Soins palliatifs : Catherine Vautrin, ministre de la Santé et des Solidarités au congrès de Lille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« si le diable avait un visage, peut-être serait-ce le mien ? en parti interpelé, il faut penser le long terme c'est la gloire du politique le grand âge va exploser. »
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« j'entends le point qui dit s'il y a soins palliatifs, il y a pas demande d'aide à mourir. »
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« j'entends aussi celles et ceux qui eux souhaitent bénéficier de l'aide à mourir et cela doivent aussi être entendus. »
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« j'ai décidé d'être soignante pour soigner, pour être auprès des gens, d'avoir une relation et pas pour les faire mourir. »
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« nos services, c'est un lieu d'accompagnement et c'est pas un nous, on se voit pas concrètement comme on peut à la fois soulager et comment on peut faire mourir quelqu'un. »
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« il nous arrive régulièrement d'avoir des demandes d'euthanasie à un moment donné par les patients notamment lorsqu'ils arrivent en unité. »
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« en France tous les jours il meurent 500 personnes qui auraient dû avoir accès aux soins palliatifs et qui n'y ont pas eu accès. »
Temps de parole
- Catherine Vautrin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Elle est arrivée dans un contexte tendu. Je sais que si le diable avait un visage, peut-être serait-ce le mien ? en parti interpelé, il faut penser le long terme c'est la gloire du politique le grand âge va exploser. Catherine Vrin a tenu à défendre le projet de loi sur l'aide à mourir. Mon discours, c'est le respect pour les soignants. C'est la volonté d'équiper le pays en soins palliatifs parce que j'entends le point qui dit s'il y a soins palliatifs, il y a pas demande d'aide à mourir. Mais je dois la vérité de dire que j'entends aussi celles et ceux qui eux souhaitent bénéficier de l'aide à mourir et cela doivent aussi être entendus.
Face à elle, 3000 personnes près d'un tiers des professionnels du secteur inquiet pour leur métier. J'ai décidé d'être soignante pour soigner, pour être auprès des gens, d'avoir une relation et pas pour les faire mourir. Voilà. De les aider, de les accompagner au mieux, mais pas de pousser une seringue et de dire c'est fini. Si on doit en arriver jusque là, la fin de vie se passera peut-être pas dans nos services parce que nos services, c'est un lieu d'accompagnement et c'est pas un nous, on se voit pas concrètement comme on peut à la fois soulager et comment on peut faire mourir quelqu'un.
Il nous arrive régulièrement d'avoir des demandes d'euthanasie à un moment donné par les patients notamment lorsqu'ils arrivent en unité. Et puis euh ben grâce à notre accompagnement et à tout ce qui est mis en œuvre par l'équipe pluridisciplinaire, euh cette demande disparaît et cela permet effectivement à ces patients et à leurs proches de profiter de vivre encore des moments euh importants pour eux, même si la loi prévoit d'augmenter le nombre d'unités de soins palliatifs. Pour Clair Fourcade, cela ne va pas assez vite. Il y a encore la moitié des Français qui n'ont pas accès qui en auraient besoin qui n'ont pas accès.
Ça veut dire quand même qu'en France tous les jours il meurent 500 personnes qui auraient dû avoir accès aux soins palliatifs et qui n'y ont pas eu accès. Ça veut dire qu'elles n'ont pas été soulagées comme elles l'auraient dû, que les familles n'ont pas été accompagnées comme elles l'aurait dû. Ça veut dire des deuils plus compliqués. Tout ça c'est notre quotidien et c'est ça qu'on essaie de faire bouger.
Catherine Vautrin