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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 26 novembre 2024 33 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

49-3 : Macron et Barnier se préparent à l’apocalypse, Attal mijote sa vengeance

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 63 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:26OuverteÉludée

    Macron prépare-t-il déjà l'après-Barnier depuis le Brésil ?

  • 2:09RelanceRéponse directe

    Vous voterez la censure si Barnier ne tient pas compte de vos propositions ?

  • 5:10RelanceRéponse directe

    Vous confirmez que vous voterez la censure après le budget ?

  • 10:30OuverteRéponse partielle

    Peux-tu rappeler les règles de dissolution et leurs effets politiques ?

  • 11:47OuverteRéponse partielle

    Gabriel Attal peut-il se débarrasser de Macron ?

  • 14:30OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il une part de théâtre dans les reproches entre Barnier et Attal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:50Invité politiqueChiffre
    « Nous avons joué notre rôle, nous avons été le groupe le plus mobilisé, nous avons fait passer d'ailleurs un certain nombre d'amendements du Rassemblement National, dont la baisse de 5 milliards de la contribution à l'Union Européenne, empêcher l'augmentation de 6 milliards sur les prix de l'électricité. »
  • 5:06Invité politiquePromesse
    « Mais si M. Barnier réintègre tout ça dans son budget, comme s'il n'y avait pas eu de vote, ben oui, nous en tirerons les conséquences. »
  • 7:42Locuteur 2Fait
    « Mais ce que je peux dire, et je l'affirme à ce micro, c'est que demain, si le gouvernement tombait sur le budget, il y aurait immédiatement une crise financière. »
  • 22:21Locuteur 4Chiffre
    « Donc nous proposons effectivement le doublement puisqu'on propose non plus 7 heures mais 14 heures pour... »
  • 22:43Locuteur 4Chiffre
    « ça fait un financement pérenne de 2,5 milliards d'euros et si vous voulez doubler, ça fait 5 milliards d'euros »
  • 30:09InvitéFait
    « ils bénéficient de retraites richement dotées, contrairement à toi et moi, Théo. »
  • 30:15InvitéFait
    « L'âge de départ, certes, a été porté de 60 à 62 ans lors de la réforme des retraites pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1906 »
  • 30:29InvitéChiffre
    « les sénateurs bénéficient d'un régime complémentaire par point qui leur permet de jouir de pensions deux fois et demi supérieures à celles des députés. »
  • 30:34InvitéChiffre
    « celle des députés est pas mal, celle des sénateurs, c'est carrément jackpot avec un beau trésor de guerre, c'est leur fonds de pension sénatorial qui se monte à 1,4 milliard d'euros tout de même. »
  • 31:27InvitéChiffre
    « Ils ont augmenté leur enveloppe de frais de mandat de 12%, 700 euros de plus chaque mois. »
  • 31:34InvitéChiffre
    « Mediapart avait fait le calcul pour nous. C'était un surcoût qui était évalué à 2,9 millions d'euros par an sur les fonds propres du Sénat. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur 44 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Au sommaire, alors que le gouvernement est pris de doute face à la montée d'une motion de censure potentiellement fatale, comment Emmanuel Macron et Michel Barnier affûtent leur stratégie pour riposter et envisager la suite ? Niels vous conduit dans les coulisses de cette bataille politique à haut risque. Gabriel Attal, le petit frère qui veut grandir trop vite, aurait-il l'ambition de détrôner son grand frère politique ? Emmanuel Macron, Niels nous évoque le plan de revanche secret du plus éphémère Premier ministre de France.

Et enfin, la droite sénatoriale s'active et son slogan pourrait être « Travailler plus pour gagner moins », mais tout le monde n'est pas d'accord. Niels nous racontera, c'est parti. Salut Niels ! Salut Théo ! Alors Macron prépare-t-il déjà l'après-barnier ? Depuis le Brésil où il assiste au G20, le président a appelé à la stabilité.

1:37
Invité

Ça a fait un peu rire jaune toute la classe politique, parce qu'on parle bien du président qui a dissous l'Assemblée sans prévenir un 9 juillet dernier l'Assemblée nationale. Donc une des solutions qui a quand même plongé la France dans une crise politique sans précédent. Donc c'est un ancien conseiller de l'exécutif que j'ai consulté pour la préparation de cette émission. Et puis qui me dit « On en rigole tous ». Et puis il me dit « Parce que lui, en plus, il est toujours au chômage depuis cette fameuse dissolution et la chute du gouvernement Attal ».

Et un autre député macroniste, alors qu'il a été réélu, mais avec difficulté, comme beaucoup de ses pairs, me dit « Mais il est vraiment gonflé, en fait, il n'a aucune limite ». Bon, on voit qu'en Macronie, la dissolution est toujours difficile à digérer. Et bon, c'est quand même un éclaterie un peu jaune, évidemment, et collectif, qui montre la déconsidération politique qui frappe toujours Emmanuel Macron. Alors il y a comme un parfum de loose actuellement au sommet de l'État, puisque à l'Élysée, les départs se multiplient dans l'entourage de Macron. Il y a d'abord son ex-directeur de cabinet, Patrick Strodzak, qu'on avait vu mis en avant d'ailleurs lors de l'affaire Benalla.

Alors c'est un historique qui va partir à la retraite, mais il y a aussi le conseiller sport d'Emmanuel Macron, moins connu Cyril Mourin, mais dont on a parlé pendant les JO, et qui a prévu de changer d'horizon, justement, depuis la fin des Jeux Olympiques. Et en tout, il y a quand même une douzaine de départs, ce n'est pas anodin dans un entourage d'une quarantaine de personnes. Et le Figaro a fait un décompte qui est paru ce matin, et explique qu'il ne restera bientôt plus que trois membres historiques présents depuis 2017. Bruno Roger Petit, qui a l'air totalement indéboulonnable, toujours conseiller mémoire et pourvoyeur de off dans les médias.

Tristan Bromé, qui est le directeur de cabinet de Brigitte Macron dans l'Aile Madame. Et l'indéboulonnable également, Alexis Collaire, le bras droit de Macron, aussi surnommé le vice-président, qui dément avoir sollicité la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour partir dans le privé, contrairement à ce qu'affirmait Le Monde début novembre.

3:42
Présentateur

Alors, bien entendu, dans ce contexte, ce n'est pas la grande camaraderie entre les deux têtes de l'exécutif, et ce n'est pas non plus, manifestement, la grande camaraderie avec le Rassemblement National qui donne l'impression de vouloir mordre, Nils.

4:00
Invité

Oui, c'est ça, en fait, c'est la menace d'une censure du gouvernement. Alors, il n'y a pas que le RN, il y a aussi la gauche. Je ne sais pas, je pense que tu l'as vu cette semaine, il y a eu une tribune dans Le Monde des principaux, enfin des leaders de la gauche, Manuel Bompard pour la France Insoumise, Marine Tondelier pour les écolos, évidemment Olivier Faure pour le Parti Socialiste, etc., qui ont également appelé à une motion de censure si jamais le budget était conservé en l'État.

Mais c'est vrai que c'est le Rassemblement National qui a permis à Macron de nommer Barnier Premier ministre, et on a un peu l'impression que les politesses, le temps des politesses est terminé et qu'en plein marasme judiciaire et sous le coup d'une potentielle peine d'inéligibilité, Marine Le Pen agite la menace de la censure. C'était sur RTL cette semaine.

4:50
Invité politique

Nous avons joué notre rôle, nous avons été le groupe le plus mobilisé, nous avons fait passer d'ailleurs un certain nombre d'amendements du Rassemblement National, dont la baisse de 5 milliards de la contribution à l'Union Européenne, empêcher l'augmentation de 6 milliards sur les prix de l'électricité. Mais si M. Barnier réintègre tout ça dans son budget, comme s'il n'y avait pas eu de vote, ben oui, nous en tirerons les conséquences.

5:14
Invité

Donc si je résume pour être sûr d'avoir bien compris, vous voterez la censure, si Michel Barnier ne vous entend pas et n'écoute pas ce que vous avez à dire, ne tient pas en compte un certain nombre de propositions, et cette censure, ce sera après le budget. On est d'accord ? Oui. C'est ça, j'ai bien compris. Voilà, et elle est rejointe par Jean-Luc Mélenchon, qui a lui sorti sa boule de cristal, et pour lui, le gouvernement tombera d'ici décembre. On l'écoute sur France 3. M.

Barnier, son gouvernement va tomber entre le 15 et le 21 décembre de cette année, et donc après, il faudra à nouveau choisir un Premier ministre, jusqu'à ce que le Président de la République finisse par s'en aller, comprenant que seul son départ permet un... Lucie Casté reste, vous le dites clairement, votre candidate à la Tignan. C'est la position des insoumis, ce n'est pas la position des socialistes, et je ne sais pas très bien ce que pensent les Verts, mais enfin, on a passé des heures à discuter de ça, on ne va pas recommencer à chaque fois qu'il y a un changement de gouvernement.

Alors, c'est vrai qu'il y a ce parfum un peu de défaite au gouvernement, et certains ne font même plus semblant d'y croire. Par exemple, Catherine Vautrin, la ministre des Territoires, qui était interrogée mardi sur France Inter, on l'écoute.

6:21
Locuteur 3

Ça s'appellera un nouvel impôt local ? Pas forcément un nouvel impôt local, il faut lier l'usage à une responsabilité d'utilisation, c'est le sujet que nous allons mettre sur la table avec les élus, si nous sommes encore là en début d'année.

6:32
Invité

Voilà, alors bon, il faut quand même souligner que Catherine Vautrin est une transfuge de la droite, et qu'elle ne supporte plus son ancienne famille politique. En plus, elle devait être nommée au gouvernement, enfin, comme Première ministre à la place de Borne, et donc revoir la droite qu'elle a quittée pour Macron revenir en fanfare à Matignon, ce n'est pas franchement une joie pour elle. Les membres de la droite au gouvernement affichent au contraire leur volonté de rester en place, alors notamment, on pense à Barnier, mais on pense aussi à Retailleau. Pensez-vous 12 ans qu'ils n'avaient plus goûté au pouvoir ?

Alors, évidemment, on les voit dramatiser, prédire le pire en cas de censure dans les médias. Écoutez-les, c'est quand même assez rigolo. Celui ou celle qui renversera le gouvernement privera le pays d'un budget et le précipitera dans le désordre et la chienlit. C'est cette responsabilité-là qui sera sur les épaules de celui ou celle qui renversera le gouvernement. Donc c'est vous ou le chaos ? C'est priver le pays d'un budget et c'est le précipiter dans le désordre, et c'est donc la chienlit.

7:34
Locuteur 2

C'est la crise politique, mais c'est immédiatement la bascule dans une crise financière.

7:39
Invité

C'est vous le chaos, monsieur le ministre de l'Intérieur ?

7:41
Locuteur 2

Ça n'est pas ça du tout. Mais ce que je peux dire, et je l'affirme à ce micro, c'est que demain, si le gouvernement tombait sur le budget, il y aurait immédiatement une crise financière. Et les mécanismes de crise financière, je les ai étudiés, on voit comment ça se passe. Ne croyez pas que la France soit exempte, justement, et puisse être à l'écart de tout ça.

8:01
Invité

Voilà, donc ils sont à deux doigts de prédire une invasion de Sauterelle en cas de censure gouvernementale. Et d'ailleurs, un député de gauche me dit que c'est assez pathétique, parce qu'en fait, ils font tout pour se maintenir au pouvoir. Alors bon, l'entourage de Michel Barnier fait du damage control auprès de nos confrères et consœurs qui ont la chance de suivre l'exécutif au quotidien en assurant que le RN n'est pas cap de censurer. Et d'ailleurs, que le Premier ministre prend la situation avec hauteur et humour. Théo, évidemment, on s'en doute. Mais enfin, quand même, lors du congrès des maires de France ce jeudi, on a senti le Premier ministre assez résigné. Regardez.

Je ne sais pas le temps que j'ai devant moi. Ça dépend d'une éventuelle coalition des contraires, si je puis dire, à l'Assemblée nationale.

8:57
Présentateur

Je ne sais pas si ça se produira. J'y suis prêt.

9:00
Invité

Je sais que ce n'est pas ce que souhaitent les Français. Qu'ils souhaitent aujourd'hui de la stabilité, de la sérénité.

9:05
Présentateur

Alors, Nils, ces mauvaises langues pourraient dire que le gouvernement pourrait être un beau cadeau à découvrir sous le sapin de Noël.

9:16
Invité

Oui. Est-ce qu'il va y avoir une chute du gouvernement effectivement comme cadeau de Noël ? Alors, évidemment, dans l'exécutif, ça fait un peu... ça inquiète, disons, les membres de l'exécutif et notamment les conseillers ministériels. Alors, faire tomber le gouvernement en période de Noël, ce serait créer un bordel monstre, m'explique l'un d'eux. Potentiellement, la France ne pourrait pas avoir de budget. Voilà, le mot est lâché et l'un de ses confrères, l'un de ses collègues me lâche, bah, pas de budget, ce serait quand même la catastrophe. Alors, on me rappelle, ça voudrait dire pas de rentrée d'impôt au 1er janvier.

Donc, des fonctionnaires qui ne seraient potentiellement plus payés, des prestations sociales pas versées, les cartes vitales à l'arrêt puisqu'il n'y aurait pas de budget de la sécurité sociale. Alors, pour le moment, évidemment, on n'en est pas là, mais l'Elysée et Matignon, quand même, ont étudié, disons, les différents scénarios qui se profilent, selon mes informations. C'est une situation qui serait presque inédite, un rejet total du budget et surtout une censure.

Et ça voudrait dire que Macron devrait nommer un nouveau Premier ministre ou en tout cas, renommer un Premier ministre puisqu'il pourrait éventuellement refaire appel à Barnier puisqu'on rappelle qu'il ne peut plus appuyer sur le bouton dissolution de l'Assemblée avant l'été prochain. Le délai est de un an.

10:30
Présentateur

Justement, est-ce que tu peux nous rappeler les règles en matière de dissolution et comment elles peuvent avoir des effets sur les jeux politiques et politiciens, d'ailleurs, qui en courent en ce moment ?

10:42
Invité

Je vais essayer de ne pas vous endormir. Donc, d'après l'article 45 de l'Assemblée, si un nouveau texte budgétaire était déposé au Parlement avant le 11 décembre, donc c'est la date butoir, seule sa partie recette devrait être adoptée avant la fin de l'année et le volet de dépenses pourrait faire l'objet d'un nouveau débat en janvier 2025. Alors, il existe un précédent quand même ouf qu'en 1962, le gouvernement Pompidou, ça ne nous rajeunit pas, a fait adopter par le Parlement une loi partielle contenant la première partie de la loi de finances pour 1963 qui a été promulguée le 22 décembre 1962.

Et la seconde partie, donc la partie recette, elle a été promulguée dans une autre loi le 23 février 1963. Mais enfin, les députés pourraient aussi rejeter totalement la loi de finances et un 49-3 puisque le gouvernement, s'il voulait imposer le budget, pourrait en passer par un 49-3. Si le 49-3 était rejeté par une motion de censure, on rentre dans l'inconnu et je peux vous dire qu'au sein de l'exécutif, quand même, on n'en perd pas le sommeil mais en tout cas, on s'y approche.

11:47
Présentateur

D'un premier ministre à l'autre, est-ce qu'on pourrait parler de Gabriel Attal, le petit frère ? Peut-il se débarrasser de son grand frère ?

11:59
Invité

Oui, on sait alors que les relations entre les deux hommes sont, en tout cas, entre le plus jeune et son grand frère sont effectivement difficiles et notamment depuis la dissolution. On se souvient, par exemple, que Macron avait fait savoir sa grande colère face à la prise de pouvoir de Gabi du groupe Renaissance après la dissolution du 9 juillet et désormais, le petit Gabi est devenu aussi le patron du parti macroniste Renaissance.

Il a fait main basse non seulement sur le fichier des adhérents mais aussi sur le trésor de guerre, l'argent, la caisse, comme on dit, de toutes ces années fastes, disons, des macronistes et on peut dire, comme l'ont fait savoir des députés de la majorité mais aussi des cadres du parti avec lesquels j'ai discuté pour préparer cette émission, que Attal s'est totalement émancipé d'Emmanuel Macron. Alors, évidemment, il y a un conflit classique, c'est un grand classique de la vie politique entre le président et un premier ministre ambitieux.

On se souvient de Mitterrand avec Rocard, ça c'est pour les plus anciens, plus récemment, Sarkozy avec Fillon dans les années 2000, Hollande avec Valls et puis aussi avec Macron, évidemment. Sauf qu'Emmanuel Macron, évidemment, avec son égo, pensait qu'il allait être épargné, c'est ce que m'a soufflé un ancien conseiller du président. Vanitas, vanitatis. Voilà, bravo pour cette érudition latine, Théo. Il faut dire aussi qu'Attal se sent poussé des ailes, car il est soutenu par les députés macronistes, désormais, qui le voient comme un sauveur depuis la campagne éclair des législatives.

il faut rappeler quand même que le groupe a perdu des plumes et de nombreuses plumes dans la bataille et puis c'est vrai qu'Attal a fait campagne pour eux, alors sauf dans le dernier quart d'heure, pour éviter, disons, d'avoir les retombées négatives d'Emmanuel Macron sur le dos, mais enfin, il est considéré effectivement, voilà, comme un atout jeunesse, de renouveau pour le parti et puis évidemment, le président l'a pris comme un coup de couteau dans le dos, alors à raison et puis on se souvient aussi que pendant cette campagne éclair, les députés macronistes ne s'affichaient même plus avec Emmanuel Macron sur leur tract, alors si ça, ce n'était pas un aveu de désaveu et de désamour de la part de ses élus qui lui devaient tout, selon lui, voilà, donc depuis, les députés de l'ex-majorité ont reporté leur colère sur Michel Barnier dont ils se plaignent tout le temps d'être mal considérés.

14:30
Présentateur

Alors Nils, est-ce qu'il n'y a pas une part de théâtre dans ses reproches, dans ses scènes de ménage ?

14:36
Invité

Il y a un peu de vérité et il y a beaucoup de théâtre en fait. Bon, Michel Barnier, il s'est quand même rendu, il se rend quand même aux réunions hebdomadaires des députés macronistes, voilà, il s'est conseillé, font le job, mais c'est vrai que l'appareil de l'État n'est plus aux mains de l'ancienne majorité, même s'il en reste quelques-uns et notamment on pense au ministère régalien comme l'intérieur qui est aux mains de Bruno Retailleau, ça c'est une sacrée prise de guerre pour la droite et ça produit évidemment de l'aigreur mais il y a évidemment aussi une part de tactique dans ses complaintes.

Gabi, il roule pour une seule personne lui-même, c'est ce qu'admet un soutien qui est proche de l'ex-premier ministre et ça se voit depuis l'installation du gouvernement Barnier pas une semaine sans que le petit frère du président n'envoie un missile sur le gouvernement. Alors il y a eu la fameuse audition sur le déficit au Sénat où Attal s'est défaussé sur Michel Barnier suscitant quand même une certaine sidération des sénateurs qui l'ont trouvé inélégant. Regardez ici. Les textes étaient prêts, on les a transmis au gouvernement qui nous a succédé. Ils pouvaient être inscrits dans le PLF 2025 pour apporter des recettes sur 2024.

Ça relève du choix du gouvernement actuel de ne pas reprendre ces mesures de recettes supplémentaires. Permettez-moi, mais ça, voilà, puisqu'on n'est aussi, on n'est pas que dans un débat technique, on est dans un débat politique. Moi, je trouve très inélégant, très inélégant, c'est-à-dire sortant largement de la technique, de dire le gouvernement qui suit, il n'avait qu'à faire ça et il serait arrivé à 5-5. Non, vous n'avez pas dit que vous étiez inélégant, c'est moi qui le dis. C'est juste. Alors, il y a aussi eu les clashes sur le budget, trop d'impôts, pas assez de réformes, Atal n'a cessé de critiquer le projet de budget de Barnier depuis octobre.

Et puis, pire, les macronistes se sont quand même alliés avec la droite et le RN pour supprimer une refonte des cotisations patronales qui étaient censées apporter 4 milliards d'euros. Ça, ça n'a pas arrangé les affaires d'Atal à Matignon. C'était fin octobre, mais le conflit se poursuit. Barnier et Atal se sont ensuite écharpés sur les allègements de charges. Barnier a proposé de diviser par deux ses allègements lors d'un déjeuner entre eux la semaine dernière. Pas assez pour Gabriel Atal qui menace désormais de ne pas voter le budget en commission mixte paritaire.

Et alors, pire, là, c'est le dernier scud qui est arrivé cette semaine du propre ministre de l'économie de Michel Barnier, Antoine Armand, qui est un soutien de Gabriel Atal, regardé dans le Parisien, attention à l'impôt de trop, a prévenu le ministre, en contradiction totale avec son premier ministre, donc le projet de Barnier. Alors Barnier, silence radio, il ne l'a même pas recadré en public. Et d'après mes informations, Atal s'est évidemment réjoui de l'interview dans le Parisien d'Antoine Armand. Il prend courageusement la parole pour défendre la ligne de notre groupe. Je compte sur vous pour relayer son interview sur vos réseaux.

C'est ce qu'il a écrit à ses troupes sur un réseau social crypté, selon mes informations. Et un message reçu, donc l'interview aux Parisiens était largement diffusée par les macronistes. Du côté de Matignon, on ne devient pas parano, mais on commence tout doucement à se poser des questions sur la loyauté des uns et des autres. Et on se demande aussi si l'Élysée ne joue pas un double jeu. on a vu le président en aparté avec Antoine Armand lundi et mardi cette semaine puisqu'ils étaient tous les deux en voyage au Brésil pour le G20 à Rio. Et on les a vus discuter ensemble lundi et mardi.

L'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir aux journalistes qu'il s'était entretenu des questions budgétaires. Tiens donc ! Et c'est le lendemain, donc mercredi, qu'Antoine Armand a fait son interview de choc aux Parisiens. Et donc derrière, en fait, ce qui se joue derrière le vote du budget, c'est en réalité l'arbre qui cache la forêt. Le vrai enjeu, c'est comment pousser Macron dehors, m'explique un ancien conseiller de la campagne de Macron en 2017 qui a gardé ses attaches et ses informations dans la Macronie. Et alors là, il y a une dernière manœuvre assez sournoise de la part de Gabriel Attal qui est surnommée par ailleurs la vipère par ses camarades. Bonne ambiance. Charmant.

Charmant. Renouveler les fauteuils des membres du bureau exécutif de Renaissance pour faire de la place à côté des historiques. comme Ferrand et Guérini. Alors, officiellement, il s'agit de, comment dire, de mieux accueillir la France des territoires, de renouveler le bureau, d'insuffler de l'air frais. Mais en réalité, en coulisses, on m'explique qu'on ne fait pas comme LFI. C'est un peu la tactique inverse. Alors, LFI, ils excluent, ils purgent. Au contraire, Attal, lui, il submerge par le nombre les historiques qui étaient plus proches de Macron. C'est ce que m'explique un député de l'ancienne majorité.

Le but étant, évidemment, d'isoler les anciens et puis de faire campagne pour le petit nouveau. Et puis, il y a aussi les candidats aux élections, notamment aux dernières européennes. On se rappelle que Renaissance était, par exemple, très peu représentée en Occitanie. Il y avait une seule personne de la région qui était présente dans la liste et c'était dans les 30 premières places. Elle n'a même pas été élue. Et en interne, en fait, ça a créé un vrai malaise. En gros, l'entourage d'Attal a expliqué que le RN faisait de gros scores et donc, ce n'était pas forcément la peine de mettre l'accent sur cette région.

Alors, ça a un peu scandalisé les anciens et j'ai demandé notamment son avis à Jean-Bernard Gaillot-Renucci qu'on a déjà entendu dans cette émission. Il a participé à la campagne de Macron en 2017. Il représentait la droite avec Macron et il m'explique au mieux c'est de la désertion face à l'extrême droite et au pire c'est de la collusion avec le RN des propos qui ne manqueront pas de faire réagir au sein de Renaissance. Et alors, dernièrement, et ça c'est la dernière manœuvre, le dernier coup de Gabriel Attal, l'ex-premier ministre a fait savoir en petit comité que Paris n'intéressait moins que 2027. Autant dire la présidentielle et il y a de quoi faire monter la pression sur Macron.

20:50
Présentateur

On n'est jamais autant trahi que par ses proches pauvres présidents de la République, n'est-ce pas ? Alors, le Sénat veut vous faire travailler plus pour gagner moins, c'est un peu comme ça qu'on peut résumer les récentes sorties, les récentes initiatives de la droite sénatoriale en particulier.

21:13
Invité

Oui, alors effectivement, on peut toujours compter sur nos sénateurs pour faire preuve d'inventivité législative, mais là, c'est vrai qu'ils se sont surpassés et la mesure fait scandale 20 ans après l'instauration d'une première journée de solidarité, donc on rappelle, on travaille gratuitement pour soutenir nos personnes âgées, le Sénat, à majorité de droite et du centre, demande un nouvel effort, ça c'est le langage officiel, aux salariés avec une nouvelle journée de solidarité, donc pour résumer, en gros, il va falloir travailler, il faudrait, d'après le Sénat, travailler 7 heures de plus sans être rémunérés.

Alors évidemment, nos sénateurs de droite et du centre ont leurs arguments à faire valoir, qui sont quand même assez discutables et surtout, ils les ont présentés avec une grande légèreté qu'on a pu apprécier lors du débat cette semaine, c'était le 20 novembre, à l'image de la présentation de l'amendement par la rapporteure générale de la Commission des Affaires sociales, il s'agit d'Elisabeth Douano de l'Union centriste qui était d'ailleurs très joyeuse pour annoncer cette bonne nouvelle pour les patrons, mauvaise pour les salariés. On l'écoute, regardez.

22:21
Locuteur 4

Donc nous proposons effectivement le doublement puisqu'on propose non plus 7 heures mais 14 heures pour... Bah oui, on a 7 heures aujourd'hui et donc on propose 7 nouvelles heures. Mais si vous voulez 14 heures, pourquoi pas, on peut aussi en discuter parce que ça fait ça fait un financement pérenne de 2,5 milliards d'euros et si vous voulez doubler, ça fait 5 milliards d'euros et là, en fait, voilà, on va peut-être s'en sortir.

22:51
Invité

Voilà, donc grand éclat de rire mais on se bidonne dis donc à faire travailler ces Français pour des clopinettes. À écouter la sénatrice, la France est sauvée. En fait, il suffit de faire travailler les Français sans les rémunérer et en plus, ça la fait rire. Alors, il y a eu d'autres idées, on pourrait même les faire travailler encore deux fois plus et là, Théo, c'est tout le budget national qui serait renfloué. Alléluia. Alléluia, exactement. Bah là, ça a fait beaucoup rire la sénatrice Douano. Regardez, là encore.

23:19
Locuteur 4

Pour vous dire, c'est pas forcément de gaieté de cœur que l'on fait cette proposition. C'est toujours compliqué et d'ailleurs, et d'ailleurs, et d'ailleurs, je suppose que toutes les contributions que vous avez proposées tout à l'heure, vous ne les faisiez pas de gaieté de cœur non plus. Bon, voilà, eh bien, on est dans le même état d'esprit, mais c'est utile et aujourd'hui, il nous faut trouver des moyens et donc, c'est cette proposition de contribution de sept jours supplémentaires. Sept heures, sept heures, sept heures. Pardon, pardon, pardon, sept heures. Ah, j'étais emballée là. Sept heures. Non, c'est pas révélateur. C'est la fatigue simplement, chers collègues.

Bon, je vais m'arrêter là parce qu'on aura d'autres occasions d'en parler, mais en tout cas, c'est cette proposition que fait cet amendement.

24:04
Invité

Alors, on a entendu, aussi, le sénateur de Corrèze, Daniel Chassin, nous expliquait que c'était une petite mesure de rien du tout, comme il explique dans son intervention Regardez. Ce qui est demandé, c'est une petite solidarité, ça fait dix minutes par semaine pour financer cette cause noble pour laquelle

24:23
Présentateur

nous devons ensemble trouver une solution pour gérer l'autonomie, une solidarité que nous devons à nos aînés en pensant à l'histoire, à ceux qui se sont dévoués pour nous, c'est cela aussi dans le rapport Vaché. Pas de taxes, mais pour nos aînés, une petite solidarité. Nous travaillons le moins en France, ça fera sept heures de plus

24:50
Invité

par an, je pense que ça, nous devons pouvoir le faire. Somme toute, ce n'est pas grand-chose de travailler sept heures de plus sans être rémunéré. Et puis, ça représente à peine sept heures de plus par an, ça fait 40 minutes par mois, ça fait dix minutes par semaine, voilà, et puis, c'est pour nos aînés, n'est-ce pas ? Alors, on peut bien faire cet effort. On rappelle quand même pour information que le sénateur Chassin va sur ses 80 printemps sans mauvais esprit. Il en aura 82 lors du renouvellement de son mandat puisqu'il a été élu pour six ans en 2020. Alors, évidemment, l'amendement a suscité la colère et le rejet de la gauche au Sénat, alors qu'il est en minorité, malheureusement.

J'ai demandé quand même au sénateur Yann Brossat, sénateur de Paris PCF, de nous expliquer et de détailler ce qui lui paraissait le plus choquant dans cette mesure. On l'écoute. En réalité, ça traduit le fait que pour eux, le travail a très peu de valeur puisqu'en l'occurrence, c'est du travail gratuit qu'il va falloir réaliser en plus pour n'avoir en face aucune espèce de prestation supplémentaire. Donc, c'est absolument scandaleux. Il y a chaque année 200 milliards d'euros d'aides publiques

25:59
Locuteur 2

à des entreprises privées qui ne sont jamais d'ailleurs

26:03
Invité

mises sous condition. On pourrait très bien décider d'orienter une partie de ces aides plutôt que de les donner parfois à de très grandes entreprises, y compris des entreprises du CAC 40 et à les dédier au financement d'un service public de l'autonomie. Ce serait beaucoup plus juste et beaucoup plus solidaire que de demander à des travailleurs qui, pour une part, bossent déjà beaucoup, sont déjà très fatigués par leur travail, gagnent peu de faire sept heures supplémentaires qu'ils n'ont rien demandé. Voilà, en tout cas, cette proposition du Sénat, elle a fait très très plaisir au MEDEF ce matin, au moment où nous enregistrons cette émission.

La proposition a fait ronronner de plaisir le président du MEDEF, Patrick Martin. On l'écoute sur RTL. Le Sénat a voté l'instauration de sept heures de travail supplémentaires sans rémunération, autrement dit, une deuxième journée de solidarité qui ne dit pas son nom. Vous y êtes favorable ou pas ? Mais nous, on est favorable. On n'est même pas favorable. Il est impératif qu'on travaille plus dans ce pays parce qu'on n'a pas la performance en termes de pouvoir d'achat, en termes d'équilibre. Dans quelle proportion ? Il faut qu'on passe des 35 heures aux 40 heures ?

Déjà, commençons par les sept heures sous une forme ou sous une autre en laissant aux partenaires sociaux qui travaillent très bien. Je vous espère qu'on y reviendra. On a signé deux accords formidables la semaine dernière aux partenaires sociaux dans les branches, dans les entreprises, le soin d'organiser ça. Des accords notamment sur l'assurance chômage, sur le travail des seniors, sur l'usure professionnelle. Il y a beaucoup de choses qui ont été... Oui, mais ça mérite d'être souligné parce que quand vous comparez l'état du dialogue politique et l'état du dialogue social, je crois que les partenaires sociaux ne déméritent pas dont le MEDEF.

Bon, alors quand même, tu me connais, j'ai ouvert mon carnet d'adresse, j'ai appelé quelques sénateurs de droite. Alors, ils ne se sont pas bousculés pour me répondre. Quand j'ai appelé leur cabinet, à chaque fois leurs collaborateurs, on me dit « Oui, pas disponible. Ce n'est pas forcément là-dessus qu'on a envie de communiquer en ce moment. » Ben oui, tu m'étonnes. Bon, alors il y a eu quand même quelques voix, un brin embarrassé par ce dispositif à l'image d'un sénateur de droite qui a courageusement accepté de me répondre. Alors, en off, dommage. Mais enfin, il a quand même répondu. Il me dit « Ben oui, ce n'est pas idéal.

C'est vrai que notre slogan à nous, c'est plutôt « Le travailler plus pour gagner plus. » Voilà. Mais ça, c'était avant. Et puis surtout, il a quand même voté pour la mesure. Voilà. Donc, c'est dommage. Et puis, il faut quand même ajouter et c'est vrai que les sénateurs ont plutôt la belle vie. Sont-ils les mieux placés pour faire travailler et salariés sans les rémunérer ? Et notamment, c'est ce que reconnaît Yann Brossin que j'ai interrogé sur le sujet. On l'écoute. Ils prennent un certain nombre de décisions qui, de fait, vont dégrader les conditions de vie des plus modestes. Et moi, cette contradiction, je l'aperçois très régulièrement.

Vous savez, je me souviens très bien que le jour où on débattait de l'AME, de la suppression de l'AME sur la loi immigration, il se trouve que j'avais rendez-vous chez le médecin au Sénat. Quand vous allez chez le médecin au Sénat, vous ne payez pas. Et dans le même temps, les mêmes votaient la suppression de l'AME en trouvant scandaleux que des réfugiés qui vivent sur notre territoire et accès à la santé gratuite. Moi, ça m'avait choqué. Et donc, en l'occurrence, je pense qu'à un moment donné, il faut effectivement tenir compte de la situation dans laquelle on est soi-même avant de demander au plus modeste de faire des efforts supplémentaires. Voilà.

Donc, il ne s'agit pas évidemment de faire de l'anti-parlementarisme par plaisir. Mais enfin, outre le médecin gratuit, comme l'explique le sénateur Brossat, on rappelle que les sénateurs touchent quand même 7600 euros bruts par mois avec une jolie indemnité parlementaire de 5900 euros bruts, toujours, une indemnité de résidence à 177 euros et une de fonction qui s'élève à 1500 euros. Et en outre, ils peuvent, contrairement à l'Assemblée, faire travailler un membre de leur famille comme collaborateur parce que, pourquoi pas ?

Voilà, comme ça, ça reste dans la famille et puis, ils prennent évidemment leur train en première ils ont un certain nombre d'allers-retours par an et puis, ils peuvent aussi se faire prendre en charge par le Sénat, donc l'argent public, toujours leur hébergement dans un hôtel parisien quand la Haute Assemblée se réunit et puis, surtout, ils bénéficient de retraites richement dotées, contrairement à toi et moi, Théo.

L'âge de départ, certes, a été porté de 60 à 62 ans lors de la réforme des retraites pour ceux qui sont nés après le 1er janvier 1906 et quand tu vois l'âge notamment du sénateur Chassin, tu comprends pourquoi la précision est importante mais les sénateurs bénéficient d'un régime complémentaire par point qui leur permet de jouir de pensions deux fois et demi supérieures à celles des députés. Alors déjà que celle des députés est pas mal, celle des sénateurs, c'est carrément jackpot avec un beau trésor de guerre, c'est leur fonds de pension sénatorial qui se monte à 1,4 milliard d'euros tout de même. Si nous, on pouvait avoir ça aux médias, ce serait pas mal.

30:50
Présentateur

On peut dire que pour eux, Nils, c'est la belle vie. Oh, la belle vie.

30:55
Invité

Et voilà, ça vaut le coup d'entonner la chansonnette. Alors bon, je ne parle même pas de leur cadre de vie. Moi, je ne peux en témoigner. J'ai travaillé brièvement au Sénat dans une autre vie. Leur restaurant est absolument magnifique. Ils ont un super cadre. C'est quand même, on parle du palais du palais Médicis avec le fameux Luco, le jardin du Luxembourg. Ils ont une salle de sport, un coiffeur à disposition, un service de poste. Et puis, surtout, alors ça, c'était l'année dernière. Ils n'ont pas beaucoup communiqué sur le sujet, mais ils se sont augmentés. Ils ont augmenté leur enveloppe de frais de mandat de 12%, 700 euros de plus chaque mois.

Alors, Mediapart avait fait le calcul pour nous. C'était un surcoût qui était évalué à 2,9 millions d'euros par an sur les fonds propres du Sénat. On rappelle quand même qu'il y a 348 élus. Oui, alors la gauche a voté contre tout ça. Oui, les trois groupes de gauche, une grande partie aussi du groupe RDSE, donc c'est la majorité radicale qui se sont posées à la proposition. Il y a eu aussi les trois sénateurs à Rennes puisque le Rassemblement National a fait son entrée malheureusement au Sénat. Alors, il y a eu quand même des votes clairsemés chez les rares sénateurs macronistes. Par exemple, l'ancien ministre Jean-Baptiste Lemoyne qui a voté contre.

On sent quand même à travers ces votes parfois difficile en dehors de la droite et du centre que les sept heures de solidarité qui vont, le texte sur le budget va évidemment revenir à l'Assemblée. Moi, à mon avis, il me semble difficile de penser que les députés vont maintenir ce dispositif. Mais on n'est jamais à l'abri de mauvaises surprises. Merci Dils.

32:31
Présentateur

Merci Théo. Et merci à vous d'avoir regardé cette émission. Dites-nous ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez par YouTube et via e-mail si vous nous regardez à la télé. Nous sommes fin novembre et le Média, votre Média, a engagé sa campagne de dons et d'abonnements de fin d'année. Une campagne qui vise à nous permettre de rester debout et de mener la bataille des idées dans un contexte de facilitation des sphères politiques et médiatiques. Les choses ont bien commencé. Vous avez déjà collecté environ 30 000 euros. C'est beaucoup mais ce n'est pas assez pour pouvoir continuer de mener la bataille que nous menons.

Alors si vous le pouvez, allez sur le mediatv.fr et donnez-nous de la force. Donnez-vous de la force. Restez connectés au Média. Sous-titrage Société Radio-Canada

33:12
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada