Sébastien Chenu - "Emmanuel Macron légitime la lutte terroriste du Hamas" ! (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
Comment vous qualifiez ce qui est en train de se passer ?
- 1:13ComplaisanteRéponse partielle
Je voudrais préciser, c'est une affaire grave, que les agents de l'ambassade de France, ce sont des agents qui sont visés de l'intérieur.
- 1:25OuverteRéponse directe
Rappelons-le Sébastien Chenu qui n'a cessé de plaider pour la manière forte et le bras de fer engagé.
- 2:32OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez que cette lutte est vraiment implacable au niveau de l'État, comme le dit le ministre, mais c'est aussi de la justice ?
- 2:49RelanceRéponse partielle
C'est peut-être lié au contexte davantage qu'à l'action de l'État.
- 3:46OuverteRéponse directe
Le président français qui a proposé, il y a quelques jours, de reconnaître, d'aller vers la reconnaissance d'un État palestinien, ça a provoqué beaucoup d'eau remoue dans la classe politique française. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueChiffre
« Et nous avons une augmentation du nombre de visas algériens de 91%. »
- 2:41Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire depuis le 7 octobre, c'est 600 actes antisémites aujourd'hui dans notre pays qui sont commis par an, quand il y en avait 150, ce qui était déjà évidemment scandaleux. »
- 4:25Invité politiqueFait
« aujourd'hui, dire que l'État palestinien pourrait être reconnu aujourd'hui, alors qu'il est adossé, alors que ses autorités sont adossées au Hamas, à des terroristes, sont phagocytées par le Hamas. »
- 4:36Invité politiqueFait
« D'ailleurs, le Hamas l'a félicité. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Non, parce qu'en fait, nous les avons déjà vus à l'œuvre. Ils ont déjà tout tenté lors du dernier budget. »
- 5:49Invité politiqueFait
« Le budget de Michel Barnier, par exemple, c'était aller chercher de l'argent dans la poche des retraités, dans la poche des handicapés, dans la poche des Français qui travaillent. »
- 6:08Invité politiqueFait
« On a tenté la semaine passée à l'Assemblée nationale de trouver, effectivement, nous on a pris notre part pour trouver des économies dans toutes les agences d'État. »
- 9:43Invité politiqueFait
« dans ce dossier, zéro corruption, zéro emploi fictif, zéro argent dans les poches des dirigeants du Rassemblement national. »
- 10:01Invité politiqueFait
« Édouard Philippe, Sébastien Lecornu sont aussi poursuivis pour détournement d'argent public. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Mais quelle faiblesse les autorités, de quelle faiblesse sont-elles preuves ? »
- 12:04PrésentateurChiffre
« Jordan Bardella continue de s'envoler dans les sondages, il est en train de s'imposer naturellement. »
- 12:54PrésentateurFait
« on n'a pas fait ce qu'il fallait. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu68 %
- Présentateur32 %
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Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Sonia Mabrouk. Et bienvenue à la grande interview sur CNews Europe 1. Vous êtes député RN du Nord et vice-président du Rassemblement National. Encore un coup de chaud entre la France et l'Algérie. Alger a donc décidé d'expulser 12 agents de l'ambassade de France. Une riposte à l'arrestation d'un de leurs agents consulaires algériens, soupçonné quand même, je le précise, de fait grave sur le territoire national français, d'avoir enlevé rien que ça un opposant au régime. Jean-Noël Barraud, qui plaidait l'apaisement, promet une riposte désormais. Comment vous qualifiez ce qui est en train de se passer ?
Une entourloupe, une façon, encore une fois, pour l'État algérien de nous marcher dessus. En réalité, ces barbouseries, ces opérations sur notre sol qui vivent à traquer des militants qui sont hostiles au pouvoir algérien, sont autant de mauvaises manières faites à la France et qui montrent que l'Algérie nous mène par le bout du nez. Voilà ce que je pense. Jean-Noël Barraud peut aller s'aplatir toutes les semaines en Algérie, peut parler de riposte graduée. Bruno Retailleau peut faire des moulinets, des bras. L'Algérie nous mène par le bout du nez. Boalem Sansal est toujours emprisonné. Les OQTF ne sont toujours pas renvoyés.
Et nous avons une augmentation du nombre de visas algériens de 91%. Donc l'Algérie se moque de nous.
Je voudrais préciser, c'est une affaire grave, que les agents de l'ambassade de France, ce sont des agents qui sont visés de l'intérieur. Donc beaucoup y voient une attaque directe et ciblant justement le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. Rappelons-le quand même Sébastien Chenet qui n'a cessé de plaider pour la manière forte et le bras de fer engagé.
D'accord, mais je vous le rappelais aussi, les visas ont explosé pour l'Algérie. Et Bruno Retailleau, même si je peux lui donner le crédit de vouloir faire bouger les lignes, en réalité, coincé dans un gouvernement qui n'en a aucune volonté. Jean-Noël Barraud, qui est sur le domaine dit réservé du chef de l'État à les affaires étrangères, nous le montre bien. Le président de la République ne veut aucunement renégocier les accords de 68. D'ailleurs, vous voyez bien qu'on ne nous parle plus des accords de 68. On nous parle des accords de 94 qui ont amendé, c'est-à-dire sur le travail et la main d'œuvre, qui ont amendé ces fameux accords de 68. Et tout ça, c'est fini.
Donc Bruno Retailleau devrait aussi en tirer les conséquences. Il n'y aura pas de remise en question des accords de 68. L'Algérie nous mène par le bout du nez. On n'est pas là de revoir Boalem Sansal rentrer sur le territoire français.
Le ministre de l'Intérieur, Sébastien Cheneux, qui affirme par ailleurs que la lutte contre l'antisémitisme est implacable alors qu'il y a eu un nouvel acte antisémite à Villeurbanne où un homme a été agressé et filmé car il portait une étoile de David. Le plaignant a précisé que les deux agresseurs se seraient revendiqués à appartenir à un mouvement d'ultra-gauche, tandis que Pessa, la fête juive, a démarré samedi. Est-ce que vous estimez que cette lutte est vraiment implacable au niveau de l'État, comme le dit le ministre, mais c'est aussi de la justice ?
Si elle était implacable, il n'y aurait peut-être pas ces résultats qu'on voit. C'est-à-dire depuis le 7 octobre, c'est 600 actes antisémites aujourd'hui dans notre pays qui sont commis par an, quand il y en avait 150, ce qui était déjà évidemment scandaleux.
C'est peut-être lié au contexte davantage qu'à l'action de l'État.
C'est probablement lié au contexte, mais pas seulement. C'est lié aussi à un relais politique. La parole antisémite, en tous les cas antisioniste, mais à la connotation antisémite très forte, est relayée par des hommes et des femmes politiques dans ce pays, par la France insoumise, qui jette de l'huile sur le feu constamment et qui libère cette parole et cette hostilité vis-à-vis de nos compatriotes de confession juive. Donc, je vois les résultats. Moi, ce qui m'intéresse, c'est les résultats.
Et je vois qu'aujourd'hui, beaucoup de nos compatriotes juifs pensent ne plus avoir leur place en France et songent à s'expatrier, songent à partir, à quitter le territoire national, ce qui devrait nous alerter. Et puis, toutes ces atteintes, tous ces méfaits qui sont commis sur eux, font qu'effectivement, tant que nous n'avons pas décidé de mener une guerre aux mots de l'antisémitisme, à ceux qui relaient, à travers leur discours, l'antisémitisme, nous n'aurons fait qu'une partie du chemin.
Il y a la guerre aux mots de l'antisémitisme. Il y a le contexte international. Et le président français qui a proposé, il y a quelques jours, de reconnaître, d'aller vers la reconnaissance d'un État palestinien, ça a provoqué beaucoup d'eau remoue dans la classe politique française. Le Premier ministre israélien a répondu que ce serait une erreur grave. Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ce serait aussi, peut-être, une manière d'apaiser les choses, ou à l'inverse ?
Non, mais encore une fois, c'est une erreur éminemment grave, stratégique, que commet Emmanuel Macron. Vous savez, Marine Le Pen a toujours défendu, et nous, on est assez à l'aise là-dessus, a toujours défendu les deux États. Un État palestinien, un État israélien, qui devrait, à terme, coexister l'un et l'autre. Donc, il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus. En revanche, aujourd'hui, dire que l'État palestinien pourrait être reconnu aujourd'hui, alors qu'il est adossé, alors que ses autorités sont adossées au Hamas, à des terroristes, sont phagocytées par le Hamas. C'est une façon de dire...
Vous voulez dire que le président français donne quittus au Hamas ?
D'ailleurs, le Hamas l'a félicité. C'est-à-dire que, d'une façon ou d'une autre, ce discours permet de dire, en tout cas vient dire, que vous faites du terrorisme, et de l'autre côté, on cède, on vous reconnaît des droits. C'est totalement, évidemment, un contresens historique, c'est un contresens diplomatique, et je crains que le président de la République ne fasse ça que pour caresser, en tous les cas, des communautés ici, qu'il croit sensibles à cette reconnaissance.
Y a-t-il un bon moment pour la reconnaissance d'un État palestinien ? Parce que vous êtes pour les deux États, mais à partir de quel moment vous diriez qu'il est possible de l'annoncer ?
En tous les cas, je sais quand il y a des mauvais moments. Et nous sommes particulièrement dans un de ces mauvais moments. C'est-à-dire, encore une fois, une autorité palestinienne phagocytée par les terroristes. C'est le pire moment, en tous les cas, pour avancer sur ce dossier.
Autre sujet, et c'est un coup de froid, ce n'est pas un coup de chaud Sébastien Chenu, c'est la saison du budget de 2026, déjà ouverte. Le Premier ministre va tenir une conférence de presse. Demain, je dis coup de froid, parce que les coupes budgétaires promettent d'être glaciales. Le ministre de l'Économie prévient qu'il faudra un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros. Il promet que ce sera sans augmenter les impôts, il faut le croire ?
Non, parce qu'en fait, nous les avons déjà vus à l'œuvre. Ils ont déjà tout tenté lors du dernier budget. Le budget de Michel Barnier, par exemple, c'était aller chercher de l'argent dans la poche des retraités, dans la poche des handicapés, dans la poche des Français qui travaillent.
Ce n'est pas le même gouvernement, certains vous diront.
D'accord, mais c'est la même logique. Aller chercher de l'argent dans la poche des Français sans s'attaquer à des dépenses taboues. L'immigration, rien. Mais rien, pas le début du commencement d'un budget qui soit examiné sur l'immigration, d'une baisse du coût de l'immigration. On a tenté la semaine passée à l'Assemblée nationale de trouver, effectivement, nous on a pris notre part pour trouver des économies dans toutes les agences d'État. Elles sont des milliers, l'Office de la biodiversité, l'ADEME, des agences qu'on proposait parfois, non pas de supprimer à l'âge, mais de fusionner des millions d'euros, des centaines de millions d'euros à trouver. Rien. Ils ont tout gardé.
Ils ont tout conservé avec, évidemment, l'appui de l'extrême gauche qui trouve en fait à travers ça le moyen de recaser les copains. En réalité, nous n'avons pas, face à nous, des gens qui veulent voir la réalité et la prendre à bras le corps. Ils ont ruiné le pays et aujourd'hui, ils ne savent plus comment faire. La baisse de la contribution à l'Union européenne. Tiens, voilà une bonne idée aussi qu'on pourrait mettre dans le débat public.
Vous croyez que tout cela, rien de tout cela ne sera évoqué demain lors de la conférence de presse de François Bayrou ? Mais si je comprends bien, si c'est la même logique, alors les mêmes effets vont produire les mêmes conséquences ? Absolument.
Vous avez entièrement raison. Vous avez entièrement raison. D'abord, les mêmes effets vont produire les mêmes conséquences pour les Français à qui on va demander de travailler davantage, de se serrer davantage la ceinture.
Les plus riches, par exemple, vous y êtes favorable puisque la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, d'abord, elle n'a plus rien d'exceptionnel puisqu'apparemment, on va peut-être devenir pérenne. Vous y êtes favorable ?
Non, mais nous, on a proposé des dispositifs qui permettaient aujourd'hui de participer davantage à la solidarité lorsqu'on faisait notamment des entreprises, lorsqu'on faisait des sur-profits. Tout cela, la gauche y compris, on votait contre. Mais politiquement, bien sûr, que le gouvernement s'expose en construisant un budget qui demanderait aux Français de se serrer la ceinture et uniquement aux Français de se serrer la ceinture s'exposent à une censure de notre part. On n'a pas peur de ça, on n'a pas froid aux yeux.
Quand ? Une motion de censure qui peut être déposée
avec la gauche,
par la gauche et votée par vous ?
Oui, on verra. Mais si le projet, c'est de demander aux Français de se serrer la ceinture une fois de plus sans que l'État lui-même ne fasse des économies, n'aille sur le chemin des économies en matière d'immigration, de train de vie de l'État, des collectivités, eh bien, nous nous emploierons effectivement à le censurer sans aucun problème.
Toujours la stratégie de la pression.
Mais ce n'est pas une pression puisqu'on dit les choses. Vous savez, on fait des propositions. On a fait des propositions. On en a fait toute la semaine dernière, des propositions. Ce gouvernement est sourd, aveugle et ruine le pays, que voulez-vous que je vous dise. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Ça, c'est dans la Bible.
Et si je cite dans le texte Sébastien Chenu, ça donne quoi ? Tu ruines ?
Tu ruines, tu dégages.
Donc, c'est une motion de censure. Si je comprends bien,
si je suis votre logique. Oui, mais si vous voulez, je pense que ce sont les électeurs qui leur diront de dégager lorsqu'ils reprendront la parole. Raison pour laquelle nous nous pensons qu'il faut donner de la stabilité au pays à travers des élections législatives dès qu'elles seront possibles.
La stabilité, alors qu'il y a des manifestations qui se succèdent, des manifestations notamment de défense de l'État de droit. Sébastien Chenu, pour maintenir la pression sur le Rassemblement national et pour s'opposer au discours anti-juge de l'extrême droite. C'est ce qui est dit par ces manifestants. C'est le mot d'ordre dans tous les cas de ces rassemblements. C'était ce samedi. à votre rassemblement de dimanche.
Non, mais ce que je vois, c'est qu'ils veulent nous faire taire. Ils veulent derrière nous, derrière Marine Le Pen, faire taire des millions d'électeurs.
Faire taire, c'est compliqué. Vous êtes là ce matin. Vous êtes là sur différentes mondes.
Pas vous. Ils veulent, ces manifestants d'extrême gauche qui en réalité sont très peu nombreux lorsqu'ils se rassemblent, ils veulent faire taire nos idées. Mais nos idées, elles nous dépassent. Ces idées que porte Marine Le Pen sont les idées de millions de Français. Pour le reste, effectivement, ils essayent de mettre le trouble. Nous, on respecte l'institution judiciaire. On dit qu'il y a des décisions qui sont politisées. On dit qu'il y a des juges politisés. On dit que dans ce dossier, il y a d'ailleurs zéro corruption.
Donc des juges. Pas la justice, pas l'infairie des juges. Pas l'institution
pour laquelle nous avons du respect sans problème. Mais il y a aussi des juges qui ont une lecture politique. Mais je le rappelle, dans ce dossier, zéro corruption, zéro emploi fictif, zéro argent dans les poches des dirigeants du Rassemblement national. Nous contestons tout ça parce que c'est infamant. D'accord, mais pour rappeler
ce qui n'est pas, je rappelle ce qui quand même a été... Le détournement d'argent public,
en général, c'est l'incrimination qui est un peu la clé pour salir les hommes politiques. Édouard Philippe, Sébastien Lecornu sont aussi poursuivis pour détournement d'argent public. Et en réalité, tout ça, à la fin, se termine en général en eau de boudin, si vous me permettez l'expression. Nous verrons.
On va vous aller attendre l'appel sans préjuger.
Nous nous battons parce que nous contestons cette décision parce qu'elle est éminemment politique et parce que derrière, c'est la volonté d'empêcher Marine Le Pen de rencontrer les Français.
Mais les manifestations vont se poursuivre. Le préfet de police de Paris a saisi la justice. Sébastien Chenier a pris un message sur X de l'assistant parlementaire de la députée LFI s'il y a soudé. Ce dernier appelle clairement des débordements le 1er mai. Il avait aussi appelé à l'Intifada dans les rues de Paris. Est-ce que les autorités se disent déterminées à ne rien laisser passer ? Vous l'approuvez, j'imagine, quand vous entendez Laurent Nunes et Bruno Roteau le dire.
Mais quelle faiblesse les autorités, de quelle faiblesse sont-elles preuves ? Si vous voulez, quand je vois l'Assemblée nationale des collaborateurs LFI, des députés socialistes, une députée du Val d'Oise, une députée de Bretagne, bousculer des journalistes avec lesquels ils ne sont pas d'accord et derrière, je vois une présidence de l'Assemblée nationale finalement être très faible, je me dis que ce système...
Très faible. Yael Broun privé est faible avec les députés LFI. C'est le communiqué
dont vous parlez ? Elle condamne finalement la presse frontière pour ne pas les citer sans condamner les actes délicatifs.
Elle-même qui a été souvent la cible de députés LFI, on se rappelle ce qu'avait dit Jean-Luc Mélenchon
à son rencontre. Mais ce système a peur. Ils ont mis sous une terreur physique et intellectuelle nos institutions, notre système politique. Ils, c'est la LFI, c'est l'extrême-gauche, ils les ont mis sous une tutelle qui leur fait peur, qui les amène aujourd'hui à ne pas réagir. Et face à des gens qui sont extrêmement actifs, l'extrême-gauche partout sur le territoire, qui sont prêts à utiliser la violence, vous venez de le dire, et bien vous avez un système central qui a peur et qui se soumet parce qu'il a peur. Et bien avec ça, on n'est pas là de ramener l'autorité républicaine.
La peur, est-ce que vous vivez avec la peur jusqu'à l'appel justement parce que c'est quand même une épée de démoclès sur la tête du Rassemblement National et de sa patronne Marine Le Pen. Dans ce contexte, dans l'enquête du Point, c'est le baromètre Cluster 17, Jordan Bardella continue de s'envoler dans les sondages, il est en train de s'imposer naturellement.
Vous savez, on nous combat et nous nous battons. C'est ce que nous faisons. La vie politique continue. Nous considérons que nos idées, je vous le disais, nous dépassent et que ce soit Jordan ou Marine Le Pen, nous défendons les mêmes idées. Nous faisons, nous travaillons à redresser le pays, nous travaillons à préserver la France de toutes les atteintes qui soient. Donc, je l'ai déjà cité chez vous, Marine Le Pen, le héros de Victor Hugo et Hernani qui dit je suis une force qui va. Eh bien oui, Marine Le Pen, elle est cette force qui va et Jordan Bardella avec.
Hernani, ou reine maudite du camp nationaliste comme le titre le Figaro dans un portrait qui lui est consacré, il y a raconté comment elle a manqué Sébastien Chenu son fameux débat face à Emmanuel Macron, débat à peine préparé la veille, débat jusqu'à minuit sur l'immigration et vous racontez, vous êtes cité dans ce portrait, vous dites on n'a pas fait ce qu'il fallait. Le jour du débat, Marine Le Pen était fatiguée, et son agenda n'a pas été suffisamment aéré pour donner du temps à la préparation comme si, je ne veux pas faire de la psychologie de comptoir mais tout était fait pour que ça ne marche pas.
C'était il y a presque 10 ans et c'est vrai que l'arrivée au second tour de nos idées portées par Marine Le Pen était à l'époque assez inattendue et peut-être qu'on avait nous les équipes sous-estimé la portée de la préparation d'un tel débat. Aujourd'hui, Marine Le Pen depuis a débattu avec Emmanuel Macron, elle a débattu en 2022 et je crois qu'elle a montré l'étendue de ses capacités. Aujourd'hui, Marine Le Pen est probablement le leader politique le mieux préparé à aller à l'Elysée, celle qui a une vision construite, une offre politique très différente et elle porte un espoir ce qui n'a jamais été le cas auparavant.
Marine Le Pen, elle a porté une contestation, elle a porté une idée sur le souverainisme, etc. Elle continue à les porter mais elle porte aujourd'hui l'espoir de millions de Français, l'espoir que ça aille mieux et on ne gagne pas une présidentielle sans porter, sans incarner un espoir.
Si elle s'empêchait, parce que cette fois-ci vous allez devoir quand même envisager ce scénario, vous vous rangerez naturellement, logiquement, normalement derrière Jordan Bardella ?
Mais aujourd'hui, on n'en est pas là. Nous avons une année pour faire valoir effectivement... Vous allez comme
en première instance ne pas imaginer le scénario de l'Elysée. Non mais rassurez-vous,
on a de la ressource, on en a sous le pied et on sera capable de s'adapter à toutes les situations. Mais aujourd'hui, notre candidate qui débattait encore cette semaine avec des chefs d'entreprise qui étaient sur le terrain...
Sébastien Chenu mariniste et bardelliste ?
Mais par la force des choses, parce qu'en fait, nous sommes des combattants des mêmes idées. Donc ce ne sont pas les hommes et les femmes forcément qui comptent, même si la présidentielle c'est la rencontre, un tuité personnel entre une femme et le peuple de France. Nos idées, aujourd'hui, sont celles de millions de Français, elles seront incarnées et c'est Marine Le Pen la mieux préparée, la plus solide, aujourd'hui, au moment où nous nous parlons, pour pouvoir les incarner. C'est à cela qu'elle se destine, c'est à cela qu'elle se prépare et je crois que c'est pour ça qu'on essaye de l'empêcher. C'est pour empêcher nos idées d'arriver au pouvoir.
Merci Sébastien Chenu pour votre grande interview. Je vous souhaite une bonne journée. Je vous dis à bientôt. Merci.
Sébastien Chenu