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AutreFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 25 avril 2026 19 minContradictoireMixte

Un été dans la Caravane de Zuzana Kirchnerová

Source d'origine 4 locuteurs

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0:02
Présentateur

C'est un film joyeux, chaleureux, heureux, même si l'histoire qu'il raconte pourrait laisser penser l'inverse. Comment avoir une vie normale, avec des guillemets, profiter de l'été, vivre en famille avec les autres, profiter des vacances quand on élève seul son fils, handicapé mental ? C'est tout le dilemme que se pose Esther dans votre film Caravan, film que vous avez réalisé Zuzana Kirshnerova. Bonjour, merci beaucoup de faire un détour par le studio de France Culture. Vous êtes l'une des cinéastes majeures du cinéma tchèque et européen d'aujourd'hui. Vous revenez en France après avoir présenté Caravan. C'était au festival de Cannes en mai 2025, l'an dernier.

Votre film a concouru dans la section Un Certain Regard. Même si votre histoire est plus ancienne encore avec Cannes, on aura certainement l'occasion d'y revenir. Caravan vient donc de sortir en France. Il est dans les salles depuis ce mercredi. C'est l'histoire d'Esther qui passe tout son temps, toute sa vie, aux côtés de son fils David, handicapé mental. Vous êtes allée à la rencontre du public français ces derniers jours pour présenter ce film, Zuzana Kirshnerova. Comment est-ce que le public réagit ?

1:16
Invité politique

Je dois dire que les gens sont vraiment très chaleureux. Et moi, je trouve que c'est que moi, j'adore vraiment auprès du public français, qu'ils sont très cinéphiles. Vous venez même dans une petite ville de Bretagne, de Normandie. Les gens demandent vraiment des questions sur la mise en scène et tout ça. Ce qui me plaît beaucoup, ça se passe rarement en Tchiqui. Donc, c'est un plaisir pour moi. Et en même temps, il y a pas mal de mamans, mais aussi des papas, qui ont une même expérience que moi et que maman dans le film. Donc là, ils partagent avec nous, pas seulement avec moi, mais aussi avec la distributrice, avec toute notre équipe, les histoires à eux, ils comparent.

Et moi, j'étais très heureuse hier à Marseille qu'il y avait trois mamans qui sont venues et elles m'ont dit qu'elles ne viennent jamais voir un film sur l'handicap. Mais là, c'était joyeux et ce n'était pas sombre. Donc, elles sont contents.

2:08
Présentateur

Voilà, je vous posais la question parce que c'est justement un film qui bouscule, qui bouleverse notre regard sur le handicap. Notre empathie pour cette mère célibataire, seule, épuisée par le quotidien, la routine. Vous allez nous dire aussi à quel point il y a des ressemblances avec votre vie. On va d'abord écouter un extrait de la bande-annonce pour se plonger dans l'ambiance, comprendre comment vous nous racontez cet amour entre cette mère et ce fils. Et puis, ce moment où l'aventure d'été en Italie démarre.

2:36
Invité

Extrait de la bande-annonce de votre film,

3:48
Présentateur

Zuzana Kirchnerova, Caravan, avec les actrices et acteurs Anna Gaislerova, David Wosterchil et Yuliana Brutowska. Qu'est-ce qu'on entend dans cette bande-annonce ? Pas grand-chose en réalité, mais c'est aussi un avant-goût de cette histoire très forte que vous nous racontez.

4:04
Invité politique

Qu'est-ce qu'on entend là ? On entend un peu tout. Il y a de la joie, en même temps des chuchotements entre le fils et la mère. Mais en même temps, on entend aussi que le garçon peut être parfois méchant, violent, plutôt violent que méchant. La musique italienne.

4:25
Présentateur

Et la musique italienne. Parce que c'était ça la condition pour que vous réalisiez ce film et que vous l'écriviez. Zuzana Kirchnerova, c'était une histoire liée à votre histoire personnelle. Vous aussi, vous êtes maman d'un jeune garçon trisomique et autiste. Et quand le sujet est effectivement difficile, rude, parfois, vous avez décidé, vous, de le rendre joyeux. Et c'était la condition pour le faire, ce film.

4:48
Invité politique

Tout à fait. Tout d'abord, je me suis dit que ma vie n'est pas facile du tout. Donc, je ne vais pas faire un film déprimant. Je ne vais pas déprimer des gens. Puisqu'il faut vraiment le raconter de l'autre côté. En plus, moi, je n'aime pas des chantages émotionnels, des pathos. Moi, j'aime beaucoup les murs. Je ne vais pas dire que ce n'est pas une comédie du tout. Mais en même temps, ce n'est pas un drame social difficile. Donc, là, c'est important. J'ai voulu aussi avoir beaucoup de sensualité dans le film. Du soleil, la mer, l'Italie et tout.

5:24
Présentateur

Le point de départ, je le raconte. Ce sont donc d'abord les vacances. Esther et David se retrouvent en Italie chez des amis. Une famille classique, très aisée. Et ça ne va pas tenir très longtemps. David, qui est donc atteint d'une maladie mentale, ne parle pas du tout. Et là, vous l'avez dit, c'est une forme d'accès de colère, des crises. Et la maman, Esther, va donc décider de fuir. Elle emprunte le camping-car de ses amis. Et elle prend la route pour le sud de l'Italie. Et c'est le début de ce double road movie, j'ai envie de dire. Parce que pour Esther, il se passe quelque chose. Cette maman d'une quarantaine d'années qui s'enfuit, qui a besoin d'air, qui a besoin d'espace.

Parce qu'elle vit au quotidien avec David. Et puis lui, David, il embarque aussi dans une aventure initiatique. Il va se retrouver changé après cet été.

6:09
Invité politique

Oui. Je pense que pour Esther, ce qui est aussi important, c'est qu'elle découvre que son garçon, c'est un garçon comme tous les autres, comme tous les autres adolescents, qu'il a aussi des désirs érotiques, qu'il s'intéresse aux femmes, qu'il peut être amoureux, que ce n'est pas seulement un petit garçon handicapé. Non, c'est un jeune homme.

6:31
Présentateur

Ça, c'est très vrai. Et ça passe notamment par une rencontre qu'ils vont faire dans une station service. David et Esther rencontrent Zouza, une femme slovaque qui est là et qui va bien participer à ce road trip. Ensemble, ils vont former ce trio, rythmé par des galères, par d'autres rencontres. Et puis, vous l'avez dit, par de l'humour. Parce qu'il y a beaucoup d'humour, Zouza Nakelsnerova, dans ce film. Même s'il parle de sujets difficiles, parfois des sujets qui sont encore tabous. On va y venir. Mais je pense à cette scène où ils sont tous les trois assis sur des transats, sur une plage privée en pleine nuit. Chacun porte des lunettes de soleil.

Et tous les deux, Zouza et sa mère Esther lui disent « Fais attention, tu vas griller au soleil. Est-ce que tu ne veux pas que je te mette de la crème ? » Il y a beaucoup de douceur, de sensibilité dans cette scène et dans cet humour, en fait.

7:15
Invité politique

Oui. Comme je viens de dire, j'adore l'humour. Je pense qu'il est important, même nécessaire pour la vie. Et surtout, si vous avez un enfant handicapé, pas seulement moi, mais aussi des autres parents, parfois on a un humour vraiment très, très noir.

7:31
Présentateur

Vous avez parlé de sensualité, de la découverte de la sexualité aussi. Parce qu'il y a une relation ambiguë qui va naître entre David et Zouza, on ne va pas en dire trop. Mais évidemment, il se passe quelque chose pour un adolescent à cet âge-là. Est-ce que vous vous êtes posé des questions sur « Est-ce que je dois montrer ça dans le film ? »

7:48
Invité politique

Je me posais plutôt la question « Est-ce que je peux montrer ça dans le film ? » Et je me suis dit « Oui », puisqu'on montre les adolescents qui ont des désirs érotiques, qui sont amoureux et tout ça. Donc pourquoi pas ne pas le montrer chez un garçon en condition d'handicop ? Pourquoi pas ?

8:04
Présentateur

Il grandit, David, pendant cet été, je l'ai dit. Zouza va l'initier à la fête. Ils vont boire de l'alcool ensemble, de la bière, ils vont danser. C'était ça aussi, l'idée de montrer que ce garçon, effectivement, il peut aussi vivre une vie sans sa mère, presque.

8:20
Invité politique

Tout à fait, tout à fait. Et aussi, sa mère, elle apprend qu'elle aussi, elle peut vivre sans lui, ou qu'elle a même droit à sa vie privée.

8:29
Présentateur

Elle va rencontrer, effectivement, des hommes. Il y a le désir qui va renaître. Et ça lui fait aussi beaucoup de bien, même si, effectivement, elle se pose beaucoup de questions. J'aimerais que vous nous racontiez, dans les coulisses du film, cette rencontre entre ces deux acteurs et actrices. Anna Gaislerova, qui est une actrice de chèque incroyable, très prolifique, qui a commencé la comédie à l'âge de 14 ans, qui a été saluée par de très nombreux prix. Et puis, David, David Vostretil, qui n'est pas du tout comédien à l'origine.

8:58
Invité politique

Mais je peux dire maintenant, il est déjà un grand acteur. Il a reçu beaucoup de reconnaissance en République tchèque. Il a été même nommé au Lion tchèque, c'est-à-dire au César tchèque, comme meilleur acteur. Maintenant, je peux dire qu'il est vraiment une vedette. Et sinon, entre Anna et David, c'est vraiment de la chimie. Et ça s'est passé déjà dès le premier rencontre. Anna, elle l'appelle parce qu'elle a trois enfants. Elle dit que c'est mon quatrième enfant. Et aussi, elle dit que c'est son collègue préféré. Puisque c'est vraiment grâce à lui qu'il est devenu tellement naturel. Parce qu'avec lui, on ne peut rien jouer. On ne peut pas être fort.

Et il faut aussi dire qu'on a travaillé avec un coach qui était génial. On ne se prépare pas dans un an. On a fait pas mal de répétitions. Avant le tournage, j'avais beaucoup de travail, de préparation.

9:49
Présentateur

Lui aussi est en situation de handicap. Il arrive, lui, à communiquer normalement, ce qui n'est pas le cas de David, le personnage de votre film, Zuzana Kirchnerova. Comment est-ce qu'on fait pour écrire un rôle pour un personnage qui est de fait muet ? Où il y a, on l'a entendu un petit peu dans la bande-annonce, des moments très sensibles, mais sans aucun mot. Où il y a presque des chorégraphies que vous avez dû inventer, imaginer, écrire, poser sur le scénario.

10:13
Invité politique

Mais je vais être honnête, je ne me suis jamais posé la question. Puisque pour moi, comme on parle, comme mon fils est non-verbal, pour moi, c'est quelque chose de très naturel. Et je me suis juste dit qu'il est important de faire un film où on ne parle pas tout le temps. Parce que moi, en tant que spectatrice, j'adore les films qui sont plutôt basés sur les manches. Et voilà, je pense que, oui, il faut vraiment travailler avec les gestes, avec les yeux. Moi, j'adore travailler avec les visages, avec des yeux, des acteurs.

10:45
Présentateur

Et avec le son aussi, qui est très important dans votre film.

10:50
Locuteur non identifié

Bonjour. Bonjour. Tu as dormi ? Ça va. C'est bien. Tu sais, la route, je vous connais, hein ? Tu as fait la route, toi ? Disons qu'on était tranquillement. Six mois à la montagne, puis six mois, on descendait dans le bas pays. Oui, mais avec une femme et un troupeau, c'est autre chose. C'est plus un déménagement. Tu n'es pas le même type de route que ce que tu as fait, quand même. Chacun de vivre ses envies, hein ? Tu te balades seul ? Tu ne souffres pas trop de la solitude ? Seul, c'est bien. J'ai passé des Noël, seul. Le 25 décembre, je lui voyais se baffer. Moi, j'étais seul. Mais quand il fait froid, c'est bien. Il n'y a pas trop de monde sur les routes.

On trouve du stock plus facilement. Le départ de la gentillesse de l'homme qui ne te prend pas. Et puis voilà, s'il te prend, tant mieux. Et s'il ne t'ennuie pas, encore mieux. Je m'en fous, je bouge. Peut-être que tu es plus libre que moi. Tant mieux pour toi.

12:06
Présentateur

Discussion sur la liberté dans ce film d'Agnès Varda, Sans Toi ni Lois, en 1985, avec Sandrine Bonner, Zouzana Kachneroval. Et la presse française, très cinéphile, a souligné aussi les clins d'œil et les références dans votre film à des œuvres d'Agnès Varda, dont celui-ci, Sans Toi ni Lois. Qu'est-ce qu'elle a représenté pour vous, Agnès Varda ?

12:28
Invité politique

La liberté. La liberté, le féminisme. C'est un film qui est, pour moi, important. Pas pour moi comme une réalisatrice, mais surtout comme une femme. Pour moi, c'était vraiment, quand j'étais jeune, quand j'étais au lycée, c'était une réélévation. Je me suis dit, oui, voilà, moi aussi, je vais être libre. Je vais être indépendante.

12:47
Présentateur

Il y a des parallèles avec le personnage d'Esther dans votre film, qui est plus âgé que le personnage de Sandrine Bonner dans ce film-là. Mais c'est vrai qu'il y a aussi tout un message sur, à tout âge, une femme peut être libre.

13:01
Invité politique

Oui, oui. Parce que moi, je trouve qu'on a pas mal de route movie, mais surtout avec les jeunes gens, avec les jeunes femmes. Moi, je dois dire, moi, je vais bientôt avoir 50 ans et on se cherche toute la vie. Pour moi, c'était très important de montrer une femme qui a plus de 40 ans qui se cherche, puisque je pense que c'est le cas de beaucoup de femmes et on n'en parle pas au cinéma.

13:25
Présentateur

Vous parlez aujourd'hui en français avec nous. On vous en remercie, évidemment. Vous avez fait vos études en France. Vous avez un lien particulier avec notre pays et notamment avec Cannes, puisque c'est là où, en 2009, vous avez présenté votre premier court-métrage qui s'appelait Barba. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que c'est aussi grâce à Cannes que vous avez pu réaliser votre premier long-métrage ? Et là, je fais plutôt référence aux difficultés de financement, à l'accompagnement qui a été nécessaire. Il a fallu aller chercher, en dehors d'ailleurs de la Tchéquie, des financements pour faire votre film.

13:55
Invité politique

Je peux dire que oui, certainement. C'est surtout que, en fait, je dirais que le sensé tchèque n'a pas du tout aimé le scénario. Et le film, surtout, il n'aimait pas qu'une réalisatrice tchèque tourne en Italie. Il ne comprenait pas du tout pourquoi on ne tourne pas en Tchéquie. Mais grâce au festival de Cannes, qu'il nous a choisi à l'atelier de Cannes, ça nous a vraiment beaucoup aidé à persuader des gens de ce qu'on connaît. Je parle de ce sens tchèque, ça ne se passe pas comme ça.

14:24
Présentateur

Qu'est-ce qui gênait dans votre scénario ? Est-ce que c'était le thème ? Le handicap, ça fait toujours peur aujourd'hui ? Est-ce que c'était ce personnage aussi ? Il y a un Gaïslerova qui joue, une femme plus âgée, pas toujours très sympathique. Est-ce que ça aussi, ça a pu vous être reproché ?

14:39
Invité politique

En fait, ils nous ont dit pourquoi elle ne peut pas faire ce voyage en Tchéquie. C'était la reproche de l'handicap, ce n'était pas vraiment le problème. Et il est vrai qu'ils m'ont dit aussi que le personnage principal n'est pas sympathique. Et qu'elle est difficile à la comprendre.

14:56
Présentateur

Peut-être parce que ce ne sont pas des femmes, souvent aussi, qui prennent ces décisions-là. Et pour les prochains films, est-ce qu'aujourd'hui, une fois qu'on a connu ce succès-là, qu'on a été salué par les lions d'or en Tchéquie, mais qu'on a aussi marqué le retour du cinéma tchèque à Cannes, c'est plus facile de se projeter dans les prochains projets ?

15:16
Invité politique

J'espère, mais à vrai dire, j'ai beaucoup peur, pas seulement moi, mais je pense que tous les artistes maintenant, puisqu'on a un nouveau ministre de la Culture, qui est de l'extrême droite, il a déjà dit qu'il n'aime pas l'inclusion des gens handicapés à l'école. Les membres de sa partie, ils ont dit ça. Il n'aime pas les films sur le gay, sur le transgètre, tout ce qui est trop outhouse. Donc ça me fait un peu peur, c'est jamais facile.

15:47
Présentateur

Vous diriez que la liberté de création, elle est remise en cause par ce gouvernement ?

15:50
Invité politique

Tout à fait, tout à fait, tout à fait.

15:53
Présentateur

Vous avez aussi étudié à Prague, le cinéma, dans la célèbre Académie FAMU, où nous étions il y a quelques semaines, pour parler de la nouvelle vague tchécoslovaque, au sein de laquelle une réalisatrice tchèque s'est fait connaître, on va l'écouter.

16:05
Invité

Je suis plutôt colérique, je ne suis pas stricte, je ne fais tout simplement pas attention à être très gentille et caline. Je préfère plutôt la franchise, je n'ai d'ailleurs pas le temps pour ça. Je suis tellement concentrée sur mon travail que je formule mes critiques sans ménagement. Je sais qu'il y a des réalisateurs qui disent, oui, oui, c'est beau, c'est bien, mais encore une fois. Moi, je dis, non, c'est raté, recommence. Je ne suis pas très empathique.

16:43
Présentateur

Vous l'avez reconnue tout de suite, c'est Viera Hitylova, à la télé Tchèque en 2009. Elle raconte la réalisatrice qu'elle était, connue notamment pour Les Petites Marguerites, en France, film culte pour les cinéphiles. Colérique, franche, directe, peu empathique. Je ne vais pas vous demander si vous êtes aussi une réalisatrice comme celle-là, mais est-ce que vous avez retenu quelque chose de son enseignement en tant que professeure de cinéma ?

17:07
Invité politique

En fait, moi, je pense qu'elle m'a appris de ne pas avoir peur, qu'il faut se battre. Je pense que c'est vraiment important, puisque contre les communistes, après contre les capitalistes, c'était vraiment une femme remarquable, très, très forte. Et moi, je dois dire que chaque fois que ça ne marche pas, quand on n'a pas reçu le financement et tout ça, j'ai beaucoup pensé à Viera. Et je me suis dit, oui, il faut se battre, il faut tenir.

17:39
Présentateur

Et c'est une fierté aussi aujourd'hui pour vous de pouvoir venir présenter votre film dans toute l'Europe, aussi parce que vous l'avez tourné en Italie, peut-être. Il a pu être diffusé au-delà des frontières tchèques ?

17:50
Invité politique

Oui, tout à fait. On avait une diffusion en Espagne, en Italie, en Grèce, en Slovaquie, en ex-Yougoslavie, un peu partout.

17:58
Présentateur

Vous m'avez dit tout à l'heure, quand j'ai vu le film il y a un an, moi j'ai pensé tout de suite, ce n'est pas un film tchèque, c'est un film fait par une tchèque, mais c'est surtout un film européen, c'est à tout le monde que vous vouliez vous adresser, c'est ça ?

18:10
Invité politique

Tout à fait, parce que moi, en fait, j'adore la tchèquie, je suis très fière que je suis tchèque, je dois l'avouer, mais en même temps, je me sens vraiment européenne. J'ai vécu en Angleterre, j'ai vécu en France, j'adore les voyages, même si maintenant j'ai des enfants, ce n'est pas si facile que ça. J'adore rencontrer des gens, je pense que l'idée de l'Europe est très chère pour moi.

18:32
Présentateur

S'il y a encore des personnes pour se demander à quoi sert le cinéma, ou ce style de film d'auteur ou d'autrice, eh bien, voici une très belle réponse que vous nous offrez. Merci beaucoup Zouzana Kachnerova d'être venue ce matin sur France Culture.

18:45
Invité politique

Merci à vous. Merci à vous.