Commission d'enquête de la France insoumise sur le COVID19 - CGT Pénitentiaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien merci à tous les trois d'avoir accepté cette cette audition donc on est en direct sur les réseaux sociaux on a en a conduit avec mon groupe parlementaire de la france est soumise en fait on a créé un peu de toutes pièces une commission d enquête parlementaire enfin ce qui ressemble à une commission d'enquêté parlementaire parce qu'il n'y en a pas à l'assemblée nationale il ya une mission d'information conduite par richard ferrand ce qui nous paraît un peu un peu limité sachant qu'elle le fait que des auditions finalement très liés aux ministres et à leur politique est assez peu aux forces vives du pays qui veut vivre la crise gère la crise au quotidien et subissent les mesures ou des décisions ou plutôt les non décisions qui peuvent être prises par ce gouvernement donc ça nous nous tenait à coeur de conduire ces auditions qu'on puisse vous entendre alors aujourd'hui vous êtes la cgt pénitentiaire et c'est particulièrement intéressant qu'on puisse qu'on puisse échanger puisque par ailleurs la commission des lois a recommencé à travailler à fonctionner et nous aurons d'ailleurs des auditions dès demain et jeudi donc demain mercredi 15 et et jeudi 16 lié essentiellement à la justice et notamment à la justice pénale puisque nous nous additionnons la direction de l'administration pénitentiaire entre autres la contrôleur général des lieux de privation de liberté donc on aura on aura quelques questions à leur poser et ce sera aussi l'occasion pour vous ici de me relayer des interrogations vous pouvez avoir sur le sur le terrain des choses que vous pouvez vous pouvez vivre directement vous même on a trois quarts d'heure une heure devant nous je vais vous laisser d'abord vous présenter respectivement et puis après je ne sais pas qui qui voudra introduire je n'ai pas être plus longs pour vous laisser vous laisser la parole merci à vous bon bah dont a joui christopher donc secrétaire générale de la cgt pénitentiaire samuel gauthier secrétaire général adjoint de la cgt pénitentiaire et nicolas perrin secrétaire général adjoint de la cgt pénitentiaire et les présentations est en fait je vais peut-être faire une petite introduction aussi d'ailleurs merci de 2,10 youn et ça permet aussi de de porter le message nous de nos collègues puisque derrière on en est en effet face à une crise sanitaire sans précédent et c'est vrai qu'on parle beaucoup des personnels soignants des policiers notre profession est rarement de la pénitentiaire donc c'est avec un grand plaisir qu'on combien n'est justement les difficultés que vivent nos collègues au quotidien puisque c'est une réalité aujourd'hui face à cette crise sanitaire emma les personnels pénitentiaires sont au front et travaille tous les jours pour justement à maintenir le service public pénitentiaire et donc c'est important d'amener aussi la voix de ses personnels et d'expliquer les difficultés qui est auxquels ils sont confrontés et qui vivent au quotidien donc après je suppose que vous allez avoir fortement pas mal de questions à nous poser notamment sur sur la réalité est bien des directives qui ont été entreprises par le gouvernement et qui sont effectifs sur le terrain donc on est là pour vous répondre au mieux et surtout vous pour relater la réalité de ski de ce qui se fait réellement sur 4 bien merci pour cette brève introduction à la réfection il ya beaucoup de questions qui se posent et l'idée c'est que à la fois on parle de la gestion crise en tant que tel et puis aussi en fin d'audition que vous puissiez nous dire ce que ce que vous attendez d'après la crise quels enseignements on peut tirer de cette situation est ce qu'on peut en tirer des choses positives est ce qu'il ya des choses négatives ou des craintes que vous et que vous pouvez avoir des choses qui pourraient se perdurer enfin voilà donc pour d'abord pour la gestion de crise donc si j'ai bien compris puisque on est une audition de de la ministre belloubet maintenant il ya une bonne semaine elle nous disait en audition à l'assemblée nationale que bon c'est vrai au début comme pour les policiers comme pour d'autres professions exposées non soignants vous n'avez pas une masqué vous avez d'ailleurs eu des instructions de ne pas en mettre sous peine de se voir à avoir des sanctions disciplinaires puis tout à coup il a fallu mettre des masques mais pour celles fallait-il encore qu'ils arrivent dans les établissements pénitentiaires la mini sony donc du coup la semaine dernière ça y est c'est réglé tous tous les établissements tout le monde a des masques alors après la rectifier un petit peu à la 10 tous ceux qui sont en contact avec avec les détenus donc si je traduis ça veut dire pas les personnels de greffe pas vos collègues qui sont dans les postes de contrôle ça veut dire pas les personnels administratifs bon ça veut dire une petite partie de la détention qu'est-ce que commet alors et déjà excuse est ce que c'est vrai est-ce qu'il ya suffisamment de masques pour ceux qui doivent en avoir et ensuite qu'est ce que qu'est ce que vous pensez de ces de ces arrivées de masques en le fait qu'on n'ait donne que à ceux qui sont sur des sur les coursives grosso modo bon je vais peut-être revenir un peu sur la genèse et sur la chronologie des événements puisque alors il est vrai et elle vous l'a fortement fortement dix pendant près d'un mois pour savoir que les personnels pénitentiaires ont travaillé donc sans port de masques alors notre organisation avait sollicité l'administration le ministère justement sur ces moyens de protection parce qu'il faut savoir que dans les gestes professionnels qui sont exécutés par les personnels il est très difficile de respecter les gestes barrières notamment des distances de moins d'un mètre c'est une réalité d'autres gestes barrières ont été mis en oeuvre notamment donc sur le coup le gel hydroalcoolique tous ces éléments là il faut savoir que dans la détention des choses qui manquent et il faut savoir que les personnels avaient un point d'eau avec un travaux et une serviette éponge quand les choses étaient bien fait donc forcément toutes ces difficultés là on était forcément génératrices de tensions de craintes auprès des personnels très rapidement l'administration a établi des notes à partir du moment où le colis de 19 s'installer un peu plus dans dans le pays donc une note du secrétaire général du 26 février a été fait une note du 27 février par le data étaient également établis qui dans les instructions qui était donnée au personnel elle interdisait le port du masque en détention ce qui nous paraît c'est une absurdité quand on entendait justement les personnels soignants qui était entre guillemets auditionné qui était interviewé dans les différents médias on entendait bien que les masques n'était pas la solution miracle pour éviter justement la propagation du virus mais étaient entre guillemets un des éléments qui auraient permis justement de réduire cette propagation a donc très rapidement les dents les syndicats la cgt pénitentiaire ont saisi le ministère ont saisi l'administration par voie de courrier par téléphone pour leur indiquer qu'il était absurde de laisser travailler les personnels de surveillance dans ces conditions comme les personnels administratifs comme les personnels techniques très rapidement donc l'administration nous a répondu que ce n'était pas obligatoire de porter des masques puisque derrière yann et aucun effet prouvé que ces matches qui auraient permis justement de ralentir cette propagation ce qui vous paraît c'est absurde puisque des professionnels du milieu de la santé ne nous indique est totalement le contraire donc pendant près d'un mois les personnels ont travaillé sans ce masque avec et vous l'avez si bien dit la crainte d'être sanctionnés si ces mêmes personnels venaient avec leur propre matériel de protection donc leur propre masque ce qui nous paraît dis donc au fur et à mesure du temps et au vu des différentes restrictions dans le pays se sont vus eux également restreindre entre guillemets dans leurs mouvements en scène de détention donc il ya eu en l'occurrence je me permets de vous interrompre là dessus parce que c'est en fait c'est la première vraie mesure qui est prise dans l'administration pénitentiaire la première vraie mesure c'est ça c'est c'est l'arrêt des parloirs et c'est l'arrêt d'une bonne partie des activités le reste tout le reste rien chronologiquement la réelle mesure non j'étais faut savoir que dans la vie courante d'une détention il ya pas mal de mouvement donc les premières notes en fait on était de restreindre certains mouvements en l'occurrence contrairement à certaines activités et c'est restreindre au cynisme les actifs et des parloirs sein par exemple certaines activités ont été suspendues à nu les voilà dans les activités à des activités socioculturelles il ya des cultes il ya tout ça entre guillemets pendant la première note qui établit donc du 27 février avec donc le respect des gestes-barrières à établir auprès des arts vivants auxquels la population pénale et c'est donc ça c'étaient les premières mesures on va dire de gestion de crise basique il ya forcément eu une évolution sur un mur d'ailleurs entre la période du 27 février et la période du du 17 mars où donc là forcément les choses se font un peu plus restreint il ya eu cinq notes qui sont venus au fur et à mesure du temps restreindre les mouvements au sein de détention est restreint entre guillemets les possibilités de sortir de leur cellule de les personnes détenues donc dès le 17 mars je revenais donc sur la chronologie dès le 17 mars donc le confinement s'est impliqué également entre guillemets je dis bien entre guillemets dans nos détention puisque les restrictions sont arrivés à ce qui existe aujourd'hui c'est à dire plus de parloirs donc plus de contacts avec l'extérieur pour les personnes détenues si ce n'est les personnels de surveillance plus de culte plus de d'activités socioculturelles les activités ont donc eu tout ce qui est un peu lié travail sont extrêmement restreint rien à certaines activités qui peuvent encore rester notamment pour celles qui sont en lien avec la confection de masques etc puisqu'il faut faire marcher dans l'eau détention et il ya également des vols et services général dans le pur là pour la gestion quotidienne de l'année je traduis pour les gens qui nous regardent et qui ne sont pas coutumiers de me stresse marie hautant sierre c'est les gens qui s'occupent de distribuer la nourriture fin des détenus ce sont les auxiliaires qui sont là pour entre guillemets son nettoyage gérer le nettoyage accompagner le personnel de surveillance dans la distribution des repas ou dans la distribution des cantines etc voilà c'est pour la vie quotidienne entre guillemets de la bonne tenue d'établissement donc très rapidement donc ces restrictions donc le 17 points sans arriver il faut savoir que donc le 17 mars donc prêt donc de plus de quinze jours après les premières notes et donc après les annonces du président sur le confinement les personnels pénitentiaires comme les personnes détenues vous n'avez toujours pas de masque est donc là forcément on rentrait dans une logique un peu un peu spécifique puisque quand on parle de confinement et c'est pour ça que j'ai mis avec les mains un peu les guillemets puisque derrière c'est un confinement qui est à demi teinte puisque il faut savoir que par exemple la gestion en maison d'arrêt bon c'est une gestion portent eux fermés comme j'essaie d'expliquer pour ceux qui vous connaissent pas forcément gestion portent eux fermés donc là les restrictions un peu plus d'impliquer mais il frappe dans les centres de détention il ya des régimes portes ouvertes c'est-à-dire que dans la journée il ya des créneaux horaires ou les portes sont ouvertes donc sur un étage et donc les personnes détenues peuvent communiquer ensemble tous librement donc là sur ces centres de détention les restrictions de confinement ne sont pas forcément respectée puisque les portes seront ouvertes ça permet à chacun de pouvoir discuter d'aller dans une cellule de l'un à l'autre et c'est donc qui met aussi gravement santé alain et qui facilite la propagation du virus donc je reviens sur la chronologie donc le 17 mars tout vaut rien on était dans la même logique de protection des personnels c'est-à-dire notre organisation a sollicité une nouvelle fois le ministère l'administration a faim puisque forcément au fur et à mesure du temps on commençait à vraiment entre voir la réalité de ce qui était l'un portant des masques dans la propagation du virus et pour autant l'administration nous répondait toujours que non ça ne sert strictement à rien les masques ne sont là que pour les personnes qui sont malades alors qu'on sait pertinemment à cette période que pour ça une personne est entre guillemets contaminées ou non il est très difficile de le savoir puisque la personne peut être en période d'incubation ne peut ne pas avoir de symptômes être asymptomatique d'ailleurs là donc évidemment en théorie personne de malade heins qui avaient des symptômes n'est rentré en détention et pourtant il ya plein de gars qui n'avait la grille mergers & d et c'est là toute la problématique c'est que on a voulu confiner les prisons finalement de l'ex de vis-à-vis de l'extérieur sont en disant si le virus ne rentre pas à l'intérieur il pourra pas se propager ce qui est pas con dans l'absolu et s'il est pas rentré dans la détention et que même les gens parcourent mini continuer à communiquer entre eux ces personnes là sauf que pour ça quelqu'un l'a ou pas il suffit pas juste de sacile tous et s'il a de la fièvre comme comme aulas a fini par remarquer quoi et c'est la brique l'aï la difficulté et et anglais qu'il y ait des gens qui continuent de rentrer voulait dire et après qui continue finalement de rentrer et sortir de la prison qu'il faut bien qu'ils ont qui entrent et qui sortent sur la précipitation alors au delà de ça il faut savoir que derrière le contact avec l'extérieur est toujours existant la seule problématique c'est qu'aujourd'hui ce sont les personnels qui eux sont en contact avec la population pénale et qui eux sont en contact avec l'extérieur et donc sont sains et le même le principal point entre guillemets propagation de ce virus auprès des des personnes détenues ce qui de fait amène également des tensions et donc c'est ça aussi que nous souhaitions nous à moment donné évité puisque derrière les les éléments et les consignes qui ont été portés notamment sur le confinement ont forcément ramener détention je pense que vous avez pu le voir un peu là clairement en gros si je fais la petite liste vous avez plus de parloirs dont vous pouvez plus voir vos proches certes on met le téléphone 40 euros je crois par détenu mais si vous avez la chance d'être en compte prison où le téléphone a été installée entre temps en cellule bon à la limite ça peut se gérer mais c'est quand même pas la masse des détentions pour l'instant donc ça veut dire et j'aimerais bien ce que vous nous expliquer un peu comment ça se passe d'ailleurs pour le téléphone parce que ça veut dire des files d'attenté chacun son tour pour aller sur la coursive 1 pour les dans le couloir pour aller téléphoner ou même dans la cour de promenade et plus d'activités donc ça veut dire nécessairement augmentation des tensions entre les détenus d'autres les personnes détenues et puis vis-à-vis de vous avec une suspicion en dix ans les études sont pas publiques qu'elles et ils se disent effectivement que le virus il est plutôt dehors que dedans ça c'est le premier réflexe qu'on a et donc qu'est-ce qui viennent dehors vous les surveillants pénitentiaires donc de qui ils ont peur entre guillemets en tout cas où est ce qu'il est le l'attention lé vis-à-vis de vous encore plus exacerbée quoi c'est exactement ça donc c'est ce que j'ai évoqués et vous en faites très bien résumé c'est une une difficulté que pour lesquels les personnels ont été donc forcément et qui craignent et puisque derrière le contact était forcément de prime abord avec ses personnels et donc c'était une réalité alors je vais revenir sur une des questions que vous avez posées notamment sur l'utilisation des téléphones dont il faut savoir que en effet dans certains établissements surtout les nouveaux et puis sur le déploiement qui a été fait sur le téléphone en cellule dont certains certains établissements ou en effet la possibilité au sein des cellules d'avoir la téléphonie cependant et vous l'avez si bien dit ce n'est pas la majorité des établissements et donc aux quelqu'un forcément pour faire face au maintien des liens familiaux ils ont besoin justement d'avoir accès à ce téléphone et non pacsés sur son téléphone et on n'était pas si simple que ça puisque derrière le personnel de surveillance puisque le téléphone d'être sur la coursive donc sur les tâches pour essayer de d'expliquer un peu aux personnes qui n'ont pas forcément l'habitude du milieu carcéral risques et des photos sur le live et je serai réservé et sur la cour de promenade ce qui fait que derrière forcément ça limite le point d'accès en sachant que sur les coursives alors s'ils sont nés je parle pour son entrepôt peine comme je l'expliquais tout à l'heure en sont des détentions quand ils sont donc en régime portes ouvertes forcément il va avoir un accès beaucoup plus impliqué en maison d'arrêt c'est beaucoup plus du raison ils ont besoin donc sur le coup de prendre attache auprès du personnel de surveillance au pouvoir justement la mener jusqu'au téléphone cependant en effet c'est une personne par téléphone et pour éviter aussi justement tout contact prolongé et c'est donc derrière il ya tout ce respect qui doit être établi et donc une personne si elle est la dixième personne à nous avoir demandé dans la journée avoir accès au téléphone on est également nous personnels de surveillance contraindre à l'utilisation des personnes précédentes et qui se sont inscrits ces dames ans pour pouvoir donner accès à la personne détenue aux délégués et vous n'avez pas de désagrément vous n'avez pas de désinfectant des gels hydro alcooliques pour mettre sur le téléphone voilà déjà on a l'a déjà difficilement nous alors imaginez bien que derrière pour du matériel pour atout c'est extrêmement compliqué on a parlé des masses mais du coup quid des gants vous avez des gants aussi ou pas oui oui alors ils savent qu'on a forcément un message dans les pratiques des joies quotidiennes on a la possibilité porter des gants notamment 20 pour certaines pratiques notamment les palpations et c'est donc voilà donc à des gants ce qui n'empêche pas et comme on l'a dit on à déjà nous des difficultés on avait déjà des difficultés à voir ne serait-ce que pour l'hygiène quotidienne donc pour tout ce qui est matériel etc même si alors il ya des désinfections qui se font il ya des bilans passés des protocoles qui sont rétablis ça reste très restreint par rapport à la réalité et au risque surtout de de contamination donc ce sont des choses extrêmement extrêmement compliqué et je vais rajouter deux problèmes que vous avez eu à traiter premièrement bas le fait que vous êtes comme tout le monde si les écoles ferment y en a qui sont papas et mamans et donc il faut bien garder les enfants donc ça vous diminuer le nombre de personnes de personnel de collègues qui sont là pour pour pour vous aider et puis et puis des tensions qui avaient inhérentes à tout ça qu'ils sont qui sont allés qui sont allées crescendo comment ça se gère tout ça et si on rajoute par dessus le marché la surpopulation pénale la surpopulation carcérale dans les maisons d'arrêt c'est à peu près j'ai envie de dire je rédige les provocateurs un peu mais c'est normal qu'ils aient eu des des reflux de regagner des cellules qui des mutineries plus ou moins plus ou moins avancées et enfin ça part et ça paraît logique quoi c'était une crainte qui forcément pour nous allait arriver suite aux différentes mesures qui ont été pris et aussi au manque de protection qui était donné au personnage de tueur et en france avait que ça allait arriver il y avait eu d'ailleurs des exemples dans d'autres pays notamment l'italie et qui laissait craindre justement à des tensions et c'est en chanson transforme en refus de réintégrer et voire même dans certains établissements à des mutineries moi je lis des étages entiers ont été brûlés d'ailleurs je resterai ici pour mon adjoint sur le coup qui vient de cette région sur bordeaux par exemple il ya eu un établissement qui a été sévèrement touchée sur le coup et je pense qu'il pourra on va vous donner plus de précisions mais c'est réellement une crainte qui était dans la tête de chaque personnel et on l'a bien vu pendant près d'une quinzaine de jours ça a été extrêmement compliqué de tenir les détentions alors vous l'avez évoqué forcément les personnes de surveillance sont comme l'ensemble des concitoyens sur le coup amené à devoir aussi également avec la fermeture des écoles garder leurs enfants donc forcément restreindre sur le coup leur possibilité de venir au travail de la même manière les personnels étant toujours eu sollicité pour venir travailler donc forcément une un risque de contagion beaucoup plus denses et donc forcément des personnes avec des cas symptomatiques qu'ils ont commencé à se propager un peu dans nos établissements et donc forcément réduire encore là le nombre de personnels alors si on part un peu plus loin il faut savoir que déjà il y en avait des difficultés de recrutement pour chez les personnels surveillance puisque pas d'attractivité au niveau du métier c'est une réalité qu'on a dénoncé pendant longtemps ce qui fera l'objet dans mon avis de toutes façons tout à l'heure d'une question je suppose de vote pendant un après puisqu'en effet dans l'après il y aura pas tout ces éléments là à vous représenter et et puis une logique mais qui a été dénoncé pendant des années par notre organisation c'est la politique pénale qui adopte et justement en france et qui a amené nos établissements pendant cette période de crise ça l'a d'ailleurs démontré à de grosses difficultés du jeu et vous l'avez valeurs fortement bien dit à la surpopulation pénale on était au 1er mars avec soixante deux mille détenus pour soixante et une 1000 places qui a mené forcément de la promiscuité au sein de détention et qui était un facteur à risque de propagation j'ai pu les chiffres exacts en tête que sur les maisons d'arrêt parce qu'en fait il faudrait comprennent uniquement la population wemmel et pénales uniquement sur les maisons d'arrêt pour se rendre compte de la surpopulation et je précise même parce que c'est important de l'avoir à l'esprit sinon on n'a pas les bonnes images qui nous viennent quand on imagine ce qui se passe en détention mais quand on parle de place on parle de lit dans une cellule et la plupart des cellules ces deux places donc quand on parle d'encellulement individuel pour le confinement ou d'isolement en privé c'est un détenu une cellule il faut encore diminuer le nombre de cellules par rapport au nombre de deux personnes détenues et encore je lis détenus il la moitié des prévenus ce sera aussi un élément de discussion évidemment fortement comme vous le savez alors juste jeu enfin je vais revenir sur ce que vous dites et puis après cela serait peut-être mon adjoint sur ce que j'avais évoqué tout à l'heure juste puisque en effet alors vous l'avez si bien dit il faut savoir que des rires ans entre dans le pré centre pour peines l'enseignement est individuelle donc derrière forcément ça cache souvent quand on entend la ministre dire par exemple aujourd'hui qu'il n'ya que 107 % de surpopulation c'est 107% inclut les centre pour peines les maisons d'arrêt les cp par les laisser s elle les opm d'états puissants pour mineurs les centre de semi-liberté est là où derrière forcément les modes de gestion courante de la détention sont tellement différentes il faut savoir que donc au 1er janvier de l'année si ce que vous avez dit que j'avais un peu de chiffres justement pour donner on était à environ 48 mille détenus en maison d'arrêt pour 35000 places c'est à peu près les chiffres voilà aujourd'hui après donc les différentes mesures qui ont été prises et sur le coup comme on salue puisqu'on avait demandé un même si derrière ça va pas assez loin et on pense qu'on aurait pu encore réduire un peu plus on arrive à des chiffres sur le coût que maison d'arrêt à 120% à peu près de surpopulation au lieu des 135 initial donc ça reste des chiffres assez haut pour des maisons d'arrêt en sachant que derrière ces chiffres on est bien que si on est bien entendu que c'est une moyenne et qu'il ya forcément des directions interrégionales qui sont beaucoup moins touchés que d'autres notamment la surpopulation en maison d'arrêt il ya des régions où le taux est extrêmement notamment toulouse la d'élite toulouse donc c'est des directions interrégionales l'adminstration pénitentiaire est sectorisé en 9,9 à thé région et la direction interrégionale de paris compte sur ces établissements là on peut prendre l'exemple de certains établissements il est pas rare que par le centre pénitentiaire de mont cho connaît on arrive à 180 190 % du taux de surpopulation donc même si derrière donc les les mesures qui ont été prises ont permis de réduire entre guillemets de cette chance population pénale il faut savoir que dans certains établissements ont fait face à une surpopulation pénale qui est toujours existante notamment à près de 150% et en parallèle de sa aussi un nombre de personnels qui se réduit du fait d'un des risques sanitaires et de la crise sanitaire quand on convient donc c'est une réelle difficulté peut-être entendu coup autres adjoints pour nous expliquer un peu ce qui s'est passé là dans les différentes des tensions sur les refus de regagner des promenades et mutineries qui a eu comment ça a été géré y compris dans cette période de crise par par l'adminstration pénitentiaire par le pas le cabinet de la ministre oui je vais faire un bref retour parce que effectivement si on a connu une quinzaine de jours quand même très très difficile dans l'ensemble des détentions de france et d'outre-mer aujourd'hui la tendance à l'air de se stabiliser et on en est bien heureux puisque des événements ou moins dramatiques dans les régions de l'île de france de lille et de bordeaux et lyon particulièrement donc 6 cl uzerche pour parler de cet établissement a fait l'objet d'un débat lors d'une prise de conscience sur le risque encouru dans cette période difficile a été prégnante aujourd'hui on aurait tendance à dire que la gestion se fait d'une manière plus ou moins correct que ce soit de la part des personnels que de l'administration qu'accompagne hommes ces événements d'une manière on bâtir convenable ce qu'on peut pas dire sur la crise sanitaire donc effectivement là nous là dessus la gestion c'est plutôt beau bien fait la difficulté c'est de déplacer la population pénale dans d'autres établissements et on parlait de surpopulation forcément quand d'un établissement est touchée comme a été touché aux gersois avait que 60 % des effectifs à déplacer forcément faux les redistribuer sur sur les autres centres de détention de france et donc ça vaut crée aussi une difficulté de gestion de population donc là cela c'est extrêmement compliqué après je vais insister aussi parce que là vous l'avez fait à juste titre là la difficulté aujourd'hui de nos de nos établissements si elle est surtout dans les maisons d'arrêt je pense que là le gouvernement en tout cas l'administration centrale ne ne prend pas le juste mesure des choses puisque si encore en centre de détention il est facilement gérable de de travail et les chiffres de la population carcérale on ne peut pas le faire en maison d'arrêt est aujourd'hui la difficulté de la crise sanitaire nous amène à nous poser de vraies questions sur le lendemain la et sur l'ailé les semaines à venir sur la gestion des maisons d'arrêt qui est problématique et on ne fait pas cas aussi de l'outre-mer qui ont des difficultés énormes et qui ont un décalage dans le traitement de l'administration centrale que malheureusement c'est le c'est le cas pour beaucoup d'administrations et dans la pénitentiaire on a souvent un décalage avec avec la gestion de loups premier et qui aujourd'hui pose une réelle difficulté dans la gestion des détentions et des collègues qui aujourd'hui travaillent dans des conditions qui sont encore pires que celles de la métropole surtout qu'il aurait envoyé des masques pour il faut vous avez vu circuler comme moi c'est il ya deux semaines maintenant mais c'est vraiment et docks pour pour revenir au cas des prisons où il ya eu des et refus de regagner les cellules de voir des mutineries dégradation plus importante type les incendies comment c'est quoi les commencent à se cristalliser un moment donné qu est ce qui fait que ça pète dans dans la détention je suis moi aussi je peux intervenir en fête locale la raison en fait des refus d'intégrer l'attention de qui a eu et une forme de pression et un appel via des réseaux sociaux de la part de la population pénale également un peu ce que l'on savait très bien qu'il y ait la circulation des téléphones portables un qui soit illicite qu'il faut quand même l'objet de moyens de communication avec l'extérieur et qui ont fait que la une certaine prestance et vise pour en mettre une pression passe au gouvernement pour maintenir des parloirs en fait c'était surtout de la principale revendication pour garder du lien avec la famille bien évidemment mais surtout parce que c'est une réalité les parloirs permettent également l'intrusion d'objets illicites tels les téléphones portables ou en tout cas la matière est ce que sa cause est ce que du coup je me permet de prolonger la question est ce que les détentions dans lesquelles il ya des téléphones en cellule objectivement il ya eu moins de tension que celle où il y en a pas prince est toujours caché nous aller les personnels continuent de faire leurs pratiques professionnelles faire des plus de cellules mais les sondages de barreaux puisque quand même bien je parle pardon je parle pas des téléphones portables je parle des téléphones fixes qui sont dans les dents les dindes et hall où il ya des oui ils ont été installés en cellule est-ce que du coup dans cette école là ça s'est mieux fin ça s'est mieux passé que dans celle est ce que par exemple tout c'est le lieu des refus de regagner les cellules ou des mutineries est ce que ce sont des prisons dans lesquelles il ya toujours pas de téléphone fixe en cellule par exemple en ce qu'elle est sûre on verra forcément on parlera de statistiques on verra l'évolution en tout cas les communications qui appuyé avoir lieu dans les établissements où il y avait forcément la téléphonie fixe en cellule après au même titre qu'en quand on a vu qu'il y avait là la mise en place des cabines sur les sur des otages et dans les cours de promenade pour aider une recrue d une recrudescence des communications téléphoniques et en même temps de l'autre côté et bien toujours autant téléphone portable également église l'avenir nous le dira quand on fera peut-être une analyse des communications téléphoniques qui ont eu lieu via le réseau fixe si je puis dire mais bon après vous savez vous avez des personnes détenues elles sont malignes aussi l on utilisera la téléphonie fixe pour dire voilà j'utilise le téléphone fixe pour cacher peut-être ma téléphonie mobile voyez pour dire voilà je te laisse le téléphone fixe donc j'ai pas de téléphone portable ouais ça mais pas aimé vous parler des parloirs du cou et des des substances illicites du coup pour le parc très concrètement il ya beaucoup de rentrer demain ce régulièrement de rentrer de cannabis sous différentes formes dans les détentions et c'est quelque chose qui bon le cannabis et lire des propriétés apaisantes et vite et vite que que peut parfois ça serait dégénère et donc du coup par voie de conséquence à augmenter les tensions vous pensez que c'est vraiment un facteur que ça a été un facteur important je les ai vus relayée dans beaucoup d'articles alors pas de là plutôt de la presse spécialisée patent de la presse au grand public mais ça a été une préoccupation qui a été relayée vous vous la partagez vous cette préoccupation de dire comme il ya plus de rentrées de cannabis c'était vraiment être un des facteurs importants d'augmenter leur détention c'est là-bas pour rebondir en fait c'est une des voies les parloirs en effet c'est un accès qui permet en tout cas l'entrée d'objets illicites mais de là non seulement même si ebel et les parloirs c'est qu'il ya également énormément de projection comme on dit dans le jargon pénitentiaire par dessus les murs objections et le premier balance de saré dans la cour de promenade de l'extérieur avec ses teintes retour de promenade et voilà il ya eu malheureusement et c'est un fléau 1 il ya toujours existé mais là il s'est accru avec la la fin à la suspension des parloirs ce sont des événements qui se sont accrus sur sur l'établissement pénitentiaire malgré pourtant le confinement de la population d'une manière générale mais il ya eu une recrudescence des projections dans les établissements et du coup vis-à-vis des personnels soignants comment ça se passe parce que il aurait pu aussi être un facteur d'apaisement des tensions alors que vous qu'on a plus accès à il ya plus les cours il ya les associations culturelles sont plus là il ya eu les parloirs il n'y a plus il ya plus de le cannabis circulent plus vraiment l'accès au téléphone est parfois compliqué le personnel soignant aurait pu être aussi un peu une forme de réceptacle de tout ça mais j'imagine que pour eux aussi ça a été extrêmement compliqué ce qu'ils avaient des masques comment commence à s'organiser avec vous dans la gestion de la détention au quotidien est ce que aussi il ya eu des baisses d'effectifs parce que ben ils sont soignant mais comme vous aussi ils ont des certains ont des enfants il faut les garder et c'est enfin voilà comment commence à s'organiser vis-à-vis du personnel soignant en détention il faut savoir que donc il faut déjà connaître un petit peu le fonctionnement d'un établissement pénitentiaire pour comprendre un petit peu comment le personnel soignant aurait pu interagir entre guillemets dans cette période de crise faut savoir que les unités consultation de fond ambiant port dont les hutts a cédé des petits cabinets médicaux au sein de détention donc sont là pour justement gérer tous les patients dont les personnes détenues qui sont présents dans ces dans ces établissements et donc forcément sont sous-dimensionnés par rapport à un nombre réel de patients qui pourraient conçu est ce cette unité donc déjà c'est une réalité il faut savoir que eelv ont vécu les mêmes difficultés que les personnels soignants à l'extérieur c'est-à-dire des difficultés d'approvisionnement en termes de matériel des problèmes liés au si après forcément la gestion de la crise sanitaire et donc c'était une période également difficile il faut savoir aussi et ça ça a été une réalité c'est que pendant un long moment les personnels soignants était donc eux avaient reçu de la part de leur administration donc les moyens nécessaires alors nécessaire jeu c'est un gros mot puisque les moyens nécessaires quand on voit ce qui a été fourni aux soignants je suis pas sûr que c'est nécessaire mais les moyens entre guillemets notamment aux masques hors gel hydroalcoolique et c'est alors que dans les mêmes locaux les personnes de soigner les personnels de surveillance eux n'avaient rien ce qui a mené entre guillemets une avez le droit de vous en donner du goût non ce qu'interdit dans les établissements en fait sur le coup il ya eu des personnels soignants qui ont demandé justement ils partagent les mêmes leur sécurité et la sécurité de leurs patients que les personnels pénitentiaires emporte l'administration pénitentiaire or pour la plupart des établissements refusé dans le même logique ce qui avait été établi auparavant que à partir du moment laissé sous-entendre qu'il y avait ce besoin c'est à dire laisser sous-entendre que l'ensemble des personnels on aurait besoin et donc aux quelqu'un parce que ça a été la réalité pendant plus d'un mois et demi c'était de cacher entre guillemets le défaut d'approvisionnement et le mettre sur une cause beaucoup plus noble pour eux celle de l'importance du port de masques en détention sanitairement parlant ce qui est totalement faux et on l'a su très rapidement et le seul et unique but du ministère et d'ailleurs ça a été indirectement avoué par la ministre lors d'une audio-conférence fait justement de masquer le défaut d'approvisionnement puisque derrière le il faut savoir révision par l'éditeur dans la génèse on a eu une réunion nous le 9 mars avec l'administration pénitentiaire pour lesquelles on a indiqué une commande de huit à dix millions de masques un mois après on n'entend qu'eux sans masque arrive sur les détentions 120000 match à redon ils sont vingt mille masques vous imaginez bien qu'entre 120 milles et 8 à 10 millions si c'était quand même une volumétrie bien plus différente il faut savoir qu'on n'est plus de 30000 personnel de surveillance si on rajoute les personnels administratifs etc ils sont proches au ministère on est près de 80000 parce que là les 8 à 10 millions c'est pour l'ensemble du ministère donc si on met ses volumes é très lent en parallèle les masques qu'ils avaient en leur possession n'aurait permis que de tenir une ou deux journées en faisant des priorisations comme il en fait qu'ils étaient totalement j'ai une question du coût parce que le coronavirus on a entendu parler des mois décembre dernier en chine ok et c'est depuis entre décembre et mars entre les annonces de premières mesures de confinement en tout cas au moment des municipales d'art et des barres machin parce que je vais pas revenir là dessus c'est du n'importe quoi aussi mais il y a il se passe quand même quasiment trois mois il ya eu des réunions des chsct sur le sujet et c est ce que vous vous est ce que vous vous avait alerté indien bon alors et si ce machin arrive quand on gère ou est ce que le ministère vous a donné des informations enfin parce que il y avait peut-être moyen d'anticiper un petit peu la situation où est ce que c'était vraiment à la rage du coup le président a parlé oeuvre le bas de combat où sont les masques commencent à séparer l'administration pénitentiaire réagi de toute façon toujours après événement c'est à dire que derrière il faut qu'ils aient un événement qui se passe pour que derrière l'administration réagissent a toujours été là on prend le sujet là qu'ils ne touchent actuellement et qui est donc la crise sanitaire liée aux copies de 19 mais ça peut l'être sur l'ensemble des événements qui ont pu se passer dans la pénitentiaire ça a toujours été comme ça l'administration réagit toujours après coup que jamais en prévision de ce qui pourrait arriver ça l'a été notamment sur le coup avec la gestion des détenus alors qu'il terroristes etc etc ça a toujours été ça le sera toujours ça on l'a bien compris même si derrière on aimerait notre administration réaliste justement un peu à peu en amont et prennent différents sujets et évoque différents sujets l'administration n'arrive pas à faire et ça ça a été une réalité on le dit on le redit mais c'est une réalité qui pourtant cause beaucoup de mal puisque en effet si derrière une prévision est établie ça aurait permis de munir l'ensemble des personnels de masques d'appliquer en préambule déjà l'ensemble des gestes barrières limiter la propagation sano détention pour éviter d'en arriver là on en est aujourd'hui aux anneaux détention c'est une réalité mais pour autant il est très compliqué de comprendre entre guillemets ce manque de prévention quand on voit que ça a été établi dans l'ensemble des administrations de ce pays dans l'ensemble de la gestion même de nos concitoyens et des la réalité a été établie offrant la santé c'est d'accord dans la santé je pense que s'il ya bien un milieu pour lequel il aurait dû avoir justement l'ensemble de ces questions qui auraient dû être prioritaire et pour lesquels derrière il y aurait dû avoir des études et plusieurs commandes de fait notamment sûr sûr sûr des animateurs sur la gestion de blues les magic a eu des nausées etc etc c'est bien pour les personnels de santé et pour autant j'ai souvenir d'une intervention de l'ancien ministre de la santé qui évoquait que derrière virus est très très loin de chez nous et qu'il avait aucun risque pour pour nos concitoyens donc ouais elle a dit dans une autre interview qu'en fait quand elle disait ça elle savait pertinemment que ce n'est pas vrai et qu'il fallait se préparer mais que personne puis que ça j'ai bien entendu la la la contre-vérité également mais ce qui n'empêche que derrière ça démontre bien qu'à un moment donné on ne les dérange pas d'exposer l'ensemble des personnes à ses difficultés à cette crise indique m tant que entre guillemets de ils seront bien là où ils sont du coup question un peu à tous les trois ont fait un point la main à un moment où on se parle on en est ou qui a des masses qui a des gants qui acquit du gel hydro alcoolique qui n'en a pas dans chacune des détentions qui sont dans vos périmètres respectifs le problème c'est que c'est très différent selon les gestions parce que on décentralise le pouvoir aussi dans des questions de direction interrégionale donc en fonction des actions interrégionales là on va rentrer aussi dans une logique économique 1 il ya une logique de bras de fer à la fois économiques et intellectuelles il ya ceux qui au vent avoir envie de se dé de dégoter des masques qui vont tout faire pour les avoir en premier ce sera peut-être pour dr avant toulouse en les piquant à l'île de france avec avec des approvisionnements locaux ou vraiment des rapports de force entre delhi pour s'improviser le stock central mais je pense c'est là on est tous sur le scope centrale à redistribuer là on est sur une gestion à la petite cuillère de toute façon le vois bien même aujourd'hui on est vraiment dans une logique emporte de cacher la vérité puisque aujourd'hui on perd mais seulement un certain nombre d'argent de porter des masques alors qu'il faudrait que tout le monde de les fortes on va nous dire ah dans quinze jours quand on aura un peu plus de marques qu'il faut que tout le monde les portes on devrait le faire dès aujourd'hui sauf qu'on n'est pas en capacité matérielle de le faire donc forcément aujourd'hui on donne une inauguration qui n'est pas du tout logique avec la logique de santé en tout cas la logique de le casser la propagation du virus on est surtout sur une logique économique ou quand si on a fait 50 mille masques à distribuer eh bien on va en donner pour tenir une semaine et ça va permettre d'attendre une semaine dans avoir être d'autres pour dire que demain il faudra que tout le monde porte le masque que ça soit à la fois en détention dans les zones administratives qui sont aussi à risque que la détention puisque de toute façon avec le flux de personnel qui y naviguent dans un ensemble dans une enceinte pénitentiaire forcément l'ensemble du personnel est à même d'être en contact avec le virus donc aujourd'hui il faudrait une protection complète pour l'ensemble du personnel aujourd'hui on le donne quand même certaines catégories de personnels qui sont soit disant en contact avec la population pénale mais ce qui ne garantit en rien la limitation de leur propagation du virus on fait de la la on fait de l'ajustement économique et parcellaire c'est qu'à part il n'y a pas de logique mais tsé tsé tsé comme disait mais c'est donc en ville il ya quelques minutes c'est quoi on travaille toujours après coup dans l'administration pénitentiaire et dans d'autres zones nitrates et le logica et couper tous aujourd'hui on fait seulement 20 % du personnel parce qu'on n'a pas les capacités de le faire et pourtant pour rebondir par rapport aux propos de monsieur perrin nous avons avec nous en tout cas la sous traitance hier nous avions déjà alerté la ministre dès le 12 mars dernier puisque les premiers morts apparaissait dans notre pays et que nous nous avons lourdement insisté sur le fait que déstabilisant pénitentiaire ce sont des milieux confinés et donc sans en milieu confiné forcément il y avait une surexposition des personnels et de la population pénale par rapport à ce que 8,19 et c'est pour ça qu'on a insisté sur le fait de bénéficier en tout cas de masques non seulement une mesure de prévention pour se protéger mais également protéger les autres le fait d'exercer au mieux payés temps c est ça concernait les personnes de sortir en ces personnes distractif alors les intervenants extérieurs parce qu'il ya certains établissements qui sont qui travaillent des partenaires privés qui font la gestion la maintenance depuis la dissolution des des commandes des cantines donc tous ses personnels à nous demander en tous cas et sous équipés de masques de protection alors après bien évidemment sur à mesure les savons déjà les droits alcooliques sont arrivés mais petit à petit et s'était même des fois la bérézina quasiment l'arrachage de tête pour un pot bénéficier de papier essuie-mains à usage unique parce que par souci d'économie bien souvent on prend des serviettes éponges que l'on nettoie par le service de la lingerie pour remettre parce que c'est moins coûteux que des essuie-mains un visage uni donc tout ça c'est des éléments que nous avons porté dès le début de la crise quand vous allez en préambule faisait bloc et la gestion de la crise sanitaire il dit à ce creux vide le thé le début on sentait qu'on était mal engagée et qui on aurait énormément de difficultés à obtenir en tout cas des moyens et ça se traduit assez rapidement et je moi je me permets de faire quand même le comparatif un moment donné il ya une levée de boucliers des forces de l'ordre par rapport au confinement qui demande justement avoir des masques pour contrôler les personnes qui avaient l'attestation dérogatoire de déplacement et avec ce contact là d'avoir des masques et donc des dernières vous étonnés que nous étions mieux confiner la priorité sans se faire un petit peu là des concours entre nous mais c'était devant de demandes et nous ses moyens distribués au personnel souriant ce parce qu on exerçait en milieu confiné et qu'à partir du moment que je seul nous est chère habilités à pénétrer dans l'établissement pénitentiaire c'est nous qui avons une bélie véhicule est ce ce qu vide et donc la mesure de prévention autant pour nous que à l'intention de la population pénale nous être la priorité et ça n'a pas été fait et maintenant par rapport comme disait chez perrin par rapport à la pénurie de masques et de moyens nous aurons vraiment les masques mais un joint faux-pas faut pas se leurrer nous on sera tous équipés de masques et dans l'est la pénitentiaire nous sera encore la dernière roue du carrosse ou les personnels auront ces masques il vient à partir de fin juin une fois que tous les entreprises où toutes les les fabriquer ces masques il y avait une histoire de je crois que la ministre en a parlé si pas de bêtises je sais plus où je les entendais me avait une histoire de déployer des masques lavables et parce que ça pourrait résoudre une partie de l'équation pour le coup il ya des services de laverie dans l'est dans la plupart des détentions ça pourrait éviter de devoir dépendre d'approvisionnement douteux et un certain quoi ça a été fait en effet évoqué d'ailleurs pour sa flamme à ce que qu'ils sont qui ont été fournis pour nos collègues il faut savoir que certains masques qui sont lavables dix fois donc c'est déjà des choses qui sont pas dans l'ensemble des démarches qui ont été distribués mais qui le sont pour certains pour lesquels les masques sont lavables dix fois et donc permettrait mais ça a été et pour en revenir aux masques qui a été dit par par mes adjoints s'est assez bien on reconnaît dans une gestion comptable et un soyons soyons franchement pas dans une une solution de réduction à tout prix de la propagation du virus mais bien dans une décision comptable de se dire qu'à un moment donné on fait avec ce qu'ils ont et donc s'ils doivent exposer les personnels s'ils doivent exposer la population pénale assez risqué mail les exposeront parce que derrière vaut mieux cacher le défaut d'approvisionnement le défaut de de réflexion en amont de l'arrivée de cette pandémie et donc ils veulent cacher entre guillemets leur leur incompétence à 1 ni plus ni moi parce que c'est d'aller à l'incompétence et donc exposé les personnels sur le coup puisque si on veut être réaliste et si on aurait souhaité éviter à tout prix la propagation de ce virus on aurait équipé de masques l'ensemble des personnels en or équipé de masques l'ensemble des prestataires privés on aurait équipé de l'ensemble des personnes détenues pour justement réduire un maximum toute projection qui pourrait permettre justement à cette propagation ce qui n'est pas le cas j'ai même l'impression que mon sentiment après l'allocution du président de la république nous venons de rechange et de stratégie que l'objectif est peut-être qu'on finisse par tous le chopper en ouvrant progressivement les écoles à partir du 11 mai se dire que les gamins vont le chopper sans avoir de symptômes vont le filet à des parents ils se disent que finalement si on a le bon nombre de lits de réanimation et qu'on finit par avoir à peu près les masques bah vous mieux redémarrer la machine économique et que le pays tourne qu on le chope et qu'on finisse par être immunisé entre guillemets en espérant qu'ils aient pas trop de réinfection puisqu'on voit qu'il ya des deuxième vague les troisième bac dans notre pays mais bon et puis que bach on attendra quand tu seras un vaccin quoi j'ai l'impression qu'on est revenu sur ce genre de stratégie qu'au début c'était aussi un enjeu pour rassurer les uns et les autres pour éviter les surréaction dans différents corps professionnel différentes structures comme l'adminstration pénitentiaire avec il est avec les personnes détenues enfin ça c'est mon sentiment et je j'imagine qu'il doit être partagée par beaucoup éléments de la vie en tout cas de mon côté il est partagé enfin il est vrai que dans certaines interventions qui a pu avoir la rentrée je ne parlerai pas pour mais les camarades de la cgt éducation mais mais en tant que parent forcément j'ai été assez surpris des mesures prises sur la réouverture des écoles notamment quand on évoque pour les universités c'est la nacre ne reviendrez pas avant l'été mais que pour tout ce qui est crèches écoles maternelles primaires collèges lycées dans ce qui indirectement obligerait les parents à rester chez eux pour la garde et donc traîné l'économie pour ses personnels pour ces personnes là on leur dit allez on peut retourner c'est pas grave ça me paraît assez et pas besoin de lui car il n'y a pas besoin de nous pour les étudiants comme chacun sait donc bon même si des fois on pourrait en douter mais on a tous étaient des grandes et grands enfants juste pour rester sur un peu ce qui se passe là sur les tensions avant de passer à la pré et j'ai encore deux petites questions sur les gens qui rentrent et qui sortent en détention on n'a pas parlé et moi j'en ai parlé avec eux quand même et il ya les avocats qui peuvent rentrer et sortir pour voir les personnages et comment ça s'est passé j'ai l'impression qu'il y avait des applications à géométrie variable des fois on les laisser rentrer des fois pas des fois je voulais rentrer six mois si on leur fournissait un masque on n'avait pas leur fournir etc c'est un un sacré bazar et que ça devrait être encore un peu et quid aussi des magistrats puisque les magistrats sont censés aussi se déplacer en détention notamment le juge d'application des peines comment comment comment ça s'est fait selon les retours que vous avez pu avoir alors il faut savoir qu'il ya eu forcément une réduction de ses entrées et on va pas se mentir alors il est vrai qu'il fallait créer quelques tensions notamment sur l'envié de certains avocats de de pouvoir justement prendre contact avec leurs clients et donc évoquer avec eux donc les différents sujets qu'ils ont besoin pour l'avancée de leur dossier mais il est vrai aussi que les personnels ont été confrontés à la réalité de ce qu'ils avaient en termes de protection c'est à dire quasi nul et donc forcément ça à mener pour atteindre personne détention puisque rentrer dans un établissement pénitentiaire dans un milieu confiné ça a été si bien dit par mon adjoint c'est des risques de propagation de virus à ses hommes et donc forcément ça laissait craindre justement cette propagation et le risque d'attraper le virus donc beaucoup de d'avocats ou de magistrats ont fait le choix de réduire au maximum leur leur passage en détention a fait savoir que alors au delà de cette procédure pénale il ya d'autres intervenants qui est encore aujourd'hui sont dans les établissements pénitentiaires et ça a été évoqué tout à l'heure notamment entre guillemets des partenaires privés qui travaillent pour pour la gestion quotidienne de la détention notamment sur le fond le les réparations sur la manutention sur la gestion de des cantines etc et ils ont du matériel girma ce coussin autant de difficultés que nous pour avoir le matériel tout simplement une réalité ce qui appliqué souvent au personnel de surveillance les au prestataire extérieur donc ils sont à peu près au même niveau qu on peut l'être avec un petit train de retard également puisque qui dit partenaire privé dit aussi derrière une géométrie qui est vraiment important dans le milieu du capitalisme c'est justement et bien l'argent est forcément le budget prévaut souvent à la santé des personnels et sur les personnels soignants et globalement mis à part ceux qui étaient potentiellement vulnérables qui avaient des enfants à garder ils sont tous venus bosser où il ya des secteurs de soins où on a dit ben ça c'est pas prioritaire on fait plus ce type de soins je pense notamment à tous qui est santé mentale puisqu'on sait évidemment que dans la population carcérale il ya énormément de gens qui ont des pathologies psychologiques mais aussi un bon tiers qui ont des pathologies psychiatriques qui peuvent aussi générer d'autres troubles et de difficultés pour vous pour vous derrière est-ce que ça c'est une continuité sur c'est ce type de soins en santé mentale ce qu'il faut savoir c'est que au niveau du médical alors certes ils interviennent en milieu pénitentiaire donc dans nos établissements mais ils sont rattachés au ministère la santé n'ont rien à voir avec la pénitentiaire est donc auquel cas il va si je voulais faire la précision pour ceux qui ne pas forcément 7e cet élément en tête après derrière le personnel soignant je pense qu'il a démontré un état on a pu le voir la sueur sur cette période tout le professionnalisme qu'ils avaient sur le coup ils ont essayé du mieux qu'il pouvait dans la même manière dans nos établissements a justement permettre à leurs patients donc nous personnes détenues dans nos intentions mais pour leurs patients de suivre entre guillemets les processus de santé après faut savoir que derrière forcément c'est assez disparates dans bon nombre d'établissements 588 établissements donc avec 198 188 donc unités de soins qui sont totalement différentes avec forcément des problématiques qui peuvent exister mais comme ça pour elle existera financière sur les effectifs de tel ou tel hôpital et non forcément certains certaines consultations 10 de seconde zone comme ça peut exister malheureusement dans dans les hôpitaux sont reportés ok bon alors du coup je vais venir une question qui est un peu centrale et qui va peut-être faire la transition avec la presse je vais essayer d'être le moins provocateur possible et c'est provient tout puisse comprendre les enjeux globalement les personnes détenues ou prévenus ce qui donc les prévenus sélectionnant des tensions priseur complet leur procès qui sur la masse des gens maison d'arrêt à une bonne partie des gens en maison d'arrêt les personnes détenues vous les portez pas forcément dans votre coeur venir bon ccc des gens que vous croisez tous les jours au quotidien mais c'est quand même des gens qui ont commis des délits c'est quand même des gens qui ont été condamnés par la justice et bah vous vous trouvez rien de mieux a demandé que qui quitte la prison chose que je partage par ailleurs mais comment comment on peut parce que vous l'avez vu vous le savez comme moi le regard de l'extérieur de des citoyennes et des citoyens français de ce pays encore lui un sondage à la semaine dernière qui dit 80 % des gens sont opposés à ce qu'on a ce qu'on se retire les détenus de 2 de prison y compris dans le cadre de la crise du duc ovide 19 quelle comment on pourrait essayer de mieux aider à faire comprendre à rien tout le volet sanitaire on vient de le dire des raisons pour lesquelles tout ça c'est une pétaudière c'est une cocotte minute parce qu'il ya des gens à l'e3 confiné et donc c'est des facteurs d'aggravation de la contamination du virus et donc potentiellement des hôpitaux qu'on remplit aussi à l'extérieur et des places de réanimation comprend qu'ils pourraient être libérés et pour s'occuper des autres mais mais au fond pourquoi pourquoi vous en êtes arrivé à dire mais il faut oui il faut vider en partie les prisons des gens qui sont dedans il faut savoir déjà que cette revendication elle nous elle n'est pas apparue au moment du coup 8,19 c'est une revendication comporte maintenant depuis des années en lien avec la réalité de ce qui est le monde et le meuglement de paix dit entière et le monde carcéral alors on a entendu comme vous les éléments nous a dit que derrière comment on va là on va libérer des criminels il faut savoir déjà que pour bon nombre d'entre eux ce ne sont pas tous comme bouclé l'évoqué des criminels vous l'avez si bien dit tout à l'heure savoir qu'il ya près d'un tiers des personnes qui sont incarcérés en maison d'arrêt et sur le coup qui sont prévenus c'est à dire qu'ils n'ont même pas encore été jugé donc et pourtant qui sont dans nos établissements ça c'est déjà un premier levier pour lequel pour nous il était important de 10 jouer et puis après il ya aussi des courtes peines et pour savoir que dans nos maisons d'arrêt près 25% des personnes qui sont détenus le sont pour des peines de moins de six mois donc quand on parle de peine deux mois de six mois on parle pas de criminels de puyoô l'heure de jeu ne sais quoi souvent c'est des personnes en conduisant pour conduite sans permis pour alcoolémie pour des petites pour des petits vols et ça c'est une réalité alors j'entends bien dans l'esprit de tout un chacun et quand on n'a pas forcément la connaissance du monde carcéral en ce 10 mai on va libérer et des assassins des violeurs ce n'est pas ce n'est pas du coup quand il fait pas ce qui était demandé vous ce qu'ont demandé c'était vraiment de réduire un maximum et c'est ce qu'on demande au tour de réduire un maximum de détention justement d'actifs donc aujourd'hui savoir et je les dis là la mise en prépa on a beaucoup de prévenus parce que le l'incarcération est devenu entre guillemets la solution la plus facile et celle qu'on prend à tout bout de champ dès qu'il doit y avoir entre guillemets un riff en moi sur la piste et ski ce qui est pour nous aberrant parce que l'alternative à pour quelqu'un qui est prévenu les alternatives on n'est pas obligé de le mettre en prison non seulement c'est parce que le magistrat est dit ouais mais je sais pas s'il va venir à l'audience ce jour de son procès dont je veux le garder sous la main et le meilleur moyen de l'avoir sous la main et à l'oeil entre guillemets c'est c'est en prison et puis quand tu y penses le quand même le mec parce que c'est essentiellement des hommes à fait a vraiment fait une connerie et qui a des éléments concordants il se dit bon au moins il aura déjà purgé une partie de sa peine pour le jour où je vais le juger ce sera toujours ça de pris et ça te fait normalement ça ça rentre pas en ligne de compte c'est parce qu'il ya le code de procédure pénale on est d'accord mais j'imagine que c'est un peu le le sentiment qui peut qui peut prévaloir mais justement sur ces détentions provisoires la cdu le choix a pas été du tout de faire en sorte qu'on retire les gens de détention provisoire puisque ils ont pris de la mesure dans les ordonnances que le magistrat automatiquement sans même avoir besoin de rien écrire ne rien dire ne rien faire prolonge la détention provisoire ou prolongent la durée de détention de quelqu'un qui n'est pas encore qui n'est pas encore jugé ça semble quand même c'est hallucinant quoi moi je n'ai pas lu activement moi je vous rejoins c'est hallucinant mais à l'origine également c'est pour ça que nous allons lui comme un mal être est ce un impact non négligeable sur les conditions de travail des personnels ces cas pas tu manques on a un établissement pénitentiaire d'une certaine capacité 6 500 places c'est 500 places et de cellules individuelles alors aujourd'hui nos établissements ils sont surpeuplées alors surtout parle de maison d'arrêt un donc deux prévenus mais dès lors qu'un magistrat décide de placer quelqu'un en mandat de dépôt et donc incarcéré que ça soit 500 places ou six ans il regarde pas ça il regarde pas j'ai dit comme vous dites je vais l'avoir à l'oeil donc je vais l'avoir sous la main parce que j'ai pas envie qu'ils se carapate et je veux qu'il y réponde de ses actes en passant au tribunal lors d'une audience et donc aux cons soit 510 550-600 620 et c'est ça qui fait que les maisons d'arrêt sont surpeuplées et qu' il ya des mauvaises conditions de travail des personnels et donc du coup et quand on regarde et ne serait-ce que la crise sanitaire vous avez deux voire trois détenus dans une cellule de 9 mètres carrés par contre tous continents je vois pas où comment on peut réussir et c'est pour ça que ces libérations là qu'ont été faite justement c'était pour faciliter une poutre mesure de dire voilà dans la gestion quotidienne de la détention on va pouvoir libérer des places et peut-être avoir des cellules individuelles de telle façon à gérer ou canaliser les personnes infectées les mettre dans un inspecteur pour justement contenir ou en tout cas éviter que ça ne contaminent les autres et quand on rend enfin et là monsieur d'orange qui il a totalement raison et ça ça c'est x année comporte le sujet et quand on parle également d'un numerus clausus de dire voilà si un établissement pénitentiaire est fait pour 500 places et d'un ses 500 places c'est ce pas 500 une passe un sans doute ses 500 donc le plus proche la limite mais ça serait peut être justement à des questionnements ou en tout cas des des projets qui devraient être portés et en tout cas défendu par ce gouvernement là veut dire voilà si le plus proche le début le plus proche de la sortie doit sortir comme ça on arrive vraiment au taquet c'est ça c'est ce qu'on appelle une régularité une une régulation en tout cas un système de régulation carcéral en fonction du nombre de places on prend celui qui est plus près ce qu'on est en train de faire là ceux qui sont le plus proche de la sortie on essaie de les faire sortir un tout petit peu plus rapidement il faut aller plus loin nous allons aller encore plus loin craint et après on est juste une revendication et je crois on le porte en profiter et qu'elle compte de l'audience nous ici la cité pitance hier au demande pas d des usines à incarcérer un parce que les établissements maintenant pénitentiaire 'le de ce sont des établissements de 700 à 800 voire voire 1000 places c'est pas ça nous on veut des établissements pénitentiaires la gestion humaine gestion humaine c'est 300 places et pour vous mener à bien toutes nos missions que ce soit de réinsertion de sécurité ou plus travailler avec une population pénale de 300 avec des effectifs en conséquence des 18 usines comme ça à cinq sens parce que du place pour le dire à ceux qui nous regardent l'objectif quand même en soi c'est pas de faire du gardiennage et l'économie non mais l'objectif n'est pas de faire du gardiennage au fonds normalement en théorie de la prison alors certes les maisons centrales pour les plus dangereux etc mais l'objectif c'est quand même de faire de la prévention de la récidive c'est à dire que celui qui ressorte il recommence pas à commettre des délits et on sait bien que le contrôler dans les deux usines comme ça qu'il ya peu d'activités le taux de récidive il est d'autant plus d'autant plus élevé il ya des tas de travaux qui l'ont kg montrer quand il lui manquerait juste pour revenir parce que je vois dans les commentaires sur sur facebook que je suis c'est de suivre en parallèle et sur twitter et sur youtube comment parler de bon le magistrat regret c'est pas soit il met en détention provisoire soit rien il ya quand même entre deux de mesure qui peut prendre pour se donner les garanties de revoir la personne alors on ya le contrôle judiciaire avec le pointage au commissariat et c'est qu'on prend le classement sera un peu plus compliqué mais il ya aussi ce qu'on nous a vendu est survendu pendant la réforme de notre programmation de la justice 2019 le bracelet électronique et il ya un truc que j'ai pas compris c'est que on a arrêté tout ce qui était peu de brasse l'électronique là depuis le depuis le début du confinement autres car la limiter très fortement que équipe je comprends je comprends pas enfin je sais bien que pour poser le bracelet il ya un dispositif technique faut installer le boîtier faut faire l'étude de faisabilité pouvoir si le périmètre est bon et c'était etc n'empêche qu'on aurait pu faire un petit effort c'était toujours cette prime ne sais pas ce que vous en pensez sur le sur cet aspect là après ce qu'il peut pour mettre en parallèle c'est aussi en fait les difficultés alors là sur le coup sûr les personnels puisque ce sont des personnels qui vont aller poser donc forcément faire gratter qui vont donc se rendre dans les différents domiciles pour pouvoir poser et gérer entre guillemets après et suivre la gestion ce qui est extrêmement compliqué dans ces périodes sanitaire mais en effet il dit on en revient au même problème en fait pas de masse pas de protection pour cela jean pose pas de masques de protection pour la jaune qui va mettre le boîtier au domicile donc du coup on a dit bon ben on arrête quoi bon mais maintenant on a des masques et qu'est-ce qui vous qu'est ce que vous dit le ministère elle a mis ça dans les derniers échanges pour si peu qu'elle des changes mais ils vous disent quoi qui souhaite reprendre la pose de bracelet le plus vite possible avec les moyens de protection qu'ils ont reçu un sos sur le coup comme vous dites si bien ras on n'avait aucune entre guillemets éléments provenant du ministère de l'administration sur sur la reprise des bracelets électroniques et sur les différentes poses après nous en tant que syndicat on était aussi je préfère le dire il faut préciser pour éviter justement tout contact sur le coup avec le personnel avec l'extérieur ce qui était sur le coup puisque là dans la gestion quotidienne il faut se mettre aussi dans la réalité de ce qui est entre guillemets la gestion des bracelets électroniques c'est une pause c'est de se rendre temps en temps dans les domiciles c'est c'est tout un suivi qui établit avec avec la personne et qu'il soit aussi dans la dérision ces séries non non c'est pas du tout des agents qui sont des tensions c'est des gens qui sont eux à l'expliquer interprétation et voilà dans les services ce pays dans certaines stations de probation et qui sur le coup donc je gère tout ce qui est justement suivi pause et c'est sûr sûr sûr les bracelets met donc ça peut être une piste là maintenant qu'on a à nouveau un peu plus de matériel est-ce que vous pensez que ça peut être une piste pour diminuer le nombre de prévenus parce que en gros là on a on a vidé enfin david et ils ont fait en sorte que les courtes peines sortent un peu plus vite il ya moins d'entrée puisqu'il ya moins de jugement et en main d'entrée bon voilà le la marge de progression la cour terme cessé de diminuer la détention poseurs est ce que finalement est ce que c'est vraiment leur objectif où est ce qu'ils se disent bas d'ici le 11 mai encore un mois et mécaniquement on va encore perdre deux trois mille personnes c'est bon on n'est plus à un mois après on va attendre quoi se retrouvent de laon des sources pour le gain la dernière note de l'administration pénitentiaire elle est très claire on demande une gestion mais très très très scrupuleuse des moyens de protection donc le peu de masse qu'on a il doit servir quasi exclusivement que pour les agents qui sont en contact d'impression pénales donc vraiment si on commande et dans la halle et de la gestion à la petite semaine la priorité ne sera pas donnée aux agents qui pose les bracelets électroniques pour qui pour avoir un masque et de pouvoir aller les places et donc là en effet je vous rejoins on n'est vraiment pas dans ce cas de figure les rangs on va attendre on n'est pas un ou après ou deux mois après pour l'instant il ya abandon un petit peu du des autorités ces instances judiciaires là on fait je suis un petit chemin ceux qui sont libérales des bandits et libère et en tout état de cause pour l'instant il n'y a pas de placement sous bracelet clairement c'est pas la priorité et c'est vraiment dans la gestion du des moyens de protection parce que les agents également sont également eux demandeurs domaine protection s'il devait aller dans les familles en tout cas dans et c'est normal ils ont passé le dispositif alors qu'on parle de confinement c'est pas pour aller se promener et puis aller de famille en famille à déplacer un bracelet limpide il faut pas non plus réagir de la sorte parce que du coup on aurait le même jeu que l'administration dans la préparation ils n'ont pas eu cette volonté de politique pénale ils ont pas voulu la mettre en place aujourd'hui si on le voulait la mettre en place on ouvre une difficulté à la fois humaine et matérielle de pouvoir suit la montée en charge d'une multiplication de mise sous pli et oui montre un codage on du côté des spip pour surveiller les bracelets qu'on a posés etc c'est une volonté de politique pénale qu'on n'a pas su prendre à bras le corps un moment où on avait le temps de le faire il faut pas réagir sur une politique pénale de la sorte maintenant qu'on est dans une crise sanitaire non seulement elle résoudrait pas le problème mais en plus elle irait à contre-courant il faut qu'ils assument ne pas avoir voulu prendre conscience que sera cette contrainte elle était offerte avant par une très forte en qui le permettait et qu'aujourd'hui on a une politique qui ne me bats la mettre en place donc faut assumer aussi être là dire qu'on n'a pas voulu mettre en place cette politique et d'un bal on a continué de mettre la surpopulation carcérale en avant de favoriser la récidive devant à morizet les mauvaises conditions de travail du personnel en détention c'est bon si ça qu'il faut ne pas réagir comme ça dira demain on va x 10 20 les bracelets on pourra pas le faire on n'aura pas les agents nécessaires on aura surtout pas le matériel parce que l'administration ne sera pas en capacité de nous fournir le nomme le matériel nécessaire à cette mise en place et on se rend croulera sous la possibilité de faire ce sera aussi une difficulté est là aussi on dira c'est la faute à l'administration une tension elle peut pas faire non c'est pas vrai c'est parce qu'on ne donne pas les moyens de faire on est on est dans la même logique de toute façon qu'avec le système hospitalier dans le système hospitalier il ya eu un défaut de lille chez nous il ya eu une grosse problématique qui a été donc les politiques qui ont été adoptées et qui ont amené à cette surpopulation pénale là aujourd'hui la surpopulation pénale il y aurait eu d un nombre incommensurable de levier qui ont été proposées notamment par notre organisation mais par également d'autres partis politiques etc etc d'ailleurs vous aviez des sur cette question aussi des éléments de réponse et pour autant rien n'a été fait et là on essaye de nous faire croire qu'en en deux mois de temps ils vont résorber tous les problèmes est que derrière la surpopulation pénale pendant cette période ne sera plus un souci oui mais et après bon et même s'il y a livré ce qu'on n'y croit pas et donc et après et après on revient à la normale est donc entre guillemets on nous démontre juste que les éléments et les directions qui ont été prises donc ont permis justement de réduire cette surpopulation pénale mais pour autant dès demain on va revenir à la normale du coup ça fait une bonne transition pour aller vers une conclusion parce qu'on a on est un peu étonné passer le temps imparti mais c'est pas grave c'est pour ça que c'est intéressant qu'est-ce qu'est ce qu'on garde de deux de positif de cette crise quand même qu'est ce que c'est quoi les craintes pour après on vient d'en évoquer une c'est que finalement il est peut-être un petit effet d'accordéon c'est à dire que là on est en train de vider les entrées on a un peu vidé les sorties d'ailleurs sur les temps passant on a plus vide et l'entrée que la sortie ce qui fait que la population pénale a plus diminué de ce fait la queue des décisions formelles qui ont été prises même qui interroge sauf que dès que les juridictions vont reprendre et tous les dossiers en attente plus tous ceux qui ont commis des délits dont on aura attendu un petit peu parce que il sait pas ils ont tapé leurs gamins leurs compagnes leur convoi la donne voilà toutes les situations là qu'ils sont en train de ce général le confinement évidemment et puis et puis l'activité qui va qui va reprendre dans tous les sens en même temps on risque d'avoir justement de re remplir aussi vite qu'on a vidé les prisons nicolas qu'est-ce qu'on garde qu'est-ce que kay c'est quoi les craintes à garder ya pas forcément beaucoup de choses quand on voit la gestion qui a été mise alors après dans les deux plans a plus précisément on va on va essayer de scinder pour les personnels et en termes de politique pénale peut-être en termes de politique pénale donc forcément on a réduit un maximum la sphère dans leur esprit nos détention pour nous ça peut l'être encore plus le but étant de garder cette voie et de réduire un maximum justement cette surpopulation pénale pour permettre de une 1 en signant un encellulement individuel et donc qu'ils resteraient déjà un peu plus digne que ce qu'il est aujourd'hui sur le coup ça ce serait déjà un premier point regarder ce qui pour nous et vous l'avez si bien dit ne va pas arriver très rapidement on va voir arriver donc forcément on va tous ces dossiers en attente un durcissement à mon avis aussi également sur le coup qui va nous amener à rango rejet nos établissements et à revenir un taux de surpopulation pénale qui va très rapidement en moins d'un an ray atteindre le niveau maximum qu'il avait connu au 1er mars donc c'est une c'est une réalité et ça c'est justement un des éléments qu'on souhaiterait remettre sur la table et réaborder et pour permettre justement est bien de conserver entre guinéens nombre limitée de deux personnes dans l'établissement parce qu'avec 60 et 2000 places on pas aujourd'hui hébergés soit en 2000 détenus c'est pas possible et donc on l'a dit on l'a redit on nous a prouvé en tout cas ils ont essayé de mettre en oeuvre des éléments qui ont permis de réduire cette surpopulation pénale c'est que c'est faisable donc à un moment donné il faut rassembler tous les acteurs autour d'une table discuter pour permettre justement à atteindre cet enseignement individuelles qui devrait l'être depuis des années voire des décennies du côté également des perçu des personnels il faut savoir forcément ça amène notre organisation a évoqué une fois revendicatif pour pour les personnels 17 une réalité qui avaient été exposées en 2018 et qu'elle aurait été de 19 ans quitte donc le mot vous en remercie d'ailleurs oui de 2018 puis il y avait eu un mouvement historique sur le coup derrière ont dénoncé réellement le manque de reconnaissance qui était porté au personnel de surveillance puisque c'est un métier extrêmement difficile qui n'est pas du tout attractif on a du mal à recruter ça tout le monde le sait aujourd'hui on est on est dans des difficultés telles que on n'arrive même pas à combler le nombre de départs en retraite qui est parent et on rentre dans des différents plans là sur cinq ans qui vont demander un recrutement de plus 20 mille personnel parce qu'on construit des réseaux parce qu'on construit des prisons et donc on arrive sur l'ancien plan qui était de planches à londres où derrière on a dû avoir un recrutement extrêmement extrêmement fort et donc sur près de 5 ans n'était sûr j'ai dit vingt mille dix ou quinze villes de renouvellement des personnels ce qui est énorme et est donc ça c'est une problématique est donc notre organisation elles portent justement tout un projet qui permet et ça va deux fois avec sky évoquer mon adjointe à l'heure notamment sur l'architecturé la philosophie des établissements pénitentiaires donc des petits établissements pénitentiaires en petites unités avec un personnel de surveillance qui serait au centre entre guillemets de la gestion quotidienne de la détention qui serait donc un acteur incontournable dans le parcours pénale de la personne détenue qui serait qu'il accompagnerait parce que la question peut voir se poser et vous l'avez si bien dit c'est à quoi doit servir la peine et la prison est sur le pont nous éviter la récidive avant tout et non pas qu à l'enfermement parce que sinon ça n'a aucun sens et donc derrière c'est tout cet accompagnement donc c'est permettre aux surveillants d'acquérir des compétences nécessaires pour pouvoir justement permettre d'être un acteur dans tout ça et donc notre organisation a fait la réflexion justement du changement et d'évolution du métier pour en arriver donc après forcément à une attractivité qui serait beaucoup plus plaisantes pour pour les personnes extérieures pour pouvoir venir au sein de notre administration et au sein de la profession est donc en parallèle ont demandé les façades étaient des volcans en 2018 l'accession la catégorie b et tout à voir qu'aujourd'hui les personnels surveillants ce sont des personnels de catégorie c ce qui pour nous est aberrant au vu des missions et des tâches qu'on effectue déjà aujourd'hui mais qu'on pourrait effectuer demain pour pour la continuité donc c'est une demande sur le coup qui pour nous va forcément en lien avec l'évolution qui de ce que devrait être notre établissement est ce que vous pensez quand même pour sur les points positifs dans cette crise peut quand même il peut y avoir une petite évolution des mentalités notamment des magistrats puisque au final ce sont eux qui prononce les peines bon et personne d'autre de se dire que bah oui la prison c'est peut-être pas l'alpha et l'oméga que sortir des gens c'est pas mettre la france à feu et à sang que bon que finalement il faut prendre ça avec un peu plus de recul et que le fait de mettre moins de gens des tensions sont aussi avoir des meilleurs résultats pour ceux qui sont en détention une qualité de vie professionnelle pour les agents qui est meilleure et donc des résultats aussi meilleur et que finalement globalement les citoyennes et citoyens s'y retrouve quoi sûr qu'il n'ya pas une explosion de la délinquance et tout ce qui s'ensuit quoi on fait office quand même qu'on fait office d'exception au niveau européen alors il ya une date de trois autres exception avec nous c'est un relais belge est un peu des anglais mais globalement on fait quand même office d'exception on est totalement d'accord après sur le coût de la réponse qui pourra vous être apportées ne sera plus à mon avis par les syndicats de magistrats sur le coup qui eux pourront évoquer si derrière ils ont pris cette conscience a été perçue ou pas au sein de de leurs impressions denis brière risque de conscience encore une vraie réforme pénale plus simple n'est-ce pas évolué c'est ce qu'on évoquait au préalable la grosse réalité on le sait c'est que derrière ce gouvernement n'a pas cette intention là où en tout cas elle ne l'a pas démontré depuis maintenant près de trois ans qui est qu'ils sont au pouvoir donc on a du mal à le croire qu'ils le feront dans les deux prochaines années à venir donc derrière s'il ya vraiment une prise de conscience qui doit être établi en effet ça peut l'être de parler mal et les magistrats mais sur le coup il faudrait également que ces projets soient établies par l'ensemble est sur le coup on ne peut pas répondre pour les magistrats comme ne permettrait pas qu'il réponde pour les les personnels de florian d'autant d'autant que comme on l'a comme on l'a déjà dit il ya quelques minutes cette cette possibilité existe également donc on ne pourra avoir les conséquences de du changement de mentalité on va dire que de longs mois et la fin de crise et voir si on utilise enfin les leviers qui existent pénalement pour pouvoir pouvoir rester dans une logique d'incarcération on va dire correct après juste quand même parce que pour être sur un bol est positif parce que moi je tiens quand même à leur rappeler parce qu'on le dit pas assez ça a été payant en ville 2 de cette édition c'est que les positif aujourd'hui s'il se rend compte que le professeur le professionnalisme et pénitentiaire il existe et qu'aujourd'hui tous corps confondus elle fait parce que tu sois en détention dans l'administratif en technique enfin des partis tous corps confondus c'est bien pourquoi confondues on pourrait dire que la famille pénitentiaire existe et que aujourd'hui c'est grâce aussi à ses collègues qui font prendre acte et les difficultés de l'espagne terre et qui met de côté aussi les priorités et familiale pour garantir un service public de qualité et ça c'est quand même important de se rencontrent dans l'esprit nation qui est si joliment revendiqué en beaucoup d'allocutions les oublier un peu de du service public dans lequel on fait partie il existait il existe bien et on voit bien que cette réforme de la fonction publique où il on se demandait à quoi peut se demander à conserver un statut pourquoi un statut pour les fonctionnaires pourquoi tout ce machin pourquoi les gens seraient pas tous des contractuels pourquoi on externalise rappaz un maximum peut-être qu'il y aura je l'espère une prise de conscience au moins des citoyennes et des citoyens ça je le crois mais mais mais du politique en tout cas de ce gouvernement en disant oui ah oui c'est vrai c'est à ça que ça sert les fonctionnaires c'est que c'est pas juste une question de la fiche de paie du montant de la rémunération etc c'est une conviction de comment on compte vivre ensemble et comment on s'implique collectivement qu'est-ce qui fait nation qu'est ce qui fait qu'on est con et prenez là françois pour ça j'espère que ça peut être une leçon pour macron il a dit que lui même il devait tirer les enseignements et revoir son logiciel tout ça bon je crois que c'est largement du pipeau mais bon allez on va donner le bénéfice du doute en tout cas le temps de quelques jours je vois que les annonces de ses ministres de ce matin vous re a contrario de ski de ce qu'il avait déjà raconté pas plus tard qu'hier mais bon ceci est une autre histoire juste avant qu'on se quitte et vous laisser le mot de la fin vous avez parlé de tout ça avec la direction l'adminstration pénitentiaire sur la sortie de cris sur comment ce sera après etc ou pour l'instant ils s'en fichent ils sont encore dans la gestion d'une crise alors pour l'instant concrètement ils sont dans la gestion crise mais je voulais dit que je l'avais dit tout à l'heure il est simple l'administration réagit au fur et à mesure elle a pas cette vision de penser au lendemain et penser au surlendemain et donc prévoir à chaque fois entre guillemets l'avenir et ce qui pourrait arriver etc on est toujours dans la réaction aujourd'hui on est dans la gestion crise puisque la gestion de crise actuellement elle est loin d'être résolu on l'a dit tout à l'heure l'ensemble des personnels n'ont pas de masse que la propagation continue dans nos détention même si bon ça serait un peu les pareil pour les tensions donc voilà c'est dit ce point ça ils sont vraiment dans cette gestion crise là sans pour autant essayer déjà de réfléchir au lendemain alors on espère que très rapidement on pourra se retrouver autour d'une table et discuter justement de ce lendemain mais pour l'instant c'est pas c'est pas dans les préoccupations actuelles de l'administration est en tout cas c'est pas ce qu'ils nous ont évoqué bien en tout cas oui vous dire j'étais quelque chose un succès parce qu'en fait on est vraiment dans cette dans cette façon de d'être cette façon de faire quand on quand on était dans la montée en charge progression du virus qu'on est passé d'un stade 1 1 stats de un stade de plus oui pour finir sur un stade iii il était hors de question quand on parlait du staff un d'anticiper les règles du stade de il fallait uniquement discuter du satin et à chaque étape donc on a toujours fonctionné sans pouvoir donner nos avis pour anticiper et faire évoluer le système en amont c'est aller toujours disputée à l'instant t de ce qui se passe donc c'est on restera comme ça je pense pendant longtemps bon ben on va essayer de faire passer je vais essayer de faire passer le message en tout cas dans l'audition demain en commission des lois on verra comment comment il sera perçu sera reçue juste pour info moi j'ai essayé de faire usage de mon droit de visite parlementaire pour venir voir comment ça se passe avec les masques dans le comics les mouvements les bons choix pour un peut constater sur place et échanger on me l'a on me l'a tout simplement refusé au motif du coc vie de 19 ce qui interroge quand même parce que sur le sur le contrôle de ce qui est fait par l'administration pénitentiaire la contrôleur général des lieux de privation de liberté ne fait que des contrôles par téléphone se déplacent plus la cncdh ne se déplace plus nous on n'a plus le droit de rentrer en détention bon finalement votre témoignage est plus que précieux parce que parce que on a l'impression que vraiment il ya des choses qui ont été mis un des axes et qu'on était beaucoup plus restreint que d'autres à la détention parce qu'il fallait pas montrer qu'on vante et de masques ont montré que la maintien d'une gestion parfois chaotique de en dépit de ce que pouvait raconter madame la ministre nicole belloubet voilà en tout cas merci merci à tous les trois c'était très intéressant n'hésitez pas à continuer à me faire remonter des informations puisque comme vous voyez on a des auditions à la commission des lois ailleurs des choses qui vont arriver sur la table et puis je vous souhaite bien du courage à tous les trois et je compte sur vous pour relayer à vos collègues le message le message à vos collègues pour leur rappeler que qu'ils ont tout notre soutien et que et qu' on est très ravi d'avoir encore un service public dans ce pays et des fonctionnaires qui qui le font qu'ils le font tourner avec dévouement merci à vous merci à tous les trois
Éric Coquerel