Municipales : le temps des tractations politiques - C à Vous l’Intégrale - 17/03/2026
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Bonsoir à tous les 5. A la une ce soir, la cuisine fusion. - A Brest, socialistes et insoumis ont choisi de fusionner. - La maire sortante de Nantes a décidé de fusionner avec LFI. - La fusion entre LFI et la gauche unie. - G.Doucet vient d'annoncer la fusion de sa liste avec la candidate LFI. - P.-Y.Bournazel fusionne sa liste avec celle de R.Dati, mais ne sera pas colistier. - A.-E.Lemoine: Depuis 18h, les cuisines électorales sont fermées. - P.Cohen: Il a moins des questions de fusions que de retraits. 3 désistements surprises: S.Knafo à Paris, S.Delogu à Marseille et P.Dessertine à Bordeaux. - A.-E.Lemoine: Quelles conséquences pour dimanche?
On en parle avec notre invité, A.Bristielle. Vous expliquez dans ce livre pourquoi la peur peut expliquer en partie ces désistements, ces retraits, ces fusions après un premier tour, le taux de participation en recul pour ces élections.
A vos côtés, J.-M.Pernin, auteur de ce livre.
A chaque fois, c'est un jeu de massacre. Vous êtes fils et petit-fils d'un ancien maire du 16e arrondissement de la capitale. - P.Cohen: Je l'ai connu. - A.-E.Lemoine: Personnellement? - P.Cohen: Oui. - J.-M.Pernin: Je suis fort touché. - A.-E.Lemoine: Je reprends le cours de l'émission.
Merci de votre présence. Une chose est sûre, personne ne votera en Mayenne. - E.Tran Nguyen: Dans le département tout entier, il n'y aura pas de 2d tour.
C'est l'une des particularités de ces municipales, mais il y en a d'autres. - A.-E.Lemoine: A la une également, la cuisine traditionnelle. - Votre plat préféré français? - Boeuf bourguignon. - Tartiflette. - La blanquette de veau. - La France bat tous les records en termes de gastronomie. - La cuisine, c'est une fierté. - L.Amar: Une fierté nationale et un plébiscite.
On va saliver dans la Story. - A.-E.Lemoine: On en parle avec T.Marx, qui sera sur notre plateau aux côtés du cofondateur du guide "Le Fooding", E.Rubin.
Dans le 5/5, la cuisine volcanique. ... - L.Sénéchal: Ce n'est pas des braises, mais de la vraie lave en fusion à cause de l'éruption qui a atteint l'océan. - A.-E.Lemoine: Les Réunionnais cuisinent sur cette lave.
Nos invités après 20h, D.Blanc, F.Gillard et F.Flament.
Et dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Le Musée de la Libération de Paris présente une exposition à R.Capa et aux photos de guerre.
La guerre d'Espagne, Omaha Beach, la libération de Paris, Indochine...
On revient sur ses grands clichés historiques et sa vie mouvementée. - A.-E.Lemoine: On commence par l'Edito de Patrick.
Les dés sont jetés depuis 18h pour le second tour des municipales. Toutes les listes sont déposées après d'ultimes négociations et désistements. - P.Cohen: Avec un désistement surprise à Paris, celui de S.Knafo, figure de Reconquête!, candidate sans étiquette Reconquête!. - S.Knafo: J'ai pris la décision de retirer ma liste de ce second tour parce que je considère que j'ai une responsabilité.
Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche. Après le déclin du socialisme, ces voix manquent au fait de chasser la cause de la Mairie de Paris. - P.Cohen: Elle précise qu'elle ne se désiste pas pour la personne de R.Dati, mais pour Paris. - A.-E.Lemoine: Mais R.Dati devra en profiter. - P.Cohen: "Nous avons quasiment les mêmes électeurs", disait-elle ce matin après la fusion des listes Horizons et Renaissance.
Sa position semblait compromise au soir du premier tour avec plus de 12 points de retard sur la liste de gauche et des écologistes d'E.Grégoire. Pour mieux visualiser les rapports de force, je les ai fait figurer en nombre de voix plutôt qu'en pourcentage.
Plus de 300 000 pour E.Grégoire, plus de 200 000 pour R.Dati, et derrière...
R.Dati a à peu près 100 000 voix à rattraper. Bournazel en a obtenu un peu plus de 90 000, S.Knafo un peu moins de 90 000 et E.Grégoire ne peut pas compter sur les moins de 100 000 de S.Chikirou.
On sait qu'en politique, 1 + 1 ne font pas 2. Tous les électeurs de Bournazel ne voteront pas Dati, surtout sans Bournazel. S.Knafo non plus.
Paris est devenue le laboratoire de l'union des droites, déclare le colistier d'E.Grégoire. "Personne ne nous fera croire que madame S.Knafo s'est désistée gratuitement." Retrait surprise de P.Dessertine à Bordeaux.
Restent P.Hurmic et T.Cazenave.
Cazenave a reçu le soutien de G.Philipe, G.Attal, B.Retailleau... - A.-E.Lemoine: A Marseille, un autre désistement inattendu. - P.Cohen: Celui de S.Delogu, 12 % dimanche, qui a répété qu'il se maintiendrait pendant des semaines.
Après avoir essuyé le refus du sortant socialiste B.Payan de former une alliance avec LFI, il fait le choix du barrage à l'extrême droite. - S.Delogu: En refusant tout front antifasciste au second tour, B.Payan prend et fait la démonstration éclatante que le combat contre l'extrême droite valait moins à ses yeux que la soif de pouvoir, Celle-là même qui l'a amené à trahir la première de ses promesses: le renouveau démocratique.
Face à l'irresponsabilité d'un homme, nous serons responsables pour 1 million. Nous sommes, face au RN, le plus solide rempart. - P.Cohen: 1 million, c'est à peu près le nombre d'électeurs à Marseille.
LFI en rempart antifasciste, un argument qui sera répété sans modération ces prochains mois si B.Payan est réélu dimanche. Les insoumis ne cesseront de rappeler que c'est grâce à leur sacrifice que la 2e ville de France n'a pas basculé à l'extrême droite.
Je rappelle que B.Payan, au 1er tour, était en avance d'une courte tête. de se maintenir dans un 2d tour en forme de triangulaire. - A.-E.Lemoine: Des alliances, des désistements, des fusions qui font forcément gagner? - A.Bristielle: C'est très compliqué d'analyser les municipales de manière globale.
Il y a autant de réalités que de villes. Là, ce que l'on voit par rapport à ces désistements, c'est qu'on parle beaucoup de partis qui n'ont pourtant pas fait les meilleurs scores, et qui se retrouvent dans la position de faiseurs de rois. C'est notamment le cas de LFI, qui peut arguer du fait qu'ils ont toujours eu la même posture d'union, de responsabilité, et qui se mettent en avant pour cette responsabilité...
D'autres partis sont plus en difficulté, comme le PS, qui, quelques jours avant le 1er tour, a expliqué qu'il ne ferait jamais d'alliance avec les insoumis. Finalement, dans énormément de villes, il y a des alliances qui sont faites. - P.Cohen: Alors qu'ils ont fait des très bons scores. - A.Bristielle: Ils pensaient certainement avoir de meilleurs scores et ne pas avoir besoin des insoumis pour gagner ces villes.
Ils se retrouvent dans des positions plus compliquées. C'est compliqué d'avoir une analyse globale. Néanmoins, des réalités intéressantes à analyser. - A.-E.Lemoine: La stratégie du PS est-elle lisible?
Les électeurs vont la comprendre? Vont-ils suivre le mouvement? - J.-M.Pernin: On voit auprès des militants de gauche une volonté d'alliance.
Ils soutiennent pour faire barrage à la droite. Le seul souci, c'est que le front antifasciste...
A Brest, à Clermont-Ferrand ou à Toulouse, je ne sais pas s'il y a une menace fasciste dans ces villes. Ca rend le PS dépendant, pour une échéance qui peut intéresser, dans un an, des insoumis. Ils sont obligés de s'allier au parti de J.-L.Mélenchon pour gagner des villes. - A.-E.Lemoine: Le PS pourrait devenir la grande force municipale de France au 2e tour, mais il a l'air aux abois.
C'est paradoxal. - A.Bristielle: Les 2 séquences pré-1er tour et post-1er tour, c'est extrêmement difficile à lire pour les électeurs.
Je rejoins ce que vous disiez sur la volonté d'alliance de la base, des électeurs. Chez les proches du Parti socialiste, dans l'enquête qu'on a faite avant le 1er tour, on avait seulement 26 % qui refusaient catégoriquement tout type d'union, même avec LFI, dans la perspective d'un 2d tour. Ca ne veut pas dire qu'ils se sentent proches de LFI.
On retrouve la même chose dans le bloc de droite, qui sont dans la même démarche d'union. - A.-E.Lemoine: Ca met le bazar au PS.
Ca va provoquer une nouvelle fracture. - A.Bristielle: Il y a déjà 2 courants assez clairs qui se sont opposés dans différentes motions et les différents congrès.
Peut-être que ceux qui ont poussé à ce communiqué avant les élections municipales n'étaient pas ceux qui étaient engagés au moment de ces élections et qui, donc, n'avaient pas les conséquences de ces retombées. Ca pourrait expliquer cette différence de stratégie entre avant et après. - P.Cohen: Il faut voir l'effet de souffle que provoqueront les résultats de dimanche, qui se joueront peut-être à quelques dizaines de milliers de voix.
Si Paris, Lyon et Marseille restent à gauche, une partie des querelles seront oubliées, surtout qu'à Paris et Marseille, il n'y a pas d'alliance avec les insoumis. Si tout ou une partie de Paris ou Marseille est conquis par la droite ou l'extrême droite, ça change complètement la vision des conséquences du scrutin. - A.-E.Lemoine: Avec une stratégie diamétralement opposée des insoumis entre Paris et Marseille. - J.-M.Pernin: Totalement.
On a l'impression...
S.Chikirou, petit malaise. A partir du moment où S.Delogu s'est retiré, elle reste là, au milieu...
Il faut se souvenir de la première interview de S.Chikirou au "Parisien". Elle avait dit qu'il ne fallait pas qu'un socialiste soit maire de Paris.
La boucle est bouclée. - A.-E.Lemoine: Son maintien peut handicaper E.Grégoire? - A.Bristielle: Oui.
Un sondage avait été fait avant le 1er tour pour tester cette hypothèse d'avoir ces 3 candidats. C'était très défavorable à E.Grégoire.
Dans ces sondages, E.Grégoire était assez fortement sous-estimé et R.Dati assez surestimée.
Faire mettre le même bulletin de vote à des personnes comme C.Beaune et S.Knafo, on est sur une forme de grand écart monstrueux. - P.Cohen: C.Beaune s'est retiré. - A.Bristielle: Mais il faisait partie de cette alliance avec P.-Y.Bournazel.
Les proches qui ont mis un bulletin P.-Y.Bournazel dans l'urne et un bulletin S.Knafo... - A.-E.Lemoine: L'horizon s'éclaircit pour R.Dati? - J.-M.Pernin: Il y a une dynamique.
Après, "l'horizon"...
Je sais pas si c'est un jeu de mots par rapport à E.Philippe. Aujourd'hui, elle a réuni toutes les chapelles de droite autour d'elle.
Paris est une ville qui vote à gauche dans tous les scrutins. Une chose à préciser: R.Dati voulait changer cette loi électorale à Paris, Lyon et Marseille.
Ca n'a rien fait à Paris. A l'est, on vote toujours à gauche. A l'ouest, on vote toujours à droite.
R.Dati doit se dire qu'il y a une dynamique qui commence pour elle, mais ce sera toujours difficile. - P.Cohen: Peut-être mobiliser les électeurs, un regain de participation...
Il faudra regarder de près. - J.-M.Pernin: On a un peu plus voté à Paris que dans le reste de la France, mais ça peut les motiver. - A.-E.Lemoine: Patrick, sur ces querelles à droite pour la Mairie de Paris... - P.Cohen: Elles ne sont pas nouvelles.
C'est le sujet du livre de J.-M.Pernin.
On se souvient du duel qui a opposé J.Tiberi, à qui J.Chirac avait laissé les clés de la mairie, qui n'a pas accepté de laisser sa place au candidat officiellement investi par le RPR, P.Séguin.
Dès le mois précédent, les disputes commencent. - La logique veut que je sois candidat en 2001. Dans un souci totalement démocratique, je comprends qu'on puisse analyser les choses. - La décision d'investiture appartient à M.Alliot-Marie.
Dans ces conditions... - Si elle me dit que, pour gagner Paris, il serait souhaitable que je sois candidat, je lui donne à entendre que j'accepterais. - En coulisses, ces réseaux s'activent, comme Nicole Catala.
Elle est gentiment du sort de J.Tiberi. - Il a une image altérée.
C'est un handicap pour mener nos partis de droite à la bataille. - P.Cohen: C'est drôle de revoir ces soubresauts, qui ont été ceux des derniers mois précédant la conquête de la Mairie de Paris par la gauche par B.Delanoë, gauche qui ne l'a pas lâchée depuis.
Depuis, la droite ne s'est jamais remise de ces querelles? - J.-M.Pernin: Complètement.
On a l'impression que c'est un traumatisme à longue distance que subit la droite. Ca fait 25 ans que la droite ne s'est toujours pas remise de ce trauma d'avoir perdu Paris. On le sent.
On a toujours l'impression, quand il y a un début de campagne municipale à Paris... "On reprend ce qui est à nous." Que ce soit R.Dati, N.Kosciusko-Morizet... "On est de retour.
On va vous faire revivre les jours heureux qu'on avait sous J.Chirac et J.Tiberi." On est dans cette nostalgie. - A.-E.Lemoine: Avec une sociologie de la ville qui a changé. - J.-M.Pernin: Complètement.
Une sociologie que la droite n'a pas vue venir. Quand J.Chirac met en chantier Paris dans les années 80, c'est les arrondissements de l'est qu'on voit aujourd'hui, le 11e, 12e, 13e, qui vont bénéficier d'une rénovation complète.
Vont apparaître les bobos, les bourgeois bohèmes, qui vont être un vote de gauche bourgeois qui va bénéficier au PS. En 1977, la gauche, à Paris, s'était incarnée par le Parti communiste. C'est le PS qui va être plus moderne, à l'époque, et qui va incarner cette volonté de changement.
B.Delanoë avait déjà gagné quelques arrondissements. Il va incarner le changement.
Patrick ne va pas me contredire, mais dans les années 90, être de gauche à Paris, c'était pas forcément considéré au sein des états-majors. On se disait que c'était perdu, face à J.Chirac. - P.Cohen: Je garde le souvenir de ma 1re rencontre avec B.Delanoë, 2 ans avant le scrutin de 2001, dans un petit local sombre d'un rez-de-chaussée de l'île Saint-Louis où il avait sa permanence...
Personne n'imaginait qu'il puisse accéder à l'Hôtel de ville. - P.Lescure: Dans votre livre, A.Bristielle, vous analysez nos peurs.
Pour vous, il faut prendre en compte ces nuages sur le moral des électeurs quand on analyse le faible taux de participation de dimanche dernier, le plus faible si on oublie le covid. - A.Bristielle: Tout à fait.
Le point de ce livre, c'était de prendre en compte les émotions des électeurs, des Français. Quand on les traite comme je le fais dans le livre, on voit que la peur est ultra importante. Quand vous testez toute une série de sujets, vous vous rendez compte qu'à peu près 80 % de la population française a peur de la situation internationale, même avant tout ce qu'il s'est passé récemment. 75 % ont peur du délitement de la vie politique et de la démocratie en France.
La peur est prégnante et polarise la société française. Quand vous étudiez les effets de cette peur sur les comportements et les comportements politiques, vous vous rendez compte que, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça ne pousse pas à une forme de participation politique, mais à une forme de retrait et d'apathie. En l'occurrence, 50 % des électeurs qui ressentent une forte peur disent qu'ils se désengagent de la vie politique et qu'ils se concentrent uniquement sur leurs projets personnels.
Par contre, quand la peur se lie à une autre émotion, comme la colère, ça radicalise. 40 % des personnes qui ressentent de la peur et de la colère disent justifier les violences politiques. C'est assez manifeste.
Souvent, le passage de la peur et de la colère, ça vient quand on vous donne des boucs émissaires, quand vous avez des responsables identifiés à ces peurs. Les effets sont vraiment délétères. - A.-E.Lemoine: C'est efficace, quand le slogan d'un 2d tour des municipales est "il faut faire un front antifasciste", "il faut faire un front anti-LFI"? - A.Bristielle: Ca joue sur la peur.
Ca peut créer un effet de sursaut, comme on l'a vu au moment des précédentes législatives. L'hypothèse du RN avait poussé à une mobilisation et à des alliances qui n'auraient pas eu lieu sans ce risque. Pris de manière plus large, c'est catastrophique.
Quand vous vous concentrez uniquement sur ces émotions négatives, sur du jeu politique au lieu d'en appeler à des émotions plus positives, à des projets de société, ça peut pas tenir comme ça. - E.Tran Nguyen: Face à la peur, il y a peut-être des figures rassurantes.
Il y a eu S.Bern, monsieur Patrimoine, qui a été réélu avec 100 % des voix en tant que conseiller municipal dans sa commune. Pour cause, il n'y avait qu'une seule liste.
On ne peut pas mieux faire en termes de majorité absolue. Parfois, on échappe à la majorité à une seule voix. Comme quoi, chaque vote compte. - Qu'est-ce que vous avez dit quand vous avez vu qu'il ne manquait qu'une voix? - Dégoûté.
J'aurais dû voter. - A une voix près, on se demande qui n'a pas voté pour le maire. - J'aurais préféré qu'il ait acquis cette voix pour ne pas y retourner. - E.Tran Nguyen: A Narbonne, à une voix près, il va falloir retourner aux urnes.
Ca coûte de l'argent, 110 000 euros. Pour faire des économies, il aurait peut-être fallu être une commune de la Mayenne. Tous les maires ont été élus dès le 1er tour.
On n'avait encore jamais vu un département tout entier sans 2d tour nulle part. - Les Mayennais ont choisi un scrutin local sur des enjeux locaux et de ne pas nationaliser ces élections. Une grande majorité des listes étaient sans étiquette.
Ca laisse la place au débat démocratique local. - E.Tran Nguyen: Une seule exception qui confirme la règle.
Un village de 338 habitants. Aucun maire n'a été élu parce qu'il n'avait pas de candidat. Ca relance la question de la crise des vocations.
Beaucoup de maires sortants ne se sont pas représentés. Faudrait-il miser sur la jeune, voire très jeune, génération pour prendre la relève? Certaines communes n'ont pas hésité.
Dans l'heure, Louis Speybrouck s'impose à 24 ans dès le 1er tour. Même âge pour Théo Guigue, 24 ans, l'unique candidat de sa commune. Encore plus jeune, une jeune maire élue à 21 ans.
Elle arpentait déjà les couloirs de la mairie à 5 ans, dans le bureau de son père. - Je me revois, petite, débouler dans la pièce à fond. "Je suis en réunion, tu sors." On m'a reproché que j'étais trop jeune.
J'ai décidé que c'est pas ça qui allait m'arrêter. Au contraire, j'en ai fait un atout et une force. Je suis allée voir tous les habitants.
Ca a permis de les rassurer, de discuter, qu'ils se disent que j'en avais dans la tête. - E.Tran Nguyen: Le record est détenu par un jeune maire élu à 18 ans, Hugo Biolley.
Il était seul en lice. On lui a demandé sa recette pour être crédible. - Les 3 mots que j'ai retenus, c'est "écouter, douter et faire".
Ecouter les habitants, son équipe. C'est à nous d'aller chercher les critiques négatives. - E.Tran Nguyen: Face au manque de candidats, l'âge reste-t-il un critère?
Serait-on prêts à voter pour un maire plus jeune que l'âge moyen des habitants? On a interrogé les téléspectateurs. Certains nous disent que oui.
Il faut compter sur eux pour prendre la relève? - A.Bristielle: Hugo Biolley, si je ne me trompe pas, a été élu meilleur élu local.
C'est peut-être des personnes qui se sentent investies d'une mission, d'un poids qui va peser sur leurs épaules et qui va les pousser à faire leur travail de manière encore plus sérieuse que des aînés qui pourraient bénéficier d'une expérience plus importante. C'est des images et des situations qui remettent en question l'idée que toute la jeunesse ne serait plus intéressée par les sujets politiques, par la politique... - P.Cohen: On a un favori présidentiel qui a 31 ans...
On parle de jeunes élus... - A.-E.Lemoine: Et vous, fils et petit-fils de maire, il n'était pas question de vous engager? - J.-M.Pernin: Absolument pas.
Peut-être la présidentielle...
C'est compliqué, quand vous vivez dans une famille de politiques. - A.-E.Lemoine: Ca donne pas toujours envie. - J.-M.Pernin: La politique prend tout.
Elle vous avale totalement. Nos réunions de famille, c'était les soirées électorales comme on a vécu dimanche. C'était super.
On allait ensuite à l'Hôtel de ville. J.Chirac nous serrait la main.
On était contents. Après, dans la cour d'école, tout le monde imitait J.Chirac et nous, on disait qu'on le connaissait.
Chacun peut avoir... - A.-E.Lemoine: "Jeux de massacres", ce roman des campagnes municipales à Paris de 1977 à 2026. "Les Entrepreneurs de la peur", c'est signé A.Bristielle.
Restez avec nous. La Story de L.Amar. - Votre plat préféré français? - Le boeuf bourguignon. - La tartiflette. - Le boeuf bourguignon, parce que ma mère le fait très bien. - Le pot-au-feu. - L.Amar: C'est l'histoire d'une fierté nationale, la gastronomie française, plébiscitée, résultat d'un sondage Ifop. 97 % des Français en ont une bonne opinion. 5 % de plus que l'an dernier.
On l'a constaté dans l'un des temples de la cuisine française bon marché à Paris. - Je vais commander des oeufs mayonnaise. - Poulet-frites. - Des plats pas trop compliqués. - C'est simple et de bonne qualité. - Etre fier d'être français, la cuisine en fait partie. - Les gens sont contents de venir.
Ils viennent manger de la nourriture française accessible et bonne. - L.Amar: Parmi les plats préférés, le cassoulet, la blanquette de veau, les escargots ou la choucroute.
Ils sont tous devancés par l'indétrônable bourguignon cité par 46 % des interrogés. Du boeuf, des légumes, une sauce au vin rouge bien nappante. On est allés dans la cuisine d'un restaurant.
Certaines images peuvent donner faim. - Je suis en train de dénerver la joue de boeuf pour la mettre à mijoter. Vous n'aurez que la partie tendre.
Pour le dressage, on met la sauce avec des morceaux de joue de boeuf. Quand le couteau s'enfonce bien et qu'il ressort seul, la viande est cuite. Il n'y a plus qu'à régaler.
Ca prend du temps à préparer. C'est entre 4 et 6 heures de préparation. C'est un plat réconfortant. - L.Amar: Il y a le coût, le goût et le symbole.
Plus qu'un plat, un emblème. 42 % des Français voient notre gastronomie comme un pilier de l'identité nationale. Il n'y a qu'à voir ces touristes déguster nos plats. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Rubin, critique gastronomique pour "Le Figaro".
T.Marx, on vous présente ou pas? Vous êtes chef multi-étoilé, cuisinier anticonformiste et militant et désormais, 4e chef préféré des Français, selon cette étude Ipsos pour le "Guide Michelin".
Si on compare, les Français vous aiment plus que la choucroute et le gratin dauphinois mais moins que la blanquette de veau, le cassoulet ou le boeuf bourguignon. Je compare les pommes et les poires. - T.Marx: Ils aiment les chauves, ça me rassure. - A.-E.Lemoine: C'est P.Etchebest qui est aussi populaire que le boeuf bourguignon.
Vous n'imaginiez pas, quand vous avez démarré, atteindre une telle popularité? - T.Marx: Pas du tout.
Je suis rentré dans ce métier par effraction. J'ai commencé par la pâtisserie. J'ai fait un mandat avec les armées et je me suis intéressé à la cuisine.
Ce n'était pas prévu comme ça. J'ai toujours une vraie passion pour ce métier et le lien social que ça apporte. C'est toujours un élément de langage, mais c'est tellement puissant, fort.
Donner de la mémoire à l'éphémère, c'est fort. - A.-E.Lemoine: Vous vous félicitez de la notoriété des grands chefs, qu'ils soient devenus des stars? - E.Rubin: Historiquement...
La cuisine, on appelait ça "la grotte". On ne connaît pas les chefs. On connaît les propriétaires de restaurants.
C'est une affaire très bourgeoise. A partir des années 70, grâce à la génération P.Bocuse et Gault et Millau, ils vont percer la bulle.
C'est vraiment un métier qui méritait d'être incarné. Attention, le trop est l'ennemi du bien. Là, on est dans un royaume de starlettes. - A.-E.Lemoine: Vous êtes d'accord? - T.Marx: Oui.
Le risque est qu'on ait plus de chefs que de cuisiniers. Il faut prendre le temps de la maturité. Je dis pas ça parce que j'ai peur des jeunes.
Au contraire. J'étais au "Michelin" hier et j'ai vu tous ces jeunes récompensés qui ont une attractivité forte pour ce métier. C'était fabuleux à regarder. - A.-E.Lemoine: Le boeuf bourguignon, ça vous étonne, ce plébiscite pour ce plat?
Il est réconfortant, on peut comprendre, en temps de crise. Ce n'est pas végétarien, ce n'est pas régime, ce n'est pas écolo...
On aurait pu se dire que ce n'était pas dans l'air du temps. - T.Marx: Je ne juge pas ça comme ça.
Ce sont des plats de partage. On a une société avec tout ce digital partout...
On a l'impression d'être devenus une société hydroponique. On recherche des racines. - A.-E.Lemoine: Vous êtes surpris, Emmanuel? - E.Rubin: Je ne comprends pas trop.
J'ai l'impression qu'il y a un paradoxe culinaire français. On nous vend des plats que je ne trouve jamais au restaurant et encore moins chez mes amis. Personne n'en bouffe.
Personne ne mange de blanquette, personne ne la fait. Quand il y en a au restaurant, c'est rare et mal fait. On en parle de plus en plus, mais elle est de moins en moins réelle.
On passe de moins en moins de temps à cuisiner. On va de moins en moins au restaurant. Le repas des Français classé au patrimoine immatériel de je-ne-sais-quoi...
Notre repas est de plus en plus déconstruit. On passe de moins en moins de temps à table. Les Français, le jeudi soir, regardent à 21h "Top Chef" en bouffant des pizzas congelées.
Il y a un fantasme du bourguignon. C'est du simulacre. - A.-E.Lemoine: Vous servez du bourguignon dans vos restaurants? - T.Marx: J'ai un bouillon.
Tous ces plats reviennent. Je suis assez d'accord. Il y avait un manque.
Comme on n'en faisait plus parce qu'on avait l'impression que ça ne plaisait plus, aujourd'hui, il y a une demande. Nous, c'est le coq au vin. Il y a une très forte demande.
Il y a des plats, en les refaisant...
Il y avait aussi l'arbitrage du prix. Si vous n'en faites pas 500, vous ne gagnez pas votre vie. Sur un menu à 22 euros, il vous reste 40 centimes.
Cette cuisine disparaissait aussi parce que le coût de la main-d'oeuvre était très élevé. Tout ça disparaissait parce qu'on voit une industrialisation de la cuisine. Vous pouvez acheter du bourguignon fait à la tonne. - E.Tran Nguyen: Il y a une question polémique, celle de la région.
Le numéro 1, c'est le Sud-Ouest, qui s'impose comme capitale du goût. Ils sont devant l'Auvergne, l'Alsace et la Bretagne. Vous validez? - T.Marx: Je vois une raréfaction de la gastronomie dans ces régions.
Il y a tout un pan de la cuisine rurale qui disparaît. Le bistro de campagne a quasiment disparu. On se bat pour les rouvrir.
Cette gastronomie locale est en disparition. Je ne mettrais pas l'Auvergne devant, je le regrette. - E.Rubin: C'est encore du fantasme.
Le Sud-Ouest, pour beaucoup de gens, c'est le cassoulet, le foie gras. Ils vont te dire immédiatement "Sud-Ouest". Dans la réalité, quand tu regardes le paysage gastronomique français, il est lamentable.
Quand tu es à la campagne, tu es accueilli par une Zac avec des restaurants de chaîne. Il n'y a plus d'auberge de quartier. Il y a quelques cuisines qui résistent.
C'est du simulacre. - A.-E.Lemoine: C'est du fantasme. - L.Amar: Une institution française fête ses 100 ans, les étoiles du "Guide Michelin".
Elles sont nées en 1926. Le guide date de 1900, créé par les frères Michelin pour indiquer des adresses de garage, puis étoffé par des recommandations pour s'arrêter manger sur la route. Charge aux inspecteurs de tester et noter les restaurants. - On arrive comme un client inconnu.
On demande une table. On se fait servir. Le travail est presque exclusivement subjectif.
Sur les bonnes tables, on peut entendre des avis très divergents. - On se méfie toujours des messieurs seuls à table. Ce sont des signes qui peuvent permettre de renifler les inspecteurs. - L.Amar: Un grand gala du centenaire était organisé à Monaco. - Notre aventure n'est pas commune.
Partir de rien...
C'est un long parcours. Quel bonheur. - L.Amar: Si gagner une étoile est une consécration, on peut supposer qu'en perdre une est un drame.
Pas tant que ça. Le "Guide Michelin" est moins prescripteur qu'avant. Certains restaurants sont pleins, même sans le macaron.
Nos réseaux sociaux ont transformé notre façon de choisir une table. - J'avais demandé en 2017 d'être retiré de la sélection pour vivre mon métier de manière plus sereine, indépendante, retrouver une liberté créative. On se pose des questions en permanence pour savoir si on est à la hauteur des attentes du "Guide".
Je voulais sortir de ces questionnements. - A.-E.Lemoine: Votre première étoile date de... 1988.
A priori, je sais encore lire. Vous comprenez ces chefs qui ne veulent plus entendre parler du "Guide Michelin"? - T.Marx: Il faut faire en fonction de chacun.
S'il n'y avait pas eu le "Michelin", je n'existais pas. "Michelin", "Gault et Millau"...
Le "Gault et Millau" me repère et me met 3 toques, puis je prends une étoile au "Guide Michelin". Sans eux, je n'aurais pas eu de notoriété. Est-ce une pression?
Oui. Est-ce un moyen de s'émanciper et de trouver une notoriété qu'on veut pour construire ce métier? Pour se construire dans ce métier, je pense que c'est quelque chose.
On sait que c'est une roue qui tourne. Il faut l'admettre. Le temps qu'on a ces étoiles, il faut en profiter pour construire sa marque.
Quand elles partent, on est moins malheureux. - A.-E.Lemoine: Vous dites que c'est une institution qui a pris du bide.
J'aime bien cette expression. - E.Rubin: Le problème du "Michelin", c'est qu'il n'a pas compris qu'il partageait le pouvoir. "Michelin" a encore son pouvoir.
Chacun vit avec. Beaucoup de chefs et de grands chefs n'en ont plus besoin. Ils s'affranchissent de l'étoile.
Il faut que "Michelin" comprenne que le monde a changé. Il y a d'autres réseaux, d'autres générations de chefs et un public qui ne comprend rien au "Guide Michelin". Il ne pipe que dalle.
C'est du hiéroglyphe. C'est de la taille d'un bottin pour les boîtes à gants. - T.Marx: Ce que je constate depuis que je suis président d'un syndicat, c'est qu'il y a 167 000 restaurants en France.
Il y a une industrialisation de la gastronomie. Il nous faut des "Michelin". Il nous faut des guides qui nous mettent en valeur et qui donnent de l'attractivité au métier. - A.-E.Lemoine: Il y a les étoiles mais aussi le revers des étoiles. - L.Amar: Les pressions, les violences exercées par certains chefs sur leurs équipes.
Ce qui se passe en salle n'est pas le reflet de ce qui se passe en cuisine. Dernier exemple, le chef du Noma a démissionné après une enquête du "New York Times". Coups de poing, hurlements, insultes, menaces...
Le chef a réuni son équipe la semaine dernière pour lui annoncer son départ. ... - L.Amar: En France aussi, la question des violences en cuisine émergent.
Une étude menée par des psychologues du travail en 2020 montrait que 24 % des apprentis en cuisine ont déjà été humiliés en public devant la brigade et que 12,5 % ont déjà reçu des coups de pieds ou des claques pendant le service. Le chef E.Spinnler a subi et constaté des violences en cuisine. - E.Spinnler: La première fois que j'ai mis les pieds en cuisine, une heure après, je suis allé vomir parce qu'il y avait une pression.
Il y a des regards colériques. J'ai vu des droites dans l'épaule, des ustensiles chauffés à blanc pour brûler. Il y a aussi des violences sexistes, morales. "Tu n'es qu'un con." - L.Amar: Il essaye d'alerter sur les dérives, les horaires à rallonge, les violences morales.
Près de 200 000 postes sont non pourvus dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration aujourd'hui. - T.Marx: Il ne faut pas mélanger les 200 000 postes et les dérives.
Je constate que depuis 2014, on travaille sur faire passer les messages, sur le comportement. On peut être un très bon chef et être un très mauvais manager. Il y a un déficit de formation sur le management.
C'est en déficit fort. Il faut former dès qu'on rentre dans l'école hôtelière. Il faut former et on évitera ces dérives.
On enregistre beaucoup, on filme beaucoup, aujourd'hui. Il y a un vrai risque pour les chefs. Ce n'est pas entendable.
Il y a un combat à mener. Depuis 2014, on le mène. On écrit là-dessus.
Ce sont des entreprises privées. On peut pas trop intervenir. Sur les 200 000 postes, on a aussi des problèmes de mobilité et de logement. - L.Amar: Et de salaire. - T.Marx: Je ne suis pas d'accord.
On est mieux payé dans la restauration que partout ailleurs. La grille des salaires de la restauration est la plus élevée. - E.Rubin: Je suis d'accord!
Attention rapidement sur les violences en cuisine. Tant mieux si la parole est libérée. Il y a beaucoup d'abus.
Ca reste un métier de stress, de combat, où, 2 fois par jour pendant 3 heures, tu dois donner un coup de chaud et le meilleur de toi-même. Il y a forcément une hiérarchie et une discipline dans les cuisines. Peut-être que la nouvelle génération a du mal à s'y plier.
Parfois, il faut condamner des abus mais parfois, certains n'acceptent plus un métier dur, où il faut y aller. Peut-être que les générations n'ont pas été formées à cela. Il faut réapprendre le goût du travail, ne pas se laisser marcher sur les pieds et accepter que ce soit un métier pas comme les autres.
Ca rend aussi la beauté. - A.-E.Lemoine: Merci.
Le 5/5 de Lorrain. Hommage national aux soldats français tués en Irak. - L.Sénéchal: A.Frion tué au Kurdistan irakien dans une attaque imputée à des factions pro-iraniennes.
Il était originaire de Varces-en-Isère. C'est là qu'a eu lieu l'hommage. Il y avait la croix de chevalier de la Légion d'honneur décernée à titre posthume.
Il a été promu au grade de major à titre posthume. Il avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004. Il a combattu au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie.
Il était marié et père d'un enfant. - A.-E.Lemoine: La France dit "non" à la coalition de Trump pour sécuriser le détroit d'Ormuz. - L.Sénéchal: E.Macron claque la porte au nez au président américain. - E.Macron: Nous ne sommes pas partie prenante au conflit.
Jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel. Nous sommes convaincus qu'une fois la situation plus calme, une fois que le coeur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts avec d'autres nations à prendre la responsabilité d'un système d'escorte... - L.Sénéchal: Le régime et ses alliés ont visé plusieurs fois l'ambassade américaine à Bagdad, en Irak.
C'est très impressionnant. C'est un lieu censé être très sécurisé. Une vidéo de propagande du régime montre un des drones de fabrication iranienne survoler sans résistance la fameuse zone verte, celle des ambassades, censée être ultra sécurisée.
Trump cherche toujours des raisons à la guerre. ... - L.Sénéchal: Tous les jours, il change de version.
Il disait que Trump était surpris de la riposte des Iraniens. A.Larijani qui vient d'être éliminé par Israël dirigeait la sécurité nationale en Iran.
Il était présenté par le "New York Times" comme l'homme de confiance d'A.Khamenei. Il prenait une importance de plus en plus grande depuis la mort du Guide suprême.
Vendredi, avec les pro-régime qui manifestaient à Téhéran...
Il haranguait la foule. Il narguait D.Trump.
Les Etats-Unis avaient mis sa tête à prix. Israël fanfaronne après son élimination. ... - P.Cohen: Il a une particularité, c'est qu'il était intellectuel, philosophe.
Il a fait sa thèse de philosophie sur Kant. Pas très courant dans la religion, même en Iran. - L.Sénéchal: Il y a toujours un Guide suprême officiellement en Iran, mais il n'a toujours pas été vu en public.
Le "Daily Telegraph" explique qu'un officiel affirme qu'il est vivant et qu'il ne doit sa survie qu'au hasard. Le jour où il y a eu la frappe sur son père, il était sur place mais il était sorti dans le jardin pour une raison inconnue. Ca lui aurait sauvé la vie.
Le régime continue de frapper tous azimuts. Israël est pris pour cible. La foule célèbre l'interception de chaque missile ou drone iranien. ...
Acclamations. Faute d'objectifs clairs, difficile de voir une issue à cette guerre qui continue de faire grimper le cours du pétrole. En moyenne, le litre de gazole coûtait ce matin en France 2,07 euros. - A.-E.Lemoine: Et des images d'un braquage en Californie. - L.Sénéchal: 1,7 million de dollars dérobés en 70 secondes.
Il y a eu des voitures utilisées comme béliers. Les employés se mettent à l'abri. Une horde de cambrioleurs sort de plusieurs véhicules, se précipite avec des gants, des masques et brise les vitrines.
Ils s'emparent de près de 80 % de la marchandise vendue dans le commerce. Les images datent de l'été dernier mais certains des malfrats courent toujours. Les autorités judiciaires américaines les publient maintenant. - A.-E.Lemoine: Les Réunionnais se passionnent pour l'éruption de leur volcan. - L.Sénéchal: Elle a commencé un vendredi 13.
Elle a traversé la route nationale un autre vendredi 13. Elle a atteint l'océan. C'est un événement sur l'île.
Ca faisait longtemps que ça ne s'était pas produit. La Réunion s'agrandit. Il va falloir changer les cartes officielles.
Ils gagnent quelques mètres carrés. Ca donne des images exceptionnelles. La lave en fusion qui rencontre l'océan Indien, il y a un côté création du monde, mais ça produit aussi beaucoup de fumée toxique.
Il y a du dioxyde de soufre et peut-être de l'acide chlorhydrique à cause du sel dans l'eau de mer. Ca n'empêche pas les curieux de s'approcher et de respirer ce gaz. Il y a même des récidivistes. - Magnifique.
On voit une coulée de lave qui coule abondamment mais il y a beaucoup de fumée. - En 86, je l'avais déjà fait. Pendant 2 jours, j'ai été fatiguée par les gaz. - L.Sénéchal: Voilà...
Certains ont pris leurs distances pour être sûrs d'avoir un point de vue et d'être à l'abri. Ils ont des petites piscines d'eau de mer. Il y a les gourmets.
Il y a ceux qui pensent que puisque la lave est chaude, c'est pratique pour le barbecue. Je ne sais pas si l'omelette est réussie. Il ne faut surtout pas le faire.
C'est extrêmement dangereux. - T.Marx: Je l'ai survolé une fois...
Il était en fusion. On est passés en hélico au-dessus. - L.Sénéchal: Le barbecue est toujours à la mode? - T.Marx: Avec les pyro-benzènes dedans, c'est le cancer assuré. - L.Sénéchal: Regardez le genre de vidéos que se partagent les Réunionnais.
C'est fait avec l'IA. On ne sait toujours pas combien de temps ça peut durer. Celle de 98, 196 jours.
C'est le record. - A.-E.Lemoine: On termine avec une information majeure.
Le roi Charles III joue les DJ. - L.Sénéchal: Littéralement. ...
Il a appuyé sur un bouton. Ce n'est pas la première fois. J'ai des archives.
Il a été DJ au Canada. Il a été joueur de carotte. ... - A.-E.Lemoine: Vous repartez avec de quoi nourrir vos dîners ce soir.
Ne dites pas merci! Merci d'être venus. 2 secondes...
S'il vous plaît! Je vais le dire plus gentiment. Je vous libère.
Merci à tous les 4.
Emmanuel Macron