La campagne permanente du Rassemblement national - reportage #cdanslair 16.10.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- S.Brakhlia: Il n'y a pas que LFI qui a voulu faire tomber S.Lecornu.
Le RN voulait aussi sa tête. Le RN demande une dissolution pour espérer prendre le pouvoir. La stratégie du parti est simple: la campagne permanente sur le terrain en misant sur l'exaspération des Français.
Une équipe a suivi E.Blairy un député RN. - C'est parti. - Le pas pressé et la mine réjouie.
Dans le Pas-de-Calais, ce député RN et ses militants s'en vont labourer le terrain. - Ce tract est arrivé hier depuis nos fédérations. C'est lui qui est distribué en France. - "Une seule solution: la dissolution" sur un même tract.
Voici le message du parti face à la stupeur de certains face à la 2e nomination de S.Lecornu. - C'est une honte!
Pour qui voulez-vous voter, maintenant? Je me pose la question. - Même réaction de Raphaël. - C'est catastrophique, en ce moment.
On est inquiets. - Lui a longtemps voté pour la gauche. - Il avait démissionné.
Il revient. Ils se foutent un peu de la gueule du peuple. Ou alors, il faudrait un changement.
Pourquoi pas essayer le RN? - Dans cette circonscription jadis à gauche, E.Blairy a été élu dès le premier tour avec l'un des meilleurs scores de France. - On veut la dissolution suite à cette mascarade. - La seule qui tient la route, c'est Marine.
Tout le monde galère. On n'arrive pas à se nourrir ou à se chauffer. - On demande à ce que ce soit le peuple, qui est le seul expert à consulter, dans cette heure de crise, le seul souverain pour donner le cap... - La campagne permanente lancée dès l'an dernier par J.Bardella s'accélère.
Tout faire pour éviter les erreurs de la dernière campagne avec un programme flou, des candidats mal préparés et des brebis galeuses aux propos racistes, antisémites ou complotistes. Le parti assure avoir fait le ménage, même si ce député estime que ces polémiques n'ont pas de conséquences électorales. - Ca ne marche plus.
Ca ne prend plus dans les territoires. Je crois que c'est un peu la philosophie de mon parti politique, de faire en sorte de se réveiller chaque matin en étant meilleur que la veille. C'est quelque chose, quand même.
Oui, on peut faire des erreurs. Evidemment. C'est humain.
Le tout est de reconnaître ses erreurs et de se lever le lendemain en étant meilleur que la veille. - En attendant la prochaine échéance, il avale les kilomètres. Ce jour-là, pour nous montrer les conséquences du blocage politique, il nous emmène voir ce maire de 88 ans.
Il n'avait jamais vu ça. - Il y a déjà 2 ans que les travaux pour l'église traînent. On n'obtient rien.
On nous promet...
On a eu une subvention mais il en manque deux. - Nos municipalités sont sur le qui-vive parce qu'il y a des besoins. Elles ne peuvent pas répondre aux besoins.
Il y a des blocages sur certains dossiers. - Des inquiétudes auxquelles le RN répond par la stratégie du dégagisme. - Je vous dis clairement que nos dirigeants sont nuls, magouilleurs et obstinés à faire perdre la France.
Nous avons affaire à des comportements puérils. Je nomme bien le président quand je parle de de comportements puérils. - Même si cela permet de revenir sur la réforme des retraites... - Les électeurs du RN valideront-ils la stratégie?
Selon un récent sondage, le parti obtiendrait 36 % des voix si des législatives avaient lieu maintenant. Un score jamais atteint par l'extrême droite. - S.Brakhlia: M.Le Pen a-t-elle perdu toute crédibilité en s'associant à la censure de LFI? - P.de Saint Remy: Je ne crois pas.
Je pense que c'est le genre d'événement qui devrait passer à peu près inaperçu. En revanche, elle a perdu une bataille. Aujourd'hui, le PS peut se targuer, on verra si ça se confirme, d'avoir obtenu cette suspension de la réforme des retraites qu'elle aurait bien aimé obtenir elle-même.
Ce qu'ils disent au RN, c'est qu'ils ont perdu cette bataille, mais qu'ils gagneront la guerre. Le PS va devoir avaler bon nombre de couleuvres, Qui touchent notamment au sujet préféré de M.Le Pen: le pouvoir d'achat des Français.
Eux n'auront pas à assumer ça. Ils ont le mérite de la clarté. Ils ne demandent qu'une seule chose: la dissolution.
Même quand on l'interroge sur cette petite difficulté sur la suspension de la réforme des retraites, elle dit que s'ils arrivent au pouvoir, ils iront plus loin. - S.Brakhlia: Un électeur du RN a interpellé M.Le Pen cette semaine sur France Inter.
On voit que sur le terrain, c'est plus compliqué. - Je suis très en colère contre madame Le Pen. Je suis un électeur de madame Le Pen.
Je vous ai sentie extrêmement mal à l'aise au début de l'interview. Vous allez censurer un gouvernement qui a réussi...
Les socialistes ont fait très fort. Ils ont fait un coup politique. Ils ont réussi ce que vous n'avez pas réussi à faire: suspendre la réforme des retraites.
Pour l'instant, la réforme des retraites est suspendue jusqu'en 2027. Je vous propose un autre combat: l'union des droites. - S.Brakhlia: Il lui dit que les socialistes ont fait fort et c'est un homme qui a voté pour M.Le Pen. - P.de Saint Remy: On la sentait un peu en difficulté.
Cet échange était très intéressant. On la sentait très agacée. Ca a tellement agacé, au RN, cette confrontation avec quelqu'un qui se présentait comme un ancien électeur de M.Le Pen...
Ils sont convaincus que c'est un ancien de chez eux, un ancien cadre à qui ils ne voulaient pas redonner d'investiture. Je ne sais pas s'ils ont tort ou raison, mais ça montre qu'il y a malaise. Je crois que le malaise porte surtout sur la question abordée tout à la fin, la question de l'union des droites.
Une petite différence de ligne entre M.Le Pen et J.Bardella sur ce sujet.
Il a mis le doigt sur le paradoxe de M.Le Pen. J.Bardella a appelé à un contrat de gouvernement.
C'était une nouveauté. Il l'a demandé avec Les Républicains. S'il Arrivait à Matignon, dans le cas où il y aurait une dissolution, il n'aurait pas une majorité absolue.
En revanche, il aurait plus de députés. Pour faire le pont pour atteindre cette majorité absolue, il se dit qu'il pourrait compter sur une bonne partie des députés Républicains, pour ceux qui resteraient. La ligne de M.Le Pen a toujours été "ni droite ni gauche".
On la voit un peu en difficulté. Elle a un peu minimisé sur France Inter. "Oui, J.Bardella parle d'une alliance avec LR, mais ce n'est qu'un contrat de gouvernement." C'est subtil et compliqué à soutenir. - S.Brakhlia: Quelle est la différence entre le contrat de gouvernement et l'union des droites? - J.Jaffré: Chez M.Le Pen, sa campagne, en cas de législatives où elle ne pourrait pas se présenter normalement, puisqu'elle est sous exécution provisoire d'une inéligibilité...
Tous les sortants qui ne sortent pas RN devraient être battus et seront combattus par des candidats du Rassemblement national. La question d'une alliance éventuelle ne peut venir qu'après une élection, s'il manque au RN un certain nombre de sièges. Il me semble qu'il y a une partie des milieux économiques qui souhaitent qu'une partie de la droite et éventuellement une partie des LR...
Les divisions chez LR sont extrêmement puissantes. On pourrait voir une partie de LR accepter, si le RN est très près d'une majorité absolue, de gouverner avec le RN. Pour ces milieux économiques, ce serait un élément stabilisateur et pondérateur par rapport au programme du RN.
On ne ferme pas cette porte. L'union des droites est une union des droites...
J.Bardella va un peu vite en besogne. Il se voit déjà à Matignon.
M.Le Pen dit: "Notre thème, c'est d'abord le coup de balai. Après, on verra." - P.de Saint Remy: Il y a un point stratégique.
Pourquoi J.Bardella valorise Les Républicains à un moment
Marine Le Pen