Mort de Quentin D. : contre les insoumis, le double jeu de Macron
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:06OuverteRéponse partielle
Où se trouve Emmanuel Macron ?
- 2:56ComplaisanteRéponse partielle
Il va finir coach en développement personnel à cette allure ?
- 5:10RelanceRéponse directe
Pourquoi l'État n'a pas encore déclaré de l'état de catastrophe naturelle ?
- 8:33RelanceRéponse partielle
Mais peu importe pour le gouvernement qui se lance dans un concours l'épine des mesures les plus démagogiques, c'est ça ?
- 9:15OuverteRéponse partielle
Et justement, Nils, en interne, comment ça se passe chez LFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:52InvitéFait
« Aucun politique ne fait vraiment le déplacement, pas de Gérald Darmanin, pas de Sébastien Lecornu, pas de Rachida Dati dans les campagnes du sud-ouest ou de Bretagne. »
- 6:12InvitéFait
« Sébastien Lecornu a convoqué ses ministres pour une grande réunion de mobilisation ce jeudi à Matignon. »
- 6:59InvitéFait
« Les extrêmes doivent faire leur ménage. »
- 7:22InvitéFait
« La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, a rappelé une fois de plus à l'FI à exclure Raphaël Arnaud de ses rangs. »
- 7:37InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon et les antifas, c'est le même procédé que Zemmour et les Zouaves, ils sont liés par un pacte de sang. »
- 10:08InvitéFait
« On n'en fait jamais trop quand un homme meurt, quelles que soient évidemment ses opinions politiques et quelles que soient ses méthodes. »
- 12:01InvitéFait
« Notre position, c'est de demander quelle est la position de l'Assemblée, justement, sur les minutes de silence. »
- 15:20InvitéFait
« Selon vous, Raphaël Arnaud doit quitter sa fonction de député ? Moi, je pense qu'il doit prendre ses responsabilités. »
- 18:25InvitéFait
« On est à peu près à 40 à 30 % de majeurs dans les centres. Et aujourd'hui, en plus, on a des techniques sur les tests osseux très fiables qui ne sont pas sur les tests osseux des poignets. »
Temps de parole
- Invité77 %
- Présentateur10 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour tout le monde à nos abonnés, nos sociaux, nos téléspectateurs et bienvenue pour un nouvel épisode des Indiscrets. Sur le Média, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils Wilke. Et grâce à son carnet d'adresses sans égale, Nils nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses de la politique française. Et avouons-le, on adore ça. Au sommaire de cette émission, à quoi joue Emmanuel Macron ? S'il fait mine de se tenir à l'écart après la mort de Quentin Deran, quand sous-main, le président, poursuit son travail de sape contre la France insoumise, Nils a enquêté. Et justement, on va revenir sur la situation au sein de LFI. On va suivre les coulisses d'une semaine de crise.
Et enfin, on va parler du Rassemblement National et du Sénat. Le parti d'extrême droite veut faire un hold-up sur la Haute Assemblée lors des municipales. C'est parti pour les Indiscrets. Bonjour Nils. Bonjour Cyril. Bonjour à toutes et à tous. La première question que j'ai envie de te poser, et je pense que beaucoup de gens se posent, mais où se trouve Emmanuel Macron ?
Eh oui, alors que la classe politique est en nébullition, il était invité de mardi à jeudi à l'invitation du Premier ministre indien, Narandha Modi, pour participer à un sommet sur l'impact de l'intelligence artificielle et tenir des discussions bilatérales. Voilà, vaste programme. C'est sa quatrième visite en Inde, d'ailleurs. Il était accompagné de son épouse Brigitte. Et on l'a vu faire beaucoup de choses, et notamment sur les réseaux sociaux. Il s'est marré avec des influenceurs. Voilà, on l'a vu aussi faire un petit footing, dis donc, à Mumbai, regardez.
Et il a aussi rencontré les stars avec Brigitte à Bollywood, comme Anil Kapoor, la star de Slumdog Millionnaire, ou encore Manoj Bashpai. Voilà, alors entre deux rencontrés, sa fille, Emmanuel Macron a aussi fait part de ses réflexions personnelles, dis donc.
Voilà, et puis interrogé sur ce à quoi il aspirait s'il avait 25 ans aujourd'hui, le chef de l'État a répondu qu'il essaierait de développer des compétences dans l'art et la création, de faire quelque chose d'unique, d'exprimer son identité, et je cite dans le dialogue avec les autres, « Depuis des années, je veux apprendre la data science, je n'ai pas encore commencé », a-t-il ajouté, dire qu'on aurait pu avoir un grand scientifique, un acteur de renom ou encore un artiste en Emmanuel Macron. Visiblement, son séjour en Inde l'a rendu introspectif, Cyril.
Il va finir coach en développement personnel à cette allure ?
Oui, oui, il a bien le profil, alors évidemment, le programme qui est très sympa pour le chef de l'État au demeurant contraste quand même singulièrement avec la situation de milliers de Français dans l'Ouest qui affrontent des crues sans précédent, c'est un quotidien évidemment qui est loin de Bollywood, regardez, petit extrait. Dès qu'on voit la charente monter, on se dit, voyons, est-ce que ça va monter, est-ce que ça ne va pas monter ? C'est vraiment stressant. C'est épuisant, c'est éprouvant parce qu'effectivement, à chaque fois, on est là à se demander jusqu'où ça va monter, quels vont être les dégâts.
Voilà, donc des milliers de Français qui vivent effectivement les pieds dans l'eau depuis parfois des semaines. Aucun politique ne fait vraiment le déplacement, pas de Gérald Darmanin, pas de Sébastien Lecornu, pas de Rachida Dati dans les campagnes du sud-ouest ou de Bretagne, à croire que leur responsabilité s'arrête aux portes de Paris. Et puis le voyage glamour des Macron en Inde suscite quelques aigreurs au sein du gouvernement français qui se retrouvent en première ligne aussi pour gérer les conséquences de la mort de Quentin de Ranck, militant identitaire d'extrême droite, tué lors d'un affrontement avec des antifas à Lyon.
Le conseiller d'un ministre me dit pendant que le PR, donc le président de la République, vit sa meilleure vie en Inde, on se retrouve à écoper toute la mme depuis Paris.
Et puis alors Cyril, écopé au sens littoral du terme, puisque outre la mort du jeune Quentin qui a mis la classe politique en ébullition, on va y revenir dans cette émission, il y a aussi ces fameuses crues historiques qui affectent particulièrement l'ouest du pays, je l'ai dit, avec des élus locaux, des hauts fonctionnaires, notamment en préfecture, qui font état d'une grogne qui gagne les habitants de ces territoires qui se sentent démunis et un peu abandonnés par l'État, malgré le travail évidemment des fonctionnaires sur place. Et alors ce n'est pas la visite lundi de la ministre de l'écologie, Monique Barbu, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, qui a apaisé la situation.
Écoutez la ministre. Monique Barbu, ministre de la Transition écologique, était interpellée sur l'entretien des digues, aujourd'hui sous la responsabilité des collectivités. Les collectivités, effectivement, ont maintenant cette charge. Voilà, alors elle a fini par se rendre effectivement sur le terrain après un duplex plutôt catastrophique en termes d'images dans son bureau sous les ors de son ministère. Regardez ça. Pourquoi l'État n'a pas encore déclaré de l'état de catastrophe naturelle, Madame la ministre ? Est-ce que c'est 32 jours de pluie quand même ?
D'abord, oui, mais normalement nous attendons la fin de cet épisode. Une séquence qui a suscité les critiques de certains observateurs.
Oui, ils ont dénoncé un côté déconnecté. Alors l'exécutif se défend. Faux, me répond une source, effectivement, au sein de l'exécutif. La ministre et ses services sont au travail, comme on l'imagine, et ils expliquent aussi que les visites impromptues comme ça peuvent gêner les secours avec le protocole que cela demande sur place. Et oui, le préfet doit se mettre en habit, tu comprends, et puis mettre ses gants blancs. On peut tout coordonner à distance. Bah oui, mais sauf qu'à l'air des réseaux sociaux, ce genre de communication un peu corseté, ministériel, ne suffit plus. Bref, le gouvernement a senti le danger.
Le gouvernement a fini par se réveiller au 36e jour de pluie d'affilée ce jeudi. Sébastien Lecornu a convoqué ses ministres pour une grande réunion de mobilisation ce jeudi à Matignon. On va voir ce qu'on va voir. Il affirme avoir lancé les procédures de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, l'accélération de l'examen de certains dossiers en commission interministérielle la semaine prochaine. Et puis évidemment, une reconnaissance de catastrophe naturelle, enfin qui allait un peu de soin quand même, pour permettre une indemnisation au plus vite. Il était temps sans faire de mauvais jeu de mots. Et Emmanuel Macron dans tout ça ?
Il n'a pas l'air vraiment de s'intéresser au malheur météorologique de ses concitoyens. Effectivement, on l'a vu continuer en revanche à souffler sur les braises contre la France insoumise sur l'affaire Quentin de Ranck. Alors officiellement, le président n'exonère pas totalement le Rassemblement national et ses satellites de toute responsabilité, au contraire de la droite, de l'extrême droite et d'une large majorité du bloc central qui se dressent unanimement contre la France insoumise. Regardez. Les extrêmes doivent faire leur ménage.
L'extrême gauche, en l'occurrence, mais les autres parties extrêmes et l'extrême droite aussi, qui a dans ses rangs parfois des militants qui justifient l'action violente. Effectivement, Emmanuel Macron essaye d'apparaître au-dessus des partis, mais en sous-main, il continue d'exacerber les tensions au sein de la gauche. La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, a rappelé une fois de plus à l'FI à exclure Raphaël Arnaud de ses rangs et Emmanuel Macron lui-même avait dénoncé un antisémitisme à l'extrême gauche, un antisémitisme supposé, dans une interview à Radio-J avant de filer pour l'Inde.
Et puis, au sein du gouvernement aussi, on place Jean-Luc Mélenchon sur le même plan qu'Éric Zemmour, avec un ministre en exercice qui me confie. Jean-Luc Mélenchon et les antifas, c'est le même procédé que Zemmour et les Zouaves, ils sont liés par un pacte de sang. Pour ce ministre, Jean-Luc Mélenchon ne se désolidarisera pas de la jeune garde comme Zemmour ne s'était pas désolidarisé des Zouaves. Les Zouaves, donc, c'est une groupuscule effectivement néo-fasciste identitaire qui était auteur de violences racistes, notamment lors d'un meeting à Villepinte en 2021.
Et d'ailleurs, l'ancien dirigeant des Zouaves Paris, Marc de Cacré-Villemenier, a été condamné ce jeudi en appel à Paris à un an de prison. Voilà, donc, notamment, six mois fermes aménageables en détention à domicile sous bracelet électronique. Emmanuel Bompard, le coordinateur de LFI, a pourtant rappelé jeudi que son mouvement ne prenait pas les actions violentes. Écoutez-le. Ce que j'ai vu sur les vidéos qui ont été publiées par TF1 n'est pas de l'autodéfense populaire et que ce sont des faits que je condamne absolument. C'est simple, c'est clair.
Mais peu importe pour le gouvernement qui se lance dans un concours l'épine des mesures les plus démagogiques, c'est ça, Agnès ?
Oui, avec Gérald Darmanin, notamment, qui propose de rendre inéligibles les élus qui seraient reconnus coupables de violences. Écoutez. Je proposerais que des gens condamnés pour violences physiques qui auront lien avec les violences en réunion, c'est-à-dire les violences des ligues, pour rappeler les années 30, qu'on puisse pouvoir, que le juge, en toute indépendance, puisse prononcer une peine d'inigibilité. Alors, bizarrement, le même Darmanin avait critiqué la peine d'inigibilité infligée par la justice à Marine Le Pen, en première instance, chercher la logique.
Chez LFI, on rappelle, non sans ironie, que la formation de Jean-Luc Mélenchon propose justement un mandat révocatoire dans son dernier programme pour la présidentielle. Et justement, Nils, en interne, comment ça se passe chez LFI ? Bon, assez logiquement, c'est un peu le verrouillage à tous les étages. Ce n'est pas facile d'obtenir un élu ou même un cadre militant du mouvement, notamment au niveau national. La formation de Jean-Luc Mélenchon vit des moments compliqués, c'est peu de le dire, avec plusieurs personnes, effectivement, de l'entourage du député Raphaël Arnaud qui sont soupçonnés d'être à l'origine de la mort de Quentin Doranque.
Les Insoumis sont questionnés sur leur stratégie, notamment pour avoir fait entrer la jeune garde dans leur troupe. Ils sont, on sait, pointés du doigt par tout le reste des formations politiques ou presque à gauche. Exemple avec la désormais fameuse minute de silence qui a été observée à l'Assemblée sur proposition du député d'extrême droite Éric Ciotti. La conférence des présidents à laquelle participent tous les chefs de groupe à l'Assemblée, y compris Mathilde Panot, a accepté le principe de cette minute de silence. Regardez ce qu'en dit Emmanuel Bompard, c'était sur France Info.
On n'en fait jamais trop quand un homme meurt, quelles que soient évidemment ses opinions politiques et quelles que soient ses méthodes. Et en ce qui me concerne, je les combattais absolument. Voilà, alors une source parlementaire à la France Insoumise me fait remarquer qu'en général, les minutes de silence, si le choix est fait d'en faire une, le groupe ne s'y oppose pas. Et d'ailleurs, les demandent souvent, notamment avec les écolos d'ailleurs. Il n'empêche en interne, cette minute de silence pour un militant identitaire, elle passe mal. Et le sentiment de lâchage des antifas commence à pointer.
Alors, en réalité, ce qui s'est passé lors de l'organisation de cette minute de silence, c'était en conférence des présidents de groupe à l'Assemblée. Donc, il y a Elbron Pivet à C'est-à-Larénion, il y a Mathilde Pagnot, Boris Vallaud, Cyril Châtelain, donc effectivement pour la gauche. Puis, il y a effectivement l'extrême droite, donc logiquement Marine Le Pen, qui est la chef de groupe des députés RN, Éric Ciotti pour l'UDR, etc., etc. Et donc, effectivement, les présidents de groupe de gauche ont essayé d'élargir l'hommage à l'ensemble des personnes victimes de violences politiques.
C'est ce que notamment expliquait le communiste, effectivement, Stéphane Peux, qui a rappelé que depuis 2022, il y a eu 12 morts, notamment liées à des exactions de groupes d'extrême droite et qui n'ont pas fait l'objet de ces minutes. Ce que me confirme un député écolo, un peu député, qui me dit « On a demandé une minute de silence élargie, mais ça n'a pas été retenu ». Alors, au sein de la gauche, on est un petit peu gêné, effectivement, par cet hommage, notamment un député qui m'explique qu'il ne s'agit pas de critiquer un mort, mais on s'est retrouvé à observer une minute de silence à l'Assemblée au nom de la nation pour un homme qui luttait contre le principe même d'une république.
C'est un comble. Oui, ce militant, effectivement, militait notamment au sein de l'action française qui essaye de mettre à bas la République. Seul le groupe Liot a exprimé des interrogations. Oui, c'est ce carteron de députés qui sont réputés pour leur indépendance. Ils ont exprimé, effectivement, des doutes par la voix de leur représentant, le député Paul Molac, qui était sur place. Alors, dans le groupe, il y a aussi Charles de Courson, qu'on connaît bien dans cette émission, notamment pour ses missions budget. Et puis, je l'ai contacté, effectivement, avant cette émission. Il me confirme un dilemme politique et moral.
Notre position, c'est de demander quelle est la position de l'Assemblée, justement, sur les minutes de silence. Attention à ne pas tomber sur une position systématique. Si on commence à en faire pour les assassinats, pourquoi ? Pour les uns et pas pour les autres. C'est ce que déclare, effectivement, Charles de Courson. Alors, attention, Courson n'est pas devenu pour autant un pro-LFI, n'est pas devenu gauchiste. Au téléphone, le député qui exerce son mandat depuis un quart de siècle à l'Assemblée s'interroge sur la France insoumise. Est-ce qu'il considère, comme je cite, un glissement de la part de ses élus ? La violence verbale est la première phase du passage à la violence physique.
La démocratie, c'est débattre avec des gens qui ne pensent pas comme vous, m'explique le député. Lui, il trouve que les députés de la France insoumise, ses collègues de la France insoumise, font preuve, je cite, d'une grande violence verbale, alors que l'ERN se tient, selon lui, courtois. Voilà, c'est un peu la stratégie de la cravate, dont on a déjà parlé dans cette émission. Alors quand même, ça se discute, parce que rien que cette semaine, il y a deux députés du parti de Marine Le Pen qui ont été sanctionnés par le bureau de l'Assemblée pour des propos jugés insultants. Écoutez.
Les frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ! Et la résistance à l'oppression, c'est de ne pas confondre égalité et égalitarisme et vous transformer en Tutsi pour couper les Hutus sous prétexte qu'ils étaient plus grands. Alors en parallèle, il faut noter que le député LFI, Léaumant, a été sanctionné au cours de ce même bureau pour avoir joué les gros bras face à Sébastien Chenu, du Rassemblement National, lors d'une séance. En revanche, Léaumant, lui, n'a pas été condamné pour des propos racistes et ignobles.
Bref, LFI fait face à une hostilité déclarée du reste du monde politique.
Oui, effectivement, c'est un peu compliqué. Même à gauche, les alliés semblent prendre leur distance avec LFI, avec un point commun, la condamnation des méthodes de la jeune garde.
Et Olivier Faure dénonce une ouligalisation de la politique avec la jeune garde.
Le Parti communiste envoie dos à dos les antifascistes et l'extrême droite avec une demande d'examen de conscience, je cite, de la France insoumise. Ça, c'est toujours côté socialiste. Alors pour autant, Faure ne va pas jusqu'à fermer la porte à la France insoumise, comme l'a demandé François Hollande cette semaine. Des propos qui n'engagent que l'ancien président lui-même. C'est ce que répond l'entourage du premier secrétaire du PS. C'est toujours un peu agacé, effectivement, par les sorties de François Hollande. Alors François Hollande ne rend pas service au Parti socialiste. On aura besoin des électeurs insoumis pour les municipales, même si aucun accord n'est conclu au second tour.
C'est ce que me fait remarquer, effectivement, un cadre du parti à la rose. Et puis les écolos, Marine Tondelier tente de faire péniblement la synthèse. Après 48 heures de tâtonnement, on ne l'a pas beaucoup entendu au début. Les écolos condamnent toutes les violences politiques, écrit-elle. Si des accusations étaient avérées, les écolos en tireraient toutes les conséquences. C'est ce qu'écrit la patronne des Verts, sans vraiment détailler lesquels. Voilà, c'est pratique.
Et puis pire, parmi les écolos, certains comme le sénateur Thomas Dossu, qui est un proche de Marine Tondelier, il appelle carrément la France insoumise à écarté Raphaël Arnaud et à conditionner toute alliance municipale à une clarification de la France insoumise sur ses liens avec la jeune garde. Regardez. Selon vous, Raphaël Arnaud doit quitter sa fonction de député ? Moi, je pense qu'il doit prendre ses responsabilités. Aujourd'hui, oui, il y a des conséquences. Quand on a été condamné, il y a des conséquences sur un mandat parlementaire. Ça me paraît normal. Voilà.
Alors bon, c'est vrai que Thomas Dossu représente plutôt l'aile droite des écolos, me dit-on en interne, sauf qu'effectivement, c'est aussi un proche de Marine Tondelier. Et puis surtout, il a gardé un mauvais souvenir de la tentative de la France insoumise, selon lui, de débaucher chez les écolos après le ralliement de deux Verts, effectivement, partis pour la campagne de Sofia Shikiru à Paris. Voilà. Donc, il y a un passif, comme on dit.
Et ces propos, donc, ne plaisent pas à LFI, forcément.
Ah oui, la France insoumise, ce qui rappelle, comme l'a fait d'ailleurs l'EPS, que les autres formations auront aussi besoin de leur vote lors d'un potentiel second tour au municipal. Les critiques des écolos sont très mesquines. Ils devraient comprendre qu'ils sont les prochains sur la liste. C'est ce que m'explique une source parlementaire à la France insoumise. Alors, comprendre, effectivement, LFI n'est qu'un début. Et puis, le reste de la gauche pourrait subir, effectivement, un violent backlash de la part de la droite, de l'extrême droite et du bloc central.
Bref, à quelques jours du premier tour des municipales, le climat politique semble irrespirable, y compris à gauche, alors que la lutte contre les fascismes devrait l'unir face à la menace électorale du RN.
Eh bien, justement, le RN, on va en parler. Et le RN rêve de conquérir le Sénat.
Eh oui, ça fait 30 ans que l'extrême droite rêve de prendre d'assaut la Chambre haute. C'est un peu le serpent de mer, effectivement, électoral. Alors, on rappelle, pour la petite info, que les sénatoriales ont lieu tous les trois ans, avec la moitié des sièges à pourvoir à chaque fois. Ça permet de renouveler un peu la Chambre haute. Le RN part quasiment de zéro, donc il a tout à gagner. Et puis, le mandat de sénateur dure six ans. Les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs dans le département qui sont composés à 90% ou plus de délégués, de conseillers municipaux.
Donc, les municipales, effectivement, sont un scrutin à enjeux potentiellement intéressants pour l'extrême droite. Et d'ailleurs, cette fois, le RN présente 600 listes. Pour les municipales, ça fait beaucoup. Et justement, en septembre 2026, la moitié des sièges du Sénat seront remis en jeu. Or, le RN joue pour le moment petit bras, avec seulement trois élus au magnifique palais du Luxembourg.
Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella lorgne sur Lens, dans le Pas-de-Calais notamment.
Oui, mais aussi Nîmes dans le Gard ou encore Draguignan dans le Var. Le parti espère aussi conquérir Marseille en tablant sur les divisions à gauche et les casseroles de la droite. Et puis, pourquoi pas, Toulon, on a vu la tête de liste sur place, la députée Laure Lavalette draguer la société civile pour se rendre plus acceptable aux yeux des électeurs. On l'a vu recruter notamment un vice-amiral, un Jacques Mallard, ancien commandant du groupe Aéronaval, ou encore un ancien rugbyman, un deuxième ligne du stade toulousain, David Gérard, qui figure en deuxième position sur la liste. Voilà, pas gêné, effectivement, de s'engager pour l'extrême droite.
Et puis, à Menton, le RN, on voit la députée locale, Alexandra Masson, tout sourire dehors pour dédiaboliser l'image du parti, ou en tout cas d'essayer. On la voit ici obsédée par les tests osseux pour déterminer l'âge des migrants. Regardez. On est à peu près à 40 à 30 % de majeurs dans les centres. Et aujourd'hui, en plus, on a des techniques sur les tests osseux très fiables qui ne sont pas sur les tests osseux des poignets. C'est là-dessus que portez mon projet de loi, qui sont sur des tests de la clavicule où les erreurs de diagnostic sont d'une semaine. Voilà, et puis alors, soutenu par la droite, Horizon et Renaissance, ou en tout cas une partie des macronistes.
Louis Sarkozy, lui, joue le rôle d'idiot utile du Rassemblement national, selon une élue locale que j'ai interrogée. Voilà, en tout cas, chaque ville comptera pour les sénatoriales, pour le Rassemblement national, qui a en tête une succession, effectivement, de scrutins. D'abord, il y a les municipales, les sénatoriales, et puis, effectivement, une dynamique électorale serait de bonne augure pour, effectivement, la présidentielle qui aura lieu dans quelques mois. De quoi créer, espère-t-on au RN, une dynamique pour Marine Le Pen ou, évidemment, Jordan Bardella.
Merci beaucoup, Nils, pour ces indiscrétions. C'était encore très intéressant aujourd'hui. Merci à toi. Merci à tous, et puis, je vous dis à la semaine prochaine. Oui, merci. Merci à vous. N'hésitez pas à nous soutenir. Il faut aller sur soutenez.lemédiatv.fr et je vous laisse avec la suite de nos programmes. Sous-titrage Société Radio-Canada