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interviewLe Média· 15 octobre 2025 24 min

CENSURE DE LECORNU : LE PS EST-IL DEVENU DE DROITE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ouh là là, je vous ai tendu hier avec mon récap. Alors ne n'yez pas, je le sais. Je lis tous vos commentaires et je suis au courant quand vous ralez.

D'ailleurs, ça n'arrive pas très souvent et je vous en remercie. Mais là, vous avez râé. Ah oui, le PS n'est pas de gauche, vous êtes dévendu, le média aux ordures.

Gnag gn ga, on a compris. On va remettre Solferino au milieu du village puisque c'est comme ça et je sens d'avance que ça plaira à personne mais ça c'est plutôt bon signe. [Musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le mercredi 15 octobre et nous allons donc nous attaquer à l'un des plus grands mystères politiques français. Le Parti socialiste est-il de gauche ? Question particulièrement d'actualité puisqu'hier le PS a décidé de ne finalement pas voter la motion de censure du gouvernement le Cornu I suite au discours de politique générale du premier ministre.

Tout s'est joué sur une phrase de Sébastien Lecornu à la tribune de l'Assemblée nationale. On écoute. Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.

Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demandé la CFDT. Alors standing ovation sur les bands des socialistes. Sourire satisfait d'Olivier Fort.

L'affaire était conclue. Pourtant, dans les faits, les renoncements ont été nombreux. Le PS avait d'abord réclamé le gouvernement, vous vous en souvenez, puis la taxe Zucman et l'abrogation de la réforme des retraites.

Finalement, il se contente d'une vague suspension jusqu'aux prochaines présidentielles à sortie d'une conférence sur les retraites et le travail, ni plus ni moins qu'un nouveau conclave dont on connaît déjà le résultat catastrophique. Les Cassan tiennent le PS jubile et célèbre ce qu'il considère comme une victoire. Nos reporters Lisa Lape et Baptiste l'Épiné était à l'assemblée hier.

Ils ont tendu leur micro à Dienaba Diop, député et porte-parole du PS. Le président de notre de notre groupe, Boris Vallot, l'a très bien dit. Nous ne censurons pas à ce stade le le gouvernement ce jeudi.

Ce qui veut dire que nous laissons la possibilité d'avoir un débat sur voilà sur le projet de loi finance, sur le projet de loi finance de la sécurité sociale et nous serons exigeants si à un moment ou un autre nous estimons que justement ce chemin qui dit pouvoir construire si la sincérité du débat n'est pas faite et bien nous nous réservons le choix de pouvoir censurer à tout moment. Vous sauvez Sébastien le cornul ? Non, le NFP représente un/ers de l'Assemblée nationale et donc je pense que les socialistes font partie des groupes qui ont compris que nous ne pourrions pas appliquer rien de notre programme et tout notre programme.

Notre objectif c'est dans une assemblée nationale éclatée qui effectivement est à l'image aujourd'hui de la France de pouvoir arracher un maximum de victoires pour les services publics, pour la justice fiscale, pour les rémunérations des bas salaires et pour les retraites. C'est déjà une première étape qui a été acquise aujourd'hui. Le bloc central considérait que c'était rien que son programme et tout son programme depuis législative.

Ils ont fait tomber trois gouvernements avec cette obstination. Je pense que nous leur avons fait comprendre aujourd'hui qu'il seraiit obligés de discuter avec nous. Le RN et LFI d'ailleurs ayant fermé la porte des négociations.

Il n'y a plus que nous à la table des négociations et on compte bien s'en servir pour arracher des améliorations pour la vie quotidienne des Françaises et les Français. Pour Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, le temps du parlement est advenu. Il estime que le non recours au 493 promis par le cornu signe la liberté retrouvée des parlementaires.

Le combat ne fait que commencer. C'est le temps du parlement est advenu. Ce que vous avez compris sans doute, c'est que il n'y aura pas de 493.

Pour la première fois depuis 58, et bien les parlementaires seront dans un parlement libre, un parlement dans lequel ils auront finalement la clé. On leur donne et bien qu'il la prennent et que chacun soit devant sa responsabilité et nous verrons à ce moment-là les masques vont tomber. Alors petit rappel à toute fin utile, le 493 n'est pas le seul joujou constitutionnel dont dispose le pouvoir pour passer ses lois en force.

Mais bon, le parti à la rose préfère comme souvent d'ailleurs voir le vert à moitié plein et mettre en avant son sens aigu de la responsabilité et de la stabilité du pays. Pour Olivier Fort Boris Valot, c'est même une preuve éclatante de leur utilité politique. Balloot s'en est félicité au nom des 3,5 millions de français dont la vie va changer, je le cite, et à justifier la noncensure comme moyen d'éviter de livrer la République à l'extrême droite.

Rien que ça. Alors, tout ça, c'est bien joli, mais en attendant à gauche, la vraie peut-être, ça passe très mal. Pour la France insoumise, les écologistes et les communistes, le PS signala une faute politique majeure.

Il sauve un gouvernement macroniste à bout de souffle et fracture encore un peu plus l'unité du camp progressiste. Les autres composantes du NFP rappellent que la fameuse suspension n'est qu'un simple report, loin donc de l'abrogation exigée et que le budget défendu par le corn reste taillé pour les plus riches. L'économiste Gabriel Zucman ne s'y est d'ailleurs pas trompé.

Il a commenté tout a été fait pour épargner les milliardaires. Et nous on écoute Manuel Bonpard, le coordinateur national de la France insoumise, c'était hier sur BFM. Vous allez comprendre pourquoi le Parti socialiste dans cette histoire s'est fait rouler dans la farine.

C'est que à la fin, si cet amendement est adopté par l'Assemblée nationale, il est inclu dans le budget de la sécurité sociale. Qu'à la fin, pour que cet amendement voitie le jour, il faut voter le budget de la sécurité sociale. Alors, le budget de la sécurité sociale prévoit la sous-indexation des pensions de retraite avec 18 millions de retraités qui verront leur pouvoir d'achat baisser.

Euh le budget de la sécurité sociale prévoit le doublement des franchises médicales. C'estàd que quand vous allez au médicament, c'est pas un reproche. Vous dites comme le Rassemblement national, il y a un piège en fait dans la proposition de Je dis pas comme le Rassemblement national, je vous donne moi dit sur ce plateau, je vous donne moi mon analyse et à la fin la question que moi j'ai envie de poser au Parti socialiste, c'est est-ce que oui ou non à la fin au nom d'une pseudouspension qui ne concerne à peu près personne, ils sont prêts à accepter des baisses de pouvoir d'achat.

Oui, mais par exemple la sous-indexation des pensions de retraite, ça concerne 18 millions de personnes. Et contrairement à ce que vous venez de dire, cette mesure de suspension ne concerne pas 3,5 millions de personnes. J'ai vu que le Parti socialiste donnait ce chiffre.

Seule une génération est concernée avant l'élection présidentielle. C'est la génération née en 1964. Ça concerne précisément autour de 700 à 800000 personnes.

Bref, vous l'avez compris, en échange d'une petite concession symbolique, le PS aurait rangé au placard les exigences sociales de fonds comme la taxation du capital, la hausse des plus bas salaires ou encore la justice fiscale. D'ailleurs, même en interne, notamment au sein du courant plutôt de gauche avenir socialiste, certains dénoncent un paris hasardeux. C'est le cas du député Paul Christophle par exemple qui a déjà annoncé qu'il ne suivra pas les consignes et voterait lui la censure.

Dans la déclaration de politique générale qu'on a entendu hier du Premier ministre, il y a une concession majeure que on demandait depuis très longtemps qui est la suspension de la réforme des retraites. Et ça, je crois que c'est une victoire qu'il faut mettre au crédit de la mobilisation sociale, des organisations syndicales aussi et de la gauche et des socialistes. Ensuite, il y a deux autres piliers de nos revendications sur lesquels on n pas entendu grand-chose sur la justice fiscale et sur le pouvoir d'achat.

Et c'est là que nous revenons à la question initiale. Le PS est-il un parti de gauche alors même qu'il ne cesse d'entrahir ? Il faut dire que l'histoire ne plaîte pas vraiment en leur faveur malgré ce que veut faire croire Olivier Forthuter en manif.

Vous entendez PS Colabo ? Quelle est votre réaction ? Je sais pas de qui il parle. [Applaudissements] Vous savez, les gens qui manifestent avec ce type de slogan devrai se rappeler que tout ce pourquoi il manifeste, c'est à nous qu'ils le doivent.

Parce que s'il n'y avait pas eu la gauche depuis Jores, depuis Bloom, depuis Mitteran, et bien il n'aurait pas aujourd'hui les droits dans qu'il possèdent et tous les droits qu' qu'il cherche à défendre aujourd'hui, ils ne les doivent pas à n'importe qui les doivent à la socialiste. Alors oui, on peut toujours applaudir les socialistes pour les 35 heures, la 5e semaine de congé payé ou la hausse du SMIG dans les années 80. Merci pour les souvenirs Olivier, ça fait toujours plaisir.

Mais depuis le temps est passé et les désillusions socialistes ne se sont accumulé, le PS n'est en pratique plus un parti d'idée, mais une machine électorale obsédée par le pouvoir et la survie de ses cadres. Il brandit les valeurs de gauche comme un étendard de campagne pour mieux gouverner à droite une fois installé. Et puisqueier Fort voulait retourner dans les archives, revenons-en à Mitteran.

Les premières années de grâce sociale, dirons-nous, ont été très vite balayé par le tournant de la rigueur des 1983. Tout de même, il a signé la fin des grandes réformes sociales. Tout de suite, c'était moins reluisant.

Soumission à l'Europe et au marchés financiers, des réglementations du système bancaire, des indexations des salaires ou encore soutien au traités de Mastrich. En clair, le PS a posé les premières pierres de la libéralisation de l'économie française. On peut aussi se souvenir de Lionel Jospin et ses privatisations à grande échelle ou encore sa décision de refiler la cagnotte budgétaire de 1999 au plus riche alors même qu'il avait une conjoncture plutôt favorable pour mener enfin une vraie politique sociale.

Et puis évidemment, il y a eu François Hollande sous ces aires de président normal se cacher un éème traître à la cause. En campagne, son ennemi c'était la finance mais au pouvoir la donne était tout autre. Il a multiplié les cadeaux fiscaux aux entreprises, détricoter le droit du travail, offert évidemment une rampe de lancement magistral à Emmanuel Macron et a considérablement durci la politique sécuritaire et migratoire du pays.

Et tout ça en un seul quinquena. recordman d'impopularité. Il n'a même pas pu se représenter.

Mais même en si peu de temps, Hollande a réussi l'exploit de marquer la conversion définitive des socialistes au néolibéralisme et à l'ordre autoritaire. Et personne parmi la baronie actuelle de Solferino ne marque la rupture avec cet héritage. Si des courants d'hivers existent évidemment au sein du PS, comme on vient de le voir avec Avenir Socialiste par exemple, il n'en reste pas moins que la stratégie du parti. porté par Olivier Fort s'inscrit dans le prolongement de cette trajectoire.

Le premier secrétaire, après avoir fidèlement soutenu toutes les réformes antisociales du quinquena Hollande, cherche désormais non pas à rompre frontalement avec le macronisme, mais à en devenir l'alternative présentable aux yeux de l'électorat bourgeois. Alors, tout cela ne plaide évidemment pas en faveur d'un PS inclus dans la gauche, mais reste que les socialistes s'intègrent aux alliances, hein. Il y a eu la NUPES et plus récemment le NFP allant du NPA jusqu'à place publique, pourtant déjà très à droite de la gauche pour le dire poliment.

En réalité, le PS n'a que faire des programmes qu'il signent. Tout ce qui lui importe est d'assurer sa survie institutionnelle en capitalisant sur des accords électoraux avec les autres entités de la gauche. Cette fois, en juin dernier, le PS était presque mort.

On s'en souvient, c'est le NFP qui l'a réanimé et avec lui François Hollande rien ne nous sera donc jamais épargné. Et maintenant que le défibrillateur a fait son œuvre, la créature se sent toutepuissante et se retourne contre ceux qui se mettent en travers de son chemin, surtout quand il se trouve sur sa gauche justement. Alors oui, petit à petit, le PS et d'ailleurs toute la social-démocratie s'est droitisé et pas seulement en France.

C'est un phénomène mondial. Partout avec la montée de l'extrême droite, les gauches radicales sont sans cesse diaboliser et à terme cette stratégie souvent soutenue par les médias et adoptée par un large champ du spectre politique peut faire déravage jusque dans les urnes. Pour sauver sa peau, la gauche dite modérée hurle avec les loups et se rabat donc sur sa droite.

En Amérique latine, après Loua, Coréa ou encore Morales, le retour au pouvoir de personnalité tel que Bolsonaro ou Miley illustre le prix à payer pour toute hone. Prix de panique, face à ce constat, des dirigeants comme Orci en Uruguay ou Petro en Colombie préfèrent adopter des positions plus modérées voire centristes afin d'éviter la débacle. En Europe, le constat est évidemment similaire.

Les socio-démocrates, qu'ils soient danois, britannique, islandais, adoptent des mesures à droite sur l'immigration, notamment la sécurité, le social, juste pour ne pas se faire dépasser par l'extrême droite. Olaf Scholz en Allemagne ou Antonio Costa au Portugal illustre la difficulté de rester dans le couloir traditionnel de la socialdémocratie déjà bien éloigné de la radicalité, vous me l'accorderez. Lorsqu'ils restent de gauche modéré, ils sont électoralement balayés.

Alors que quand ils se droitisent, ils sécurisent leur position, quitte à soldur identité politique. Le message est donc clair. Modération à tout prix, compromission avec la droite, défense minimale des valeurs progressistes, tout ça pour sauver le pouvoir.

La social-démocratie moderne a donc troqué ses idéaux pour des stratégies défensives. On garde le fauteuil mais on jette par la fenêtre les combats. La France ne fait pas exception, je vous l'ai dit, il apparaît désormais clairement que le Parti socialiste rejette toute forme de rupture.

Il est devenu entièrement dépendant du centre dont il espère draguer l'électorat, on l'a bien compris, au risque d'apparaître comme la béquille d'un pouvoir macroniste aussi agonisant que détesté. Cette stratégie du PS n'engage malheureusement pas que lui. Elle fait peser une menace sur l'intégralité des signataires du NFP. et plus généralement des parties de gauche qui eux ne renient pas leurs valeurs.

Avec leur petite manœuvre électoraliste, les socialiste brouillent une fois encore la frontière entre la droite et la gauche, reproduisant le flou qui a conduit à leur des clins historiques. La gauche réformiste se trouve donc dans la pâse, vous l'avez compris, elle est prisonnière de sa prudence, pour le dire encore une fois poliment et surtout de sa crainte des futures élections. En continuant à défendre le compromis au détriment de la rupture, le PS risque de trahir non seulement sa ligne idéologique historique, mais aussi l'espérance d'une gauche capable de rester fidèle à ses valeurs et de proposer une alternative réelle.

Alors, le Parti socialiste est-il encore de gauche ? Je vous réponds non. Jadis moteur de transformation sociale, il n'est plus qu'un parti de petits négociateurs accrochés à leur privilège d'élu qui se contentent de temps en temps de grignoter quelques concessions anecdotiques sans jamais changer en profondeur la société si ce n'est pour le pire.

La suspension de la réforme des retraites en est d'ailleurs le parfait exemple. Un geste minime pour les Français au prix d'un budget taillé pour les plus riche et d'une assurance vie offerte à Macron et son gouvernement. Le PS n'est plus un camarade, c'est une institution centriste qui sacrifie constamment ce qui lui reste de ses idéaux progressiste.

Tout en faisant partie du NFP, les socialistes diabolisent les courants les plus radicaux et brouillent les lignes de la gauche. Cette stratégie ne conduit qu'à participer à l'essort du camp réactionnaire et donc servir le camp qu'il aurait dû combattre. Il est donc temps de l'affirmer sans détour.

Le Parti socialiste n'est plus qu'un pentin du pouvoir qui vend ses convictions pour rester assis à la table des riches et des puissants. Et on poursuit avec un sujet connexe. On l'a dit, le PS s'est satisfait des miettes sur les retraites accordées par le corn et on ne sait pas s'il s'est vraiment penché sur le projet de budget et notamment le fameux PLFSS, le projet de loi finance sur la sécurité sociale.

Alors tout d'abord, ce projet de loi reste sur l'idée d'une année blanche promise par François Baou. Par année Blanche entendent le gel des prestations sociales pour toute l'année 2026. Alors tout ceci devrait offrir 3,8 milliards d'économies et devinez sur le dos de qui ?

Bon évidemment les plus précaires, on le sait. Et les retraités notamment sur les pensions. L'exécutif souhaite que leur hausse reste en dessous de l'inflation jusqu'à 2030.

La santé risqueelle aussi d'en prendre pour son grade comme c'était d'ailleurs toujours prévu. Et là, le cornu veut aller encore plus loin que son prédécesseur Bairou. Alors que ce dernier prévoyait 5,5 milliards d'économie, le cornu veut grimper à 7,1 milliards.

Pour se faire, le gouvernement prévoit entre autres le doublement de la franchise médicale, de s'attaquer aux arrêts maladies ou encore une nouvelle taxe sur les complémentaires santé. Précisons aussi que le projet du gouvernement le Cornu, salué donc par le PS, on le répétera jamais assez, prévoit aussi de s'en prendre aux étrangers, notamment via l'augmentation des timbres fiscaux pour les cartes séjour ou encore la suppression des APL pour les étudiants. Et donc tout ça est salué par le PS surpopulation, prolifération de rat, de cafard ou encore de punaise de lit.

L'État des prisons françaises est jugé indigne par la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. Elle tire encore une fois la sonnette d'alarme. Dans l'avis datant du 12 mai dernier mais publié seulement ce mercredi 15 octobre, Dominique Simonau observe, je cite, "À ce jour encore, de nombreuses maisons d'arrêt sont installées dans des bâtiments du 19e siècle.

Le fonctionnement continu de ces structures depuis des décennies associées à de graves insuffisances dans leur maintenance a inévitablement entraîner leur extrême dégradation. Cette vétusteté favorise les infiltrations d'eau, la moisissure et l'humidité. Évidemment, vétusté elle-même accélérée par la surpopulation carcérale.

Des conditions de vie tout bonnement indignus. Et si Gérald d'Armanin avait promis fin août des diagnostics pour les établissements les plus vétustes ainsi que la construction de 3000 nouvelles places de prison, la contrôleuse générale juge l'action des autorités insuffisantes et généralement inadaptée. Elle recommande en outre que chaque établissement pénitentiaire vêtuste fasse l'objet d'un diagnostic approfondi permettant de déterminer sans délai les mesures à prendre quant à son avenir.

On poursuit toujours sur l'actualité nationale avec des nouvelles de Marine Le Pen et de sa condamnation. Nos confrères de l'AFP nous l'ont appris dans l'après-midi. L'ex-présidente du Rassemblement national a vu son recours rejeté par le Conseil d'État.

Celui-ci visé à annuler l'application immédiate de son inéligibilité suite à sa condamnation en mars dernier dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Vous l'avez compris, cette décision l'empêche donc de se présenter aux élections, qu'elles soient législatives ou présidentielles, ce qui pourrait mécaniquement peser sur les décisions de son parti dans la période de crise que nous traversons. Le Conseil d'État a estimé que la demande de Marine Le Pen dépassait les pouvoirs du premier ministre et ne pouvait donc pas donner lieu à transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel comme elle le souhaitait.

Rappelons que la députée RN doit être rejugée en janvier 2026, cette fois par la cour d'appel de Paris pour une décision qui sera rendue d'ici l'été à suivre. Et on termine avec un peu d'international. Donald Trump joue sa stratégie habituelle.

Il aide d'une main et menace de l'autre. C'est ce qui a été illustré lors de la réception de Ravière Miley à la Maison Blanche mardi 14 octobre. L'Argentine actuellement en pleine crise monétaire reçoit une aide américaine dans le cadre d'échange de devises.

Mais cette aide est ouvertement conditionnée à une victoire électorale du libertarien radical lors des législatives partielles du 26 octobre. Trump a ainsi déclaré : "S'il perd, nous n'allons pas être généreux avec l'Argentine." Cette affaire intervient dans un contexte de tension croissante entre les États-Unis et la Chine.

Le président du trésor américain a précisé dans une interview à Fox News : "Nous ne souhaitons pas d'un état dirigé par la Chine en Amérique latine." Côté argentin, l'opposition péroniste dénonce cette situation comme une scène d'humiliation nationale inédite et une très grave atteinte à la souveraineté du pays. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

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