Fermeture d'une école coranique à Colombes : "Nous avions des doutes sérieux sur cette structure"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et on accueille aussi Alexandre Bruger qui est préfet des Hautes Sc. Bonsoir monsieur le préfet. On va commencer par euh d'abord euh ce que vous venez de nous dire, c'est que vous avez fait fermer un institut euh à la Colombe à Colombe pardon dans les Hautes Scennes.
Euh expliquez-nous l'institut lycè un centre de formation aux langues normalement et au numérique qui est suspecté d'être un lieu d'enseignement de l'islam radical. Expliquez-nous ce qui vous a les indices qui vous ont conduit à fermer cet établissement. Et conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'intérieur, nous menons une lutte sans merci contre l'islamisme et depuis plusieurs mois maintenant, nous avions des doutes sérieux sur cette structure.
Nous avons réalisé un premier contrôle le 5 mars. Ce contrôle nous a permis d'identifier des affichettes présentant des individus, des adultes, des enfants sans visage, ce qui est souvent le signe d'une radicalisation. Et cette visite nous a également permis de constater que cette structure qui accueille des enfants qui parfois ont 4 ou 5 ans ne présentait aucune garantie suffisante en matière de sécurité notamment de sécurité incendie.
Et c'est sur la base de ces éléments que j'ai pris mercredi dernier un arrêté pour fermer cette structure. C'est le seul en fait argument que vous avez à votre disposition pour fermer une structure, on est d'accord. C'est l'argument qui permet immédiate de cette structure mais ce qui n'empêche pas par ailleurs le travail qui est réalisé.
Je veux vraiment rendre hommage au service de l'État dont je soulligne la vigilance à la demande du ministre sur des sujets de cette nature. En tout cas, nous nous battons et ce qui compte, je crois, je l'ai aussi démontré dans d'autres dossiers, souvenez-vous la demande d'extension d'une mosquée à Nanterre, j'avais porté un projet alternative de centrépide. Bien, je crois qu'il est important, même si ce n'est pas facile de se battre sur le terrain.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que ces conditions de sécurité qui étaient absolument inacceptables justifiait pleinement cette fermeture immédiate. Alexandre Bruger, vous êtes préfet des Hautes Scèes. Le directeur de la structure de cet établissement est aussi lié à la mairie de Colombe.
C'est bien cela. Alors, j'ai effectivement au cours des investigations identifié que celui qui dirige cette structure qu'ils appellent Abdraham est en réalité le directeur de cabinet du maire de Colombe. J'ai donc immédiatement appelé le maire de Colombe auquel qui est écologiste Europe écologie.
Oui, monsieur Himovic auquel j'ai dit ma très grande préoccupation quant au développement de l'islamisme dans sa ville. Je le recevrai en préfecture mercredi. Nous aurons une explication franche.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que la République n'est forte que quand elle se fait respecter. Et je crois pour ma part au dialogue franc et clair avec les élus, notamment à 1 an des élections municipales où nous allons avoir, nous le savons, des phénomènes d'entrisme islamistes contre lesquels nous devons lutter avec une absolue fermeté. Gutier Lebret, on a un exemple de fermeté par le profet qui est sur notre plateau et sur évidemment des des structures qui ont des des têtes d'affiches.
Enfin, je dirais un cadre a priori légal. Mais ce que je retiens de ce que nous dit monsieur le préfet, c'est que c'est pas simple et que pour faire fermer une structure où on craint que l'islamisme, il sont enseignés, faut se servir de la réglementation sur la sécurité, sur le risque incendie pour la faire fermer. quand euh un autre préfet dans le nord cette fois-ci euh avait fait qui est devenu ensuite directeur de cabinet de madame Vrin euh le préfet Leclerc avait fait euh perdre son contrat au lycée à à Ver, il y a eu une décision de justice pour remettre sous contrat ce lycée et ensuite Ellisabeth Born ministre de l'éducation nationale a annoncé faire appel.
Donc ce que c'est évidemment formidable ce que nous dit le le préfet à l'instant euh c'est formidable d'avoir des hommes et des femmes qui se battent sur le terrain, d'avoir un ministre de l'intérieur qui dit "Il ne faut rien laisser passer." Mais ce qu'on retient surtout c'est que c'est très compliqué et qu'on s'est mis-même des des barrières pour euh euh empêcher que tout ça soit soit plus simple et aille plus rapidement. Louis Dragnel, j'avais deux petites questions, monsieur le préfet.
La première, c'est combien est-ce qu'il y a des d'établissements de cette nature dans votre département pour lesquels vous avez des doutes ? ce que vous dites que au début ce qui a déclenché le contrôle et bien c'est des doutes. Ça c'était ma première question et ma seconde question qui rejoint un peu celle de Gautier Lebret.
Euh on a l'impression que la loi séparatisme qui devait justement permettre au préfet de fermer plus facilement ces ses établissements etth bien ne produit peut-être pas les effets espérés en tout cas tels qu'ils avaient été présentés au moment du vote de la loi. Je vais répondre très clairement à vos deux questions. D'abord sur le premier point, il y a aujourd'hui identifié une soixantaine de structures de tout types, que cela soit des associations, notamment des associations sportives, mais également des commerces sur lesquels nous avons des doutes sérieux en matière de radicalisation.
Je crois pour ma part que ce chiffre est très clairement sous-estimé et j'ai donc choisi d'écrire à l'ensemble des maires du département pour leur demander de se mobiliser pour m'aider à identifier les structures en question. Et puis le 2e point, et j'entends ce que me dit monsieur Lebray, c'est très intéressant mais euh il ne vous a pas échappé que nous vivons euh dans un état de droit et une société libérale. Nous avons fait un choix qui est un choix euh de société qui est de vivre dans une démocratie avec des règles, un parlement, des institutions.
Évidemment, ça rend tout beaucoup plus compliqué et que je préférerais d'un coup de d'un coup de baguette magique sur la base éventuellement d'un soupçon pouvoir dire c'est très simple, on va fermer puis on va attendre de voir ensuite. Et ça ne marche pas comme ça aujourd'hui. Et je crois aussi, je veux positiver cet élément là, ça donne du coup à nos victoires et elles sont nombreuses, elles sont là, une dimension relativement inattaquable.
Ça leur donne une force. Et sur une matière qui est une matière aussi sensible que celle-ci, nous parlons de la question de la radicalisation religieuse d'enfant et là d'enfant et d'enfants. Avoir la possibilité qu'il y ait des recours qu'il y ait des tribunaux.
Vous savez, j'ai été pendant 2 ans directeur de cabinet du présédent ministre de l'intérieur et des outresem général qui a fait baisser le nombre de recours dans les catégorie migratoire. De 2020 à 2024, nous avons expulsé cinq imams. Parmi les imames qui ont été expulsés, c'est une grande fierté l'imam Iisen.
Il y en a eu des recours, il y en a eu des débats mais au final l'imam Iisen a été expulsé. Alors certes, ça a pris du temps, certes, ça a été difficile mais l'énergie que nous avons mis et notre engagement a permis une décision. Il a fallu il a fallu de l'énergie pour expulser l'Imusen.
C'est un bon exemple qui est parti en Belgique qu'il a fallu retrouver. Mais justement puisque vous parlez de Gérald Armanin mais on peut aussi parler de Bruno Rota on leur met des bâtons dans les roues quand Gérald Armanin n'arrive pas à dissoudre à la fin les soulèvements de la terre. Quand Bruno Rotaillot vient sur ce plateau chez Pascal pro dire "Je fais tout ce que je peux aujourd'hui en tant que ministre de l'intérieur mais demain si on arrive à l'Élysée, il faudra changer la constitution sur les questions pour faire sauter tel ou tel verrou." Donc c'est bien qu'il y a des verrou à faire sauter qu'on peut faire sauter dans le cadre de l'état de droit et de l'état du droit mais que il y a sans doute des réformes à faire pour que ça aille plus vite.
Et tant Gérald Armanin que vous avez servi que Bruno Rotaillot aujourd'hui place Bovau, peuvent se plaindre de tous ces verroux qui leur euh qui leur sont mis et de tous ces bâtons dans les roues qui leur sont mis. Mon devoir de réserve m'oblige à me tourner vers le législateur pour que la loi évolue. Voilà.
Mais la réalité m'oblige aussi à vous dire que dans ce cadre là est un cadre dont on connaît les contraintes, un cadre de juridiction, des juridictions administratives supérieures sur laquelle il y a des recours, il y a quand même des victoires. Et ce message, je veux aussi le faire passer à toutes celles et ceux qui au fond désespère se disent il y a une augmentation de l'islamisme et c'est une fatalité. Je ne crois pas et je crois que vous avez évoqué la loi séparatisme.
Elle contient des avancées exceptionnelles qu'il faut évidemment mettre en œuvre. C'est le sens du travail qui est le mien aujourd'hui. Évidemment, il y a des difficultés mais encore une fois, je crois qu'on se bat et on démontre avec des décisions comme celle-ci l'efficacité sur le terrain.
Vous savez, c'est vrai que ce serait plus simple d'avoir dans la loi l'inscription de je ne sais quelle mention expliquant ce qu'est l'islamisme et disant toute forme d'islamisme est interdit. Mais même s'il y avait cette mention dans la loi, ça ne changerait absolument rien sur le fait que toute forme d'état de droit de société libérale dans laquelle nous vivons impose forcément d'avoir sur le terrain des gens engagés qui se battent pour mettre en œuvre un certain nombre de Dernière question rapidement. Alors moi je vais vous poser le problème à l'envers, monsieur le préfet.
Euh respect de des règles de droit, de l'état de droit. vous avez été obligé de biaiser un peu et de prendre des règles euh sur un non respect de sécurité pour pouvoir fermer ce centre à Colombe. Est-ce que à contrario, vous avez été empêché euh de fermer un centre qui enseignerait l'islamisme dans les hautes scènes récemment parce que précisément vous n'avez pas trouvé le bon biais de droits qui vous permettent de fermer la structure et si oui, combien de centres de ce type exercent dans votre département et que vous n'arrivez pas à fermer ?
Alors pour vous répondre très clairement, je n'ai pas biaisé. J'ai détecté deux grandes anomalies. D'abord un sujet Non, mais je je me permets de préciser deux grandes anomalies.
D'abord, un sujet de sécurité. Ce qui compte au fond avoir de savoir ce qu'on enseigne, c'est de savoir si les gamins auxquels on enseigne sont en sécurité. Ce n'était pas le cas, c'est scandaleux.
OK. Nous avons procédé à la fermeture. Ensuite, un deuxième sujet qui est celui effectivement de la radicalisation qui est un sujet qui pour la puissance publique est beaucoup plus dur à documenter puisqueencore une fois on rentre dans ces cas-là dans une logique de police des consciences et c'est pour ça que notre travail je crois par rapport au projet politiques des frères musulmans, par rapport au projet politique islamiste, c'est face à une situation de mobiliser tous les réponse est non.
Aujourd'hui, je n'ai pas été empêché sur la base d'éléments factuels dont je dispose de procéder à des actions administratives qui permettent au fond de mettre les islamistes hors d'état de nuire parce que c'est cela la feuille de route qui nous est fixée par le ministre d'État, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup Alexandre Bruger, préfet des hautes scènes d'être venu dans Punch sur News et sur Europe 1 pour expliquer cette décision de fermeture de ce lieu.
Marina Ferrari