Ce qu'il faut retenir du discours du premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Être Premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être Premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. Depuis trois semaines pourtant, j'ai tenté de bâtir les conditions pour lesquelles nous pourrions faire adopter un budget pour la France, pour l'État, mais aussi pour la sécurité sociale et répondre à quelques urgences importantes qui ne peuvent pas attendre 2027, l'élection présidentielle. Et j'ai tenté de construire un cheminement avec les partenaires sociaux, notamment sur des sujets qui avaient pu faire l'objet de blocages.
Ce temps, je l'ai aussi consacré avec les formations politiques du socle commun pour bâtir une feuille de route, mais aussi évidemment de l'opposition, puisque c'est elle qui décide en grande partie du sort et de l'avenir non seulement du gouvernement, mais aussi du pays à travers l'adoption ou non d'un budget. La première, c'est que précisément ces formations politiques ont fait mine parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de l'article 49 aligné à 3 de la Constitution. C'est-à-dire qu'au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable.
La deuxième des choses, c'est que les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme. La troisième des choses, c'est que la composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime, avec la future élection présidentielle. Le dernier message que je veux dire aux Français, c'est qu'au fond, il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver.
En étant plus désintéressé, pour beaucoup, peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égaux, j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent, mais il faut toujours préférer son pays à son parti. Il faut savoir écouter ses militants, mais toujours penser aux Françaises et aux Français. Merci à toutes et à tous. Je vous remercie.
Sébastien Lecornu