Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 avril 2026 16 min

Iran, Liban, commandes d'armement : Joshua Zarka sur franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Joshua Azarka. Bonsoir. Merci d'avoir répondu à l'invitation du 21h minuit.

Le président iranien dit ce soir que l'Iran a la volonté de mettre fin à la guerre mais veut des garanties pour empêcher la répétition de l'agression. Benjamin Netano affirme qu'Israël va continuer d'écraser le régime terroriste iranien. La négociation c'est non.

Non pas du tout. D'abord, nous avons c'est assez clair, nous avons appris, nous avons d'ailleurs publié la preuve de cela que le président iranien ne joue aucun rôle aujourd'hui en Iran, le président iranien a perdu toute influence parce que justement le régime est complètement affaibli. Ce qui décide de ce qui se passe en Iran, c'est quelques quelques restants de des gardiens de la révolution.

Mais pourtant, les États-Unis expliquent qu'il y a des discussions, des négociations en cours avec l'Iran. Oui, mais pas avec le président. Sa parole ne compte pas pour vous.

Non, ça sa parole je je vais pas dire malheureusement parce que c'est quelqu'un qui appartenait à l'ancien régime et qui euh qui n'a aucun qui n'a aucune crédibilité, non seulement cela, mais qui a participé au massacre contre sa propre population. Mais c'est quelqu'un qui a aucune influence. Vous faites référence à la à la répression du début de l'année.

Oui, exactement. Joshua Azarka, nous en sommes au 32e jour de la guerre au Moyen-Orient. Le le Premier ministre israélien estime que plus de la moitié de ces objectifs de guerre contre l'Iran ont été atteints.

Dans la liste, quels sont les objectifs qu'Israël et quels sont ceux qui restent ? C'est une question question opérationnelle très spécifique. Ce que je peux vous dire, c'est que il y a deux éléments militaires qui sont les plus importants.

C'est le programme balistique. Mais dans le programme balistique, il y a les missiles eux-mêmes, les unités de de stockage des de ces missiles qui sont généralement souterrain et les unités de production de ces missiles. Tout cela est attaqué.

À part cela, il y a aussi tout ce qui est lié d'une façon directe ou indirecte au programme nucléaire. Et donc nous avons atteint attaqué, nous avons touché je dirais pratiquement toutes nos nos cibles et l'idée n'est ne pas seulement d'endommager ces cibles mais de les détruire complètement. Et ce que nous faisons maintenant c'est de détruire complètement tout ce qui pourrait rester des capacités militaires iraniennes, militaires stratégiques, il faut dire.

Alors, vous êtes venu sur France Info au lendemain du début du conflit et à l'époque vous aviez déclaré que les buts de cette intervention toujours en cours, ce sont donc les sites nucléaires, les sites balistiques et la stabilité du régime. Ce soir, le régime stabilité régime, il tient toujours bah justement c'est la question que va la première question que va me poser au sujet du président prouve qu'effectivement il ne tient pas toujours euh les les le régime iranien aujourd'hui d'ailleurs aujourd'hui si la la guerre s'arrêtait immédiatement, le régime n'est plus le même. Le régime iranien consistait du guide suprême d'une certaine hiérarchie qui était très connue, que nous avons tous étudié pendant de longues années et qui contenait certaines personnalités et certains disons organismes qui ont tous été annulés, qui ont tous été éliminés, pardon.

Mais quand vous disiez la stabilité du régime, il y avait derrière ça l'idée d'un renversement de ce régime et de l'avènement de quelque chose de nouveau en Iran. Il y avait l'idée effectivement que le peuple puisse prendre le peuple iranien qui est un peuple extraordinaire puisse prendre le contrôle de sa de sa propre destinée. Hm hm.

Ce qui n'est toujours pas le cas à cet he Non, ça va ce n'est pas ce n'est pas quelque chose qui se termine en quelques jours. C'est une guerre très difficile. C'est l'ennemi est l'ennemi est un ennemi important est un ennemi sérieux et mais c'est quand même une guerre que nous gagnons, que nous continuons que jusqu'à jusqu'au moment nous pensons où nous aurons la décis nous aurons pris la décision qu'elle que nous avons suffisamment fait.

Et on va voir justement que vous ne fixez pas d'échéances euh précise euh du côté d'Israël alors que pour les États-Unis, euh on sent que il y a une plus grande urgence d'en finir avec ce avec ce conflit. On va y revenir Joshua Azarka. D'abord sur ce sur ces objectifs de guerre.

Les États-Unis disent avoir frappé plus de 11000 cibles ces 30 derniers jours. Combien du côté d'Israël ? Les cibles sont des cibles conjointes.

Alors ça ça ça ça me li à la la question que vous avez paisé juste juste avant. Cette opération, cette guerre est menée d'une façon complètement conjointe par les deux armées, par les deux dirigeants, le président Trump et le premier ministre Nathan. Ils prennent les décisions ensemble.

Tout ce qui se fait se fait d'une façon conjointe. Les cibles sont décidées ensemble. Les opérations militaires sont fond d'une façon complètement conjointe.

Et donc les cibles sont les mêmes cibles que ce soit américaine ou ou israélienne. Elles sont euh sont des cibles qui ont été décidées ensemble. C'est une armée qui opère tout simplement une armée.

Donc dans ces 11000 cibles, il y a des cibles qui ont été touchées conjointement par les États-Unis et Israël. On le disait, Benjamin Netaniaou ne veut pas fixer de calendrier pour atteindre ses objectifs de guerre. Il y a quelques jours, vous l'avez euh sans doute vu, élu, le chef de la diplomatie américaine a dit qu'il s'attend à ce que les objectifs de guerre de Washington en Iran soient atteints dans les deux prochaines semaines.

On a l'impression en fait que vous n'êtes pas vraiment sur la même longueur d'onde avec les États-Unis. Non, non, non, non. Je pense que si s'il y a une différence, il y a une différence d'estimation de quelques jours pas plus de quelques jours de quelques jours de s'il y a une différence d'estimation.

Donc c'est pas de semaines, c'est 3 semaines. Exactement. Pas plus.

C'est sûr, c'est encore une fois, on parle des euh des buts militaires, hein, des des buts militaires de de cette guerre. Donc le programme balistique et le programme nucléaire. Euh les buts militaires de cette guerre, nous en aurons terminé dans les semaines à venir.

Je ne pense pas qu'il y ait une grande différence. Je sais qu'il y a pas de grande différence d'estimation entre les deux entre nos deux nos deux pays. Arrêons-nous, si vous le voulez bien, sur les reproches de Donald Trump à la France qui l'accuse de se montrer très peu coopérative dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire.

Les mots de Donald Trump, ce sont aussi les vôtres. Pour ce qui est de la coopération entre la France et les États-Unis, ce n'est pas à moi de là définir, mais effectivement, il y a une demande qui n'a pas été accepté par la France de survol de son territoire avec des des équipements militaires et des munitions qui devaient aller vers Israël pour justement la guerre avec l'Iran. C'était quand ?

Il y a quelques jours. Il y a quelques jours. Et vous pouvez nous donner des détails sur précisément ce qu'il y avait à bord de cet avion ?

Des munitions et des équipements militaires. Hm. La France, elle s'étonne des reproches de Donald Trump parce que en fait c'est sa position, dit-elle, depuis le début du conflit.

C'est une position qu'elle a eu depuis certains temps, mais ce n'est pas ce n'est pas la position qu'elle a toujours eu, disons. Hm hm. C'est-à-dire c'est-à-dire il y a des fois où elle a il y a eu des autorisations qui ont été données, des fois où non.

Et là encore, c'est on parle des derniers jours, des dernières semaines. Mais ce qui est le plus important, c'est le fait que nous sommes en train de mener une guerre contre un ennemi qui est un ennemi non seulement d'Israël, mais qui un ennemi vraiment du Moyen-Orient en entier, qui a déstabilisé le Moyen-Orient, qui a causé le fait que toutes les guerres qui ont qui ont eu lieu depuis de longues années sont liées à l'Iran d'une façon ou d'une autre, qui a défini Israël comme un état qui devait disparaître et tu vas être éliminé la la carte. Et donc c'est un c'est une guerre existentielle que nous menons.

Et dans cette guerre existentielle, la France a décidé de ne pas permettre le la le survol de son territoire pour amener les les munitions dont nous avions besoin. Et ça vous en tenez rigueur à la France he puisque Israël a décidé de ramener à zéro ces importations militaires en provenance de la France en reposte donc à cette politique française que vous jugez hostile à l'État hébreu. Je ne sais pas si c'est seulement ça.

Je pense que vous savez, il y a eu certaines décisions qui ont été prises dans ces deux dernières années qui ont qui ont mené nos relations à un certain niveau. Euh si c'est les déc laissance la reconnaissance c'était une seulement une seule une des choses. par exemple l'appel du président à l'époque de d'un d'un embargo contre Israël, des déclarations qui avaient été faites au sujet d'une certaine barbarie et cetera et cetera qui ont été très mal pris par Israël.

Et donc nous avons essayé, je peux vous dire que personnellement j'ai essayé, j'ai fait de mon mieux ces derniers mois pour essayer de remettre les relations sur les rails, sur leur bon chemin comme nous elles devraient être avec un certain succès, je dirais même. Mais malheureusement, cette dernière décision en Israël a été très très mal reçue. Hm.

Et je rappelle hein euh euh que les commandes israéliennes d'armement auprès des entreprises françaises, c'est euh un peu plus 223 millions d'euros sur la période 2015-2024 à mettre en regard avec euh les 21,6 milliards d'euros euh pour les entreprises françaises de défense pour ce qui est des commandes venues de l'étranger rien que pour l'année 2024. Finalement, c'est vous coupez le robinet de ce côté-là mais le filet, il était assez mince. Non, c'est Oui.

Non, mais c'est pas l'idée n'est pas de punir la France. C'est une déclaration. L'idée est vraiment pas de punir la France. ne som pas les d'envoyer un message clair qui dit d'une façon très claire euh dans pour ce qui est des des relations qui sont qui ont une importance stratégique qui ont une importance sécuritaire pour nous, il arrive un moment où où nous devons avoir certains avoir c faire certaines conclusions au sujet de avec qui nous pouvons travailler, avec qui il est plus difficile pour nous de le faire.

Joshua Israël mène des opérations en Iran, aussi au Liban contre le esbola milice proiranne dans le sud du pays. Des soldats français membres de la force d'intervention des Nations-Unies au Liban, la finule ont été pris pour cible près de la frontière israélienne. Il n'y a pas eu de blessé mais la France monte au créneau soutenue notamment pour par l'Indonésie qui a perdu trois de ses soldats au sein de la finule en moins de 24 heures dans le même secteur.

Que répond Israël au ministre français des affaires étrangères ? Alors d'abord, il a reçu un rapport à ce sujet de de ma part il y a quelques heures assez précis qui un rapport qui dit qui justement qui que je vais décrire en non seulement décrire mais je voudrais aussi parler du rôle de la finule. Alors, des deux sujets.

Premièrement, pour ce qui est du de la mort malheureuse des des deux soldats indonésiens, euh nous savons que ce n'est pas Oui, des trois deux événements. Nous savons euh maintenant très clairement que ce n'est pas Israël. Euh ce n'est pas Israël.

Nous avons vérifié, ça prend un certain temps. Hier, par exemple, je n'ai pas encore je n'étais pas encore capable de dire que ce n'était pas Israël. Aujourd'hui, nous sommes tout à fait capables de dire.

Israël n'a pas n'est pas responsable pour la mort de ces de ces trois soldats. Euh c'est une façon, je peux pas dire une façon catégorique, mais il semblerait que c'est le esbola. Si ce n'est pas Israël, ça ne peut être que le Esbola.

En tout cas, ce n'est pas Israël, c'est très clair. Pour ce qui est euh de de l'incident avec le général français, nous c'est je l'ai appris hier, il faut le dire. Je l'ai Nous l'avons appris hier.

Nous le savions pas. C'était je crois que c'était hier. Je l'ai appris hier, le temps les choses se passent vite et et nous sommes en train de vérifier exactement ce qu'il s'est passé euh parce que c'est fait effectivement c'est inacceptable.

Si c'est assez si s'est passé de la façon dont ça a été décrit, nous allons vérifier les conclusions qui doivent être prises seront prises. H mais il faut parler aussi du rôle de la finule parce que vous savez c'est une organisation qui a été créée depuis assez longtemps et qui au lieu de d'aider à empêcher une guerre d'éclater entre nous lesbola n'a fait que justifier la présence du Ebola du Esbola sur dans le sud du Leban qui n'a rien fait elle n'a rien fait. de la finule est un je n'ai pas utilisé des termes trop durs mais c'est une organisation qui n'a rien fait bien au contraire elle a donné une légitimité au esbola la présence du esbola qui n'aurait pas eu si elle avait si elle n'était pas là vous savez que d'après la résolution du conseil de sécurité des 701 de 2006 j'imagine je m'excuse aux éditeurs qui si si c'est un peu technique [grognement] lebola n'avait pas le droit d'être présent au sud du Liban c'est au au sud du Litanie et le rôle du et la rôle le rôle de la fin était de d'écrire des rapports.

C'était seulement d'écrire des rapport et toujours et d'écrire des rapports sur la présence de la finule par exemple sur la présence du Esbola ou sur les violations qui auraient été faites par un des deux côtés. La finule n'a pas écrit un rapport sur la présence du Esbola au sud de l'Italie. Pas un rapport.

Et pardon. Et par contre le Esbola s'est renforcé à créer un réseau de de souterrain à créer des bases de tir de lance roquette que nous nous sommes encore en train de de découvrir ces derniers temps. Et les la finule non seulement n'a rien fait mais justif la finule était une organisation qui doit disparaître.

Elle doit disparaître elle doit disparaître au lieu d'être sur place ce qu'elle fait maintenant la première fois qu'elle a le courage et je peux vous dire que nous nous demandions à l'époque à la finule d'écrire des rapports pas plus de faire son travail d'écrire des rapports sur la présence de dubola et il nous disait non on n pas les preuves et cetera et cetera bien que le esbola creusait des souterrains à 2 m de leur base. Alors aujourd'hui soudain ils ont découvert un certain courage et ils se mettent dans une position qui pourrait les mettre en dangereux. La sinule, la finule devrait quitter.

Elle deit si serait, elle aurait dû quitter il y a longtemps. Elle devrait quitter immédiatement. Elle ne sert à rien.

Absolument à rien. Et là, vous vous exprimez au nom d'Israël ? Ah oui, tout à fait.

Hmm. Alors, la finule, elle est stationnée euh dans le sud du Liban. Euh le ministre israélien de la défense a déclaré qu'Israël occupera une partie du du sud du Liban après la guerre.

Euh ce soir, le Liban dénonce l'intention d'Israël d'une nouvelle occupation de son territoire. Que répondez-vous au Liban ? Nous n'avons pas l'intention de rester au Liban de façon permanente.

Pas du tout. Ça ça malheureusement c'est un exercice que nous avons fait dans les années 2000. Entre 78 et 2000 entre 82 et 2000.

Entre 8 en tout cas une vingtaine d'années. Voilà. Exactement. 18 ans plus exactement.

Et c'est un exercice qui qui est qui est un trauma pour Israël. Mais ce que nous faisons maintenant, c'est d'empêcher le Esbola de tirer sur Israël. C'est une guerre que nous n'avons pas demandé.

Le esbola nous l'avons averti bien à l'avance. Nous avons demandé au Libanais, faites en sorte qu'il n'it pas la capacité de tirer. Vous savez, le gouvernement libanais avec le soutien malheureusement de le gouvernement français a annoncé il y a quelques mois que le gouver que qu'ils avaient réussi à désarmer complètement le esbola au sud du litanie, au sud du fleuve du litanis.

Et maintenant, nous découvrons des bases qui qui existaient depuis des années que le que le gouvernement libanais, que les armées, les forces armées libanaises n'ont même pas touché, n'ont même pas essayer de désarmer. Alors, ce que nous faisons maintenant, c'est faire en sorte que la la résolution du conseil de sécurité 1701 que qui devait être mise en œuvre depuis très longtemps soit mise en œuvre. Donc, le désarmement du Esbola le désarmement complet du Esbola au sud du Litané.

Une fois que nous aurons terminé cela et une fois que le esbola sera désarmé comme il devait l'être depuis plus de 20 ans, nous n'avons aucune raison de rester au Liban. Nous voulons que le Liban soit un pays qui prospère dans les gens dont les le peuple soit heureux. Nous, vous savez, nous recevons même des messages d'une grande partie de la population chrétienne du Liban qui nous demande de continuer et de terminer sur le travail une fois pour toutes.