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interviewC à vous· 21 février 2026 52 min

Brigitte Bardot : ses derniers instants - C à Vous l’intégrale - 21/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... -M.Bouhafsi: Bonsoir à tous et à toutes.

Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce samedi 21 février avec Eglantine Eméyé, Amandine Bégot, Yaël Goosz et Paul Larrouturou. Bonsoir à toutes et à tous.

A la une de l'actualité, près de deux mois après la mort de Brigitte Bardot, son mari, Bernard d'Ormale, a choisi "C à vous" pour se confier en plateau. -Brigitte Bardot, c'est une légende, c'est la France. -C'était une femme libre, magnifique. -Je suis là pour sa mémoire, et vraiment pour ce qu'elle a fait pour les animaux. -Brigitte Bardot, c'est la France dans le monde.

Il n'y en a qu'une et il n'y en aura toujours qu'une. -M.Bouhafsi: Ce soir, Yaël ? -Y.Goosz: La violence qui tue, la pluie, le gris...

A trois semaines des municipales, un climat irrespirable. On se pose, on prend de la hauteur, et dans le ciel, dans l'espace, dans le sport, il y a encore plein de choses qui vous ressemblent et qui nous rassemblent. -M.Bouhafsi: Eux aussi font partie des fiertés françaises.

C'est un événement : deux pilotes de la Patrouille de France sont nos invités dans un instant. Amandine, les images marquantes de la semaine sont dans le 5 sur 5. Ce soir, une première mondiale : un exploit médical. -On entend tumeur, ça fait peur. "Bénigne", ça nous a un peu rassurés, mais ça grossissait vite, ça nous inquiétait. -A.Bégot: Un bébé qui souffrait d'une tumeur qui a été traitée avant même sa naissance, dans le ventre de sa maman.

Et aujourd'hui, il va bien, il a 3 mois. -M.Bouhafsi: Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité.

Une histoire incroyable : 160 enfants à la recherche de leur père. -Notre géniteur a donné des années 70 aux années 90 tous les 10 jours. -Ca vous fait quoi de savoir que vous avez potentiellement 160 frères et soeurs ? -C'est vertigineux. -P.Larrouturou: Témoignage exclusif d'une fille d'un super donneur qui est pour la levée de l'anonymat. -M.Bouhafsi: Eglantine, vos recommandations culturelles. -E.Eméyé: Je vais vous parler d'un documentaire passionnant sur Paul McCartney, qui retrace les 10 ans durant lesquels il a dû se réinventer après la fin des Beatles pour devenir cette icône mondiale de la pop. -M.Bouhafsi: Et ça fera réagir nos invités, des fans de musique : François Berléand, Marie Portolano, Jamy Gourmaud et la révélation de la "Star Ac", Jeanne.

Mais avant ça, depuis plus de 70 ans, ils nous font rêver partout dans le monde. Ils portent haut les couleurs du drapeau français, ils sont le fer de lance de l'armée de l'air et de l'espace. Leur devise : "servir, se dépasser, inspirer ensemble".

Ils préparent pendant plusieurs mois des figures pour faire rayonner la France, parfois même jusqu'au péril de leur vie. Pour la première fois, on va pouvoir les découvrir sur grand écran. Musique intense. -La Patrouille de France, c'est une tour Eiffel qui vole à 700 km/h. ...

C'est des gens qui viennent des quatre coins de la France et qui se rendent compte qu'on n'est pas si différents. La mission est complète que si on va à la rencontre de notre public. On fait de l'acrobatie, mais ce n'est qu'un prétexte pour parler de valeurs.

Ca nous renvoie vers ce que c'est pour nous d'être français. -C'est magnifique. Ca inspire.

C'est le summum, en termes de pilotage. *-Et voici la Patrouille de France ! -Tous les ans, on change l'équipe, on change la démo, et on est quand même sûrs qu'au mois de mai, ce sera prêt. -M.Bouhafsi: Vlad et Mich2, pilotes de la Patrouille de France, sont nos invités.

Bonsoir à vous. Bonsoir, Vlad. Bonsoir, Mich2.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes très bien équipés. Avant de vous donner la parole, tout de suite, l'édito de Yaël Goosz.

Yaël, une semaine horribilis : des pluies records et des crues qui ont fait plusieurs morts, La violence en politique jusqu'aux rixes et au lynchage qui ont coûté la vie au jeune Quentin Deranque à Lyon...

La France de 2026 est-elle entrée en dépression ? -Y.Goosz: Vous voulez vous allonger sur le divan derrière moi ?

Je ne suis pas psy, mais moi aussi, j'accuse le coup quand on voit le niveau de la campagne des municipales. A Paris, par exemple, on s'envoie des plaintes en diffamation à la figure. A Nice, le maire sortant, Christian Estrosi, est obligé de produire un bulletin de santé pour prouver qu'il n'a pas la maladie de Parkinson et qu'il est apte à assurer la fonction...

Dans ces moments-là, un conseil : vous mettez vos écouteurs et vous écoutez ce bon vieux titre de Mickey 3D. -Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire. -Y.Goosz: Respirer, regarder en l'air et s'accrocher à tout ce qui nous rassemble et nous rend fiers, regarder plus haut encore que les Alpha Jet de la Patrouille de France et vibrer plus haut encore pour la prouesse de Sophie Adenot, première Française dans l'espace depuis 25 ans, qui a pris ses quartiers à bord de l'ISS. -Y.Goosz: Elle est bilingue, en plus.

Prendre de l'altitude dans les Alpes italiennes, où nos athlètes ont rempli le contrat : battre le record de médailles aux JO d'hiver. Dépasser les 15 breloques, c'est fait. Mariage de l'excellence sportive et de la beauté artistique d'un ballet sur glace, quand Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry nous donnent envie d'aimer et de chanter "La Marseillaise", apprise par coeur par la plus française des Québécoises. -Je les connaissais.

Je les ai apprises par coeur avant même d'obtenir ma nationalité. J'avais hâte de la chanter sur le podium. J'avais le pressentiment que ça allait se passer. -Que ça allait être utile. -Donc, à l'entraînement, on en a chanté plusieurs, de "Marseillaise", dans les vestiaires. -M.Bouhafsi: Et les prochains JO d'hiver auront lieu chez nous, en 2030. -Y.Goosz: Six ans après les Jeux de Paris qui ont tellement ébloui que le monde entier afflue en France.

Notre pays bat des records en matière de tourisme : 102 millions de visiteurs l'an dernier, première destination mondiale, 2 millions de visiteurs de plus qu'en 2024, avec près de 77 milliards d'euros de recettes, +9 %. Le ministre Serge Papin s'en félicite au micro de "C à vous" de Benjamin Delmas. -On a une telle diversité que ça n'existe nulle part ailleurs de cette façon-là.

Bien sûr, on a les endroits les plus connus, comme la côte atlantique, la côte méditerranéenne, nous avons la montagne, qui se porte très bien en ce moment, voilà, les réservations sont presque à 100 %, et on a l'ambition, en 2030, d'être à 100 milliards de chiffre d'affaires sur l'activité touristique. -M.Bouhafsi: L'optimisme comme méthode Coué, c'est bien, mais que dites-vous de la défiance, de l'abstention des politologues, qui nous parlent d'une France archipelisée ou décivilisée ? -Y.Goosz: Les concepts, à force d'être manipulés, finissent par produire des effets dans la réalité.

Des prophéties auto-réalisatrices, on appelle ça. Si on vous dit tous les jours que la France décline, vous finissez par intérioriser ce déclin et à tout regarder à travers ce prisme réducteur. C'est pareil pour la violence. -On a des indicateurs qu'on suit.

On demande aux Français s'il est légitime d'avoir recours à la violence pour parvenir à ses fins. Vous avez 17 % de Français qui vous disent oui. L'immense majorité nous dit non.

C'est un processus aussi qui va en allant de plus en plus dans le sens "refus de la violence". Donc, vous jetez des mots dans le débat public, "décivilisation", et vous créez une anxiété qui ne devrait pas être fondée si vous regardez de manière un peu plus précise, un peu plus objective, les faits. -Y.Goosz: Plutôt que la France "Orange mécanique", regardons la République, qui aura toujours quelque chose à dire au monde.

Le 4 juillet prochain, Donald Trump fêtera les 250 ans d'indépendance des Etats-Unis. Dans le port de New York, il y aura toujours cette Statue de la Liberté pour le surveiller du regard, cadeau de qui, cette statue ? De la République française, il y a 140 ans, une autre prouesse tricolore, fusion de deux génies : Auguste Bartholdi et Gustave Eiffel. -M.Bouhafsi: Comme quoi, on peut se réjouir de certaines fiertés, et c'est le cas de nos pilotes de la Patrouille de France.

Vlad, commandant Brice, bonsoir. Bonsoir, Mich2, commandant Nicolas. Vous êtes tous les deux membres de la Patrouille de France et on vous retrouve à partir du 25 février dans ce formidable film, "ATHOS : au coeur de la Patrouille de France".

Vous êtes réputés pour être les meilleurs au monde. En quelques mots, comment devient-on pilote de la Patrouille de France, Mich2 ? -Mich2: Pour être pilote à la Patrouille de France, il faut être pilote de chasse de l'armée de l'air et de l'espace, avoir 1500 heures de vol, être chef de patrouille, et après, il faut être sélectionné par l'équipe.

On ne va pas recruter un technicien, mais l'humain, pour qu'il matche avec l'équipe. -M.Bouhafsi: Vlad, "la Patrouille de France, c'est une tour Eiffel qui vole à 700 km/h." C'est ce que l'on entend dans la bande-annonce du film.

Vous êtes un des ambassadeurs, une fierté française, avec tous vos collègues ? -Vlad: Alors...

Oui, on est très fiers, en tout cas, de faire partie de cette institution et de cette entité, de cet héritage français. Et à chaque fois qu'on dessine le drapeau tricolore dans le ciel, ça nous rend très, très fiers. -M.Bouhafsi: Vous dites d'ailleurs : "La mission n'est complète que si on va à la rencontre de notre public.

Les acrobaties, ce n'est qu'un prétexte pour parler de valeurs." C'est le message de la Patrouille de France ? -Mich2: On représente nos frères d'armes, les militaires en général, ceux de l'armée de l'air et de l'espace, oui, mais tous.

Nous, on est là pour aller au contact du public et leur expliquer ce que c'est que de servir la France et un peu casser cette image qui peut être un peu froide pour les gens qui connaissent pas le métier de militaire, pour leur montrer qu'on est des êtres humains normaux, et dans le film, il y a surtout cet aspect de fraternité, qui n'existe nulle part ailleurs. -M.Bouhafsi: Vlad, qu'est-ce qui vous rend le plus fier ?

Quand vous participez à ces événements où on vous voit rayonner ? Le regard des enfants, qui veulent vous ressembler plus tard ? -Vlad: Moi, je dirais que c'est plus cette qualité d'ambassadeur, c'est-à-dire que sur la forme, on fait quelque chose de complètement différent des gens dans les unités opérationnelles, mais sur le fond, c'est exactement la même chose, c'est rigueur, excellence, résilience.

Ca, finalement, notre rôle, c'est de mettre en lumière toutes ces valeurs qui font la fierté de nos armées. -M.Bouhafsi: Vous êtes bien équipé, Mich2. -Mich2: C'est le casque de mon leader.

Je vais le laisser le présenter. -M.Bouhafsi: On rappelle ce que c'est, le leader, Vlad. -Vlad: Le leader, c'est le chef d'orchestre de la Patrouille de France, que ce soit au sol ou en vol.

Au sol, parce que je suis le commandant de l'unité, et en vol, parce que tous mes équipiers vont voler au son de ma voix. -M.Bouhafsi: Là, il y a vos gants et votre casque ?

Vous pouvez nous les décrire un peu ? Il y a quoi, sur ce casque ? Qu'est-ce qui est important ? -Vlad: Alors, ce casque, c'est le casque de tous les pilotes de chasse.

On y met une peinture spécifique, bleu-blanc-rouge, mais sinon, c'est le même que l'on a dans les unités opérationnelles. -Y.Goosz: Et donc, il est composé comment ? -Vlad: Et donc, le but, c'est de nous protéger la tête.

On a une visière transparente et une visière fumée pour le soleil, et après, on a un masque à oxygène, et ça, ça va nous permettre de respirer en altitude quand la quantité d'oxygène se raréfie, quand on monte à des hautes altitudes. -A.Bégot: Vous disiez que les autres pilotes suivent votre voix pendant le vol.

C'est vous qui dites "top, on lâche les couleurs" ? -Vlad: Exactement. C'est moi qui vais donner tous les ordres, comme mettre la fumée, et tout ça, mais pourquoi on pilote à la voix du leader ?

Parce que dans les unités opérationnelles, en patrouille serrée, on va attendre de voir l'avion bouger pour le suivre. Sauf que si on faisait ça à la Patrouille de France, tous les avions auraient du retard par rapport au leader. Là, ils vont commencer à virer vers l'avion du leader, mon avion, avant même de me voir bouger.

Donc, il y a un aspect psychologique assez difficile... -A.Bégot: Il faut avoir une confiance folle en vous. -E.Eméyé: Il faut aussi que tout le monde vire en même temps. -Vlad: Exactement.

C'est pour ça que c'est au son de ma voix, et pas du tout visuellement, quand mon avion bouge. -M.Bouhafsi: Je le disais, vous êtes le fer de lance de l'armée de l'air et de l'espace, et voilà ce qu'on peut voir. *-Messieurs, l'ensemble des anciens à côté de moi ont levé le pouce en signe d'approbation pour votre boucle purement diamant.

Je vous adresse donc toutes mes félicitations. -Voir se déployer le drapeau tricolore comme ça, c'est teinté d'émotion, et on passe un step. -M.Bouhafsi: Parlez-nous de votre avion.

C'est marrant, les regards d'Amandine, d'Eglantine et de Yaël. On est tous ébahis en vous regardant et en regardant ces images. L'Alpha Jet, on le compare à des 2 CV, par rapport aux Rafale, c'est vrai ? -Vlad: Alors, en termes de...

Enfin, de vieillissement, l'Alpha Jet est un avion qui date des années 70 en conception et qui est entré à la Patrouille de France en 1981. Donc effectivement, ce n'est plus un avion tout jeune. En termes de systèmes par rapport aux Rafale, vous avez quelques générations d'écart, donc entre une 4L, ce que j'ai dit dans le film, et une voiture électrique de dernière génération, avec des écrans tactiles, c'est un peu ce gap de systèmes et de technologies que vous avez entre les deux. -E.Eméyé: Ce n'est pas frustrant, pour des pilotes de votre niveau ? -Vlad: Alors, à la Patrouille de France, on est plus axés sur le pilotage pur alors qu'en unité opérationnelle, c'est une réalisation de missions, et donc, beaucoup de gestion de systèmes.

Donc, pour les besoins de la Patrouille de France, l'Alpha Jet est un avion parfaitement adapté. On n'a pas besoin de tous ces systèmes et de ces écrans qui nous accapareraient les yeux. -Y.Goosz: Au début du film, on vous voit répéter toute une série de gestes.

Je crois qu'on appelle ça "la musique". Je compare ça à un memory de mime pour surdoués. Alors, on le voit à l'image, vous répétez chacun les mêmes gestes en même temps.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi ça consiste ? Quel est le but ? -Mich2: Le but, pour nous, ça va être de mentaliser à quel moment on va faire l'action dans l'avion.

Dans notre main gauche, il y a l'accélérateur d'avion, dans notre main droite, le manche. A la Patrouille de France, on utilise le trim de profondeur. Un petit cours d'aéronautique : la gouverne à l'arrière fait monter ou descendre l'avion et on a un moteur électrique qui va la faire cabrer par petites itérations.

Quand le leader nous donne des actions, "je rends du trim", on va mettre trois coups sur cette gouverne, et on va mentaliser tout le vol comme ça, en fonction de notre place dans la patrouille... -Y.Goosz: Les yeux fermés, vous pouvez refaire les gestes ? -Mich2: Oui.

Si on est extérieur au virage, il va falloir monter, faire plus de trajectoire, et on va tous faire ça à nos postes pour mentaliser, comme un skieur qui va faire sa descente. -Y.Goosz: Vous pouvez nous montrer ce que ça donne ? -Vlad: On peut vous faire une boucle... -M.Bouhafsi: Ouais, une boucle. -Vlad: On est sur l'axe 400 pieds. 3.2 pour une boucle pure.

On y va. Boucle. 4002. 1.5.

Je rends du trim. Encore. Je rends du trim.

Encore. 2.7.

Moyen relax. Stop. -Mich2: Moyen relax. -Vlad: ATHOS réduit. 2 fois 82.

ATHOS, debriefing. -M.Bouhafsi: C'est exceptionnel.

Vous êtes coordonnés au dixième de seconde près. Vous êtes capables de reproduire combien de gestes, combien de figures comme ça ? -Vlad: Alors, il y a beaucoup de figures qu'on va utiliser.

Toutes ont déjà été plus ou moins éprouvées. Donc, c'est une figure...

On part d'une boucle pure et à laquelle on va ajouter des virages pour créer plein de figures différentes qu'on va habiller par des formations différentes. Et donc, à huit avions, on peut en faire quelques-unes, et c'est ce qui nous permet d'avoir un show aérien à la fin. -M.Bouhafsi: C'est bien la preuve que les vols sont calés à la virgule près, au centimètre près, une marge de manoeuvre de 50 centimètres devant, 50 centimètres derrière...

Bref, vous n'avez pas le droit à l'erreur. -Mich2: On a le droit à l'erreur, puisque le précepte de base, c'est que le box avant, donc les trois avions qui entourent le leader et le leader, eux, doivent être le plus stable possible. Nous, derrière, donc le box arrière, va être en charge d'accompagner, et ça arrive souvent au début de l'entraînement, des sorties de volume, donc un pilote qui n'arrive pas à tenir sa place et à rester au contact...

Si l'aile, l'intérieur droit ne tient pas, le second solo qui est derrière lui et l'extérieur droit vont glisser avec lui, l'accompagner et revenir en place. Donc, au début, c'est la phase dans laquelle on est en ce moment, ça progresse, et pour être parfait, quasiment parfait, au mois de mai. -M.Bouhafsi: En vol, ce sont huit avions qui volent ensemble, et il y a une chose qui nous marque dans votre dans votre film, c'est la relation que vous avez avec les mécaniciens.

Vous formez un vrai duo, plutôt un trio avec l'avion. Ils sont indispensables à la mission. Vous dites que c'est la 1re personne à qui vous remettez votre vie, commandant Brice. -Vlad: Tout à fait, parce qu'en fait, la spécificité à la Patrouille de France, c'est qu'on ne va pas faire le tour de notre avion avant de monter dedans.

En escadron opérationnel, à chaque fois, on arrive, on fait le tour de l'avion, on vérifie que tout est bien en place avec le mécanicien avant de monter. Là, la confiance est ultime dans le mécanicien, c'est-à-dire qu'on arrive, on monte directement dans l'avion et on sait qu'on peut partir en vol, car la confiance est totale. -M.Bouhafsi: Le mécanicien voyage avec vous dans votre Alpha Jet. -Mich2: Tout à fait, et on l'emmène sur les déplacements.

Il faut savoir qu'on fait deux meetings par week-end, donc on va se déplacer sur un site A pour faire un entraînement, une démonstration, puis sur le site B pour faire un entraînement, une démonstration. Pour être efficace et remettre en oeuvre rapidement les avions, ils nous suivent en place arrière. -M.Bouhafsi: Pendant le tournage, en mars dernier, un accident a eu lieu à proximité d'une base aérienne, à Saint-Dizier.

Deux avions Alpha Jet de votre unité se sont percutés lors d'un entraînement, heureusement sans victime. -Près de la base aérienne 113 de Saint-Dizier, en Haute-Marne, deux Alpha Jet entrent en collision. *-On arrête !

On arrête ! *-Ejection ! Ejection ! -Vlad: J'entends: "On arrête !

Ejection ! Ejection !" Là, mon sang se glace. -Je me dis: "Bon, bah là... "Je vais mourir." -Quand je baisse la tête, je vois une forte explosion en dessous de moi. -Est-ce qu'il y a des blessés ?

Est-ce qu'il y a pire que ça ? -Dans les attitudes à piquer, l'éjection, elle doit se faire instantanément. -Tu penses aux copains et tu penses à leur famille. -Que s'est-il passé ?

Comment un tel crash a-t-il pu se produire ? -M.Bouhafsi: Vous appelez ça un échec mission.

Comment on se relève de cette situation-là, pour les pilotes en question et pour toute la patrouille ? -Vlad: Déjà, c'est prendre le temps. Donc, on a fait trois semaines sans voler, histoire de se remettre psychologiquement, de pas faire non plus de fuite en avant et de se reconstruire étape par étape avant de remettre le pied à l'étrier et de monter.

La résilience...

On y tenait vraiment, de montrer la résilience. Pas juste de la Patrouille de France, mais de l'ensemble des militaires. -M.Bouhafsi: Vous venez de dire "se reconstruire", c'est-à-dire que vous avez vu votre collègue et la Patrouille vraiment atteinte après cet accident, qui pourtant...

Vous avez des centaines d'heures, des milliers d'heures de vol, parfois, ensemble. Il fallait vraiment prendre du temps ? -Vlad: Oui, c'est un événement qui est assez traumatisant.

On a perdu deux avions, les deux pilotes ont été blessés, ils n'ont pas pu reprendre les vols tout de suite. Donc, c'était important de prendre le temps d'analyse et de prendre le temps de se reconstruire. -E.Eméyé: Vous avez remarqué, quand même, depuis le début de l'émission, que Mohamed est vraiment fasciné !

On dirait un enfant qui est très admiratif. C'est une passion qui ne date pas d'hier. Regardez, on est en mai 2022. "Take My Breath Away", Berlin. ...

Musique déceptive. -M.Bouhafsi: C'est avec cet avion, cet Alpha Jet, que nous allons décoller dans les prochaines minutes en direction de Cannes et sa Croisette.

Vitesse de croisière pour cet avion: 650 à 700 km/h, même si on peut aller jusqu'à 1000 km/h avec un Alpha Jet. 18h58, le rendez-vous avec Tom Cruise en haut des marches. "Take My Breath", The Weeknd. ... -Take my breath. -E.Eméyé: On va pas revenir sur la souplesse de Mohammed... -M.Bouhafsi: A peine.

Elle est très bien, ma souplesse ! Elle est très bien, ma souplesse ! -Vlad: Magnifique. -A.Bégot: Vous montez plus élégamment quand même, non ? -Vlad: Monter en place avant, c'est beaucoup plus facile. -M.Bouhafsi: Merci beaucoup !

Ce qui était le plus impressionnant, vraiment, c'est votre coordination et votre sens du détail, passer cette journée avec ce briefing, attendre...

Les gens ne le savent pas, mais on a dû attendre Tom Cruise au-dessus, dans le ciel de Cannes, et on est restés comme ça une demi-heure dans le ciel de Cannes. Donc, pour ces opérations-là, je suis impressionné et admiratif, comme Eglantine, comme Amandine, comme Yaël, de votre façon de maîtriser ces détails-là et de toutes ces carrières que vous donnez envie de lancer pour tous ces gamins, donc vraiment, bravo. -E.Eméyé: Vous n'avez pas eu la nausée ? -M.Bouhafsi: Non, j'étais le seul journaliste à ne pas avoir vomi ce jour-là.

Voilà, on était trois et j'étais le seul à ne pas avoir vomi. Mais bon, on attendait Tom Cruise et ça a dû donner d'autres inspirations aussi, je pense, à la Patrouille. -A.Bégot: On parlait de Tom Cruise.

Quand on vous voit, on pense forcément à "Top Gun", dont on a d'ailleurs beaucoup parlé ces dernières semaines, avec ce clin d'oeil du président et ces lunettes qu'il a arborées pour cacher un ennui aux yeux. Plus sérieusement, est-ce que ça vous ennuie qu'on vous renvoie sans arrêt à "Top Gun", justement ? -Mich2: Alors, moi, je suis né en 1986, donc l'année de sortie du film, et c'est ce film-là qui m'a donné envie de rejoindre l'armée de l'air, d'être pilote de chasse, donc non, parce que ça fait partie de ma vie, et c'est un peu pour ça que je suis là ici ce soir.

Mais...

Non, non, je pense que c'est un film qui a motivé toute notre génération, même ta génération, tu es un peu plus jeune que moi, et ça continue de nous guider. Il est encore jeune. -Y.Goosz: Il y a la suite, en plus. -Mich2: Oui, et on a quelques gimmicks du film qu'on garde nous, après, en unité de combat, et c'est rigolo. -Y.Goosz: Des dialogues ? -Mich2: Oui.

C'est en rigolant, c'est plus dans des phases de détente où on rigole beaucoup de certaines choses. -M.Bouhafsi: On est d'accord que c'est pas crédible, quand même. -Vlad: En fait, l'histoire derrière est là pour donner envie et on ne peut pas...

C'est difficile d'avoir quelque chose de cinématographiquement très proche des opérations militaires. -M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Vlad.

J'ai envie de conserver ce casque avec moi. J'ai envie de le ramener, mais je crois que je vais devoir vous le laisser, vous le donner. Merci beaucoup, Mich2.

Le film "ATHOS: au coeur de la Patrouille de France", est à retrouver dès le 25 février dans les salles IMAX, puis à partir du 4 mars dans les autres salles. Il faut absolument aller voir ce film pour redécouvrir la Patrouille de France et donner envie à des enfants de suivre votre belle carrière. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Restez, on a d'autres sujets d'actualité à vous présenter. Tout de suite, la story de Paul Larrouturou. -Jeanne: Mon géniteur a donné des années 70 aux années 90, tous les 10 jours. -P.Larrouturou: Ca vous fait quoi de savoir que vous pourriez avoir 160 frères et soeurs ? -Jeanne: C'est vertigineux.

Quand je suis rentrée en contact avec la première, je me suis dit: "C'est une évidence, on dirait moi plus jeune." J'avais l'impression de voir ma petite soeur. -P.Larrouturou: Et si je vous disais qu'au Québec, un homme a découvert qu'il était le père de 533 enfants ?

Evidemment, c'est de la fiction. C'est le point de départ du film "Starbuck". -Entre 1988 et 1990, vous avez donné du sperme sous le pseudonyme de Starbuck à la clinique La France, que je représente. -Non. -Vous avez donné 693 fois, sur une période de 23 mois, en échange duquel vous avez reçu la somme de 24.255 dollars.

Vous avez un sperme d'une très bonne qualité. -Il y a eu des complications qui font en sorte que pendant un certain temps, La France a donné votre sperme à toutes ses clientes. Vous êtes donc le géniteur de 533 enfants, dont 142 d'entre eux veulent connaître votre identité. -P.Larrouturou: Je vous raconte ce soir le "Starbuck" français.

C'est l'histoire de Cassandre que nous raconte La Dépêche du Midi. Elle est toulousaine, elle a 37 ans, elle recherche ses 159 demi-frères et demi-soeurs. Vous avez bien lu le chiffre 159, parce qu'elle est née d'un don de sperme anonyme dans les années 90, et après des années de recherche, Cassandre a déjà retrouvé 16 demi-soeurs.

Et nous, on en a retrouvé une. En exclusivité, elle nous livre son témoignage. Alors, je ne vous dirai pas où nous sommes.

Je vous dirai simplement qu'on est dans le nord de la France, parce qu'elle ne veut pas qu'on en dise trop sur elle. Elle a peur des moqueries et veut protéger sa famille. Elle a donc choisi comme pseudo le doux prénom de Jeanne. -Jeanne: J'ai découvert à l'âge de 30 ans que mon papa n'était pas mon papa biologique.

C'est un choc, évidemment. Je me suis décidée à faire un test ADN en ligne. J'ai découvert mes origines.

Quand on voit des photos de lui jeune, on n'a pas de doute possible, en fait. Quand je regarde des photos de lui jeune, je vois mon fils. C'est un homme qui a voulu financer ses études de médecine et qui a voulu aider des couples qui étaient stériles à devenir parents.

Donc ça, c'est merveilleux. Après, il a donné beaucoup trop souvent. En fait, il n'avait pas conscience de ce qu'il a fait. -P.Larrouturou: Vous lui en voulez pour ça ? -Jeanne: De la part d'un médecin, c'est assez irresponsable. -P.Larrouturou: Un appel à témoins est lancé pour retrouver tous les enfants conçus dans ce cabinet gynécologique de Toulouse entre 1973 et 1995.

Ce "Starbuck" à la française n'arriverait plus aujourd'hui. On sait que cet homme, issu d'une famille pauvre italienne, a vendu son sperme pour financer ses études de médecine. Regardez: désormais, le don est totalement gratuit.

Deuxième point, ce médecin "a donné un coup de main "à un ami gynécologue", pour reprendre son expression, et conçu 160 enfants. Aujourd'hui, la loi est totalement encadrée. Un donneur ne peut pas être à l'origine de plus de 10 enfants nés en France.

Troisième point: l'anonymat n'existe plus. Enfin, plus totalement. La loi prévoit que les enfants issus d'un don puissent, dans certaines conditions, connaître à leur majorité l'identité de leur père.

Sauf que l'association PMA anonyme pense et veut aller plus loin. C'est ce que nous explique sa présidente, et elle-même est dans cette situation. -E.Bougeard: On sait qu'il y a d'autres situations comme celle-là.

On a souvent de grosses fratries, autour de 15, 16, 17. Il y a plusieurs choses qu'on aimerait demander. Les tests ADN sont interdits aujourd'hui, mais dans des situations comme celle-là où on a besoin d'avoir des réponses, les tests ADN sont parfois la seule solution, et un des points, ce serait d'avoir une sorte de registre où tous les demi-frères et soeurs issus d'un même donneur seraient enregistrés, avec leur accord, s'ils acceptent d'être mis en contact. -P.Larrouturou: On va retourner voir Jeanne, parce que cette situation étonnante pose un problème auquel je n'avais pas forcément pensé au début. -Jeanne: Il n'a pas pensé au fait que ses descendants pouvaient se rencontrer, hommes et femmes, et pouvaient éventuellement eux-mêmes avoir des enfants.

Entre nous, 17, on s'est rendu compte que certains d'entre nous s'étaient rencontrés au même endroit, ou avaient été dans le même lycée, ou avait fréquenté les mêmes bars. Et donc, pour tous ceux et toutes celles qui vivent à Toulouse, oui, ils peuvent se rencontrer, ils peuvent vivre une histoire, ils pourraient même avoir des enfants, en fait. -P.Larrouturou: Cette histoire est-elle significative ?

Pour finir, on a pris un rendez-vous, une consultation express avec le Dr Olivennes, spécialiste de la PMA. -F.Olivennes: J'ai fait beaucoup de PMA et j'ai pas eu beaucoup de gens qui sont venus me voir en me disant: "Mon enfant aimerait retrouver l'origine du don anonyme." La réalité du pourcentage d'enfants qui recherchent leurs origines, on ne le connaît pas.

Le donneur qui va s'engager à être recontacté, est-ce qu'il sera toujours d'accord dans 20 ans ? Il y a aussi cette inconnue-là. La possibilité que l'enfant ait accès à certaines informations, c'est bien.

Est-ce qu'en pratique, ça va régler tous les problèmes ? C'est moins sûr. -M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Paul Larrouturou.

Son nom restera à jamais gravé dans l'histoire de notre pays. Avec 45 films et 70 chansons, c'est une icône de la culture. C'est l'une des premières militantes des droits des animaux, une Marianne légendaire.

Son nom est connu dans le monde entier. Le 28 décembre dernier, la France disait adieu à Brigitte Bardot. Audrey Paillasse et Zidane Azzouzi étaient à Saint-Tropez le 7 janvier dernier lors de ses obsèques.

Applaudissements. -Vous êtes venus d'où ? -D'Annecy. -De Bordeaux en train, 9 heures, plus 2 heures de bus. -On se devait d'être là aujourd'hui pour lui rendre hommage.

Une femme superbe comme on n'en a plus, je pense. -Brigitte Bardot, c'est une légende. C'est la France. -C'était une femme libre, magnifique.

Et puis... pour tout ce qu'elle a donné pour les animaux. -Je suis là pour sa mémoire, et vraiment, pour ce qu'elle a fait pour les animaux. -Chico: C'était un ange gardien.

C'était comme une fée qui s'est penchée sur nous et qui nous a porté bonheur. -M.Mathieu: C'est la France dans le monde.

Il n'y en a qu'une, il n'y en aura toujours qu'une. Elle avait cette beauté du coeur et cette beauté physique. -M.Bouhafsi: Bonsoir, Bernard d'Ormale.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le mari de Brigitte Bardot, vous avez été élu président de la Fondation Brigitte Bardot le 6 février dernier, et le 2 avril prochain, au Palais des Congrès, on pourra découvrir l'autobiographie symphonique de l'icône Brigitte Bardot, de BB, qui avait accepté ce concert et cet événement avant son décès. Vous avez vécu plus de 30 ans avec Brigitte Bardot.

Vous avez partagé tous ses combats. Une question simple pour commencer: quel souvenir vous gardez d'elle ? -B.d'Ormale: Les souvenirs, ils sont innombrables, et j'ai une chance extraordinaire, c'est d'avoir été aimé par cette femme exceptionnelle. -M.Bouhafsi: Il y en a un en particulier qui revient, quand vous pensez à Brigitte Bardot ?

Bernard d'Ormale soupire. -B.d'Ormale: Il y en a tellement en particulier que...

Euh...

Les soirées où on allait à L'Esquinade, son restaurant préféré, on passait des soirées extraordinaires, mais il y a 30 ans de ça. Après, les choses...

La fondation lui prenait tellement de temps. -E.Eméyé: C'était un travail gigantesque auquel elle s'est attelée, mais avant la fondation, il y a le cinéma.

Pour nous tous, Brigitte Bardot, c'est une icône du cinéma français. "Et Dieu créa la femme" l'avait consacrée, et en 1963, c'est sous la caméra de Jean-Luc Godard qu'elle est devenue une légende. -Tu les trouves jolies, mes fesses ?

Musique intense. -Oui...

Très. ...

Propos indistincts. Non... ...

Ca va. -Et mes seins, tu les aimes ? -Oui...

énormément. -E.Eméyé: Plus qu'un couple, depuis 30 ans, on l'a compris, vous étiez un duo inséparable.

Brigitte Bardot nous a quittés en décembre dernier. J'ai envie de vous demander comment vous allez, vous, aujourd'hui. -B.d'Ormale: Je suis un petit peu triste par moments.

J'essaie de faire beaucoup de choses pour un peu oublier, mais ça revient sans arrêt, c'est pas facile et...

Elle a laissé une telle empreinte, pas qu'à moi, d'ailleurs, mais pour moi, très importante, que de temps en temps, pff...

Je...

Je suis un petit peu perturbé, voilà. -M.Bouhafsi: Je le disais, Brigitte Bardot nous a quittés le 28 décembre dernier, vous pouvez nous raconter cette nuit ?

Comment ça s'est passé ? -B.d'Ormale: Ca s'est passé que...

Elle était...

Excusez-moi. -M.Bouhafsi: On comprend. -B.d'Ormale: Elle était à côté, je dormais tous les soirs à côté d'elle, on avait rajouté un lit, et puis, d'un seul coup, elle ne pouvait plus respirer, elle m'a réveillé en disant "Piou piou !" C'était son dernier mot.

Vous avez entendu ? Alors, ça... -M.Bouhafsi: On sait qu'elle a beaucoup souffert les derniers mois, qu'elle s'est battue contre la maladie.

A quoi ont ressemblé ses derniers mois ? On sait qu'elle a été accompagnée par le personnel soignant de l'hôpital de Toulon. -B.d'Ormale: Un personnel formidable, des aide-soignantes extraordinaires.

Elles ont fait ce qu'elles pouvaient, mais elle avait une énorme escarre dans le dos, il fallait des mois pour que ça guérisse et je crois que c'est à partir de là qu'elle a décidé de partir, à mon avis. -M.Bouhafsi: Mmh... -B.d'Ormale: Sans rien dire.

Et hop, d'un seul coup, ça s'est arrêté. -M.Bouhafsi: Même les médecins ont été surpris par son courage. -B.d'Ormale: Oui, oh là là ! -M.Bouhafsi: Elle avait une tumeur.

On lui disait qu'elle devait partir plus vite, et pourtant, elle s'est battue, vote femme. -B.d'Ormale: Par habitude, elle se battait toujours.

Pour elle, pour les autres et surtout pour les animaux, elle s'est toujours battue. -M.Bouhafsi: Brigitte Bardot est partie à La Madrague, cette maison qui comptait tant, c'était un refuge.

Que va-t-elle devenir ? -B.d'Ormale: Ca appartient définitivement à la fondation. -M.Bouhafsi: Ca pourrait devenir un musée ? -B.d'Ormale: Non. -M.Bouhafsi: Ca va rester pour la fondation ? -B.d'Ormale: Ca reste pour la fondation.

Il y aura peut-être des visites privées en petit nombre, c'est possible, mais on ne peut pas. Pour des questions de sécurité, c'est impossible à faire. Déjà tous les week-ends et tout l'été, vous avez des dizaines de gens qui sont à la porte. -M.Bouhafsi: Mais vous avez envie de vivre à La Madrague, là où il y a tous ses souvenirs ? -B.d'Ormale: Oui, bien sûr.

Comme ça, je garderai le souvenir toujours...

Comment dire ? Vacant. Il rit. -A.Bégot: C'est une manière sans doute aussi de rester auprès d'elle.

Vous rappeliez son combat, vous avez dit qu'elle s'était toujours battue, notamment pour les animaux. Le bien-être animal, c'était sa vie. -Ca, c'est Duchesse.

C'est une jument que je viens de sauver des abattoirs. Maintenant, elle devrait être morte. Elle est merveilleuse.

Pourquoi on mange pas de chien ou du chat ? Hein ? Les Français pensent qu'à bouffer !

Ils sont gros et gras, ils meurent d'un infarctus et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins et qu'ils commencent par arrêter le cheval ! C'est dégoûtant.

Je trouve ça ignoble. Ca devrait être interdit. -A.Bégot: Même dans les derniers jours, Brigitte Bardot a continué à s'intéresser au bien-être animal, à être investie jusqu'à la fin ? -B.d'Ormale: Oui, par sa fondation, elle était toujours au courant.

Sans arrêt, on lui donnait...

Les choses dramatiques, un petit peu moins, mais les combats étaient toujours supervisés par elle, même dans son lit. Elle était très courageuse. -M.Bouhafsi: Le 21 janvier dernier, dans le nouveau numéro du magazine de la fondation, on a pu lire ses mots : "Le combat continuera "avec ou sans moi.

Nous vivons une époque dure." Un message posthume, mais qui montre bien son attachement et sa force de caractère pour ce combat. -B.d'Ormale: Vous avez tout dit.

C'était une femme exceptionnelle qui avait une humeur qui pouvait être blessante parfois, mais c'est parce que la colère l'animait devant l'injustice...

Devant l'injustice de l'humanité, finalement. -M.Bouhafsi: Mais vous tentiez quand même de l'apaiser parfois parce qu'elle avait un sacré caractère. -B.d'Ormale: Oui, de temps en temps, elle me faisait lire et je rajoutais ou j'enlevais un petit mot parce qu'elle avait un culot formidable, mais au moins, ça faisait bouger les choses.

Elle a fait prendre conscience à beaucoup de gens, et pas qu'en France, de cette condition animale malmenée, finalement, dans le monde entier. Il y a des choses horribles en ce moment. Par exemple, la fondation travaille avec une organisation israélienne pour rapatrier des ânes qui étaient à Gaza en train de crever dans des conditions épouvantables.

On en a récupéré plus de 50 en France, on va voir comment on va faire. Les transports d'animaux vivants dans des bateaux, c'est épouvantable. Les gens ne sont pas forcément au courant, mais c'est des combats extrêmement difficiles et on ne comprend pas pourquoi les gouvernements n'agissent pas. -M.Bouhafsi: Oui.

Cette force de caractère, c'est finalement elle qui en parle le mieux. -B.d'Ormale: Bien sûr. -Mon mari, c'est mon mari.

J'ai eu des maris dans ma vie, c'est pas le premier, j'en ai eu d'autres, j'ai eu des vies privées, une vie privée comme tout le monde qui n'a jamais influencé quoi que ce soit dans mon existence. Il faut se dire que j'ai une forte personnalité et que je ne suis pas quelqu'un qui se laisse manipuler par qui que ce soit dans aucun domaine. -M.Bouhafsi: Elle parlait de vous, de votre rencontre.

Elle a été condamnée cinq fois pour des propos racistes, vous comme elle étaient des compagnons de route du clan lepéniste. Est-ce qu'avec le recul, vous comprenez que certaines de ses prises de position aient pu heurter ? -B.d'Ormale: Qu'est-ce qu'il y a de raciste ?

Pourquoi ? On ne dit pas pourquoi. Qu'est-ce qu'elle critiquait ? -M.Bouhafsi: Elle a été condamnée cinq fois. -B.d'Ormale: Oui, mais de quoi ?

Quel est le motif ? -Y.Goosz: La coutume sur une maltraitance animale liée à une religion. -B.d'Ormale: Sans arrêt...

C'est pour des étourdissements qui n'étaient pas étourdis. C'était révoltant. Quand elle a écrit ce qui est paru dans Le Figaro en 1996, je crois, "Lettre à ma France perdue"...

Bien sûr qu'elle est très "cocorico", Brigitte, oui, elle est française, elle adore la France, elle respecte le passé, et pourquoi pas ? Pourquoi il faudrait...

Vous voyez ce que je veux dire ? Toutes ces associations sont pas très honnêtes parce que la traiter de raciste alors que...

Il rit. Où il y a du racisme ? Dans quoi ?

Oui, il y a eu des choses qu'elle a dites... -M.Bouhafsi: Il y a eu des propos sur les Réunionnais aussi. -B.d'Ormale: La Réunion ne lui en veut pas.

A La Réunion, par exemple, on pêchait des requins avec des hameçons énormes sur des chiens vivants ou des chats, il y a de quoi être révolté. Elle aurait pu le dire autrement, mais elle était tellement entière que, forcément, elle était vexante, mais elle pouvait être vexante pour les Réunionnais comme pour Sarkozy parce qu'elle trouvait qu'il n'avait pas beaucoup d'esprit. Il faut voir les lettres qu'elle faisait aux politiques !

Si les politiques, au lieu de lui faire des promesses, lui apportaient quelques solutions au lieu de voir Brigitte, la prendre par le cou, mais rien. -Y.Goosz: Ce serait quoi, le plus bel hommage ?

Un ministère de la Condition animale ? -B.d'Ormale: Oui, ce serait bien.

Quand l'Elysée a voulu lui rendre un hommage... -Y.Goosz: National. -B.d'Ormale: Elle a dit non, "à moins que vous ne créiez un ministère, "et à ce moment-là, on verra." Elle s'en foutait, sinon. -M.Bouhafsi: On a pu lire dans la presse que vous l'auriez privée de liens après son hospitalisation, voulant le protéger pour qu'elle se repose...

Vous auriez même coupé... -B.d'Ormale: Je vous arrête.

Ce sont des racontars de journalistes et de gens qui vendent des informations. Elle a eu un gardien épouvantable là-dessus qui a été foutu dehors, mais qui n'entretenait rien, et quand on l'a retiré des animaux, il s'en est plaint, mais ce n'était pas ses animaux à lui, c'était ceux de la fondation. Ils étaient mal soignés. -M.Bouhafsi: Et comment vous avez réagi quand vous avez lu ça dans la presse, par exemple ? -B.d'Ormale: Il y a des procès en cours.

Voilà. Donc on attend. -M.Bouhafsi: Je rappelle aussi que, cette semaine, c'est Cannes qui va renommer une plage "Brigitte Bardot", que vous avez été élu président de la Fondation Brigitte Bardot et que les dons affluent.

Il faut saluer les dons des Français, la générosité des Français depuis la mort de Brigitte Bardot, de l'icône BB. Merci à vous. Pour tous ceux qui veulent continuer à rendre hommage à Brigitte Bardot, rendez-vous le 2 avril prochain au Palais des Congrès à Paris pour une autobiographie symphonique et on peut surtout faire des dons à la Fondation Brigitte Bardot.

Est-ce que j'ai tout dit ? -B.d'Ormale: Oui.

L'essentiel est dit. Vous êtes gentil comme tout. -M.Bouhafsi: Merci à vous.

Vous restez avec nous. Tout de suite, le 5 sur 5 d'Amandine Bégot. D'abord, la prouesse de la semaine. -A.Bégot: Oui, une prouesse médicale et c'est une première mondiale : un bébé soigné pour une tumeur avant même sa naissance dans le ventre de sa maman.

Et cocorico, cette prouesse, on la doit à des médecins français et à la coordination de trois de nos hôpitaux : Mulhouse, Strasbourg et Lyon. Ce bébé, c'est lui, Issa. Il a 3 mois aujourd'hui.

Lors de l'échographie du troisième trimestre, la sage-femme détecte une grosse masse au niveau du cou. -Il avait une tumeur. Mon cerveau, il a...

J'ai été déconnectée. Heureusement que mon mari était là. -On entend "tumeur".

Forcément, ça fait peur. On nous a dit "bénigne", donc ça nous a un peu rassurés, mais on était inquiets du fait que ça grossissait vite. On nous a vite expliqué que le danger dans son cas, c'était plus par rapport à la trachée, le fait qu'il ne mangeait pas correctement et sur la respiration. -A.Bégot: Issa souffre d'une tumeur vasculaire très rare.

Ses chances de survie sont minimes. Les médecins décident alors de tester un traitement innovant en passant par sa maman. *-Là, on n'avait pas affaire à une malformation, mais à une tumeur.

Le principe était le même. Il s'agissait de donner le même traitement à sa maman pour que ce médicament arrive à son foetus via le placenta. Le placenta est une espèce de filtre, et quand on donne le médicament à la maman, on ne sait pas exactement ce que le bébé va recevoir.

On a monté les doses à trois, quatre ou à cinq fois ce que reçoit habituellement un adulte. La maman n'a pas eu d'effets secondaires et le traitement a été poursuivi chez Issa, qui va rester encore quelques mois sous traitement. -A.Bégot: Issa reste sous surveillance.

Il a aujourd'hui 3 mois et il va très bien. La réussite de ce traitement ouvre des perspectives de soins considérables pour tout un tas d'autres bébés dans le monde. -M.Bouhafsi: Il est trop beau, en plus, ce petit !

Toujours à propos de santé, le nombre de greffes d'organes a atteint un record l'an dernier en France. -A.Bégot: 6 148 personnes qui ont été greffées en 2025, mais les besoins sont colossaux : 8 705 nouveaux patients sont en attente de greffe.

L'autre chiffre inquiétant qu'on a découvert cette semaine, c'est le taux d'opposition au prélèvement qui continue de progresser, c'est-à-dire le nombre de familles qui s'opposent lors du décès d'un proche : 37 % en 2025. C'est souvent par manque d'information, comme l'explique le docteur Averland de l'Agence de biomédecine. -Aujourd'hui, la plupart des gens ont accès à l'information.

La question est de savoir d'où vient cette information et de vérifier l'information que l'on écoute. Nous devons nous battre contre les fausses nouvelles au quotidien. Après, on a le droit d'être pour ou contre.

La loi nous le permet et c'est très bien comme ça. C'est notre liberté. En tout cas, il faut prendre ces décisions avec les bonnes informations. -A.Bégot: C'est important de le rappeler : en donnant ses organes, un patient peut sauver sept vies.

Yvonnick a perdu l'un de ses fils. Lui et son épouse n'ont pas hésité. *-Ils ont ponctionné sept organes et ils ont sauvé sept enfants.

On a su deux jours après que le coeur de Corentin avait rebasculé dans le corps d'une petite fille. Ca, ça a été pour nous une renaissance. Sa mort n'a pas été une mort qui n'a servi à rien.

Elle a sauvé des gens. Elle a sauvé sept personnes. C'est pour ça qu'on est des fervents défenseurs du don d'organes.

D'ailleurs, du coup, mon épouse, mes enfants et moi-même sommes devenus donneurs d'organes. -A.Bégot: En France, nous sommes tous présumés donneurs d'organes sauf si nous avons exprimé notre refus, de notre vivant.

Pour savoir si un patient décédé était opposé au don d'organes, l'équipe hospitalière pose systématiquement la question à la famille. C'est souvent elle, à l'arrivée, qui tranche. -M.Bouhafsi: On part à Nice avec le miraculé de la semaine. -A.Bégot: Il s'appelle Louis, il a 84 ans et il a été retrouvé sain et sauf après une chute de 80 mètres.

Oui, 80 mètres ! Tout commence samedi dernier. Cet octogénaire niçois, qui souffre de la maladie de Parkinson, part chercher ses clés en milieu d'après-midi.

Le problème, c'est qu'il ne revient pas. Ses proches préviennent les forces de l'ordre, car ils le savent, il y a urgence. *-La première soirée, on a commencé à chercher.

J'ai des amis qui sont descendus de villages à côté pour chercher. Dimanche, pareil, on a commencé à chercher de plus en plus avec des gens, les réseaux sociaux, la police de plus en plus impliquée. Tout dimanche, rien.

La nuit de dimanche, rien. Là, l'inquiétude commence à monter. Le lundi matin, un moment terrible, c'est le regard de ma maman qui me demande : "Est-ce que tu as des nouvelles ?" J'ai dit non, et là, elle a commencé à flancher. -A.Bégot: L'inquiétude grandit, car si Louis ne prend pas ses médicaments, il peut être confus.

Chaque heure compte. Un important dispositif est déployé : des chiens, mais aussi un drone. -Quand j'ai commencé à m'engager, j'ai vu quelque chose qui ressemblait effectivement à un corps. -De loin, on voyait que le corps ne bougeait pas.

C'est en s'approchant qu'on a vu qu'en fait, la victime tremblait parce qu'elle était en hypothermie. -C'est un miracle. La chute, les deux jours passés au sol, l'âge, sans boire, sans manger...

Il revient de très, très loin. -A.Bégot: Un miracle donc, pour ce pompier.

Louis sera retrouvé à 6 kilomètres de chez lui. 48 heures donc sans boire ni manger, mais il va bien. La preuve. *-Une des premières choses que mon papa a dites, c'est : "Je vais me faire tirer les cheveux par ma femme." C'est fou.

Quand ils m'ont raconté ça, j'ai dit : "C'est dingue, il a toute sa tête. "Il est conscient de ce qu'il fait tout en étant dans la confusion." -M.Bouhafsi: On est tous les mêmes, c'est fou.

Un peu de sourire avec le coup d'envoi de la saison des carnavals. -A.Bégot: Je vous parlais la semaine dernière de celui de Nice.

Ca y est, la fête bat son plein également à Rio, temple de la samba. Autre ambiance : Venise. Là, c'est le masque, bien sûr, qui est de rigueur.

Le carnaval s'y est achevé mardi. En Thaïlande, défilé cette semaine dans les rues de Bangkok et procession à l'occasion du Nouvel an lunaire. Regardez bien cet animal.

Il vous fait penser à quoi ? -Y.Goosz: Un cheval-cochon. -M.Bouhafsi: Ca n'existe pas, ça. -P.Larrouturou: Un dragon. -M.Bouhafsi: Un dragon, oui. -A.Bégot: Un lion, un dragon, peu importe.

C'est la nouvelle arme des policiers thaïlandais. Oui, vous avez bien entendu, car à l'intérieur de ce costume, on ne trouve pas des hommes ou des femmes, mais des agents de la police. Ils se sont glissés dans une procession de la danse du lion pour interpeller cet homme d'une trentaine d'années soupçonné de vol et qui leur échappait depuis plusieurs semaines. -M.Bouhafsi: Je verrais bien Paul la prochaine fois à la foire du Trône avec un masque à la prochaine immersion. -P.Larrouturou: OK. -M.Bouhafsi: Amandine, le militant écologiste Paul Watson lance un appel à Emmanuel Macron. -A.Bégot: Appel à sauver les orques de Marineland.

Un an après la fermeture du parc, "la France a un devoir moral et légal "de protéger Wikie et Keijo". Voilà ce qu'écrit Paul Watson dans une lettre qui a été envoyée au président, où il demande la création d'un sanctuaire européen pour accueillir ces deux cétacés. Ce courrier a été envoyé en début de semaine alors que le gouvernement avait annoncé le transfert, sans doute vers l'Espagne et un parc aquatique de Tenerife, de ces deux orques.

C'est, pour l'instant, selon le gouvernement français la seule solution envisageable. -Les orques ne peuvent pas aller à Loro Parque parce que le gouvernement espagnol dit non. Elles ne peuvent pas aller vers des établissements où elles continueront à être exploitées.

La seule solution est de créer un sanctuaire européen quelque part le long des côtes. Il y a 180 000 kilomètres de littoral. On peut trouver un endroit. -A.Bégot: Il y a aussi les dauphins. 23 dauphins d'Antibes devraient être accueillis au zoo de Beauval a priori d'ici 2027. -Nous proposons de réaliser sur 2,5 hectares plus de 10 000 mètres carrés de bassins, plus de 10 bassins, dont 3 immenses lagons représentant l'océan Atlantique, la mer Méditerranée et les tropiques.

Ce sera un centre d'accueil et de sauvetage de dauphins conçu pour l'éducation du public et la recherche scientifique. -A.Bégot: Bernard d'Ormale, l'interdiction des spectacles de dauphins et d'orques, c'était l'un des grands combats de Brigitte Bardot.

Est-ce que vous aussi, vous en appelez à Emmanuel Macron ? -B.d'Ormale: Oui.

C'est épouvantable, ce qu'ils subissent, et ça dure depuis des mois et des mois. Alors, si on arrive à trouver, j'espère...

Ce bassin, s'il arrive à se réaliser, j'espère...

Sinon, ils meurent. Ces animaux ne peuvent plus vivre comme ça. On ne peut pas les relâcher non plus.

C'est impossible. Ils ne savent pas ce que c'est que l'océan. Donc espérons... que ce nouveau centre puisse les accueillir, mais pour ça, il faut le créer. -M.Bouhafsi: On parlait à l'instant du zoo de Beauval.

Il a accueilli cette semaine un nouveau pensionnaire. -A.Bégot: Un beau bébé de 150 kilos, un éléphanteau qui est né dimanche dernier.

C'est une première pour le parc depuis 13 ans. La naissance est d'autant plus belle que ça n'a pas été une mince affaire. Après 22 mois de gestation, il a fallu sept heures à sa maman pour mettre bas, mais heureusement, le bébé va bien. -Ce n'est pas son premier bébé.

Elle en a eu un déjà en 2012. On doutait pas du fait que ça soit une bonne maman. Elle accompagne beaucoup le bébé.

Elle se met en position pour qu'il puisse téter. Elle vérifie avec sa trompe que le bébé est à côté parce qu'elle est aveugle. Elle vérifie pas mal avec la trompe.

Même avec les pieds, elle essaye de le sentir. Donc on sent que c'est une très bonne maman. -A.Bégot: N'Dala, la maman, est aveugle depuis des années et elle se sert de sa trompe comme une canne pour se repérer dans l'espace.

Un autre petit éléphanteau devrait arriver tout bientôt au zoo de Beauval puisqu'une autre femelle à Chantilly est sous étroite surveillance dans l'attente de l'heureux événement. -M.Bouhafsi: Au Japon, une star désormais.

La star du zoo d'Ishikawa est un petit singe. -A.Bégot: Oui, et sincèrement, c'est mon chouchou de la semaine.

Vous allez l'adorer. Regardez ce petit macaque, qui ne quitte plus ce singe en peluche. C'est son doudou.

Il le traîne partout. Ce petit singe, il s'appelle Punch. Il a 6 mois et il a été abandonné par sa mère à la naissance en juillet dernier.

Les soigneurs l'ont donc nourri au biberon. Ils ont veillé sur lui et ont mis à sa disposition tout un tas de couvertures et de peluches, histoire de le rassurer. Punch a donc choisi cet orang-outan.

Il le transporte partout. Il n'hésite pas à se blottir contre lui pour s'endormir. Il le tient fermement lorsqu'il rencontre d'autres singes.

Pas question de lui voler sa peluche. Punch s'est malgré tout habitué à ses congénères. La preuve, regardez : un singe plus âgé l'a pris dans ses bras ces derniers jours.

C'est un geste d'acceptation sociale. -M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Amandine.

Je n'entends plus rien avec le casque. C'est assez impressionnant. -A.Bégot: C'est Captain Mohamed ? -M.Bouhafsi: Je vais essayer de dire au revoir comme ça parce que je n'entends plus rien.

Merci beaucoup, Bernard d'Ormale. Merci à vous, Mich2 et Vlad. On a été ravis de vous recevoir.

Dans un instant, nos invités du dîner : François Berléand pour une nouvelle série événement, Jamy Gourmaud, Marie Portolano et Jeanne, la révélation de la "Star Academy". On sera dans l'oeil d'Eglantine Eméyé, le créneau de Diane Segard et le dîner de "C à vous". On vous attend.

On reste ensemble jusqu'à 21h. Ne bougez pas, on revient dans quelques secondes. Je n'ai pas réussi à le baisser. -Vlad: C'est sur le côté.