, dit que c'est un rendez-vous avec l'histoire. C'est ce que vous dites aussi. Évidemment que c'est un rendez-vous avec l'histoire.
C'est pas tous les jours que vous avez un débat au Parlement sur une modification de la Constitution qui concerne le territoire dont vous êtes élu, dont vous êtes un enfant dans lequel vous avez grandi et dans lequel vous avez fait tant de projets. C'est son cas, c'est le mien également. Donc aujourd'hui, nous sommes dans un moment au regard de l'histoire de la Corse, mais je le pense également et je serai pas démenti à mon avis par les autres personnes qui sont sur ce plateau, un rendez-vous important au regard de ce que cela représente pour le texte fondamental qui est la Constitution, pour l'histoire constitutionnelle de la France et pour le regard que nous portons sur la manière d'administrer au mieux des territoires en fonction de leur spécificité, de leur singularité puisque Est-ce que c'est de cela dont il s'agit ?
Benjamin Morel, je le disais, vous avez signé à quelques jours une tribune particulièrement sévère dans laquelle vous dites en substance que ce texte va introduire une logique identitaire dans notre Constitution. Pourquoi ? J'en ai signé également un autre dans le monde avec d'autres collègues he Anne Levad, Olivier Beau, Michel Troper et cetera parce qu'en effet parmi les constitutionnalistes, on s'inquiète beaucoup aujourd'hui de ce texte.
Comment est-ce qu'on définit en droit le communautarisme ? Pour définir le communautarisme en droit, on utilise la décision du Conseil constitutionnel du 15 juin 1999. le communautarisme, c'est le fait d'accorder à un groupe eu égard à des à des particularités culturelles, linguistiques, religieuses, des droits particuliers qui et bien font varier ses droits par rapport aux autres citoyens.
Que consciise ce texte ? Une communauté culturelle, linguistique, historique et il en déduit des droits. C'est textau bien le terme communauté dans le terme communauté mais à la rigueur même s'il sautait, ça ne poserait ça ne règlerait pas tout en fait.
C'est culturel, historique, linguistique. Vous créez avec ça deux catégories de français. Vous savez, moi je suis enseignant et quand j'ai un étudiant qui vient à moire qui me fait "Monsieur Morel, monsieur Morel, je veux que mes droits droits sont les droits de ma communauté soient reconnus." Je lui dis depuis la nuit du 4 août 1789, ça devrait parler à monsieur le député et bien il n'y a qu'une catégorie de français hors situation colonial et donc dans ce cadre-là ta communauté n'est pas reconnue mais aucune communauté n'est reconnue parce que la seule communauté reconnue c'est la communauté des citoyens fondée sur des valeurs universelles.
Si demain je peux plus répondre quoi, ça je réponds quoi ? Ben, je dois lui répondre écoute, voilà, euh il y a une communauté qui est reconnue dans la Constitution, la communauté culturelle, historique, linguistique, corse. La tienne a tout autant le droit de citer et donc je lui accorde également des droits.
H on sort de la définition de la République, on sort en effet et c'est pour ça que ça ne concerne pas que la Corse, on est dans une logique communautarienne. Soit je lui dis "Ben écoute, ta communauté à toi, elle sent pas très bon. Elle a pas la bonne couleur, pas la bonne religion, pas la bonne langue et donc elle aura moins de droit.
Ça veut dire que je reconnais des communautés et que je les hiérarchise. Et ça juridiquement bah c'est la définition du racisme. Hugo Bernalis que voteront les insoumis ?
Euh déjà je vais peut-être un peu revenir sur ce qui vient d'être dit qui est quand même une une charge relativement lourde et même provoquante, je dirais en tout cas à l'égard de ceux qui ont réclamé ce texte et de ceux qui aujourd'hui le le défendent et le et le proposent. Je ne suis pas sûr qu'il soit mu par un objectif de de racisme étant entendu que dans la rédaction qui est proposée là, monsieur Morel, vous êtes constitutionnaliste et vous avez bien vous avez je vais je vais faire une phrase complète si ça vous dérange pas, je vous ai pas interrompu et c'est pas l'envie qui m'en a manqué et moi aussi. Voilà.
Euh donc bien sûr, bien sûr, mais voilà, on va fixer les règles tout de suite. Ce sera ce sera parfait pour la suite. Euh il y a un principe de subsidiarité euh euh c'est-à-dire que le le peuple corse n'est pas en dehors euh du peuple français.
D'ailleurs, j'aurais préféré une formule peuple corse composante du peuple français soit en passant. Mais l'ordre juridique qui est établi, c'est qu'il y aura une loi organique qui définira ce qu'auront au droit cores comme en matière de compétence. loi organique qui sera un vote simple de l'Assemblée nationale et du Sénat, enfin du Parlement, une majorité simple et qui peut être faite et défaite au gré des majorités successive.
Donc donc expliquer qu'il y aurait des droits euh euh alors qu'ils sont subsidiaires en réalité euh pour les Corse par rapport au droit euh national dans la dans le le texte qui est proposé, c'est pas de l'indépendance euh et c'est pas non plus de l'autonomie euh qui serait qui se construirait contre la République à mon avis et c'est pourquoi aujourd'hui nous sommes sur une position et je vous je profite pour vous répondre aujourd'hui d'abstention parce que on a quand même effectivement des remarques qui sont mises sur la table qui interrogent au regard de l'égalité puisque que si vous demandez si c'était un rendez-vous avec l'histoire, j'ai l'impression plutôt que c'est un rendez-vous avec la devise républicaine, liberté, égalité, fraternité et comment tout cela se réalise. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui la devise liberté, égalité, fraternité produit des inégalités en Corse et produit un non respect d'un certain nombre de princi pardonnez-moi.
Qu'est-ce qui en quoi est-ce une spécificité Corse ? J'y viens, j'y viens, j'y viens. Mais encore une fois, si vous m'interrompez moi et pas les autres, on va pas le droit de poser des questions.
J'en pose à tout le monde. J'ai j'ai voilà, je mets en place un certain nombre de règles dès le départ. À mon avis, c'est mieux pour pour tout le monde, surtout sur ce genre de de débat où chaque mot a son importance.
C'est une accumulation de spécificité qu'il y a en Corse. Et c'est ça qui fait la spécificité et la singularité de la Corse. Et vous avez à la fois une île, à la fois des montagnes, à la fois une langue, à la fois un peuple, à la fois des difficultés économiques et des inégalités avec le continent, une discontinuité.
Bref, donc je c'est l'ensemble qui fait la spécificité euh de de la Corse et franchement, je comprends que d'un point de vue du droit, on puisse soutenir des arguments tels qu' ont été donnés par monsieur Morel. Mais d'abord nous faisons ici de la politique, pas du droit et nous réglons d'abord des problèmes politiques. Est-ce que la gauche d'habitude ne combat pas les distinctions fondées sur l'origine ?
C'est pas du tout ça. Mais mais si on est originaire de Corse, on aura des droits qu'on a pas en étant des continentu par exemple. Peut-être peut être amené non pas mieux que d'autres. mais quand même avec une forme d'expérience qui est d à à ce que je suis, c'est-à-dire un élu de la Corse, un homme qui a décidé de s'établir en Corse parce qu'il y est né, parce qu'il y a grandi avec des convictions républicaines que je ne veux pas me voir reprocher par qui que ce soit.
Euh nous sommes une île. Hm. Et cela justifie les discussions que nous avons.
Ça c'est une très bonne remarque et c'est bien cela qui aujourd'hui à mon avis est au cœur de tout. Une île. la seule île région métropolita du pays et de mon point de vue puisque je ne suis pas militant nationaliste autonomiste ou indépendantiste, je n'ai jamais été je n'ai pas vocation à le devenir, je considère que tout est là, c'est-à-dire une île qui de par le fait qu'elle est une île, une île de montagne, un enchevêtement de montagne rencontre des contraintes des contraintes démographiques, économiques sur les transports, sur l'énergie et que l'application des textes définies par le législateur au niveau national et de certains règlements définis par le gouvernement ne sont pas parfois applicable en Corse.
Et j'ajoute et je conclurai et je conclurai parce que c'est aussi important et je peux le faire encore plus fortement que d'autres puisque je suis un adversaire politique de ceux qui gouvernent qui dirigent la Corse aujourd'hui. Je les ai combattu. C'est la seule élection que j'ai perdu.
Mais je voudrais comprendre que pourra faire la Corse qu'elle ne peut pas faire aujourd'hui avec quand même dire aux Corse qui ont voté en 2014, en 2015, en 2017, en 2021 qui ont encore réélu des maires à Bastia, Porto Vécio, des députés parfois trois sur quatre autonomistes revendiquant un process d'autonomie pour la Corse que leur vote au bout du compte ça sert à rien. C'est notre argument et du coup je je le partage. On peut revenir quand même un peu sur la question de l'insularité parce que ça en effet c'est intéressant. dans le texte.
Mais dans ce cas-là, pourquoi ajouter historique, culturel et linguistique ? Et là, il y a rien à voir avec l'insularité. Par ailleurs, vous n'arrêtez pas de dire qu'il y a un statut insulaire en Méditerranée.
C'est pas vrai. La Crète n'est pas autonome. Les Baléars sont autonomes mais moins que la Catalogne.
Quant à la Sicile, elle est moins autonome que le Val d'daust. Par ailleurs, ici, on donne un statut à la Corse qui sera un statut de plus grande autonomie par rapport à la Réunion qui est également une île si je ne m'abuse berceré par un autre océan et même que la Polynésie qui est un archipel qui lui aussi s'étend dans un autre océan. Donc l'argumentillaire est un prétexte sur ce que ne peut pas faire la collectivité.
Vous avez Justine Moni qui est intervenu chez vos confrères ce matin qui a dit "Écoutez, le gros problème c'est ce que vous évoquez, c'est de concilier la loi littorale et la loi montagne. Et on peut pas le faire avec la loi. On peut le faire avec la loi.
Il y a eu un amendement qui a été adopté dans le casadre de la loi élan qui aujourd'hui permet de le faire seulement à la collectivité pour pouvoir conciller les deux devrai mettre à jour ce qu'on appelle leaduc. Autrement dit l'organisation générale qui permet d'appliquer la loi au niveau des communes. Elle l'a toujours pas fait.
Et donc vous voyez que là le problème c'est pas tant la loi, c'est pas le grand méchant étage jacobin blabla. En fait c'est la collectivité qui sur ce sujet et ben fait pas son job. Laurent [grognement] Marcangelie, il y a une vraie interrogation par ailleurs.
On parlait de la future loi organique qui déboucherait ensuite si ce projet de loi a été adopté. Il y a une vraie interrogation quand même sur le périmètre des domaines qui seront ouverts aux dérogations. On parle de tourisme, on parle d'aménagement du territoire, on parle de développement économique.
Mais je vais être assez rapide. Euh d'abord euh le texte, il est pas voté. Dans notre Constitution, le Parlement, il est souverain pour modifier la Constitution.
Il y a une écriture de départ et cette écriture, vous savez, il y a un long chemin encore et le chemin parcouru déjà depuis le départ est long. C'est mettre à la table des Laurent Marcangelli Horizon des Jean-Jacques Panounzi LR avec Gill Siméoni ou avec des indépendantistes et c'est aboutir à un accord politique. Je pense que sur une île qui s'est quand même quelquefois distingué pour parler politique autrement que dans les assemblées délibérantes, si vous voyez ce que je veux dire, c'est quand même un progrès.
Et par ailleurs, pour celles et ceux qui seraient aujourd'hui inquiet du phénomène de contagion que cela pourrait créer, et bien monsieur Morel, voyez-vous, c'est l'insularité qui l'empêchera. Donc je vois très bien parce que l'Alsace n'est pas une île parce que je pense que le Pays Basque n'est pas une île. Et bien oui, ben et bien ça sera le rôle du législateur de fixer les normes euh et notamment la norme la plus fondamentale d'entre elles.
Et je vois bien que l'argument de l'insularité vous déplaît mais il s'avère que l'argument de l'insularité en ce qui me concerne pour moi, eu égard à l'expérience de vie qui est la mienne et d'élu local et national qui est la mienne m'a amené à cheminer vers un accord politique qui consiste également à sortir d'une situation de blocage parce que nous sommes aujourd'hui en train d'écrire un nouveau cycle. il peut être malheureux comme il peut être heureux pour la Corse. Je je voudrais ajouter la raison pour laquelle on n'est pas sur une question de considération de racisme.
On serait sur une question de considération raciste ou même communautariste si la communauté corse qu'on définissait se définissait par exemple par un droit du sang héréditaire depuis des quatre générations et que pour bénéficier de ce droit spécifique qu'on aura en Corse, il faut être de cela. Non, ce qu'on va décider c'est que toute personne qui est en Corse, toute personne qui est en Corse sera sous le régime juridique euh applicable en Corse. Euh euh voilà.
Point. C'est pas plus compliqué que ça. Euh donc si si effectivement si on Non non non, c'est pas un sophisme.
Non, c'est pas un sophisme. Arrêtez de dire ça. C'est on est en train de débattre sérieusement.
Donc si vous voulez en choses, comme ça, vous y prenez bien. Si on veut prendre les choses sérieusement, on fait pas ça. On fait pas ça parce que il n'est pas prévu de toucher à 1 cm carr du périmètre régalien.
D'accord ? La nationalité, l'état civil et tout ce qui s'enit, c'est du régalien. C'est marqué noir sur blanc dans l'amendement qui a été soutenu par tout le monde qui fait un accord entre tout le monde tout le monde.
Donc je veux bien qu'on se fasse plaisir en se jetant des fantasmes à la figure mais discutons de ce qu'on on est en train de discuter. Et je voudrais vous dire, monsieur Moel, que en bon jacobin, je suis allé voir les débats en 1790 entre un certain camarade Maximilian Robespierre et un certain Pascal Paoli qui a été reçu en grande pompe dans le club de la constituante géré par les par les Jacobins et Maximilien Robespierre disait "Généreux citoyens, vous avez défendu la liberté dans un temps où nous n'osions l'espérer encore. Vous avez souffert pour elle, vous triomphez avec elle.
Votre triomphe est le nôtre. Unissons-nous pour le conserver toujours que c'est l'âge d'ennemi palis d'effroid à la vue de cette sainte confédération qui d'une extrémité à l'autre de l'Europe doit raller sous ces entadards tous les amis de la raison, de l'humanité, de la vertu et commencer son discours en remerciant la présence du peuple corque. OK. de alors moi je suis un bon jacobin de deux choses l'une.
Alors si vous reprenez vous êtes donc pour l'indivisibilité de la République. L'indivisibilité de la République depuis la nuit du 4 août 1789 c'est l'indivisibilité du législateur. On n'a jamais remis en cause ça sauf Napoléon quand il a dit les colonies c'est pas pareil.
Si vous donnez une autonomie législative et ça c'est un principe fondamental qui a été voté par la constituante et par la convention et bien à ce moment-là vous faites de la Corse juridiquement un statut qui ressemble au statut coloniaux. Si vous prenez la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Calédonie est un statut aujourd'hui de territoire en boîte décolonisation, l'Xit, l'ONU, la CDH, les accords de Numerè sur ce que vous dites ensuite. Et bien la réalité c'est que sur ces sujets, en effet, le régalien serait garanti.
L'éducation, vous êtes attaché aux droits sociaux, je crois. C'est pas du régalien. La santé, c'est pas du régalien.
C'est le bloc de constitutionnalité les Ah oui, mais je Alors, revenons là-dessus parce que quand même là-dessus, il y a quand même pas mal de confusions en terme de droit constitutionnel. Que permet de faire ce texte ? Ce per le ce texte permet eu égard à des prérogatives historiques, culturelles, linguistiques et donc en effet ça discrimine certains français d'atténuer l'application de certains droits.
C'est pour ça qu'on a besoin de ce texte. Sinon il y aurait pas besoin de modifier la constitution. Deuxème élément, vous nous dites et le gouvernement dit que tout sera bordé et borné par la loi organique.
Mais comment ça fonctionne ce qu'on appelle la hiérarchie des normes ? Les droits fondamentaux sont dans la constitution et ils s'imposent au législateur. Qu'est-ce qu'on nous dit là ?
On nous dit on va remettre en cause les droits fondamentaux dans la Constitution, mais ne vous inquiétez pas derrière la loi organique viendra faire que ce sera pas trop grave. C'est une inversion complète des bases de l'état de droit. Et là, c'est pour ça que aujourd'hui vous ne trouverez pas vraiment de juris qui vous dira que ce texte même des juristes qui peuvent être pour plus de décentralisation, plus girondin, même pour une forme d'autonomie que ce texte peut-être un bon texte.
C'est une horreur juridique. Laurent Marcangelie, un mot. Tout à l'heure euh Benjamin Morel a parlé de la Sicile.
Quid de la dérive mafieuse euh que craignent certains et notamment François Xavier Sécoli, député LR de Haut Corse qui estime que le texte initial ouvre la voie à un risque de pression sur les élus Corse, notamment de la criminalité organisée. Il y a même le collectif antimafia Massie Moussousini qui est allé dans son sens hier et qui a exigé des garanties solides. Que leur répondez-vous ?
Je leur réponds que la dérive criminelle qui frappe l'accord, c'est une réalité bien ancienne qui n'attend pas une discussion au sujet de l'autonomie pour pouvoir malheureusement s'inviter au débat. Et je vous rappelle comme nous l'avons voté en en commission des lois pour avis que les compétences régaliennes liées au pénal, liées à la justice, lié aux forces de police et de gendarmerie ne sont en aucun cas remises en cause dans ce processus. Moi, je veux dire à celles et ceux qui nous regardent et qui nous écoutent que si c'était un processus d'autodétermination ou d'indépendance tel qu'on a pu le vivre dans notre pays, il fut un temps et dans d'autres endroits avec toutes les douleurs que cela apporte, je ne pense pas que je me trouverai du côté de ceux qui demandent une issue politique.
Et je conclurai là-dessus, les écritures de Beauaveau sont à commencement. Le Parlement est souverain. Les débats vont commencer tout à l'heure, notamment sur les amendements et ça sera au Parlement. décrire le constituant légitime, souverain, mais également aux élus de la Corse dans leur diversité d'accepter de relever le défi.
Et ça c'est là tout le débat et toute la difficulté à laquelle nous sommes confrontés depuis le début. Et c'est d'un débat que nous suivrons évidemment dans chaque voie compte jusqu'au congrès de Versailles qui doit réunir les 3 5e des parlementaire. Oui, encore du travail.
Il y a le principe de nos régression qui sera en discussion dans la soirée. Les amendements que les insoumis ont déposé. Oui, oui, oui, oui.
Mais à surveiller euh à surveiller de près parce qu'on on créerait quelque chose dans dans notre droit constitutionnel qui qui plaira à tous euh les professeurs de droits constitutionnels dans les années à venir euh avec de la jurisprudence qui qui sera attachée, j'en suis sûr. Euh mais c'est aussi une solution politique, un certain nombre effectivement de choses qui ont été mises sur la table et et on est là pour y répondre intelligemment. Donc tous ceux qui défendent un c sont pas dans le vrai.
Merci invitation. Merci. Vous restez là tout de suite, c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée.
Tout ce qui s'est passé aujourd'hui ici avec Marco Pomier. [musique] Je l'ai fait rester. Oui, il voulait partir. [rires] Bonsoir Marco.
On commence dans ce Bourbon Express avec les les questions gouvernement cet après-midi et un gouvernement bah toujours sous la pression des députés après l'affaire Liana et dans la lutte contre les les violences sexistes et sexuelles. Oui, l'émotion après la mort de Liana ne retombe pas. Le sujet s'est de nouveau invité cet après-midi pendant la séance de questions au gouvernement 24 heures après la rencontre entre Sébastien Lecnu et les députés partisan proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants.
Cet après-midi, la socialiste Marie José Allemand a réclamé un calendrier précis pour examiner ce texte. Réponse du gouvernement. Tout ce qui doit encore être fait pour protéger les enfants victimes de violence sexuelle, pour protéger les femmes victimes de violence sexuelle sera fait dans la loi dans chacun des ministères évidemment engagés et évidemment sur la question des moyens.
Nous nous y sommes engagés de manière très claire et nous nous y tiendrons. Madame, nous demandons une date pour l'étude de cette loi. Depuis la mort de Liana, 6200 enfants ont été violés.
Il me semble que ça presse. Dès la semaine prochaine, nous nous retrouvons avec l'ensemble des députés engagés sur la loi intégrale. C'est la raison pour laquelle dès le lendemain de l'avis qui sera rendue par le Conseil d'État, nous nous réunirons à nouveau et nous y travaillerons tous les tésislés nécessaires de manière à continuer à agir, à continuer à nous mobiliser.
Vous l'avez entendu, le gouvernement attend donc l'avis du Conseil d'État sur cette proposition de loi intégrale pour fixer un calendrier plus précis. Hier soir sur ce plateau, le député modè Balanan, partisan de ce texte, évoquait un possible examen à l'automne en même temps que les discussions budgétaire. Et puis ça y est, Marco, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi pour renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat.
Oui. Après le Sénat, hier, l'Assemblée a approuvé en fin d'après-midi le texte porté par le député macroniste Charles Rodel. Adoption à une large majorité avec les voix du bloc central, de la droite et du RN.
Toute la gauche a voté contre. Le texte prévoit notamment d'allonger la rétention administrative jusqu'à 210 jours contre 90 aujourd'hui pour les étrangers jugés dangereux et qui font l'objet d'une OQTF une obligation de quitter le territoire. On poursuit avec de l'art.
Une nouvelle œuvre a été inaugurée aujourd'hui à l'Assemblée. Alors si vous passez devant le palais Bourbon sur lesqu à Paris, vous ne pouvez pas la rater. Oui, parce qu'il s'agit d'une immense fresque installée sur la colonade de l'assemblée.
Vous la voyez, Marianne Rêve. C'est le nom de cette œuvre inaugurée ce matin par la présidente de l'Assemblée et son auteur 7 l'un des artistes de rue les plus reconnus en France. Son installation met en scène une mariane contemporaine tournée vers l'hémicycle chargé de disséminer, je cite, les graines de la liberté et vous l'avez dit he difficile de passer à côté.
La fresque est visible depuis la place de la Concorde et les quêts scènes. Alors, d'un point de vue de mon ego, c'est très bien hein, je vais être vu par tout le monde. Mais euh oui, moi je pense que l'art de toute façon, c'est ce que je fais en général, c'est peindre sur les murs.
Euh c'est fait pour être vu dans la rue. C'est intéressant que les institutions s'appellent à nous et se rendre compte que un art populaire est aussi intéressant que des choses qui vont être plus intellectuelles ou intellectualisé, qu'on puisse parler à tout le monde. Et là, c'est de l'art qui parle à tous.
Euh alors, c'est pas évident que ça parle à tout le monde parce que cette œuvre, elle est déjà critiquée, hein. Oui. Et notamment par Jean-Philippe Tangi, hein.
Dans un tweet, le député Eren a dénoncer une éème croûte et une mocheté imposée par Yel Brun Pivé. Alors la présidente de l'Assemblée, bah bien sûr, elle a répondu. Regardez, qu'est-ce que vous dites gouvern ?
J'ai dit il s connait en croûte. OK. Ah super.
On passe du coup à la réaction de Yel pour une PIV. À chaque fois qu'il est question de culture, votre premier réflexe est le mépris pour les œuvres, pour les artistes et aujourd'hui pour ce qu'elle représente, bref que l'on aime ou pas hein cette œuvre, elle restera visible jusqu'au 28 septembre. Comme dit Laurent Marcangelie, l'art c'est quand même quelque chose de très papa qui avait une galerie d'art, il m'a toujours appris, il faut regarder avec toute la subjectivité, une œuvre d'art quelle qu'elle soit.
Bon, on termine avec du sport, avec le mondial de foot. Ça commence bientôt là. J'espère que ça va être plus consensuel.
Euh oui, la France face au Sénégal ce soir. Euh c'est un peu cornélien pour les députés là ce soir, non ? Oui, parce que ce soir à 21h30, bah l'Assemblée, elle continue justement l'examen de la réforme constitutionnelle sur la Corse.
Alors, suivre le match ou les débats, bah c'est un vrai dilemme he pour les fans du ballon rond. De nombreux députés ont tout prévu, les fans du ballon rond, justement au micro d'Antoine Palos et Vabignon. Ah, ce soir, je serai euh en fan zone à Sarcel dans ma circonscription.
Donc pour encourager l'équipe de France. Tout à fait. Je serai en hémicycle.
Ça empêche pas d'ailleurs de de filer, aller voir à côté ce qui se passe pendant le match. Malheureusement, je suivrai sur mon téléphone le résultat du match. Je suis en déplacement donc je fais en hémicycle jusqu'à 20h et ensuite oui, je vais suivre un peu le foot de façon assez évidente.
Bah, on fera un peu d'ubiquité. C'est on a prévu de regarder le match depuis une des salles du groupe socialiste, la salle Léon Bloom qui est pas très loin de l'hémicycle. Mais déjà 30 minutes de regard intense essentiel puisque de 21h à 21h30 on est pas en séance et après un regard attentif.
Je sais de faire de choses à la fois. Il sait faire de choses à la fois. Bah oui.
Et vous vous allez réussir à faire deux choses à la fois ce soir ? Écoutez vous avez la discussion générale qui va durer un peu de temps. Donc on sera pas dans le la discussion des amendements.
Donc on pourra être un peu plus distrait je pense pendant la discussion générale que si on était dans une discussion du texte. On est d'accord que vous n'avez pas le droit de suivre le match sur votre téléphone dans l'hémicycle hein ? Wou !
Le droit dans l'hémicycle, c'est très relatif. Ça dépend de qui juge. Ah vous voyez ?
D'accord. Et je parle je parle en connaissance des choses puisque j'ai cumulé trois sanctions pour faire des live Twitch depuis les musiques. Donc vous savez Non mais cela [rires] dit il y a beaucoup de députés qui nous ont confié aujourd'hui qui regardaient quand même sur leur portable en même temps à l'esc.
Vous savez, nous sommes des hommes et des femmes comme les autres. Allez-y, donnez-nous un pronostic alors on va voir si vous êtes bon. 2-0 pour la France.
Allez, un 31 31 pour la France. Pour la France pour la France ou pardon, ça me semble évident. J'en profite pour vous inviter à écouter le nouveau podcast de LCP.
Les matchs du pouvoir, c'est raconté par Jean-Pierre Grasen. C'est savoureux, c'est consacré aux précédentes coupe du monde de foot depuis 1934 quand le ballon rond devient un outil de propagande. Vraiment, aller y jeter une oreille, c'est savoureux.
Merci à [rires] tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de Chaque Voicte. Merci Fanny, on vous écoute demain matin sur France Info. 7h51.
Et merci David et merci à vous de nous avoir suivi. Chaque Voiconte revient demain en direct à 19h30. Excellente [musique] soirée sur la 8. h
Ayda Hadizadeh