Philippe Goujon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse partielle
Est-ce de nature à rassurer l'UMP ?
- 1:43OuverteRéponse partielle
Même s'il est la porte d'entrée à l'Elysée des chefs d'entreprise, vous n'y voyez aucun symbole positif en direction des entrepreneurs ?
- 2:10OuverteRéponse partielle
Qu'attendez-vous de la prochaine déclaration de politique générale de Manuel Valls à l'Assemblée, probablement avant la fin octobre ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Chacun rentre un peu de son côté à l'UMP, était-ce le meilleur moyen d'afficher l'unité que vous recherchez ?
- 4:28OuverteRéponse partielle
Une semaine après, comment les fillonnistes ont-ils digéré l'annonce d'Alain Juppé sur la route de l'Elysée, désormais ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Entre la candidature annoncée d'Alain Juppé, il y a une semaine, et dans l'attente de celle probable de Nicolas Sarkozy, comment François Fillon peut-il éviter de se laisser distancer dans cette compétition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueFait
« Ça ne va pas assez loin. On a l'impression que c'est une politique de Rustine qui ne sait pas prendre des mesures claires et suffisantes. »
- 1:18Invité politiquePromesse
« Il faut aller beaucoup plus loin, bien sûr, dans la réduction des déficits, des charges, des impôts, des dépenses, modifier aussi la dépense publique et diminuer l'homme fonctionnaire. »
- 1:29Invité politiquePromesse
« supprimer les 35 heures, qui ne sont absolument pas, je crois, dans la politique de ce gouvernement. »
- 2:23Invité politiqueFait
« il aura fallu attendre le quatrième gouvernement depuis l'avènement de François Hollande, pour avoir le gouvernement, je vais dire, le plus fragile politiquement, puisqu'il repose, de la Ve République, »
- 2:31Invité politiqueFait
« puisqu'il repose sur une majorité qui est encore rétrécie, encore raccourcie. »
- 2:51Invité politiqueChiffre
« Moins d'un Français sur cinq, les Verts, les communistes, les radicaux de gauche, enfin les Verts et les communistes, en tout cas, ne sont plus dans la majorité. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Je crois que nous allons vers une crise de régime, ce n'est pas la fin de la crise avec ce gouvernement, c'est le début d'une crise de régime qui s'annonce. »
- 3:48Invité politiqueFait
« il faut bien considérer qu'il y a une double approche. Il y a une approche collective, avec un jeu collectif, une nouvelle direction dirigée par un triumvirat qui représente toutes les sensibilités »
- 4:48Invité politiqueFait
« François Fillon et Alain Juppé, pour les primaires. C'est une richesse. C'est une garantie, d'ailleurs, pour la tenue des primaires. »
- 4:54Invité politiqueFait
« Moi, je suis convaincu que le seul moyen légitime de départager des candidats à la présidence de la République, aujourd'hui, ce sont les primaires. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Ce qui fait aujourd'hui la marque de François Fillon, c'est qu'il a décidé d'avoir, lui, une ligne claire et cohérente, par rapport au gouvernement »
- 5:48Invité politiqueFait
« Le tachérisme qu'il cite régulièrement, notamment. Oui, mais parce que c'est un remède de cheval qu'il faut à l'économie française, et chacun le sait. »
Temps de parole
- Philippe Goujon78 %
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Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est le député UMP Philippe Goujon, député maire, fionniste et président de la Fédération UMP de Paris. Bonjour Philippe Goujon. Bonjour. Emmanuel Caron, nommé au ministère de l'économie, un ancien banquier d'affaires de chez Rothschild qui vient à Bercy. Est-ce de nature à rassurer l'UMP ?
Vous savez, je viens d'écouter votre chronique Grand Angle sur le décès des sans-abri. Je trouve que c'est un peu dérisoire d'évoquer ces sujets de rentrée politique par rapport à ces catastrophes, mais il s'agit de modifier les politiques publiques. Non, je crois que ce que je peux dire sur la nomination d'Emmanuel Macron, c'est que c'est lui qui conseille le président de la République depuis son avènement.
C'est donc lui qui a contribué, en tout cas, à mettre l'économie française dans le mur par une politique, j'allais dire, qu'on appelle social-libérale, politique dont on ne sait pas si elle est fondée sur l'offre ou sur la demande, dans la mesure où il y a beaucoup de discours, il y a peu d'actes. Ça ne va pas assez loin. On a l'impression que c'est une politique de Rustine qui ne sait pas prendre des mesures claires et suffisantes. Il faut aller beaucoup plus loin, bien sûr, dans la réduction des déficits, des charges, des impôts, des dépenses, modifier aussi la dépense publique et diminuer l'homme fonctionnaire.
Enfin bref, il y a des mesures très fortes à prendre, supprimer les 35 heures, qui ne sont absolument pas, je crois, dans la politique de ce gouvernement. Donc nous n'attendons pas grand-chose de ce ministre qui est un technocrate.
Même s'il est la porte d'entrée à l'Elysée des chefs d'entreprise, vous n'y voyez aucun symbole positif en direction des entrepreneurs ?
C'est un président qui a fait beaucoup de discours, beaucoup de symboles, mais très peu d'actes concrets et surtout pas d'actes suffisants. Puisque alors que les économies repartent à peu près partout en Europe, la nôtre continue à s'enfoncer dans la crise, les déficits.
Alors justement, qu'attendez-vous de la prochaine déclaration de politique générale de Manuel Valls à l'Assemblée, probablement avant la fin octobre ?
Vous savez, d'abord, je voudrais dire qu'il aura fallu attendre le quatrième gouvernement depuis l'avènement de François Hollande, pour avoir le gouvernement, je vais dire, le plus fragile politiquement, puisqu'il repose, de la Ve République, puisqu'il repose sur une majorité qui est encore rétrécie, encore raccourcie. C'est le dernier carré des Hollandais valsistes, et on a beau taper du poing sur la table et faire des actes d'autorité, ok, il y aura plus de cohérence au gouvernement, c'est très important, mais quels sont les soutiens aujourd'hui de François Hollande ?
Moins d'un Français sur cinq, les Verts, les communistes, les radicaux de gauche, enfin les Verts et les communistes, en tout cas, ne sont plus dans la majorité. Les radicaux de gauche menacent de la quitter, encore qu'ils ont été confirmés. Il y a un gouvernement aujourd'hui de complaisance, j'allais dire, un gouvernement d'auxiliaire, une seule tête, une seule voix, ou deux, Hollande et vals. Je crois que nous allons vers une crise de régime, ce n'est pas la fin de la crise avec ce gouvernement, c'est le début d'une crise de régime qui s'annonce.
Alors, l'autre actualité, vous concernant, vous le fillonniste Philippe Goujon, c'est la rentrée politique aujourd'hui de François Fillon, dans son ancien fief de la Sarthe. D'ailleurs, chacun rentre un peu de son côté à l'UMP, était-ce le meilleur moyen d'afficher l'unité que vous recherchez ?
Non, mais si on veut comprendre aujourd'hui ce qui se passe à l'UMP, qui est-elle en reconstruction, alors que le gouvernement, avec sa rentrée politique, je crois, est plutôt en déconstruction, il faut bien considérer qu'il y a une double approche. Il y a une approche collective, avec un jeu collectif, une nouvelle direction dirigée par un triumvirat qui représente toutes les sensibilités, puis avec Luc Châtel, qui essaye d'organiser une compétition légitime, dans tout parti, avec des procédures démocratiques organisées, pour désigner, d'une part, dans quelques mois, un nouveau président de l'UMP, et ensuite, un candidat pour la France. Donc, il y a une double approche.
Le jeu collectif d'organisation de cette compétition démocratique, et puis ensuite, les individualités, qui expriment légitimement leurs différences, et que sans fleur est close.
Alors, une semaine après, comment les fillonnistes ont-ils digéré l'annonce d'Alain Juppé sur la route de l'Elysée, désormais ?
Mais, encore une fois, nous avons une culture démocratique. Nous sommes un parti démocratique, enfin, nous essayons de l'être, en tout cas. Et quelle est la problématique d'avoir plusieurs candidats ? Heureusement, il y a déjà des candidats qui sont déclarés, François Fillon et Alain Juppé, pour les primaires. C'est une richesse. C'est une garantie, d'ailleurs, pour la tenue des primaires. Moi, je suis convaincu que le seul moyen légitime de départager des candidats à la présidence de la République, aujourd'hui, ce sont les primaires.
Alors, je vais vous poser la question autrement. Entre la candidature annoncée d'Alain Juppé, il y a une semaine, et dans l'attente de celle probable de Nicolas Sarkozy, comment François Fillon peut-il éviter de se laisser distancer dans cette compétition ?
Je crois que nous sommes au début d'une longue route, qui conduira aux présidentielles de 2017. à chacun d'exposer son projet. Ce qui fait aujourd'hui la marque de François Fillon, c'est qu'il a décidé d'avoir, lui, une ligne claire et cohérente, par rapport au gouvernement, je dis ça.
Oui, et par rapport à Alain Juppé ?
On attend encore quel sera son projet. Une ligne claire fondée sur une réforme profonde de notre économie. Le tachérisme qu'il cite régulièrement, notamment. Oui, mais parce que c'est un remède de cheval qu'il faut à l'économie française, et chacun le sait. On sait ce qu'il faut faire, maintenant, il reste à produire des actes.
À l'avant la primaire de droite sur la route de l'Elysée, il y aura donc d'abord, vous le rappelez, l'élection à la présidence de l'UMP. Fillon n'est pas candidat. Il y aura-t-il des consignes chez les fillonistes pour soutenir un candidat plus qu'un autre à la présidence de l'UMP ?
Pour ma part, je ne le souhaite pas. Ce que je souhaite, c'est que, dans une situation exceptionnelle, de crise exceptionnelle, que traverse l'UMP, Moi, je pense qu'il faut un candidat avec une stature, une dimension exceptionnelle, un homme d'État, qui a exercé de très hautes responsabilités, et un homme d'expérience. Je pense que nous sommes dans une telle situation qu'il nous faut une personnalité de cette dimension pour nous reconstruire.
Eh bien, merci. Philippe Goujon, député, filloniste, président de la Fédération UMP de Paris, maire du 15e arrondissement, et nous voyons le 15e arrondissement par les fenêtres de France Inter ce matin.
Merci de m'avoir permis de contempler cette magnifique vue, ce magnifique lever de soleil sur le 15e.
Philippe Goujon