Discours de François-Xavier Bellamy - Le Cannet - 5 juin 2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames et messieurs, il est professeur de philosophie, ancienne élue locale, chef de notre délégation au Parlement européen depuis cinq années, vice-président exécutif des Républicains. Il est notre tête de liste pour mener cette campagne pour l'élection européenne. Merci d'accueillir François-Xavier, bel ami !
Nous arrivons à la fin de cette campagne. C'est le moment de jeter un regard rapide en arrière, que de chemin. Que de chemin parcouru avec vous, que d'étapes franchies ensemble, que de haies surmontées. Et de tout cela, jamais, je ne saurais vous dire assez combien je vous remercie. Combien nous vous remercions avec tous mes colistiers. Merci, cher Michel, de nous accueillir chez toi pour cette dernière étape de cette campagne si intense. Merci de nous accueillir ici au Canet avec ta force et ton courage, avec ton engagement au sein de cette aventure.
Tu représentes dans notre famille politique ce que la constance, ce que l'effort patient qui permet de changer les choses apporte à notre engagement. Merci de nous accueillir ici. Merci au maire du Canet. Merci à tous les élus. Et puis au moment de jeter ce regard sur tout ce chemin parcouru, je voudrais commencer par dire ma très profonde gratitude à celui qui l'a rendu possible. Celui qui a ouvert la voie. Celui qui fait que nous sommes là. Parce que sans lui, sans doute, notre famille politique n'aurait pas gardé le cap que nous lui connaissons aujourd'hui. Ce cap de courage et de détermination. Ce cap d'indépendance et aujourd'hui d'opposition.
Ce cap qui prépare l'alternance et qui prépare l'espérance. Chère Eric, tu m'as fait confiance et j'espère que j'aurai été à la hauteur de cette confiance. Aujourd'hui, nous sommes chez toi dans les Alpes-Maritimes, chez toi pour conclure ce chemin, pour conclure cette étape. Parce que ce n'est qu'une étape dans le travail que tu portes. Et je voudrais te dire à quel point, comme j'ai eu la chance de pouvoir m'engager grâce à toi dans cette campagne, tu peux compter sur moi, tu peux compter sur nous, dans le travail que tu mènes à la tête de notre famille politique. Que de chemins parcourus au cours de ces derniers mois, que de chemins parcourus aussi au cours des dernières années.
Et ce chemin, je n'oublie pas qu'il a commencé il y a cinq ans maintenant. C'était en 2019. J'étais professeur de philosophie et quelqu'un avait eu l'étrange idée de venir me tendre la main pour me mettre dans cet engagement. Je reconnais, chère Céline, ce que tu disais à l'instant du vertige qui consiste à sauter le pas, comme le dit bien souvent Christophe, à prendre son parachute et à se jeter dans le vide. Je l'ai fait à cause de toi, grâce à toi. Je l'ai fait avec toi. Et j'ai eu la chance de partager cet engagement dès les premiers pas, de poursuivre aujourd'hui cette campagne avec tes conseils, ton regard, qui ont tant compté pour moi.
Merci, Laurent, de ce que tu fais pour notre famille. Merci de ce que tu as fait pour moi. Alors évidemment, chers amis, vous le savez, cette campagne n'aura pas été facile. S'engager aujourd'hui pour notre famille politique, s'engager pour nos couleurs, décider de ne pas mettre nos convictions dans notre poche, de ne pas nous taire, de ne pas reculer, cela suppose du courage. Et pour cela, il fallait bien sûr affronter et affronter en équipe. Un jour, Christophe m'a raconté une aventure qu'il avait vécue dans son ancienne vie de commando.
Et il me disait que la devise qui était celle de ceux qui crapahutent dans des endroits souvent reculés, bien loin des lignes amis, cette devise est bien souvent que nous sommes seuls ensemble. Eh bien, nous aurons affronté ensemble parfois l'adversité, la difficulté, la contradiction, bien souvent la mauvaise foi, bien souvent les biais imposés à ces débats de l'élection européenne. Mais c'est ensemble, je crois, que nous aurons surmonté les difficultés.
Et je voudrais dire aujourd'hui avec vous toute ma reconnaissance et tous mes remerciements à ces exceptionnels colistiers avec qui nous aurons vécu cette campagne tous ensemble, comme une équipe qui demain va représenter la France au Parlement européen, comme une équipe qui demain pèsera pour défendre vos couleurs, pour faire entendre votre voix. Je n'ai été qu'un parmi d'autres, qu'un avec eux. Et j'ai eu le sentiment bien souvent de tenter d'être le porte-parole d'abord de cette équipe, de ce travail collectif. Vous savez souvent la politique s'est abîmée elle-même quand elle a fini par ressembler à l'aventure d'individus qui se battent pour exister en essayant d'écraser les autres.
Nous aurons été le contraire. Nous aurons été un pack, nous aurons été une équipe, nous aurons été ce collectif qui durera. Et je voudrais vous remercier, chère Céline, chère Christophe, avec qui nous avons commencé cette campagne, chère Isabelle, chère Laurent, remercier les colistiers de cette région qui sont ici, chère Laura Agnès, chère Sandra. Remercier tous ceux qui font qu'aujourd'hui nous sommes représentés partout en France, qu'aujourd'hui nous représentons toute la France. Remercier celui qui était déjà avec moi, colistier, il y a cinq ans, chère Xavier, et qui est resté un ami. Tu es sapeur-pompier, tu sais ce que veut dire le fait d'aller au feu.
Et c'est avec toi que je suis heureux de partager une nouvelle fois cet engagement aujourd'hui. Et puis un dernier mot de remerciement avant de parler de ce qui nous unit, de ce qui nous lit, de ce qui nous réunit ensemble, puisque ce soir c'est la dernière étape, c'est le dernier moment. Je voudrais vous révéler un secret. La politique, vous savez, c'est des gens qui s'engagent et qui assument d'apparaître dans l'espace public, derrière les micros, sur les plateaux de télévision, dans les radios, ou comme nous le faisons ce soir sur la scène devant vous.
Mais en réalité nous ne sommes rien, sans ceux qui sont dans l'ombre, qui travaillent, et qui s'engagent, et qui donnent tout, et qui donnent tant. Sans jamais rien mesurer, sans jamais rien retenir, qui se donnent sans apparaître, dans cet effort humble et patient, pour faire advenir le miracle d'une campagne comme celle que nous aurons vécue, il aura fallu tant de travail, de compétences, de talents, tant de dévouement, tant de générosité. Alors ce soir avec vous, je voudrais dire de tout cœur un immense merci à toutes les équipes qui ont porté cette campagne. Je ne peux pas tous les remercier par leur nom, mais ils se reconnaîtront et ils savent ce que je leur dois.
Chers amis, si nous nous sommes engagés dans cette aventure, c'est d'abord parce que nous avons au cœur, en commun, une très profonde inquiétude. Nous avons été partout en France au fil des dernières années, partout dans le pays, nous avons écouté les Français. Comme nous avions eu l'occasion de le faire avec mes coéquipiers au Parlement européen pendant les cinq dernières années, et comme j'avais eu l'occasion de le vivre partout dans le pays, j'ai entendu aujourd'hui, je l'entends comme vous aussi, partout, le même cri de détresse, la même inquiétude, la même angoisse.
Les Français vivent tous les jours dans leur vie quotidienne l'expérience de ce double décrochage qui traverse l'actualité, le décrochage de l'Europe dans le monde, le décrochage de la France en Europe. L'appauvrissement du pays, aujourd'hui, devient concret, devient concret pour ces Français qui travaillent et qui travaillent dur et qui pourtant ne s'en sortent pas, qui ont travaillé toute leur vie et qui pourtant n'arrivent plus à joindre les deux bouts. L'appauvrissement du pays, c'est aussi le fait que nous perdons peu à peu les leviers pour agir.
C'est aussi l'impuissance publique que nous constatons tous les jours, l'incapacité à maîtriser nos frontières, à garantir la sécurité et l'ordre, à assurer les services publics essentiels sur lesquels, pourtant, nous devrions pouvoir compter. Tous les jours, nous l'avons entendu. Tous les jours, nous l'avons vécu. Nous étions, il y a quelques jours, cher Laurent, avec Nathalie Collin-Osterlet, nous étions à l'Institut Gustave Roussy, l'un des grands centres européens de lutte contre le cancer. Et les médecins de l'Institut Gustave Roussy, les chercheurs qui sont aujourd'hui à la pointe de la recherche mondiale, nous disaient leur inquiétude et parfois leur désespoir.
Je me souviens de ce jeune centralien brillant qui s'est engagé dans la recherche publique. Il aurait pu gagner bien plus en ayant dans une entreprise privée. Il aurait pu gagner encore plus en allant se vendre à l'étranger. Mais c'est là qu'il voulait être. Il voulait être en France, dans nos services de recherche, pour pouvoir vaincre le cancer. Et il nous disait son désespoir de passer en fait sa journée à remplir des formulaires.
Il nous disait qu'en réalité, le grand drame de la recherche, et chers amis, c'est toute l'histoire de la France et c'est toute l'histoire de l'Europe, le grand drame de la recherche aujourd'hui en matière de santé qui préoccupe tant les Français, c'est que pour mettre un médicament sur le marché en France, il faut en moyenne, pour mettre un médicament sur le marché en Europe, il faut en moyenne un an et demi de plus qu'aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, un médicament est breveté, un an et demi plus tard, en moyenne, il est breveté en Europe. Mais ce n'est pas fini. Il faut encore aller frapper à la porte de toutes les agences nationales qui devront délivrer ensuite leur propre homologation.
En Allemagne, ça met 33 jours. Quand l'Europe a donné son brevet, l'Allemagne met 33 jours pour mettre un médicament dans ses pharmacies. En France, en moyenne, 538 jours. Chers amis, vous savez que 538 jours, et peut-être l'avez-vous vécu, c'est malheureusement plus que le temps qu'il faut pour survivre à une maladie parfois. Il y a en France des gens qui meurent de cette hypertrophie administrative. Il y a en France des gens qui meurent de cet excès de complexité, de contraintes, de normes, que nous ne cessons d'imposer à ceux qui créent chez nous, à ceux qui innovent, qui produisent et qui inventent. J'étais la veille de ce déplacement dans le Charolais pour rencontrer des éleveurs.
Quel rapport me direz-vous ? Quel lien entre la médecine, chère Yannick, et la situation de l'agriculture, chère Céline ? Quel rapport ? Eh bien, ces éleveurs me disaient en fait la même chose. Ils me disaient, il y a encore quelques années, pour entretenir un cours d'eau qui traverse notre exploitation, nous faisions les mêmes gestes que nos parents, nos grands-parents avant eux. Mais aujourd'hui, si je nettoie un cours d'eau, j'ai la police de l'eau qui débarque armée dans ma ferme pour me mettre des amendes. Et après, vous vous étonnez qu'il y ait des inondations. Ce n'est pas la nature qui est devenue folle. C'est nous qui sommes devenus fous.
Et tous les jours, nous avons entendu le même cri d'inquiétude et la même détresse au fond. Tous les jours, nous avons entendu cette révolte sourde qui monte dans tout le pays. Pourquoi nos frontières ne sont-elles pas défendues ? Nous étions, cher Eric, à la frontière franco-italienne, il y a de cela quelques semaines. Nous étions à la rencontre des policiers qui gardent cette frontière et qui nous disaient, il y a seulement quelques semaines, nous pouvions refouler des migrants illégaux qui cherchaient à rentrer en France. Et puis est survenue une décision du Conseil d'Etat fondée sur une jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Et maintenant, à chaque fois qu'une personne essaye de franchir illégalement la frontière, il faut d'abord remplir un dossier, une demande de réadmission que nous envoyons à l'Italie. Il y a des procédures à respecter, il y a des délais, il y a un timing. Et comment ferons-nous demain face à une crise migratoire ? C'est partout le même problème, c'est partout le même détresse. Et ce n'est pas un accident. C'est ce que je veux partager en commençant cette campagne. Ce qui nous arrive est dans nos mains. Nos problèmes sont d'abord en nous.
J'étais, dernier exemple, cher Jean-Alain, nous étions ensemble en Corse, que tu représentes ici, et nous avons rencontré en Corse les maires qui font vivre ce territoire magnifique, cette île de beauté. Et l'un d'entre eux me disait, je suis maire, mais plus pour longtemps. Je viens de démissionner. J'ai démissionné parce que j'ai fini par abandonner. Il y a longtemps de cela, j'ai été adjoint au maire. J'ai signé une charte avec le ministère de la Justice. A l'époque, la ministre avec qui j'ai signé, c'était Elisabeth Guigou. C'était sous Lionel Jospin. Le but, c'était de refaire un terrain qui dépendait du ministère de la Justice pour pouvoir le requalifier.
Ça fait des années que j'y travaille. C'est le projet de toute ma vie. Quand je suis devenu maire, j'ai voulu aller au bout. On était sur le point de commencer les travaux, enfin, après 20 ans d'efforts. On était sur le point de commencer les travaux. Et là, dans une réunion à la préfecture, quelqu'un, un fonctionnaire, m'apprend qu'on va suspendre le permis de construire. Parce qu'il y a une tortue. Une tortue qui prolifère en Corse. Il y en a beaucoup de cette espèce, mais elle est peut-être présente. Et il faudrait éviter, évidemment, de rouler sur la tortue en faisant les travaux. Alors, le maire répond, mais j'ai déjà tout fait. On a prévu les tortues. Ça fait partie du dossier.
On a prévu quelqu'un qui va chercher les tortues et qui les écartera si on les trouve sur le passage. Non, non, mais dit le fonctionnaire, il faut un permis pour déplacer la tortue. Cher David, c'est un immense honneur de compter sur ton soutien. Non seulement parce que l'amitié qui nous lie depuis longtemps, évidemment, compte pour moi dans ce combat que nous partageons aujourd'hui, mais aussi parce que ton engagement à la tête des maires de France dit la voix de ces élus qui, comme tous les Français, se révoltent contre l'impuissance publique devenue principe de notre vie politique.
Et cher David, puisque je compte aujourd'hui sur ton soutien, je veux te promettre aujourd'hui, je veux vous promettre à tous que nous porterons demain au Parlement européen la voix de tous ces élus, de tous ces maires qui veulent que l'Europe les écoute, qui veulent que l'Europe reparte du terrain, qui veulent que l'Europe retrouve le bon sens, qu'elle retrouve son sens, qui veulent remettre l'Europe à l'endroit. Avec nos agriculteurs, avec nos médecins, avec nos chercheurs, avec nos policiers, cher Christophe, avec tous ceux qui font notre sécurité.
Chère Isabelle, nous serons l'Europe des maires demain au Parlement européen, nous serons l'Europe du terrain et nous remettrons ensemble l'Europe à l'endroit. Ce n'est pas seulement une question technique. Ce qui nous arrive n'est pas un accident. Ce n'est pas un impair, un raté, un loupé, quelque chose qu'il faudrait seulement rectifier. Ce n'est pas une question de degré, un changement de degré qu'il faudrait opérer dans la politique menée. C'est un changement de nature. La crise que nous évoquons là est une crise intérieure. C'est une crise spirituelle. C'est une crise de civilisation. La crise que traverse l'Europe est d'abord en elle-même.
Et cher Bruno, on nous reproche souvent d'être conservateurs. On nous reproche de parler de la civilisation européenne. Mais sur quoi l'Europe se refondra-t-elle si elle ne retrouve pas ce qui a fait son nom, ce qui a fait son histoire, son odyssée, son aventure ? Nous le disons aujourd'hui. L'Europe ne retrouvera son élan, sa prospérité, sa richesse, son rayonnement. L'Europe ne retrouvera sa force et sa capacité d'agir et de maîtriser son destin que si elle retrouve aujourd'hui, comme la France, ce qui a fait son histoire, ce qui fait son identité, ce qui a fait son élan, le sens, le goût, le risque, la joie de la liberté. Voilà ce qui se joue dans cette élection, chers amis.
Voilà ce qui se joue dans cette campagne et vous l'aurez vécu comme moi. Voilà ce que, à mon grand regret d'ailleurs, voilà ce que nous sommes les seuls à dire aux Français et les seuls à dire à l'Europe. Quelle est la réponse d'Emmanuel Macron à la crise de l'Europe aujourd'hui ? Il l'a dit dans son discours de la Sorbonne. Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de le suivre, si vous avez eu la patience d'aller au bout. Avec Emmanuel Macron, c'est rarement très court. Mais je peux vous résumer les choses de manière assez synthétique en réalité.
Emmanuel Macron a une grande proposition à faire pour sortir l'Europe du déclin économique, pour sortir la France de l'appauvrissement qu'elle connaît. Parce que l'Europe peut mourir, dit-il, et qu'il faut trouver des solutions. Et sa solution, nous la connaissons très bien, nous, Français, nous l'avons déjà expérimentée. Puisque l'Europe est en train de décrocher, Emmanuel Macron vous propose de créer une nouvelle dette européenne des emprunts européens, et bien sûr, pour faire face à ces emprunts, des impôts européens. On appelle ça, en macronien, les nouvelles ressources propres de l'Union européenne. Parce que, dit Emmanuel Macron, comme ça, l'Europe sera plus puissante.
Mes chers amis, nous le savons très bien. S'il suffisait d'avoir beaucoup d'emprunts et beaucoup d'impôts pour être puissants, la France serait le pays le plus puissant d'Europe aujourd'hui. En réalité, elle est le plus vulnérable. Et cher Emmanuel, cher Aurélien, si nous avons travaillé ensemble, si j'ai eu la chance de travailler avec vous pour apporter une réponse à ce défi posé par la crise que l'Europe traverse, c'était pour dire autre chose. C'était pour dire l'urgence de changer de cap, enfin. C'était pour dire la nécessité de renverser la table. C'était pour dire qu'on ne s'en sortirait pas sans retrouver le sens et le goût de la liberté.
Aujourd'hui, le défi qui est devant nous est là. Emmanuel Macron hérite de cette situation qui a discrédité la France comme jamais en Europe. J'ai trouvé magnifique, d'ailleurs, que dans son discours de la Sorbonne, quand il parle de créer une dette européenne, il appelle ça de manière si éloquente une belle idée française. Alors ça, oui, chers amis, je crois que les Européens auront bien compris que c'est une idée trop française aujourd'hui. Imaginez quand même notre ministre de l'Economie. Nous avons commencé à Paris par le moment où il découvrait ce dérapage budgétaire de 16 milliards supplémentaires que personne n'avait calculé.
Et nous terminons cette campagne avec le fait que la note de la France vient tout juste d'être dégradée par la plus grande agence de notation américaine. Car nous en sommes là, chers amis. Il faut attendre maintenant que des agences de notation américaines disent ce qu'il faut penser de notre dette souveraine, de notre souveraineté. Nous venons d'être dégradés. Que répond Bruno Le Maire ? Tu le disais, cher Eric, j'ai sauvé l'économie. J'aurais aimé, comme prof, avoir des élèves aussi inventifs quand on leur donne des mauvaises notes. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, le décrochage de la France en Europe est un problème pour toute l'Europe.
La vérité, c'est que cette trajectoire budgétaire inquiète l'Europe entière. Et que quand Emmanuel Macron, le 10 juin, arrivera à Bruxelles pour rencontrer ses homologues et qu'il leur dira j'ai une belle idée française à partager avec vous, il y a assez peu de chances qu'on le prenne très au sérieux. En fait, mes chers amis, Emmanuel Macron, c'est la fontaine revisité. C'est la cigale et la fourmi. Vous connaissez la fable comme moi, bien sûr. Dans la cigale et la fourmi, vous avez évidemment la cigale qui va voir la fourmi pour tenter de lui emprunter quelques grains pour subsister jusqu'à la saison prochaine.
Elle mène son opération, mais avec un peu de gêne quand même, un peu gênée aux entournures. Je te rendrai, lui dit-elle, avant l'autre fois d'animal, intérêt et capital. Là, maintenant, c'est la cigale, version 2, qui va voir la fourmi guilleraite en lui disant écoute-moi bien, fourmi, j'ai une belle idée de cigale. On va faire une dette ensemble. Pour tous ceux qui, pour tous ceux qui, un jour, ont été un peu en délicatesse avec leurs banquiers, le macronisme fournit une quantité extraordinaire d'éléments de langage pour se sortir de toutes les situations.
Quand vous aurez du mal à rembourser vos emprunts, dites comme Emmanuel Macron, je n'ai pas un problème de dépenses excessives, j'ai un problème de moindre recette. Nous, nous disons l'inverse. Il faut changer en fin de cap. Et sur les plateaux de télévision où nous aurons vécu des débats agités, je ne sais pas si, là encore, vous avez eu le courage de les suivre. Vous avez été très courageux, alors. J'espère que ce n'était pas trop confus. Oui, c'était un peu confus. Parfois, j'ai eu envie d'éteindre la télé, mais comme j'étais dans la télé, je n'ai pas pu. Mais j'ai fait de mon mieux pour pouvoir vous représenter.
Dans ces débats un peu confus, il y avait quand même un point commun entre tous nos contradicteurs.
C'est que tous rivalisaient d'imagination pour créer, vous l'avez peut-être vu encore hier soir, tous rivalisaient d'imagination pour créer de nouvelles taxes, de nouveaux impôts et de nouvelles dettes dans tous les sens, de nouveaux investissements publics, comme si personne ne voyait que la France, aujourd'hui, est déjà le pays où nous connaissons le record du monde des prélèvements obligatoires, où nous avons le record d'Europe de la dépense publics et où pourtant tout cela ne suffit pas à ce que nos services publics tiennent debout, comme si personne ne voyait qu'il fallait enfin changer de cap.
Alors toutes les nuances de la gauche, y compris Mme Haillet, rivalise d'imagination, faudra-t-il des impôts français, européens, mondiaux, des taxes sur quoi, dans quel périmètre ? Toujours plus de taxes et d'impôts ? Toujours plus de contraintes, de charges, de normes, de complexité ? Nous avons été les seuls dans cette campagne, les seuls à dire qu'il n'y a pas de valeur créée dans un pays, qu'il n'y a pas de richesse, qu'il n'y a pas d'initiative, qu'il n'y a pas de prospérité, qu'il n'y a pas de lien humain non plus, qui ne naissent d'abord du travail et de la valeur du travail et du mérite du travail et du respect qu'on lui doit.
Et c'est parce que nous défendons le travail que nous nous opposerons toujours à la solution de facilité par laquelle Emmanuel Macron veut se défausser sur la France et sur les Français de ses propres inconséquences. C'est pour cette raison-là que nous refuserons toujours, que ce soit par des augmentations d'impôts, que l'État se sorte d'une crise qui ne peut être résolue que par la seule solution qui vaille, la baisse de la dépense publique. Enfin, pour libérer le pays et pour le laisser respirer. Et c'est parce que nous respectons le travail que nous refuserons toujours. C'est ce qu'ont proposé les députés Les Républicains autour d'Olivier Marlex.
C'est ce que tu as fixé comme une ligne rouge, Eric. Que nous proposerons toujours de mettre un terme à la dérive qui consisterait à désindexer les retraites en punissant nos aînés qui ont travaillé toute leur vie pour se sortir de cette crise. Et c'est aussi parce que nous sommes les seuls à défendre le travail que nous sommes opposés aujourd'hui à la dérive que représente dans notre vie publique la politique proposée par le Rassemblement National.
Parce que le Rassemblement National, qui d'ailleurs ne travaille pas et qui n'a pas travaillé au Parlement européen, qui a gagné les dernières élections européennes et qui n'en a jamais rien fait, c'est parce que le Rassemblement National ne respecte pas le travail que nous avons avec lui une divergence fondamentale, une divergence sur ce point-là aussi, mais qui est centrale. parce que c'est une question de société et oui, c'est une question de civilisation. Quand le Rassemblement National a refusé, cher Bruno, de voter cette réforme des retraites dont nous avions évidemment besoin, il trahissait le travail.
Quand le Rassemblement National, cher député qui est ici, cher Alexandra, quand le Rassemblement National a refusé votre amendement pour réformer le RSA et faire en sorte que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale soient en contrepartie engagés à travailler pour revenir vers un emploi, nous disons que le Rassemblement National qui vote avec la France insoumise trahit le travail et les travailleurs de ce pays.
Quand le Rassemblement National refuse de toucher aux impasses de notre modèle social, cher Alexandra, nous voyons en réalité ce parti politique alimenter la crise migratoire parce que les entreprises de ce pays qui comptent des millions de chômeurs n'arrivent pas à recruter et que c'est la raison pour laquelle s'entretient dans notre pays ce travail au noir, ce travail illégal qui fait que des immigrants clandestins sont exploités dans une forme d'indignité sur le sol de notre pays.
Nous ne sortirons de cette impasse qu'en refusant d'entretenir plus longtemps le déni de réalité de ce modèle social, devenu un modèle antisocial parce qu'il décourage le travail et parce que, cher Laurent, tu l'avais dit depuis très longtemps, aujourd'hui, il donne une prime au fait de ne pas travailler. C'est cela qui met la France dans la situation d'affaissement que nous lui connaissons aujourd'hui. Rendre du salaire à ceux qui travaillent, libérer les travailleurs de ce pays, ceux qui cherchent, ceux qui innovent, ceux qui font tourner le service public. Voilà le défi devant lequel nous sommes aujourd'hui. Parce que ce défi-là, chers amis, c'est un défi intérieur.
Ce n'est pas seulement, encore une fois, une question d'organisation sociale, d'organisation publique. C'est une question de civilisation. tous ceux que j'ai rencontrés en France pendant cette campagne, ces agriculteurs, ces policiers, ces élus, ces chercheurs, ces enseignants, tous ceux que j'ai rencontrés partout dans le pays, tous ceux que nous avons rencontrés ensemble avec tous nos colistiers, tous ceux qui font que notre pays tient debout par le terrain, par nos départements, chers Charles-Ange.
Tout cela m'ont dit, non pas qu'ils demandaient plus de subventions, plus d'argent public, plus d'endettement, non pas qu'ils demandaient de nouveaux pactes, de nouvelles stratégies décidées d'en haut depuis Paris ou Bruxelles. Ils ne demandent pas d'abord qu'on leur apporte quelque chose qui pourrait pallier le déclin dont ils sont les témoins tous les jours. Non, ils nous disent simplement laissez-nous faire, laissez-nous vivre, laissez-nous respirer, faites-nous confiance, faisons-nous confiance à nouveau. Soyons capables de regarder dans nos propres mains la force qui nous permettra de relever ce pays, de relever l'Europe entière.
C'est un défi intérieur, c'est un défi de civilisation, c'est la grande question de savoir si nous serons capables demain de nous réconcilier avec ce qui a fait l'aventure d'un continent tout entier, l'aventure de la liberté. C'est parce que nous défendons la liberté, chers amis, la liberté de nos pays, c'est parce que nous défendons la liberté que nous voulons mettre fin à l'immigration illégale, parce que l'impuissance publique dans la maîtrise de nos frontières, c'est évidemment la clé de la grande crise démocratique que les Français connaissent aujourd'hui.
Quand nos propres tribunaux, quand nos propres cours suprêmes, quand le Conseil constitutionnel, il y a encore quelques jours, décident qu'après avoir refusé de distinguer le citoyen de l'étranger, il faut désormais refuser de distinguer l'étranger entré légalement de l'étranger qui a violé nos frontières et accorder à ce dernier le bénéfice de la solidarité nationale en matière d'aide juridictionnelle pour attaquer demain l'État quand ils ont violé nos lois, comment les Français ne peuvent-ils pas être découragés, démunis ?
C'est parce que nous voulons retrouver la liberté de maîtriser notre destin, que nous voulons rendre aux Français par un référendum la réforme constitutionnelle qui leur permettra de maîtriser leurs frontières à nouveau demain. C'est parce que nous tenons à la liberté que nous voulons retrouver notre sécurité en ayant aujourd'hui la possibilité de garantir aux Français que non seulement la police, la gendarmerie, les forces de l'ordre pourront faire leur travail mais que la justice apportera la réponse pénale dont nous avons besoin pour sanctionner le crime et ainsi pour le prévenir.
Cette campagne, chers amis, aura été marquée par cette succession de violences qui traversent tous les jours le territoire français. Elle aura été marquée par la mort de ces deux agents de l'administration pénitentiaire exécutés dans nos rues sur l'espace public par des mafias qui ne se cachent même plus par des trafiquants qui commanditent leurs assassinats depuis leurs cellules de prison en ayant neuf téléphones portables à leur disposition pour se faire livrer n'importe quoi même de la drogue et même des armes de main au cœur même de nos cellules. C'est cela la France d'aujourd'hui. C'est cela l'impuissance d'aujourd'hui.
Et c'est parce que cette insécurité qui frappe tout le territoire national rend la vie impossible à tant de Français que nous disons que le premier devoir du pays, que le premier devoir de l'État pour rendre la liberté à ceux qui respectent la loi, c'est de renverser enfin la logique de la terreur et de faire peur à ceux qui la violent plutôt que de laisser avoir peur ceux qui la respectent tous les jours. Et c'est la raison pour laquelle nous portons ensemble la nécessité de cette force de police européenne contre la drogue parce que nous sommes effectivement devant des mafias qui deviennent parfois plus puissantes que nos États. et c'est un défi commun et nous devons le relever ensemble.
C'est parce que nous défendons la liberté que nous voulons retrouver une agriculture prospère, une pêche qui puisse produire ce dont nous avons besoin pour pouvoir nous alimenter. Parce qu'un pays qui ne peut plus produire sa propre alimentation devient dépendant et en devenant dépendant, il perd sa souveraineté. C'est parce que nous tenons à la liberté que nous voulons que les agriculteurs, que les pêcheurs, que les artisans, les commerçants de ce pays redeviennent maîtres chez eux.
Un agriculteur que je rencontrais au tout début de cette campagne, chère Céline, me disait quand j'ai commencé le métier, mon père qui me transmettait l'exploitation m'a dit tu ne seras peut-être pas très riche, ce ne sera pas facile tous les jours mais au moins tu seras libre chez toi.
Et il me disait je ne suis vraiment pas très riche et ce n'est vraiment pas facile tous les jours et je ne suis même plus libre chez moi parce que le satellite qui passe au-dessus de ma tête prend en photo tous les trois jours tous les gestes que je fais rendre la liberté à ceux qui travaillent c'est leur rendre le respect qui leur est dû leur dignité leur dignité c'est ce que demande ce peuple aujourd'hui qu'on lui rende sa dignité et oui nous sommes battus ensemble pendant cinq ans nous nous sommes battus ici cher Michel cher Jérôme pour défendre cette dignité nous avons mené ce combat ensemble et nous avons gagné ce combat ensemble pour qu'une réglementation absurde de la commission européenne ne vienne pas imposer demain qu'on arrache les plans de l'avant dans Provence et dans le pays de grâce que tu représentes cher Jérôme et ce combat nous l'avons gagné et nous en gagnerons bien d'autres c'est parce que nous tenons à la liberté que nous voulons garantir que demain les jeunes de notre continent puissent avoir confiance en l'avenir et cette bataille nous la menons pour eux parce que nous avons le sens de la transmission et cher Guilhem nous la mènerons ensemble au Parlement européen pour que la liberté de cette jeunesse puisse venir changer le monde c'est parce que nous tenons à la liberté que nous sommes engagés ensemble cher Michel pour soutenir l'Ukraine dans le combat qu'elle mène face à la Russie de Vladimir Poutine que nous sommes engagés ensemble non pas pour lancer des spéculations aberrantes parce que nous voyons aujourd'hui un chef de l'Etat qui malheureusement a décidé moins de soutenir l'Ukraine que de se servir d'elle dans une période électorale nous nous voulons être sérieusement solidement cher Christophe engagés dans une action responsable pour la sécurité de ce pays et pour la sécurité de notre continent tout entier c'est parce que nous tenons à la liberté que nous défendrons nos forces armées que nous renforcerons notre industrie de défense que nous triplerons le budget de ce fonds d'industrie de défense dont nous avons besoin pour équiper nos soldats demain c'est parce que nous tenons à la liberté aussi que nous défendons ceux qui sont attaqués en leur nom et au nom de la civilisation européenne et je pense à l'Arménie parce que la question géopolitique elle est partout autour de nous aujourd'hui je pense à l'Arménie menacée par l'Azerbaïdjan c'est parce que nous tenons à la liberté que nous combattons et que nous avons combattu que nous continuerons à combattre que j'ai été sur le terrain pour ne pas céder un pouce d'espace un pouce d'espace public à la France insoumise qui la menace tous les jours en se faisant l'allié de ses adversaires directs aujourd'hui nous voyons à quel point dans une indécence absolue s'opère de nouveau le renversement atroce de l'agresseur à l'agressé hier soir sur ce plateau de télévision où un débat nous opposait j'ai entendu la candidate de la France insoumise exiger des sanctions contre Israël comme elle avait exigé des sanctions contre la Russie mais pardon qui agresse qui entre Israël et le Hamas qui a déclenché l'enfer dans lequel se trouve piégé aujourd'hui y compris les palestiniens de Gaza et ces populations palestiniennes auxquelles nous pensons aujourd'hui en même temps qu'aux civils israéliens attaqués le 7 octobre ces populations palestiniennes sont d'abord victimes du Hamas de cet ennemi commun à Israël et à l'Europe qui menace nos propres pays et qui menace nos libertés c'est parce que nous défendons la liberté que nous combattrons partout sans relâche l'islamisme y compris dans nos propres institutions quand ils cherchent à y faire son nid vous savez le combat que nous avons mené le combat que j'ai mené au cours des dernières années pour tenter de réveiller une commission européenne qui finançait ses publicités qui disait la liberté est dans le hijab parce que oui nous disons chers amis nous disons ensemble que lorsque comme nous l'aurons vécu au cours de cette campagne lorsque dans notre propre pays lorsque dans nos pays d'Europe des jeunes filles des collégiennes comme Samara à Montpellier des lycéennes des jeunes femmes sont menacées insultées violentées agressées jusqu'à tomber dans le coma comme cette petite Samara lorsque des jeunes filles sont ainsi traitées parce qu'elles osent je cite s'habiller à l'européenne le devoir d'une commission vraiment européenne c'est d'être à leur côté et pas aux côtés des islamistes qui veulent imposer leurs normes sur le sol de nos pays oui chers amis nous sommes la voie de la liberté nous sommes ceux qui défendent aujourd'hui le retour de l'Europe à sa source parce que l'Europe n'est que cela l'appel de la liberté l'appel de cet espoir à retrouver notre élan notre énergie notre force notre enthousiasme et bien sûr nous en sommes capables chers amis nous partageons ce soir comme pendant toute cette campagne une belle une paradoxale mais une magnifique nouvelle une immense espérance nos problèmes sont dans nos mains nous ne sommes pas aujourd'hui en difficulté parce que les concurrents seraient trop forts pour nous nous ne sommes pas en difficulté parce que les problèmes seraient insolubles pour nous nous ne sommes pas en difficulté parce que nous serions face à des obstacles insurmontables pour une vieille Europe fatiguée pour une France épuisée et qui ne voudrait plus vivre et qui ne voudrait plus s'en sortir non toutes les forces du pays sont là j'ai entendu Emmanuel Macron à la fin de ce discours de la Sorbonne dire dans une formule étrange j'ai décidé que nous deviendrons leaders dans 5 domaines l'intelligence artificielle les ordinateurs quantiques et après j'ai oublié pour être très honnête c'est ça on m'a forcé à faire un discours sans pupitre alors maintenant j'ai plus mes notes mais la vérité c'est que ce que j'ai retenu de plus intéressant et de plus important c'était le début de la phrase cher David il y a tout le jacobinisme là dedans j'ai décidé que nous deviendrons les leaders mais ça se décide pas depuis un bureau à Paris monsieur le président la vérité de cette affaire la vérité de cette affaire c'est que nous avons les leaders que nous avons les champions que les pépites sont partout que les talents sont nombreux que l'énergie elle est là la générosité elle est là la force elle est là l'enthousiasme il est là il ne demande qu'une seule chose ces français qui sont prêts à tout laissez-nous faire laissez-nous donner la mesure de ce que nous sommes capables de prouver au monde entier c'est ce que demandent les européens et c'est ce cri que nous porterons demain au parlement européen oui c'est une immense espérance nous sommes capables de relever tous les défis à condition de retrouver l'aventure de la liberté et c'est ce qui se joue chers amis dans cette élection européenne mais pour cela pour cela il va falloir aller au combat parce qu'il n'y a pas de liberté sans combat il n'y a pas de liberté sans courage il n'y a pas de liberté sans travail chers amis nous sommes aujourd'hui à la veille d'une date importante demain ce sera le 80e anniversaire du débarquement de Normandie il y a de cela 80 ans des jeunes venus des Etats-Unis du Canada du Royaume-Uni des jeunes français aussi débarquaient sur les plages de Normandie comme d'autres en Provence ici ils étaient prêts à risquer leur vie et beaucoup ont donné leur vie pour pouvoir sauver la France pour pouvoir sauver l'Europe nous sauver de la servitude ils ont tout donné pour la liberté que nous recevons aujourd'hui il n'y a pas de liberté sans combat et ce qui était vrai hier nous devons le savoir aujourd'hui nous leur devons cette liberté que leur sacrifice a apporté à notre génération nous leur devons aussi cette paix parce qu'après avoir eu le courage de combattre ils ont eu le courage plus grand encore de la réconciliation mais cette paix ce courage cette liberté ne vont pas sans combat et c'est à notre tour aujourd'hui d'en être à la hauteur chers amis demain au parlement européen il faudra combattre et quand je dis demain je dis vraiment demain ça commence lundi matin lundi matin nous irons faire entendre votre voix lundi matin nous irons nous battre lundi matin nous irons dire à l'Europe qu'il est temps d'avoir enfin le changement de cap dont la France a tellement besoin nous irons dès lundi matin nous battre y compris au sein de notre propre formation politique parce que c'est ça l'Europe c'est avoir des amis mais ne pas être toujours d'accord avec eux et pour pouvoir se faire entendre et pour vous faire entendre assumer de porter la voix de tous ces français qui veulent que ça change enfin nous irons demain au parlement européen demander cette alternance à la tête de la commission européenne dont la France a besoin et pour ça il faudra envoyer des parlementaires de combat des parlementaires de combat qui ne pensent pas que se taire c'est la meilleure manière de prouver qu'on aime l'Europe c'est ce qu'ont fait pendant 5 ans les élus macronistes j'avais déposé il y a quelques années un amendement important pour défendre la filière nucléaire en France dans le plan Repower EU 210 milliards d'euros j'avais proposé d'inclure nos centrales nucléaires 210 milliards d'euros c'est pas une petite affaire même pour le contribuable français que nous sommes tous ici 210 milliards d'euros cet amendement tout le monde m'avait dit qu'il ne passerait jamais alors il a fallu se battre pied à pied comme je l'ai fait sur tant de sujets comme nous l'avons fait ensemble aller convaincre trouver des alliés construire une majorité parce que ça se fait texte par texte vote par vote amendement par amendement aller voir des socialistes slovaques des conservateurs portugais des libéraux lituaniens des écologistes nordiques parce que oui au nord de l'Europe il y a des vrais écologistes qui savent que c'est par une énergie décarbonée cher Antoine que nous sauverons la nature et c'est notre famille politique qui porte aujourd'hui cette écologie authentique que tu représentes avec force nous avons fait ce travail et à la fin l'amendement que je portais est passé par 30 voix d'avance 30 voix sur 700 députés qui votaient ça faisait peu de choses 30 voix ça s'est joué à peu de choses et ces 30 voix ont été possibles grâce à cette majorité que nous avions construite peu à peu patiemment pendant 6 mois mais à ma grande stupéfaction tous les élus macronistes ont voté contre cet amendement et quand je leur ai demandé pourquoi certains d'entre eux m'ont répondu qui n'était pas Pascal Canfin dont on sait que c'est par idéologie qu'il s'attaque au nucléaire certains d'entre eux m'ont répondu mais tu comprends défendre le nucléaire c'est quand même un peu trop français tout le problème était là moi je ne crois pas une seconde mes chers amis que pour être vraiment européen il faille renoncer à être français et je ne crois pas que ce soit en étant moins français que la France servira l'Europe je ne crois pas que ce soit en proposant de tout brader de tout céder notre dissuasion nucléaire notre droit de veto notre place au conseil de sécurité je ne crois pas que ce soit en décidant d'abandonner à la commission européenne toutes les compétences régaliennes qui font notre démocratie que l'on prouvera notre attachement à l'Europe je crois exactement l'inverse cher Jean Léonetti toi qui as été un formidable ministre des affaires européennes tu le sais mieux que moi c'est en faisant entendre sa voix que la France peut servir l'Europe ces élus qui se sont comportés pendant 5 ans un peu comme une contrebasse dans un orchestre qui dirait je vais arrêter de jouer pour qu'on puisse écouter la flûte mais si vous voulez que la musique soit belle chers amis il faut que tout le monde joue sa partition et pour que l'Europe soit forte il faut que la France fasse entendre sa voix en Europe et nous serons là demain pour faire entendre notre voix pour faire entendre votre voix nous ne serons pas non plus de ceux qui comme les députés du rassemblement national disparaissent le jour d'après vous les avez vu comme moi ils ont fait campagne tout au long de cette élection ils ont fait campagne en disant c'était leur slogan vivement le 9 juin à chaque fois que j'ai vu leurs affiches je n'ai pas pu m'empêcher de me dire à moi même vivement le 9 juin c'est très bien mais pourquoi n'ont-ils pas commencé avant j'ai rencontré partout en France des gens qui me disaient on a essayé un camp on en a essayé un autre on a essayé au milieu on a toujours été déçu alors on va les essayer eux mais dites le à vos amis aux élections européennes le rassemblement national on a déjà essayé ils ont gagné l'élection européenne en 2019 ils ont même gagné l'élection européenne en 2014 ça fait 10 ans que les français confient le plus grand nombre de députés européens français au rassemblement national et en 10 ans ils n'auront pas déplacé une virgule dans un seul texte européen ils n'auront pas gagné une bataille parce qu'en réalité ils n'auront pas mené une bataille vous avez peut-être entendu comme moi si vous avez suivi le débat entre monsieur Attal et monsieur Bardella moi pour des raisons professionnelles j'étais obligé de regarder donc j'ai suivi et dans cette discussion à un moment de manière frappante monsieur Bardella a répondu à monsieur Attal en parlant de la réforme du marché européen de l'énergie réforme structurante qui décide de vos factures de la possibilité de la réindustrialisation du pays de notre pouvoir d'achat demain monsieur Bardella a répondu en parlant de cette réforme sur laquelle pour ma part j'ai passé deux ans de combats acharnés j'ai voté bien sûr sur ce texte mais j'ai pas eu besoin de le lire voilà la réalité du rassemblement national qui se sert de cette élection bien plus qu'il ne veut servir les français à travers cette élection nous ne nous sommes pas engagés en politique pour faire des slogans pour faire de la mise en scène pour faire le spectacle pour faire des vidéos sur TikTok ou pour nous faire plaisir nous nous sommes engagés en politique pour faire et pour bien faire et pour que le travail soit fait parce que nous respectons le travail et que c'est là que commence cette défense de la liberté alors oui chers amis demain il faut envoyer au parlement européen des parlementaires de combat et des parlementaires qui pourront peser là où ça va se passer parce que c'est la dernière des bonnes nouvelles que je veux partager avec vous ce soir notre famille politique la vôtre celle que l'on disait disparue celle à laquelle on expliquait que maintenant c'était fini qu'il était temps de tout replier que ça valait plus la peine d'essayer de défendre vos convictions vos idées vous l'avez dit pourtant c'est terminé le vrai clivage maintenant c'est ce qu'on vous expliquait tous les jours le vrai clivage maintenant c'est populiste contre progressiste c'est monsieur Macron contre madame Le Pen on a tenté de vous refaire le coup vous l'avez vu dans cette élection à nouveau et bien moi je dois vous dire aujourd'hui que la grande et bonne nouvelle c'est que quelle que soit la crise que notre vie démocratique traverse en France aujourd'hui la famille politique à laquelle vous appartenez devient le 9 juin la première force politique en Europe parce que nous serons au coeur du premier groupe au parlement européen parce que nous aurons parce que nous aurons aujourd'hui autour de la table du conseil où se réunissent les chefs d'état et de gouvernement 15 chefs d'état sur 27 qui appartiennent à notre famille politique à votre famille politique ils étaient 7 il y a 5 ans parce que nous aurons du coup par conséquence exactement la même majorité au sein de la commission européenne nous allons enfin avoir tous les leviers pour agir c'est nous qui allons permettre que l'Europe change enfin de cap c'est nous qui allons permettre que la France puisse compter sur une union européenne qui viendra la renforcer au lieu de la fragiliser c'est nous qui allons mener ce combat pied à pied pour faire entendre votre voix et pour retrouver le sens de la liberté et ça ça commence demain chers amis il n'y a aucune raison de désespérer il n'y a aucune raison de se décourager je sais bien sûr les inquiétudes nous les partageons ensemble je sais aussi les colères je mesure la défiance la défiance envers la politique envers la vie politique la défiance aussi bien sûr n'ayons pas peur de le reconnaître envers notre famille politique je sais le passé l'histoire les belles pages et les déceptions il serait absurde de faire comme si tout cela n'avait pas existé mais si vous êtes là ce soir ça n'est pas pour revenir éternellement sur l'histoire ça n'est pas pour distribuer les bons ou les mauvais points et pour ma part avec 5 ans d'expérience et mon engagement tout jeune encore je ne me sens pas la légitimité je ne me sens pas le devoir de passer mon temps à juger ceux qui nous ont précédés ce qui compte pour moi aujourd'hui c'est d'écrire avec vous l'avenir ce qui compte pour moi c'est de porter la voix d'une droite renouvelée exigeante sérieuse solide la seule force politique qui parle de liberté à la France la seule force politique qui rendra à l'Europe son sens voilà ce qui compte pour moi voilà ce qui compte pour vous voilà ce qui compte pour nous ce soir ensemble alors chers amis ne vous laissez pas intimider ne vous laissez pas décourager tout cela se joue maintenant maintenant dans les quelques jours qui viennent et je voudrais vous dire cela avec beaucoup de gravité c'est maintenant que ça se passe le destin d'un continent l'avenir de notre pays l'élan que notre famille retrouvera pour pouvoir servir le bien commun dans les années qui viendront tout cela se joue maintenant dans les quelques jours dans les quelques heures qui viennent tout le travail accompli tout le chemin parcouru tout l'effort patient que nous aurons fait ensemble au cours de ces derniers mois toutes les rencontres les tracts distribués les enveloppes boité les conversations successives tous les engagements répétés tous les déplacements partout tout cela n'aura fait que préparer ce qui va se passer maintenant parce que vous le savez comme moi autour de vous il y a encore beaucoup de français qui ne savent pas ce qu'ils vont faire dans trois jours il y a encore beaucoup de français qui ne savent pas s'ils iront voter beaucoup de français qui ne savent pas pour qui ils pourraient voter et à ces français nous avons le devoir de parler maintenant je vais tenter avec tous mes colistiers de continuer de faire entendre votre voix j'espère dans les années qui viendront pouvoir vous faire entendre partout dans le travail européen j'espère avoir pu parfois être votre porte parole et rien ne serait plus beau pour moi que le fait qu'un jour peut-être vous vous soyez dit en écoutant ce que nous faisions au parlement européen en m'écoutant intervenir dans l'hémicycle à Strasbourg que vous ayez pu vous dire un jour il a dit ce que j'aurais aimé dire à sa place ce que j'aurais aimé entendre si ça a été le cas ne serait-ce qu'une seule fois l'honneur que vous me faites vaut toutes les peines que j'ai prises j'espère pouvoir être votre porte voix dans les années qui viendront mais mais aujourd'hui mais aujourd'hui pour réussir ce défi qui nous attend c'est de votre voix que j'ai besoin pas seulement le 9 juin dans un bulletin dans une urne pas seulement non non de votre voix demain pas seulement demain ce soir ça se joue maintenant tous les jours comme nous le ferons pendant 5 ans au parlement européen matin midi et soir et la nuit s'il le faut tous les jours convaincre tous les jours parler tous les jours essayer de faire comprendre aux français ce qui se joue vraiment dans cette élection que tant de personnes au sommet de l'état ou dans l'opposition autoproclamée ont intérêt à leur voler tous les jours leur faire comprendre qu'ils ont l'occasion aujourd'hui de retrouver la force de maîtriser leur destin chers amis nous héritons d'une histoire immensément impressionnante et ce qui fait notre engagement aujourd'hui à droite c'est notre volonté notre désir notre engagement pour la transmettre nous sommes de droite le vrai clivage européen oppose je l'ai dit bien souvent non pas les populistes aux progressistes mais c'est de grandes forces politiques qui structurent la vie démocratique dans tous les pays voisins qui structurent le débat au parlement européen la droite et la gauche quelle est la différence de la droite et de la gauche la gauche c'est le regard porté sur le monde qui a d'abord pour obsession de le transformer la gauche est une colère c'est un ressentiment c'est une révolte contre les injustices réelles ou supposées c'est la passion à la fin de la révolution qui n'a jamais disparu dans notre vieux pays c'est la gauche la droite est peut-être plus humble plus modeste plus simple la droite c'est une inquiétude c'est le regard porté sur le monde qui ne cherche pas d'abord ce qui en lui doit être transformé mais ce qui en lui mérite d'être transmis la droite c'est le sens de la transmission c'est la volonté d'offrir aux générations futures cet héritage et cette histoire qui nous portent jusqu'à aujourd'hui de leur offrir ce que nous avons reçu et qui mérite d'être transmis qui mérite d'être vécu qui mérite d'être partagé la droite c'est cette passion de la liberté dont nous savons qu'elle ne vient pas de nulle part qu'elle vient de loin qu'elle trouve ses racines dans l'histoire et que c'est de cette histoire que nous puerons puiser la sève pour écrire son aventure chers amis c'est cela qui se joue aujourd'hui la transmission de l'héritage d'une civilisation toute entière la transmission de cette passion qui est née dans la Grèce antique dans la rencontre de la raison de la raison de la logique du logos qui a produit le dialogue le dialogos d'où est née la démocratie c'est le sens de la loi et de l'égalité en droit qui est le grand héritage de Rome et de la république c'est la découverte magnifique de la dignité humaine de la dignité absolue de la personne humaine que nous aurons défendu aussi au parlement européen et je veux saluer d'ailleurs Olivia Morel qui est avec nous ce soir et qui porte comme personne cette voix de la dignité humaine dans les combats difficiles que nous avons à mener c'est ce sens de la dignité humaine qui a fait son chemin dans l'histoire par le vecteur de la tradition judéo-chrétienne à laquelle nous devons tellement et qu'il faut assumer bien sûr si nous voulons que l'Europe retrouve aussi le sens de son aventure chers amis cette passion de la liberté elle se joue maintenant c'est l'autre nom de l'Europe c'est l'autre nom de la France ce goût de la liberté le refus de se résigner le refus de subir la volonté d'agir et de retrouver aujourd'hui la maîtrise de notre destin et cela se joue maintenant si vous y croyez comme moi alors vous savez comme moi qu'on peut renverser l'histoire si vous y croyez comme moi alors vous savez comme moi que dans les trois jours qui viennent nous pouvons aller chercher voix après voix voix après voix point après point siège après siège élu après élu de quoi faire entendre notre pays pour demain de quoi relever l'Europe de quoi faire en sorte que l'Europe retrouve son cap retrouve son sens voilà ce qui se joue maintenant la parole la plus importante dans les jours qui viennent ça n'est pas la mienne c'est la vôtre et je termine en vous disant déjà que l'exploit que vous allez faire que nous allons faire ensemble va changer j'en suis sûr le cours de l'histoire de l'Europe le cours de l'histoire du pays et que ce qui se joue aujourd'hui c'est la possibilité même dans les quelques jours qui viennent d'offrir à notre famille politique l'occasion de servir en Europe ce qui relèvera la France pour que revive l'Europe et que revive la France avec elle merci encore merci infiniment merci
François-Xavier Bellamy