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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 26 septembre 2025 15 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

"En finir avec l’impunité " : 5 ans ferme pour Sarkozy

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme. »
  • 0:50PrésentateurFait
    « L'ancien président a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs dans le sulfureux dossier des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. »
  • 1:00PrésentateurFait
    « Il a eu le droit à une petite caresse judiciaire, relaxé pour recel de détournement de fonds publics et pour corruption passive. »
  • 4:53PrésentateurFait
    « « La négation du double degré de juridiction par la voie de la généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représente un grand danger au regard des grands principes de notre droit au premier rang desquels se trouve la présomption d'innocence. » »
  • 5:58Locuteur non identifiéFait
    « Avez-vous, oui ou non, reçu de l'argent liquide de Lili pour financer votre campagne de 2007 comme l'a affirmé l'intermédiaire Ziad Taqeddin, alors pas seulement dans les médias mais à la justice française hier aussi ? »
  • 7:18PrésentateurFait
    « Claude Guéant et Brice Hortefeux quant à eux ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris ce matin. »
  • 7:25PrésentateurChiffre
    « Le premier a été condamné à six ans de prison pour corruption passive et faux. »
  • 7:37PrésentateurChiffre
    « Brice Hortefeux quant à lui a écopé de deux ans de prison pour association de malfaiteurs, une condamnation aménageable sous bracelet électronique. »
  • 8:11PrésentateurFait
    « la cour de cassation examinera le 8 octobre son pourvoi dans l'affaire Big Malion qui porte sur le financement de sa campagne présidentielle de 2012 cette fois. »
  • 11:33PrésentateurChiffre
    « Celle-ci atteindrait désormais 115% du PIB et dépasserait 3400 milliards d'euros un record en valeur absolue. »
  • 12:22PrésentateurFait
    « La démocratie en France est en recul selon le dernier rapport de la Fédération internationale pour les droits humains la FIDH publiée ce jeudi 25 septembre. »
  • 13:31PrésentateurFait
    « Après les attaques aux drones subies la nuit dernière, l'Italie et l'Espagne ont décidé d'agir. »
  • 13:45PrésentateurFait
    « Un premier navire a été envoyé hier puis un second ce matin. Il a justifié son action en expliquant que l'attaque récente contre les navires de la flottille sous Moud parmi lesquelles se trouvent des citoyens italiens et menés par des auteurs encore non identifiés mérite la plus ferme condamnation. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Présentateur 210 %

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Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Il voulait nettoyer les cités au Karcher et nous débarrasser de la racaille. Finalement, c'est lui qui s'est fait rincer par la justice. Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison. Bonjour et bienvenue dans le Récap. Nous sommes le jeudi 25 septembre et Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme. A peine 4 mois après le retrait de son bracelet électronique, nouvelle condamnation judiciaire. Lui qui rêvait d'un nouveau quinquennat, c'est désormais chose faite. La sentence est tombée ce matin comme une gifle.

L'ancien président a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs dans le sulfureux dossier des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. En revanche, il a eu le droit à une petite caresse judiciaire, relaxé pour recel de détournement de fonds publics et pour corruption passive. Pas de quoi pavoiser, car cette fois, le coup près est tombé net. Nicolas Sarkozy n'échappera pas à la case prison. Le tribunal a ordonné un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire. Traduction, Sarko a le droit à un petit délai avant de goûter au charme de l'incarcération. Mais qu'il fasse appel ou non, il ira bien derrière les barreaux.

L'intéressé recevra une convocation pour se présenter devant le parquet national financier qui fixera le 13 octobre prochain, le jour où l'ancien chef d'État franchira le seuil non pas de l'Élysée ou d'une villa des riches quartiers de Paris, mais de sa nouvelle résidence surveillée et bien ombragée. À en croire, BFM, le prononcé de la peine a déclenché des cris de stupeur dans l'Assemblée. Des gens ont mis leurs mains devant leur bouche. D'autres ont commencé à fixer l'écran de retransmission très inquiets de cette peine, rapporte la journaliste sur place. Et visiblement, le public n'était pas le seul à contenir péniblement ces réactions d'effroi.

Carla Bruni-Sarkozy, la femme de l'ex-président, a elle aussi eu son petit mouvement d'humeur bourgeois. En sortant du tribunal, elle s'est approchée des journalistes et a dérobé la bonnette du micro de Mediapart, le journal d'investigation qui a rendu publique l'affaire en 2012. Pas sûre qu'elle s'abonne de si tôt, mais rassurez-vous, la famille de la victime a donné des nouvelles. Mediapart nous informe que la bonnette a été, je cite, ramenée indemne par nos vaillantes reportrices du Palais de Justice de Paris. La bonnette à micro se porte à merveille, bien qu'encore un peu bouleversée d'avoir été jetée à terre par Carla Bruni-Sarkozy, nous dit Mediapart.

Le média envoie ses voeux de prompt rétablissement à la bonnette agressée et condamne fermement l'agression. La petite scène de Carla Bruni-Sarkozy a suivi de près la déclaration mélodramatique de son mari délinquant à la presse, trémolo dans la voix et violon imaginaire en fond sonore. Les premiers mots de l'ex-président ont été pour dénoncer une condamnation qu'il qualifie de gravité extrême pour l'état de droit. Il a assuré qu'il répondra à la convocation de la justice pour connaître la date de son incarcération et qu'il fera appel de la condamnation.

Il a dénoncé la haine sans limite, je cite, des juges donc, clamé son innocence comme un héros de tragédie grecque et crié à l'injustice universelle. Bref, on dirait un remake mieux maîtrisé de Marine Le Pen après sa propre condamnation. Il n'y a pas à dire, l'expérience, ça forge un homme. On regarde. La haine n'a donc décidément aucune limite. J'assumerai mes responsabilités, je déférerai aux convocations de la justice et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête est haute. Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait. Naturellement, je ferai appel.

Sans doute devrais-je comparaitre les monottes aux mains devant la cour d'appel. Ceux qui me haïssent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. On se demande de quoi il se plaint. Il paraît que la prison, c'est le club med. Alors, il faudrait savoir. Mais puisqu'on parlait de Marine Le Pen, la figure de proue d'URN a évidemment réagi à la condamnation de Sarkozy.

Sur X, elle écrit « La négation du double degré de juridiction par la voie de la généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représente un grand danger au regard des grands principes de notre droit au premier rang desquels se trouve la présomption d'innocence. » C'est pas beau, cette convergence des luttes ? Faut dire que plus le temps passe, plus Nicolas Sarkozy tend sa main sur sa droite. Et on se souvient d'ailleurs des mots doux qu'il a adressés à Marine Le Pen dans sa récente interview au Figaro. C'était l'objet du récap du 3 septembre dernier si ça vous intéresse. Bon, alors au moins, on ne peut pas reprocher à Nicolas Sarkozy de changer de défense.

Depuis plus d'une décennie, l'ex-président crie à l'infamie et répond aux journalistes qu'il devrait avoir honte d'évoquer cette affaire. On se souvient d'ailleurs de cette passe d'armes culte en plein débat télévisé à l'occasion de la primaire de la droite. C'était en 2016 sur France 2. Quelle indignité avait alors répondu l'ex-locataire de l'Elysée quand David Pujadas l'interrogeait sur l'affaire Kadhafi dans laquelle il vient finalement d'être condamné ce matin.

5:58
Locuteur non identifié

Avez-vous, oui ou non, reçu de l'argent liquide de Lili pour financer votre campagne de 2007 comme l'a affirmé l'intermédiaire Ziad Taqeddin, alors pas seulement dans les médias mais à la justice française hier aussi ?

6:12
Présentateur

Quelle indignité. Nous sommes sur le service public.

6:17
Locuteur non identifié

Vous en avez parlé vous-même hier soir.

6:18
Présentateur

Vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur. Ce n'est pas l'idée, voyez-vous, que je me fais du service public. C'est une honte. Dans cette affaire tentaculaire, Nicolas Sarkozy n'était pas le seul à devoir rendre des comptes. Parmi les prévenus, on retrouve d'anciens ministres comme Claude Guéant, Brice Hortefeux ou Eric Wörth. Et puis il y avait aussi Ziad Taqeddin, l'homme d'affaires franco-libanais, principal intermédiaire présumé dans le dossier Sarkozy-Kaddafi et principal accusateur de l'ex-président.

Mais Taqeddin est mort ce mardi à Beyrouth à l'âge de 75 ans, laissant derrière lui une absence aussi symbolique que pratique, jamais jugée, jamais condamnée et donc indemne dans l'affaire où sa parole comptait pourtant énormément. Absent au procès par défaut de fuite, il aura finalement réussi le seul coup qu'aucun tribunal n'aurait pu contester, disparaître avant même la sentence. Claude Guéant et Brice Hortefeux quant à eux ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris ce matin. Le premier a été condamné à six ans de prison pour corruption passive et faux. Le tribunal a estimé que son état de santé était incompatible avec l'incarcération, il n'a donc pas ordonné de mandat de dépôt.

Brice Hortefeux quant à lui a écopé de deux ans de prison pour association de malfaiteurs, une condamnation aménageable sous bracelet électronique et Eric Wörth, le trésorier de la campagne de 2007 a été quant à lui relaxé. On en parlait déjà il y a quelques mois, c'était cette fois dans le récap du 20 mai dernier mais l'année 2025 est particulièrement chargée en procès pour Sarkozy. L'affaire des écoutes lui a déjà valu plus de trois mois sous bracelet électronique au début de l'année et en plus de la condamnation du jour, l'ancien président devra bientôt retourner devant la justice.

la cour de cassation examinera le 8 octobre son pourvoi dans l'affaire Big Malion qui porte sur le financement de sa campagne présidentielle de 2012 cette fois. En appel, il avait été condamné à un an de prison dans six mois fermes. Sarkozy a passé sa carrière politique à réclamer une justice plus dure et bien il pourrait bien être servi. Dans la République, il n'y a pas d'impunité pour celui qui viole la loi. Dans la République, il n'y a pas d'excuse pour le délinquant il n'y a pas d'excuse pour le criminel. Des circonstances atténuantes, oui. Des excuses, non. Des peines proportionnées, oui. De l'impunité, non.

Dans la République, quand on est condamné à une peine, la peine doit être exécutée. Pour la droite française, cette condamnation du patriarche a fait l'effet d'une douche froide. Laurent Wauquiez a écrit son soutien et sa reconnaissance aux condamnés, saluant, je cite, l'homme d'État qui a tant donné à notre pays. Sur une tonalité plus dramatique, Julien Aubert, vice-président des Républicains, y est allé de sa citation dramatique, je pense aux mots de François Mitterrand, c'est bien une première, on a jeté au chien l'honneur d'un homme. On pleurerait presque. Mais la palme revient au sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Lerudulier, qui a parlé sur X d'un tsunami de honte.

Il a même carrément appelé Emmanuel Macron à une grâce présidentielle, qualifiant ce geste d'indispensable pour la nation, je le cite encore. Petit détail ironique, l'élu est lui-même mis en cause dans une affaire de probité dans sa région, ça a été révélé par Mars Actu. À gauche, la chanson est évidemment tout autre. Entre une myriade de petites railleries bien senties sur X, on peut lire notamment le coordinateur de la France Insoumise, Manuel Bompard, s'interroger. Les mêmes n'ont d'habitude pas de mots assez durs pour dénoncer le soi-disant laxisme de la justice et pour en appeler à la fermeté des condamnations.

Pourquoi ce changement de discours quand ce sont eux et leurs amis qui sont jugés coupables par la justice ? Pourquoi ce de poids de mesure ? Interroge-t-il. Il conclut par ces mots plus que jamais qu'ils s'en aillent tous. La présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain s'est quant à elle félicitée de la fin de l'impunité et à remercier la justice pour son indépendance. Illustre représentant d'un parti Les Républicains dont le slogan « La France des honnêtes gens » sonne pour le moins creux, Nicolas Sarkozy découvre que la réalité judiciaire n'a ni trémolo ni violon imaginaire pour la mettre en musique.

Entre les affaires libyennes, Big Malion et les condamnations de ses anciens ministres, l'ex-président se retrouve dans un marathon judiciaire dont il ne maîtrise ni le tempo ni le scénario. Et tandis que ses gesticulations dramatiques font le spectacle. Le slogan de son parti rappelle douloureusement que l'honnêteté ne se mesure pas en marketing politique mais en actes et en jugements. On quitte les tribunaux pour les coulisses de la politique française. Près de deux semaines après sa nomination, le Premier ministre Lecornu n'a toujours pas de gouvernement. Et il n'est pas loin de battre le record de Michel Barnier qui avait mis 16 jours à composer son propre gouvernement.

Les syndicats quant à eux appellent d'ores et déjà à une nouvelle mobilisation sociale le 2 octobre et c'est dans ce contexte politique et syndical que l'on a appris que la dette française continuait de se creuser. Celle-ci atteindrait désormais 115% du PIB et dépasserait 3400 milliards d'euros un record en valeur absolue. Une nouvelle qui pourrait s'avérer inquiétante alors que toute la scène politique est sur le pied de guerre en attendant de voir ce qu'il adviendra du projet de budget 2026 celui proposé par François Bayrou. Sébastien Lecornu a promis au syndicat de ne pas passer en force sur ce fameux budget mais rien n'exclut qu'il n'en propose pas un pire encore.

Selon le calendrier annoncé Lecornu fera ses propositions budgétaires d'ici la fin de la semaine et il faut faire vite parce que l'horloge tourne le budget doit être présenté au plus tard le 7 octobre devant le Parlement.

La démocratie en France est en recul selon le dernier rapport de la Fédération internationale pour les droits humains la FIDH publiée ce jeudi 25 septembre l'organisation dénonce un pouvoir exécutif qui depuis 2017 s'emploie à affaiblir les instances de médiation de la société civile et à renforcer ses instruments de contrôle et de répression face aux mouvements sociaux qu'il s'agisse des Gilets jaunes des manifestations contre la réforme des retraites des mobilisations contre les méga-bassines ou encore du mouvement de solidarité avec Gaza à partir d'octobre 2023.

La FIDH souligne que cette répression s'exprime par un recours croissant aux arrêtés préfectoraux d'interdiction de manifester ce qui selon le rapport s'inscrit dans une dynamique particulièrement préoccupante de restriction des libertés publiques. Le document pointe également une stratégie qui délégitime les mouvements sociaux et la société civile illustrée par les propos de Gérald Darmanin qualifiant les manifestants de Sainte-Soline d'éco-terroristes ainsi que le renforcement de l'arsenal législatif coercitif incluant l'état d'urgence ou la loi séparatisme. On termine avec des nouvelles de la globale sous Moud Flottilla.

Après les attaques aux drones subies la nuit dernière, l'Italie et l'Espagne ont décidé d'agir. L'Italie tout d'abord par l'intermédiaire de son ministre de la Défense. Un premier navire a été envoyé hier puis un second ce matin. Il a justifié son action en expliquant que l'attaque récente contre les navires de la flottille sous Moud parmi lesquelles se trouvent des citoyens italiens et menés par des auteurs encore non identifiés mérite la plus ferme condamnation. Le ministre de la Défense italien a néanmoins averti que les deux frégates ne pourront plus protéger la flottille une fois dans les eaux internationales israéliennes je cite alors que ce sont évidemment des eaux gazaouis.

Pedro Sanchez le premier ministre d'Espagne a suivi le mouvement et a annoncé hier dans la soirée l'envoi lui aussi d'un navire espagnol auprès de la Sumoud Flottilla. Pendant ce temps la diplomatie française manifestement un peu moins soucieuse s'est contentée de répliquer par communiqué en condamnant toute attaque en mer et elle rappelle que les participants à la flottille avaient été informés des risques encourus.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap n'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou via email si vous nous regardez à la télé et n'oubliez pas que pour faire face aux médias des milliardaires et continuer à vous informer Le Média a lancé sa riposte une campagne de financement citoyenne alors parlez-en autour de vous et si vous le pouvez rejoignez la lutte sur campagne.lemédiatv.fr et abonnez-vous aussi à nos deux chaînes Youtube Le Média TV et Le Média 24-7 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur Le Média.