"Objectif : stopper la guerre sans y participer" Emmanuel Macron suite au Conseil Européen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:00OuverteRéponse directe
On est au bout de la route il y aura peut-être un peu de gaz
- 14:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'option qui vous semble la plus réaliste pour les grains?
- 15:00OuverteRéponse directe
La France va-t-elle prendre une initiative pour les explications?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment atteindre les objectifs sans négocier avec les Russes?
- 17:00OuverteRéponse directe
Le président Poutine voit-il les impacts des sanctions?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronFait
« un sixième paquet de sanctions qui est extrêmement important »
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« 9 milliards de soutiens macroéconomiques et financiers à l'Ukraine »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« nous avons acté le besoin de dépenser davantage et d'investir davantage »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« les décisions que nous avons prises le sixième paquet de sanctions »
- 13:00Emmanuel MacronFait
« nous sanctionnons la Russie et nous aidons l'Ukraine »
- 14:00Emmanuel MacronFait
« nous avons décidé de manière très claire de sanctionner dès maintenant »
- 15:00Emmanuel MacronPromesse
« nous mènerons toutes les initiatives juridiques possibles »
- 16:00Emmanuel MacronPromesse
« nous exigeons d'avoir un cessez le feu immédiat »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
voilà nous sommes à Bruxelles donc 2h30 de retard 2h15 de retard pour le chef de l'État c'est pas grave il va donner quelques informations sans doute répondre à quelques questions alors que Damien floraux vient s'installer en plateau bonjour Damien je vais juste dire quelques mots sur le Conseil qui vient de se tenir bonjour à toutes et tous je vais d'abord avoir évidemment un mot pour Frédéric et merlinov et et sa famille votre collègue qui a été assassiné hier sur le sol ukrainien alors qu'il couvrait la guerre je vais ici adresser mes condoléances mon soutien évidemment assez proches sa famille à tous ses collègues et redire le soutien conditionnel de la France à toutes celles et ceux qui font leur travail qui est celui d'informer librement et couvre la guerre aujourd'hui en Ukraine comme tous les théâtres d'opérations le Conseil qui s'est tenu durant ces deux jours ce conseil exceptionnel que nous avions décidé à Versailles a permis justement de à la fois de traiter de la guerre en Ukraine et de poursuivre l'agenda de Versailles que nous avions défini sur ce qui est de la guerre de deux principales choses ont été décidées d'abord un sixième paquet de sanctions qui est extrêmement important puisqu'il permet de sanctionner nouveau plus de 80 oligarques d'interdire et de sanctionner trois chaînes de télévision de des swiftés comme on le dit c'est à dire de sortir des systèmes de paiement la première banque vers banque qui représente plus de 35 % du marché aujourd'hui russe et pour la première fois donc de sanctionner le pétrole avec une décision qui a été prise et nos décisions ajoutées aux engagements unilatéraux qui ont été pris en particulier par l'Allemagne et la Pologne vont permettre de mettre sous sanction d'ici la fin de l'année dès maintenant mais d'avoir du coup une sortie d'ici la fin de l'année de l'utilisation du pétrole russe à 92%. donc c'est une mesure très structurante à la fois qui va pénaliser l'économie russe à court terme mais qui surtout va très profondément changer la manière dont les Européens aujourd'hui s'approvisionnent et c'est ça ce qu'il faut voir derrière c'est que c'est de structuration de de nos économies à côté de cela nous avons décidé d'accroître aussi le soutien à l'économie ukrainienne avec les 9 milliards de soutiens macroéconomiques et financiers à l'Ukraine là aussi sur la base de la proposition faite par la commission au delà des sanctions et de ce 6e paquet très important et je crois qu'il était nécessaire contenu des discussions que nous avons eu hier avec le président zellinski et de ce soutien à l'Ukraine nous avons poursuivi l'agenda de Versailles qui est celui de notre autonomie stratégique de notre indépendance en matière de défense sur la base des propositions très importantes de la commission où nous avons acté le besoin de dépenser davantage et d'investir davantage et donc nous avons donné mandat là aussi pour au-delà des 500 millions d'euros supplémentaires qui ont été décidées d'aller vers une stratégie permettant des programmes de construction commun des programmes d'achats communs au fond nous avons acté que notre Europe avait besoin comme nous le faisons depuis 5 ans maintenant avec le Fonds européen de défense et les différents éléments que nous avons accum que notre Europe avait besoin de s’équiper davantage d'acheter davantage et aussi de bâtir une base industrielle et technologique de défense plus forte et donc cet argent que nous allons déployer doit s'accompagner aussi d'une stratégie industrielle car il ne s'agit pas d'aller acheter des équipements qui sont faits ailleurs construire notre souveraineté c'est aussi bâtir des équipements qui sont faits par les Européens pour les Européens et donc cette stratégie se poursuivra dans les prochains mois sur la base de des propositions très fortes faites par la Commission en matière d'énergie plusieurs éléments étaient proposés c'est la stratégie REpower inu qui en est la base d'abord elle va permettre d'apporter des réponses et des accompagnements aux États nationaux compte tenu de la volatilité des prix et des mesures nationales qui sont prises pour faire face à cette montée des prix du du gaz de l'électricité parce qu'il nous faut des mécanismes qui permettent d'aider les États les plus fragiles à prendre si je puis dire en compte le la pression financière que cela exerce sur eux nous le voyons pour ce qui est de la France depuis octobre dernier nous avons pris des mesures permettant ce blocage en particulier sur le gaz puis sur l'électricité va aussi permettre de d'accompagner justement notre stratégie de plus grande indépendance nous avons confirmé le mandat qui a été donné la dernière fois d'achat commun de gaz ce qui est un point important et bien nous avons acté que les discussions avec les États souverains qui permettront de diversifier notre approvisionnement doivent se faire à travers ce mécanisme qui allégard du Qatar qui à l'égard d'autres puissances et derrière cela nous avons aussi la volonté de nous avons acté des financements communs pour permettre justement d'adapter nos structures à cette sortie progressive des fossiles en particulier russes pour le dire très simplement les décisions que nous avons prises le sixième paquet de sanctions et tout ce que nous allons prendre va supposer pour beaucoup de pays et bien de couper des infrastructures existantes de complètement refaire les raffineries de refaire les structures et ça c'est un investissement qui sera accompagné par justement ce mécanisme ripower le cœur de cette stratégie j'insiste sur les objectifs et lequel c'est de tenir ensemble quatre objectifs que nous ne devons pas perdre de vue le premier c'est les prix on doit avoir des prix soutenables pour les entreprises et pour les ménages le deuxième c'est notre indépendance on veut sortir de la dépendance au gaz et au pétrole russe dans les meilleurs délais mais pas aussi créer d'autres dépendances troisième objectif et ils sont tous aussi importants les uns que les autres c'est le climat et donc cet objectif d'indépendance doit aussi se faire en oubliant pas que certes sortir du gaz russe est une bonne chose mais ça ne remplace pas la sortie du gaz en totalité pour aller vers le renouvelable et le nucléaire qui sont des manières de produire de l'électricité en émettant pas de gaz à effet de serre et quatrième point les finances publiques c'est aussi pour ça que nous avons décidé des mécanismes communs pour que ces stratégies soient accompagnées ces quatre objectifs vont être au cœur de notre stratégie dans les prochains mois enfin nous avons également parlé de sécurité alimentaire à travers un échange que j'avais souhaité aussi avec Macky Sall en tant que président de l'Union africaine et nous avons nous-mêmes confirmé nos objectifs la France avait porté d'ailleurs en lien étroit avec le Sénégal en tant que président de l'Union africaine cet objectif de défendre la sécurité alimentaire qui va passer à court terme par le travail qui est le nôtre en lien étroit avec la Turquie sous l'égide des Nations Unies d'essayer au plus vite de sortir les capacités qui existent aujourd'hui en Ukraine c'est à dire les 20 millions de tonnes environ de grains et de céréales pour pouvoir les acheminer vers les pays qui en ont le plus besoin ensuite de développer en lien avec le programme alimentaire mondial l'Organisation mondiale du commerce et là encore les Nations Unies les mécanismes de transparence qui vont éviter limiter les stockages les sursockages qui sont faits par certains états et puis pour nous produire davantage pour pouvoir exporter davantage vers les pays qui en ont le plus besoin et intensifier notre aide en particulier à l'égard du continent africain pour qu'ils puissent plus produire parce que plusieurs de ces pays sont très dépendants aujourd'hui on le de ce qui se passe en Ukraine et la guerre lancé par par la Russie et donc nous avons eu cette discussion et confirmer notre volonté autour de l'initiative farm un dernier mot ici pour dire que durant ce conseil le Premier ministre grec a exprimé avec beaucoup de force les inquiétudes de la Grèce les préoccupations légitimes et à condamné les propos qui ont été tenus par plusieurs officiels Turcs mettant en cause la souveraineté de la Grèce sur plusieurs îles je vais ici dire évidemment le soutien de tous les Européens et en particulier de la France nul ne serait mettre si je puis dire en danger la souveraineté de quelques membres aujourd'hui et je pense que ces propos doivent être condamnés au plus vite ce que je tenais à faire devant vous je vais prendre quelques questions avant de filet j'ai promis à Madame malin attendez je vais en prendre une de votre collègue là et après j'arrive allez-y on est au bout de la route il y aura peut-être un peu de gaz je pense qu'il faut d'abord je pense qu'il faut dans cette affaire ne jamais oublier que nous sanctionnons la Russie et nous aidons l'Ukraine parce qu'il y a sur notre continent une guerre qui a été décidée par la Russie contre un peuple contre la démocratie et que nous devons tout faire en plus de cela a continué à équiper l'Ukraine pour résister parce qu'il en va de nos valeurs de nos libertés de notre continent et notre objectif est toujours le même stopper la guerre sans participer je pense qu'il faut beaucoup d'humilité il y a deux mois personne ne pensait envisageable les sanctions sur le pétrole russe et beaucoup des dirigeants étaient devant vous en disant jamais on touchera au pétrole et au gaz c'est sûr c'est pourquoi ce sixième paquet est historique c'est que nous avons décidé de manière très claire de sanctionner dès maintenant et de sortir dans les meilleures délais du pétrole et les mesures d'exemption va entrer dans la technique mais qui ont été décidées elles ont été pour les États qui sont très dépendants et dans les raffineries ne peuvent pas être convertis trop vite et qui n'ont pas d'accès à la mer donc dans des cas très spécifiques très encadrés avec une limite de temps en particulier de 18 à 24 mois je pense à ce qui a été à ce qui a été accordé à justement la République tchèque qui était de la possibilité justement de continuer à obtenir ces volumes parce qu'elle n'a pas de possibilité de diversification la limite dans le temps avec un monitoring un contrôle pardon de la Commission européenne et des meilleures efforts qui doivent être fait vérifier donc je pense que ce qui a été décidé aujourd'hui le sixième paquet est un paquet très fort qui a encore une fois quelques semaines personne ne pensait possible je pense qu'il ne faut rien exclure pour les semaines qui viennent tout dépend de l'évolution de la situation sur le terrain et je pense que nous ne devons rien exclure quelle est l'option qui vous semble la plus réaliste est-ce que vous pensez aboutir à un accord avec la dérive les grains et Monsieur Macky Sall a également un problème sur par rapport à Swift et à la déconnexion de Swift qui entrave les paiements des banques africaines oui alors sur ce point nous l'avons évoqué et évidemment tous les mécanismes sont mis en place y compris la solidarité des Européens pour aider en particulier à ce que les paiements puissent être fait et surtout qu'il y ait la possibilité de faire acheminer les engrais ce qui est indispensable à l'agriculture africaine sur les solutions de court terme pour sortir les les aujourd'hui les céréales le blé en particulier porte de dessin je veux saluer les efforts qui ont été fait et lancer par le Secrétaire général des Nations unies dans le cadre desquelles d'ailleurs nous œuvrons la décision ne dépend pas de nous mais elle dépend en effet d'un accord de la Russie et de garantie apporter par la Russie pour que face au déminage qui est indispensable pour que les vraciers et tous ces bateaux puissent être acheminés et prendre ses céréales les garanties de sécurité soient apportées aux Ukrainiens pour éviter qu'ils ne soient attaqué la Turquie a un rôle très important contre tenu de sa responsabilité justement dans la mer Noire de par les traiter existants j'ai vu que il y avait eu des photos des conclusion positive à l'échange entre le président Erdogan et le président Poutine donc j'espère que les prochains jours prochaines semaines permettront de régler cette situation en tout cas je veux saluer la grande clarté du président zenitski sur ce point qui m'a rappelé il y a quelques jours sa volonté en tout cas d'aller sur sur cette voie mais il a besoin de garantie légitime de sécurité qu'on ne peut pas évidemment remettre à la Russie puisque la Russie a décidé de cette guerre et donc c'est le cadre des Nations Unies qui nous permettra de le faire j'ai proposé dans la discussion que nous avons eu avec Olaf Scholt ce samedi dernier au président Poutine que nous prenions l'initiative d'une résolution aux Nations unies pour donner un cadre très clair à ces opérations et nous attendons maintenant le retour de la Russie sur ce point et nous sommes en permanence en lien avec le secrétaire général des Nations Unies est-ce que la France va prendre une initiative et vous qui êtes un interlocuteur de Vladimir Poutine à titre personnel vous allez prendre une initiative également pour tenter de trouver une solution d'avoir des explications d'abord nous je veux ici en vous disant mes condoléances être très clair la France c'est toujours battu et continuera de se battre contre l'impunité et donc oui il y a l'enquête qui a été décidée par nos magistrats et les enquêtes internationales que nous mènerons les enquêtes aussi en lien avec les ukrainiens et nous avons comme vous le savez déjà lancé plusieurs enquêtes dans le cadre des coopérations internationales existantes et cela couvrira aussi ce crime et l'assassinat de votre confrère ensuite je vais ici condamner également avec la plus grande fermeté les premiers propos que j'ai entendu d'officiel remettant en cause le statut de journaliste de votre collègue ou sa présence sur le terrain ça c'est inacceptable donc il y a un cadre qui existe les journaliste les humanitaires doivent être protégés sur les lieux de guerre les civils doivent être protégés sur les milieux de guerre et on le voit bien aujourd'hui la guerre qui a choisi de mener la Russie contrevient à tout le droit international et donc ce sujet ne peut pas rester impuni et donc nous mènerons toutes les initiatives juridiques possibles pour que les actions aillent à leur terminer sur ce qui relève du gouvernement et ce qui a déjà été inscrit [Musique] c'est pas grave on va continuer on va voir s'il y a une autre question posée en français ou pas toute façon il a falloir qu'il s'en aille Emmanuel Macron attendait on écoute pour voir si c'est en français ou en anglais la sécurité alimentaire et l'accès aux prisonniers de guerre et ce type d'objectif si l'on ne négocie pas avec les Russes il est impossible d'atteindre ses objectifs nous sommes en lien direct avec le Président zellenski nous exigeons d'avoir un cessez le feu immédiat et nous sommes en contact avec le président et puis où se situe l'Ukraine où se situe la Russie pour préparer l'appel jour où les négociations reprendront c'est très important et il en est de notre devoir en tant que européen en pleine transparent ce sont les Russes et les urétiens qui auront à négocier le jour où il le décideront et le jour où un cessé de feu sera crédible mais en tant que européen nuit il est de notre devoir de garantir la possibilité ce processus donc normal d'être en discussion avec les deux parties pour toutes ces raisons je soutiens donc le fait de rester en discussion avec Vladimir Poutine en pleine transparence avec le président et monsieur le Président pensez-vous que le président Poutine voit les impacts de ces sanctions qu'à la fois les sanctions on l'encontre de la Russie que notre système militaire à l'Ukraine ont un impact sur l'effort de guerre russe tout d'abord parce que c'est un paquet de solidarité important à l'Ukraine c'est ce qui a permis à l'Ukraine de résister au cours des prochaines semaines tout d'abord grâce à la bravoure des soldats mais aussi grâce au soutien militaire et puis oui il y a un impact économique l'encontre de la Russie ce qui limite la capacité de la Russie conduire cette guerre je pense que nous avons trouvé un bon accord je te l'ai dit je pense qu'il ne faut rien exclure ça n'est pas un consensuel la France en tant que telle à une situation très particulière parce que nous nous sommes très peu dépendants et donc nous pouvons très vite aujourd'hui nous nous organiser pour ne pas avoir de problème comme le réseau est interconnecté au niveau européen de sujets viendra des autres États membres très dépendants du gaz russe mais vous m'entendez parler de plus 50 d'autonomie stratégique et de dire que les sujets d'énergie sont clés nous le vivons ici à plein mais moi je pense qu'il ne faut rien exclure parce que nul ne sait dire comment les choses évolueront et comment la guerre évoluera et donc il nous faut garder une crédibilité et cette ambiguïté stratégique aussi est utile mais ce sixième paquet est une étape très importante encore une fois parce qu'il y a ne serait-ce qu'un mois très peu de gens vous disaient qu'on était en capacité d'aller faire quelque chose sur le pétrole nous l'avons décidé merci beaucoup
Emmanuel Macron