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interviewLe Média (sur YouTube)· 24 novembre 2022 33 min

BLOCAGE DES PRIX DE L'ÉLECTRICITÉ : LE GOUVERNEMENT NE DIT PAS TOUTE LA VÉRITÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] ils est elle était attendue par milliers Porte de Versailles à Paris 10 000 maires et présidents de d'intercommunalité de France sont depuis mardi et jusqu'à demain réunis pour leur 104e congrès annuel trois jours durant lesquels ont été prévues de nombreuses conférences débat et forums thématiques avec au centre de la table des problématiques qui font l'actualité comme la transition écologique l'accès aux services publics ou encore l'évolution des finances publiques qui justement doivent rendre possible ou pas on le verra ses missions d'intérêt général et un fil rouge le pouvoir d'agir en somme les capacités concrètes des élus locaux pour mener à bien leurs missions dont l'objectif on le devine et l'amélioration du quotidien de la population alors pour en parler j'ai invité ce soir Jean-Philippe Gautret merde Nuxe de Fontenay-sous-Bois une commune d'un peu plus de 50 000 habitants situés à quelques kilomètres à l'est de Paris pas loin d'ici on est à Montreuil bonsoir Jean-Philippe merci d'avoir accepté l'invitation ce soir et alors tout d'abord il y a non vous êtes je rappelle vous êtes vice-président de l'Association des maires en France encharde solidarités qui participent dans cette galaxie d'organisation de ce rendez-vous important qui a lieu ces jours-ci apporte de Versailles alors à vos yeux j'imagine que cet événement est très important ou pas dites-nous il est important dans ce que ça dit de la situation des collectivités plus particulièrement des maires dans leur de leur état d'esprit alors où je vous parle qu'on soit une petite collectivité ou une grande collectivité qu'on soit un maire rural ou un maire urbain aujourd'hui la situation est plus que tendue d'abord par l'état des finances des collectivités et puis évidemment avec la crise de l'énergie qui est devant nous et qui va peser qui pèse déjà et qui va peser sur nos budgets et dans notre capacité d'agir justement pour sur les politiques publiques au service de donc concitoyens alors on va traiter ces sujets à ce soir parce que c'est intéressant quand même beaucoup de personnes les budgets des municipalité c'est quelque part d'un souci qui concerne directement les administrer donc la population locale mais c'est un peu ce millefeuille c'est flou administratif qui parfois est là et il était quand même de se perdre dans cette différence entre ce que je dois faire l'état ce qui relève de votre pouvoir vous en tant que mère des départements etc concrètement vous merde de Fontenay-sous-Bois quels sont vos missions à pas vous forcément en tant que mère mais votre municipalité votre commune l'émission politique dont dépend en fait la commune c'est pas si flou que ça pour beaucoup ça l'est je vais répondre et les tailles fait plus grand chose à mon grand désespoir alors la commune aujourd'hui elle fait elle applique des politiques publiques de la naissance à la fin de vie c'est à dire des crèches au cimetière l'ensemble de nos politiques publiques l'ensemble des interventions qu'un maire ou qu’une collectivité peut faire elle est dans ce panel là et donc évidemment c'est très large le maire c'est pas pour rien que c'est le premier élu et deal qu'on vient voir quand on a une problématique et donc on s'occupe aussi des écoles des routes de plein de sujets extrêmement différents on a des ressources de moins en moins importantes que pour le faire que ce soit les dotations de l'État directement qui diminuent jusqu'à s'approcher de zéro et puis la fiscalité locale normalement on est normalement on a la possibilité de lever l'impôt mais on a c'est dans moins le cas puisque il y a eu la suppression de la taxe d'habitation qui sera effectivement 1er janvier 2023 il reste plus que la taxe foncière qui ne s'applique pas sur tous les les citoyens et donc ça limite nos capacités d'agir parce que pour agir il faut de l'argent évidemment ça aussi c'est quelque chose c'est au cœur des débats qu'il y a ces jours-ci je suis j'habite dans la sixième puissance du monde la France et dans la région la plus riche d'Europe donc vous voyez bien que c'est pas qu'une question d'argent c'est une question de choix politique de là où on répartit l'argent et de quelle politique on veut mener au service de nos concitoyens bien sûr alors une des premières attentes que la population a c'est l'habitat c'est important de l'aborder je pense je sais que ça nourrit beaucoup discussions de débat lors du congrès mais pas que au-delà aussi alors nombre d'élus déplore l'absence de l'État source de ses je pense que vous êtes avec ça alors quel est votre avis et votre analyse de la situation sur ce point-là depuis votre poste de mère pour le coup là passez une compétence de l'État pas que puisque c'est une compétence de l'État et uniquement de l'État c'est important de le rappeler bien sûr les crédits d'investissement pour construire du logement n'ont jamais été aussi bas et on n'a jamais aussi peu construit de logements sociaux alors que les besoins sont grandissants et notamment la tension en Île-de-France et avec la crise du covid la tension s'est accélérée puisque si on construit peu les logements qui se libèrent c'est la mobilité c'est le taux de rotation et que avec les crises successives les gens bougent peu et donc on a un taux de rotation qui est passé de 5% dans ma commune à moins de 2% donc vous voyez que les possibilités sont sont difficiles ça veut pas dire qu'on peut rien faire nous on a des politiques volontaristes on construit on continue de construire du logement social on respecte la loi la loi SRU solidarité renouvellement urbain qui oblige les communes de plus de 5000 habitants à avoir au moins 25% de logements sociaux je dois payer les amendes ou à payer les amendes et moi je suis entouré des champions de France qui payent qui respectent pas la loi et qui paye les amendes toutes les villes qui alors évidemment pas Montreuil mais toutes les villes qui sont qui sont mitoyennes de Fontenay ne respectent pas la loi sérieux et donc évidemment ça renforce aussi cette difficulté pour permettre de trouver un logement aux habitants nous on mène des politiques publiques on continue de construire mais ça suffit pas et il y a besoin d'un plan massif d'investissement de l'État pour construire du logement et contraindre les mers plus que la question de la que l'État reprennent la main et les oblige à construire du logement social et pour vous qu'est-ce qui expliquerait cette absence de volonté de l'État sur ce drapeau c'est logique pour vous ah c'est idéologique on est dans un gouvernement il y a des besoins quand même l'État se tape on pourrait on pourrait faire le parallèle sur l'énergie il y a des besoins et on a libéralisé or on sait que le marché il a besoin d'être régulier bah c'est pareil pour le logement mais c'est pareil pour le logement en fait tout peut s'appliquer vous savez il y a un moment maintenant mais j'ai fait des études de gestion et dans les cours de gestion d'économie on vous explique que pour que le capitalisme il marche sur le marché le marché il a besoin de règles et quand c'est dérégué quand on est dans l'ultralibéralisme et qui a plus de règles il y a des monopoles des concentrations ça fonctionne plus et ben on y est complètement et ça se renforce dans tous les secteurs d'ailleurs votre émission est intéressante puisque on passe de secteur en secteur et ben on voit qu'intellectuellement ça marche leur projet d'extrême centre ultralibéral fonctionne et sur le logement c'est pareil et donc c'est le secteur privé le secteur privé il a besoin d'un marché d'offre et de demande et il a besoin de gens qu'on la capacité d'acheter avec la crise c'est là où on peut bancaire relèvement des taux et les banques qui coupent le robinet pour les emprunts vous allez voir le privé va arrêter de construire donc on va avoir on va bloquer le marché et donc il y a c'est pour ça qu'on a besoin d'intervention d'État notamment sur le logement et donc d'intervention d'aide à la pierre pour dynamiser surtout pour trouver des solutions d'hébergement pour nos populations je pourrais vous dire aussi ce que l'État fait par ailleurs c'est la suppression de place d'hébergement d'urgence on a des dans la sixième puissance du monde et dans la région la plus riche d'Europe on a des gens des familles des enfants qui dorment qui dorment à la rue alors après on vient nous voir on nous dit qu'est-ce que vous faites mais nous on n'est pas responsable alors après on gère la crise on essaye de trouver des solutions on fait appel à la solidarité mais c'est normalement de fait à l'état d'organiser cette question de mise à l'abri des familles des enfants et parfois c'est des femmes avec enfants d'ailleurs qui sont dans une extrême précarité et dans une strate pauvreté voilà c'est c'est ce pourquoi au quotidien on s'engage alors restons sur le point de vue du maire puisqu'on y est pour parler de budget comme on l'a fait il y a quelques instants dans ce qui plombe les budgets locaux sans surprise il y a la pression alors cependant mieux contenu chez nous qu'ailleurs en Europe ou dans le monde il faut le dire mais qui fait quand même des ravages et qui explose les dépenses à notamment dans d'énergie dans le Parisien elle a mi-octobre vous disiez ne pas savoir si votre commune allez pouvoir payer les factures vous souvenez de ce que vous avez dit complètement un mois plus tard vous vous en êtes où écoutez d'abord il y a la question de l'inflation sur l'ensemble des prix et l'ensemble des fournitures et des prestations c'est un fait mais il y a une question parallèle qui est la question de l'énergie là on parle d'augmentation liée à la dérégulation là encore du marché on parle d'augmentation de 300 400 500 jusqu'à 1000% des augmentations aucune organisation publique ou privée ne peut absorber des augmentations de ce type là et pourtant elles sont là voilà pourquoi on dit il faut soit bloquer les prix soit des mécanismes de compensation puisque le gouvernement est spécialiste de la communication politique quand il a dit on bloque les prix pour les particuliers vous vous souvenez bien sûr augmentation limitée à 15% ça fait déjà 15% mais ça n'est pas vrai pour tout organisation collective c'est à dire les logements sociaux les copropriétés les administrations les collectivités etc etc et donc ces il n'y a pas de blocage des prêts à 15% pour nous pour les copropriétés pour les locataires etc et ça sera pas forcément sur le la population je sais pas comment on fera les copropriétés ou les locataires puisqu'il y a déjà des commencements de rappel de charges qui sont arrivés en septembre il y en a qui savent pas payer les impayés on veut savoir comment vous faites en fait pour payer pour ce qui nous concerne la collectivité pour l'instant on va passer 2023 on est passé l'année dernière de 2 millions d'euros sur les fluides globalement c'est les en plus vous rajoutez l'eau mais c'est électricité gaz chauffage 2000 euros 30000 en fin d'année en 2022 et on prévoit parce que c'est du c'est du budget 8 millions et des poussières 500 000 environ pour 2023 qu'est-ce comment on va faire ça veut dire que soit on coupe des services publics je m'y refuse je m'y refuse parce que est-ce que je vais arrêter la piscine alors que cette cette tétée beaucoup d'enfants sont morts parce qu'il savait pas nager ils se sont noyés est-ce que je vais couper le chauffage dans les crèches évidemment non et ce que l'État va couper l'énergie et le chauffage dans les hôpitaux évidemment on va pas le faire comment on va faire lui ce qu'il veut c'est que on investisse on va passer du fonctionnement de l'investissement fonctionnement ils vont investir à moins mais qu'est-ce que ça va produire ça investir moins bah ça veut dire qu'on fera pas de transition écologique ça veut dire que on fera pas tourner la machine économique parce que 70% de l'investissement public c'est les collectivités territoriales et que moi premier pôle de développement économique de l'Est parisien les entreprises viennent me voir et me dire Monsieur le Maire il faut que vous intervenez auprès des pouvoirs publics parce qu'on ne sait pas comment faire tourner la machine économique voilà ce que je veux dire donc évidemment on est des gens sérieux on sait gérer mais moi je dis aujourd'hui dans un pays aussi riche que la France il faut bloquer les prix revenir à un système régulé avant 2020 les prix étaient régulés aujourd'hui c'est pas la guerre en Ukraine la guerre en Ukraine accélère la dérégulation du marché mais ça fait plus d'un an ça fait plus d'un an qu'il y a une spéculation et que les augmentations sont sans précédent sur ce sujet n'empêche que c'est l'état de fait aujourd'hui le fonctionnement il est comme ça et vous avez ces dépenses à payer il y a quand même des propositions du gouvernement notamment cette 320 millions d'euros annoncés par les beatborne pour ce qui était présenté quand même c'est pas rien les gens qui nous écoutent on parle de 8 millions entre ceux d'ailleurs c'est difficile à imaginer 320 millions annoncé par les autres banques pour ce qui a été présenté comme un chiffre jamais atteint en 13 ans c'est pas rien c'est pas vrai c'est pas vrai d'ailleurs je peux vous donner un exemple parce que si c'était vrai et si le président de la République pensait que c'était une bonne nouvelle pour les maires il serait venu au Congrès il a fait pire que ça il est venu dans l'espace salon mais il est pas venu au Congrès voir et discuter et échanger avec les mers ça veut dire tout simplement que c'est de la communication politique au même titre que ce que je vous ai expliqué sur le mécanisme du bouclier tarifaire nos dotations n'ont jamais été aussi basses nous avons un sujet sur cette question des collectivités je pense que la volonté du gouvernement c'est ça l'Uby c'est l'exemple de Thatcher à l'époque ils veulent se servir de la crise énergétique pour faire faire ce que eux n'arrivent pas à s'imposer c'est à dire faire des économies de dépenses publiques voilà tout simplement or nous nous avons des besoins nous avons été élus sur un programme et nous sommes obligés d'équilibrer notre budget je le rappelle l'État est en déficit permanent nous nous sommes obligés d'être à l'équilibre donc nous sommes des bons gestionnaires on va trouver des solutions on va se battre mais je dis qu'à un moment donné il va falloir qu'on affronte le gouvernement sur cette question au service de nos populations parce que nous avons besoin d'investir dans les écoles nous avons besoin d'investir dans la santé nous avons besoin d'inverser dans un certain nombre de sujets dans la transition écologique j'aimerais bien savoir comment nous allons utiliser le milliard et la semaine dernière par le gouvernement à la Caisse des dépôts pour des emprunts verts si nous n'avons pas la capacité d'investir donc je dis ouvertement nous sommes prêts à temps de la main mais encore faut-il que nous ayons des gens sérieux qui connaissent le terrain et qui nous permettent de le faire je vous donne un exemple ça fait 10 ans qu'on investit dans notre réseau d'éclairage public on l'a passé de basse de haute tension en basse tension et passer en LED on est à faire un investissement d'environ sur 10 ans 7 millions d'euros et on a diminué par deux nos consommations voilà un investissement intelligent économiquement et écologiquement mais pour ça il nous faut investir et donc je dis à l'état donnez-nous les moyens d'investir au service de la transition écologique et au service de nos concitoyens alors je me dis que vous avez investi le salon tout du moins ce congrès là vous venez de de de souligner la non présente et maintenant qui devait l'élyser l'assurer devenir déambuler sur le Congrès des Maires de France pour d'ailleurs je cite ce que le lisais nous disait un pour un contact plus direct et plus fort avec les élus le Twitter de de l'AMF tout à l'heure le montrait je sais pas si on vouloir l'écran tout sourire de mais cette fois en fait en photo on le voit pas tout de suite mais tout sourire mais non pas du côté avec les élus mais avec sur le avec les forces de sécurité de mémoire je me souviens plus très récemment mais sécurité intérieure sur le sur le stand du ministère de l'Intérieur comment vous alors vous dites qu'il est pas venu parce que peut-être que il manque et cetera enfin on appelle ça la communication politique non mais quand même il y A 320 millions d'euros qui sont sur la table quand même c'est un fait enfin il y a quand même des de l'argent qui était annoncé vous dites vous j'ai jamais vu autant d'élus maire remonter quelque soit leurs étiquettes remonter comme ça je je vous garantis que le fait que Macron soit pas finalement venu vous l'avez évoqué tout à l'heure avec le 49-3 la question démocratique n'est pas n'est pas au centre de de leur projet politique on a eu un pseudo un pseudo grand débat national après après la difficile la crise démocratique on a eu avec les gilets jaunes mais c'était orchestré orienté voilà nous les maires on sait ce que c'est le débat démocratique on est obligé d'aller au contact on a apporté de baffe d'ailleurs c'est ça qui fait que oui mais c'est une expression politique mais au sens au sens profond c'est-à-dire on peut pas passer à côté des débats et des sujets on est obligé d'y aller et donc ce que je veux dire c'est que c'est que le Président de la République qui d'ailleurs je vous le rappelle n'a jamais été élu local et donc c'est aussi un sujet sur le fond pour comprendre les préoccupations des Français parce que nous on n'a pas le choix on est obligé de composer avec nos populations dans leur diversité c'est-à-dire qu'on élu sur un projet mon objet après de prendre en compte l'ensemble des propositions de nos populations et donc on a l'habitude de composer mais on a surtout l'habitude d'écouter d'écouter d'écouter d'écouter encore écouter pour transformer leur envie et donc c'est ça notre engagement au quotidien je sais pas si le président de la République entend ça vraiment c'est intéressant il est pas venu on le sait on l'a on l'a vu le monde on a fait l'article tout à l'heure pour l'expliquer plus clairement c'est intéressant de de d'entendre votre position sur vraiment votre division sur voilà il y a le gouvernement qui n'est pas là pour servir la population je reprends moi et nous donc vous les maires les maires quand même des exemples de mer qui font pas de mélodie hein les mères qui eux sont proches de la population etc est-ce que c'est pas idéalisé j'ai pas dit j'ai pas dit on n'a pas le choix d'y aller non non j'ai la porte elle est toujours ouverte pour ce qui me concerne le sujet c'est pas ça que je dis je dis que le gouvernement il est au service d'une politique on sa politique et des puissants de notre pays tout simplement et donc toute sa politique est concentrée au service des intérêts particuliers des intérêts particuliers d'une certaine caste de la population et qui sont souvent voire tout le temps très riches voilà c'est ça que je veux dire que ce soit les cadeaux fiscaux que ce soit les réformes successives votre émission elle est en ce sens moi j'ai apprécié j'aborde d'ailleurs j'ai appris des choses mais elle explique bien et donc moi je dis pas que je réalise pas la fonction je dis que globalement sur le nombre d'élus locaux globalement on est plutôt engagé attaché à l'intérêt général et plutôt proche du terrain c'est s'explique peut-être cela après on n'est pas parfait évidemment et je dis pas le gouvernement de fait rien si il fait des choses mais il fait pas des choses en faveur de l'intérêt général mais d'une minorité et et en tout cas pas au service des corps intermédiaires que nous sommes au service de la population que ce soit les associations les syndicats ou les élus locaux globalement on vous dit tous la même chose quel que soit notre étiquette politique parce qu'on n'est pas très souvent écouté et on les décisions viennent souvent dans haut la preuve c'est qu'ils sont même obligés de passer le 49-3 effectivement alors on va si vous voulez bien on va revenir sur la question de l'énergie c'est intéressant je pense que beaucoup de personnes attendent ce moment-là alors cette question là je recevais il y a pas très longtemps assez récemment le sénateur PCF a bien gay sur ce plateau et à mon micro il réagissait au principe du marché que vous venez de soulever marché européen de l'énergie propose de l'écouter [Musique] [Musique] dénonce l'applique donc j'ai pas de problème là-dessus mais il y a un vrai sujet le vrai sujet c'est le marché il faut il faut remettre des contraintes au marché de l'énergie sinon ça ne marchera pas et et l'hiver qui est devant nous j'ai peur parce que nous collectivités on n'aura pas on n'aura pas la capacité d'amortir une nouvelle fois comme on l'a fait pendant le covid la crise qui arrive et je crains que il y a des gens qui sont à la rue parce qu'ils pourront pas payer tel ou le chauffage l'électricité etc etc donc faut qu'on y soit attentif c'est toute notre société qui est en danger derrière cette crise et évidemment je souscris au fait qu'il faut sortir du marché l'énergie puisqu'on le voit bien tout le monde tout le monde en a besoin alors au-delà de ça effectivement c'est un sujet très important genre j'invite les personnes qui regardent aller revoir ou voir les propos tenus plus ou moins l'entretien qu'on a tenu ici à quelques semaines il y a cette question de la sobriété vous avez prononcée il y a quelques instants ce côté énergétique alors vous qui était dicté nups je le rappelle vous venez vous imagine très sensible à la question enfin je pense qu'il y a pas de surprise ce niveau là est-ce qu'on peut dire que cette situation qu'on connaît aujourd'hui qui est dramatique a bien des des dégâts est une sorte de bien enfin de mal pour un bien voilà qu'elle est propice au débat et à l'action sur le terrain de la sobriété pour tous je comprends la question c'est que évidemment s'impose toute crise impose de se réinterroger sur ce qui n'a pas été sur ce qui ne va pas et comment on se projette donc oui en ce sens une crise est toujours bénéfique en tout cas si on prend les mesures nécessaires derrière pour pour changer pour modifier notre manière d'agir ceci dit si on pouvait s'éviter des fois des crises qui sont difficiles quand quand on peut aller jusqu'à la mort je crois que c'est mieux si on peut les éviter c'est mieux de prévoir de penser c'est un peu aussi le rôle des pouvoirs publics de planifier l'avenir évidemment si ça permet l'accélération des processus de transition écologique beaucoup l'observez beaucoup c'est possible mais encore faut-il ce que je vous expliquais tout à l'heure qu'on est la capacité de pouvoir continuer d'investir moi je trouve ça pas mal la proposition de 1 milliard et demi pour investir dans la transition écologique le fond vert mais si je peux pas investir parce que on est obligé de réduire notre capacité d'investissement ça marchera pas ce que je veux dire par là c'est qu'il faut être cohérent il faut pas faire de l'effet d'annonce il faut que réellement nous ça puisse faire avancer la transition écologique donc oui j'y suis favorable enfin ce sera une bonne chose si ça fait vraiment avancer la transition écologique je fais quand même une une parenthèse sur le sujet moi j'ai découvert à l'orée de cette crise je pense un spécialiste de l'énergie que nous n'avions pas de stratégie énergétique depuis au moins 25 ans qu'on soit d'accord ou pas avec le nucléaire je sais plus aujourd'hui le sujet par contre on se rend compte que on n'a pas investi c'est un sujet quand même mais oui non aujourd'hui c'est comment on trouve les ressources pour continuer à avoir la ressource énergétique mais c'est oui mais ce que je veux dire c'est parce qu'on a pas investi on sait pas où on va on sait pas si on va investir dans la transition dans le l'énergie renouvelables par exemple l'exemple du Portugal eux ils ont largement investi dans un parc dans l'éolien et ça marche le grand plan de carénage fait en cliquet dans un carton il y a de l'investissement qui est prévu des milliards dans les cartons oui mais bon la grande chance que ça se produise non j'espère qu'on investisse encore des milliards dans le nucléaire français j'ai pas de solution je suis prudent sur le sujet je pense que le nucléaire d'un point de vue général c'est dangereux vous donner des exemples je vous ai donné la question de l'éclairage public je peux vous donner l'exemple de notre école que toute la France vient regarder parce que elle a une inertie quand il fait chaud ou quand il fait froid qui nous fait dépenser extrêmement peu d'énergie en chauffage par exemple parce qu'il fait bon dedans parce que on a cuisine une technique qui vient d'Afrique vous voyez donc le waterize le pisé oui ça fait partie on a permis d'avancer dans la technologie donc moi j'ai pas de problème là-dessus vraiment c'est pas ce que je veux dire par là donc évidemment faut y aller pour diminuer nos consommations diminuer l'empreinte écologique j'ai bien sûr on a une régie du chauffage urbain public on investit et on accélère d'ailleurs à l'orée de la crise on accélère sur la géothermie donc pour là encore baisser les coûts baisser l'empreinte écologique donc vraiment j'ai pas de problème là-dessus en parallèle de ça il faut continuer à pouvoir faire fonctionner nos services publics l'économie bien sûr donc peut-être qu'il faut un minimum investir aujourd'hui sur le nucléaire le temps qu'il faut pour et puis en parallèle de troisième chose investir massirment sur d'autres sources donc c'est vrai pour les r mais en même temps j'entends que les on- pour un certain nombre ça va pas en tout cas j'ai pas de solution mais en tout cas il y a une troisième voie en parallèle oui évidemment pour sortir et du nucléaire et trouver et trouver et trouver la solution à nos besoins énergétiques c'est un équilibre à trouver c'est à dire que je pense pas qu'on puisse dire ça va être comme ça comme ça comme ça c'est pas si simple que ça en tout cas ce qui par contre évidemment là où je vous rejoins il faut définir une stratégie et s'y tenir la transition c'est justement ça alors on va redescendre d'un échelon vous êtes pas Président je vous le fait alors il y a quand même des actions concrètes amener à votre niveau et pour les réunir pour réunir ces conditions pour permettre les choses justement là la promesse de la décentralisation engagée depuis plusieurs années c'est un fait qu'il doit donner des leviers vous donner des leviers aux collectivités etc pour notamment commune pour agir localement mais en parallèle il y a un manque de moyens vous l'avez vite fait pour lancer tout à l'heure on est en dénoncé par par les communes pas que la vôtre notamment nos dossiers chauds de la suppression de la taxe d'habitation alors arrêtons-nous un instant sur ce point là puisque on peut aisément comprendre quand même la popularité de cette le gouvernement l'utilise comme un argument on pourrait aussi parler de la redevance télévision auprès de la population de cette popularité qui permet aux ménage surtout aujourd'hui vous le savez les plus précaires de réaliser des économies et pas des moins même si c'est pas grand chose ça gagne beaucoup pour ça des personnes dans les faits c'est quand même de l'argent en moins dans les caisses dans les caisses publiques la caisse de la mairie par exemple que dites-vous sur ce dossier là en tant que mère aux personnes qui qui vous regardent qui vivent dans votre commune ou pas finalement expliquer en quoi c'est grave ou pas je vous dis exactement la même chose c'est le même raisonnement que l'explication qui nous a été faite sur les cotisations et l'assurance chômage part Théophile c'est une individualisation au maximum de la société puisque le service public il a vocation à rassembler à faire de la cohésion en plus de rendre un service et donc c'est de la solidarité il y a pas de honte à payer de l'impôt encore faut-il que on est un service public qui va en face la taxe d'habitation sûrement qu'il fallait la réformer personne n'a eu ce courage là parce que j'avais des mécanismes qui faisaient qu'elle était peut-être pas juste etc sûrement ce que je sais c'est que quand on paye des impôts en France en face normalement il y a un service public et moi j'ai une ville très mixte il y a des très pauvres il y a des classes moyennes il y a des très très riches et mon rôle à moi c'est de faire en sorte qu'il soit fier quelle que soit la classe sociale qui soit fière de leur service public quand on est fier de son service public quel que soit la classe sociale en général qu'on empêche ou qu'on n'en paye pas de l'impôt ça nous pose pas de problème ce que je veux dire par là c'est que à force de mettre en difficulté la qualité du service public par les moyens qu'on lui donne à force de plus avoir un élément qui nous qui nous ramène aux communs au nous à faire sens à faire société évidemment on a un délitement donc évidemment on a toujours envie de moins payer mais en fait c'est un leurre ça aussi évidemment que c'est il y a un exercice de communication du gouvernement puisque dans quand on a reçu la quittance là on avait un beau une belle lettre de noministre ou de la première minute en plus on entend c'est populaire d'achat déguisé en plus en fait et demain on aura plus de service public de l'audiovisuel ça c'est pour l'audiovisuel pour ce qui concerne la taxe d'habitation bah demain on aura plus de de service public parce que les collectivités sachant que c'était leur dernière action je me fais encore la vocaliser vous avez des personnes en face qui vont me répondre OK et moi je regarde pas France 2 c'est de la merde regardez machin la poste c'est trop long donc tant qu'à faire sur le service public sur le service public de l'audiovisuel peut-être mais sur la question des collectivités moi j'ai personne qui me dit que il a plus envie que ses enfants partent en classe de découverte gratuite qu'il a plus envie d'avoir accès à un service de qualité de la restauration collective en régie public que il a plus envie d'avoir ces routes entretenues ces bâtiments entretenus de construire des écoles etc etc ce que je veux vous dire par là c'est que la question du nous de faire société c'est levé par l'impôt et donc je peux comprendre que pour un certain nombre l'impôt ce soit difficile mais derrière ces baisses de et c'est suppressions de taxes c'est surtout le moyen de supprimer les taxes la taxation et les impôts des traits des ultra riches et d'éviter de d'aller sur la taxation des supers profits voilà c'est ça le vrai sujet parce qu'évidemment que on s'oriente toujours vers celui qui a moins mais ça c'est un leurre puisque de toute façon le service public souvent il va aussi pour celui qui a moins et donc s'il y a plus moyen de payer le service public et ben ce sera la chair a été ce sera des gens en difficulté ce sera le marché et en général c'est toujours les plus pauvres qui payent c'est ça que je veux vous dire et aujourd'hui le rôle d'une collectivité par son service public c'est aussi de faire de la solidarité c'est comme ça qu'on le conçoit on n'intervient beaucoup sur les questions de solidarité d'être social etc pour accompagner nos populations par des dispositifs pour les jeunes ou moins jeunes d'ailleurs et s'il y en a plus de moyens pour le faire on le fera plus et c'est toute la cohésion de notre société de ma ville mais de manière générale de la société qui est en danger tout cela n'est pas présager grand chose de positif je ferais pas de politique si j'avais pas de l'espoir parlons d'espoir vous êtes vous êtes maire de Fontenay-sous-Bois comment vous composez vous dans votre ville avec cette réalité parce que là vous dites il y a pas les moyens on n'a pas l'argent l'État est contre nous parce qu'il sert les intérêts les plus riches alors aujourd'hui revendications les a compris on fait quoi alors et comment on peut faire d'ailleurs aussi pourquoi pas nous en tant que personne pour pouvoir aider on essaye de donner France au projet collectif comporte auprès de la population ça veut dire quoi ça veut dire que évidemment on écoute et on compose je vous l'ai dit tout à l'heure mais aussi on porte des convictions un projet pareil je vous donne un autre exemple nous on pense que la culture c'est un élément qui permet d'ouvrir oui d'accord laissez-moi aller au bout d'aller au bout de rassembler de vivre des moments ensemble et donc je fais partie des rares villes qui sont en train de terminer un théâtre l'année prochaine on va on va terminer un théâtre il y a des gens qui vous disent à quoi ça sert d'investir dans un théâtre alors que c'est la crise pas parce que le jour où on vivra plus de moments ensemble qu'on s'ouvrira pas l'esprit ce qui m'a construit moi je suis un produit de l'école publique grâce aux services publics peut-être je suis devant vous ce sera toujours ce qui auront les moyens qui pourront continuer à avancer voilà donc moi je dis simplement je vous coupe rapidement parce que le théâtre est très bien ma foi mais une fois construit on le voit par exemple j'ai un ami qui travaille dans dans l'éducation à Sarcelles le théâtre il peut on est à quelques dizaines de minutes de Paris les gens n'y vont pas forcément quand vous faites vous pour pouvoir unifier très richement riche plus pauvre comment pour les ayez au théâtre par exemple on a ouvert on a ouvert depuis que je suis mère une classe à horaire aménagé théâtre dans le collège ZEP REP de la commune on fait en sorte d'avoir des actions culturelles qui qui qui irrigue le territoire et qui permettent à tout à chacun quel que soit sa classe quel que soit le quartier donc il vient quel que soit sa culture de vivre ensemble c'est ça la mission du service public évidemment sur celle de la culture mais de manière générale le sens du service public le sens de l'impôt c'est c'est servir le bien commun et le nous je pense que ce dont nous souffrons en ce moment c'est de l'extrême individualisation de la société par par les politiques ultralibérales qui sont menées évidemment qui s'accélère avec les politiques menées par le gouvernement en ce moment là m'a fini avec eux avec leur gouvernement en ce moment qui fait ça pas d'Emmanuel Macron du coup aujourd'hui face au Homer niveau congrès ni à la tribune ce sera la première ministre et les Bad bornes qui va donc prendre la parole demain qui doit s'y coller c'est ma dernière question qu'attendez-vous de sa prise de parole demain vous y serez d'ailleurs non non il y a un moment donné non parce que j'ai d'autres j'avais j'ai prévu j'y suis allé aujourd'hui au Congrès ça dure trois jours et il faut optimiser notre temps le j'attends pas grand chose puisque ce qu'on voit c'est que il dicte il dicte un peu le rythme y compris le rythme démocratique sans démocratie puisque leur façon de débattre c'est le 49-3 donc voilà j'espère que j'espère que au moins si peut-être ce que j'attends c'est peut-être quelques mesures de soutien collectivité en tout cas pour pour passer la crise de cet hiver ils ont entendu je vous avouerai que je suis très sceptique donc je n'attends pas grand chose tant mieux si elle annonce des mesures qui viendront soutenir l'investissement des collectivités au service de nos populations jusqu'à présent ils n'ont pas ils n'ont pas ouvert de possible on verra on verra et ben on regardera ça merci beaucoup Jean-Philippe