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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 15 janvier 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Gaëtan Dussausaye : "La Macronie se défausse toujours de ses responsabilités !" (LCP)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05FerméeÉludée

    Sébastien Lecornu a accusé votre parti de tirer dans le dos du gouvernement avec les motions de censure ?

  • 1:08OuverteRéponse partielle

    Comment répondre à la colère des agriculteurs ? Qu'est-ce qui est cassé dans le logiciel ?

  • 2:18FerméeRéponse directe

    Les annonces de Lecornu et Gennevard sur l'eau et les moyens de production vont-elles dans le bon sens ?

  • 3:24RelanceRéponse directe

    Les mesures annoncées sur la politique de l'eau et la directive Nitrate sont-elles pour faire plaisir à la FNSEA ?

  • 5:17FerméeRéponse directe

    Les députés du Bloc central ont-ils demandé la saisine de la Cour de justice de l'UE pour dénoncer le Mercosur ?

  • 11:53OuverteRéponse directe

    Le cas des quatre poulaillers annulés illustre-t-il l'écart entre politique et réalité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Cette motion de censure a été annoncée il y a maintenant plusieurs jours »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « elle était motivée par le fait d'essayer d'abréger un peu les souffrances du pays »
  • 0:38Invité politiqueFait
    « il faut en revenir devant le seul souverain, à savoir le peuple français, à l'occasion d'élections anticipées »
  • 3:33InvitéFait
    « Le mouvement qui est né en janvier 2024 n'était pas piloté par les syndicats »
  • 3:44InvitéFait
    « Le sujet de la révolte des agriculteurs en 2024, c'est le revenu »
  • 6:44InvitéChiffre
    « 98% du cognac est exporté »
  • 8:30InvitéPromesse
    « Un plan de trésorerie d'urgence »
  • 8:43InvitéPromesse
    « La reconnaissance de l'agriculture et de l'alimentation comme un intérêt général majeur de la France »

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Invité 223 %
  • Gaëtan Dussausaye19 %
  • Invité 318 %
  • Présentateur12 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Sébastien Lecornu, qui a accusé votre parti, le RN, ainsi que LFI, au moment des motions de censure, de tirer dans le dos du gouvernement et de ralentir les débats budgétaires avec ces motions ?

0:10
Gaëtan Dussausaye

Non, alors déjà, premièrement, à M. Lecornu, on lui dit qu'on ne tire pas dans le dos, on tire en face, pour le coup. Cette motion de censure a été annoncée il y a maintenant plusieurs jours, et qu'évidemment, elle était motivée par le fait d'essayer d'abréger un peu les souffrances du pays, puisque, en fait, plus ce gouvernement se maintient, plus on lui laisse la possibilité de poursuivre la politique macroniste, et moins, finalement, le pays s'en sortira. Donc, plus rapidement, on respectera ce que dit la Constitution de la Vème République, à savoir qu'en cas de blocage, il faut en revenir devant le seul souverain, à savoir le peuple français, à l'occasion d'élections anticipées.

Plus vite, on respectera ces institutions, et plus vite, le pays s'en portera mieux.

0:49
Invité

Alors, le Premier ministre a aussi pointé le décalage entre la vie politique nationale et l'actualité internationale. On vient de consacrer une grande partie de cette émission à l'Iran. Les tracteurs de la FNSEA, eux, ont quitté Paris ce matin. Sébastien Lecornu a fait plusieurs annonces. La colère des agriculteurs ne retombe pas. Comment y répondre ? Qu'est-ce qui est cassé dans le logiciel ?

1:13
Présentateur

Eric Martineau. Ah oui, voilà. Je ne sais pas si quelque chose est cassé. C'est que le dialogue, depuis janvier 2024, il faut quand même remonter un petit peu plus loin, je pense, parce que pour moi, le Mercosur, c'est la goutte d'eau qui a fait un peu déborder le vase, parce qu'aujourd'hui, la crise que l'on a actuellement en agriculture, elle n'est pas directement liée au Mercosur, puisque aujourd'hui, les effets du Mercosur ne sont pas encore, s'il doit y en avoir, en action. Ils interviendront le jour où réellement il y aura ces échanges. Et là, on est en droit de s'interroger, oui, que ce soit sur l'élevage. On va y revenir avec l'eau, d'ailleurs, dans un instant.

Mais par contre, tant que vous aurez toujours des contraintes qui seront posées sur les agriculteurs, qu'il n'y aura pas de rémunération en face, eh bien forcément, les agriculteurs ne seront pas heureux et pas contents.

2:02
Invité

Mais alors, ce qu'a annoncé Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture Annie Gennevard ces derniers jours, loi d'urgence agricole avant cet été sur l'eau, sur les moyens de production, sur la prédation, moratoire sur toutes les décisions relatives aux questions de la politique de l'eau. Ça va dans le bon sens ?

2:19
Présentateur

Oui, moi, je pense que oui. Ben oui, parce que si vous regardez quand même les doléances des agriculteurs depuis la crise de janvier 24, c'était quand même bien des attentes par rapport à la simplification, même si, et on l'a vu quand on a eu le débat l'année dernière, enfin en 2025, sur la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur, on a eu une réelle opposition, y compris, alors au sein de l'hémicycle, mais ça c'est normal, c'est le sens du débat, mais y compris dans la société où il y a une vraie, pour moi, déconnexion, oui, je dirais le mot, entre certains et les agriculteurs. Les agriculteurs, on les adore tous.

2:56
Invité

Certains, on va en demander les choses.

2:57
Présentateur

Non, pas tout le monde, mais on l'a vu, parce que au moment du salon de l'agriculture, alors au moment du salon de l'agriculture, on adore les agriculteurs, là où là, pendant les manifs, on les adore, et quand on dit, on va faire une loi pour essayer d'alléger, de simplifier, on peut simplifier tout le monde, sauf les agriculteurs,

3:14
Invité

mais regardez, vous en dites quoi, Benoît Buteau ? Parce qu'on peut être agriculteur et écologiste, c'est pas un problème.

3:20
Présentateur

Ah ben non, au contraire.

3:21
Invité

Mais qu'est-ce que vous dites des mesures qui ont été annoncées ces derniers jours sur, j'en parlais, toutes les questions relatives à la politique de l'eau, la question de la directive Nitrate, c'est-à-dire que... Le biais, madame, c'est que le mouvement qui est né en janvier 2024 n'était pas piloté par les syndicats. C'est vraiment des agriculteurs qui sont en grave détresse économique, en grave détresse de revenus. Le sujet de la révolte des agriculteurs en 2024, c'est le revenu. Sauf que le syndicat majoritaire a récupéré ce mouvement et en a fait un mouvement non plus... La FNSEA. La FNSEA, non pas de réclamation du revenu, mais de backlash écologique.

Vous pensez que là, les mesures qui ont été annoncées, c'est pour faire plaisir à la FNSEA ? Et effectivement, ces mesures-là sont pilotées par la FNSEA. De la même manière que depuis 40 ans, la FNSEA explique et murmure à l'oreille des ministres ce qu'il faut faire, où on en est aujourd'hui, 40 ans plus tard, où l'agriculture est en grave difficulté, c'est précisément les politiques publiques qui ont impulsé la FNSEA.

Que ce soit l'échelon national, ici en France, que ce soit l'échelon européen, avec le COPA et la COGECA, qui est la déclinaison de la FNSEA, et je peux en parler savamment, puisque pendant 3 ans, j'ai débattu sur la PAC, et que les principales résistances qu'on avait sur les mesures miroirs, dont tout le monde parle aujourd'hui au sujet du Mercosur, c'était précisément ces gens-là. Donc, à un moment donné, les chevaliers blancs, qui se lèvent maintenant pour dire on va sauver l'agriculture, on va sauver les agriculteurs, ne parlent jamais du revenu, sont toujours dans le backlash écologique, et en vérité, quand on y regarde de près, M.

Retailleau est le numéro 3 du PPE, du Parti Populaire Européen, à l'échelon européen. Mme Ursula von der Leyen est du même parti politique que Mme Gennevard. Qu'ont fait les députés du Bloc central au Parlement européen ? Est-ce qu'ils ont demandé la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne pour dénoncer la procédure de ratification du Mercosur ? Mais cette saisine n'empêcherait pas l'application du Mercosur ? Si, celle faite par les députés européens est suspensive, madame. Celle faite par le Président de la République ne l'est pas, effectivement.

Mais si les députés européens avaient déposé une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur la procédure de ratification du Mercosur, cette démarche est suspensive. Est-ce qu'on a trouvé suffisamment de députés dans le Bloc central, chez les Républicains, au Rassemblement national pour saisir la Cour de justice européenne et dénoncer l'attitude d'Ursula von der Leyen ? La réponse est non. Qui a déposé des motions de rejet systématiquement quand il y avait des accords de libre-échange, que ce soit le Mercosur ou d'autres ? Il est en face de vous, madame. C'est moi-même, votre serviteur. Et j'avais même un petit surnom chez les Allemands, c'était M. Niette.

Parce que dès qu'un accord de libre-échange arrivait et qu'il y avait un volet agricole dans cet accord de libre-échange, je disais, c'est même pas la peine de discuter, en l'état c'est pas acceptable, c'est que s'il y a un volet agricole, il faut retirer cet accord de libre-échange parce qu'il faut faire de l'agriculture une exception et ne pas faire une variable d'ajustement, une monnaie d'échange de l'agriculture pour vendre des grosses berlines allemandes, pour vendre des avions chez Airbus ou pour vendre des services de l'autre côté de l'Atlantique. Et du vin et du fromage aussi. Mais du vin et du fromage.

Alors encore une fois, je viens d'une belle région où on produit un produit merveilleux qui s'appelle le cognac avec lequel je suis pas du tout faché. Ça rentre maritime ! Oui. Eh bien je vous assure qu'on n'a pas eu besoin d'accords de libre-échange pour exporter 98% de la production de cognac. 98% du cognac est exporté. Donc il faut se retirer de ce réflexe qui consiste à penser que pour réussir à faire des échanges sur le plan planétaire, on doit passer par des accords de libre-échange. On peut parfaitement échanger à l'échelon planétaire sans accord de libre-échange qui nous impose des contingences, qui nous impose des droits de douane très favorables. Qui assouplisse les taxes, voilà.

Mais je suis à l'aise. Le Bureau national interprofessionnel du cognac, qui exporte 98% de sa production, a dit qu'il n'était pas favorable au Mercosur, par solidarité avec les autres filières agricoles. Il va falloir donner la parole à vos collègues députés. Mais je voudrais aussi entendre Lou, parce que depuis tout à l'heure on parle du salon de l'agriculture de 2024. On se dit, ça fait deux ans que le monde agricole manifeste et on a l'impression que rien ne bouge. Et que quoi, c'est un jour sans fin ? Sans fin peut-être, en tout cas c'est un commencement au moins médiatique. On va revenir justement sur ce salon de l'agriculture dont des images vont s'afficher à l'écran.

– Ce qui va bien se passer cette année ? – Sans les vaches et sans les poulets. – Exactement. – C'est les images de l'époque. – C'était le plan février 2024. – Février 2024, on se souvient du président de la République chahuté à cette occasion. Vous avez vu des images justement de l'actalis qui ont reproché justement de pratiquer des prix d'achat beaucoup trop bas, ne permettant pas aux agriculteurs de se rémunérer. Et comme vous l'avez souligné, c'était effectivement une question de rémunération qui avait engendré cette manifestation. ces images, le gouvernement ne veut surtout pas les reproduire.

Et c'est pourquoi depuis deux ans, il s'attèle à faire des promesses qui pour beaucoup sont restées en l'air. – Comme quoi ? – Par exemple, souvenez-vous d'Emmanuel Macron avec les syndicats agricoles au même moment au sein de l'agriculture. Il promettait des prix planchers qui ne sont jamais venus. Un plan de trésorerie d'urgence. Que l'Agence de sécurité sanitaire française, l'ANSES, se calque sur l'agenda européen et arrête d'interdire des produits phytosanitaires avant que nos voisins européens ne les interdisent eux-mêmes. Ou encore la reconnaissance de l'agriculture et de l'alimentation comme un intérêt général majeur de la France. Ça, ça a été le cas.

Ensuite, vous avez eu Gabriel Attal avec sa botte de foin, pareil, on en a beaucoup parlé, qui promettait un choc de simplification. Ou encore des clauses miroirs. Bon, le résultat est plutôt mitigé. La loi d'orientation agricole de 2024, qui a été votée finalement un an plus tard, a été censurée d'un tiers. Plus de la moitié des décrets d'application n'ont pas été pris. Et les circulaires qui devaient justement simplifier les procédures, finalement, étaient assez absconces. Mais quoi ? C'est un manque de volonté politique ? En partie. Mais il y a aussi une certaine impuissance que l'on observe sur cette question proprement agricole.

En fait, on se rend compte qu'aujourd'hui, c'est une question européenne. Par exemple, on est en train de traiter de la PAC, on est en train de renégocier la PAC, on parle de traiter de libre-échange, on parle de normes, tout ça, ça se passe au niveau européen. Vous rajoutez à ça, en plus, un énorme problème pour contrôler nos frontières européennes. Il y a un manque de moyens financiers, il y a un manque de moyens humains. Ce n'est pas du tout dans l'ADN européen. Et puis, quand même, il y a l'instabilité politique. Je vous rappelle que la loi d'orientation agricole, elle a été votée un an plus tard. Mais pourquoi ? Parce qu'entre-temps, on a eu la dissolution, qui a arrêté nette...

Mais où sont les mesures de revenus dans cette loi d'orientation agricole ? Quoi qu'il en soit, en tout cas, ça a mis un coup d'arrêt à tout ce qui était examiné au Parlement à ce moment-là. Et je vous rappelle que Sébastien Lecornu, qui est en train de promettre une loi d'urgence à horizon cet été, est aussi en train de menacer d'une dissolution si jamais le budget n'est pas voté ou que son gouvernement devait tomber. Donc l'un nourrissant l'autre. La France, aujourd'hui, est faible sur un scène international à cause de cette instabilité. Et donc, elle ne peut pas, justement, négocier auprès de ses partenaires européens. Et donc, la France ne peut rien pour ses agriculteurs ?

C'est ce que vous êtes en train de nous dire ? Elle peut quand même trois choses. Déjà, cesser la démagogie vaine, parce que ça abîme le tissu démocratique, la confiance envers les politiques. Ensuite, accepter et assumer qu'elle a un rôle, quand même, au niveau européen, et non pas faire ce jeu étrange de fausse opposition sur Mercosur. Emmanuel Macron l'a énormément défendu, et aujourd'hui, il revient en arrière. Et puis, enfin, régler la situation politique interne et prendre ses fichus décrets d'application. – Oui, parce que c'est aussi un sujet, le fait que les décrets d'application des lois que vous votez au Parlement ne paraissent jamais. On l'a vu encore hier…

– Deux soirs de suite qu'on en parle. – Ça fait deux soirs de suite qu'on en parle. – Deux soirs de suite qu'on en parle. – Il n'y a rien dans l'orientation agricole. – Il n'y a rien, il n'y a rien pour le revenu. – Le sujet, c'est le revenu, il n'y a rien dedans. – Moi, je voudrais vous soumettre un cas d'école dont vous avez peut-être entendu parler depuis hier. La cour administrative d'appel de Nantes a annulé les permis de construire de quatre poulaillers d'un GAEC, un groupement agricole d'exploitation en commun en Ile-et-Vilaine, à la ville Esnonay.

En fait, il y a eu une plainte d'une vingtaine de riverains du site qui craignaient d'être incommodés par les odeurs des poulaillers, par la vue. La justice a invoqué la loi littorale, finalement, alors que les poulaillers sont à six kilomètres du rivage. Alors, on se plaint d'un côté des problèmes de production qui entraînent des pénuries d'oeufs en ce moment dans les supermarchés. On se plaint de devoir importer de l'œuf, notamment du crène. – Des poulets aussi. – Parce qu'on n'en produit pas assez. Et patatras. Est-ce qu'on n'est pas typiquement là, dans le cas de ces quatre poulaillers, dans l'illustration de la politique versus la réalité ?

12:01
Gaëtan Dussausaye

– Si vous me permettez, sur le sujet, en fait, il y a quand même un problème parce que cet argument, il a aussi été repris par la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, sur une autre chaîne concurrent. Et en fait, je trouve qu'il y a toujours un peu cette habitude de la part de la Macronie à toujours se défausser. C'est-à-dire que finalement, si l'agriculture va mal, c'est du fait de l'instabilité politique. Si on n'arrive pas à avoir des œufs dans les rayons, c'est parce que finalement, on aurait quelques Français qui ne supporteraient pas de voir des poulaillers être construits et donc une production se faire à côté de chez eux.

12:27
Invité

– Mais alors vous dites pas, vous… – Mais à aucun moment, il faut… – Chaque voix compte, on attend de vous entendre.

12:31
Gaëtan Dussausaye

– En fait, en réalité, déjà sur ce sujet-là, il y a un décret que Mme Gennevar doit prendre maintenant depuis 10 mois, qu'elle n'a toujours pas pris, qui permettrait de faciliter justement la construction de poulaillers et la mise en place de poulaillers. Elle annonce aujourd'hui qu'elle veut relancer une nouvelle loi de simplification, mais il y a déjà ce décret qui aurait permis de faciliter les choses. Et ensuite, si vous voulez, l'impuissance française, elle est aussi due à l'inconstance présidentielle.

Parce que quand vous avez, ça a été très bien rappelé, quand vous avez un président de la République qui a dit tout et son contraire sur le sujet de l'agriculture, et c'est pas le seul d'ailleurs, comment voulez-vous qu'on lui accorde du crédit ? Comment voulez-vous avoir un poids ensuite avec vos partenaires européens, avec les partenaires internationaux, quand on ne sait pas ce que vous pensez, puisqu'il dit quelque chose le matin, il dit l'inverse le soir même ? Tout ça, forcément, ça a un poids et c'est responsable évidemment de ce passage en force du Mercosur aujourd'hui au sein de l'Union européenne. Et d'ailleurs, le Mercosur, ça a été dit à juste titre, c'est pas le seul sujet.

La zone euro est la zone internationale avec le nombre record d'accords de libre-échange aujourd'hui en vigueur. Donc évidemment, tout ça pose problème. Une dernière petite remarque pour ne pas être trop longue, je pense que lorsque l'on parle de l'agriculture, il ne faut pas se restreindre à un sujet ou à une partie du dossier. Vous avez parfaitement raison de dire qu'en effet, il faut poser la question des prix qui permettent de rémunérer correctement le travail des agriculteurs. On a eu Egalim 1, Egalim 2, Egalim 3. On a même commencé à mentionner l'idée d'un Egalim 4 alors que le 1 n'est toujours pas appliqué dans son intégralité. C'est une chose.

Mais il ne faut pas pour autant se restreindre à ne pas parler des autres sujets comme la simplification qui est aussi attendue par une partie des travailleurs agricoles. Merci.

14:04
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.