En direct de la fête de LO
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La politique avec le la fête annuelle de lutte ouvrière ce weekend au château de Prêle dans le Valdoise et nous sommes en direct avec Nathalie Hartau. Nathalie Arta, bonjour. Vous êtes la porte-parole du parti.
Alors, votre rendez-vous traditionnel tombe cette année au moment où le conseil d'orientation des retraites suggère à nouveau de repousser l'âge de départ. Qu'est-ce que ça vous inspire ? [Musique] Rien d'étonnant.
Rien d'étonnant. Écoutez, on savait très bien qu'il ne suffisait pas de se mettre autour de la table avec le patronat pour obtenir euh la suppression hein de cette réforme à sur la retraite de 64 ans que c'est une question d'un rapport de force. Donc nous lut ouvrière, ben écoutez, nous appelons à le monde du travail oui à réagir, à s'organiser.
Ce n'est pas possible tous ces reculs qu'on nous inflige parce que vous savez ce recul sur la retraite s'ajoute au plan de suppression d'emploi, à l'aggravation de l'exploitation. Ben, c'est comme pour tout hein. Tout ce qu'on a obtenu, on l'a arraché par les luttes collectives.
C'est ce chemin-là qu'il faut reprendre. Et vous observez aussi les les différentes déclarations des ministres à la veille ou en tout cas à quelques jours de la présentation d'une feuille de route pour le budget qui semble à cette heure relativement difficilement trouvable. Ces déclarations notamment de la la ministre des comptes publics, Amélie de Monchalin ce matin au JDD qui semble très clairement enterrer ce qui semblait être peut-être dans l'atmosphère de la TVA sociale.
Est-ce que vous applaudissez ? [Musique] Encore heureux, franchement, encore heureux. Les travailleurs payent beaucoup trop dans la société.
Vous savez quand on est ouvrier, quand on est caissière, quand on est un salarié, on fait tourner toute la société. Toutes les richesses qui sont créées sont le fruit de notre labeur, voilà, de notre travail. Il y a des millions de femmes et d'hommes aujourd'hui qui se tuent à la tâche.
Il devrai payer zéro impôts. Voilà, parce qu'il contribuent déjà assez la contribution essentielle. Nous nous disons que ce sont ceux qui touchent les revenus de l'exploitation qui ont à payer des impôts, mais sûrement pas tous ceux qui s'activent au quotidien pour faire tourner la société.
Donc euh oui, bien sûr euh il va falloir encore une fois bah revendiquer notre tout ça ne tombera pas du ciel. C'est euh voilà, c'est une question de mobilisation mais c'est comme tout hein, on voit une société qui se dégrade à tous les niveaux. C'est pas qu'en France, c'est à l'échelle mondiale qu' il y a un recul en arrière.
Donc bah il faut avoir cette conscience que les travailleurs, ils peuvent agir, ils peuvent faire pression pour changer les choses. Faire pression Nathalie Artau, ça passe aussi par de récentes déclarations qui interrogent. Vous dites "Il y aura des révoltes générales bien avant 2027.
Vous appelez à des mouvements de grève, des mouvements de protestation. Est-ce que vous êtes sûr que ces mouvements-là peuvent aider justement à ce que le pays soit moins dégradé ? Mais c'est pas seulement le pays, c'est le monde entier qui connaît une évolution réactionnaire, raciste, guerrière.
Dans les pays riches comme la France, cette évolution, elle prend pas encore le visage de la guerre comme en Ukraine ou comme à Gaza. Elle prend le visage de l'individualisme, de l'indifférence. vis-à-vis des autres, l'indifférence, vis-à-vis de ceux qui sont sous les bombes, ceux qui sont dans la misère, ceux qui dorment sous les ponts, elle prend la forme de la xénophobie, du racisme.
Et cette évolution là, elle s'explique par le fait que cette société capitaliste, elle est basée sur l'exploitation, sur des rapports de domination. Elle ne peut donner que cela. Il s'agit pas de la responsabilité de quelques dirigeants plus cinglés que les autres. un Trump ou un MC ou un Macron plus voilà plus plus délirant, plus cynique ou je ne sais quoi.
C'est le système capitaliste qu'on a face à nous qu'il faut en effet contester, qu'il faut dénoncer, qu'il faut chercher à abattre. Et nous nous le disons hein, je fais pas de pronostic mais nous disons que les travailleurs, oui, ils sont capables, ils sont capables de créer une autre société, de la fonder sur autre chose que cette course au profit, cette concurrence, cette accumulation délirante de milliards à un pôle. On n'a jamais été aussi riche, aussi capable de résoudre les problèmes et les défis qui se posent à l'humanité.
Mais ça ça sera en fait ça sera les travailleurs qui seront capables de les réaliser une fois justement euh que ils se seront débarrassés de cette de ce système économique qui est prédateur. Prédateur. Les mots sont les mots sont forts.
Nathalie Arta, peut-être juste une dernière question sur des propos que vous avez eu cette dernière semaine, ces derniers jours et qui ont provoqué de très vives critiques, notamment sur le port du voile. Vous avez dit, j'ai toujours dit que les religions queles que soit sont un obstacle à l'émancipation des femmes. Cela a provoqué notamment à gauche, à l'extrême gauche de très vives critiques.
Que répondtez-vous quant à ces attaques en règle avant à votre rencontre ? Non, ben je d'abord je pense bien sûr que toutes les religions sont un obstacle à l'émancipation des femmes et même des hommes, j'ai envie de dire parce qu'en réalité euh euh elle dépossède hein le le les les femmes et les hommes de l'idée que c'est à eux à eux de faire à eux d'agir, à eux de changer la société. Maintenant, ce que je sais aussi et ce que je dénonce et ce que je combats surtout aujourd'hui, c'est cette campagne euh xénophobe raciste contre les musulmans qui est mené du sommet de l'État par les Retaillot, par les Le Pen.
Et là, il y a une course à l'échalotte que je trouve dangereuse parce que vous avez ouvert votre journal sur l'hommage qui est rendu à Hem Miraoui. Et bien, c'est précisément cette politique là et cette campagne là qui provoque ce genre de de drame de drame. Et moi donc c'est ça que j'ai en tête, c'est qu'il faut le combattre, combattre cette politique là qui attise les haines, qui divise les travailleurs et qui nous condamne.
Qui nous condamne. Donc oui, moi j'appelle le monde du travail à dire bah on doit s'unir derrière nos intérêts d'exploiter pour changer toute la société. Merci infiniment Nathalie Arto de nous avoir accordé ces quelques minutes en direct sur LCI.
On rappelle que vous êtes absolument opposé à toute interdiction du port du voile dans l'espace public. Merci également à Simon Abla et Livio Ferrero qui ont permis la réalisation de ce
Nathalie Arthaud