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interviewBACKSEAT· 20 mars 2026 57 min

LFI - PS : le face-à-face - avec Claire Lejeune et Chloé Ridel

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

This episode is brought to you by FIFA World Cup, launch edition on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the games tab and play FIFA World Cup launch edition now, only on Netflix. Nous, on pense que ce n'est pas Bolloré qui va vous aider à vous y retrouver là-dedans. On a besoin d'une émission indépendante. C'est de plus en plus difficile de trouver des partenaires pour financer Baxit.

Si vous pensez qu'elle a sa place dans le paysage médiatique, sur Internet, soutenez Baxit, participez à son financement. Chloé Riedel, tu es eurodéputée socialiste et par ailleurs, tu es candidate aux élections municipales à Nîmes. Claire, de ton côté, Claire Lejeune, tu es députée de la France Insoumise de la 7e circonscription de l'Essonne et vous êtes toutes deux d'anciennes chroniqueuses de Baxit. Vous êtes à la maison, vous connaissez l'émission, évidemment. Très content de vous retrouver de ce côté-là de la table. On voudrait parler un petit peu de vous avant de rentrer dans le vif du sujet des municipales qui est un peu l'objet de l'interview croisée qu'on voudrait faire.

Racontez-nous un petit peu, vous avez été élue ensemble, enfin ensemble, non. On va y revenir, on va y revenir. Au même moment, dans ce mouvement de 2024, celui des élections législatives pour toi, Claire, et juste avant, les européennes pour toi, Chloé. Comment se passent vos mandats ? Ça fait bientôt deux ans. Dites-nous un peu, Claire, comment ça se passe à l'Assemblée ?

1:36
Invité

Parle bien dans le micro, par contre. Oui, il faut que je me reprenne mes marques.

1:41
Présentateur

Tu connais.

1:43
Invité

C'est forcément un mandat particulier vu le contexte politique dans lequel on est. Donc, c'est beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup de combativité. Mais en gros, moi, j'ai fait un petit peu ma place en commission des finances. J'ai bataillé sur le budget pendant 3-4 mois. On a suivi ça, on a suivi ça. Donc, c'était du boulot. Après, c'est un travail qui est de tous les instants, y compris parce qu'il y a le travail qu'on voit à l'Assemblée. Mais derrière, un rôle très important du député, c'est bien sûr le travail en circonscription.

Et en fait, on est dans un contexte où, vu que tous les services publics prennent l'eau, vu que les préfectures dysfonctionnent, en fait, le député devient une sorte de relais de dernier recours du service public. Et du coup, on a des sollicitations sur le logement social, sur l'accès au logement, sur les renouvellements de titre de séjour. Et voilà, tout ça, on essaye de jouer le plus possible ce rôle-là aussi, qui est pleinement notre rôle aussi, mais bon, qui devrait être le rôle de l'État. Voilà, donc on vient un peu pallier aussi à plein de défaillances de l'État qu'on voit naître, en fait, dans les textes qu'on étudie à l'Assemblée.

Voilà, donc il y a un peu un côté ramasser l'océan à la petite cuillère, parfois. Mais on sait que pourquoi on est là ? Nous, l'extrême droite, on la voit en face de nous quotidiennement. On voit les cadres du RN, on voit les cadres du DR, on voit leurs discours, on voit aussi la manière dont ils essayent de lisser leur image. Et on les voit au quotidien être véritablement qui ils sont, c'est-à-dire des dangers pour la République et pour toute notre société. Donc on s'accroche. Et plus que jamais, le mandat fait sens. C'est les idées qu'on défend, les idées sur lesquelles on a été élus dans le cadre du Nouveau Front Populaire, font sens, doivent être défendues.

Après, toute la question du moment, et on va en parler longuement, c'est la configuration stratégique et les positions politiques qui permettent à la fois de faire face à l'extrême droite le plus solidement possible et de faire gagner nos idées et de transformer, de changer la vie.

3:46
Présentateur

On va en parler évidemment de ces choix stratégiques et de ces débats, y compris ceux qui sont internes à la gauche. Chloé, de ton côté, députée européenne dans un moment particulier de l'histoire européenne.

3:56
Claire Lejeune

Absolument. Et je voudrais juste dire que c'est vrai qu'on a été élus quasiment en même temps avec Claire. Et je me souviens avoir été élue députée européenne le soir de la dissolution de l'Assemblée nationale et avoir été soutenir Claire lors d'un super meeting qu'elle avait fait dans sa circonscription. Donc voilà, ça nous ramène à quelques temps déjà. Et au Parlement européen, tu as raison, c'est un contexte qui est très difficile parce qu'historiquement, le Parlement européen, c'était une institution progressiste, un peu à l'avant-garde de la construction européenne. Et aujourd'hui, c'est le laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite.

Et donc, nous, élus de gauche, devons résister chaque jour à ce que cette fusion, cette nouvelle majorité qui existe au Parlement européen amène de régressions environnementales, sur plan social, des politiques migratoires inhumaines et un alignement complet sur l'international réactionnaire et sur la politique de Trump. Et donc ça, ça affaiblit l'Europe. Donc c'est un mandat au Parlement européen de résistance. Parfois, on arrive à enfoncer des coins, à sauver ce qui peut l'être, voire même à obtenir des progrès sur le plan social, démocratique. Mais on arrive à le faire quand on divise le groupe de droite. C'est possible, c'est difficile, mais voilà, on ne lâche pas.

5:16
Présentateur

Antoine ? Déjà, c'est un plaisir de vous avoir toutes les deux en plateau ici. Moi, la question que je voulais vous poser, c'était une question que je me posais d'ailleurs depuis pas mal de temps, c'est avant d'avoir été élu député, vous aviez toutes les deux une posture intellectuelle, avec un regard critique sur ce qui pouvait se passer, avec une liberté aussi, que ce soit d'analyse et d'opinion dans votre appréhension de ce qu'il pouvait y avoir dans la société, que ce soit dans un travail de recherche, que ce soit dans les engagements, dans les think tanks que vous pouviez avoir.

Comment ça se passe, le passage à vraiment un engagement politique dans un parti, avec une discipline partisane ? Est-ce que vous êtes toujours à l'aise avec ce que vous dites ? Comment ça change et comment ça change votre perception de la situation et votre façon de vous exprimer ? Claire ?

6:13
Invité

Oui, c'est sûr qu'il y a des choses qui changent, dans le sens où, quand on appartient à un collectif politique, il y a des choses qui changent évidemment, mais après, moi, le regard critique et les outils d'analyse et de mise en perspective que le monde universitaire et que ma formation de chercheuse m'ont apporté. J'ai plutôt l'impression que ça me donne des armes supplémentaires pour comprendre ce qui se passe autour de moi.

Par exemple, lorsqu'on a des discours néolibéraux qui se mettent en place à l'Assemblée et qu'en fait, les protagonistes de ces propos les présentent comme étant des choses qui sont évidentes et comme s'il n'y avait pas d'alternative, etc., on a la mise en perspective critique de se dire que le néolibéralisme, c'est un courant politique qui a des racines historiques bien précises, qui a une genèse et une évolution bien précises et on sait aussi les porosités que cette idéologie a aujourd'hui avec les courants d'extrême droite.

Donc, j'ai plutôt l'impression d'une forme de continuité dans la manière dont ces choses-là peuvent me servir aujourd'hui et par ailleurs, il se trouve qu'à la France Insoumise, on essaye de travailler le plus possible aussi avec le monde de la recherche, notamment par l'Institut de la Boétie et du coup, moi, je donne encore des formations, notamment sur Marx dans ce cadre-là. Donc, je n'ai pas l'impression d'une coupure ou en mode, il y avait un moment où j'avais la liberté de m'exprimer et puis tout d'un coup, je n'ai plus la liberté de m'exprimer. Ce n'est pas du tout ça.

Et puis, si je suis là et si j'occupe ce mandat et que j'appartiens à ce parti politique-là, c'est que ça correspondait à des choses que j'ai pendant longtemps défendues avant d'être élue. Donc, je n'ai pas l'impression d'une rupture ou d'une discontinuité avec qui j'étais avant ni avec mes modalités d'expression entre avant et maintenant.

8:07
Claire Lejeune

Merci pour ta question. Je la trouve intéressante. Moi, j'ai été nommée porte-parole par le Parti Socialiste alors que je n'avais jamais auparavant appartenu à ce collectif partisan et que j'avais ma propre parole dans le débat public. Et donc, c'était un choix courageux qu'ils ont fait et ils n'ont jamais restreint ma parole. Le Parti Socialiste est un parti démocratique, certains diront trop.

8:29
Invité

Oui, la discrétude de parti, elle est large.

8:31
Claire Lejeune

Donc, je ne me suis pas sentie à aucun moment restreinte dans ma liberté de parole. Mais comme le dit Claire, un parti politique, c'est un collectif militant et ça, ça se respecte. Donc, il faut en tenir compte. On n'est plus juste tout seul. On ne parle plus en son nom propre. en fait, on représente des militants et ça, ça se respecte. Et puis ensuite, je voulais dire quelque chose, mais j'ai oublié.

8:56
Présentateur

Tu peux parler dans ton micro plus proche ? Tu peux rapprocher ton micro de toi ?

8:59
Claire Lejeune

Non, mais poursuis, ça va me revenir.

9:04
Présentateur

Non, mais écoutez, c'était une première passe juste de questions parce qu'on voulait prendre de vos nouvelles. Mais la raison pour laquelle on voulait vous recevoir toutes les deux ce soir, c'est pour avoir votre regard sur les élections, les dernières élections qu'on a eues depuis vos deux élections à vous, c'est-à-dire les élections municipales. Quelle est votre lecture à chacune de ce premier tour si tant est que vous ayez une lecture ? Parce qu'on a passé tout le début de la première partie de l'émission à expliquer que c'est compliqué d'avoir une lecture de ces municipales. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Claire ?

9:33
Invité

Bon, nous, on est plutôt très satisfaits de ce qui s'est passé dimanche, c'est-à-dire que c'est la première fois que la France Insoumise investit vraiment cette élection et l'investit non seulement en présentant, donc dans 500 villes, il y avait des listes insoumises. On était parfois, dès le premier tour, dans des coalitions. Voilà, dans ma circonscription, on a soutenu par exemple un candidat écologiste à Savigny-sur-Orge.

Ce genre de configuration existe aussi, mais on l'a aussi investi, j'allais dire, intellectuellement et politiquement, c'est-à-dire que le communalisme, donc la doctrine à partir de laquelle on s'est positionné sur ces municipales, le fait d'avoir une vraie théorie et pratique politique des communs, d'utiliser l'échelon municipal pour justement affronter l'État néolibéral et s'opposer aux politiques nationales qui peuvent être menées, aussi avoir une politique de protection des effets austéritaires et du coup précarisant du néolibéralisme.

Tout ça, c'est des choses dont nos candidats, nos candidats, ils sont partis à la rencontre des habitants avec, armés de tout ça, d'un programme de mesures et d'une vision politique qui a la spécificité d'articuler les échelons. C'est-à-dire qu'on estime qu'il y a une cohérence à avoir entre les choses qu'on dit et qu'on vote et qu'on fait à l'échelon national et ce qu'on dit pour l'échelon local. Et donc, on nous a beaucoup reproché de nationaliser le scrutin.

En fait, ce qu'on a simplement dit, c'est qu'en tant qu'élu, lorsqu'on s'adresse à nos concitoyens, on se doit d'avoir une cohérence entre les choses qu'on établit et qu'on dit au niveau national et ce qu'on dit et ce qu'on fait au niveau local. Donc, nous, on est contents parce que dimanche, on a gagné Saint-Denis Hyperfit. On est en passe de gagner plusieurs autres grandes villes. On regarde Toulouse, bien sûr, et qu'on a multiplié, il me semble que c'est par 11, notre part, notre pourcentage par rapport aux élections dernières municipales et qu'il y a plein de...

Puisque beaucoup d'élections se sont soldées au premier tour, il y a beaucoup d'élections qui se font déjà au premier tour, on a déjà un nombre multiplié de conseillers municipaux, donc des élus insoumis qui vont pouvoir siéger dans des conseils municipaux et jouer leur rôle de défenseurs des intérêts populaires et ça, on en est extrêmement fiers et heureux. Après, bien sûr, on reste très, très mobilisés pour ce second tour qui est particulier. Il y a beaucoup de choses qui se jouent et donc, on attend, on est en campagne et je pense qu'on aura l'occasion de parler de ce second tour plus précisément. Chloé ?

12:18
Claire Lejeune

Il y a plusieurs choses à dire, déjà à droite. On voit à l'occasion de ces élections municipales de plus en plus de fusions entre le Rassemblement National et les Républicains. Un vote utile de droite aussi qui se fait au profit du Rassemblement National. Moi, je l'observe très directement dans ma ville de Nîmes où le RN Julien Sanchez a commencé à vider les voix de droite dès le premier tour. donc, ça, ça se met en place. Ce n'est pas quelque chose de nouveau mais c'est quelque chose qui est confirmé dans le cadre de ces élections municipales et donc, ça nous oblige d'autant plus à gauche à regarder les choses lucidement.

Moi, ce que j'observe à gauche, d'abord, c'est la réussite et peut-être que Claire ne sera pas d'accord avec moi mais la réussite des listes de gauche unies qui totalisent 5 millions de voix à travers le pays quand LFI en totalise un peu plus de 1 million. Donc, c'est un rapport de 1 sur 5 et c'est important de le dire, il y a des électeurs LFI qui se sont reportés sur des listes d'union de la gauche y compris quand elles étaient menées par le parti socialiste ou des écologistes ou des communistes.

Donc, ça valide pour moi dans le cadre de ces municipales une stratégie qui consistait à construire des rassemblements de gauche le plus large possible sur des programmes clairs, ambitieux au parti socialiste on a fait élire et réélire plus de 704 maires dès le premier tour et donc on est en tête dans plus de 80 villes de plus de 30 000 habitants donc je crois que c'est une validation en tout cas de la stratégie qu'on a poursuivie.

Maintenant dans le cadre de ce second tour et ce sera important que tous les électeurs de gauche se mobilisent dimanche la gauche peut avoir de très très grandes réussites dans ces élections municipales je pense qu'il faut qu'on soit plus positif dans notre discours parce qu'à gauche on passe beaucoup de temps à se taper les uns sur les autres mais la vérité c'est que dimanche soir il y aura beaucoup de villes qui vont rester à gauche ou qui vont basculer à gauche et ça doit augurer d'une bonne dynamique en vue des élections présidentielles de 2016.

14:23
Invité

Rachel ? Ce qui marque cet entre-deux tours c'est évidemment les fusions à gauche vous avec votre liberté de parole au sein du parti socialiste c'est quoi votre regard sur ces fusions ? il fallait les faire c'est une erreur est-ce que c'était une erreur d'être trop sévère avec la France insoumise avant pour là du coup se retrouver à faire des ententes ? Quel est votre avis là-dessus ?

14:48
Claire Lejeune

Alors sur c'était une erreur d'être trop sévère avec la France insoumise non moi je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer des propos inacceptables qui ont pu être tenus par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenus je crois que c'est une question de droiture dans le combat antiraciste qui est le nôtre ceci étant dit sur les fusions les élections municipales c'est 36 000 élections il y a 36 000 communes en France vous ne pouvez pas avoir une vision depuis Paris qui s'applique à tout donc moi je soutiens mais sans aucun problème les fusions qui se sont faites par exemple à Toulouse qui se sont faites à Limoges qui se sont faites à Nantes qui se sont faites à Clermont-Ferrand à Brest parfois derrière un socialiste parfois derrière un insoumis mais je soutiens aussi la position qui est celle d'Emmanuel Grégoire ou de Benoît Payan à Paris et à Marseille parce que la situation est complètement différente moi j'entends l'inquiétude je ne suis pas à Paris en ce moment je suis beaucoup à Nîmes pour faire campagne mais l'inquiétude de beaucoup de Parisiennes et Parisiens sur Paris va basculer à droite dimanche prochain et j'ai confiance qu'Emmanuel va réussir mais je prends au sérieux cette inquiétude-là et je veux leur dire qu'une fusion des listes entre Emmanuel Grégoire et Sofia Chiquirou aurait conduit pour sûr à la défaite de la gauche à Paris parce que ça aurait été totalement incohérent vous avez une candidate Sofia Chiquirou qui est entrée en campagne contre le Parti Socialiste et contre Emmanuel Grégoire qui avait derrière lui la gauche unique qui a mené campagne entièrement contre lui et donc c'est incohérent au second tour de dire on va fusionner il y a une forme de malhonnêteté et par ailleurs et par ailleurs et par ailleurs je suis désolée mais ça ne s'additionne pas comme ça les scores

16:36
Invité

c'est vrai

16:37
Claire Lejeune

et donc Emmanuel Grégoire aurait perdu plus de voix en faisant cette fusion avec Madame Chiquirou que dans la voix qu'il a choisie et donc moi j'ai confiance dans les électeurs de gauche pour qu'ils se mobilisent massivement dimanche et qu'ils aillent voter Emmanuel Grégoire on va faire réagir

16:56
Présentateur

Claire qu'est-ce que t'en penses Claire toi des alliances avec le PS il fallait le faire ou pas le faire

16:59
Invité

déjà je pense que là un premier point de désaccord c'est qu'il n'y a pas une situation où il y a eu des listes LFI autonomes partout et des listes d'union de la gauche partout c'est absolument faux il y a eu des listes d'union avec non même pas même pas il y a eu des configurations où il y a eu des unions nous on a soutenu par exemple un communiste un écologiste dans ma circonscription là où le PS n'a pas soutenu le communiste en question alors que toute la gauche était autour de la table voilà donc il y a une pluralité de situations et nous on a démarré ces municipales en ayant des discussions avec les partenaires du nouveau front populaire et là où il y avait des points d'accord programmatiques politiques stratégiques on s'est mis dans des configurations d'union là où ça n'était pas possible on est effectivement parti seul notamment parce qu'on est entré dans un champ politique qui est où les écologistes les communistes et le PS avait l'habitude de traiter entre eux de faire des listes entre eux d'avoir une liste de liste de gauche etc et nous on arrive on dit bon on est un parti très fort à gauche dans le paysage national bon ça nous paraît normal d'être représenté à l'échelon local donc on a envie d'être représenté sur ces municipales donc je pense que ça c'est un premier point de désaccord après je voudrais quand même souligner que à mon sens ça n'est pas possible pour la direction du parti socialiste de faire un communiqué où le propos est de dire en somme que la France insoumise est un parti antisémite et une semaine plus tard de revenir avec des accords et de dire que tout ça est cohérent en fait moi je voudrais aussi signifier que la période qu'on a vécue qui a été extrêmement violente pour les élus et les militants de la France insoumise qui vivent ces accusations alors que c'est des militants alors que dans notre mouvement il y a des militants antiracistes il y a des gens dont le cœur le moteur de l'engagement c'est la lutte contre les discriminations et la lutte contre tous les racismes alors ça c'est une cabale médiatique voilà qui pose problème en tant que tel et moi j'ai extrêmement bien sûr mal vécu le fait que le parti socialiste à la fois au moment où on était sous le feu des critiques et où certains allaient jusqu'à demander notre dissolution très clairement au moment de la mort de Quentin Durant il y a eu cette absence de solidarité du parti socialiste donc aujourd'hui nous malgré malgré ça notre position avant le premier tour ça a été de dire au second tour nous on fait la différence on fait la différence entre un désaccord stratégique et politique qui est existant qui est profond à gauche entre le parti socialiste et la France insoumise on fait la différence entre ça et l'extrême droite qui est en face et la droite extremisée qui est en face donc on propose partout où c'est possible de faire un front antifasciste et de faire soit des fusions programmatiques là où c'est possible soit des fusions techniques là où on voit que l'accord programmatique n'est pas possible ce qui par ailleurs permet de respecter les électeurs parce que par exemple ce qui va se passer à Marseille c'est que les électeurs de la France insoumise ne vont pas du tout être représentés au conseil municipal puisqu'il y a eu un désistement de la liste donc aujourd'hui moi la ligne du parti socialiste je pense que personne ne la comprend voilà personne ne la comprend parce que vous dites une chose à Paris vous dites l'autre à Toulouse moi j'étais en faveur de ce qu'on réussisse à faire des fusions techniques ou programmatiques partout donc moi j'espère voilà que les listes qu'on va mener ce dimanche et que la gauche présente unies ou pas unies vont faire des bons scores et vont surtout qu'on va éviter des situations qui pourraient être catastrophiques et je ne suis pas tellement d'accord avec ton argument sur Paris et sur le fait que la fusion dans le cas de Paris aurait servi la droite ça j'y crois pas du tout on l'a vu au moment du nouveau front populaire à quel point une dynamique d'union permet de multiplier les scores les reports de voix ne sont pas automatiques ça je suis d'accord avec cette candidate moi je veux bien elle a un score elle est légitime à être au second tour et par ailleurs moi vraiment je commence à en avoir vraiment marre de ces arguments moi Emmanuel Gourguin je l'ai entendu ces arguments pour ne pas faire la fusion c'est une question de style de personnalité enfin je veux dire une campagne politique c'est dur il y a un petit peu plus d'arguments que ça même si on peut les contester oui mais Emmanuel Grébois avait décidé bien avant que la campagne démarre qu'il n'allait pas faire de fusion avec nous donc à un moment l'argument de ah c'est parce que la campagne elle a été violente etc on a des déclarations d'Emmanuel Grégoire préalable à la campagne donc préalable à ce qu'il qualifie d'attaque violente etc donc ça n'est pas vrai c'est une stratégie du PS qui veut prouver qu'il peut faire sans la France insoumise et moi j'ai peur que ça nous coûte Paris j'ai peur que ça nous coûte Paris et si ça nous coûte Paris dimanche je suis désolée mais on aura des responsabilités très grandes

21:55
Claire Lejeune

l'irresponsabilité qui est celle de Sophia Chikirou qui fait 11% alors qu'Emmanuel Grégoire et la gauche uniste sont à 37% qui refusent de se retirer alors que la fusion n'est pas possible la fusion n'est pas possible quand on a passé la campagne à faire campagne contre le candidat avec lequel on veut maintenant impositionner quand on est aussi une candidate qui en met va avoir un procès pour escroquerie aggravée c'est pas ça c'est pas avec ça que la gauche peut conserver c'est un procès ça n'est pas il faut de l'honnêteté pour les électeurs et donc Emmanuel

22:30
Invité

Claire tout à l'heure tu parlais je peux m'être nettoyée en tant qu'ancienne camarade de thèse qui est en pause d'ailleurs j'ai vu la question elle est en pause la thèse vous arrêtez de poser la question c'est chiant c'est une grosse pause l'impression mais ça se respecte peut-être plus utile ailleurs qu'en thèse mais toujours utile tu parlais voilà je le sais tu parlais tout à l'heure de droite extrémisée la question qui se pose pour toutes les deux c'est quoi la frontière justement entre cette droite extrémisée cette droite respectable qui justifie du coup qu'on se désiste ou qu'on fusionne etc je prends il y a l'exemple évidemment de Marseille bon là c'est du RN clair et net à Nice l'argument de la condamnette écologiste pour bon carfus de la fusion par ailleurs avec la liste LFI mais pour ne pas désister c'était que Estrosi n'est pas très loin de Ciutti ce qui n'est pas tout à fait faux mais voilà la question se pose est-ce qu'il y aurait dû avoir des désistements et à Paris voilà c'est une LR mais qui a des affaires qui a reçu le soutien de Sarah Knafo la question c'est voilà comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on détermine entre eux oui donc comment est-ce qu'on détermine en fait pareil de Bardet et de Le Pen donc comment est-ce qu'on détermine je sais que c'est compliqué moi-même je travaille en dessus et je n'ai pas de réponse mais comment est-ce qu'on distingue la droite qui reste encore potable et de la droite où voilà c'est pareil que du RN quoi qu'est-ce que vous en pensez ?

bon moi je pense que 2027 va clarifier énormément de choses et que effectivement à LR en ce moment il y a une partie des députés des élus LR qui sont en train de virer de bord dans leurs propos dans leurs positions mais c'est également vrai de certains macronistes quand on voit leur position sur des textes sur l'immigration ou autre on a déjà ce glissement qui est clairement en train de se faire voilà après nous on a toujours lors par exemple lorsqu'il y a eu les désistements au moment du second tour des législatives on a fait ce front républicain et quelque part on le reconnaît encore malgré le fait que certains essayent de faire exister un espèce de front républicain inversé qui viendrait isoler la France insoumise donc nous on combat ça de toutes nos forces bien sûr les ressources les plus vivaces les ressources les plus solides dans notre pays pour faire ce front antifasciste elles sont bien sûr du côté de la gauche et des partenaires ex-partenaires du nouveau front populaire mais on fait encore ce distinguo entre l'extrême droite UDR-RN et le reste voilà même si la droite extrémisée elle existe voilà elle existe et que quelque part le désistement de Sarah Knafo à Paris est aussi un indicateur de ce qui est en train de se passer et de ce qui est en train des mutations en cours dans la droite parisienne et le score de Sarah Knafo est le signe quand même d'une radicalisation d'une certaine bourgeoisie parisienne qui fait partie des classes dominantes qui occupe des postes de pouvoir et d'influence et ça pour moi c'est un signal extrêmement grave parce que Knafo c'est même pas le RN c'est le parti de Zemmour qui est encore plus radical et encore c'est difficile à dire plus raciste que le RN parce que je sais pas s'il y a une hiérarchie à faire entre racistes mais quand même ils sont allés sur des positions ils ont essayé d'occuper cette position à l'extrême extrême droite voilà donc on a toute une partie quand même de la bourgeoisie des classes dominantes qui adhèrent à ça aujourd'hui un petit peu les discussions qu'on a et la nature des discussions qu'on a entre nous à gauche parce que ce qu'on a en face c'est ça et nous c'est aussi pour ça que très tôt on a proposé ce front antifasciste qu'on a proposé les unions et les fusions partout où c'était possible parce qu'on fait bien bien ce distinguo entre le grand péril qu'on a en face de nous et des accords voilà qui existent vous voyez ce soir entre Chloé et moi mais qui ne doivent pas nous faire oublier les combats qu'on a en commun et que 2027 nous prépare sur le combat contre l'extrême droite

26:47
Présentateur

Chloé tout à l'heure t'as parlé du Parlement européen comme un laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite comment toi tu fais la différence aujourd'hui entre la droite fréquentable et l'extrême droite ?

26:57
Claire Lejeune

En tout cas j'observe que la droite ne fait plus le front républicain contre l'extrême droite et souvent maintenant se met à faire un front contre la gauche anti-Mélenchon donc moi j'ai pas de sujet ta question en gros c'est qu'est-ce qui fait qu'on peut s'unir à gauche face à la droite selon qu'elle est plus ou moins extrémisée moi j'ai une position très claire quand on peut faire basculer la ville à gauche ou quand on peut battre la droite on s'unit mais pour que cette union elle marche encore une fois il faut que ce soit fait sur des bases cohérentes cohérentes et à Paris et à Marseille ces bases-là n'étaient pas réunies voilà je le dis et donc dans ces conditions c'est le retrait de la liste la moins bien placée qui doit prévaloir moi des candidats qui font plus de 10% et qui se retirent j'en croise partout ce sont des anonymes dans mon département du Gard où il y a des risques et rennes au second tour partout j'ai un candidat Benzile Aber un Alès qui a fait plus de 10% dont c'est la première campagne qui se retire alors que c'est toute sa vie son engagement municipal il n'est pas député comme Madame Chiquirou ou conseiller régional il avait ce siège de conseiller municipal il se retire il fait le choix de se retirer pour faire battre l'ERN donc c'est cette responsabilité-là qu'on est en qu'on est en le droit d'attendre quand on se dit vraiment antifasciste et antiraciste

28:17
Invité

Rachel Oui je reviens quand même sur la question des unions on a parlé de ce fameux communiqué je crois dix jours ou deux semaines avant le premier tour des municipales qui était très hypocrite puisqu'en fait il y avait toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient refuser la fusion et toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient in fine fusionner est-ce que c'est tenable pour le parti socialiste de ce va-et-vient entre de souffler le chaud et le froid de l'union de la gauche on a l'impression que depuis 2022 c'est quand même un peu tous les deux ans 2022 2024 2026 même si c'est plus chaotique cette année encore plus que les deux précédentes fois est-ce que c'est tenable pour le parti socialiste ?

29:02
Claire Lejeune

Très sincèrement dans ces élections municipales la stratégie nationale du parti socialiste c'était de faire des accords il y a eu accord national avec les écologistes et avec les communistes qui est contre l'union de la gauche très sincèrement c'est la France c'est quand même un gros morceau moi je crois en l'union de la gauche mais encore une fois il faut que pour qu'elle soit possible et pour qu'elle puisse être en mesure de battre l'extrême droite elle se fasse sur un programme ambitieux réaliste clair sur le plan des valeurs et donc c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire quand on pense que Mélenchon qui est un homme de culture et qui sait ce qu'il fait quand il joue avec des non-juifs sur une scène sur une tribune on ne va pas se taire quand il fait ça on doit le dénoncer et c'est pas ça ne fait pas de nous des gens qui qui font partie de la cabale médiatique comme tu le décris enfin à ce moment-là on doit se taire non on ne va pas se taire et donc nous ce qu'on attend en tout cas moi comme militante de gauche ce que j'attends c'est qu'on mette fin à ces gauches irréconciliables et qu'on mette de côté les irréconciliables à gauche et qu'on réconcilie ceux qui veulent bien se réconcilier on arrête avec la gauche qui passe son temps à exprimer

30:12
Invité

Je ne sais pas que la France insoumise ne participe pas à créer ses gauches irréconciliables

30:15
Claire Lejeune

mais des deux côtés ça y participe moi je le reconnais mais tout à fait volontiers et ce que je vous dis c'est que ça je crois que c'est une stratégie perdante pour 2027

30:27
Présentateur

Il faut virer Hollande ? Waouh ! Je pense que la nouvelle génération

30:32
Claire Lejeune

doit prendre le pouvoir c'est pas en ce groupe ça fait longtemps que je l'ai dit La réponse est oui !

30:36
Présentateur

C'est bien que tu répondrais ça Bref on le recevra quand même dans Baxit à nouveau parce qu'on a plein de questions Avec Usul Avec Usul bien sûr Non mais on continue cette discussion Emilia t'avais une question non ? Ou pas d'ailleurs ? Oui sur la

30:55
Invité

Antoine parlait tout à l'heure de la question de la cohérence finalement de la visibilité des stratégies de paris socialistes qui a des positions sur les accords nationaux mais on voit après que chaque liste fait son choix Est-ce que finalement on va dire quelle est aujourd'hui la capacité alors je dirais du PS mais en fait je me pose aussi un peu la question sur LFI d'avoir cette emprise je pense que personne n'a envie d'avoir un parti dominateur sur ces listes locales mais capacité en fait à avoir à donner en fait une impulsion commune qui justement permette la lisibilité aussi de la stratégie alors effectivement il y a des partis plus anciens plus pluriels que d'autres mais la question du coup quand on est un parti très divers comme le PS c'est qu'est-ce qu'on peut encore imposer comme stratégie nationale et ne pas se retrouver en fait dépendant de ce que chacun décide de niveau local et qui fait que les électeurs après se disent mais bon le PS qu'est-ce qu'il veut quoi donc est-ce qu'aujourd'hui le PS c'est candidat loco c'est quoi son rapport est-ce qu'il y a de la conviction est-ce que les élus nationaux parce que vous êtes porte-parole vont après discuter avec les élus locaux sur les fusions comment ça se passe ?

Claire ?

Alors sur sur la question de la cohérence et de la lisibilité du parti socialiste je peux faire des commentaires après je ne suis pas donc non non moi je trouve que c'est un moment effectivement où il y a beaucoup de bouger politique et notamment une des leçons de ce scrutin c'est qu'une stratégie qui a été mise en oeuvre de manière massive de manière très violente de diabolisation de la France insoumise c'est juste ça ne marche pas d'ailleurs c'était un peu c'était intéressant le lundi après les scrutins d'entendre sur les plateaux mais on ne comprend pas il y a une incohérence entre eux tout ce qui s'est passé ces dernières semaines et les votes les gens votent quand même pour la France insoumise et oui il y a un phénomène médiatico-politique de bashing anti-LFI et les gens ne sont pas dupes en fait les gens ne sont pas dupes parce qu'ils voient bien qu'on représente pas nous tout seuls mais on représente une partie de la force qui peut s'opposer à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et qui se raccroche à ça et qui voit ce qu'on peut représenter il y a toujours Mélenchon ceux qui font le plus de polémique au niveau national c'est pareil moi je pense qu'il faut arrêter il faut arrêter de différencier en fait il n'y a pas une France insoumise non-mélenchoniste en fait il n'y a pas Mélenchon et le reste il n'y a pas Sophia Chiquirou et le reste et je trouve que vraiment cette façon d'individualiser et de psychologiser et de rapporter ce n'est pas l'impression que les bons résultats ils sont plutôt sur les campagnes hyper locales de candidats en fait je vous entendais dire cet argument de dire en fait vous avez dit alors ce n'est pas les plus proches de Mélenchon non je n'ai pas dit ça parce que je ne dis pas qu'ils se sont modérés ils ne sont pas forcément ultra mainstream dans la manière dont ils se sont fait de faire compagnie écoutez moi François Piquemal c'est un collègue comme un autre on a une solidarité au collectif qui est la même je ne vois pas vraiment de différence dans les profils si vous entendez si vous entendez le nouveau maire de Saint-Denis aujourd'hui il rapporte tout de suite à la question de la présidentielle c'est un très bon exemple je trouve qu'il ne parle pas du tout comme Mathilde Panot ou Manuel Bompard on sent qu'il a été au Parti communiste avant si on peut sortir de ces trucs de les manières de parler etc je suis désolée mais ce n'est pas à la hauteur du moment moi j'ai une manière de parler Sophia Chikirou a une manière de parler franchement si on perd la présidentielle 2027 parce qu'il y en a qui parle trop fort à gauche franchement on se sentira bien bête

34:49
Présentateur

c'est comme moi

34:51
Invité

et c'est pour ça que je trouve ça dramatique à Paris parce que les programmes il y aurait pu avoir des points de convergence même on aurait pu demander une fusion technique c'était possible la question de demander un retrait sur des municipales ça n'a jamais existé à gauche tout simplement simplement

35:08
Claire Lejeune

par Mélenchon il y a une vidéo qui circule ce soir qui montre que Jean-Luc Mélenchon disait que c'était complètement immoral de refuser les retraites des listes les moins bien plates

35:16
Invité

sur des élections comme dans des villes comme Paris Marseille Lyon c'est des immenses villes où en fait vous avez une partie de l'électorat qui doit être représentée les électeurs qui votent la France insoumise au national puis au municipal qui représentent parfois 10, 12 13, 15% mais alors non je ne suis pas d'accord avec ça non plus on fait des campagnes politiques voilà on a peut-être des manières différentes de les faire mais c'est des campagnes politiques voilà quand on se présente c'est pour gagner il se trouve que Sophia Chikirou elle est d'autres c'était une critique du bilan des sortants c'est-à-dire des socialistes elle a aussi porté des coups à la droite et à l'extrême droite bien évidemment mais tout ça ne disparaît pas mais on devrait être responsable je pense lors d'un second tour on a effectivement la droite en face

36:09
Présentateur

Chloé le parti socialiste met en avant comme tu l'as fait tout à l'heure son relatif bon score aux élections municipales et j'ai l'impression d'en entendre certains des responsables se projeter vers 2027 en disant que c'est encourageant et que ça va vers quelque part mais les élections locales n'ont jamais donné une indication claire des élections présidentielles suivantes voire même parfois on a vu l'inverse enfin c'est pas qu'on a vu l'inverse c'est 2020 PS c'est plutôt bien débrouillé 2022 ça a été la Bérezina qu'est-ce que t'en penses ?

36:38
Claire Lejeune

Non il faut être prudent tu as raison il faut être prudent dans l'analyse qu'on fait mais quand même il y a des faits politiques à travers une élection municipale qui peuvent être extrapolés ça veut pas dire que ça va faire l'élection présidentielle derrière mais quand même je maintiens quand la gauche s'unit ça fonctionne autour encore une fois d'un programme quand elle n'excommunie pas à tout va quand elle ne fait pas d'erreurs et de dérapages ça lui arrive d'excommunier Jean-Luc Mélenchon par exemple

37:07
Présentateur

oui quand même

37:08
Claire Lejeune

bah oui d'accord mais pour des dérapages antisémites oui alors là pour le coup je veux bien excommunier non mais je suis désolée moi je ne vais pas dévier de cette intégrité là je trouve que ce qu'il a fait est grave et qu'il fallait le dire et quand tu dis on parle fort etc moi je peux être d'accord avec Claire pour dire la manière de parler c'est pas le sujet la manière de parler par contre quand j'entends Sophia Chiquirou expliquer que les journalistes certains sont des nazis à petits pieds oui cette manière de parler me dérange et c'est ça en fait je suis désolée

37:40
Invité

en fait vous ne vous rendez pas compte je crois à quel point beaucoup de français ne comprennent pas ça et que dans le combat contre l'extrême droite qui est premier ça nous dessert mais je pense qu'il faut tous qu'on soit conscient qu'on est dans un moment où moi je le vis en tant qu'élu insoumise le moindre tweet la moindre prise de parole tout d'un coup ça peut devenir un tourbillon médiatico-politique parce que l'extrême droite s'en empare ça se retrouve sur CNews ça se retrouve sur BFM etc exemple sur cette histoire de comparaison entre les journalistes et les nazis sur ce point là elle était dans un moment où elle parlait d'une partie de la sphère médiatique donc côté extrême droite qui sont où elle disait elle pointait le fait que certains journalistes sont devenus des militants de l'extrême droite c'est dans ce cadre là et de cette partie spécifique là du monde médiatique qu'elle parlait de cela a été sorti l'extrait qui s'est retrouvé dans les sphères des réseaux sociaux de l'extrême droite ça s'est retrouvé sur CNews ça s'est retrouvé sur BFM et moi je suis je suis je suis vraiment désolée de voir que ça se retrouve maintenant dans ta bouche et que ça devient un argument pour je suis désolée encore une fois parce que c'est incohérent avec le fait que tu te poses en unioniste ce soir ça redevient un des arguments que vous utilisez pour fracturer la gauche et rendre impossible des unions là où ce soit ou cette semaine on les a demandées partout unionistes pas sans condition

39:03
Présentateur

lui-même s'est excusé c'est que lui-même reconnaît que c'était pas ouf

39:06
Invité

alors sur le alors c'était deux choses différentes

39:09
Présentateur

ah tu parlais de la même chose pardon

39:10
Invité

voilà on parlait d'un moment d'une prise de parole de Sophia Chikirou avec une comparaison des journalistes effectivement sur la prononciation il s'est excusé très rapidement voilà et d'ailleurs il l'a fait en se rendant compte de l'effet que ça pouvait avoir c'est une prise de parole où il a écorché plusieurs noms d'affilée il s'est excusé de ça et parce que effectivement dans le cas de Raphaël Guzman ça peut avoir une interprétation et des effets qu'on ne souhaite pas du tout du tout véhiculer donc et vous m'accorderez que c'est suffisamment rare de voir Jean-Luc Mélenchon et quand il le fait il faut le prendre au sérieux voilà et moi encore une fois sur le sur le communiqué du parti socialiste pour moi c'est une faute très grave parce que cette oucase vous la mettez sur tout le parti je suis désolée vous pouvez pas dissocier l'un et l'autre et c'était un moment où le feu était extrêmement nourri contre la France insoumise moi il y a des positions il y a des positions de certains militants élus même du parti socialiste enfin je sais pas il y a eu oui mais on dit pas plus jamais avec le parti socialiste c'est une tendance

40:19
Présentateur

oui mais

40:21
Invité

dans la réalité dans la réalité vous se rendez même à nos universités d'été tout le monde déteste le PS c'est pas quelque chose qu'est-ce qu'on a fait au soir dans les moments qui comptent dans les moments de vérité dans les moments historiques il s'agit de prendre nos responsabilités qu'est-ce qu'on fait on les prend voilà et moi ce que je vois c'est que dans les moments importants comme cela on est en capacité malgré tout ce qui s'est passé entre nos deux formations politiques et j'ai été sur le budget donc les affrontements de position politique avec le PS il y en a eu pas mal malgré ça on est en capacité de faire la différence et de voir des situations où c'est important de se mettre ensemble parce qu'il y a la droite et l'extrême droite ensemble et je vois que le PS aujourd'hui n'est pas je pense assez uni en interne pour être en capacité d'avoir une ligne claire sur ce point-là individuellement j'ai pas de dos sur le fait que tu sois claire sur ces sujets-là toi d'autres élus du PS par contre moi ce que j'arrive pas à lire et ce que je ne comprends pas aujourd'hui c'est la position nationale du PS il en a deux personne il va falloir une clarification il y aura une primaire vite avant 2027 parce qu'on ne peut pas se projeter enfin nous on va mais je pense que ça va être compliqué de projeter une victoire de la gauche en 2027 si vous n'avez pas un minimum de clarté sur ce sujet

41:41
Présentateur

justement si on se projette sur 2027 quels enseignements vous tirez de ces municipales en termes de relations entre les parties de gauche est-ce qu'au final excellente

41:52
Invité

non non mais

41:55
Présentateur

est-ce qu'au final ça veut dire que même si bon on ne s'aime pas trop on n'est pas trop d'accord pour gagner il faudra bien s'unir

42:04
Invité

bah oui ça c'est depuis 2022

42:07
Présentateur

non mais j'ai l'impression que c'est devenu la menthe on se fout sur la tronche jusqu'au moment où il y a les moments de vérité dont tu parlais où on se réunit

42:15
Claire Lejeune

tu veux commencer moi je je l'ai dit tout à l'heure et plus tôt je pense que la seule façon de pouvoir faire gagner la gauche dans ce pays c'est qu'elle arrive à mettre de côté les irréconciliables et il y en a et il y en a et Mélenchon en fait partie et qu'elles se réunissent il y en a d'autres de l'autre côté du spectre et il y en a aussi de l'autre côté du spectre

42:37
Invité

c'est fait

42:38
Claire Lejeune

et donc que nous mettions de côté les irréconcilables ceux qui ne veulent pas se réconcilier et que nous nous réunissions autour d'un programme clair ambitieux dans la transformation sociale écologique démocratique que nous voulons pour ce pays où chacun devrait pouvoir vivre libre quelle que soit sa condition quelle que soit sa naissance ça n'est pas le cas aujourd'hui la liberté quelque chose qui est de plus en plus le privilège des plus riches et des plus puissants donc se réunir autour d'un programme et puis ensuite désigner quelqu'un pour le porter à l'élection présidentielle mais ça ça doit se faire dans le cadre d'un processus maîtrisé clair et pas dans une tambouru de logo deux semaines avant l'élection parce que ça ça ne crée pas de dynamique de campagne et les électeurs n'y croient pas

43:27
Invité

voilà ce qu'on voit là et qu'on avait vu déjà en 2022 et 2024 c'est que le moment de vérité à gauche c'est toujours le pied du mur le pied du mur de se retrouver à 30 députés en 2022 le pied du mur de voir Bardella à Matignon en 2024 le pied du mur de perdre des villes qu'on pensait pas perdre qu'on déteint des décennies et finalement il faut fusionner alors qu'on pensait pas fusionner au fond le même schéma se reproduit à chaque fois et rien et d'aucun côté de la gauche ne semble enrayer cette mécanique

43:59
Claire Lejeune

pour le coup la stratégie qui est celle issue du dernier congrès du parti socialiste auquel j'ai participé autour d'Olivier Faure

44:06
Invité

c'est intéressant parce que justement on a l'impression que pour Olivier Faure il applique l'inverse de ce qu'il a gagné

44:10
Claire Lejeune

la tenue d'une primaire à gauche et d'un processus pour y parvenir donc on n'est pas dans une logique où on arriverait comme vous dites au pied du mur deux semaines avant pour se décider donc maintenant il y a ça qui est sur la table cette proposition là qui est sur la table mais effectivement on observe que des deux côtés du spectre de l'irréconciabilité ça tourne le dos à cette proposition qui à mon sens est la seule qui puisse permettre que la gauche se présente rassemblée et forte face à l'extrême droite en 2020

44:42
Présentateur

Bertrand Pascua

44:43
Invité

tu as commencé avec les questions programmatiques donc moi je vais commencer par là également il y a un programme il y a un programme d'union de la gauche ça existe dans ce pays c'est le programme du nouveau front populaire il a permis de mettre la gauche au plus haut qu'elle n'a été depuis un moment à l'assemblée nationale c'est un programme de transformation c'est un programme sérieux autour duquel des députés socialistes des députés écologistes des députés communistes des députés insoumis ont pu se rassembler moi c'est celui sur lequel je suis encore aujourd'hui engagée donc la question elle n'est pas programmatique enfin elle ne l'est pas et elle l'est en même temps dans la mesure où ce qui se joue aujourd'hui dans les tensions qu'il y a au sein du PS et les divergences qu'on entend même dans ta bouche ce soir puisque tu assumes de dire que François Hollande n'est pas l'avenir du parti socialiste voilà je suis contente de t'entendre le dire parce que moi j'étais vraiment assez moi fin 2012 je passais mon bac moi toute ma formation politique tout mon engagement politique c'est pour faire en sorte de remettre la gauche debout après la catastrophe qui a été le hollandisme pour notre pays quand même et la France insoumise on peut on peut l'attaquer comme on veut mais elle a quand même fait ce travail là de refaire en sorte que la gauche elle pèse sur un programme de rupture un programme de transformation et que les gens se remettent un petit peu à croire à la gauche donc moi mon combat c'est pour que cette gauche là cette gauche de transformation cette gauche qui ne cède pas elle soit à nouveau en capacité de l'emporter et de changer la vie des gens voilà et après les conditions stratégiques et politiques c'est elles qui sont les variables d'ajustement mais l'important c'est ce fond là voilà et si la gauche elle lâche et qu'elle dévie vers un espèce de hollandisme bis ça ne sera jamais acceptable pour nous et ça je voudrais le dire assez solennellement c'est faux de dire qu'aujourd'hui on voudrait je sais pas quoi détruire le PS je sais pas trop quoi mais par contre il y a un non je suis assez trop par contre on ne laissera jamais se réinstaller dans notre pays une gauche qu'on a déjà vue à l'oeuvre et qu'on a déjà vue perdre perdre le pays et perdre la confiance de tous les françaises et les français lors du quinquennat Hollande donc oui cette ligne là on la combattra et on la combattra parce que c'est le fondement de notre engagement de réussir à mettre cette gauche debout et la grande victoire du nouveau front populaire c'était à la fois l'union l'union pas que entre partis mais l'union avec des mouvements de la société civile avec des acteurs des luttes etc c'est ça qui a fait la puissance et la dynamique du nouveau front populaire et certes ça a été quelque chose qui a été négocié rapidement etc il n'empêche que c'était quelque chose d'extrêmement puissant politiquement ça ne s'exclut pas et donc il y avait cette condition de l'union mais il y avait aussi la condition programmatique voilà donc nous en vue de 2027 effectivement on a vu toute la période du budget passé et moi je ne comprends pas non plus quelle est la position programmatique du PS aujourd'hui puisqu'on a eu donc nous on partait sur la base du nouveau front populaire on a fait on était donc opposé au budget sur cette base là on a vu un contre-budget du parti socialiste qui était une version moins disante du programme du nouveau front populaire et on a vu une non-censure du PS sur un budget où il n'y avait zéro mesure issue de ce contre-projet du PS donc je ne sais pas aujourd'hui quelle est la position programmatique économique budgétaire du PS du coup c'est très compliqué de savoir si quoi que ce soit est possible en 2027 moi j'ai plutôt tendance à conclure à 7h que non et que si c'est pour faire une primaire et ce sera une soupe de logo malheureusement je ne vois pas comment ça en sera autrement tout ça peut bouger d'ici à 2027 mais ça demande une clarification interne au PS que je vois mal arriver pour le moment vu la situation mais alors justement par les programmes il me semble que l'une des grandes forces malgré tout de la France insoumise à gauche c'est que si là maintenant quelqu'un se demande tiens quelle est la position de la France insoumise je ne sais pas sur l'agriculture ils vont sur le site il y a les positions de la France insoumise sur l'agriculture pour le parti socialiste ce n'est pas possible et c'est même souvent sur l'agriculture si c'est possible en l'occurrence mais je comprends votre argument vous êtes responsable de l'écriture du programme pour l'année prochaine quand est-ce qu'on va voir enfin arriver quelque chose il y a eu des fuites dans la presse mais je crois qu'ils ne sont pas forcément la version définitive qu'est-ce qui va se passer est-ce que ça va être un programme plutôt de centre-gauche de gauche de gauche radicale vers quel sens ça va ?

49:31
Claire Lejeune

ça va être un programme de gauche un programme socialiste il va être dévoilé au printemps parce qu'il va être voté par nos militants d'abord et ça met du temps parce que j'ai voulu comme chargée de la refondation du projet du parti socialiste que justement on prenne le temps de mettre en cohérence toutes les idées et tout le travail qui est accompli au sein de notre parti mais qui ne se retrouvait pas dans un document unique qui est mis en cohérence aussi avec un récit politique et donc on a mené ce processus de refondation sur un an à travers d'abord un tour de France d'écoute des françaises et des français puis ensuite une série d'auditions avec la société civile des chercheurs des scientifiques des syndicats puis aussi une participation militante et de nos élus et donc on a mis tout ça en commun et maintenant le processus démocratique au sein du PS va bientôt commencer avec un droit d'amendement pour nos militants et un vote militant au printemps mais moi le programme que j'ai à cœur de proposer c'est un programme qui soit radical sur le plan des ambitions de transformation économique sociale écologique démocratique qui soit en même temps pro-européen qui n'est pas les droits humains à géométrie variable qui soit intransigeant aussi vis-à-vis de la violence en politique et je pense qu'on peut construire une offre de gauche claire sur l'ensemble de ces points voilà et ce que tu disais claire tout à l'heure sur le budget tu disais le parti socialiste est arrivé à la rentrée avec des propositions budgétaires qui étaient moins disantes que le programme du NFP mais pardon en fait ont démarré une négociation où il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc on arrive avec des propositions budgétaires qui sont susceptibles de passer et d'être discutées dans un contexte où tu n'as pas de majorité de dire et d'arriver comme tu le fais en disant c'est le NFP ou rien à la fin ça n'amène rien pour les gens et ça je crois aussi qu'il faut qu'on se le dise à gauche on n'est là pas pour se faire plaisir à la tribune et faire des concours de pureté on est là pour obtenir des choses concrètes pour celles et ceux pour qui on se bat et donc moi je n'ai pas honte qu'au Parti Socialiste on fasse des propositions d'entrée qui s'adaptent en fait à un Parlement qui est celui qui a été souhaité par les Français

52:03
Invité

j'ai quand même une interrogation parce que pour avoir travaillé sur les primaires à droite le problème des primaires c'est que le Parti fait un an deux ans à faire des propositions soit c'est assez complet après c'est ambitieux ou pas à quel point est-ce qu'on peut être audacieux quand on n'a pas les élus derrière qui nous appuient et après il y a une primaire et chacun a son programme on oublie en fait largement le programme du Parti et alors le PS avait un peu réussi à cadresser en 2012 parce que c'est la primaire du PS mais si vous voulez et du PRG trop bien et si vous voulez élargir ce qui veut dire qu'il y aura d'autres gens que le PS qui ont d'autres programmes et du coup est-ce que le programme sera retraillé dans un genre de programme de la primaire ou est-ce que les gens seront libres de se positionner par le programme du PS et du coup ce sera quoi le devenir enfin parce que le programme est peut-être très bien j'en sais rien j'ai pas vu encore il sera voté mais voilà ça va être quoi en termes d'obligation pour les gens de suivre vraiment le programme

52:59
Claire Lejeune

la refondation qu'on mène ce qu'on va présenter c'est le projet du parti socialiste et c'est quelque chose qui va au-delà de la seule élection présidentielle de 2027 c'est le programme socle attaché qui sera attaché à notre parti comme l'avenir en commun et le programme socle attaché à la France insoumise et ça n'empêche pas ensuite pour l'élection présidentielle de 2027 de verser nos propositions et notre programme dans un pot commun et qu'il soit discuté avec des partenaires qu'on aurait pour l'élection présidentielle de 2027 je crois que ce sont deux objets différents je peux

53:36
Invité

oui bon juste pour rebondir sur ce que tu disais par rapport au contre-budget d'une part il y avait une question de accepter ou non le cadre de ce débat budgétaire avec un gouvernement qui était de fait pas légitime parce que encore issu du macronisme ça c'est un premier point sur lesquels il y a eu un désaccord entre nous par ailleurs sur ce contre-budget je l'ai dit il n'y a aucune mesure qui a été retenue dans le budget voté finalement c'est un budget avec 30 milliards de coupes des postes 2000 postes d'enseignants en moins on a l'article 30 qui a été passé par décret qui double parfois le droit de timbre quand on renouvelle un titre de séjour donc en gros c'est une taxe sur les gens qui vont juste renouveler leur titre de séjour qui sont déjà dans des galères qui sont parmi les plus précaires de notre pays c'est une socialiste

54:24
Claire Lejeune

qui a fait passer la loi

54:25
Invité

pour le renouvellement automatique je veux bien entendre les discours de il faut être constructif parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée je ne sais pas trop quoi mais il y a un moment il y a aussi une responsabilité il y a une responsabilité de ce qu'on produit comme conséquence quand on décide de ne pas censurer un gouvernement et de laisser passer ce genre de budget mais précisément ça aurait été quoi

54:43
Claire Lejeune

la conséquence ? qu'est-ce qui aurait changé après ? ça aurait été un budget encore pire et du coup une dissolution et il en serait sorti quoi ? de mieux pour les gens ? moi c'est une vraie question que je pose

54:53
Invité

oui oui je pense que la clé est de se cantonner à des principes si on n'est pas d'accord avec un budget et si on n'est pas d'accord avec un gouvernement on vote la censure et là je veux dire on ne devrait jamais avoir peur d'une élection ou peur d'un scrutin je pense que c'est pas un bon c'est peur des conséquences

55:14
Claire Lejeune

que ça a sur la vie des gens

55:15
Invité

oui après sur la question initiale qui était sur la dimension programmatique effectivement en fait on partait d'un moment en juillet 2024 on avait en commun ce socle programmatique du nouveau Front Populaire maintenant on repart dans une situation où en fait bon le parti socialiste va avoir un programme après moi il y a une chose qui je ne comprends pas très bien comment il peut y avoir un accord vous pouvez vous mettre tous d'accord sur un programme lorsque vous avez des personnes qui encore au sein du parti socialiste continuent de soutenir madame Trottmann à Strasbourg qui fait alliance avec les macronistes enfin je veux dire il y a une telle pluralité et une telle dissonance au sein du parti socialiste que la faisabilité de vous mettre d'accord sur un programme me paraît compliqué rajouter à cela si ça doit se fondre encore dans une primaire où on remet au pot commun bon après c'est quoi

56:12
Claire Lejeune

votre proposition il n'y a pas de pot commun il n'y a pas de discussion moi je l'ai dit

56:17
Invité

dès le départ Chloé j'ai été élue sur un programme qui nous était commun voilà mais à un moment y compris lorsqu'on a fait campagne pour la présidentielle la 2027 je ne vois pas pourquoi on aurait besoin d'un autre socle programmatique que celui sur lequel on s'est mis d'accord et les filles ont mis à jour son propre socle programmatique récemment on le dit de manière répétée qu'on est là pour défendre le programme du nouveau Front Populaire une commission de rénovation du programme du NFC oui oui mais ça va être dans la filiation du programme du nouveau Front Populaire et demain tous les partenaires du nouveau Front Populaire diraient on revient au programme on revient sur les ambitions stratégiques et politiques qui étaient celles du nouveau Front Populaire bah écoutez le 2027 il y aurait une autre configuration pour 2027 celle qu'on voit aujourd'hui

57:01
Présentateur

on aura l'occasion évidemment d'en reparler sur Backseat de 2027 on arrive déjà à la fin de notre échange merci beaucoup Chloé Rydel et Claire Lejeune d'être évolu merci beaucoup Merci.