INTÉGRAL Hantavirus: Stéphanie Rist tente de rassurer
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 31:23OuverteRéponse directe
Combien de cas contacts sont déjà hospitalisés et dans quels centres ?
- 32:16OuverteRéponse directe
L'État est-il prêt à faire face à une nouvelle pandémie en termes de places d'hôpital et de stocks de masques ?
- 32:34OuverteRéponse directe
Y a-t-il des enfants parmi les cas contacts ?
- 33:18OuverteRéponse directe
Quels sont les projets de recherche lancés pour lever les doutes sur le virus ?
- 34:44OuverteRéponse directe
Combien de cas contacts sont hospitalisés ou en cours d'hospitalisation ?
- 35:49OuverteRéponse partielle
Quels sont les centres hospitaliers concernés par les cas contacts et combien de cas par centre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11Fait
« Le foyer débute à bord du MV Amadeus parti de Chu Raya le 1er avril avec 147 personnes. »
- 1:54Fait
« Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement, les cinq ressortissants français encore à bord ont été rapatriés dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée. »
- 2:38Fait
« Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux. »
- 6:28Caroline SemaiFait
« Ce virus a été découvert en Argentine en 95 jusqu'en 96 on pensait que c'était surtout enfin c'était essentiellement une transmission zoonotique, c'est-à-dire une transmission des animaux aux hommes sans transmission interhumaine. »
- 7:13Caroline SemaiChiffre
« Globalement chaque année entre 150 et 100 cas sont diagnostiqués mais on peut effectivement observer que pour l'année 2026 le début de l'année 2026 est déjà plus important que les années précédentes 2025 et les autres années. »
- 7:57Caroline SemaiFait
« On estime que la contamination peut survenir 48 heures avant le début des signes. »
- 9:25Caroline SemaiChiffre
« Nous en avons 11 au 12 mai pour lesquels on a une une PCR positive, il s'agit uniquement de passagers ou d'équipage du navire et qui sont évidemment considérés à haut risque qui sont donc tous isolés pour une période jusqu'à 42 jours et ils ont tous été prélevés bien entendu. »
- 12:19Xavier LescureFait
« Le réservoir est purement animal et le l'animal, les animaux sont pas symptomatiques et ils peuvent vivre des semaines, des mois, des années avec le virus. »
- 13:47Xavier LescureFait
« Andes a une caractéristique, c'est qu'il y a une transmission possible, peu fréquente, peu efficace, d'humain à humain. »
- 16:44Xavier LescureFait
« Est-ce qu'on a un traitement ? Non, pas de traitement antiviral approuvé efficace. »
- 17:27Xavier LescureFait
« Par contre, nous n'avons aucun vaccin disponible, d'où la nécessité sur le traitement antiviral et sur les vaccins d'avoir une recherche efficace, rapide et coordonnée. »
- 18:31Olivier SchwartzFait
« Nous hébergeons euh le Centre national de référence des hantavirus, donc c'est là où sont faits euh les diagnostics, mais aussi les séquençages, les surveillances épidémiologiques. »
- 19:58Olivier SchwartzFait
« Le récepteur a été identifié, c'est une protéine euh qui s'appelle la protocadherine et donc elle est exprimée euh Xavier le le le parlait des cellules endothéliales, donc des cellules vasculaires. »
- 20:43Olivier SchwartzFait
« On est en phase préclinique, il y a pas eu des cliniques mais les les réactifs sont là et peuvent être poussés vers la clinique euh si besoin et le l'avantage des anticorps monoclonaux, c'est qu'on sait euh bien les utiliser euh en clinique. »
- 22:12Olivier SchwartzFait
« Il y a un vaccin qui est disponible en Corée et en Chine contre une autre espèce d'hantavirus, euh qui est un vaccin inactivé, mais qui fonctionne très peu, euh qui est peu efficace et qui a priori ne devrait pas marcher contre Andes. »
- 24:23Antoine FlahaultFait
« De mémoire de chercheurs, je n'ai pas retrouvé d'autres émergences épidémiques dans cette situation très particulière qui se trouve dans un bateau confiné, dénombrable. »
- 25:51Antoine FlahaultFait
« Le SRAS c'est pas parti d'un immeuble de Hong Kong, c'est parti on le sait maintenant de Chine de façon cachée. »
- 27:17Antoine FlahaultFait
« Bien sûr, on a des toutes premières estimations. Vous savez la science marche par la réfutation. »
- 28:00Antoine FlahaultChiffre
« Pour cette maladie, le virus des Andes, on dit dans la publication qu'a cité Caroline Somain 32 %. Oui. 32 %. Dans un village très reculé de la Cordillère des Andes où je ne suis pas certain qu'il y ait le niveau de technicité de l'hôpital Bichat ou de l'hôpital militaire de Madrid. »
- 29:27Antoine FlahaultFait
« Le Covid était déjà dû à un virus totalement inconnu quand il a émergé. Il avait pas 30 ans d'âge, il avait pas ses publications, il avait pas des vaccins déjà en cours de développement. »
- 33:59Fait
« Ces concitoyens ont été identifiés testés et actuellement hospitalisés. Dedans, je réponds tout de suite, on peut voir différents âges, différents âges. Donc des des enfants. »
- 35:27Fait
« Tous ces cas sont hospitalisés. Et c'est pour cette raison que le 1er ministre a pris un décret et que j'avais pris un arrêté précédent pour les 8 1ers. »
- 39:26Caroline SemaiFait
« C'est pas un virus qui va circuler, qui va galoper et qui va voilà, c'est c'est quand même très rarement et très difficilement transmis par voie interhumaine. »
- 40:49Antoine FlahaultFait
« Il y a un protocole déjà qui circule, euh euh ça fait 9 jours, c'est un protocole qui est un protocole fait par les Espagnols qui est au niveau de l'OMS sur lesquels on adhère et on partage et on met en place. »
- 42:16Antoine FlahaultFait
« Il y a pas de vaccin très avancé. Alors les vaccins ARN, on est en contact autour de ça. »
- 43:00Fait
« Nous sommes sur la trajectoire prévue de reconstitution des stocks de masques. »
- 46:37Fait
« Il faut compter à peu près 24 heures pour avoir les résultats euh des tests. »
- 47:20Fait
« Ils seront hospitalisés au minimum 15 jours. »
- 48:46Xavier LescureFait
« C'est En gros, c'est euh ce sont des chambres qui sont qui ont un traitement d'air ultra-sécurisé avec des pressions négatives qui euh vont empêcher et vont faire diminuer très significativement la transmission aérienne, puisque l'air est filtré et en pression hautement négative. »
- 50:14Xavier LescureChiffre
« Il y a 18 ESR en France. Six ESR nationaux, six ESR nationaux hexagonaux et six ESR euh cinq ESR, pardon euh en outre-mer. »
- 51:47Xavier LescureFait
« En terme de pronostic chez les enfants, c'était la question. Est-ce que c'est plus ? C'est la même clinique, les collègues argentins euh chiliens expliquent que c'est la même maladie, c'est la même physiopathologie et malheureusement, c'est la même mortalité. »
- 52:31Xavier LescureFait
« Tant qu'on n'a pas ce séquençage complet du virus et qu'on ne l'a pas matché avec le virus Andes historique et qu'on n'est pas sûr qu'il y ait une un un une cohérence, une concordance totale, on est obligé de prendre des des un des mesures de précaution maximalistes. »
- 53:59Xavier LescureFait
« Le masque FFP2 est plus efficace euh pour prévenir l'infection et la transmission que le masque chirurgical. »
- 55:26Fait
« On n'est pas encore on ne peut pas encore identifier à quel cas éventuellement elle a été en contact. »
- 1:01:09Caroline SemaiFait
« C'est autour 48h autour du début des symptômes. Parfois au début des symptômes, c'est juste une asthénie. »
- 1:01:53Fait
« La patiente a aujourd'hui la forme la plus sévère de la présentation cardio-pulmonaire. »
- 1:04:02Fait
« On est tous un peu psychotraumatisés de la pandémie. »
- 1:06:19Chiffre
« Non, j'ai pas chiffré j'avoue que c'était pas mon urgence là même si nous devons faire attention aux dépenses publiques. »
- 1:07:48Fait
« Tous les cas confirmés sont en fait des passagers du navire à ce jour. »
- 1:09:58Fait
« On va pas mettre la précaution sur les enfants qui ont été à l'école. »
Temps de parole
- ?100 %
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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Mes
objectif simple, vous présenter l'état de la science sur l'hantavirus, les principaux éléments chronologiques et un point de situation sur nos ressortissants et les cas contacts. Sont présents à mes côtés et je veux les remercier Yazdan Yazdanpanah, Madame Caroline Semail, Monsieur Xavier Lescure, Monsieur Antoine Flahault et Monsieur Olivier Schwartz. Le foyer débute à bord du MV Amadeus parti de Chu Raya le 1er avril avec 147 personnes. Plusieurs cas respiratoires sévères apparaissent en mer avec un 1er décès le 11 avril.
L'escale à Sainte-Hélène entre le 22 et 24 avril, dans les jours suivants plusieurs cas graves sont signalés lors de déplacements internationaux et le hantavirus des Andes est identifié. Le navire arrive finalement à Tenerife le 10 mai permettant l'organisation des rapatriements des ressortissants de 23 nationalités. Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement, les cinq ressortissants français encore à bord ont été rapatriés dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée. À leur arrivée, ils ont été pris en charge dans des établissements hospitaliers de référence, placés en
isolement dans des chambres à double flux et soumis à une surveillance médicale étroite. À ce stade, quatre d'entre eux vont bien et sont testés négatifs. Une patiente testée positive à l'hantavirus présente en revanche une forme grave et est actuellement en réanimation dans un état grave. Je ne vous en dirai pas plus pour respecter son secret médical. Un travail très approfondi de traçage des personnes contacts de malades évacuées du bateau a également été conduit immédiatement. Huit ressortissants français ont été identifiés sur le vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg. Un second vol entre Johannesburg et
Amsterdam transportait des Français avec un niveau de risque moindre dans la mesure où une malade était présente mais a été rapidement débarquée, ce qui a limité l'exposition des voyageurs. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France. Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux. Enfin, je veux être très claire. À ce stade, les cas positifs recensés sont exclusivement des croisiéristes présents à bord du MV Artania. Il n'y a pas d'éléments en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national. Je vais maintenant laisser la parole aux experts
scientifiques pour les éléments scientifiques et médicaux et que je remercie encore une fois infiniment pour leur présence aujourd'hui à nos côtés. Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la Ministre. Euh chers Donc je vous donne ma place. Euh hum merci beaucoup Madame la Ministre. Donc du coup je me pose là. Et bonjour à toutes et à tous. Donc en fait, l'objectif, comme ça a été dit par Madame la Ministre, c'est que avec quelques experts scientifiques, on vous présente aujourd'hui l'état de la science, ce qu'on sait et ce qu'on sait pas. Euh, on a essayé d'avoir des experts qui
couvrent différentes domaines euh de la médecine euh pour essayer de vous donner un panorama un peu de euh nos connaissances aujourd'hui. Euh, donc on a euh Caroline Semai qui est la directrice générale de Santé publique France qui va nous parler de l'épidémio. Euh, Xavier Lescure qui est à la PHP et euh à l'Inserm qui va vous parler de prise en charge des patients et euh en général, d'histoire naturelle de la maladie, la transmission euh qui va aussi vous dire de mots des patients euh qui sont aujourd'hui enfin le patient et les contacts qui sont à Bichat, mais comme ça a été dit par Madame la Ministre, c'est très important, l'idée aujourd'hui, c'est vraiment de parler de
la science, de ce qu'on sait et ne pas rentrer dans les cas individuels des personnes euh pour aussi des raisons de confidentialité comme ça a été dit. Euh, Olivier Schwartz va qui est de l'Institut Pasteur de Paris, qui est virologue, va vous parler de virus, des traitements et des vaccins en sachant que Xavier va couvrir aussi un peu les euh euh les traitements. Et enfin, Antoine Flahault, Université euh euh de Paris euh Cité, euh euh va essayer de prendre un peu de hauteur. Euh, il nous a dit de zoomer un peu en arrière pour savoir pour vous dire un peu qu'est-ce qu'il en pense globalement aujourd'hui en sachant qu'il est aussi épidémiologiste, mais je pense que vous
le connaissez très bien. Euh, donc maintenant on va euh commencer d'abord par euh euh Caroline Semai pour l'épidémiologie. Merci Caroline.
Merci, merci Madame la Ministre. Alors, je vais évoquer quatre points et mes collègues bien entendu vont compléter tout d'abord l'historique des infections à hantavirus Andes. Vous savez que ce n'est pas une découverte récente. Olivier Schwartz reviendra sur la grande famille des hantavirus et c'est effectivement un virus qui circule depuis plusieurs années en Argentine en Chili au Chili et en Uruguay. Donc ce virus a été découvert en Argentine en 95 jusqu'en 96 on pensait que c'était surtout enfin c'était essentiellement une transmission zoonotique, c'est-à-dire une transmission des animaux aux hommes sans transmission interhumaine. Le réservoir est un rongeur et les personnes pouvaient se
contaminer via l'inhalation de poussière ou d'aérosol contaminé qui était dû aux excréta des rongeurs. Puis en 96 en fait, il y a déjà eu une investigation où il y avait des cas diagnostiqués hantavirus qui ont permis en fait d'évoquer pour la première fois une transmission interhumaine puisque des professionnels de santé étaient contaminés. Mais c'est en 2019 aussi qu'on a eu en fait un nouveau cluster de 100 personnes et ça a permis en fait de documenter encore mieux une transmission interhumaine. Alors, il faut savoir que en Argentine il y a quand même très souvent des cas hantavirus Andes. Globalement chaque année entre 150 et 100 cas sont diagnostiqués mais on peut effectivement
observer que pour l'année 2026 le début de l'année 2026 est déjà plus important que les années précédentes 2025 et les autres années. Le deuxième point que je voudrais évoquer c'est grâce en fait aux publications internationales notamment de nos collègues argentins, on dispose d'informations essentielles qui sont pour la plupart sur la base en fait de l'investigation de cluster. Donc ces investigations ont permis de montrer que la période d'incubation était assez longue de 9 à 40 jours que la létalité était élevée de 21 à 50 % et que l'évolution clinique était en deux temps mais je laisserai Xavier en parler plus longuement
et on estime que la contamination peut survenir 48 heures avant le début des signes. Évidemment pour se contaminer, il faut des contacts proches prolongés comme on l'avait vu avec toutes les investigations de cluster qui montraient qu'à chaque fois nous avions un contact proche entre les individus. En terme de diagnostic, on a donc on dispose en France d'une PCR et d'une sérologie qui est plutôt performante et j'en profite pour remercier le CNR des hantavirus et tout et tout particulièrement Virginie Sauvage qui a beaucoup travaillé dans les derniers jours. Alors le 3e point que je voulais évoquer donc on revient évidemment au foyer au cluster dans le navire, il s'agit en
fait du 5e cluster investigué. L'alerte a été donnée dès le 2 mai par les autorités des Pays-Bas et donc évidemment qui ont alerté aussi l'OMS et le le 1er diagnostic du pathogène hantavirus Andes a été donc identifié le 4 mai. Il y avait donc 147 passagers et équipage à bord de ce navire provenant de 27 pays, c'est vous dire comme la coordination internationale est absolument essentielle, elle est faite sous l'égide de l'OMS. Alors aujourd'hui combien de cas ? Nous en avons 11 au 12 mai pour lesquels on a une une PCR positive, il s'agit
uniquement de passagers ou d'équipage du navire et qui sont évidemment considérés à haut risque qui sont donc tous isolés pour une période jusqu'à 42 jours et ils ont tous été prélevés bien entendu. Nous avons aussi considéré que les passagers qui étaient dans un vol et qui étaient exposés à une personne qui était un cas confirmé et qui est décédé dans la foule enfin quelques jours après, on a considéré que les passagers des vols qui est donc été exposés à ce ce cas étaient considérés aussi à risque et pour lequel ils sont effectivement aujourd'hui hospitalisés. Vous savez que parmi les 11 cas, nous avons donc un cas euh français qui a été diagnostique diagnostiqué très récemment.
Juste peut-être le dernier point, on voit que les investigations sont très importantes pour mieux connaître l'évolution et cette pathologie. Aujourd'hui, il y a une investigation qui est conduite par l'OMS et le CDC sur le navire hein pour retracer un peu toute la chaîne de transmission et puis en France bien entendu, nous menons aussi des investigations très importantes. Tous les personnes exposées hein que ça soit ceux qui ont été exposés dans le navire ou exposés au cours d'un vol sont aujourd'hui interviewés avec un questionnaire très détaillé qui comprend aussi des questions communes à tous les pays plus des questions spécifiques à la France. Voilà et donc il est très important que
ces investigations qui sont faites en France évidemment on les partage avec tous les autres pays. Il y a très très souvent des réunions au niveau européen voire plus. Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup Karine. Alors je vous ai pas dit, je suis désolé au départ en fait Xavier allait juste au niveau de pupitre comme ça Karine va va pouvoir s'asseoir. En fait on va enchaîner les présentations 5 minutes parce que parfois vous avez des réponses à des questions dans votre présentation et à la fin on a réservé une demi-heure pour les questions. L'autre chose que je voulais juste dire avant d'introduire Xavier, c'est que dans les données qu'a présenté Caroline Sommeil, il y a quand même
quelque chose qui est important, c'est que ça fait une semaine que tout ça environ se passe et vous avez vu des éléments qu'on a parce que c'est un virus qu'on connaît depuis 30 ans même si il y a encore des des inconnus mais on n'est pas dans la situation de janvier 2020. Xavier va vous présenter la prise en charge. Merci beaucoup Yazdan, Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs. Je vais essayer de vous raconter l'histoire naturelle de de ce virus qu'on connaît pas sous nos contrées euh Andes est spécifiquement comme son nom l'indique sud-américain dans une région très spécifique. Donc c'est une histoire qu'on connaît assez mal d'une maladie qui est négligée, qui est dite tropicale qui survient dans des contrées reculées souvent rurales. Je vais essayer de répondre à des
questions simples pour vous éclairer sur une chose qui est pour le moment aujourd'hui assez assez mal connue. Où est le ? Caroline vous l'a dit, c'est une maladie zoonotique, c'est-à-dire que le réservoir est animal, essentiellement des rongeurs, d'autres espèces animales, des poissons, des reptiles mais l'homme s'infecte essentiellement par les rongeurs et on peut se faire infecter par une morsure de rat mais la plupart du temps les histoires montrent que on aérosolise des milieux un environnement souillé par des urines de rats. Par exemple, si vous balayez votre cabanon de jardin souillé par des urines, il faut savoir que le virus reste vivant et infectant plusieurs semaines dans dans un milieu inerte. Donc vous
balayez, vous aérosolisez de la poussière, vous inhalez et vous vous infectez par voie respiratoire. Le réservoir est purement animal et le l'animal, les animaux sont pas symptomatiques et ils peuvent vivre des semaines, des mois, des années avec le virus. Comment on ? La plupart du temps, je vous l'ai dit, c'est par voie zoonotique d'animal à humain. Andes a une caractéristique, c'est qu'il y a une transmission possible, peu fréquente, peu efficace, d'humain à humain. On ne connaît pas exactement les modalités et les modes de transmission. C'est probablement par voie respiratoire ou par contact direct. Les épidémiologistes nous disent qu'il faut des contacts rapprochés et prolongés
pour permettre une transmission qui d'homme à homme n'est pas très efficace. Comment ça marche sur le plan de la ? Comment cette maladie fonctionne avant de donner des signes ? En fait, c'est une maladie, ce qu'on appelle de l'endothélium, de la paroi des vaisseaux. Elle va léser la paroi des vaisseaux sanguins. Ça va s'exprimer euh sur la partie la plus fragile et la plus fine des vaisseaux, qui sont ce qu'on appelle les capillaires sanguins, qui sont la les les les la partie terminale des vaisseaux, là où se font les échanges. Vaisseaux capillaires ou les échanges capillaires, c'est quand les vaisseaux sont si fins qu'ils ressemblent à des capillaires, à des cheveux ou à des cils.
Ces échanges, on les trouve dans les reins pour la filtration du sang. Et on les trouve aussi euh dans les poumons pour l'oxygénation du sang. Et quand vous avez une lésion de cet endothélium, de cette paroi, soit vous avez une insuffisance rénale, maladie du l'ancien monde qu'on trouve en Asie ou en Europe, soit vous avez une maladie de l'endothélium au niveau pulmonaire et vous avez une atteinte pulmonaire, respiratoire et cardiaque, maladie du nouveau monde concernant Andes. Comment ça s'exprime sur le plan ? Ça commence par s'exprimer par un grand silence, qui est la phase d'incubation. La période entre la rencontre du virus avec votre organisme et les les premiers signes cliniques.
La particularité qui rend les choses un peu compliquées, c'est que à l'échelle individuelle en tout cas, c'est que cette période d'incubation est longue. Caroline l'a dit, en médiane de en moyenne de 2 à 3 semaines jusqu'à 6 semaines. Une fois que vous déclarez les symptômes, donc une fois qu'il y a une expression clinique, ça commence par une phase dite prodromale, c'est-à-dire que ce sont des signes cliniques assez banals, assez anodins qui peuvent passer inaperçus comme une grande fatigue, comme une petite grippe, comme une petite dépression, un coup de mou. Des douleurs, des maux de tête. Et puis au bout de 2-3 jours, vous avez une fièvre intense, quasi constante et puis soit dans le dans l'ancien monde une insuffisance rénale qui peut devenir
hémorragique, soit une atteinte pulmonaire dans le nouveau monde, dans les Andes. Cette la particularité, autant le délai d'incubation est long, autant l'expression de la maladie peut être très rapide. C'est une des caractéristiques de cette maladie. On a 2-3 jours de prodromes, de signes banals et ensuite, il y a une dégradation rapide de la fonction respiratoire. En quelques jours, les patients passent de "Je suis fatigué" à "Je suis en réanimation, intubé, ventilé" avec les techniques les plus invasives euh de de réanimation. On ne connaît pas aujourd'hui les facteurs de risque de gravité de la maladie, contrairement au Covid où on sait aujourd'hui que ce sont essentiellement des personnes fragiles. Ici, on a peu de données mais on n'a pas
d'éléments vraiment clairs pour considérer une population à risque. Est-ce que c'est souvent ? Caroline l'a dit, oui, ça fait partie des hantavirus qui ont la mortalité la plus élevée, entre 35 et 40 % et parmi les virus du nouveau monde, la souche andine est parmi les plus létales. Est-ce qu'on a un traitement ? Non, pas de traitement antiviral approuvé efficace. On fait uniquement des soins de support, on supplée aux insuffisances, à l'inflammation en et aux dégâts engendrés par le le Comment on pro- on s'en protège de façon très simple par la restriction physique sur en face d'une maladie peu transmissible, le port du masque, le lavage des mains
suffisent à faire une barrière euh vis-à-vis de la transmission. Aujourd'hui, en terme de prévention, par contre, nous n'avons aucun vaccin disponible, d'où la nécessité sur le traitement antiviral et sur les vaccins d'avoir une recherche efficace, rapide et coordonnée.
Merci beaucoup Xavier. Donc euh après euh la partie clinique, on va passer à la au virus euh et euh Olivier va aller un peu plus loin dans le traitement et dans dans le vaccin. Euh donc Olivier Schwartz de l'Institut Pasteur de Merci Yastan, Madame la Ministre, bonjour à tous. Alors mon exposé sera très court. Un petit mot sur l'Institut Pasteur et ensuite je vous parlerai de ce qu'on sait sur le virus car ce n'est pas un nouveau virus comme le comme cela a été dit, comme le coronavirus, donc on connaît déjà pas mal de choses. Alors l'Institut Pasteur, comme vous le savez, c'est un centre de référence sur les recherches en maladies infectieuses et donc bien sûr là nous sommes sur le pont. Euh nous collaborons avec Santé
Santé publique France, avec l'AP-HP. Nous hébergeons euh le Centre national de référence des hantavirus, donc c'est là où sont faits euh les diagnostics, mais aussi les séquençages, les surveillances épidémiologiques. Nous avons également la CIBUS, c'est un centre euh c'est un une cellule d'intervention biologique d'urgence et là nous pouvons isoler les virus pour les étudier et c'est ce qu'on a prévu de faire en collaboration avec euh Bichat. Et par ailleurs, nous faisons de la recherche plus fondamentale afin de comprendre les mécanismes de multiplication des virus et dans le cas donc de de de ce virus Andes, euh eh bien par exemple, on sait pas mal de choses par des travaux faits à Pasteur mais fait également ailleurs.
Euh la la structure du virus a été caractérisée par l'Institut Pasteur, c'est un euh petit virus dans sa composition, il code de euh de ses séquences génétiques sont beaucoup plus courtes par exemple que euh le coronavirus, donc il est beaucoup plus simple, plus rustique, on pourrait dire. Donc ce qui simplifie peut-être aussi le les cibles potentielles antivirales. Le récepteur a été identifié, c'est une protéine euh qui s'appelle la protocadherine et donc elle est exprimée euh Xavier le le le parlait des cellules endothéliales, donc des cellules vasculaires. Et bien elle est exprimée sur ces cellules et donc ça permet au virus euh Andes et aux autres virus euh de euh du nouveau monde de la
famille des hantavirus de rentrer dans ces cellules. Alors que les les virus qui circulent actuellement en en Europe par exemple n'utilisent pas le même récepteur et c'est pour ça qu'il y a des différences de euh de pathologie. Donc le le la structure de des mécanismes d'entrée, donc il y a des protéines d'enveloppe, c'est comme la spicule de coronavirus, ont été caractérisées et ça a mené à l'identification d'anticorps monoclonaux. Euh ça a été fait par l'équipe de Pablo Guardado à l'Institut Pasteur qui se fixe sur le virus comme les anticorps monoclonaux qui ont été décrits pour le coronavirus et qui ont un potentiel neutralisant. Donc ça c'est très intéressant. On est en phase préclinique, il y a pas eu des cliniques mais les les réactifs sont là et peuvent
être poussés vers la clinique euh si besoin et le l'avantage des anticorps monoclonaux, c'est qu'on sait euh bien les utiliser euh en clinique. Alors euh ça a été mentionné par Xavier, par Yazdan également, il y a pas de de traitement antiviral spécifique mais euh il y a des articles qui ont montré dans des non pas chez des humains mais dans des cultures cellulaires qu'il y a des drogues, des molécules qui peuvent être repositionnées. La ribavirine, le favipiravir, euh il y a euh d'autres molécules, mais avec des efficacités euh moindres que lorsqu'elles sont dirigées contre d'autres virus. Donc, euh c'est pas clair encore si ces molécules vont avoir un effet euh bénéfique chez les patients, d'autant plus que ce genre de traitement, il faut le donner tôt au
cours de l'infection, avant qu'il y ait une charge virale importante, avant qu'il y ait une une inflammation des vaisseaux et et tous les dégâts dont dont tu as parlé euh Xavier. Alors, un mot pour finir sur les les vaccins. Euh il n'y a pas actuellement de vaccin disponible contre le virus des Andes, le Andesvirus. Il y a un vaccin qui est disponible en Corée et en Chine contre une autre espèce d'hantavirus, euh qui est un vaccin inactivé, mais qui fonctionne très peu, euh qui est peu efficace et qui a priori ne devrait pas marcher contre Andes, puisqu'on sait qu'il génère chez les personnes qui l'ont reçu des taux d'anticorps qui sont probablement pas assez suffisants pour neutraliser le le virus. Mais il y a d'autres projets en phase clinique euh et préclinique. Je pense par exemple à
des vaccins à base d'ARN. On les connaît bien. Euh et là, c'est évident que euh on pourrait éventuellement aller euh aller vite, d'autant plus que la structure de de de la glycoprotéine enveloppe est connue et donc ça, c'est une étape importante pour pour dessiner le le candidat ARN. Il y a il y a beaucoup de choses qui sont faites dans dans ce domaine. Euh voilà, je vais m'arrêter là. Merci beaucoup Olivier. Alors, je voulais juste avant de passer la parole à Antoine, deux choses. Premièrement, bon, ce que Xavier a présenté, remercier les soignants euh à l'hôpital Bichat, ailleurs, euh qui depuis ce weekend travaillent avec beaucoup de cœur, beaucoup d'efficacité
et beaucoup d'expertise. Et les remercier euh pour tout ce qu'ils donnent. Deuxièmement, euh vous avez vu dans les deux présentations, il y a quand même, même s'il y a des choses qu'on sait, il y a des inconnus. Donc, vous dire quand même, on a lancé euh des projets de de recherche euh euh et ça c'est important. On reviendra si si vous voulez, au moment des questions, euh euh l'idée c'est de mieux coordonner, donc au niveau de l'ANRS et l'INSERM, en articulation avec euh la ministre chargée de santé, de recherche euh et le gouvernement, d'essayer d'organiser sur les questions qu'on connaît pas et en articulation forte avec l'Europe. Ça,
c'est vraiment important pour essayer de coordonner les choses et aussi avec l'OMS et c'est important de rappeler, mais on pourra revenir là-dessus si vous le souhaitez. Et donc, merci beaucoup, Antoine. Madame la ministre, euh mes chers collègues, mesdames messieurs, je je trouve que la situation est assez exceptionnelle et assez inédite. Alors, le fait que 10 jours après la notification euh à l'Organisation mondiale de la Santé, on se retrouve dans cette salle avec autant d'affluence, de préoccupations, d'intérêt, euh ? Pourquoi elle est ? Parce que de mémoire de chercheurs, je n'ai pas
retrouvé d'autres émergences épidémiques dans cette situation très particulière qui se trouve dans un bateau confiné, dénombrable. Elle est inédite parce qu'elle est particulièrement une fenêtre d'opportunité aujourd'hui même, en ce moment même. Et c'est peut-être pour cela que vous êtes là et c'est peut-être pour cela aussi que les autorités sanitaires de différents pays, de notre pays, prennent des décisions très fortes à un moment donné où on peut intervenir parce qu'on pense qu'on peut complètement bloquer un phénomène émergent dont on ignore totalement la façon dont il pourrait évoluer par la suite. Pourquoi c'est ? Parce que on connaît on
a connu des des émergences épidémiques, on a connu le VIH, on a connu Ebola, on a connu le chikungunya, Zika. Toutes ces émergences épidémiques, on a connu le Covid, toutes ces émergences épidémiques partent de grandes métropoles, partent d'endroits très reculés mais où très clairement les infrastructures sanitaires de de veille ne sont pas présentes où la circulation a déjà beaucoup évolué, parfois de façon un peu cachée. Le SRAS c'est pas parti d'un immeuble de Hong Kong, c'est parti on le sait maintenant de Chine de façon cachée. Ça a provoqué
d'ailleurs des remous par la suite, y compris même la la démission d'un ministre de la santé en Chine à l'époque. En 2002-2003, on est. Donc on est dans une situation inédite parce que là ça part dans un bateau. Ça part dans un bateau où il y a 147 personnes. On peut aussi arriver à dénombrer toutes les personnes contacts aujourd'hui qui ont eu un contact avec une personne infectieuse. On sait que pour les Français c'est cinq personnes plus huit plus 14. On ne connaît pas d'autres situations où l'on pourrait intervenir de façon ferme, claire, humaine et efficace. On a cette chance, on a cette opportunité. Si on la perdait, on la
regretterait énormément. Donc je pense que ça c'est la première chose. La deuxième chose que je voudrais dire, c'est qu'il faut faire attention aux idées reçues. Et quand je dis attention aux idées reçues, je voudrais parler d'abord de nous les scientifiques et ensuite de vous les journalistes et d'une façon plus générale du public. Nous les scientifiques ça a été très bien dit et et le terme a même été prononcé par par Xavier par Xavier Lescure maladie tropicale négligée. On a affaire à une maladie tropicale négligée. L'idée reçue qui est facile pour nous, c'est de se dire "Mais ça fait 30 ans qu'on le connaît ce virus. On allez, on sait, on connaît le taux de reproduction, on connaît la létalité, on connaît la durée d'incubation." Non.
Je pense qu'il faut qu'on se dise non. Bien sûr, on a des toutes premières estimations. Vous savez la science marche par la réfutation. Est-ce qu'il y a d'autres études qui vont montrer que l'incubation bah c'est pas 6, c'est un peu plus ou au contraire oui, ça peut être 6 mais c'est anecdotique, c'est 3 ou 4. On le saura peut-être avec cet épisode. Aujourd'hui prenons les choses avec beaucoup de précautions. C'est pareil pour la létalité. La létalité d'Ebola on dit elle est de 25 à 70 % grande fourchette. Aujourd'hui encore on dit ça. ? Parce qu'il est vrai que la létalité est de 70 % si vous êtes dans un endroit très pauvre, très
démuni en infrastructure sanitaire. Pour cette maladie, le virus des Andes, on dit dans la publication qu'a cité Caroline Somain 32 %. Oui. 32 %. Dans un village très reculé de la Cordillère des Andes où je ne suis pas certain qu'il y ait le niveau de technicité de l'hôpital Bichat ou de l'hôpital militaire de Madrid. On sera d'accord. Donc est-ce que la mortalité et la létalité restera de 30 % de 40 % ou est-ce qu'elle sera inférieure parce que on va mettre tous les moyens en ? Voilà. Pour Ebola, à chaque fois qu'un patient a été transféré d'Afrique
en Europe ou aux États-Unis lorsqu'il était transféré à temps, c'est-à-dire vraiment au début de ses symptômes, il a toujours été sauvé, la létalité était nulle. Donc je dis pas que la létalité ici est nulle, mais je dis on a affaire à un virus extrêmement dangereux, extrêmement sévère, c'est certain, avec une létalité, on va dire presque spontanée de 30 à 50 % Maintenant, on ne doit aussi faire attention à ces idées reçues. Et puis pour les journalistes les idées reçues qui viennent vite, c'est les comparaisons faciles, comparaisons rapides. Est-ce que c'est pas le ? Bah non, c'est pas le Covid. ? Parce que le Covid était déjà dû à un virus totalement inconnu quand il a émergé. Il avait pas 30 ans d'âge, il
avait pas ses publications, il avait pas des vaccins déjà en cours de développement. Il y avait dans le Covid plus de 50 % de formes asymptomatiques. Quant aux idées reçues, je sais pas du tout avec le virus des Andes s'il y a quelques formes asymptomatiques. Je pense que on ne le sait pas totalement aujourd'hui. Mais probablement ce que l'on en sait de la littérature, c'est que ces formes sont très limitées, très différentes. C'est pas du tout pareil quand un virus a une expression clinique très bruyante, très sévère, que l'on peut le détecter par parce que 100 % des patients semblent avoir de la fièvre et qui est peut-être pas contagieux en dehors de ses périodes symptomatiques, encore un point d'interrogation. C'est pas du tout pareil que s'il y a plus de 50 % des contaminations qui se
disséminent et qui se propagent à bas bruit sous les radars de tout le monde, dans la nature, avant qu'on identifie que c'est un problème de santé publique. Voilà, il y a peut-être d'ailleurs d'autres comparaisons qui seront certainement pas adaptées non plus, transposables non plus. Ebola, bah oui, Ebola, c'est pas le même type de transmissibilité de toute façon, mais c'est aussi très sévère, ça ressemble. Le SRAS c'est aussi très sévère, ça a été très sévère et ça ne passait ça passait sous les portiques, c'était détecté, je veux dire c'était pas quelque chose qui euh passait sous les radars. Euh le SRAS, c'est assez intéressant, c'est jamais devenu une pandémie, pas plus qu'Ebola, mais c'est des peut-être des cas de figure intéressants. Voilà, j'en aurai
terminé euh là pour pour le moment. Voilà, maintenant je on va passer aux questions et Madame la Ministre. On va on va prendre des je crois des séries de de trois puis on va se partager les réponses en fonction de s'il s'agit de décisions de de politique ou de de questions de science. Bonjour Madame la Ministre.
Deux petites questions. D'abord, vous avez évoqué tout à l'heure les 22 cas contacts identifiés sur le sol français. Vous disiez que certains étaient en voie d'hospitalisation, d'autres déjà hospitalisés. Peut-on savoir très précisément avec des chiffres combien en sont déjà hospitalisés, dans quels ? Et combien sont en cours ? Et puis, pour beaucoup de Français, cette crise elle rappelle celle du coronavirus il y a encore quelques années dans un passé pas si lointain. Une question qu'on a beaucoup posée au début de cette pandémie et qui avait été contredite maintes fois au fil et au fur et à mesure de la crise, est-ce que l'État est prêt aujourd'hui à faire face à une nouvelle pandémie en terme de place à l'hôpital et puis surtout un objet qui avait été
maintes fois discuté à l'époque, on est prêt en terme de masques, stock de masques du côté de ? Merci.
Une question que le nombre de cas contacts en ville le le site du ministère parle de 19 personnes cas contacts sur le vol
Et la question pour l'AFP, euh est-il vrai qu'il y a des enfants parmi les cas contacts qui ont été ? Et une question plus scientifique, est-ce qu'il y a est-ce qu'on sait s'il y a des personnes infectées qui sont ? Et si ces cas asymptomatiques pouvaient être mal ? Victor de l'homme pour France Inter, quels sont les projets justement de recherche que vous allez lancer pour lever les doutes sur toutes les questions justement qui restent encore sans réponse. Merci. Je vais peut-être répondre sur les cas et puis je vous laisse puisque puisque comme ça ça sera clair, je je j'ai bien conscience que nous devons être très clairs pour nos concitoyens.
Il y avait cinq cas dans le bateau, ils sont hospitalisés. Les cinq, une qui s'est aggravée et qui est positive, quatre négatifs. Ensuite, il y a eu deux vols qui concernent des concitoyens. Un vol, un premier vol qui a été fait d'ailleurs avant la déclaration de l'OMS de l'alerte, c'est-à-dire au moment où on ne savait pas encore qu'il y avait un virus. Ce premier vol, il y avait huit concitoyens français. Ces huit concitoyens français, une fois qu'on a eu l'alerte, c'est-à-dire après à partir du moment où l'OMS a donné l'alerte, ces concitoyens ont été identifiés
testés et actuellement hospitalisés. Dedans, je réponds tout de suite, on peut voir différents âges, différents âges. Donc des des enfants. Ensuite, ce vol-là, c'est le vol où la patiente qui est malheureusement décédée dans les suites a pris ce vol, les huit. Elle a partagé le vol pendant tout le trajet de Sainte-Hélène à Johannesburg. Ensuite, le vol Johannesburg-Amsterdam, la patiente a essayé de prendre le vol, la patiente malade qui était sortie du bateau qui était la femme du 1er cas et qui est sortie du bateau et qui a essayé de prendre ce vol n'a pas pris ce vol.
Et donc les 14 cas en France de ce vol ont été identifiés, une partie est hospitalisée, une partie est en cours d'hospitalisation au moment même où nous nous parlons. Voilà, je pense que ça éclaircit le sujet des cas. Donc on imagine aussi que le 1er vol, on ne l'a pas considéré au même niveau de cas contact que le 2e vol puisque la patiente a pas fait tout le vol avec. Mais on les on a avec le 1er ministre décidé de considérer que tous ces cas contact, comme ils sont pas trop nombreux et que on l'a dit, la science doit évoluer aussi, on a fait
un principe de précaution parce qu'on est tout au début d'une épidémie qu'il faut briser la chaîne de transmission maintenant. Donc tous ces cas sont hospitalisés. Et c'est pour cette raison que le 1er ministre a pris un décret et que j'avais pris un arrêté précédent pour les 8 1ers.
Les 22, alors les 8 1ers du 1er vol sont hospitalisés tous et dans les 14 autres, ils sont en cours d'hospitalisation et certains déjà hospitalisés. Mais en tout cas, identifiés et ils sont en chemin pour certains. Alors on va peut-être répondre Pardon, les Les tests, alors oui bien sûr, je les les ceux qui ont été testés en début, il y avait notamment un un patient la semaine dernière qui était négatif et comme je l'ai dit, à chaque fois qu'il y a un test positif, c'est ce que j'ai fait. Dès que nous l'avons su, pour la personne qui s'était aggravée pendant le vol et qui est hospitalisée, dès qu'on
on a l'information, je la donne. Alors, on va peut-être passer aux questions autour des des patients asymptomatiques. Donc, je sais pas si Caroline, tu euh tu veux commencer. Est-ce que les patients asymptomatiques transmettent le virus, qui était votre ? Et Xavier complè- que complétera. Alors, à ce stade, on peut pas encore totalement exclure hein qu'un patient asymptomatique puisse être contagieux. Euh donc, c'est pour ça aussi qu'il faut être très prudent. Mais peut-être aussi que Olivier euh euh Xavier veut veut veut compléter. Mais c'est vrai qu'il y a un des patients américains qui avait une sérologie positive et qui est asymptomatique.
Donc, on C'est pour ça qu'on applique le principe de précaution parce qu'on va effectivement, comme on dit, on va améliorer nos connaissances tout en marchant. Donc, le principe de précaution est ce qu'il y a de plus légitime aujourd'hui. Et il est probable qu'il y ait des patients asymptomatiques ou paucisymptomatiques. Il y a des études de séroprévalence qui ont été faites en Argentine, par exemple. Voilà. Donc, de de C'est-à-dire, on on prélève des le sang et on regarde s'il y a des anticorps contre les hantavirus. Et il y a quelques pourcents de personnes qui ont des anticorps. Donc, c'est pas nécessairement contre le virus des Andes, puisque c'est une famille. Il y a plus de 50 virus différents dans
cette famille. Euh donc, le le virus peut-être circule à bas bruit et des personnes peuvent faire des formes modérées dont qui correspondent aux symptômes décrits par Xavier dans la phase prodromale. Mais c'est c'est c'est vrai que les études de séroprévalence montrent des chiffres très très faibles pour cette souche-là. Donc, si ça circule de façon asymptomatique, c'est très faible. Et c'est vrai que ça circule dans une région où les moyens de détection sont sont sont pas très faciles. Et donc, vous pouvez faire une forme qui ne va pas vous emmener en réanimation et du moment qu'on a qu'on est un peu fatigué et qu'on a des problèmes respiratoires, on va pas forcément aller chez le médecin, on aura pas de test spécifique, on aura pas de détection. Et donc, il faut c'est ce qu'on disait
tout à l'heure, les maladies négligées, c'est c'est sûr qu'il faut les les mettre en lumière avec les accès et les de prise en charge et de détection. La deux par rapport à la et et et de de façon générale, les infections ont toutes une part plus ou moins importante de forme paucis, c'est-à-dire peu symptomatique, voire asymptomatique ou qui passent sous les radars en fonction de l'acuité de ces radars. Est-ce que maintenant donc ça, on sait pas très bien, mais on pense que oui, c'est faible. Aujourd'hui, est-ce que c'est ? Probablement pas puisque ce qu'on sait du virus endémique, c'est que c'est quand même des petits foyers épidémiques qui s'arrêtent très vite une fois qu'on a mis en place des mesures de barrière universelle, masque, lavage des mains, restriction physique.
C'est pas un virus qui va circuler, qui va galoper et qui va voilà, c'est c'est quand même très rarement et très difficilement transmis par voie interhumaine. Alors, sur les projets de recherche. Donc, vous avez vu malgré tout, il y a des et ça a été dit par Madame la Ministre, il y a quand même des choses qu'on sait pas. Donc, l'importance de la recherche. Et et premier sujet et juste sur la méthode pour vous dire que euh on a au niveau de la ANRS, on a organisé une réunion avec beaucoup de chercheurs hier pour essayer de réfléchir ensemble, définir les priorités. Il y a eu une réunion euh dimanche au niveau européen, il y a eu une réunion hier au niveau OMS. Donc, on essaie de faire de manière coordonnée ensemble. La première question de recherche, c'est
autour des contacts. Ça veut dire on a essayé de mettre en place une cohorte de patients contacts au niveau international, pas que la pas que la France, pour essayer de faire des prélèvements justement chez ces personnes-là et de voir euh euh si les personnes euh euh extraient le virus quand ils sont asymptomatiques, combien de jours avant, parce que c'est des questions qui sont extrêmement importants pour ensuite euh laisser les décideurs pour les actions de santé publique à mettre en en place. Là, on a dit, compte tenu d'un certain nombre d'incertitudes, ce qui a été mis en place, c'est justement parce qu'on connaît pas tout
et avec le temps, on espère connaître. Et il y a un protocole déjà qui circule, euh euh ça fait 9 jours, c'est un protocole qui est un protocole fait par les Espagnols qui est au niveau de l'OMS sur lesquels on adhère et on partage et on met en place. C'est la même chose pour les cas. Euh et donc pour avancer. Euh euh l'autre sujet, c'est chez ces personnes qui sont en contact, quand ils deviennent virémiques, de mettre en place très rapidement un traitement. Il y a un un candidat traitement qui s'appelle le favipiravir. On sait pas si ça marche. Euh c'est un candidat, en tout cas, euh c'est un c'est un médicament japonais euh euh et et qu'on va euh euh
probablement évaluer euh et là aussi au niveau européen. Et ça, ça prendra un peu plus de temps parce que c'est pas qu'un suivi, c'est donner des médicaments, donc il faut mais là, le ministère de la Santé nous aide justement pour essayer d'aller plus vite sur le plan euh euh hmm réglementaire en essayant de suivre les différentes étapes. Enfin, euh il y a euh il faut tester des molécules in vitro, ça veut dire pour être sûr que avant d'utiliser chez l'homme, pour être sûr. Donc ça aussi, on est en train de faire. Olivier Véran vous a dit "L'Institut Pasteur a un candidat anticorps monoclonal." Ça aussi, on va essayer de pousser, améliorer et on est aussi, notamment avec l'INSERM, France Vaccin et différents
instituts Pasteur en train de réfléchir aussi à différentes actions au niveau de vaccin même si ça a été dit hein, il y a pas de vaccin très avancé. Alors les vaccins ARN, on est en contact autour de ça. Voilà. Et pardon, j'avais pas répondu à une partie de la question qui a été posée sur l'État est-il ? Donc une réponse sur les les stocks stratégiques, vous savez que nous reconstituons la quantité de stocks nécessaires, je parle des masques suite au Covid. Nous sommes sur la trajectoire prévue de reconstitution des stocks de masques. Donc nous n'avons pas d'inquiétude sur le sujet. Sur les places d'hospitalisation, nous n'avons eu aucune difficulté à trouver les places
pour les pour les pour les cas identifiés qui je le rappelle sont dans des chambres particulières. C'est là où on met les patients les plus à risque de contagiosité puisqu'il y a des systèmes d'air que je vous laisserai peut-être expliquer mais qui évitent la la propagation d'un d'un virus et sur et avec des professionnels formés et c'est l'occasion pour moi de saluer leur engagement. Bonjour. Hugo Capelli pour BFM TV. Une une question justement dans la foulée de ce que vous venez d'évoquer sur les les centres. Est-ce qu'on peut avoir des précisions sur les les centres hospitaliers finalement qui sont concernés par la réception de ces de ces cas contacts et combien est-ce qu'il y aura de cas
maximum dans dans chaque centre et puis dans la foulée une autre question également sur les sur les enfants. Est-ce que les enfants sont plus à risque face à cet ? Est-ce qu'on a des précisions sur l'âge des enfants qui pourraient être cas ? Merci beaucoup. Pardon, euh une autre question. Marion Goty pour RMC. Une autre question simplement sur les tests. Euh est-ce que les 22 cas contacts ont été ? Est-ce qu'on a les résultats euh et sinon quand est-ce qu'on les ? Euh sur les hospitalisations, est-ce que euh les patients vont rester 42 jours à ? Comment ça va se passer exactement euh leur séjour à ? Et je voulais simplement vous demander aussi une une confirmation si vous avez puisque Nice-Matin nous apprend qu'il y a un une
suspicion d'un cas de hantavirus euh dans les Alpes-Maritimes, une jeune femme qui serait hospitalisée à Marseille. Bonjour. Magali Boissin pour France 2, France Info. Euh je reviens sur la question des masques. Euh vous avez répondu sur les stocks stratégiques, je suis ici. Bonjour. La Cour des comptes plus précisément, j'aimerais avoir les chiffres, la Cour des comptes parlait l'année dernière d'un stock stratégique de 2,1 milliards de masques, ce qui était conséquent, mais de 700 millions qui étaient déjà périmés. Est-ce que ces stocks ont été ? Est-ce que ces masques périmés ont été ? Euh et petite précision pour ceux qui s'en souviennent, est-ce que les masques chirurgicaux, c'est une question scientifique, ont suffi en Argentine,
suffisent à bloquer la transmission ou est-ce qu'il faut du ? Où le ? Euh ensuite, autre question scientifique, vous parlez donc d'isolement pour les 22 cas contacts, combien ne sont pas encore hospitalisés et sont-ils localisés en France ou à ? Euh et est-ce que tout leur isolement se fera à l'hôpital et combien de ? Est-ce qu'on parle de ? J'imagine au moins les 6 semaines d'incubation ou est-ce qu'on parle de peut-être plus longtemps que ? Alors, je vais euh répondre sur mes parties et je vous laisserai peut-être les enfants risquent et sur la question technique des masques, sur les endroits où sont actuellement hospitalisés et où sont en cours d'être hospitalisés, c'est pour ça que je donnerai pas un chiffre
précis parce que ils sont en chemin, donc je ne sais pas s'ils sont comme je suis avec vous et j'étais au voilà, je ne sais pas s'ils sont déjà arrivés, mais voilà. Euh le ils sont tous hospitalisés dans des centres de référence, je l'ai dit, avec des euh chambres particulières à flux d'air et euh surtout aussi des professionnels qui connaissent euh ces euh maladies et la prise en charge pour ne pas éviter enfin pour bien prendre en charge des patients à risque euh infectieux. Mais là aussi si euh peut-être que Xavier tu pourras nous nous en parler. Euh sur les euh 22 cas contacts on devrait avoir les résultats des tests. Ils vont tous être testés pour ceux qui ne le sont pas euh
déjà. Il faut compter à peu près 24 heures pour avoir les résultats euh des tests. Donc dans les jours qui viennent on aura tous les tests euh des euh 22 cas. Sur la durée de l'isolement nous allons nous avons euh j'ai pu m'exprimer déjà sur le sujet. Euh ils seront hospitalisés au minimum 15 jours. Euh vous savez que euh l'incubation, comme cela a été bien expliqué, est longue. Donc nous avons pris euh des décrets, des mesures qui nous permettent euh si les gens d'ailleurs les gens le ne ne ne sont pas en désaccord avec leur hospitalisation euh à ce jour. Euh mais en tout cas, on a pris euh les devants pour être euh en toute précaution si on
a besoin de les hospitaliser ou de les laisser en isolement le temps de l'incubation. On est plutôt sur cette orientation mais on laisse aussi les données de la science évoluer. En tout cas, dans les 14 jours euh en tout cas pour 14 jours, ils sont euh hospitalisés et nous adapterons et c'est normal, nous devons évoluer avec l'évolution aussi euh des connaissances. Je n'ai pas connaissance de cas euh dont où est-ce que vous avez dit euh dans le sud de la France. Je n'ai pas et encore une fois si je n'ai pas connaissance c'est que en tout cas il est pas validé du tout sinon je le saurai. Euh sur les stocks, je le redis, on est sur la trajectoire prévue euh de euh
reconstitution des stocks de masques. qui ont qui ont été posées Et bon, peut-être que tout d'abord, peut-être les chambres euh euh et le les enfants. Est-ce que c'est plus ? Merci beaucoup. Alors, je vais essayer de vous expliquer rapidement ce que c'est qu'un un établissement de santé de référence avec des des des chambres adaptées à ce risque d'infection hautement contagieuse, hautement pathogène. C'est En gros, c'est euh ce sont des chambres qui sont qui ont un traitement d'air ultra-sécurisé avec des pressions négatives qui euh vont empêcher et vont faire diminuer très significativement la transmission
aérienne, puisque l'air est filtré et en pression hautement négative. Chaque chambre a un sas d'entrée et un sas de sortie, ce qui sécurise le parcours des personnels pour euh les mettre en haute sûreté. Un ESR, c'est une équipe avec multiple multidisciplinaire. Il y a des Il y a des soignants, il y a des Il y a des Il y a des des des microbiologistes euh pluriprofessionnels. Euh, il y a des médecins, il y a des infirmières, des tout toute cette équipe. Il y a des infectiologues, il y a des virologues, il y a des urgentistes, il y a des réanimateurs, il y a des des spécialistes de la prévention de l'infection. C'est c'est vraiment une équipe qui est euh très diversifiée, qui est formée et qui est entraînée perpétuellement au
risque épidémique. Et qui est en lien direct avec la direction pour que tout en terme organisationnel soit le plus fluide possible. Il y a 18 ESR en France. Six ESR nationaux, six ESR nationaux hexagonaux et six ESR euh cinq ESR, pardon euh en outre-mer. Et donc les les les régions et les départements et les territoires ultra ultra-marins sont aussi équipés sur cette ce niveau de sécurité. Ces ESR sont animés par une coordination opérationnelle qui s'appelle la COREB dont je suis le responsable et qui sont qui est cette COREB est en lien direct avec le centre de crise sanitaire, la Direction générale de la
Santé et travaille en articulation extrêmement fluide avec SPF, avec les CNR et avec l'ANRS pour que la prise en charge soit optimisée avec des équipes entraînées et sécurisées et que la recherche soit faite au lit des premiers malades. Pour les enfants, aujourd'hui, les études sont rares mais euh comme je vous disais tout à l'heure, en terme de pronostic chez les enfants, c'était la question. Est-ce que c'est plus ? C'est la même clinique, les collègues argentins euh chiliens expliquent que c'est la même maladie, c'est la même physiopathologie et malheureusement, c'est la même mortalité, mais il y a très il y a très peu de cas et donc c'est dur de de d'avoir euh des statistiques extrêmement fiables, mais je laisse peut-être
compléter Caroline Olivier.
Peut-être si on revient on a dit qu'effectivement l'investigation des clusters permettait d'apporter énormément de d'informations. Il y avait un grand cluster dont j'ai parlé hein, à peu près une centaine de personnes qui étaient euh dans une grande fête où il y a eu un certain nombre de cas et on on s'aperçoit que avant la mise en place de mesures barrières, il y avait effectivement un patient infecté qui en infectait plus de deux, mais dès que les mesures barrières ont été mises en place, rien que la distanciation sociale, on était passés de plus de deux, 2,12 à 0,62. Donc on voit bien l'importance effectivement de mettre en place des mesures barrières et notamment la distanciation sociale. Et là, les patients enfin pardon, les personnes
exposées étaient tous munis de FFP2. Et je voudrais juste rajouter un petit point sur la la question qui concerne le la détection d'autres cas d'hantavirus. Il faut pas oublier que euh chaque année en France, il y a 100 cas qui sont diagnostiqués. Ce sont pas les mêmes hantavirus. Euh là, c'est l'hantavirus Andes du nouveau monde et il y a d'autres hantavirus qui circulent en France. Il y en a un qui s'appelle Puumala, par exemple, qui est un des plus fréquents et qui est moins pathogène, heureusement. Donc peut-être là, j'ai pas d'info, mais peut-être qu'il s'agit de d'un cas comme ça. S'il y en a 100 par an, il y en a un tous les 3 jours a priori. Et un autre élément pour compléter ce qui a été dit, euh je vous expliquais ce que c'est qu'un un établissement de
santé de référence et par principe de précaution devant les inconnus qui persistent, le maximum de précautions a été mis en place et je trouve ça parfaitement cohérent. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que les collègues sud-américains nous expliquent et c'est ce que Caroline Olivier vous a dit, sur le papier, la transmissibilité est faible et on en en pratique, si on se déporte et si on se si on va en Amérique latine avec le virus Andes, on n'a pas besoin de toutes ces précautions. Mais il y a une inconnue qui sera réglée dans quelques jours, c'est le séquençage complet du virus. En il n'est pas impossible que on fasse qu'on soit en face d'un variant qui est muté avec des mutations qui puissent toucher une augmentation de la capacité de transmissibilité. Tant qu'on
n'a pas ce séquençage complet du virus et qu'on ne l'a pas matché avec le virus Andes historique et qu'on n'est pas sûr qu'il y ait une un un une cohérence, une concordance totale, on est obligé de prendre des des un des mesures de précaution maximalistes. Une fois qu'on aura cette information, on va pouvoir dégrader les mesures de prévention dont on pense que les mesures simples et universelles suffisent. Peut-être sur le masque, je sais pas si vois Antoine ou attendez Sur le masque, ce que l'on a les les leçons du du Covid là-dessus, donc de d'agents infectieux respiratoires qui sont exactes aussi pour la grippe, c'est que le masque FFP2 est plus efficace euh pour prévenir l'infection et la
transmission que le masque chirurgical. Euh les deux sont efficaces pour prévenir l'infection. Donc voilà, c'est on a une gradation euh de en terme de probabilité d'infection. Là on me dit qu'il faut que j'avance juste il il y a une question qu'on n'a pas répondu, c'est la durée d'isolement. Juste parce que euh euh en fait euh une des raisons aussi de de hospitaliser ces patients, Xavier l'a dit hein, quand la maladie se déclare, ça va vite. Donc c'est les avoir à l'hôpital, c'est important. C'est aussi pour le patient et je pense que c'est important de le dire. Deuxième chose, c'est que quand même la la durée moyenne c'est deux à trois semaines
d'incubation. Les six semaines, c'est plus rare et ça nous permet aussi d'ici là d'avoir d'autres informations, il y a des gens qui sont suivis plus ou moins, donc avoir plus. Donc il y a des choses, je pense que et là Xavier l'a dit, la séquence c'est extrêmement important. Donc il est pas possible toujours aujourd'hui de dire "On va faire absolument ça." Avec le temps, on peut adapter aux connaissances, je pense que c'est très important. Voilà, alors ça y est, j'arrête parce que Donc maintenant Bonjour, Éléonore Bailleul pour France Info. Par rapport à la personne qui est hospitalisée en réanimation à Bichat, est-ce qu'il a été possible de remonter sur l'origine de son ? Euh le patient zéro est hollandais, enfin était hollandais. On a
parlé d'un contact rapproché pour attraper l'hantavirus, est-ce que il aurait été possible que ce soit pas si rapproché que ça, que même ça puisse se passer au cours d'un repas ou ? Bonjour, une petite question, pardon, Nicolas Berrod du Parisien, à Madame Semal, je crois que vous avez dit, sauf erreur de ma part, que la contagiosité pouvait démarrer 48h avant les symptômes. Je voulais savoir sur sur quelle base vous avez pu dire ça. Et puis pour Madame Rist, vous avez évoqué, pardon, euh le fait que les gens n'étaient pas opposés à leur hospitalisation, mais je voulais vous vous demander précisément, parmi notamment les 22 cas contacts qui n'ont pas de symptômes et qui se portent peut-être très bien, est-ce que vraiment les 22 ont vraiment accepté d'aller à
l'hôpital pour au moins 15 jours euh bah voilà, du jour au lendemain. Merci. Oui, et euh Marc Payet pour Le Point. Je suis là. Est-ce que on se rappelle tous du scénario Covid, évidemment, on n'y est pas, on a on a très bien compris, mais on se rappelle que dans le Covid, après un début, entre guillemets, calme, au bout de quelques mois, ça s'est fortement accéléré et l'État a dû prendre des mesures drastiques, notamment le confinement. Donc ma question est, en toute hypothèse, est-ce que l'État évalue toutes sortes de scénarios, par définition, y compris celui d'un confinement d'une partie de la population si les mesures devaient ? Je vous remercie. Alors, je vais Il y a Il y a encore une Non. Je vais peut-être répondre à mes deux parties, puis après il y a Caroline
et peut-être sur le la patiente de Bichat. Euh les 22 cas euh identifiés euh se portent très bien. Euh ils n'ont pas de symptômes, en tout cas dans les interrogatoires qui ont été faits et dans les les premiers qui ont sont déjà hospitalisés, ils sont euh pas de symptômes cliniques. On attend, je vous l'ai dit, les tests euh de de séro euh enfin les tests PCR. Euh sur euh les 14 cas qui qui sont euh du 2e avion, euh euh je n'ai pas le retour de tous les examens cliniques parce que je vous l'ai dit, ils sont pour certains en train d'arriver euh euh à l'hôpital, mais les informations que j'ai euh
étaient que c'était des personnes en bonne enfin qui n'avaient pas déclaré pas de signes cliniques lors de vous savez c'est les agences régionales de santé que je tiens à remercier aussi parce que ils ont depuis quelques jours évidemment travailler dans le cadre de de ce virus et on n'a pas de remontée de de symptômes sur ces sur ces 22 cas. Est-ce qu'on anticipe votre question est est importante. Le rôle notre rôle ici au ministère de la santé a été dès le début de se mettre en action en se coordonnant avec Santé publique France avec je l'ai dit les agences régionales de santé, la
direction générale de la santé évidemment les experts, les agences et et comme cela a été dit par Xavier Escure le Corèbe enfin tous les acteurs concernés pour pouvoir être amené à prendre les meilleures décisions possibles en l'état des connaissances scientifiques et c'est ce que nous avons fait ensuite en prenant des décisions d'hospitalisation évidemment des cinq cas du bateau mais aussi des 22 cas identifiés éventuellement contact sur parce que présent sur les vols. Merci madame la ministre. Alors sur deux points
Ouais. Alors comme l'a dit effectivement l'investigation d'un cluster sur un bateau va mettre d'apprendre beaucoup de choses puisque on a effectivement un nombre de personnes qui sont dans un dans un espace un peu confiné hein puisque la croisière a quand même commencé le 1er avril, le 1er cas a présenté des signes assez vite vers le 6 avril et puis après les cas se sont échelonnés. Donc vous me parlez de cette patiente donc française, elle tous les cas enfin toutes les personnes qui sont exposées sont interviewées donc par Santé publique France, mais évidemment cette patiente qui est en réanimation n'a pas pu être interviewée. Donc à ce stade, on ne sait pas exactement quels sont ses contacts entre cette personne et les premiers cas qui ont été
identifiés. Cela dit, comme je le disais, un navire, on sait que ils prenaient souvent leurs repas ensemble. Enfin, je veux dire c'était ils changeaient de place, il y avait des pas des places identifiées pour chacune des personnes. Donc la plupart des personnes se sont croisées à un moment ou à un autre. Certaines effectivement partageaient des sanitaires et cetera. Donc à ce jour, on n'est pas encore on ne peut pas encore identifier à quel cas éventuellement elle a été en contact, mais son contamination évidemment est postérieure au premier cas qui a été décédé qui a donc présenté ses signes dès le 6 avril alors que le bateau a a est parti le 1er avril d'Ushuaia. Alors il y a juste une autre question pour toi aussi Caroline, c'est sur la
durée d'un enfin quand est-ce qu'on devient 48h avant les signes on devient ? Alors en fait c'est plutôt aussi d'être un principe de précaution hein parce qu'on sait que beaucoup de maladies infectieuses peuvent démarrer avant. Donc c'est assez raisonnable de de proposer 48 48h. En en fait les données qu'on a ils disent que mais avec beaucoup d'attention sur les quatre épidémies qu'on a dit qui ont été explorées dont un vraiment bien qui est le papier de New England c'est dit et je pense que Antoine peut aussi revenir là-dessus, c'est dit que c'est autour 48h autour du début des
symptômes. Parfois au début des symptômes, c'est juste une asthénie. J'ai posé la question à à mes collègues qui est aussi virologue Marion Koopmans qui est en Hollande qui disent la même chose, c'est est-ce que finalement c'est 48h avant ou c'est la phase où on a on n'est pas forcément fébrile, on est fatigué, on a quelques petits signes et on est peu symptomatique. C'est l'explication prodromique, c'est le mot qui est utilisé. Mais je pense que ça fait partie des choses qu'il faut que on apprenne. Et c'est vous avez raison, c'est clé. D'où d'ailleurs les le fait que les contacts soient isolés en tout cas. Voilà.
Mais c'est c'est important et effectivement c'est un peu ce qu'on met. Alors, peut-être peut donner des nouvelles de la patiente qui est hospitalisée en réanimation à Bichat. Je vais commencer par penser à elle et à sa famille. Je je voudrais aussi remercier les équipes de réanimation de Bichat et d'ailleurs, ils sont extraordinaires. Et dans ces situations là de d'exposition de contraintes majeures faire de la réanimation avec des paires de gants, avec des un équipement contraignant, c'est vraiment une épreuve de force. Et donc merci à eux parce que ils sont à chaque fois au rendez-vous et ils sont d'une efficacité qui est très impressionnante. La patiente a aujourd'hui la forme la
plus sévère de la présentation cardio-pulmonaire et elle a ce qu'on appelle enfin ce qui est le la dernière dernière étape des soins de support, c'est une circulation extracorporelle pour avoir une oxygénation artificielle. Elle a un poumon artificiel dérivation du sang qui permet de on l'espère passer le cap le temps que le poumon qui est agressé par ce virus et les lésions de la paroi vasculaire puissent se rétablir. Le deuxième élément que je voulais donner c'est pour répondre à Nicolas Berrod sur l'acceptation parce que à Bichat on a des la patiente très sévère et puis on a aussi des des gens qui sont pas symptomatiques qu'on a fait venir
entre guillemets de force par un décret. Euh certains euh on leur a dit au début euh il faut s'isoler à la maison et puis maintenant on vous rappelle et je voulais je voudrais aussi revenir là-dessus. Euh en tant que en tant que soignant euh ayant vécu le Covid en tant que soignant et en tant que que citoyen, c'est vrai que on est tous un peu traumatisés par ces restrictions sociales, ces restrictions euh euh physiques et euh on est tous un peu psychotraumatisés de la pandémie. Et c'est vrai qu'on était très attachés à laisser la liberté euh à des gens à qui on pouvait expliquer les mesures de restriction. Mais il y a tellement d'inconnues dans cette maladie. Euh on est tellement sous les feux des projecteurs avec cet inconscient collectif qui nous ramène au risque
pandémique que finalement euh l'application de ces mesures à domicile était rendue impossible. Et en fait ces gens sont beaucoup plus confortables à l'hôpital même si c'est une énorme contrainte parce que on sait mieux quoi leur dire et ils savent mieux quoi faire. Le deuxième point, c'est que euh aujourd'hui nous pour les contacts par rapport à l'acceptation aussi d'un séjour prolongé, ben c'est tout l'enjeu aussi des équipes et autant euh les réanimateurs sont dans le soin extrêmement technique, le cure exacerbé, le traitement le plus efficace, le plus invasif, voire le plus agressif, autant en infectieux, on fait du care, on prend soin de ces gens qui sont pas encore malades, qu'on essaie d'envelopper
pour que leur séjour à l'hôpital soit le moins traumatisant psychologiquement possible. Merci. Je pense que on a encore on peut faire un tour. S'il vous plaît. Olivier Mono pour Libération. Euh si je dois bien comprendre le favipiravir va être donné à des patients en France. Si si j'ai bien compris ce que vous aviez dit, je voulais m'en assurer. Euh la deuxième chose, est-ce que vous avez une idée du coût global pour le moment de la prise en charge de tous ces ? Et dernière chose, à combien de cas on s'attend combien de cas français on s'attend et est-ce qu'il faudra s'inquiéter à partir du moment où on aura un cas positif de quelqu'un qui était pas sur le ondius mais dans un des avions par exemple. Merci. Stéphanie Benz pour l'Express je suis là. Euh pour par rapport aux patients
qui sont enfin pardon aux cas contacts qui sont en train d'être hospitalisés, on sait que tous n'étaient pas forcément dans un isolement très strict, certains ont pu vivre avec leur famille, leur conjoint et cetera et cetera. Est-ce qu'il y a des inquiétudes aussi ou des raisons de mettre à l'isolement ces personnes là en particulier qui donc ont vécu pendant plusieurs jours dans la le ou ont été en contact avec ces personnes qui sont aujourd'hui en cours d'hospitalisation. Merci.
Bonjour Marie Rouello pour Egora. Vous évoquiez un séquençage complet tout à l'heure pour savoir donc si le virus actuel présente ou non des mutations par rapport à celui qui a été identifié dans les études précédentes. Euh quand est-ce qu'on pourra avoir ces résultats le plus précisément s'il vous ?
Merci donc je réponds à la première sur le coût global. Non, j'ai pas chiffré j'avoue que c'était pas mon urgence là même si nous devons faire attention aux dépenses publiques mais évidemment je n'ai pas le coût global de prise en charge. Là il s'agit d'hospitalisation classique même si c'est dans des établissements qui sont spécialisés. Le sur les autres questions je pense que c'est vous pouvez répondre. Alors je peux répondre rapidement sur le favipiravir pour l'instant c'est c'est c'est de la recherche donc la recherche doit être encadrée c'est ce qu'on est en train de faire et effectivement on n'est pas les seuls les anglais pensent à la même chose et les
hollandais à la même chose et les espagnols aussi on est en train pour l'instant de mettre en place le protocole et et les valider par les autorités réglementaires. Donc oui, on envisage de le donner, mais pour l'instant, on est vraiment à une étape précoce encore et on peut pas dire qu'on va le faire demain. Il y a juste peut-être pour vous dire, il y a aussi le forme IV qui existe pour les patients qui sont là, c'est différent qui sont plus graves et ça aussi il y a une discussion avec l'ANSM éventuellement pour l'utiliser. Après, et ça c'est je pense que c'est pour monsieur Flaud, est-ce que monsieur Flaud vous pouvez nous dire combien il y
aura de ? Peut-être que je Bien sûr. Non, enfin c'était juste pour dire qu'effectivement parmi on rappelle qu'effectivement tous les cas confirmés sont en fait des passagers du navire à ce jour, il n'y a pas de cas confirmé chez les passagers des vols qui ont été en contact avec des cas confirmés et oui, on peut s'attendre à ce qu'il y ait d'autres cas parmi les passagers de ce navire. Ça ce n'est pas à exclure et en revanche, les passagers du vol le risque on l'a dit était quand même assez faible, ils sont moins à risque que ceux qui étaient dans les navires dans le navire, mais par principe de précaution, on ne peut pas exclure. Donc il est important de les isoler.
Bon, j'ai pensé que Caroline allait donner le chiffre de la de la prédiction. Évidemment, on est incapable de le faire. La seule chose qu'on peut dire, c'est que finalement sur le le l'épisode qui a été décrit dans le village de Patagonie sur ce ces 100 personnes qui étaient à cet anniversaire, in fine, il y a eu 34 cas. Je ne sais pas si on passera de 11 à 34, mais peut-être que c'est une sorte de première hypothèse qui est pas totalement impossible qu'on ait quand même encore un certain nombre de cas qui qui qui surviennent. Après, je sais pas qui veut répondre sur la la la question de de Stéphanie Benz. Euh je pense que c'est évidemment la
question c'est une question qui est très très fine, c'est-à-dire de se dire à quel moment on va estimer que les contacts deviennent contact de contact de contact de contact et on est voilà, on c'est il y a une forme de de de phénomène que les physiciens appellent les fractales, c'est-à-dire que c'est ça va à l'infini. Euh on peut pas euh on va pas mettre la précaution sur les enfants qui ont été à l'école et qui ont peut-être aussi été avec des enfants et cetera. D'autant plus qu'il s'agit on est en train de parler ici de gens qui ont pris un avion euh avec lesquels ils ont eu un contact eux-mêmes quand même extrêmement indirect. Donc la précaution qu'on a préconisé tous ensemble de façon très
consensuelle euh hier, je dirais, était euh de dire "Oui, ces contacts-là, ils ont quand même été en contact direct personnel avec une personne qui a été infectée. Donc même si ce contact est quand même très fugitif, donc on va pas prendre de risque dans cette fenêtre d'opportunité." Après, on va devoir s'arrêter là. Je veux dire on on va pas encore une fois euh penser à au au contact des contacts des contacts. Séquencé ouais. Euh alors le la séquence pour l'instant a été une Il y a deux virus de l'épi de cluster actuel qui ont été séquencés. Un euh à Zurich donc en Suisse, c'était la la le le le premier cas et il y a une
séquence qui a été faite à l'Institut Pasteur. Euh les deux sont ont tout le génome n'a pas été complètement séquencé mais une grande partie. Et à l'Institut Pasteur, ce qu'on a pu voir c'est que la séquence était très proche d'une part, de celle de Zurich et d'autre part, euh donc ça c'est c'est clairement, ça vient de de même foyer infectieux, ça. Et par ailleurs, euh dans l'arbre phylogénétique qui décrit toutes les séquences, on voit très bien où se place euh ces virus et donc il y a pas de, pour l'instant, de de différence majeure détectée. Donc Xavier parlait de de de variant potentiel, le risque existe, mais pour l'instant, il y a pas de de preuve pour ça. Pour l'instant,
c'est c'est calme de ce côté-là. Alors, il y a une dernière question, on me dit. Oui, j'ai changé de place, je suis désolée. Une dernière question, à Marseille, à l'hôpital, on nous confirme que une jeune femme hospitalisée est un cas contact Hmm. hantavirus. Est-ce que vous pouvez nous confirmer ? Et qu'en ? Alors, on m'a pas donné de de petit euh, mais peut-être je vais laisser ma directrice de cabinet vous répondre, parce que si cela était dans la demi-heure dont on se parle, j'ai pas peut-être pas encore l'information. Donc c'est une patiente parmi les 22 qui aurait des ? parmi les 22 et même parmi euh les 14 du second vol, effectivement, il y a euh euh un une personne identifiée qui devait être effectivement prise en
charge euh à Marseille. Donc c'est fortement probable, oui. Et est-ce qu'on connaît son état de ? Comme vous le savez, c'est tous euh ce sont des personnes qui étaient dans le vol qui vont tous être pris en charge, examinés euh et testés dès leur arrivée à l'hôpital. Donc voilà, on attend les résultats de ces tests avant de pouvoir vous répondre. Et on le dira comme on l'a fait, je le redis. Merci, je voudrais euh juste remercier euh vous tous qui êtes euh avec nous, le centre de crise, la Direction générale de la Santé et merci euh mesdames et messieurs, vraiment euh de votre bah, de votre
Stéphanie Rist