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interviewLCI (sur YouTube)· 12 décembre 2024 13 min

Face aux experts du jeudi 12 décembre 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est 8h35 bonjour Claude maluré bienvenue vous êtes président du groupe Les Indépendants Républiques et territoire sénateur de de l'alliier nous attendons le nom d'un Premier ministre d'une première ministre je l'attends aussi il devrait être donné ce soir pourquoi est-ce que ça tarde TS pourquoi est-ce que c'est si compliqué cont tenu du contexte de l'enjeu budgétaire de l'enjeu pour le pays pourquoi est-ce que ça traîne tant alors je suis étonné de cette question et vous êtes pas le seul à la poser parce que les Français se la posent on a l'impression que c'est regardez ce qui se passe ailleurs quand on n'a pas de majorité et qu'on est obligé de faire des coalitions ou des pactes de gouvernement regardez ce qui se passe en Allemagne quand si au cas où mer serait élu dans au mois de février tout le monde nous annonce qu'il mettra 3 mois 3 mois à faire un gouvernement c'est pareil dans tous les pays euh de d'Europe euh où on doit euh où on doit avoir euh une coalition ou ou des pactes de gouvernement et par conséquent euh ce la spécificité la France c'est au contraire de former ses gouvernements très vite vous allez c'était pas le cas la dernière fois mais si le premier ministre est nommé ce soir il aura été nommé en quelques jours on a tellement l'habitude dans la 5e République d'avoir des majorités très fortes et où le lendemain de l'élection présidentielle le président dit voilà c'est un tel Premier ministre on n'est plus dans cette situation aujourd'hui mais on n'est pas du tout dans une situation anormal par rapport aux autres démocratiques qui mettent du temps à faire leur coalition peut-être que je vais du coup reformuler ma question différente est-ce que les politiques sont à la hauteur des enjeux du pays puisque ce que nous explique notamment soisig dans cette émission c'est qu'il est question de personne et que tout le monde pense à 2027 alors qu'il y a 3000 milliards de dettes alors que notre déficit glisse alors qu'il faut réformer les services publics alors que les hôpitaux vont mal et cetera et cetera et cetera oui bien sûr comment dire le personnel politique c'est facile de taper dessus mais le je vous signale que pour la première fois depuis 1958 ou 19 62 comme on voudra pour la première fois les institutions de la 5e République qui étaient particulièrement solides et qui permettaient des décisions qui permettaient des majorités ne le permettent plus et par conséquent aujourd'hui vous avez une Assemblée nationale divisée en trois blocs qui est d'une certaine manière ingérable par conséquent tout le monde y compris les politiques se disent et je sais bien que c'est pas une bonne réponse se disent ça ne pourra se clarifier que plus tard et notamment en 2027 et en même temps on n'a pas de on ne peut pas se va pas attendre7 peut pas attendre 2027 pour le faire donc la situation et implique de nouvelles méthodes de pacte de gouvernement ou de coalition auquel nous ne sommes pas habitués c'est ça qu'on est en train le N gordien qu'on est en train d'essayer de trancher aujourd'hui mais si si on suit votre raisonnement il aurait fallu passer encore plus de temps à trouver un premier ministre c'est presque trop tôt aujourd'hui parce que si on écoute ce qui s'est dit hier au Conseil des ministres le socle il a pas été élargi pour l'instant les socialistes sont pas avec vous je suis parfaitement d'accord avec vous mais le problème c'est que il va falloir plus de temps mais ce temps ça va être celui du Premier ministre ça va pas être c'est pas le président de la République c'est mais c'est une indication politique déjà de choisir un premier ministre si vous prenez un Premier ministre issu de la droite devenu macroniste comme Sébastien Lecornu par exemple vous envoyez un signal politique ça va être un signal politique ce premier c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron a réuni lundi dernier à l'Élysée l'ensemble des partis de l'arc en tout cas moi je me poser la question oui vous dites il a mis la char avant les B non non non non parce que il faut faire il a sa partie du boulot et le Premier ministre aura sa partie du boulot il a réuni l'ensemble de des des des représentants politiques du PACT de l'arc républicain c'était sa première justement pour savoir les chances qu'il y avait d'avoir un socle un peu élargi et et et et d'essayer de de trouver une il doit se mettre en retrait maintenant exaement c'est ce ce que vous lui dites ce matin c'est monsieur le Président reste à l'Élysée laissz exactement exactement et c'est ce que je pense en tout cas ce que j'espère qu'il va faire il réunit tout le monde pour se dire dans ses conditions vu ce que les uns et les autres me disent qui parmi ces quatre ou cinq nom peut être Premier ministre c'est serait le mieux adapté et ensuite et d'ailleurs il nous l'a dit il nous l'a dit lundi ensuite c'est au Premier ministre de continuer parce que le processus ne s'arrête pas là après le premier ministre il faut des ministres est-ce qu'il y aura des ministres de droite et de gauche ou ou que des ministres de droite ou que des ministres de GAE Michel Barnier a chuté notamment parce que il y a eu il n'a pas pu vu les conditions politiques vu la taille dule avoir à la fois des minist de droite et des minist de gauche c'est quand même ce qui tient le plus qui permet le plus de durer parce qu'on va avoir un problème de durée tout le monde se dit combien de temps ça va durer c'est d'avoir des ministres de tous les partis monieur on va poursuivre cet entretien dans un instant je suis curieux de savoir ce que vous pensez de la perception qu' Emmanuel Macron de la cohabitation est-ce que le président a vraiment accepter l'idée qu'il y avait une cohabitation vous allez nous répondre dans quelques instants cl mal l'invité du 69 ce matin l'invité du 69 ce matin monsieur maluré est-ce que le Président de la République selon vous a accepté l'idée de la cohabitation pure c'est-à-dire je préside le gouvernement gouverne et donc je nomme quelqu'un qui n'est pas de ma couleur politique et qui mènera la politique qu'il souhaite mener sous mon impulsion alors le problème c'est qu'on n'est pas dans une situation de cohabitation situation de cohabitation on les connaî il y a des il y a une majorité il y a une majorité qui n'est pas celle du président mais il y a une majorité et par conséquent aujourd'hui le problème n'est pas celui de la coabitation le problème est celui de la s de majorité et par conséquent le président quelles sont les trois solutions possibles et d'ailleurs Emmanuel Macron nous a exposer très clairement lundi dernier le premier c'est une coalition c'est-à-dire que vous avez des des ministres de droite et de gauche qui participent au gouvernement c'est ce que font les pays voisins le deuxième c'est un pacte de gouvernement c'estàd on vous euh on on on se décide de se mettre d'accord sur un programme minimum et le troisième c'est le minimum minimor c'est-à-dire un pacte de non censure pas de censure évidemment que dans l'échelle de de ces trois choses la coalition est le préférable de très loin parce que quand vous quand tous les partis ont des ministres au gouvernement ils sont moins tentés de de de jouer la division et cetera et et et par conséquent aujourd'hui Emmanuel Macron nous dit je suis face à cette à ces trois possibilités il préférerait la première il aura sans doute dans le meilleur des cas la dernière mais je crois qu'il a bien intégré aujourd'hui et notamment le fait que il il prépare il prépare cette possibilité et ensuite c'est au Premier ministre parce que comme je disais tout à l'heure les choses ne sont pas terminé la nomination du Premier ministre c'est une nouvelle négociation avec les partis politiques et qui cette fois et il et et rappelez-vous que que Emmanuel Macron a laissé Michel Barnier le faire dans Monsieur maluré ce que vous nous dites ce matin c'est qu'Emmanuel Macron doit nommer un Premier ministre qui mettra dans son gouvernement des socialistes des républicains des modemes des macronistes c'est ça qu'il faut maintenant je pense que ce serait la meilleure solution encore une fois comme le font tous nos voisins je pense que nous ne sommes pas que nous sommes loin d'être prêts à le faire ce sera un miracle si demain nous arrivons à le faire mais ce serait la meilleure et dans ce scénario là quelle serait la la la durée de vie du gouvernement Michel Barnier il a fait 3 mois donc c'est un gouvernement qui peut être assez vite périssable oui mais je je crois que le fait d'avoir voté cette première motion de censure et de voir dans quelle de comprendre ce que ça donne de voir dans quelle situation nous sommes et on n pas tout vu je je vous êtes bien placé pour le savoir on n pas tout vu avec les marchés on a pas tout vu avec Bruxelles et cetera on n pas tout vu sur le plan de de de de des impasses politiques qui sont qui sont nombreuses je pense qu'aujourd'hui si on a pu faire par exemple la réunion de lundi dernier à l' lé si aujourd'hui les socialistes les écologistes communistes éta étai présent c'est parce qu'ils se rendent compte que cette que que l'émotion de censure à répétition ça va avoir des effets extrêmement délétaires et que la crise va être beaucoup plus forte qu'on le pense regardez déjà la ré des agriculteurs les inquiétudes des retraités les inquiétudes sur les augmentations d'impôts parce qu'on on sera obligé de voter une loi spéciale qui n'aura pas le qui pourra pas augmenter le barè on est déjà dans une somme de de choses que les Français ne voient pas encore parce que c'est pas directement monsieur je vous arrête là attendez c'est pas avec cette équipe là ou ces configurations d'équipe qu'on va faire des économies hein c'est la période moi je vous le dis très clairement la période elle va être aux dépensiers pas aux économes hein c'est bien je suis bien ACC avec vous et je le regrette fortement c'est pas mal même le même le le le le comment dire le budget Barnier euh on a dit par solidarité parce que il faut que les institutions fonctionnent et tout on le votera et en ce qui nous concerne on l'a voté mais c'était un budget déjà extrêmement dépens des budgets d'impôts et de dépenses monsieur maluré le le le le Sénat passe pour être la chambre des sages donc un sage ben écoute depuis que l'Assemblée nationale marche plus avant le Sénat c'était les vieux cons maintenant c'est les vieux sages on s'en on s'en félicite j'ai pas dit vieux mais j'ai dit ça quelle est l'issue monsieur maluré il peut pas y avoir de dissolution avant le mois de juillet donc au mieux une nouvelle élection au mois de septembre qui ne garantit par ailleurs rien du tout euh ce qui a été terrorisé théorisé par Jérôme Fourquet qui reprend un un chercheur anglais c'est qu'il y a trois catégories de personnes désormais en France qui représentent auprou les trois tiers de l'Assemblée nationale et qui ne sont pas amenés à voter différemment donc on pourrait être dans la même configuration le président de la République a redit qu'il irait au terme de son mandat confié par les Français donc on fait quoi pendant 3 ans il se passe plus rien de crise en crise on fait ce que l'une des trois solutions que je viens de vous dire la la la solution de la démission du président de la République qui est souvent évoqué et notamment par les extrêmes parce que de toute façon eux ils veulent la démission du président de la République ils veulent la crise des institutions ils veulent prendre le pouvoir pour instaurer un truc à illibérale à la orbane ou autre bon mais le le la solution euh démission du président de la République elle ne résout absolument rien puisque le lendemain un président de la République nouveau nommé se trouvera exactement dans la M situation il sera avec la même assemblée nationale et par conséquent c'est une chimère que de penser que la démission du président et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs la deuxième raison pour laquelle ce serait une mauvaise chose c'est que si un jour ou l'autre le président de la République qui est quand même une des clés de voûe une principale clés de voûe de la 5e République devait être amené à démissionner je peux vous dire que on enclenche un système dans lequel ses successeurs seront exactement dans la même situation à chaque fois on dira désormais c'est c'est le président de la République qui doit démissionner et donc je moi je conseillerai absolument pas je crois que Macron a raison de dire je je suis là et je suis la clé une des clés d'outes de ces institutions si par hasard il devait ne pas tenir je pense que ce serait mauvais pour lui bien entendu mauvais immédiatement et mauvais pour tous ses successeurs donc je pense que la solution n'est pas là la solution elle est elle est faite elle n'est pas satisfaisante c'est la première fois que la 5 République et et c'est pas une raison pour renverser la 5e République ça fait 60 ou 70 ans qu'elle qu'elle a été d'une solidité à toute épreuve y compris dans les cohabitations c'est pas le moment de jeter le bébé avec lein mais elle est dans une de ces apories sans changer les institutions est-ce qu'il ne faut pas les faire les faire évoluer est-ce que introduire une dose de proportionnelle peut-être avec une prime majoritaire si elle n'est pas totale est-ce que ça n'est pas une solution pour peut-être déverrouiller un petit peu cette situation c'est moi je suis assez traditionnellement assez défavorable à proportionnel parce que euh l'Assemblée nationale que vous avez aujourd'hui en définitive c'est une Assemblée nationale que vous auriez eu depuis longtemps si vous aviez la proportionnaireou euh et par conséquent c'est pas à mon avis en en en supprimant le scrutin majoritaire et en replac avir la proportionnelle que vous allez résoudre un problème qui serait posé de toute façon avec la proportionnelle donc moi je suis je suis vous savez chaque fois qu'on qu' qu'on on veut résoudre un problème en changeant la Constitution on l'a vu au cours des dernières années euh je vous signale que si on est dans cette situation aussi c'est parce que il y a quelques années on a décidé qu'on pouvait pas dissoudre avant c'était pas dans la Constitution la constitution initiale vous pouvez dissoudre autant de fois que vous vouliez et par conséquent aujourd'hui chaque fois que vous changez la Constitution et c'est le pruride de tous les présidents de République il veulent absolument changer le la Constitution vous vous vous rajoutez 10 problèmes que vous n'avez pas vu venir à au problèm que vous vouliez régler donc je je pense que changer la Constitution comme disait Nietzsche il faut y aller sur des pattes de colombe merci beaucoup Claude maluré d'avoir été avec nous ce matin sur LCI

Face aux experts du jeudi 12 décembre 2024 — Claude Malhuret · Pourquijevote