La Data Room : 1 000 = le nombre de tonnes que pèse le tokamak ITER, dont la dernière pièce de cet aimant géant a été posée cette semaine - 10/07
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Dans un instant, la clôture, on va la vivre dans 3 minutes avec Antoine, il est 17h32, on entre d'abord dans la data room. C'est votre barre à data chaque soir, le happy hour, là juste avant la clôture du week-end. Kevin et Gabriel, est-ce que vous êtes prêts avec de belles datas à nous offrir ? Oui, toujours. Gabriel, on démarre avec vous. Votre chiffre ce soir, 1000.
1000, c'est le nombre de tonnes que va peser le solénoïde du Tokamak ITER. Alors, beaucoup de mots abscons. Il faut le expliquer, oui, oui. Beaucoup de mots abscons. Le Tokamak ITER, qu'est-ce que c'est ? C'est un prototype de réacteur à fusion, donc pour la fusion nucléaire. On a beaucoup parlé ces derniers mois d'énergie, on a beaucoup parlé de souveraineté. Et un des véhicules de souveraineté énergétique justement en Europe, c'est le nucléaire. Le nucléaire qui est aujourd'hui un nucléaire polluant pour des sujets d'émissions et de radioactivité. La solution, c'est la fusion nucléaire justement.
Et l'un des aspects sur lesquels l'Europe est le plus en avance, même si c'est un projet international, c'est en France qu'il se passe. C'est justement sur ce prototype de réacteur à fusion, ITER, qui détient le record mondial aujourd'hui, 22 minutes de fusion tenue. Tenue qui a cassé le record chinois de près de 25%. Et la sixième partie de ce solénoïde, donc de ce donut géant qui va contenir la réaction de fusion, vient d'être installée. Donc c'est un projet qui avance bien et on en attend de nombreux autres records et possiblement des solutions pérennes et à très long terme sur la souveraineté énergétique.
Ce serait l'énergie illimitée, si on y arrive, on y arrivera un jour, on le sait, la question c'est quand et qui en premier.
C'est la miniaturisation d'une étoile, la réaction de fusion.
ITER, c'est dans le sous-est de la France que tout ça se situe. À Kadarache. À Kadarache. Belle data que vous nous livrez ce soir et peut-être un jour la France accèdera-t-elle à l'infini énergétique grâce à la fusion.
À vous Kevin, votre chiffre aujourd'hui, 4 ? 4, c'est le nombre de semestres que le groupe Renault est plus profitable que des groupes allemands comme Mercedes ou BMW. La marge brute d'un groupe comme Renault, plutôt autour de 18%, c'est 2 à 40% de mieux que ses concurrents allemands. C'est quand même étonnant quand on pense que Renault vend des voitures à 30 000 euros et Mercedes, c'est plutôt 70 voire 150 pour les modèles les plus prestigieux. Voilà, comme quoi ce qui était vu comme, on va dire, la ruine de Dacia, en fait, a peut-être amené plus de profitabilité que vendre des voitures de luxe. Alors, plusieurs raisons à ça.
La première, c'est que quand même, on a eu un certain nombre de restructurations au sein du groupe français qui n'ont pas encore eu lieu dans les groupes allemands. Ils sont en train d'être annoncés. Pour rappel, on a Volkswagen qui va limoger à peu près une centaine de milliers d'employés dans le groupe. Pour rappel, il y a à peu près 300 000 employés chez Volkswagen. On apprend d'ailleurs que BYD a tenté non pas une, mais deux prises de participation au capital de Renault avant 2025.
La course n'est pas finie. Quatre semestres consécutives que Renault, donc deux ans de suite que Renault est plus profitable que Mercedes et BMW. Mais oui, il ne faut pas nous oublier non plus les petits Français. Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés. Kevin Tozet pour Carmignac et Gabriel Caraboulade pour Neuflis OBC. Merci, bon week-end à tous les deux. Merci.