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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 31 juillet 2025 14 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Reconnaissance de la Palestine: Emmanuel Macron a-t-il réussi son pari?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il pris cette décision d'annoncer la reconnaissance de la Palestine ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron a-t-il réussi son pari diplomatique ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels engagements concrets ont été pris pour la création d'un État palestinien ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce la première fois depuis longtemps que la diplomatie reprend ses droits ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30George MalbrunFait
    « Le Canada prévoit de reconnaître l'État de Palestine en septembre à l'ONU. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le Canada prévoit de reconnaître l'État de Palestine en septembre à l'ONU. Voici ce qui a annoncé son premier son premier ministre ce mercredi. Une annonce qui suit celle de la France de la semaine dernière et on se demandait justement la semaine dernière si cette initiative d'Emmanuel Macron pouvait entraîner d'autres pays.

On se le demandait avec George Malbrun. Bonjour George. Bonjour.

Merci d'être avec nous aujourd'hui pour reparler de ce sujet parce qu'aujourd'hui on a une nouvelle question sur ce sujet. reconnaissance de la Palestine après le ralliment de 14 pays. Manu Macron a-t-il réussi son paris diplomatique ?

J'invite bien sur le du Figaro à répondre à cette question, à répondre oui, à répondre non. On regardera ensuite ce que vous avez répondu. Euh George, on peut commencer par rappeler déjà pourquoi Emmanuel Macron avait pris cette décision d'annoncer cette reconnaissance la semaine dernière.

Alors, essentiellement pour tenir compte de la situation assez dramatique à Gaza où des dizaines de morts tous les jours Palestiniens sont relevés, il y a une émotion internationale très forte et donc en grande partie pour cela, Emmanuel Macron a hâté un petit peu une décision qu'il devait prendre annoncer en tout cas à l'Assemblée générale des Nations Unies fin septembre à New York. Et donc effectivement, il y a eu cette annonce forte de d'Emmanuel Macron qui qui a un peu surpris et qui a été suivi, vous l'avez évoqué brièvement lundi soir par une annonce encore plus surprenante, celle de K Starmer, le premier ministre britannique qui a annoncé que le Royaume-Uni reconnaîtrait la Palestine avant l'Assemblée générale des Nations- Unies si jamais Israël ne remplissait pas un certain nombre de questions de conditions, c'est-à-dire signer un cesser le feu, s'engager clairement vers la voie d'un état palestinien et cetera. Autant de conditions qui ne seront pas remplies par le gouvernement israélien qui est opposé à tout ce qui vient d'être énoncé.

Par conséquent, on peut considérer que la reconnaissance britannique est acquise. Donc ça c'était la première surprise hein parce que ça s'est fait juste dans la foulée de la visite de Donald Trump en Écosse, la rencontre avec Starmer euh vis-à-vis d'un d'un pays donc la Grande-Bretagne qui est l'ancienne puissance mandataire qui est toujours qui est toujours aussi lente entre justement son alliance à sa proximité avec les États-Unis et puis son rôle historique. Starmer est poussé par une partie de l'opinion publique et par des partis politiques et des députés.

Il y a une lettre qui a été signée par 221 députés qui l'ont poussé en sens. premier événement lundi soir et hier le Canada, le premier ministre canadien qui a annoncé lui aussi que le Canada donc rejoindrait la France en septembre pour reconnaître l'état de Palestine. Donc ça veut dire deux autres pays du G7 et donc le Canada proche des États-Unis, enfin approche géographiquement États-Unis d'ailleurs Donald Trump en personne qui s'est empressé de menacer le Canada en disant que si jamais il reconnaissait la Palestine, ça va être difficile de signer un accord commercial.

Donc on voit qu'il y a une que que Emmanuel Macron a su créer une une dynamique en faveur de cette reconnaissance qui était le but du président français qui était le but du président français. Alors pour répondre à votre question, je crois que c'est encore un peu tôt pour dire que Emmanuel Macron a réussi son paris diplomatique, mais en tout cas, il est en passe de réussir parce que outre donc la Grande-Bretagne, le Canada, la France, la Belgique a priori ses faits devraient annoncer en septembre sa reconnaissance. Euh et d'autres pays sont encore très hésitants.

C'est en particulier l'Australie, euh le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Portugal a priori devrait reconnaître Malte également. Donc on voit qu'il y a un effet domino. Alors ce qui est intéressant de de je montre juste ça c'est ça c'est la carte justement des pays avec en rouge les pays qui ont annoncé qu'ils allaient reconnaître, en bleu les pays qui reconnaissent déjà et en jaune les pays qui ne reconnaissent pas.

Mais comme vous le dites, voilà, par exle, on voit l'Australie qui étant jeune, qui ne reconnaît pas mais qui pourrait basculer voà. qui en en gros il y avait une plus de 140 pays qui reconnaissaient l'état de Palestine avant cette offensive diplomatique. Là, il doit en avoir 148 et on voit bien aujourd'hui que les pays en jaune, d'Europe de l'Est euh ne n'ont pas l'intention de reconnaître, mais avec aussi, c'est ce qui inquiète Israël.

Par exemple, un pays comme l'Allemagne qui est traditionnellement favorable à Israël pour des raisons historiques évidentes, commence à hausser le ton et à dire que ce débat sur la reconnaissance en Allemagne prend de l'importance et que voilà, l'Allemagne a dit qu'elle ne reconnaîtrait pas mais en septembre en tout cas même l'Italie a dit qu'elle ne reconnaîtrait pas mais assigné en début de semaine avec la France et très autres pays auxquels on a fait allusion une une déclaration pour aller dans ce sens-là parce que ce qui ce qui est important de souligner c'est c'est que si vous voulez on focalise beaucoup sur cet acte de la reconnaissance de la Palestine par la France et nombre de pays certes mais ce que ce que ce que ce qu'on fait en particulier les diplomates français avec les Saoudiens puisqu'ils sont à l'origine de cette initiative vous souvenez qu'en juin Macron et Mohamed bin Salman le prince héritier devait réunir à New York une une grande conférence consacrée aux deux états. conférence qui a été reportée en raison de la guerre entre l'Iran et Israël. Ce qui s'est fait quand même en coulisse patiemment de manière invisible, c'est que à côté de cet acte de reconnaissance, les diplomates français ont ont travaillé pour que il y ait un chemin, il y a une architecture pour dans la prévision de cet état de Palestine, hein, qui reste aujourd'hui virtuel. d'engagement été pris parabas le chef de l'autorité palestinienne en particulier sur la démilitarisation du futur état de Palestine.

Bon, ça c'est important mais c'est plutôt symbolique. Mais des engagements aussi très intéressants sur par exemple quelque chose qu'on connaît peu mais qui qui était très contesté et qui inquiétait beaucoup Israël, c'est par exemple l'autorité palestinienne payait les familles des prisonniers qui étaient détenus en en Israël pour avoir tiré pour avoir commis des actes contre l'occupation et cetera. Et donc sous la pression française et d'un certain nombre d'autres pays, l'autorité palestinienne le 1er juillet, je le raconte dans le papier que j'écris aujourd'hui, a décidé de mettre un terme à à ces à ses compensations financières.

Donc ça c'est important. Il y a aussi une réforme qu'elle va mettre en œuvre euh sur les curriculums vités euh des curriculums parlons scolaires hein euh pour le qui sont dans le dans les écoles palestiniennes. Il y a aussi l'engagement qui a été pris avec l'ensemble des pays arabes surtout donc poussé un petit peu par Emmanuel Macron de d'aller vers cette fameuse normalisation des pays arabes d'Israël pardon de la part de ces pays arabes à condition qu'Israël euh reconnaisse un état palestinien.

Bon là, on en est loin. Donc voilà, il y a tout ce package qui qui est important et qui participe justement à convaincre ces pays dont on parle qui sont hésitants. Donc ça c'est important de le souligner.

Il s'est passé beaucoup de choses effectivement sur cette semaine. Il y a aussi des des pays arabes qui ont condamné directement le Hamas plus fort que ce qui était le cas avant. Exactement.

Et puis il y a il y a eu surtout parmi ces détails qui sont euh qui sont assez comment dirais-je invisibles. Il y a eu par exemple deux pays qui sont les soutiens traditionnels du Hamas, la Turquie et le Qatar qui ont appelé dans le cadre de cette déclaration rédigée à New York par euh par de nombreux pays et et la France qui ont appelé le Hamas à désarmer, à céder ces armes. Or, vous savez que c'est une des principales exigences d'Israël bien sûr, des États-Unis, mais aussi de nombreux pays arabes et de la communauté internationale en vue de d'incesser le feu à Gaza.

Donc voilà. Donc ce qui est important de souligner, c'est qu'il y a effectivement ce ce cet aspect reconnaissance qui est un petit peu le euh ce qui fait réagir tout le monde à droite, à gauche, pour, contre et cetera, qui suscite des réactions euh euh extrêmement exacerbées. Mais il y a surtout en en toile de fond et en arrière-plan un travail qui est fait justement la vers la création de cet état palestinien qui est aujourd'hui virtuel mais dit voilà il faut réformer, appeler à des élections, Marmouabas s'y est engagé et donc ça c'est important et c'est ça qui permet à des pays hésitants se dire bah oui finalement si on attend trop en plus et bien il n'y aura plus rien à reconnaître puisque Israël probablement à Gaza va continuer son travail de de SAP et en Jordanie risque d'annexer le territoire occupé.

Est-ce que c'est la première fois depuis longtemps que ça finalement ça avance aussi vite et qu'on qu'on voit finalement euh un horizon ? En tout cas, c'est la première fois au moins de depuis Oui. Certainement depuis le 7 octobre 2023 et depuis des années que la je dirais le le euh la diplomatie reprend un peu ses droits.

Euh c'est la première fois parce que les derniers sousetanou, il y avait absolument et et Marmouabas, il y avait aucune chance que la diplomatie reprenne ses droits. le le dernier espoir diplomatique date des années 20089 lorsqu'il y avait le le plan HMERT avec justement Marmouabas qui qui contenait un certain nombre d'éléments intéressants mais qui qui n'a pas permis de faire avancer les choses. Donc là effectivement, bon ça reste très théorique mais on est tellement proche de l'abis de l'abîme pardon que que la diplomatie mondiale et il faut reconnaître la France qui retrouve là je dirais un rôle qu'elle avait eu notamment en 2003 avec la guerre en Irak où on a vu c'est vrai un discours de Jean-Noël Barreau Nations- Unies en début de semaine qui était un discours barreau qui n'est pas un spécialiste de la région mais qui a fait un bon discours sans note pratiquement enfin lisons sesodes qui a porté un discours qui était plein à la fois d'émotion et de sens de l'histoire qui rappelait la position traditionnelle française attachée à la création d'un état palestinien mais aussi attaché à la sécurité d'Israël.

Donc voilà, on on assiste effectivement, je sais pas si ça va donner quelque chose mais on assiste effectivement en tout un retour de la de la diplomatie en tout cas une volonté de la communauté internationale d'un certain nombre de pays parce que les États-Unis Israël s'opposent à tout à tout cela. C'est ça. Alors parce que il y a la question des États-Unis maintenant parce que on a bien compris le Canada qui fait cette annonce, Donald Trump qui les menace comme ils veulent reconnaître l'état de Palestine, il les menace.

Aujourd'hui, est-ce que Donald Trump pourrait lui se retrouver contraint de suivre le les autres ? Non non non parce que il reste farouchement partisan d'Israël. Mais mais bon, sa relation avec Benjamin Netaniaou n'est pas forcément toujours au au beau au beau fixe.

Donc et puis il reste surtout la réaction israélienne qui est-ce qu'Israël va comprendre que finalement bah même l'Allemagne quand quand on voit que l'Allemagne aujourd'hui n'est pas encore tangente mais se pose des questions, est-ce qu'Israël va finir par se dire bon il faut qu'on m'arrête cette politique à Gaza de destruction du territoire et de la de la et de la population palestinienne ou est-ce qu'au contraire ça va être une nouvelle fuite en avant ? Voilà, ça je n'en sais rien mais mais on c'est les questions qu'on peut se poser, ça on sera fixé rapidement. Mais en tout cas ça ça met sur Israël une pression auquelle l'État hébreu n'était pas habitué évidemment depuis le 7 octobre.

Et euh et ça et ça et ça replace effectivement non seulement le le l'histoire de la reconnaissance de la d'un état palestien, mais le le je dirais le toute la l'architecture autour de cet état palestinien, la gouvernance, les forces de sécurité qui va gouverner Gaza, euh le contenu des livres scolaires. Voilà, concrètement dans la réalité on avance un petit peu théoriquement. État, un état, ça veut dire quoi ?

Enfin, état palestinien, ça veut dire quoi ? C'est un peu ça la question. Il y a il y a quelque chose qui qui a changé aussi récemment, c'est largage d'aide humanitaire.

Est-ce que ça par exemple c'est on le voit sur ces images, est-ce que ça par exemple c'est l'œuvre de la diplomatie qui contraint is c'est surtout l'œuvre des pressions des pressions et puis de la comment comment dirais-je des pressions je dirais aussi médiatique. L'image d'Israël aujourd'hui a été considérablement ternie par ce qui se passe à Gaja, par par le le notamment tous les tous les Palestiniens qui qui sont tués alors qui se qui se qui se rendent dans des centres de distribution d'aide alimentaire. Donc même les États-Unis, Donald Trump, comment on dit, il y a de la famine à Gaza.

Ça n'est pas euh Jean-Luc Mélenchon qui qui le dit, c'est le principal allié des États-Unis. Donc tout ça participe à à créer une pression sur Israël et l'État hébreu est obligé d'en tenir compte. Jusqu'où euh en tiendront-ils compte ?

Je n'en sais rien mais en tout cas aujourd'hui ils en tiennent compte et ils menacent aussi en même temps de d'aller plus loin parce que le Hammas lui ne veut pas encore négocier en tout cas n'accepte pas la dernière mouture que lui a soumis que lui a soumis les médiateurs pour négocier à la fois la libération des otages. Mais c'est une négociation qui est extrêmement compliquée parce que ça ça repose sur un cesser le feu un vrai cesser le feu durable. Donc les positions israéliennes et du hama sont antagonistes et donc on est on est dans un euh voilà, disons qu'au jour d'aujourd'hui il y a à la fois une situation dramatique à Gaza, mais il y a il y a quand même une petite lueur d'espoir parce que la diplomatie reprend ses droits.

Hm hm. Effectivement et je voulais juste vous montrer la réponse à la question du jour. Un peu plus de 60 % des votes jugent que Emmanuel Macron n'a pas réussi son paris diplomatique.

On rappelle comme vous le disiez que on verra surtout dans les semaines surtout fin septembre avec cette conférence. On en a une date précisé. C'est en général vers entre le 25 et le 30 septembre.

Très bien. Et bien on suivra ça. Merci beaucoup Jean Valbrino d'avoir été avec nous.

Merci à vouses du Figaro d'avoir été nombreux à nous suivre et moi je vous dis à bientôt pour de nouveau live sur Figar.

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