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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 août 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "L'immigration est l'un des maux les plus durs de la France !" (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17FerméeRéponse directe

    C'est votre objectif quand vous voterez contre la confiance le 8 septembre ?

  • 1:27RelanceRéponse partielle

    En vrai vous partagez la même chose que Jean-Luc Mélenchon qui veut dégager Macron ?

  • 2:03FerméeÉludée

    Vous êtes au courant qu'il ne démissionnera pas ?

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Ça veut dire que demain, n'importe quel président ou présidente démissionnera si ça déplait aux uns et aux autres ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la bonne idée de nommer Jordan Bardella à Matignon ?

  • 3:54OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos trois mesures urgentes que vous prendriez si vous arriviez au pouvoir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « qui arrête de donner la préférence à ceux qui viennent d'arriver en France légalement ou illégalement par rapport à ceux qui ont travaillé toute leur vie »
  • 1:32Invité politiqueChiffre
    « Je crois que 85 à 90% des Français veulent, entre guillemets, comme vous dites, dégager Macron. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « M. Mélenchon s'agit, il menace de prendre le pouvoir par la rue, par la violence, il agite les piques et les fourches. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron aura amené un pouvoir solitaire, égocentrique, narcissique, où il aura brimé 68 millions de Français pour son seul plaisir de pouvoir personnel. »
  • 4:05Invité politiquePromesse
    « Nous, on aura une règle d'or. Faire des économies sur les mauvaises dépenses, et tant qu'on ne l'a pas fait, pas un centime ne sera pris dans la poche des Français. »
  • 4:28Invité politiqueChiffre
    « qui coupe dans l'immigration des dizaines de milliards à gagner. »
  • 5:05Invité politiqueChiffre
    « Les Français, maintenant, sont les plus taxés du monde. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Ceux qui travaillent en France, ceux qui bossent, ceux qui payent des impôts, payent pour tous les autres. »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « L'immigration, aujourd'hui, est un des maux les plus durs de la France, avec des gouvernements, François Bérou en tête. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « il n'est plus possible que quand on travaille honnêtement qu'on a ses enfants, à partir du 10 du mois, on ne puisse plus vivre. »
  • 7:21Invité politiquePromesse
    « Ce sera la baisse de la TVA sur les énergies, pas de TVA sur des produits de première nécessité, l'aide évidemment aux couples qui ont des enfants. »
  • 7:52Invité politiqueFait
    « la seule privatisation, c'est une privatisation de l'opinion. »
  • 9:00Invité politiqueFait
    « Les émeutes, c'est aujourd'hui. La violence de certains médias envers des opinions politiques, c'est aujourd'hui. »
  • 11:06Invité politiqueChiffre
    « qui veut raboter les retraites, faire travailler gratuitement deux jours de plus les Français, qui accepteraient l'idée de 40 milliards d'impôts supplémentaires. »
  • 12:53Invité politiqueFait
    « quand c'est LFI, c'est pourri. Vous aurez des drapeaux pro-Hamas. Vous aurez des propos antisémites. Vous aurez des black blocs. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli74 %
  • Présentateur26 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à vous Laurent Jacobelli, député ARN de la Moselle, vice-président du groupe à l'Assemblée Nationale, porte-parole du Rassemblement National, il l'a dit sur TF1 hier soir, Jordan Bardella accepterait d'être un Premier ministre de cohabitation. Alors c'est votre objectif quand vous voterez contre la confiance le 8 septembre ?

0:23
Laurent Jacobelli

Oui bien sûr, nous avons besoin d'un Premier ministre qui mène une politique dynamique, qui arrête d'étouffer les Français par une fiscalité débridée et injuste, qui arrête de donner la préférence à ceux qui viennent d'arriver en France légalement ou illégalement par rapport à ceux qui ont travaillé toute leur vie, et puis qui arrête de s'en prendre aux retraités, à ceux qui bossent, qui maintiennent à bout de bras le pays. Bref, un Premier ministre juste qui aime la France, je crois que ça nous changerait après ces décennies de mauvaise gestion. Vous êtes au courant que les Français en ont marre du chaos politique ?

Bien sûr qu'ils en ont marre, ils en ont surtout marre aussi du chaos dans la rue, du chaos dans l'économie. Mais vous savez, si la stabilité c'est continuer à s'endetter, continuer à se faire agresser dans la rue, et continuer à perdre notre identité, alors cette stabilité ne vaut pas. Les Français ont besoin d'une rupture, de changement, d'alternance. C'est sain en démocratie. Le problème aujourd'hui c'est qu'on interchange les premiers ministres, alors ils n'ont pas le même âge, pas le même prénom, pas la même origine géographique, mais au final ils mènent la même politique, cette politique, mais désastreuse.

1:18
Présentateur

Jordan Bardella demande à Emmanuel Macron un retour aux urnes, voire sa démission pour sortir de l'impasse, c'était sur TF1 hier soir. En vrai vous partagez la même chose que Jean-Luc Mélenchon qui veut dégager Macron. C'est pareil, vous faites pareil.

1:32
Laurent Jacobelli

Je crois que 85 à 90% des Français veulent, entre guillemets, comme vous dites, dégager Macron. Après il y a la méthode.

1:39
Présentateur

Je dis dégager parce que c'est le dégagisme en politique.

1:42
Laurent Jacobelli

Je vous cite, ce n'est pas le terme que j'aurais employé spontanément. Simplement, M. Mélenchon s'agit, il menace de prendre le pouvoir par la rue, par la violence, il agite les piques et les fourches. Nous ne sommes pas dans cette logique-là, nous nous respectons la démocratie, les institutions, la Vème République. Et dans la Vème République, le seul qui puisse décider qu'Emmanuel Macron parte, c'est Emmanuel Macron.

2:03
Présentateur

Vous êtes au courant qu'il ne démissionnera pas ? Il confie au JD News aujourd'hui, il gouvernera jusqu'au dernier quart d'heure à quoi bon lui demander de partir.

2:12
Laurent Jacobelli

Tout simplement un appel à la raison. Et si pour une fois, Emmanuel Macron, écoutez le peuple, et si pour une fois, Emmanuel Macron se souciait de la France. Oui, je sais, c'est un peu naïf. Oui, je sais, c'est tout à fait contradictoire avec ses dix années de pouvoir. Emmanuel Macron aura amené un pouvoir solitaire, égocentrique, narcissique, où il aura brimé 68 millions de Français pour son seul plaisir de pouvoir personnel.

2:34
Présentateur

Ça veut dire que demain, n'importe quel président ou présidente, à la tête de l'État, de la République, démissionnera si ça déplait aux uns et aux autres ? Non, je crois que...

2:43
Laurent Jacobelli

Il n'y aura plus de mandat de cinq ans, c'est fini ? Non, je pense qu'il ne faut pas exagérer. Je vous donne une hypothèse. Imaginez que le général de Gaulle voit que l'Assemblée nationale ne lui est pas donnée de majorité une fois, deux fois, que les Français ne le suivent pas, que les premiers ministres fassent deux, trois mois seulement en poste. Il aurait, je crois, de lui-même compris qu'il fallait partir. Il y a un moment où Emmanuel Macron est en état d'échec, en un échec grave. Il a pris la France dans une situation difficile. Il la rend dans une situation catastrophique. La France est en soins intensifs et malheureusement, Emmanuel Macron, lui, regarde ailleurs.

Il regarde l'Europe et il regarde le monde.

3:17
Présentateur

Mais de votre point de vue, Laurent Jacobelli, à Jordan Bardella, à Matignon, à deux ans, moins de deux ans de l'élection présidentielle, on sait que c'est une broyeuse, hein, Matignon ? Est-ce que c'est la bonne idée ? Vous griez, finalement ? Parce que vous allez vous user, vous le savez, ça.

3:32
Laurent Jacobelli

La peur ne nous a jamais atteints, en fait. Vous savez, ça fait des années, au Rassemblement national, avec Jordan Bardella, Marine Le Pen, que nous allons contre vent et marée, qu'on nous dit, vous n'y arriverez pas, tout est impossible, vous êtes à côté de la plaque, et de plus en plus de Français nous font confiance. On voit que l'autre politique, celle d'Emmanuel Macron, mais qui est la même que le PS, les LR et tous ceux qui gouvernent, a raté. Il est temps d'aller à l'alternance.

3:54
Présentateur

Quelles seraient vos trois mesures urgentes que vous prendriez si vous arriviez au pouvoir, là ?

4:00
Laurent Jacobelli

La première serait d'abord de pondre un budget, parce que je crois que ce sera la première urgence. Nous, on aura une règle d'or. Faire des économies sur les mauvaises dépenses, et tant qu'on ne l'a pas fait, pas un centime ne sera pris dans la poche des Français. Les mauvaises dépenses...

4:12
Présentateur

Vous ne pourriez pas le pondre en discutant, là, parce qu'il n'y a pas de... Non, non, mais écoutez, on part de trop loin.

4:17
Laurent Jacobelli

On part de trop loin, si vous voulez. On éteint rarement le feu avec un pyromane. Donc on ne va pas demander à ceux qui ont mis la France à feu et à sang de la sauver. On va le faire sans eux. On va le faire sans eux avec un budget qui ne prend pas d'argent aux Français, qui coupe dans l'immigration des dizaines de milliards à gagner.

4:31
Présentateur

François Bayrou dit, il le dit devant la CFDT, un effort spécifique pour les hauts revenus, suppression de niches fiscales. Il commence même à sembler reculer sur les deux jours fériés. Il y a matière à discuter. Le Parlement est là pour ça. Non, mais est-ce que vous croyez que nous allons... Il n'est pas là pour précipiter le calendrier électoral.

4:47
Laurent Jacobelli

Est-ce que vous croyez que nous allons donner la confiance, c'est-à-dire donner un blanc-seing à quelqu'un qui se réfugie dans une forme de radicalité fiscale ? François Bayrou a les mêmes tics, les mêmes tocs que ses prédécesseurs. Ça va mal, on va taxer. Moi, je ne veux pas qu'on taxe. Nous ne voulons pas taxer supplémentaire pour qui que ce soit. Ça suffit. Les Français, maintenant, sont les plus taxés du monde. Pourquoi ? Pour un service public en déliquescence et pour, à chaque jour, un peu moins de confort. Ceux qui travaillent en France, ceux qui bossent, ceux qui payent des impôts, payent pour tous les autres.

Ils payent pour l'assistanat, ils payent pour l'immigration, ils payent pour un certain nombre de planqués dans certaines agences d'État. Il faut que ça s'assassise.

5:23
Présentateur

Le Parlement est là. Les Français ont choisi en 2022. Le Parlement est là pour discuter, élaborer les lois. Pourquoi faire le choix du chaos en permanence, c'est-à-dire bousculer les choses en permanence ?

5:35
Laurent Jacobelli

Vous savez, si j'avais pensé qu'aller aux législatifs, c'était le chaos, si j'avais imaginé une seule seconde que la démocratie soit le désordre, je n'aurais pas fait de politique. Nous, nous pensons, au Rassemblement National, qu'avoir une majorité pour la France, c'est au contraire la stabilité. Et le problème d'aujourd'hui, c'est que nous n'avons pas de majorité. Et pourquoi nous n'en avons pas ? Parce que nous avons des partis politiques qui ont privilégié leurs indemnités et leurs postes à l'intérêt général, avec des alliances improbables qui vont de Jean-Luc Mélenchon à Laurent Wauquiez. Voilà ce que ça donne. Un pays ingouvernable.

Nous, on leur dit, il faut une vraie majorité, dirigée par Jordan Bardella, qui prendra de vraies mesures.

6:07
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous aviez dit, première des trois mesures, le budget, d'accord, ensuite ?

6:11
Laurent Jacobelli

L'immigration, c'est l'urgence. C'est l'urgence. L'immigration, elle joue sur l'insécurité, elle joue sur l'identité, elle joue sur les finances publiques, elle joue sur le niveau scolaire. L'immigration, aujourd'hui, est un des maux les plus durs de la France, avec des gouvernements, François Bérou en tête.

6:26
Présentateur

Mais tous ces prédécesseurs qui ont ouvert les vannes... Est-ce que vous régularisez les dizaines, centaines de milliers de travailleurs sans papier ? Non. Non ? Non. Il y a des gens qui travaillent, qui participent à l'effort national, mais qui ne sont pas régularisés. Je vais vous dire quelque chose. Ils travaillent.

6:41
Laurent Jacobelli

Oui, mais vous êtes au micro de Sud Radio, vous l'êtes, non pas parce que vous avez forcé la porte, vous l'êtes parce que vous avez un contrat et qu'on vous a demandé d'animer cette émission. Ceux qui sont en France légalement, qui ont leur papier pour travailler, et bien qu'ils travaillent, et qu'ils restent en France légalement, ça ne nous pose aucun problème. Ceux qui, en revanche, sont rentrés illégalement, ont pris un travail, au moment où 5 millions de Français cherchent un travail, et bien nous leur disons, non, ce n'est pas possible. On ne trouve pas les règles du jeu.

7:07
Présentateur

Donc préférence nationale en deuxième mesure et la troisième ?

7:09
Laurent Jacobelli

Et la troisième mesure, ce seront des mesures sociales, de pouvoir d'achat, parce qu'aujourd'hui, il n'est plus possible que quand on travaille, honnêtement, qu'on a ses enfants, à partir du 10 du mois, on ne puisse plus vivre. Ce sera la baisse de la TVA sur les énergies, pas de TVA sur des produits de première nécessité, l'aide évidemment aux couples qui ont des enfants. Toutes ces mesures sociales que nous proposons, et dont je vois d'ailleurs que la gauche a toujours refusé de les voter parce qu'elles venaient de chez nous, permettront là aussi de valoriser le travail et de valoriser ces Français qui se donnent pour l'essor et l'avenir de leur pays.

7:42
Présentateur

Laurent Jacobelli, que faites-vous de l'audiovisuel public ? Est-ce que vous êtes toujours sur ce projet de privatisation ?

7:50
Laurent Jacobelli

Oui, bien sûr, parce qu'aujourd'hui, la seule privatisation, c'est une privatisation de l'opinion. On explique à tous les Français qu'ils doivent payer pour que les deux tiers d'entre eux se fassent insulter à longueur de temps sur les antennes des radios ou des télévisions publiques. Il n'est pas possible d'avoir un service public clairement affiché de gauche avec l'argent de tous les Français. Aujourd'hui, ce sont des milliards qu'il y a à gagner avec, on va le dire, des effectifs parfois pléthoriques, avec une programmation parfois contestable et orientée.

Le service public, s'il avait été celui de des groupes, excusez-moi de faire cette référence, mais un service public qui informe, divertit et qui éduque pour l'ensemble des Français, ce serait une bonne chose. Aujourd'hui, apparemment, ce n'est plus possible. Vous savez, il peut y avoir des missions de service public données à des sociétés privées. Ça permettrait aussi d'avoir des grands groupes privés qui concurrencent les grands groupes internationaux.

8:39
Présentateur

Vraisemblablement, votre projet, si je vous entends bien, est quand même très radical. Vous ne craignez pas de mettre le pays en mode insurrectionnel. Qu'est-ce que vous allez faire pour, visiblement, face aux oppositions qui seraient peut-être dans la rue ?

8:53
Laurent Jacobelli

Je vais vous provoquer un retour à la réalité brutale et vous ne m'en voudrez pas, l'insurrection. Oui, j'ai bien compris, mais l'insurrection, c'est aujourd'hui. Les émeutes, c'est aujourd'hui. La violence de certains médias envers des opinions politiques, c'est aujourd'hui. La violence de la rue avec le nombre d'agressions qui explosent, les attaques au couteau, les attaques contre nos compatriotes de confession juive, c'est aujourd'hui. Ce n'est pas nous. Nous, nous n'avons aucune responsabilité. Nous n'avons jamais été au pouvoir.

Ceux qui ont été au pouvoir en alternance depuis 50 ans qui, aujourd'hui, travaillent dans le même gouvernement, ont amené la France vers tous les chaos sociaux, économiques, sécuritaires, identitaires. Croyez-moi, il est temps de retourner aux urnes pour changer ça.

9:30
Présentateur

Laurent Jacob, elle ici, vous accédez au pouvoir rapidement. Est-ce que vous pratiquerez ce qu'on appelle aux Etats-Unis le spoil system ? C'est-à-dire changer les têtes de la haute administration ?

9:42
Laurent Jacobelli

Mais nous aurons un discours extrêmement simple. Ceux qui sont dans la haute administration qui le sont par le mérite, par leurs études, qui font leur travail et qui veulent continuer de travailler avec nous seront évidemment les bienvenus. La chasse aux sorcières n'est pas une tradition que nous voulons mener. Bien sûr, Emmanuel Macron, lui, aujourd'hui, case les copines et les copains parce qu'il sent que la fin est proche. Donc vous avez tout un tas d'olibrius qui sont nommés à des postes fantaisistes et à des salaires exponentiels. C'est sa vision de la politique. Ce n'est pas la nôtre.

Nous, la haute fonction publique sera gérée par des gens compétents, responsables, fidèles à l'idée républicaine.

10:18
Présentateur

Vous avez les cadres disponibles au Rassemblement National pour occuper tous les postes et ils sont nombreux pour faire tourner le pays, la compétence.

10:25
Laurent Jacobelli

Oui, nous les avons. Aujourd'hui, la plupart travaillent dans l'ombre, évidemment, pour nous, avec nous, à l'élaboration d'un projet. Mais je vous le redis, l'idée même de chasse aux sorcières n'est pas dans notre ADN. Parce que vous le savez,

10:35
Présentateur

il n'y aura pas d'ouverture avec les républicains, avec une partie de la droite

10:39
Laurent Jacobelli

qui maintiennent la digue avec vous. Mais quelle digue ? D'abord, je vous rappelle, il y a à peu près un an, Éric Ciotti, qui était patron des républicains, a fait une alliance avec le Rassemblement National. Il est aujourd'hui le brillant président de l'UDR avec qui nous travaillons en bonne intelligence. Demain, certains LR que je connais, je côtoie des députés LR qui pensent comme nous et qui sont malheureux de la situation. Vous savez, moi je pense aussi aux électeurs des républicains qui voient aujourd'hui leur parti soutenir M.

Bérou, qui veut raboter les retraites, faire travailler gratuitement deux jours de plus les Français, qui accepteraient l'idée de 40 milliards d'impôts supplémentaires. Ces gens de droite sont malheureux. Eh bien moi, je leur dis, venez travailler avec nous parce que nous, nous avons une autre vision de la France. Nous voulons défendre la France du travail.

11:19
Présentateur

Je ne suis pas sûr que Laurent Wauquiez, que Bruno Retailleau, même qu'Edouard Philippe vous rejoignent un jour. Pardonnez-moi, mais les responsables des partis de la droite dite traditionnelle...

11:29
Laurent Jacobelli

Vu leur bilan, je vais vous dire... C'est passé. Non, vu leur bilan, ce n'est pas très grave. En revanche, que leurs électeurs nous rejoignent, que certains élus locaux nous rejoignent, c'est la réalité. D'ailleurs, on le voit bien. Ils sont les bienvenus. Si aujourd'hui, certains veulent une France souveraine, s'ils ont un vrai gaullisme social au fond du cœur, qu'ils veulent que les Français soient libres d'un impôt confiscatoire et que le travail paye, s'ils veulent défendre notre identité, ce n'est évidemment pas avec ceux qui travaillent avec le PS et François Bayrou qu'ils le trouveront, mais plutôt avec nous.

12:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, levant un doute, le 10 septembre, deux jours après ce qui va se passer pour François Bayrou, il y a cet appel à bloquer le pays. Quelle est votre position par rapport à bloquant tout ?

12:14
Laurent Jacobelli

Non, je crois que bloquer, ce n'est pas avancé, c'est une évidence. Vous n'êtes pas favorable à ça, vous ? Ce n'est pas ça. C'est que nous, quand un mouvement social n'est pas organisé par nous, nous laissons les gens libres de participer. Parce que Jean-Luc Mélenchon, lui, appelle à rejoindre le mouvement. Oui, mais c'est la grande récup. Et c'est bien le problème. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon va torpiller ce mouvement. Vous avez sûrement des gens sincères qui veulent que l'étouffoire fiscale s'arrête, qui veulent un peu plus de pouvoir d'achat qui vont vouloir défiler. Mais vous ne créez pas

12:38
Présentateur

que dans ce mouvement du 10 septembre, on entend des voix qui... On ne sait pas trop qui dirige ça. C'est assez spontané. Mais ça y est, c'est ça. Il y a un grand nombre de vos électeurs. Mais s'ils veulent y participer,

12:47
Laurent Jacobelli

ils peuvent y participer. Mais je vais vous dire quelque chose. Dans la mesure où il y a du LFI dedans, ce sera forcément, excusez-moi l'expression, quand c'est LFI, c'est pourri. Vous aurez... Qu'est-ce que vous dites ? Oui, quand c'est LFI, c'est pourri. Vous aurez des drapeaux pro-Hamas. Vous aurez des propos antisémites. Vous aurez des black blocs. À partir du moment où l'extrême-gauche infiltre un mouvement, ce mouvement est foutu, récupéré. Et c'est un mouvement qui devient un mouvement contre la République. Nous espérons vraiment que ce ne soit pas le cas le 10 septembre. Vous savez, les Français ont raison de crier parfois. Ils sont malheureux.

Mais le seul moyen de changer les choses, c'est le retour aux urnes. Une nouvelle majorité. Nous, nous croyons en la politique. Nous croyons à l'1Vème République. Nous croyons au Parlement. Et c'est le seul moyen de changer les choses. C'est là que ça se passe.

13:29
Présentateur

Donc vous dites non à ce mouvement du 10 septembre. Pour vous,

13:32
Laurent Jacobelli

c'est les ordres. Je me suis mal exprimé. Si vous avez compris ça, je dis que nous ne participons pas en tant que parti. Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais je dis attention. Un mouvement où les règles de la République et les règles de l'ordre public ne sont pas respectées n'est plus un mouvement respectable. Un mouvement pris en main par Jean-Luc Mélenchon est un mouvement dangereux. Espérons que ce ne soit pas le cas.

13:51
Présentateur

Une clarification selon vous ce matin, Laurent Jacobelli, concernant Marine Le Pen en cas de dissolution, elle ne pourra pas, vous le savez, se représenter aux législatives. L'appel n'est pas suspensif.

14:04
Laurent Jacobelli

Que se passe-t-il concrètement ? Nos avocats y travaillent, mais il est très probable qu'elles se présentent quand même et que nous ferons des recours pour légitimer sa candidature. Ce sera l'occasion, là encore, de se confronter à ce droit si spécial qui nous explique qu'en France, la patronne de l'opposition qui est donnée dans certains sondages. Faut-il les croire, mais nous avons tendance à les lire, en tout cas, vous comme moi, qu'elles pourraient être demain la présidente de la République, soit empêchées d'être candidates à titre préventif

14:32
Présentateur

dans une démocratie. Vous voulez dire que c'est forcer cette condamnation en une inéluibilité qui est immédiate. C'est à l'encontre d'une décision de justice. C'est pas à l'encontre.

14:41
Laurent Jacobelli

Nous utilisons tous les moyens de droit. Vous savez, cette décision que vous appelez décision de justice, moi je la qualifierais de décision politique et c'est là qu'il y a un problème. Si on vous avait dit que dans un pays, le candidat de l'opposition ne pouvait pas être candidat lui-même tout simplement à titre préventif, je pense que vous auriez hurlé en disant la démocratie est bafouée. Permettez-nous de défendre la démocratie, de défendre Marine Le Pen dont nous pensons qu'elle serait une très bonne présidente de la République et de défendre des millions d'électeurs qui ont foi en nous.

15:12
Présentateur

Cette candidature, pour conclure, Laurent Jacobelli de Marine Le Pen, donc inéligible mais qui se présenterait d'éventuels législatifs, cela vaut également pour l'élection présidentielle de 2027.

15:24
Laurent Jacobelli

Mais là encore, nos avocats y travaillent, 2027 nous y verrons. Mais vous y pensez ? Mais nous y verrons plus clair. Déjà l'appel aura eu, je crois, aura été jugé. Donc nous verrons bien si l'inéligibilité est maintenue étape par étape. Pour l'instant, pas de scénario de catastrophe.

15:38
Présentateur

Mais c'est une possibilité ? Non mais je vous pose la question. Nous défendrons,

15:41
Laurent Jacobelli

je vais être très clair avec vous Jean-François Acky, nous défendrons le droit de Marine Le Pen à être candidate, à représenter les Français jusqu'au bout, avec tous les moyens qui nous sont donnés. Avec tous les moyens légaux qui nous sont donnés parce que nous ne pouvons pas concevoir une démocratie ou une opposition. Elle sera votre candidate en 2027 en clair. En tout cas, nous aurons un candidat en 2027. Marine Le Pen, Jordan Bardella sont assez avisés et assez conscients de l'intérêt général pour prendre ensemble la bonne décision au bon moment. Marine Le Pen est notre candidate naturelle. Jordan Bardella serait un très bon candidat. Donc je tiens à assurer tous nos auditeurs.

Il y aura en 2027 un candidat à Rassemblement National et je crois que nous gagnerons. à Rassemblement National

16:21
Locuteur

et je crois à Rassemblement National