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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 30 juin 2025 29 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeImmigration & asile

Après Boualem Sansal, le journaliste français Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à ce verdict demain en appel pour Boualem Sansal en Algérie ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    On a senti que avec un peu de négociation, on pourrait le sortir de ces joles affaires. Est-ce que vous êtes plus inquiet aujourd'hui ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la justice algérienne est un paramètre figé ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'action du gouvernement français dans cette affaire ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi pas négocier avec ultimatums en public ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens de rétorsion la France a-t-elle face à l'Algérie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00George FencFait
    « La réponse d'une démocratie comme la nôtre ne peut pas être au niveau d'une dictature comme celle de l'Algérie. »
  • 25:00George FencFait
    « Il y a le droit au-dessus du droit, il y a l'État et au-dessus de l'État il y a la France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Europin soir 19h 21h Pierre de Vill avec mes camarades de la première heure. Bonsoir George Fenc, merci d'être là. Victor Héros, journaliste politique à valeurs actuelles.

Bonsoir Henry Gen bonsoir. Vous êtes ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et vous faites partie comme beaucoup de gens renommés du comité de soutien à Boem Sansal. Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à ce verdict demain en appel pour Boem Sans Sal en Algérie ?

Oui, très inquiet. très inquiet parce que je pour l'instant je ne vois pas beaucoup de les choses bouger et ni les relations entre la France et l'Algérie s'améliorer. Donc comme c'est un d'instrument de chantage pour pour le régime algérien, je suis assez Est-ce que vous êtes plus inquiet aujourd'hui que il y a quelques semaines ou quelques mois où on sentait que avec un peu de négociation, on pourrait le sortir de des joles affaires On a senti cela euh avant l'affaire du secrétaire d'ambassade ou de consulat, je sais plus, un employé du consulat qui a été impliqué dans une affaire maintenant d'enlèvement qui est assez curieux d'ailleurs parce que une affaire de barbous voilà cette oui mais cette affaire était était ancienne, elle avait plus de noms euh et euh brusquement elle est sortie elle est sortie au moment où où les choses semblaient alors tout et avec beaucoup, je dis ça, avec beaucoup de précautions, semblait euh sur le sur le point de trouver une issue.

Voilà. Et évidemment, une fois que cette affaire a été mise sur la table, alors est-ce que c'est la justice toute seule qui a qui a décidé de passer à l'acte à l'action, pardon où est-ce que c'est cela vient d'ailleurs ? Je ne sais pas, je laisse à chacun ses responsabilités, mais si quelqu'un a cru pouvoir tirer un bénéfice quelconque de cette affaire, il a eu il a eu tort mais il a surtout commis une faute morale parce que dire tout tout s'est arrêté en vis-à-vis de de négociation.

La justice est indépendant sait très bien que la justice est indépendante. Je sens un peu de sarcasme dans votre voix mon cher George FC qui en plus fait partie également du comité. comité.

Bien sûr, bien sûr. Et je le connais personnellement comme nous tous ici et je partage la même inquiétude qu'Henry puisque le parquet avait requisit 10 ans déjà en première instance. Il avait bénéficié de 5 ans si je puis dire entre guillemets et là le parquet a fait appel pour obtenir ses 10 ans.

C'est ça. On peut craindre effectivement que mais déjà 5 ans, c'est sa mort. Faut le dire.

Un homme de 80 ans malade est malade. Euh il s'en mettra pas. Je veux dire ça c'est les 5 années qui lui restent peut-être.

Voilà. Enfin, on peut lui souhaiter bien plus bien entendu. C'est pas ce que je veux dire.

Mais dire, on l' cassé. On le casse. C'est un homme qui va être brisé.

Sans faire de mauvais jeux de mots ou de mauvais esprit. Vous voulez dire qu'en matière de justice, en Algérie, les peines, elles s'appliquent quoi. Quand c'est 5 ans, c'est 5 ans.

Ah, je pense pas qu'il y a un juste d'application des peines qui viennent lui proposer une remise de peine, un brass électronique ou des choses comme ça. Je sais même pas si ça existe en Algérie. Et dans l'hypothèse même, je veux dire, où il bénéficie d'une grâce présidentielle.

Hm hm. Il aura ce qu'ils appellent AS, je sais plus comment, il aura une assignation résidence qui l'empêchera de quitter le son pays, l'Algérie quoi. Donc qui pourra plus revenir en France.

On n'est pas prêt malheureusement de le revoir. Je crois à partir du moment où on a dit que la la justice algérienne était ce qu'elle était, donc était un paramètre figé, faut se tourner aussi vers du coup le l'action du gouvernement français. Et là en rigono j'aimerais vous demander comment est-ce que quel regard vous avez porté sur l'action d'une part de Bruno Rotaillot, d'autre part de Jean-Noël Barreot et d'Emmanuel Macron puisque les deux sont liés.

Hm. Euh dans dans cette affaire-là, moi je crois que le problème il est il dépasse le cadre de l'affaire euh Boem Saint-Sal qui est un pion dans cette dans cette histoire hélas. Euh j'ai pas trouvé qu'on était très bon sur le euh sur les problèmes des OQTF et du retour.

Voilà. Je je pense que là Pas bon dans quel sens ? Expliquez-vous. parce que je je pense que l'intimidation, les ultimatumes, ça n'avait aucun sens parce que nous n'avons dans ce domaine aucun moyen de pression et de rétorsion sur le régime algérien.

Aucun. Non, je dire queon aurait dû se concentrer sur la diplomatie, la négociation, les champ et quand on a des ultimatums à à donner, on les donne derrière le rideau, pas sur le devant de la scène. Donc quand il y a eu cette grande conférence de presse avec François Bairou, Rotaillot Barreau et que le chef du gouvernement a dit que en dernière sort on allait revoir les accords de 1968, pour vous c'était tout faux.

On peut s revoir, ça changera absolument rien. On n pas obligé de le dire. Voilà.

Euh et si on doit faire des si on si on doit négocier, y compris avec des des ultimatums. Bon euh il faut il faut le faire dans le cadre de la diplomatie. La diplomatie ça ne se fait pas devant tout le monde.

Voilà, ça se fait euh en secret jusqu'au jour où vous arrivez à un accord et à ce moment-là vous pouvez euh vous pouvez en discuter ou un désaccord que vous mettez sur la table. Mais je je voilà, je trouve que là on a été on a été très mauvais. On a oublié une chose, c'est que quand on n pas de moyen de rétorsion pour faire changer la politique algérienne en matière de reprise de de leur de leurs citoyens, qu'en plus l'Algérie, le premier allié de l'Algérie, c'est la Russie, que le deuxième c'est la Chine et que donc on a même pas les on n pas les moyens d'isoler l'Algérie et on est fâché avec son principal allié qui lui fournit à la fois les armes, beaucoup d'argent et cetera.

Donc équipe plus en Algérie. Le pouvoir n'est pas celui qu'on voit mais celui qui est derrière là aussi derrière le rideau, c'està-dire le pouvoir d'un certain nombre d'officiers de clan. Voilà.

Et juste une une dernière chose, c'est il faut je pense qu'il faut distinguer euh cette cette histoire mais qui a servi évidemment de toile de fond euh euh de la la question de les des prises d'otage. Voilà parce que ce sont euh Bolhem Sans sal, c'est une prise d'otage. Bon et le alors le journaliste là, c'est pas encore très clair dans mon esprit.

Voilà, Guest of Guest, parce que euh d'abord, il est curieux que le ça a été dit hein, je suis pas le premier à dire que le gouvernement français déploré la lourdeur de la peine mais n'a pas demandé la libération du journalisme. Donc je ne sais pas ce qu'ils savent euh ce qu'il ne savent pas. C'est c'est quand même bizarre.

Voilà. Et de toute façon, c'est un citoyen français et et on peut pas on peut pas accepter qu'il soit traité de cette façon. Et là, je pense que pour le coup, on est sur ces deux cas, on est on n'est pas assez puisque les autres négociations n'avancent pas et que ou qu'elles ont été perturbé par un certain nombre de gens à un moment donné.

Mais euh je sur sur les sur ce sur ce caslà, en revanche, sur ces cas-là, ces deux cas, je trouve que là, on est on n'est pas assez on n'est pas assez ferme pour le coup. Vous savez, il y a dans dans c dans ce genre d'affaires, dans les prises d'otage, il y a qu'une seule réponse possible, hein, c'est la prise d'otage. Ils prennent des otages, vous prenez des otages et après on échange des et après on échange.

C'est pas pour un prudent, c'est c'est la vie de la c'est la vie des relations internationales. C'est c'est vous faites des prisonniers, il font des prisonniers, après on échange les prisonniers. Voilà.

À partir du moment où un état commence à prendre des otages et pour Boem Sans sal, c'est vraiment ça saute aux yeux. Pour l'autre, je ne sais pas, mais en tout cas quand c'est un citoyen français et il mérite d'être peut pas traiter comme ça. Euh donc euh voilà, il y a un moment où où il faut arrêter.

Soit on continue des négociations sérieuses et effectivement on arrive sur tous ces sujets, les Oqutf et les deux et les deux prisonniers à des résultats, soit on y arrive pas et alors il faut s'occuper principalement des deux des deux prisonniers et faire la même chose. Je voilà si si un si un état se comporte et là là pour les ces deux cas, c'est quand même c'est quand même le cas, se comporte comme un voyou et bien il faut se comporter comme lui. C'est c'est triste à dire.

C'est Mais qu'est-ce qui bloque alors en France ? Qu'est-ce qui fait qu'on est poli ou qu'on ne veut pas rentrer dans ce jeulà ou est-ce que c'est la crainte de voir Boilem sans salle ? Qui quel est votre avis George Fenec ?

Mon avis Henry me pardonnera. Moi, je partage pas du tout sa vision de l'œil pour œil, d pour dents. La la réponse d'une démocratie comme la nôtre ne peut pas être au niveau d'une dictature comme celle de l'Algérie.

On va pas commencer à prendre des otages et utiliser les mêmes méthodes de ce gouvernement. Moi, c'est mon mon opinion. Par contre, on a des moyens de rétorsion.

On sait très bien si on arrête les les visas notamment des la case dirigeante algérienne, ça risque quand même de perturber. Mais ce que je voudrais dire en en complément de ce qu'a dit Henri, c'est que n'oubliez jamais que le point de départ de cette rupture avec l'Algérie, c'est une rupture actuellement, hein, c'est l'histoire du Sara occidental. Quand Emmanuel Macron a annoncé que il reconnaissait la la marocainité du Sara occidental, sur le fond, d'ailleurs, je suis d'accord avec lui, mais fallait-il l'annoncer comme cela de but en blanc, sans raison apparente, sans consultation nulle part ?

Ça c'est de la responsabilité du du chef de l'État. Mais tout est parti de là. Là on a franchi la ligne rouge pour il y a eu il y a eu des tentatives de renouer ou en tout cas d'accélérer de bonnes relations avec l'Algérie.

Vous vous souvenez encore du gouvernement Borne qui est allé à je sais pas combien de ministres, ils sont revenus de bredouille, il il devait y avoir des accords sur le gaz notamment et finalement rien n'a été fait. Et puis il y a eu ce bras de fer et du coup euh pour schématiser un peu, le chef de l'État s'est tourné vers le Maroc plutôt que se tourner vers l'Algérie, il a fait son choix parce que le le roi du Maroc lui aussi euh avait des enfin en tout cas avait l'impression que la France ne le regardait pas suffisamment. Donc là on est tout d'un coup très copain avec les Marocains et plus du tout copains avec les Algériens.

Il y a clairement un point de non retour et on est tous d'accord là-dessus. Maintenant, il y a un homme comme dit Henry Geno qui est qui est un otage d'un état Henry Geno. Oui.

Alors, d'abord on était faut bien comprendre que un moment donné était fâché avec tout le monde hein. C'était donc le y compris le Maroc. Bon, c'était pas juste que les relations, il y avait une relation très très froide glaciale entre le roi du Maroc et Emmanuel Macré.

Plus glacial que froide hein, c'était voilà. Mais comme avec beaucoup de pays, nous étions et pour plusieurs raisons. Voilà.

Pour plusieurs raisons. Tout à fait. Mais euh et comme avec beaucoup de pays, nous étions fâchés une fois de plus.

Voilà, c'est le le résultat d'une diplomatie quand même de très haut niveau. Euh maintenant, je je reviens je reviens à notre histoire d'otage. Euh si vous voulez, moi je je pense quand même qu'il faut toujours distinguer ce qui est la politique étrangère.

Moi, je suis pour pour la diplomatie. Je pense qu'on a aucun intérêt euh et de se fâcher et aucun moyen encore une fois de pression. peut on peut supprimer le le le traité de 68.

Alors, on sait même pas d'ailleurs si ça nous renvoie au au accords de desviant ou pas parce que trait 68 était une assouplissement pour nous, enfin une restriction plutôt des accords des accords déviant. Bon, euh donc on sait pas très bien quelles seront les conséquences juridiques, mais très bien, on peut le faire. Moi, ça m'empêchera pas de dormir, mais ça ne va pas faire changer le le régime.

Encore une fois, il faut faut assumer ce que ce que nous avons décidé par ailleurs. Si vous décidez de vous fâcher avec la Russie euh qui est le principal allié de de l'Algérie, il faut pas s'attendre à ce que avoir un gouvernement algérien qui est quand même assez dépendant de de aujourd'hui de de la Russie qui va qui va vous embrasser sur la bouche, hein. C'est c'est même à la Russe.

Donc tout ça ça c'est la après il y a il y a le le problème de desésotage. Ça fait le deuxième. C'est-à-dire qu'il y a des vies en jeu, des vies de citoyens français des vies de citoyen français et ça c'est très bien que vous soyez pas d'accord.

Non non c'est pas ça. C'est que c'est que non c'est pas pour c'est pas pourant c'est juste vous prenez des otages. Je prends des otages et après on les échange.

P il y a enfin est-ce qu'on a le choix ? Est-ce qu'on protège nos citoyens ou est-ce qu'on les protège ? Parce que dire on est une démocratie, les laisser pourrir en prison ou mourir en prison c'est pas une solution. 19h27, on n'est pas d'accord mais on reprend la discussion dans quelques instants, quelques minutes sur Europin tout de suite Europin soir 19h 21h Pierre de Villenneau. toujours en compagnie de Victor Héros, de George Fenec et de d'Henry Genau qui fait partie du comité de soutien à Boem sans sal démocratie Henry Geno l'état de droit la raison d'état ça fait beaucoup de notions dans lesquelles on a du mal à se à se retrouver enfin non pas à se retrouver mais on a du mal à suivre dans quelle position ou quelle j'allais dire quelle arme parmi ces trois-là on ont brandit pour dire bah voilà on agit de telle façon vis-à-vis de du régime algérien.

On peut pas toujours se se cacher derrière l'état de droit. D'abord tout le monde en a une définition différente. On en est aujourd'hui à une définition quasi religieuse de de l'état de droit.

L'état de droit, c'est une chose très simple. C'est quasiment religieuse. Mais oui, c'est-à-dire c'est c'est devenu un dogme religieuse.

Euh euh donc ça ça ne se conteste pas, ça se discute pas. L'état de droit, c'est quoi en réalité ? L'état de droit, c'est le fait que le droit est écrit à l'avance, que vous savez à l'avance que vous risquez si vous commettez tel acte.

He c'est on traduit ça par nul n'est censé ignorer le droit. Donc le droit il est public, c'est on en est arrivé d'ailleurs à quelque chose qui n'est pas l'état de droit qui est aujourd'hui nul n'est censé ignorer le droit tel qu'il sera interprété. Voilà.

Donc là on sait plus ça veut dire qu'on sait plus on sait plus très bien quel sera mangé son indépendant inamobil. Alors l'indépendance c'est pas l'indépendance c'est pas un absolu. L'indépendance pouvez pas considérer que les pouvoirs ne collaborent jamais ne coopèrent pas.

C'est plus compliqué que ça. La société pouvez pas avoir un pouvoir judiciaire d'un côté qui ne parle jamais voilà et qui estant un politique qui est qui est ou un exécutif qui parle à personne, un pouvoir législatif qui s'occupe pas de comme s'il y avait pas de de en s'il y avait pas de coopération de discussion d'échange entre les différents pouvoir ça ne peut pas marcher comme ça. L'indépendance la souveraineté voilà la souveraineté c'est absol c'est absol c'est un absolu.

L'indépendance ça n'est pas un absolu hein. Vous êtes jamais indépendant. Absolument.

Donc voilà. Il faut que les gens travaillent ensemble. Alors pour en revenir à à à la raison des à la raison d'État, vous connaissez vous connaissez le mot qu'on prête au général de Gaul répondant à Jean Foyer un jour où il venait lui parler d'une question de droit de un des auteurs de la constitution qui a été le garde des saut du général qui était un grand professeur de droit donc grand juriste et il répond à Jean Foyer mon cher ministre il y a le droit au-dessus du droit il y a l'État et au-dessus de l'État il y a la France voilà le le un pouvoir, le pouvoir politique qui incarne la souveraineté du pays, il a en charge l'intérêt de la France et l'intérêt de l'État.

Voilà donc et à ce titre, il existe une raison d'État. Alors, les juristes détestent la raison d'État. Je comprends tout à fait.

La raison d'État, c'est quelque chose qui est hors du droit mais qui doit être qui doit être dicté par l'intérêt général, les intérêts vitaux de la nation. Bon et d'ailleurs c'est le cas dans tous les États du monde pas seulement les États voyou les état un peu presque en train d'excuser Nixon qui avait qui s'était confié à comment s'appelait ce journaliste anglais David Foster c'est ça qui qui avait recueilli ses ses confessions en 1977 après le l'affaire du Watergate et il lui avait dit et il lui avait dit bah oui même quand c'est pas dans la Constitution quand le président décide bah du coup ça peut être effectivement dans l'intérêt du pays et ou alors je suis pas sûr que l'affaire de Watergate était dans l'intérêt du pays mais mais mais en tout cas ça existe, ça a toujours existé et et si ça n'existe plus, il y a plus d'état et s'il y a plus d'état, il y a plus d'état de droit. David Frost, il y a plus d'état de droit parce que pour qu'il y a un état de droit, il faut qu'il y ait un état, un état qui fasse exécuter les décisions de justice, qui garantissent le minimum de protection à la justice.

Voilà, il y a dans état de droit, il y a état. H sauf que George Fenc euh qui prend sa cascette de magistrat enlever tout espoir Henry Genau sur cette notion de raison d'état qui est vraiment rejetée de manière religieuse par les juges hein. Attention à la raison d'État, vous ne pouvez pas négocier quoi que ce soit avec la magistrature.

Qui est comme le procureur est devenu indépendant que le garde des saut n'a plus aucune prise au niveau des instructions qu'il pouvait autrefois donner au parquet au nom de la raison d'état. Pourquoi pas ? Il est il est totalement démuni pouvoir exécutif.

Et donc les juges, moi je me souviens d'affaire Gorgi propos de l'ambassade de l'Iran. On avait dit c'était la raison d'État mais c'est pas vrai. C'est pas vrai du tout.

Donc là con l'ire ou alors je peux pas je peux pas me souvenir peut-être qu'eno s'en souviendra peut-être mieux que moi. Euh toujours est-il que le juge qui qui s'est suicidé d'ailleurs après le juge Boulou qui avait effectivement libéré Walid Gorgi alors que tout semblait apparemment devoir le garder en prison et on avait accusé effectivement le pouvoir exécutif d'être intervenu, la raison d'État et cetera. D'accord.

Donc là on est en terme dans l'étanchéité entre le pouvoir judiciaire et l'exécutif. La raison d'État, ça ne ça ne raisonne pas dans l'oreille d'un magistrat qui appliquera toujours le droit sans la raison de l'État. Je juste une remarque quand même.

Le juge applique le droit et l'État dispose de la force légale et légitime. C'est-à-dire que si vous prêtez pas le concours par exemple de la police judiciaire pour une pour une une perquisition et bien le juge il peut pas perquisitionner. Si si par exemple le le un juge décide l'évacuation d'une usine occupée et que le préfet considère que ça met en il y a un ça crée un problème d'ordre public, et bien il n'exécute pas la décision jusqu' pas la raison d'état, ça c'est l'ordre public.

Mais c'est pareil ça. Ça fait partie c'est l'ordre public. Ça fait partie essaie d'en placer une le poli.

C'est le plus jeune d'entre nous. Évidemment, il voudrait poser une question sur Nadal Fédér face à moi. Mais j'ai l'impression que dans ce genre de discussion juridique, on brandit souvent des grands concepts en oubliant complètement la raison d'être de ces concepts et à qui il s'adressent.

Notre démocratie et notre état de droit dans l'affaire. Et là, je reviens précisément à l'affaire Boem sans sale. On les a inventé pour protéger Boem sans sal avant tout, pas pour nos relations vis-à-vis de l'Algérie.

La la chose en auquelle on doit penser en premier, c'est la protection de notre citoyen Boilem Sansal en tant qu'individu et en plus en tant que tout ce qu'il représente pour la littérature française, pour la liberté d'expression, pour comment dire la capacité de la France à dire aux autres pays mais attendez mais on ne traite pas un nos ressortissants comme cela. Donc il faut pas manier euh euh il me semble les concepts d'état de droit et de démocratie en oubliant à qui ils s'adressent et qui ils sont censés protéger. En l'occurrence BM Sansal, on l'oublie pas.

Hm hm. Moi, je peux vous dire que nous l'oublions pas et que ce que je regrette moi personnellement, c'est cette diplomatie, non pas des petits pas, il y a même pas de petits pas que je sache, mais euh un peu suppliante. Nous espérons que nous faisons appel à l'humanisme de monsieur le président.

Là, pour Christophe Glaise, on trouve la sentence un peu lourde. Voyez, on accepte l'intérable dans le Il faut taper du point là. Il faut taper du point là. quand même en matière diplomatique, voyez, quand Henry Geno évoquait tout à l'heure l'hypothèse de prendre des otages en réponse aux otages qui sont pris par l'Algérie, sans forcément aller jusque là, la prémise de de la diplomatie, c'est aussi euh de de faire en sorte que le pays en face de nous, qui est un adversaire dans cette discussionlà a l'impression que s'il va trop loin, on répliquera fort.

Il faut toujours qu'il y ait l'illusion de la puissance face à lui. Sinon, ça serte pas de la même manière avec les États-Unis qu'avec nous. Ils ont obtenu les Américains ce que nous on a jamais obtenu, notamment lesf.

Exactement. [Musique] moment de moi longueur de journée les limite toujours et je ne réplique jamais il se dit qu'il peut tout se permettre mais sur les OQTF c'est c'est une autre histoire les OCUTF là c'est c'est ce sont des politiques d'état à état que bon qui engagent des populations entières parce que oui nous pouvons faire du mal aux populations algériennes ou franco-algérienne mais pas au pouvoir algérien sur ce sujet tandis que là on est sorti de de ce cadre. Maintenant, si on prend des otages, c'est tout autre chose.

Et d'ailleurs, que croyez-vous que font les États ? Et même qu'a fait la France assez souvent, vous avez vous vous on arrête un agent consulaire ou un agent diplomatique aux États-Unis ou ailleurs. Bon ben vous en vous en arrêtez deux ici et puis après bah on finit par échanger ce que font la les États-Unis et la Russie.

Euh enfin voilà, c'est je veux dire voilà mais on est sur un autre on est sur un autre registre puisque là on a on a des des vies des vies de citoyens qui donc en plus Bolem Sansal n'est pas un agent euh un agent secret français qui est allé espionner l'Algérie. et et et je ne sais pas exactement quelle est la situation de du journaliste qui vient décoper de cet ans de prison mais apparemment quand même c'est pas non plus voilà ça fait un an qu'il est en prison en bon alors je sais pas mais il faudrait demander au gouvernement de s'expliquer pourquoi il ne demande pas la libération c'est c'est ce qu'il y a une raison et s en a pas alors on a le devoir absolu le devoir un pouvoir a le devoir absolu de protéger ses citoyens voilà et ce qu'on pense le juge en l'occurrence est tout à fait secondaire voilà donc je dis pas du tout qu'il faut se moquer du juge en général je pense En général, il vaut mieux changer les cadres du droit que de violer le droit. Mais il y a des il y a des situations qui sont au-delà du droit.

Voilà, Henry Genot est avec nous dans rep soir et il reste puisqu'il fait bon dans le studio, c'est climatisé. Avez-vous téléchargé la nouvelle application Europe 1in ? Plus belle, plus simple, plus rapide ?

Nouvel appli, vous mettez le direct en pause, vous reprenez l'émission du début, vous écoutez vos émissions en replay quand ou comme vous voulez. Nouvel appli europein, c'est le meilleur de votre radio préférée en toute liberté. Europe la radio libre.

À tout de suite sur Europin Europin soir 19h 21h Pierre de Villau toujours avec Victor Hérot avec George Fenc Henri Genau. Dans la nuit de vendredi à samedi une agence immobilière HORP a été incendiée à Marseille dans le 12e arrondissement et c'est un incendie qui intervient juste après le licenciement de deux agents immobiliers du même réseau qui avaient insulté la députée européenne Rima Hassan. Euh les gérants de l'agence ont porté plainte.

Une enquête a été ouverte pour euh incendie euh euh volontaires. Ces deux euh euh comment dirais-je ? Agents immobiliers euh du groupe ont été licenciés après avoir menacé le lui.

On va te la brûler ta Palestine. L'Eurodéputé avait filmé la scène puis partagé sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous pensez de cette nouvelle polémique concernant Rima Hassan ?

Henriigano ? Rien. Je veux rien en penser.

Autant autant changer enfin discuter de l'état du droit, de l'état de droit et des des manières des des des moyens que nous avons de changer les choses pour que ce pays puisse être gouverné, hein. Et gouverner en démocratie. Dans démocratie, c'est pas c'est on fait pas la démocratie par le droit, mais le droit par la démocratie.

Bon voilà, il faut promenir à des choses assez simples. Autant ça ça me parle dire que ce n'est pas du niveau ce n'est pas du niveau de la politique française. Non, je pense que voilà, si on peut plus aller sur un sur un plateau de télévision ou dans un studio de radio pour dire le dernier tweet de madame Rima Hassan le dernier la dernière fois une histoire de tweet quand mme ça reflète quelque chose.

Ça reflète quelque chose. Victor je vais laisser parler Victor il parlera beaucoup mieux que moi de ce sujet parce que j'ai suivi attentivement ce qui s'est passé déjà. Je commence par dire qu'effectivement ce qu'on fait les employés d'Orpi Harri Hassan dans en pleine rue c'est c'est enfin ça c'est extrêmement condamnable.

On on va pas le paguer même si on déteste quelqu'un qui est du bord opposé en politique on va pas aller la paguer dans la rue l'insulter et cetera. Ça voilà ça je le dis d'entrée de jeu. Maintenant qu'est-ce que dit la réaction de Rima Hassan ?

Donc il y a cet agence Orpie qui est brûlé. Le le celui qui est incendie l'agence Orpie se filme en le faisant et publie la vidéo. On a la vidéo de la personne qui a mis l'essence et qui brûle.

Voilà avec des des émoticones qui sont la pastèque et le drapeau palestinien qui sont donc des symboles proalestiniens. Maintenant Rima Hassan donc la vidéo est publiée sur Twitter, Rima Hassan réagit tout de suite en disant faux, c'est de l'intelligence artificielle. Elle n'en sait strictement rien à ce moment-là mais elle veut se dédoiner tout de suite en disant "Non, non, là c'est une manipulation, c'est une vidéo falsifiée pour me faire passer pour quelqu'un qui aurait provoqué l'incendie de l'agence Orpie 2 jours après effectivement l'altercation devant une autre agencepie.

Il faut préciser que c'est pas la même. Celle qui est incendie est à Marseille, l'autre était à Paris. J'ai contacté à ce moment-là le maire du 12e arrondissement de Marseille, il s'appelle Sylvin Souvestre et qui me dit "Non, non, c'est vrai, cette agence a bien été brûlée dans la nuit.

C'est pas du tout une vidéo filmée par Ria." Rima Hassan n'en savait absolument rien mais elle affirme que c'est faux et c'est d'ailleurs une agence qui se situe en dessous d'un immeuble face à une crèche et face à un jardin public. Donc ça pouvait être très dangereux.

Maintenant que dit la la la réaction de Rima Hassan ? N'importe quelle politique aurait jusqu'ici, je je je trouve que c'est assez exclusif à ce qui se passe, aurait dit "Ce n'est pas de ma faute, mais je condamne. Je n'ai rien à voir avec cette agence, avec ces ces cinglés qui sont qui ont qui ont été brûlé une agence dans dans la nuit.

Je n'ai rien à voir avec ça. Ne m'accablez pas de ce fait-là. En revanche, je condamne." Elle ne condamne absolument pas.

Elle ne dit même pas que c'est de sa faute. Elle dit que ça n'a juste pas existé, que c'est faux, que c'est de l'intelligence artificielle, qu'en gros on essaie de la faire tomber en mentant. Là, c'est je ne vois pas d'exemple en politique euh de de communication politique qui ressemble à celui-ci.

George FNEC, vous avez tout à fait raison, Victor, mais je je moi il y a il y a un autre silence qui m'a aussi euh interpellé, c'est celui du maire de Marseille. Et oui, monsieur Paillon. Qui est intervenu ?

Madame Valérie Boyer, sénateur LR de Marseille et le maire qui vient de citer qui est aussi LR. Comment se fait-il que le maire de Marseille n'ait pas dit un mot pour condamner cet incendie dans sa ville ? Je pose la question.

Oui. Bah je pas socialiste. Bah moi je pense que voilà, on veut pas se mettre mal avec peut-être un courant politique qui sera bien utile pour les prochaines municipales.

Bon et Jean-Luc ça engage que moi ce que je dis hein évidemment. Alors ce matin euh effectivement Manon Aubri a répondu à à Soniava Brook sur cette sur cette polémique. La député européenne a défendu Rima Hassan.

Euh à quel moment Rima Hassan a-t-elle appelé à brûler une agence Orpie et défend la députée franco-palestienne d'avoir lancé une fatoie ? Jean-Luc Mélenchon lui assume avoir changé son regard sur le voile islamique. Le patron des insoumis euh estime désormais que le voile est une soumission envers Dieu et non envers les hommes dans l'islam contrairement au catholicisme.

Voilà, vous avez de heures messieurs Henri toujours pas. Si si ça c'est beaucoup plus beaucoup plus intéressant. Enfin le reste un drame mais pour le reste on va attendre que que la justice fasse son travail.

J'entends bien. Mais alors ce changement de et ce changement de pied, alors d'abord, il est évident ce changement de pied. Tous ceux qui ont écouté, entendu ou débattu avec Jean-Luc Mélenchon il y a quelques années savent que sa position était une position républicaine très orthodoxe, très laïque, voilà, et refusant tout toute forme, ce qu'il appelait des formes de soumission de de la femme et il mettait dedans le le voile intégral mais aussi le le voile tout court.

Bon, très bien. il a changé d'avis, il a expliqué pourquoi il avait changé d'avis et vous en avez donné une un résumé. Finalement, c'est une soumission.

Donc voir Jean-Luc Mélenchon devenir un exégète un exégète des des religions, c'est quand même c'est quand même extraordinaire. Je sais pas si c'est marrant, mais en tout cas c'est formidable quoi. C'est quand même c'est un c'est un événement.

Euh voilà. Que que dire d'autre ? Je pense que c'est ces débats sont complètement faussés.

Tout le monde tout le monde veut veut laisser la religion de de côté et tout le monde ne parle que de religion quoi. C'est ça. C'est tout le monde alors en mélangeant le tout hein.

Ah mais oui bien sûr. Mélangeant tout mais on se dit on si on met de laïcité partout on met de la religion partout en fait et donc tout le monde est dans une impasse et et ça devient très préoccupant. On peut pas en plus réagir par rapport à un fait religieux si on ne le comprend pas réellement.

Parce que l'interprétation Jean-Luc Malanchon est complètement erronée. Ce n'est pas un signe de soumission vis-à-vis de Dieu. Ce n'est pas non plus un signe de soumission vis-à-vis de l'homme.

C'est un signe de pudeur vis-à-vis du regard de l'homme. C'est ça le voile. C'est se cacher.

L'homme prend du péché s'il voit les formes de la femme, enfin d'une femme autre que son épouse. Et c'est pour ça que le débat de voiler des jeunes filles est très compliqué. Et non mais c'était c'est pas un geste spontané d'une femme pour sa pudeur que de se voler la tête. dans l'islam que le péché se transmet et qu'un homme en voyant les formes d'une autre femme prend du péché à cette femme qui n'aurait pas qui aurait des Heureusement qu'on a un exég l'occurrence Victor H qui est là pour nous sauver merci Henry Gan merci George Fenc merci Victor Héros tout de suite c'est le saping Yeah.

Après Boualem Sansal, le journaliste français Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote