«30 ou 40 ans que la politique pénale et centrée sur la pénurie de places de prison» remarque L
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villnau toujours avec Adrien Batou de Marianne et avec monsieur aux Alter Louis aux Aosalter du Figaro. Je voudrais qu'on revienne sur la stratégie de Gérald d'Armanin de mettre un coup de pied dans la fourmilière la prison c'est pas un club med et donc des fouilles XXL sur tout ce qu'on a pu trouver d'ailleurs la première fouille à Nanterre. a trouvé des téléphones portables des clés USB, de la drogue.
Le euh comment dirais-je ? Le garde des sauts euh fait également une sai sur les centres éducatifs fermés. On va parler dans un instant.
Mais d'abord sur ces sur ces fouilles en prison, je voudrais qu'on écoute Justine Gerbau. Elle est la porte-parole de l'administration pénitentiaire. Elle était euh euh mon invité tout à l'heure dans Punchline sur Europe 1.
Et il y avait-il une nécessité euh de faire justement ce grand plan que que donne le que dont que lance le garde des saut ? Euh elle dit oui et elle reconnaît la porte-parole de l'administration péniteniaire qu'il y a des failles dans les prisons. Écoutez bien, il y a une réalité aussi de failles de choses qui fonctionnent bien et des choses qui fonctionnent mal.
Il faut aussi pouvoir le dire. Enfin, je je comprends aussi effectivement qu'il y ait une réaction vive de l'opinion publique et du garde des sauts. Euh voilà, quand on voit que effectivement au sein des détentions, on peut trouver des téléphones portables et que les activités criminelles ont pu être poursuivies par certains certaines personnes détenues.
Bien sûr que c'est choquant, c'est choquant aussi pour nous et ça ça met aussi en en péril la sécurité des personnels pénitentiaires qui au quotidien prennent en charge les personnes détenues. Voilà, Justine Gerbeau, porte-parole de l'administration pénentière, qui disait euh également qui rappelait ce fait parce que c'est comme ça euh quand il y a eu euh ce monsieur Wid Ben Fa allé euh passer un entretien d'embauche à Lyon alors qu'il est avant d'un Levieil, donc dans une prison de haute sécurité, 700 km en train aller-retour pour alors que sa réinsertion, en tout cas sa sortie de prison est prévue en 2029, elle elle a rappelé ce fait qui est que ça n'est pas l'administration pénitentiaire qui a logo là-dessus, c'est le juge de l'application des peines. Voilà.
Est-ce qu'elle le regrette ? Bah, elle est arrivée ici en uniforme de l'administration pénitentiaire. Bien sûr qu'elle peut pas le dire, mais on a bien senti qu'elle qu'elle pensait qu'elle pensait ça.
Louis Zoltaire euh c'est normal que ce soit le juge parce que en tout cas dans le le régime dès le qui est prévu actuellement. Donc en effet, le juge d'application des peines est celui qui va euh comment dire réguler la détention, prévoir les conditions de la détention. Et donc l'intérêt que ça le véritable intérêt évidemment c'est de vider les prisons parce qu'il y a pas assez de place bien sûr dans la la conduite de la dénonction de prisonniers c'est de récompenser enfin c'est de faire du bonus malus sur la bonne conduite parce que les peines sont adaptables personnalisées ça ça répond au régim pour ça que quand vous écoutez George Fenc vous dit que c'est juges d'application des peines il devrait pas être dans le système.
Alors là vous arrivez sur tout le sujet de l'emprisonnement à la française. En fait en France sur le papier on met tout le monde en prison et puis en réalité Oui. Non mais bien sûr.
Non mais il y a une vraie vra faut commencer par la petite mais c'est aussi Oui, bien sûr, mais c'est aussi parce qu'en France ça fait 30 ou 40 ans qu'on gère le le la politique pénale consiste en contre partie à gérer la pénurie de place de prison. Donc ça veut dire quoi ? Et ça crée une incompréhension politique énorme vis-à-vis de l'opinion publique.
Parce que quand vous entendez, vous lisez dans un dans une dépêche dans un journal ou à la radio que tel individu a été condamné à à 1 an ou 2 ans de prison, bon déjà au bout en dessous d'un an de prison ferme, il n'y a pas de prison du tout. sauf s'il y a un mandat de dépôt et queil y a une instruction expresse euh d'aller emprisonner le l'individu condamné. Et ensuite, il y a évidemment les am les amégagements de peine.
C'est-à-dire que la première personne que l'individu condamné à de la prison voire et bien c'est ce juge d'application des peines qui lui a expliqué le véritable quantum de sa peine. Donc ça crée une énorme incompréhension, je pense au-delà des questions évidemment euh judiciaires de réinsertion et cetera que ça pose sur le plan strictement judiciaire. Ça crée une énorme incompréhension dans la compréhension qu'à l'opinion publique de la justice et du fonctionnement du système carrier.
Je comprends qu' a un problème les gens sont condamnés à telle peine, ils ne la feront jamais. Rien que ça, rien que ça, c'est un problème de Mariane. Bah, ça c'est effectivement central parce que je crois qu'à chaque fait d'hiver, on a quasiment ça en fait.
On a les antécédents judiciaires, la peine qui est prononcée. Les gens constatent que la personne a pris x années de prison ou x mois de prison et qu'elle ne va pas en prison. Et en plus, on a constaté dans d'autres pays que même pour des délits qui sont pas forcément des délits de grande ampleur, une petite peine de prison effectué rapidement.
Voilà. Et et alors il y a toujours ce débat. Est-ce que la prison est l'école du crime ou est-ce que au contraire, elle dissuade ?
En tout cas, il a plutôt montré dans d'autres pays qu'une petite peine de prison efficace au premier délit pouvait dissuader d'en commettre d'autres. Enfin, là vous avez vu quand même que les prisons, c'est le Far West. Euh donc donc je sais pas si elle dissuade finalement. sur la prison, on est quand même entre plusieurs discours concurrents.
Par exemple, on a un discours qui consiste à dire que la prison c'est le club med. Non, effectivement, c'est plus le Far West que le club med parce qu'on on avait mis on avait monté en épingle l'épisode du karting pour les détenus. Non, la réalité de la prison française, c'est surpopulation carcérale, euh condition terribles pour les distribu pour les gardiens de prison.
Ça c'est quelque chose qui a été dit également tout à l'heure dans l'interview. C'estàd on arrive quand même à des des situations où on sait que si vous avec certains caïdes qui sont en prison, bah ces caïdes là connaissent votre adresse, savent où sont vos enfants et il y a forcément un rapport de force qui qui se met en place et c'est terrible. Et sur ce côté euh Far West avec la liberté, voilà, les portables, on est toujours surpris de voir que les détenus peuvent envoyer des messages, parfois regarder la télé, avoir internet et cetera.
En réalité, ce qui est ce qui est inquiétant et frappant, c'est que maintenant il y a quand même cette menace du narcotrafic qui ou se pose avec une ampleur absolument inégalée et inédite par rapport à ce qu'on a connu pendant des années. Et c'est vrai que là, ça tout de suite ça prend une gravité bien considérable. Merci beaucoup Adrien Matou.
Merci à vous Louis.
Gérald Darmanin